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interviewRMC (sur YouTube)· 28 juin 2023 8 min

Eric Ciotti : "Je soutiens le travail de la police. Les policiers ont ma confiance"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

du jour bonjour Eric Ciotti vous êtes le président du parti des républicains vous êtes député des Alpes-Maritimes plusieurs questions sur lesquelles je voudrais vous entendre ce matin on va parler du hijab avec cette décision très attendue du Conseil d'État mais je réponds commence bien sûr parce qu'il se passe à Nanterre il y a eu des violences cette nuit à la suite de ce qui s'est passé hier matin hier matin un refus d'obtempérer un policier qui tire quasiment à bout portant dans la poitrine du conducteur côté du coeur vous défendez toujours la légitime défense je défends le droit je défends la loi d'abord permettez-moi de dire mon émotion le soutien à la famille de la victime la mort d'un jeune homme de 17 ans et toujours un drame mais ce drame je le dis aussi avec force ne doit pas être instrumentalisé l'enquête judiciaire est en cours elle est ouverte elle dira ce qui s'est passé moi je ne veux pas aujourd'hui faire des procès médiatiques les policiers et je vois bien qu'au-delà de cette affaire certains veulent attaquer globalement la police la police fait un travail difficile courageux et oui je soutiens je soutiens les policiers dans ce travail difficile maintenant c'est à l'enquête judiciaire de faire sereinement son travail de ne pas subir des interprétations voir des pressions comme cela a été le cas et là je veux dire vous faites vous faites notamment référence aux propos de Jean-Luc Mélenchon qui hier parle d'une véritable peine de mort rétablie au fond avec avec cet acte du policier envers le conducteur Jean-Luc Mélenchon qui dénonce je cite une police incontrôlée c'est naturellement à ses propos que je fais que je fais écho ces propos ils sont honteux ils sont scandaleux il y a une haine de la police de la part des insoumis de Jean-Luc Mélenchon il y a des propos honteux scandaleux des amalgames permanents des mises en cause voilà les policiers nous protègent vous savez le refus d'obtempérer qui peut mettre en cause la vie de personnes parce qu'une voiture qui fuit ça peut être une arme une arme contre les policiers ça peut être ça les avez effectivement ça peut et il y a des policiers qui perdent qui perdent la vue ou qui sont agréablement blessés dans des cas de refus d'obtempérer mais là en l'occurrence eriki il y a des circonstances d'hier Éric Ciotti vous le voyez le policier n'allait pas perdre la vie au démarrage de cette voiture par ailleurs il tire quasiment important je n'en sais rien vous non plus l'enquête l'enquête le dira ne faisons pas des procès médiatiques ce n'est pas le cadre ni le lieu moi ce que je dis c'est qu'il y a il y a une loi il y a des règles notamment qui protègent ceux qui nous protègent nos policiers qui auquel je redis ma confiance mon soutien le nombre d'opérer a été multiplié en quelques années par plus de 20 il y a plus de 20 000 refus d'obtempérer en France chaque fois ce sont des menaces il y a eu des affaires dramatiques ce sont toujours des affaires de trop bien entendu la vie d'un homme est un drame la perte de la vie d'un homme est un drame absolu après c'est à la justice de faire son travail et cela n'empêchant rien le soutien que l'on doit porter à ceux qui nous protègent qui font un métier extraordinairement difficile chaque jour sans production sans policiers gendarmes sont blessés et c'est aussi à eux que je pense vous avez vu la réaction peut-être d'Omar Sy Omar Sy qui réclame je cite une justice digne de ce nom voilà ce qu'il a écrit hier mes pensées et prière montent à la famille et au proche de Naël mort à 17 ans ce matin tué par un policier à Nanterre qu'une justice digne de ce nom au nord la mémoire de cet enfant la justice doit faire son travail elle a pas besoin de pression médiatique de ceux qui font leur miel sur sur des drames alors justice toujours il y a la décision du Conseil d'État qui est très attendu une décision alors que le Conseil d'État a été saisi par celle qu'on appelle des armées les hijabus c'est-à-dire c'est joueuse de foot qui souhaite pouvoir jouer au foot tout en portant un hijab un voile islamique qui couvre les cheveux les oreilles et le cou le Conseil d'État s'apprête vraisemblablement à donner raison à ces jobus contre la fédération de foot puisque le représentant du ministère public qui dit le droit à plaider dans ce sens si c'est le cas vous estimerez que c'est une faute du Conseil d'État qu'il faudra contrer par une autre loi j'ai lu la vie du rapporteur public qui m'étonne énormément qui se bat sur des considérations sociologiques et non pas juridique j'ose espérer que le Conseil d'État ne suivra pas cet avis et fera respecter ce principe fondamental de laïcité c'est un principe juridique essentiel qui a d'un pilier porteur de notre de notre nation nous ne sommes pas un état une nation qui doit subir les influences religieuses qui portent une inégalité par nature entre l'homme et la femme ou l'âme doit dominer la femme ou la femme doit être soumise doit être caché doit être dissimulé ça ce n'est pas la France je le dis clairement et je le dis avec d'autant plus de force qu'on a vu ce combat admirable des femmes au péril de leur vie Annie rendent des sportives qui ont enlevé leur voile et on autoriserait ici en France que ce mais quel régression quel aveuglement si le Conseil d'État allait dans ce sens il appartiendrait à tous les républicains de voter une loi pour remettre des garde-fous comme l'avait fait Jacques Chirac en 2004 avec cette grande loi contre le voile à l'école ou en serions-nous aujourd'hui si Jacques Chirac n'avait pas fait cela si Nicolas Sarkozy n'avait pas porté la loi contre le voile intégral dans la rue il y a eu des décisions courageuses il faudra prendre nos responsabilités et j'appelle le gouvernement si tel devait être le cas à prendre enfin ses responsabilités vous savez j'avais déposé un amendement avec Annie genevart c'était en 2021 dans la fameuse loi contre le séparatisme qui était une fausse loi où on demandait justement de consolider la loi pour qu'il n'y ait pas d'influence religieuse de pression religieuses dans le sport la nup refuser c'est dans sa logique communautariste mais la majorité aussi la refusé il faudra un moment un peu de courage et il faudra se réveiller face à cette montée du communautarisme et vous espérez donc que le gouvernement vous suive dans cette volonté je précise que la ministre des Sports a s'est exprimée hier en disant je ne veux aucune exception à ce principe de laïcité dans le sport je veux qu'à fortiori pour les jeunes femmes le sport reste un outil d'émancipation est-ce qu'ils iront jusqu'à faire une loi avec vous on verra donc après la décision du Conseil d'État mais vous pourriez bosser ensemble vous pourriez bouger ensemble là-dessus nous déposerons un texte il est prêt je l'ai déjà préparé il reprend d'ailleurs mon amant de temps mais Jose espérer que il y aura un jugement une décision en tout cas de raison parce qu'on peut pas dénaturer nos principes fondamentaux ça a été rappelé ce matin dans une remarquable tribune par l'ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel Jean-Éric Choquet qui rappelle qu'on ne peut pas juger sur des réseaux sociologiques mais qu'on doit essayer la décision fondamentale la décision sera d'ailleurs rendue donc demain par le Conseil d'État Mercier eriki d'avoir répondu à mes questions ce matin je rappelle que vous êtes le président du parti les républicains également députés des Alpes