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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 janvier 2026 24 min

Agnès Canayer : « Il faudra un seul et unique candidat pour le bloc central à la présidentielle »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et on va revenir sur ces actualités avec vous Agnies Cani, sénatrice apparenté à l'air de scène maritime. Les taxes sur la fin de vie qui seront soumis au vote du Sénat cet après-midi. On va en parler puis on parlera d'Edouard Philippe puisque vous êtes également conseiller municipal du Havre et qu'il fait ce matin la une de Paris-Normandie.

Et justement on va regarder les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. Les dernières nouvelles d'Alsace interdire les réseaux.

Une mesure qui divise. Adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale lundi. Le projet de loi prévoit l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Il ne suscite pas euh que de l'enthousiasme. Pour certains, la difficile mise en application risque de discréditer l'initiative. Deuxième une, c'est celle de la dépêche colère agricole face- à face musclé à Toulouse.

Des échauffés ont éclaté hier lors de la manifestation des agriculteurs. Et puis la dernière, c'est celle du journal du centre. La vie sans maternité, la chute des naissances pourrait menacer les plus petites maternités et certains territoires sont déjà passés par là.

De quelle avez-vous envie de nous parler ? Bah écoutez, des réseaux sociaux parce que moi je trouve que c'est un enjeu essentiel. On voit aujourd'hui que cette question de l'accès aux écrans et toutes les les dérives, les conséquences sur les enfants sont essentielles.

Et donc je pense que c'est une bonne chose d'interdire les réseaux sociaux. Mais euh c'est vrai que le vrai sujet, c'est euh concrètement comment faire, comment faire pour que les jeunes qui ont des téléphones portables de plus en plus tôt euh et bien soit pas en permanence sur les réseaux sociaux. Alors, je pense qu'il y a des enjeux européens pour agir auprès des plateformes et puis il y a des enjeux aussi pour nous d'avoir un vrai contrôle.

Ouais, mais ça va être un sujet parce que le texte va arriver bientôt au Sénat, ça va être un sujet d'inquiétude, de réflexion sur comment on peut mettre ça en application. Oui. Alors, je pense qu'il y a surtout un sujet d'éducation des parents à cé aux réseaux sociaux.

Quand on discute parentalité, c'est le premier sujet d'ailleurs de conflit intrafamilial et les parents sont souvent très désarmés pour gérer cet accès au réseau chez leurs enfants. Donc, il faut leur donner des règles, il faut leur donner des principes à faire appliquer et puis des moyens de médiation avec leurs enfants. On va parler du budget.

On l'a vu dans le journal après le rejet hier des motions de censure. Le budget est donc considéré comme adopté par l'Assemblée nationale. Est-ce qu'avant parler du fond euh vous dites déjà satisfaite d'être arrivé un peu au bout du chemin ?

Oui, c'est vrai que je pense que il y a une demande forte hein. Quand vous écoutez les Français, vos concitoyens, ils nous disent tous que l'épisode a assez duré, que maintenant il faut un budget. Donc euh c'est vrai qu'il est temps qu'on aboutisse véritablement à un budget qui va rassurer notamment les Français mais aussi les chefs d'entreprise et relancer nous espérons l'investissement parce qu'il y a plus plein de projets qui sont en suspend.

Maintenant je vous dirai tout ça pour ça. Euh c'est vrai que ça a été une longue procédure qui a pas abouti au résultat escomptés parce que finalement le premier ministre est passait en force à l'Assemblée nationale avec le le 493 contrairement à ses engagements initiaux. Euh voilà et puis sur le fond, c'est vrai que le contenu ne nous euh convient pas vraiment.

Mais est-ce que vous nous confirmez que le Sénat ne réexaminera pas ce budget ? Parce que hier, après le rejet des motions de censure, il est pas il part au Sénat, le budget, il y aura pas de réexamen, il sera renvoyé direct à l'Assemblée, je pense parce que le Sénat a déjà rendu sa copie. On a déjà débattu de longues heures.

On a déjà dit quelles étaient nos priorités notamment en ce qui concerne la préservation des entreprises, en ce qui concerne les collectivités territoriales. Donc le gouvernement sait quelles sont nos lignes rouges. Euh donc rediscuter, je pense ne fera pas avancer le budget.

Donc vaut mieux s'en s'en laisser la copie de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous avez l'impression que Sébastien le Cormieu, il a plus écouté le PS que le Sénat ? Oui.

Oui. Parce que manifestement il avait besoin des voix du PS pour obtenir ce compromis. Donc il aura lâché beaucoup beaucoup de concessions qui sont tous des formes de redistribution euh que ce soit euh la prime d'activité que ce soit euh les repas pour les étudiants à 1 €.

Euh donc on voit bien alors sur pour le Sénat, on a quand même une petite victoire qui est celle sur les collectivités territoriales parce que euh l'effort demandé et diminué par de euh puisque ce ne sera que 2 milliards pour les collectivités territoriales. Et c'est vrai que ça c'est un point de satisfaction pour nous, d'autant que pour le Sénat, c'est été un poids marquant. Comment vous qualifiez-vous ce budget ?

Bah c'est c'est ça budget euh même pas de compromis parce que je pense qu'il fait vraiment la parbelle aux idées et aux attentes du Parti socialiste. Euh c'est au moins un budget. Donc je pense que l'enjeu c'est d'avoir un budget.

On en a un. Maintenant on a aussi des vrais sujets sur la sincérité de ce budget. Quand je vois que la la ministre des comptes publics annonce que il y aura 2 milliards d'économies faites sur les agences.

Moi, j'étais dans la commission d'enquête euh que dirigeait Christine Lavarde. Euh au mieux, si on rationalise les agences, c'est 540 millions d'euros d'économie. Donc ça veut dire derrière qu'il va y avoir des politiques publiques qui vont devoir aussi euh être remises en jeu.

Et là, on n pas beaucoup. Mais vous dites quoi ? C'est un budget insincère.

Je pense qu'au final oui. Et je pense qu'on arrivera pas forcément en dessous de la barre des 5 %. Mais c'est c'est il y a il y a un mensonge de la part du gouvernement.

Il y a trop d'optimisme. Comment vous l'expliquer ? Je pense qu'il y a trop d'optimisme et je pense que on nous a fait des promesses et on n pas toutes les clés en main aujourd'hui et que par rapport aux travaux qui ont été menés au Sénat, on sent qu'il y a un delta entre ce que nous promet le gouvernement et ce que nous considérons comme réaliste.

Selon notre baromètre d'OXA pour public Sénal, la presse régionale qui a été publiée hier, ce sont les républicains qui sont les grands perdants de la séquence politique et budgétaire actuelle. Comment vous l'expliquez ? Est-ce que ça vous surprend ?

Bah écoutez, non. Je pense que déjà il y a un problème de fond, c'est le nonalignement de ce que pensent les députés, de ce que pensent les sénateurs, ce qui quand même parfois rend l'exercice compliqué. Et puis derrière, on voit bien que c'est vrai que c'est pas nous qui faisions pencher la balance aujourd'hui de la majorité pour adopter le budget.

Ce qui fait que nos idées ont été moins retenues que celles du Parti socialiste qui sort quand même le grand gagnant que ce soit sur le PLFS avec le recul sur la réforme des retraites que ce soit sur le projet de loi de finance. Ça s'explique comment ? Par la sortie de Bruno Retaillot du gouvernement.

Ça a été ça le point de bascule ? Je pense que ça ça a joué mais pas que. Euh mais euh je dirais que les LR sont peut-être sortis moins gagnant mais tous les parties du bloc centre finalement n'ont pas été plus entendus.

On va parler de l'actualité du Sénat. Le Sénat qui se prononce aujourd'hui sur les textes fin de vie. Steve, on va revenir euh justement sur ces textes ou plutôt sur l'imbrogliot autour de l'aide à Mour.

Oui, la semaine dernière, le Sénat a été saisi d'une proposition de loi adoptée l'année dernière à l'Assemblée nationale. Le texte prévoyait une aide à mourir pour des malades condamnés par la maladie mais qui ne veulent pas être condamnés à l'agonie. Le patient serait autorisé à s'administrer lui-même le produit létal, sauf s'il n'est pas physiquement en mesure de le faire.

L'enjeu du texte est simple. Faut-il ou non légaliser l'euthanasie et le suicide assisté en France ? Mais lors des mots qui ne qui ne figurent pas dans le texte, on le précise, mais lors de son passage par le Sénat, le texte a été vidé substance.

Séance très mouvementée la semaine dernière dans les mystiques, c'est Bruno Rotaillot qui a tiré la première balle. Écoutez, je ne peux pas souscrire, quelle que soit d'ailleurs l'écriture à une fin qui serait provoquée et qui est vraiment une rupture anthropologique dans notre civilisation. Malgré l'opposition du président DL, on s'attendait à une adoption du texte de la commission.

Oui. En commission, les sénateurs avaient effectivement restreint la portée du droit à l'aide à mourir. Le principe d'une assistance médicale à mourir avait été adopté. formulation plus contraignante que celle de l'Assemblée nationale.

Le dispositif avait par ailleurs été réservé à certains patients, ce dont le pronostic vital est engagé à court terme, c'est-à-dire à quelques jours. Mais au moment du vote sur cette formulation, tout s'est effondré. Écoutez, il y a clairement des changements de position depuis hier soir sur voilà l'aile droite de cet émixique qui fait que aujourd'hui le Sénat fait de ce texte une forme d'agonie politique.

Au final, l'article 4 qui prévoyait l'aide à mourir a été rejeté à 144 voix contre 123. Une trentaine de sénateurs LR ont voté contre. 51 se sont abstenus. une vingtaine d'élus centristes s'ils sont également opposés.

Où en est-on, Oriane aujourd'hui ? On va vous poser la question directement. Madame la sénatrice, est-ce que l'ensemble de ces textes va être voté aujourd'hui ?

Écoutez, je ne sais pas. C'est vrai que c'est un débat assez clivant et très partagé. D'abord, un débat qui est difficile.

La question, elle est douloureuse, elle concerne tout le monde. C'est pour ça qu'elle demande, je l'ai dit en hémicycle, beaucoup d'humilité. Euh ça c'est une première chose tant ce cette question fait partie de l'intime et appelle aux convictions de chacun.

Je juste pardon petit point là-dessus mais est-ce que vous vous avez hésité euh dans vos positions ou est-ce que votre opinion elle était très claire dès le début euh où est-ce que c'est ça a été compliqué et les débats vous ont fait changer d'avis par exemple ? Euh j'avoue que je n'avais pas une position claire au début. Je suis en plus comme j'étais rapporteur, j'ai fait toutes les auditions qui ont duré un certain temps parce que ce texte a quand même eu un cheminement complexe au Sénat et donc ça laissé le temps de mûir, de réfléchir et cetera.

Et c'est comme ça que je suis arrivée à la position que l'on ne pouvait pas aujourd'hui autoriser cette assistance médicale enfin cette aide à mourir pardon cette aide médicale à mourir et qu'il fallait plutôt développer et appliquer la loi CLS léonetti qui aujourd'hui offre des vraies possibilités mais malheureusement n'est pas appliqué sur l'ensemble de notre territoire. Mais c'est difficile de légiférer sur un un tel sujet qui vous le dites touche à l'intime. Oui, c'est très difficile parce que d'abord c'est pas un sujet politique euh parce que il y a des positions contraires au sein de chacun des groupes politiques de notre assemblée primo et de c'est un sujet qui fait souvent appel à du vécu euh à des convictions, à beaucoup d'humanité.

Donc comme tous les projets de société de bioéthique, c'est des sujets qui sont très très difficiles. Après euh voilà, chacun a ses convictions. Euh moi, en ce qui me concerne, je considère que je voterai le texte tel qu'il est sorti du Sénat à savoir même s'il est pas parfait sans l'article 4.

Sans l'article 4 et qui effectivement prône un renforcement de la loi CLS et Léon. Mais qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent "Bah le Sénat finalement, il sert pas à grand-chose" parce que sur cet article 4, c'est quand même le dispositif central de ce texte fin de vie. Il existe plus et donc ça va être la copie de l'Assemblée nationale qui sera retenue au final.

Écoutez, si la version du Sénat n'est pas adoptée aujourd'hui, moi non, c'est le Sénat ne sert pas à rien puisqu'il fait part d'une position. Euh moi ce qui me semble aujourd'hui quand j'entends et je rencontre qu'il n'y a pas, contrairement à ce qu'on nous a fait croire une espèce de vent fort pour l'adoption de cette aide à mourir et que quand vous entendez les Français, ils sont eux-mêmes très partagés. Euh il y a vraiment des pour, des contes et il y a pas une majorité écrasante.

Et à forceurie quand vous entendez des soignants qui sont tous très eux majoritairement contre l'euthanasie et le suicide assisté, il faut appeler un chat par un chat. La la convention citoyenne avait quand même abouti à une majorité qui était assez forte, c'était 76 % qui était favorable à à la création. Pour vous, ça reflète pas forcément l'opinion publique ?

Non, je pense que ça reflète pas forcément l'opinion publique, ça reflète pas forcément ce que j'entends et que aujourd'hui, je pense que l'opinion publique évolue aussi en fonction des différents discours. Quand vous tenez toujours un discours unique en disant il faut absolument euh donner euh le droit à mourir aux personnes qui le souhaitent parce que ça existe en Belgique, parce que ça existe au Pays-Bas, parce que ça existe dans l'Oregon, c'est vrai qu'à un moment donné, ça imprime l'opinion publique. Aujourd'hui, il y a une réflexion qui est plus ouverte.

Moi, je ne sais pas ce qu'il aboutira et mais ce que je trouve intéressant aujourd'hui, c'est qu'il y a un vrai débat sur ce sujet-ci. Il y a pas un côté un peu politique politicien notamment, on a vu cette offensive très forte de Bruno Rotaillot. Est-ce que voilà, il y a pas aussi les élections qui arrivent ?

On essaie de de mettre des signals, des marqueurs très forts comme ça dans l'opinion publique, dans le débat public ? Non, d'une part euh on peut pas opposer à Bruno Rotaillot de faire part de ses convictions et qu'on sait très forte et euh surtout sur ces sujets de société d'une part. D'autre part euh c'est pas euh la majorajorité sénatoriale qui a inscrit à tout prix ce texte dans notre ordre du jour.

C'est pas nous qui avons poussé à ce qu'il soit au cœur des débats. Je pense qu'il y a d'autres priorités aujourd'hui dans le contexte politique que nous connaissons, tant national qu'international. Cette question, elle est importante, elle doit être posée mais elle n'est pas dans les priorités.

Est-ce que vous vous attendiez quand même, vous qui avez évidemment suivi les débats depuis le début, est-ce que ce soit ce texte là qui sorte ? Est-ce que le Sénat détricote autant le texte initial ? Non, mais il faut avouer que on a eu quand même euh sur le fameux article 4 euh une conjonction des oppositions sur les effectivement sur les conditions euh d'accès aux droits à l'aide à mourir, une conjonction euh de de vision opposée.

C'est-à-dire que euh il y a ceux qui étaient fermement opposés et puis euh il y a ceux notamment Parti socialiste qui étaient opposés à la version de de du Sénat parce qu'ils étaient pour la version de l'Assemblée nationale. C'est ça effectivement. Donc du coup euh c'est cette rencontre qui a fait que cet article 4 n'a pas été euh adopté mais pour des raisons tout à fait euh opposées.

Donc c'est vrai qu'aujourd'hui on peut quand même relever que ça manque un peu de lisibilité ce ce débat. Néanmoins euh le texte qui ressortira celui-là sera celui de la majorité du Sénat. Emmanuel Macron évoqué les possibilités d'un référendum si les débats sans lisés au parlement.

Est-ce que vous y êtes favorable ? Est-ce que c'est envisageable d'ici à 2027 ? Non, je pense que d'abord il y aura pas euh l'ouverture politique.

Je pense que aujourd'hui euh c'est un débat qui ne fera que cliver la société encore plus et que on a pas besoin de cela dans le contexte. Euh je pense que peut-être après 2027, une fois que le paysage politique sera plus posé et redessiné, pour le moment, je pense que c'est pas du tout dans l'air du temps. Mais est-ce que vous vous craignez ce qui figure dans ce texte ? parce qu'on le rappelle l'euthanasie, le suicide assisté mot pour mot ça ne figure pas dans le texte.

Où est-ce que vous craignez les dérives que pourrait engendrer ce texte quand vous regardez ce qui se passe à l'étranger ? Je crains les deux à la fois. Alors effectivement les mots réels d'euthanasie de assisté pardon, ne sont pas dans le texte.

Mais enfin l'aide à mourir cache ces réalités-là donc il faut pas se voiler la face. Euh le texte tel qu'il est sorti de l'Assemblée nationale certes, il introduit ce droit à choisir sa mort dans des conditions déterminées, mais ces conditions, elles sont extrêmement floues et ce que d'un point de vue strictement juridique, indépendamment du fait d'être pour ou contre la fin de vie, le texte n'est pas satisfaisant. Il protège pas les plus faibles, il protège pas des pressions intrafamiliales, il l'ouvre à du contentieux parce que les conditions notamment sur les douleurances douleurs réfractaires sur le la temporalité sont pas suffisamment clairs.

Donc en lui-même le texte déjà d'un point de vue strictement juridique n'était pas supportable. Après l'autre sujet, c'est que dès lors qu'on ouvre euh cette voie, qu'on met un pied dans la porte, on est sûr que l'on ira plus loin et qu'on aura des dérives euh comme c'est le le cas dans tous les pays qui ont euh légalisé euh l'euthanasie et le suicide assisté. Et on suivra euh le vote qui aura donc lieu cet après-midi.

Puis le texte repartira à l'Assemblée, il sera examiné mi-février du côté de l'assemblée. Juste, vous souhaitez qu'il revienne après rapidement au Sénatin ou ou le plus tard possible ? Écoutez dans non il y a pas une urgence donc elle n'existe pas aujourd'hui je pense pas qu'elle va exister dans les mois à venir.

On va parler des municipal puisque Agnè Canailler en plus d'être sénatrice de scène maritime vous êtes élu au conseillère municipal dans la ville d'Édouard Philippe. Et ce matin justement on va regarder Édouard Philippe qui fait la une de Paris-Normandie. Il officialise sa candidature à sa succession, il lance sa campagne.

Est-ce que vous serez encore candidate sur sa liste ? Oui, en principe. Donc vous aussi, vous aussi vous repartez.

Euh est-ce que vous êtes inquiète euh de perdre le Havre ? Écoutez, euh on est toujours effectivement attentif au moment où on entame une campagne municipale. Je rappelle qu'une campagne n'est jamais gagnée d'avance, euh même si nous avons des signaux plutôt positifs.

Néanmoins, il faut aller convaincre notre électorat, convaincre les Avr de se déplacer les 15 et 22 mars et de voter pour nous. Donc c'est aussi tout l'enjeu d'une campagne municipale, tout l'intérêt d'une campagne municipale, c'est d'aller plus précisément parce qu'on le fait durant tout le mandat mais plus précisément à la rencontre des Avrais et des Avrais avec les critiques que ne manque pas de vous adresser vos opposants, les opposants Édouard Philippe sur le fait qu'il est candidat à deux élections critique que vous oppose votre principal opposant, c'est le candidat communiste Jean-Paul Lecoque. Vous les comprenez ces critiques ?

Bah, écoutez euh on les entend mais néanmoins en 2020, je vous rappelle que lors des dernières élections municipales, Édouard Philippe était premier ministre, donc il était déjà dans des fonctions nationales euh en poste et en même temps candidat à l'élection municipale au Havre et que nous avons euh gagné euh largement cette élection municipale. Donc aujourd'hui, les choses sont claires. Effectivement, il a annoncé il y a déjà un certain temps qu'il sera candidat à les élections présidentielles en 2026 27, pardon, mais là, il se présente avec une équipe, une équipe qui derrière sera renforcée et c'est tout l'intérêt d'un enjeu d'une campagne municipale, c'est de faire pâqu derrière Édouard Philippe.

Et il dit ce matin dans les colonnes de Paris- Normandie, on va le voir, je n'ai jamais considéré qu'aimer le Havre et aimer la France était incompatible, mais quand même, ça veut dire que les électeurs du Havre euh il ils vont voter pour un maire qui s'il est élu euh repart en campagne ailleurs dans 9 mois. Oui, mais comme il le dit aussi, c'est déjà un scénario connu au puisque quand Antoine Ruftac, son prédécesseur était maire, il a été directeur de campagne de Jacques Chirac et donc à ce moment-là, il s'était mis un peu en suspend et son premier adjoint avait fait le job. Je pense que ce sera euh la même chose.

Euh comme je vous disais derrière Édouard Philippe, il y a une équipe, il y a un premier adjoint sortant qui a déjà été maire, il y a des parlementaires, il y a euh des élus qui ont une expérience, donc il y a de la relève. Qu'est-ce qu'il vous disent les habitants du Havre là-dessus ? Parce que là, vous êtes en campagne, vous êtes sur le terrain.

Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Les habitants du Hav disent que c'est plutôt une chance d'avoir une figure nationale telle qu'Édouard Philippe comme maire. C'est un avantage pour notre ville.

Euh ça donne de la lisibilité, ça favorise euh l'émergence des projets et la réalisation des projets notamment sur le développement économique, l'axe scène, euh la réindustrialisation de notre territoire. Donc c'est plutôt positif. Après, c'est vrai que les Avr eux s'intéressent plutôt au sujet du Havre, ça intéresse plutôt à leur quotidien, s'intéresse à ce que la ville change, bouge et continue sa dynamique et qu'on réponde à leur souci premier, l'accès à la santé, la sécurité et l'éducation.

Autre phrase ce matin dans cette interview dans Paris-Normandie, Édouard Philippe, si je perds les élections municipales, je ne serai pas dans la meilleure position pour aborder la suite, mais je ne me place pas dans cette hypothèse. Il joue son avenir politique les 15 et 22 mars prochain. Écoutez, je ne sais pas, c'est c'est une étape évidemment dans son parcours politique parce que quand vous euh ne réussissez pas une élection et que vous perdez lors d'une élection, c'est vrai qu'en général ça met un peu un stop euh dans votre parcours, mais né là tout particulièrement, est-ce qu'il peut être candidat à la présidentielle s'il ne réussit pas à gagner la ville du Avant ?

Oui, moi je pense que c'est c'est pas incompatible, ces deux enjeux qui sont différents parce qu'on peut dire s'il arrive pas à convaincre les Avrais, compliqué de convaincre les Français. Écoutez, les enjeux sont pas les mêmes. Le Havre, c'est une dynamique, c'est un territoire, c'est une politique qui et il est au manette depuis un certain temps.

Donc moi, je pense que les avrés ont envie que cela continue. Au niveau national, c'est un nouveau programme, c'est un nouveau projet et ce sera un nouveau temps sur le plan national justement. Alors, on imagine qu'Edard Philippe est en campagne.

Mais sur le plan national dans cette séquence budgétaire où on entend Sébastien Lecornu, on entend Gérald Darmanin, on entend Gabriel Atal, il est passé où Édouard Philippe ? Écoutez, je ne sais pas parce que moi je suis pas membre du parti d'Edouard Philippe he je ne suis pas membre du parti, on le précise ni Horizon ni LR ni DLR. J'appartiens au groupe LR au Sénat donc et à la majorité municipale d'Edouard Philippe.

Et à la majorité municipale d'Edouard Philippe et pour moi c'est tout là est tout à fait compatible. Elle a toujours été au Havre, on parle du Havre et au niveau national, on parle des enjeux nationaux. Donc il y a pas de d'incompatibilité.

Euh mais effectivement, moi je ne sais pas, je ne me positionne pas sur Non non, quand il me parle, il me parle avant tout du Havre. Euh on l'a vu Gabriel Atal, vous l'avez vu dans le journal qui lui aussi lance un peu sa campagne pour 2027. il devrait se déclarer après les municipales.

Alors même si vous n'êtes ni horizon ni à l'air, on imagine que vous allez suivre évidemment avec attention ce qu'il va en être pour le bloc central en 2027. C'est c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle la candidature de Gabriel Atal ? C'est surtout pas une surprise.

Elle était prévue. Alors je suis pas sûr que de changer xe fois le nom de son parti va lui donner plus d'élan ou plus de lisibilité. Ça c'est une première chose.

Après, il a toujours annoncé qu'il serait candidat. Bon bah l'intérêt c'est d'avoir un échec qui est large mais je pense que de toute façon sur ce bloc central il faudra un seul et unique candidat. J'espère qu'ils auront la raison de s'entendre.

Mais qui sera choisi comment ? Ça c'est une grande question parce que là on est plus sur une multiplication des candidatures que sur un chemin qui émène à un candidat. Oui mais peut-être aussi avoir une réalité même si les sondages font pas tout mais des tendances qui vont apparaître dans l'opinion publique au fur et à mesure.

Et ce candidat ça pourrait être quelqu'un d'autre qu'Edard Philippe pour vous ? Je l'espère pas. Moi, je pense qu'Édouard Philippe est le meilleur des candidats.

Je l'ai toujours dit. Je pense qu'il porte une vraie vision. Je pense qu'il a la stature et qu'il est en capacité de rassembler.

Est-ce que vous êtes inquiet euh du d'un chemin que pourrait prendre la droite vers le RN, vers ce qu'on appelle un peu une union des droites ? Oui, moi je suis totalement opposé à cette union parce que je considère que l'extrême droite, c'est une ligne rouge et ce sont vraiment pas Mais vous pensez qu'il y a une dérive d'une partie de votre camp ? Il est probable, on voit bien effectivement qu'il y a une partie très à droite, mais je pense que ceux qui étaient très proches des idées de l'extrême droite ont déjà rejoint ce camp-là derrière Éric Sioti.

Merci beaucoup. Merci Agnès Canaillé, merci d'avoir été euh notre invité pendant cette première demi-heure.