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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 11 avril 2025 48 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseNumériqueInstitutions & élections

UN DOCUMENTAIRE COMPLOTISTE SUR FRANCE TV ? TRUMP MARIONNETTE DE POUTINE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous expliquer ce à quoi les Américains font référence lorsqu'ils parlent de Russia Gate et d'où vient cette théorie du complot russe ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous rappeler les principales allégations de cette théorie du complot pointée par la Columbia Journalism Review ?

  • 9:20OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il vraiment de l'ingérence russe via le piratage des emails d'Hillary Clinton ?

  • 13:10OuverteRéponse directe

    La campagne d'influence sur les réseaux sociaux : 187 millions d'Américains exposés, est-ce une preuve ?

  • 17:20OuverteRéponse directe

    Trump a-t-il des liens financiers anciens avec la Russie ?

  • 20:50OuverteRéponse directe

    Que peut-on dire sérieusement de la politique étrangère de Donald Trump ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump donne l'impression d'abandonner l'Ukraine de Volodimir Zelenski pour favoriser la Russie de Vladimir Poutine. Une rupture brutale qui entraîne un appel à la militarisation de l'Europe et de la France. Un projet derrière lequel la majorité de notre classe politique se range volontiers, y compris les écologistes.

Au nom de la nécessité de mettre en place une économie de guerre, selon l'expression d'Emmanuel Macron, on devrait accepter de bon cœur de laisser filer le modèle social français et les dépenses qui vont avec. Parce que voyez-vous, la menace russe serait notre problème numéro 1. Dans de nombreux médias, y compris classés à gauche, on a entendu un double refrain qui insiste sur la menace russe tout en affirmant que le président américain Donald Trump serait sous l'influence de Poutine.

De nombreux observateurs choisissent même de voir dans la guerre commerciale de Trump la main du Kremelin puisque la Russie figure parmi les rares nations, exemples de toute punition tarifaire avec Cuba, la Biélorussie et la Corée du Nord. Un documentaire intitulé opération Trump, les espions russes à la conquête de l'Amérique et récemment été diffusé sur France Télévision. La droite américaine manipulée.

Qu'est-ce qui se cache derrière tout ça ? Trump téléguidé. Les Russes ont un dossier assez volumineux sur Donald Trump.

Trump était une évidence, une cible parfaite. Il est manipulable à cause de son ego. Retour sur 40 ans d'infiltration.

Nous savions quelque chose sur lui. Opération Trump, les espions russes à la conquête de l'Amérique. Il a permis par la suite de nombreuses reprises et débats sur divers plateaux ainsi que des entretiens avec son auteur, le journaliste Antoine Vitkin.

Suite à ça, bis répétita, des confrères classés à gauche ont fait ressurgir la thèse d'un Trump marionnette de Poutine. Rendez-vous compte, ils sont parvenus à retourner le parti républicain aux US. C'est une dinguerie ce qu'ils ont fait.

Si vous voulez creuser le sujet, c'était un sujet de préoccupation majeure des services de renseignement américains et du Congrès pendant le premier mandat de Trump déjà. Mais là, avec la guerre en Ukraine, c'est évident pour tout le monde. Le président des États-Unis d'Amérique est sous influence russe et c'est sans doute le plus grand succès de l'histoire des services secrets russes.

Ces gens-là ont été activés, par exemple au Royaume-Uni pour faire campagne pour le Brexit. Et ça aussi, on peut le mettre au crédit des services russes. Ça a plutôt pas mal marché puisque le Royaume-Uni est sorti de l'Union européenne.

En plus de leur relais dans les médias, les Russes disposent de hackur et de fermatrol et leurs ingérences dans les dernières élections roumaines ont même provoqué l'annulation du scrutin. Mais tout ceci n'est-il pas, osant le mot quelque peu complotiste. Dans son livre Les illusions perdues de l'Amérique démocrate, Chris Dipticow Boy consacra un chapitre entier à la théorie du Russia Gate selon laquelle Trump pourrait conspirer avec la Russie pour se faire élire en 2017.

Il est revenu sur certains points dans sa newsletter substacle dont vous trouverez le lien en description de cette vidéo avec lui. On a voulu entrer dans le détail de la relation Trump Poutine et de tout ce qui se dit à ce sujet. Bien entendu, il n'est pas question ici de voler au secours du leader russe, mais d'être vigilant sur nos propres billets qui peuvent nous amener à nous enrôler en des combats incertains. [Musique] [Applaudissements] [Musique] Salut Chris.

Salut Topil. Pour commencer, peux-tu nous expliquer ce à quoi les Américains font référence lorsqu'ils parlent de Russia Gate et d'où vient cette théorie du complot russe ? Oui.

Alors, le RAGate, en fait, c'est comme ça que les Américains ont désigné cette théorie euh du complot euh qui qui vous qui en fait démarre pendant la campagne présidentielle de 2016 lorsque euh Wikileaks publie des emails qui ont été volés euh au Parti démocrates et euh tout ça dans un climat où Trump se détachait un peu du du discours normalisé entre guillemets puisqu'il proposait un plutôt un rapprochement avec la Russie sur les questions diplomatiques à cette époque, ce qui était un peu en rupture pour se décaler aussi de Clinton qui était elle perçue comme une quelqu'un de belliciste et de de très interventionniste. Et ensuite ça l'affaire a vraiment explosé dès que Trump en fait est arrivé à la Maison Blanche parce que il y a eu des fuites qui ont été organisé par différents acteurs de de la sphère du renseignement américain et qui ont été reprises dans la presse. Et ces fuites là ont construit un récit comme quoi Trump était sous l'influence de de Poutine qui avait une collusion entre lui et et la Russie pour le faire gagner les élections.

Et en particulier, tout ça a été construit autour d'un dossier, donc le fameux style dossier du nom de Christopher Steel qui est un espion britannique qui avait été embauché par une firme qui qui travaillait pour la campagne de Hillary Clinton. Et c'est et donc son travail c'était de compiler un dossier compromettant sur Trump. Et en fait ce ce dossier qui qui qui était euh qui qui comportait beaucoup de choses fausses et et par ailleurs des choses qui étaient disponible dans la presse qui était connue du grand public, mais toutes les allégations étaient facilement on pouvait facilement voir qu'elles étaient fausses.

Et malgré le fait que le FBI avait conscience que ce dossier était pas crédible, ils ont donné du crédit au dossier en faisant fuiter des rencontres qui avaient eu lieu entre Trump et justement les les représentants du FBI et de la CIA pour lui mettre le mettre au courant de l'existence de ce dossier. Donc du coup, la presse s'est saisie de ça en en traitant le dossier style comme quelque chose de crédible. Et c'est ça qui a lancé euh toute toute la l'affaire du Russia Gate, ce qui a ensuite poussé euh le département de la justice qui a été alors piloté par un quelqu'un qui avait été mis en place par Obama à ouvrir une enquête pour établir quels étaient les les liens entre Trump et la Russie.

Et donc c'était l'enquête du du procureur spécial Müller qui est donc Robert Müller qui est qui est en fait un ancien cadre du FBI connu pour sa ses ses grandes compétences et donc il a disposé pendant 22 mois comme ça de dizaines d'agents et de de 20 plus de 20 millions de de dollars de budget pour faire une enquête tentaculaire pour essayer de savoir et clairement quel avait été le rôle de la Russie dans les élections en terme d'interférence et en quel à quel niveau Trump était impliqué. Alors le ruchet avait fait beaucoup de bruit et d'impact au cours du premier mandat de Donald Trump dans une étude fouillée de 2023. La Colombia Journalisme Review qui est très prestigieuse a épinglé une couverture médiatique considérée comme biaisée, conspirationniste et désastreuse du sujet.

Peux-tu nous rappeler les principales allégations de de cette théorie du complot qui est pointée par cette revue très sérieuse ? Oui. Donc en fait c'est tout tout le RA gate.

Donc il y a il y a trois gros thèmes. Il y en a deux qui sont relativement peu euh remis en cause. C'est euh d'abord le fait que la Russie aurait euh été à l'origine des piratages des serveurs euh informatiques démocrates.

Ce qui a ensuite euh et aurait ensuite transmis euh ces ces emails volés à Wikileak qui les aurait donc publié. Enfin, ça c'est sûr que c'est Wikipilix qui les a publié. Et euh et ça c'est le premier point.

Le second point, c'est la fameuse campagne d'influence par les réseaux sociaux qui aurait été conduit par la Russie pour justement faire un peu pencher la balance et et faire la campagne de Trump. Et finalement, c'est le point qui a été le plus au centre de de la vie politique américaine pendant 2 ans, c'est le fait que que Trump aurait euh conspiré avec la Russie, qui se serait mis d'accord pour pour justement coordonner ses efforts, pour le faire élire avec derrière l'idée que Poutine aurait un dossier sur Trump, un compromate comme on dit qui lui qui lui permettrait de de manipuler Trump. Et donc cette idée que que Trump serait soit euh par la contrainte, soit euh de bonne volonté, mais en tout cas serait un agent russe ou quelqu'un sous influence russe.

Donc c'est ça les trois euh les trois gros gros gros piliers du de de la de de du Russia Gate. Alors commençons par l'ingérence russe via le piratage des emails d'Hillary Clinton car c'est a priori ce que tout le monde considère enfin beaucoup de monde considère comme une théorie comme un fait indiscutable. Qu'en est-il vraiment ?

Oui. Alors, c'est quand même assez probable que ça soit la Russie qui soit derrière ça. Quand on lit le rapport Müller, il y a tout un détail sur comment les différents euh organes russes de renseignement ont organisé euh des tentatives de piratage assez d'ailleurs assez euh basiques, hein.

C'est c'est des emails de de fishing comme on dit. on demande de d'entrer son mot de passe pour vérifier un truc et donc si on le fait bah après le mot de passe il est il est récupéré par les pirates. Ils peuvent du coup s'introduire dans les serveurs.

Donc c'est c'est pas des choses très élaborées mais c'est donc c'est c'est ça qui aurait été fait par les par les Russes après. Et donc tout ça toute la procédure comment ils ont fait comment ils ont contacté Wikileak c'est détaillé dans le dans le rapport Mulire. Après, il y a il y a quelques zones d'ombre qui font que certaines personnes mettent mettent ça en cause.

La première, c'est qu'il y a pas de preuves formelles qui ont été fournies par le FBI et donc par Müer. C'est c'est des des assertions mais il y a pas d'éléments concrets permettant de vérifier que ce qu'ils disent est vrai. Ensuite, il y a le fait que Juliana Assange, donc le le fondateur de Wikileaks a toujours nié que c'était la Russie qui lui avait fourni les qui lui avait fourni les les emails.

Bon, après ça veut pas dire qu' qui dit la vérité mais c'est et il a pas été interrogé par Müller, ce qui est un peu bizarre aussi parce que Müller a interrogé plus de 2000 personnes. Donc il a il a il a des des centaines de des milliers de procès verbaux, mais il a pas voulu interroger Julian Nassange. Donc du coup, on n' pas son son témoignage à lui.

Ensuite, il y a le fait que on sait que le FBI n'a jamais eu accès au serveur du Parti démocrate pour vérifier, pour faire l'analyse de donc ce qu'appelle la force, don pour voir qui s'est introduit serveur, à quel moment d'où ça venait. Tout ça, ça a été fait par le sous-traitant au Parti démocrate dont le le président est un proche d'Hillary Clinton et cette personne a témoigné sous serment au Congrès et le témoignage a été rendu public a été déclassé plus tard après le rapport Müire et donc dans ce dans ce témoignage cette audience au congrès, il affirme que il n'est pas en mesure de confirmer le la date et et de de la fuite des emails en dehors du serveur démocrate. Donc ils ont pas la preuve concrète du moment.

Ils ont des des preuves selon eux comme quoi il y a quelqu'un qui est venu dans les serveurs mais ils ont pas le ils ont pas pu identifier le moment où les informations sont sorties. Donc du coup ça et c'est ce et c'est ce qu'on retrouve aussi dans le dans le rapport Müire où en fait il est pas dit comment à quel moment les informations sont sorties et il y a même une phrase qui dit quelque chose du genre il est possible que ça soit des personnes qui se soient rendu physiquement aux États-Unis qui est récupéré donc ça aurait été par une clé USB ou quelque chose comme ça euh les informations. Donc il a un peu un flou sur le sur la le point particulier de quand est-ce que les informations sont et comment elles sont elles ont quitté les serveurs démocrates pour aller vers les les pirates qui ensuite les auraient fournis à Wikileak.

Et il y a aussi un flou sur une partie du transfert des emails à Wikileak. euh Müller ne sait pas non plus exactement comment ça a été opéré, si ça a été opéré par euh par euh par transfert par internet ou si ça a été des des transferts physiques. Donc il y a il y a comme ça des choses du coup des éléments qui manquent de preuves pour vraiment euh euh aller au fond de l'affaire.

Et après euh il y a du coup euh des doutes qui s'installent sur le fait que que ce soit clairement les Russes qui ont récupéré les emails qui ont été eux-mêmes diffusés par Wikileak. Alors, il y a aussi la fameuse campagne d'influence sur les réseaux sociaux et les 187 millions d'Américains qui auraient été exposés aux postes Facebook suscités depuis la Russie plus les meetings de campagne organisé par la Internet Research Agency, une ferme à troll russe financée par un oligarque proche de Poutine. Ça ça fait également partie du pack de cette théorie.

Tu as des éléments qui affaiblissent tout cela ? Bah dis donc, c'est assez clair que il y a eu des des personnalités des des des Russes qui ont fait des campagnes d'astroturfing, donc d'influence sur les sociaux au moment de la campagne. La question c'est plus de savoir à quel niveau ça a eu un impact.

Est-ce que c'était vraiment quelque chose de sérieux ? Donc là, il y a quelques éléments qui permettent de nuancer un peu encore ce récit. Le premier, c'est dans le rapport Müller justement euh et il est clairement dit que il y a pas de lien établi entre cette cette entreprise russe, donc la l'intelligence l'Internet Research Agency et le Kréelin.

Ils ont pas pu prouver ou ou montrer que il y avait que c'était coordonné quoi. Donc ça aurait pu être juste des Russes de leur côté qui ont voulu faire ça. Ensuite Facebook quand la première fois qu'ils ont témoigné sur cette affaire, ils ont dit le leur analyse c'est que c'était une opération commerciale. le but c'était pas du tout politique d'influence et cetera, mais c'était de gagner de l'argent tout simplement.

Euh et donc c'est après coup quand il y a eu des pressions et que l'affaire a pris de l'ampleur dans les médias qu'ils ont commencé à à dire bah oui, c'est sûrement une une opération d'influence. Donc ça c'est sur les les aspects comme ça, le lien vraiment est-ce que c'est la main de Poutine et cetera ou pas. Ensuite, il y a l'impact.

Donc là, souvent dans dans le documentaire en particulier, on dit "Oh là là, 180 millions d'Américains ont été exposés à la propagande russe, c'est énorme. En fait, c'est pas des c'est des impressions sur donc c'est ça veut pas dire que c'est des vues, ça veut pas dire que c'est des gens qui ont qui ont qui ont vu ça." Et donc il y avait un article de la BBC à l'époque qui était sorti qui expliquait que en fait c'était en gros 29 millions de personnes et non pas 180 millions qui ont qui ont vu les les postes et les avoir vu, ça pas dire qu'ils ont regardé, ça veut juste dire qu'ils ont été dans leur fil.

Et donc euh et donc une grande partie de ces gens-là sont des gens qui de toute façon les voté de Trump. Donc ça ça met ça remet en perspective comme ça par rapport au volume de de d'activité sur Facebook quotidienne au aux États-Unis. Euh là c'est on est sur des sur des sur une proportion c'est ce que la BBC parlait de goutte d'eau dans l'océan.

Donc c'est pour ça permet de remettre les choses en perspective. Ils ont dépensé de l'argent pour ces campagnes, 100000 dollars. Encore une fois le lobby américain Pro Israël IPAC en 2024 c'est 100 millions de dollars pour influencer les élections et c'est légal.

Donc là, c'est des dépenses légales. En priori aussi, on a le droit d'acheter de la publicité sur Facebook, mais c'est un c'est un niveau beaucoup moins élevé de de dépenses et et si on remet ça au budget des campagnes qui se chiffre en milliard, on est sur encore une fois sur des des quantités négligeables. Donc c'est ça qui fait que on est sur des choses quand même pas très importantes.

Alors enfin, il faut dire que c'est tous ces chiffres là, c'est entre 2015 et 2017, l'été 2017. Donc ça couvre au-delà de la campagne en fait. Donc une partie de de la de la propagande a eu lieu après les élections, une bonne partie même.

Et depuis, il y a eu un rapport de la Ren Corporation, donc qui est qui est un sous-traitant du Pentagone, donc qui fait beaucoup d'études pour pour le Pentagone pour pour la défense américaine. Et la conclusion de cette étude qui est sortie en 2022, c'est que donc la la citation, si je la traduis grossièrement, c'est la machine de désinformation russe n'est pas si bien organisée et n'est pas bien financée, contrairement à ce que les médias tendent à à dire. Et ces effets restent incertains.

Donc ça ça permet aussi de mettre en perspective l'idée que les Russes auraient vraiment piloté une grosse opération pour faire pencher la balance en faveur de Trump. Alors, venons maintenant au cas le plus central, celui de l'insertion de Trump dans un dispositif russe supposé. Le documentaire opération Trump construit tout un faisceau d'indice pour suggérer que Trump est sous l'influence de Poutine, a commencé par son séjour en Russie en 1987.

À son retour, Trump achète des pages de publicité dans les grands quotidiens américains pour s'attaquer à la politique étrangère de Rigan et passer à CNN où il critique l'OTAN. Il est également passé à CNN pour critiquer l'OTAN. Est-ce que ce n'est pas une preuve de non seulement sa compromission mais de l'ancienneté de sa compromission ?

Chris ? Ouais. Donc ça c'est un élément qui a beaucoup de force je trouve dans le dans le documentaire parce que c'est vrai qu'on a pas trop le contexte, on peut se dire "Ah ouais en fait il est Trump était compromis depuis les années 80." Mais en fait qu'on regarde bien dans les faits d'abord le fait que le KGB KGB donc est tenté comme ça comme il fait avec beaucoup de milliardaires d'hommes d'affaires important de de les inviter de les de les influencer c'est probable il y a pas Mais alors après il faut voir quelles ont été les les conséquences donc le les fameux ce qui av mentionné dans le documentaire cette interview à CNN et ses pages de publicité qu'il a payé dans les dans les quotidiens.

En fait, quand on lit la page de publicité, il y a il y a pas une seule fois l'OTAN n'est mentionné. C'est tout était tourné sur le Japon en particulier qui était l'obsession de Trump à l'époque parce que comme maintenant c'est la Chine, c'est l'idée que le Japon arnaquait les États-Unis entre guillemets avec ce parce qu'il avait des des des conditions de commerce international plus favorable que c'est du coup il pouvait vendre ses produits facilement et cetera qui prenait qui prenait qu'il abusait en gros de la bien de la bienveillance américaine en terme de commerce international. Donc ça c'était l'obsession de Trump et donc c'est de ça qu'il parle surtout dans cette publicité.

Il mentionne aussi les pays du Golf et l'Arabie Saoudite, mais il parle pas du tout de l'OTAN. Donc du coup, c'est ça pas tout à fait il y a pas on va voir pas vraiment le lien direct avec la Russie. Et dans l'interview à CNN, en fait, il parle 20 fois de du Japon.

Donc c'est encore il parle beaucoup de de cette histoire de de commerce avec le Japon. Et le l'OTAN en fait, ça arrive à un seul moment dans l'interview de 20 minutes, c'est quand il y a un auditeur qui lui demande "Et l'autant alors qu'est-ce que vous en pensez ?" Et là, il répond "Oui, l'OTAN c'est aussi un truc on dépense beaucoup d'argent pour ça devrait être les pays de l'OTAN qui devraient nous payer plutôt que nous qui les payons et il passe après autre chose." Donc c'est c'est pas vraiment au cœur de sa de son discours et et apparemment à l'époque il réfléchissait à être candidat.

Donc du coup, tout ça, c'est pas forcément lié du tout à ce à son passage en Russie à l'époque. Euh et il faut savoir même s'il était même si ça un lien, le lien ça peut être simplement euh que en fait il voulait plaire aux Russes pour pouvoir signer un un deal après avec eux pour construire une tour. Çait pas forcément dire qu'il a été influencé ou manipulé par par les Russes.

Alors ensuite dans les années 1990 et 2000, Trump vend des appartements à des mafieux russes et fait des affaires fait des affaires avec des oligarques russes, ce qui alimentent une fois de plus la thèse des liens financiers de liens financiers anciens. Ouais, c'est ça. Il y a on a beaucoup entendu parler du fait que Russe euh que Trump pardon euh serait lié financièrement à la Russie.

Mais en fait, il y a il y a différents éléments. D'abord, il faut savoir qu'à l'époque quand on était promoteur immobilier à New York, oui, forcément il y avait l'argent de la mafia russe qui arrivait. C'était un peu euh surtout c'était après les l'effondrement du mur et de l'URSS.

Donc oui, c'était on pouvait pas vraiment très enfin disons que c'était c'était assez évident que ça allait ça allait être le cas. C'est pas spécifique à Trump. Ensuite, il faut savoir que le New York Times, ils ont tenu toutes les les déclarations d'impôts de Trump de cette période et ils ont même écrit Noir sur blanc dans dans un de leurs articles qui étaient sortis juste avant les élections de 2020 qui n'avait trouvé aucun élément pouvant suggérer que Trump aurait eu des liens cachés avec la Russie qui étaient pas déjà connu.

Et j'ai retrouvé un article aussi de Vox qui est un média classé à gauche, pas radical mais pas loin. Et donc qui avait fait tout une analyse des liens financiers avec Trump à l'époque du Russia Gate justement en 2018. Et la conclusion, c'est qu'il y avait pas de raison particulière de penser que les liens financiers de Trump avec la Russie étaient différents de ceux qu'il aurait avec l'Argentine et que du coup, il y avait pas de moyen, pas de raison de penser que Poutine aurait plus d'influence que le président argentin sur Trump à partir de juste sur les petits points de vue financier.

Et enfin, Robert Müller dans son rapport, il a aussi étudié les liens de Trump avec les banques russes et cetera et il a rien trouvé non plus. Donc c'est quand même un élément assez faible pour pour accaparer Trump alors que par ailleurs récemment, il y a des liens très forts de sa famille avec par exemple l'Arabie Saoudite. Donc c'est on est sur du deux poids de mesure là. l'Arabie Saoudite qui investit des milliards dans dans ses golfs et les tournois de golf auxquels il participe et qui a a recruté son gendre pour qu'il gère un fond d'investissement saoudien de qui qui gère en gros 4 milliards de dollars de de d'actifs.

Donc on est sur des niveaux totalement différents de en terme de de montant. Alors on arrive donc à la campagne présidentielle de 2016. Ici, les arguments tiennent au fait que de nombreux collaborateurs de Trump avaient des liens présumés avec la Russie où et ont été inculpés par le procureur Müller, les conseillers Carter Page, George Papa d' Poulos, Michael Flynn, son directeur de campagne Paul Manafort et son avocat Michael Cohen.

Donc en gros, il est il serait difficile de prouver une collusion mais les frais les faits serait accablant comme le montrerait la lecture du rapport Müller. Ouais. Alors le rapport Mulire c'est amusant hein parce que c'est un rapport c'est un peu un test de Rosarc je crois je sais plus comment on prononce en français.

En gros, on peut y voir un peu ce qu'on veut, quoi. Donc les gens qui sont très euh pro Rusha Gate, en gros, ils vont dire "Ah ouais, c'est Cablant tout ce qui est tout ce qui tous les réunions qu'il y a eu, les détails, tout ça." Et puis les autres vont dire "Mais non, il y a rien." Parce que à chaque fois la conclusion de Müller, c'est on n pas pu établir une collision, on n pas pu établir un lien entre la campagne et entre tel individu et les Russes et cetera.

Donc du coup, c'est un peu chacun il voit un peu ce qui ce qu'il veut y voir dans ce rapport. Mais quand même, il faut savoir que il y a un élément du rapport. Donc je crois que c'est la page 144, on pourra le mettre en lien dans la description, mais euh il y a une phrase clé pour moi qui dit en gros c'est une fois que Trump a été élu, il y a eu une réunion au Kremelin et Poutine a demandé aux oligarques qui étaient là bon comment on fait pour pour parler à Poutine ?

Donc en gros ce qui ce qui ce qui est ce que Müller écrit noir sur blanc c'est que ni Poutine ni les oligarques russes ne savaient comment parler à Trump ou ses conseillers. Donc il y avait aucun lien à ce moment-là qui qui était établi. Il ils savaient pas comment le joindre. et on peut faire confiance à cette partie du rapport parce que c'est c'est ça ça repose a priori sur des sources euh qui ont été aussi celles qui ont permis à la au renseignement américain après de savoir exactement quand est-ce que Poutine allait envahir l'Ukraine.

Donc c'est c'est vraiment du solide. Et là on voit clairement qu'il y avait pas de lien entre la campagne de Trump et la sphère d'influence russe au moment où où Trump arrive à la maison Glor 2 mois après son élection. Alors Chris Antoine Vitkin, l'auteur du documentaire parle pourtant d'agents russes en évoquant les conseillers de Trump et pour nous faire notre propre idée, pour nous renforcer dans cette conviction, ben il nous encourage à lire le rapport Müller.

Oui, ça me surprend un peu parce que qu'il insiste là-dessus parce que en fait en fait son documentaire est à charge et il y a pas les il donne pas les éléments qui permettent de disculper tous ces tous ses conseillers. Donc il lance site 5 et c'est vrai que si on met comme ça, ça donne l'impression de faire une sphère de gens qui auraient des liens avec la Russie et donc l'accumulation d'indice ferait que en fait si on les prend un par un donc d'abord Carter Page c'était un consultant en énergie qui donc travaillait en Russie avant de rejoindre la campagne Trump. C'est un un conseil de de bas niveau.

Et donc lui euh il a été écouté de manière en fait ça a été jugé illégal après ou des abus de pouvoir par les contre les contre-enquêtes parce que faut savoir que dans le RAG gate, il y a le rapport Müller et après il y a eu deux rapports qui ont été écrits ensuite par le département de la justice et le FBI pour pour voir justement pourquoi est-ce qu'il s'était planté dans leur enquête initiale, pourquoi ils ils étaient ils étaient lancés dans enquête aussi énormes sur des des accusations fausses. Donc du coup, ils ont ils ont et c'était à la demande de Trump. Donc du coup, il y a deux rapports, c'est le rapport Eurow et le rapport Duram qui regarde qu'est-ce que le FBI a fait pour réunir ces ces preuves, comment il a fait.

Et donc c'est là qu'on voit que Carter Page en fait pour justifier de le mettre sur écoute, ils ont utilisé le dossier style donc le le fameux de Christopher Steel qui est donc quelqu'un qui a été payé par Hillary Clinton pour faire ce dossier et dont les sources du dossier disaient elles-même au FBI que c'était des des délires qui avaient été racontés en buvant un verre et que c'était pas du tout sérieux. Donc, on savait très bien que c'était un dossier euh bidon et pourtant euh le FBI, il l'a utilisé pour convaincre les juges d'autoriser les l'écoute euh de de Carter Page. Et euh et Peter Strots, donc qui est le le responsable du FBI qui est beaucoup cité dans justement dans ce documentaire qui était qui gérait cette enquête, il a dit par les textaux qui ont été révélés ensuite euh que à à sa sa copine qui était aussi travaillé aussi pour FPA, il a dit "Ouais, en fait, c'est vite quand il y a rien sur PH".

Il a dit there is no there ça c'est la phrase. Et par contre il a dans ces textos qui ont été rendus public, on voit que cette personne Peter Strots il a il avait dit oui il faut il y a des textaux il dit en gros il faudrait qu'on coince Trump quoi. Et donc on voit qu'il avait un biais anti Trump dès le début et qu'il savait dès le début que Carter Page c'était pas vraiment un individu lié à la Russie et pourtant ils ont euh fait quatre demandes successives de mise sur écoute.

Donc il a été mis sur écoute pendant quasiment un an euh pour rien en fait. Donc sans sans qu'il trouve d'éléments compromettants. Ensuite, il y a George Papa de Poulos, lui ce serait ce serait celui qui aurait déclenché l'enquête du FBI dès l'année 2016 parce que il avait été approché par quelqu'un qui lui avait dit "Les Russes ont des un dossier compromettant sur Clinton." Et donc là, c'est pareil euh il a été inquiété par par la le rapport Müller, mais il a été ils ont pas réussi à établir qu'il avait qu'il avait agi de manière illégale.

Et surtout il y a il y a un témoignage, une audition au congrès de d'un des responsables du FBI de [Musique] l'enquêteb qui dit au Congrès que que Papa Pouos n'avait pas de lien avec la Russie, que c'était pas une bonne piste quoi, que c'était une piste qu'il fallait abandonner parce que c'était pas c'était il était pas lié à la Russie. Et donc c'était pas par ce billet là qui pourrait établir un lien avec Trump. Donc en fait c'est des choses qu'on savait avant le même la sortie du rapport Müller mais qui avait pas été révélé au grand public.

Ensuite, il y a Michael Flynn. Donc lui c'est c'est un général retraite qui était donc conseiller de qui a été nommé conseiller de Trump pendant la transition entre l'élection et la prise de pouvoir et il a été mise sur écoute illégalement euh et dans un des des par veux dire par Ricochet. Il a été écouté par Ricochet parce que les services secrets écoutaient quelqu'un d'autre à qui il a parlé et donc il parlait à l'ambassadeur russe et il a parlé de deux choses.

C'est de dire padiquez pas sur les sanctions que qu' Obama est en train de mettre sur la Russie quand quand Trump va arriver au pouvoir. On on regardera ça de plus près. Donc vous commencez pas à vous énerver.

Donc ça c'est quelque chose qui peut se comprendre. C'est un voilà un un un futur responsable de de la diplomatie américaine qui parle à un diplomate russe. Et il a aussi parlé surtout du fait qu'il voulait que la Russie euh mette un véto pour Israël puisque Obama refusait de le faire.

Donc en fait c'est surtout c'est surtout euh là une histoire euh plutôt une compromission avec Israël si on veut vraiment trouver une compromission quelque part. Euh et donc malgré et donc Michael Fl ensuite été interrogé par le FBI et on a vu en les révélations ont montré que les agents du FBI qui l'ont interrogé premièrement ont admis qu' avait pas menti ou qu'il avait été très coopératif et deuxièmement qu'en gros ils étaient là pour le piéger quoi. Donc ils essayaient de lui faire dire des choses fausses pour ensuite pouvoir l'inculper pour mensonge FBI.

Et donc ça ça cette affaire c'est euh a été les poursuites ont fin par être abandonné mais c'est encore une fois un abus de pouvoir du FBI sur un proche de Trump qui a débouché sur rien du tout. Ensuite, il y a Paul Manafort, donc c'était son ancien directeur de campagne. Donc là, c'est encore plus fort parce que c'est c'est Politico qui a rapporté ça. politico qui a un site très sérieux mais aussi qui est pas du tout pro Trump hein qui a montré qu'il y a eu une collusion en fait entre des responsables ukrainien à l'époque avant l'élection de Zelenski donc et et qui ont justement approché les les la campagne Clinton pour leur donner des éléments compromettants sur Manafort qui en fait a fait du blanchiment d'argent de la fraude fiscale dans ses affaires avec l'Ukraine qu'il avait depuis depuis un moment et il a parlé à à quelqu'un qui avait été caractérisé au départ comme un agent russe mais qui en fait était un informateur de la CIA selon le rapport du Sénat qui est sorti aussi.

Donc tout ça c'est un peu compliqué hein, je désolé mais c'est pour voir que à chaque fois qu'on creuse un peu en fait ça ça colle pas quoi. Et le dernier son c'est Michel Cohen et lui donc il a été lui c'était l'avocat de Trump donc qui a coopéré avec Robert Müller. Donc c'était en gros celui dont on pensait qu' qu'il avait tous les dossiers sur Trump et que ça allait donc être dévastateur pour Trump et en fait pas du tout. lui, il a il a copé de peine de prison dans l'affaire Stormy Daniels.

Euh donc c'était une une histoire de de violation des des règles de campagne électorale, de financement de campagne électorale parce qu'il a payé euh il a fait des paiements illégaux pour étouffer une affaire mais qui a rien à voir du tout avec la Russie. C'est une histoire de de de Trump qui aurait couché avec une actrice porno. Donc on est vraiment sur autre chose et c'est la seule chose qu'ils ont trouvé sur Cohen pour le mettre en prison et donc voilà on arrive là.

Donc en fait, on voit qu' il y a rien qui a été il y a rien du tout qui a établi entre Trump et et la Russie. Alors, si on met quand même tous les indices bout à bout, ne peut-on pas penser que la Russie a un compromate sur Trump ou que ce dernier a conspiré avec les Russes ? Ben oui, c'est c'est toujours les choses qui ce qui ressortent, c'est il a passé des nuits deel en Russie, donc ils ont peut-être un truc, une vidéo qu'ils auraient fait de lui.

Euh d'ailleurs, ça vient beaucoup du dossier style, hein, c'est ces ces idées. Alors, il y a quand même euh à dire que une chose c'est Fionaril, donc qui est un peu l'experte américaine sur la Russie qui a travaillé pour Obama et Bush entre autres, qui a témoigné au Congrès que elle pensait, elle était convaincue que la Russie n'avait rien sur Trump et que Trump agissait parfois euh de manière avec montrait des sympathies envers Poutine ou avec la Russie. euh de parce que simplement euh c'est des des convergences idéologiques tout simplement euh et que il aime bien les hommes forts, les dictateurs, lui en éteint aussi par beaucoup d'aspects, Trump un autocrate en tout cas.

Donc du coup euh bah il a des affinités avec ce ce type de de pouvoir. Donc ça c'est la première chose. Et la deuxième c'est euh même s'il y avait eu un un dossier compromettant, faut rappeler que Trump quand même en 2016 pour la campagne une vidéo de lui qui est sortie où il dis où il se ventait d'attraper euh euh les femmes par les parties génitales.

Et en 2020 euh on l'a vu en direct à la télévision en train de tenter un coup d'état en en encourageant ses partisans à à dévaster le capital. Donc si si les Russes avaient quelque chose pour le faire chanter, on ça sera difficile de faire pire que que ces deux éléments. Donc il y a pas vraiment c'est pas vraiment sérieux en fait de penser que les Russes le tiendraient par un dossier comme ça.

Et sur la question de la corruption, tu dis que finalement il y a une autre piste. Bah oui, c'est c'est vraiment ce qu'on disait tout à l'heure par rapport à l'argent quoi. C'està-dire que si on veut regarder qui corrome Trump, bah Elon Musk 250 millions de dollars de dépenser pour sa campagne en 2024. euh l'Arabie Saoudite des milliards investis dans des ou comme je comme je disais à l'instant.

Donc euh c'est pas du tout du côté de la Russie qu'il faut regarder parce que les ordres de grandeur sont pas pas les mêmes. Alors Chris, l'argument massu des partisant de la théorie du complor consiste à décrire la politique de Trump comme pro Poutine. Et dans le même temps, tous les faits qui s'écartent de cette grille de lecture comme la preuve que Trump pour éviter de donner cor à cette thèse prend soin de prendre des décisions allant parfois la l'encontre des des intérêts russes finalement finissent par participer à à cette théorie.

Que peut-on dire sérieusement de la politique étrangère de Donald Trump premier et second mandat ? Ouais. Bah en fait le premier mandat c'est il faut voir que c'est quand même une rupture avec la la position un peu conciliante qu'avait Obama.

C'est-à-dire que d'abord il a il a rajouté des sanctions sur la Russie au lieu d'en enlever. Ensuite il s'est retiré du de l'accord nucléaire iranien. Donc ce qui était l'Iran, c'est le grand allié de la Russie et la Russie était vraiment contre ce retrait puisqu'ils avaient ils faisaient partie de de cet accord sur le nucléaire iranien qui avait été signé sous Obama.

Donc déjà ça c'est des coups durés à la diplomatie russe. Trump a aussi soutenu une tentative de coup d'état au Venezuela. Donc qui est encore le Venezuela est encore un allié russe euh surtout à l'époque.

Et puis il faut se rappeler qu'à l'époque il y avait l'état islamique la révolution en Syrie, euh Assad et donc euh les euh les Russes avaient déployé des troupes en Syrie pour défendre Assad et Trump les a bombardé à un moment donné suite à à une histoire de il me semble de mémoire que c'était des accusations d'utilisation d'armes chimiques. qu'il a bombardé un aéroport où il y avait des soldats russes stationnés d'ailleurs. Euh donc c'est pour dire que jusqu'à où il est allé et il a déployé des soldats américains dans une partie du territoire syrien et quand on lui a demandé est-ce que vous allez les retirer ?

Il a dit non, il reste pour garder le pétrole. Donc c'est Trump qui aime bien dire les choses telles qu'elles sont au mie de au mieux de parler de démocratie et cetera. Donc ça tout ça ça va à l'encontre des intérêts russes.

Ensuite euh Poutine voulait renouveler différents accords de non prolifération nucléaire sur les les missiles balistiques de moyenne portée. Euh il y avait aussi le traité Open Sky qui permettait d'espionner les différentes installations. Donc tout ça c'est traité bilatéraux qui avait été signés pendant la guerre froide et qui devait être renouvelé.

Et on on l'a vu que Poutine avait demandé à ce que ces traités soient ressignés. Trump a refusé donc encore une fois et à la place il a dit qu'il allait développer de nouvelles armes nucléaires, donc relancer un peu la la course aux armes nucléaires. Donc tout ça ça va à l'encontre de de la position russe.

Après, il y a encore deux autres lignes rouges pour les démocrates. La première c'était de donner des armes lourdes à l'Ukraine. Ce que ce que Obama avait refusé de faire et ce que Trump a fait à plusieurs en autorisant plusieurs livraisons.

Et enfin, il y avait l'histoire du du Nord Stream 2. Donc c'était le gaz auuc qui devait relier la Russie à l'Allemagne. Et là, Trump a a d'abord sermonné les Allemands comme quoi c'était n'importe quoi d'acheter du gaz russe.

Et il a ensuite pris des dispositions pour essayer d'empêcher que le que le pipeline soit mis en service. Et c'est sous sous Biden que euh les démocrates ont ensuite tenté enfin on on que Biden a demandé à ce que les sénateurs démocrates vote contre une proposition de loi des sénateurs trumpistes qui visaient à bloquer euh la mise en service du Nordstream. Donc en gros, les démocrates voulaient que le gazo du Crus fonctionne et Trump voulait qu'il ne fonctionne pas.

Donc on voit quand même là qui est-ce qui est en train de défendre les intérêts russes à ce moment-là. Alors bien sûr la la position des démocrates c'était parce qu'ils voulaient pas déranger les les Allemands et parce que il y avait les tensions en Ukraine. Ils voulaient pas rajouter des tensions à ce niveau-là.

Donc il y avait des raisons mais c'était des positions différentes et euh et puis bah il faut pas oublier non plus que Trump a fait tout un chantage au pays de l'OTAN pour qu'ils augmentent leur budget de défense et qu'ils déploient de nouvelles troupes à la frontière russe. Donc tout ça ça fait que euh le premier mandat de Trump a pas été du tout euh dans le sens que de de servir les intérêts russes. Et d'ailleurs, les gens qui défendent la théorie du complot, ils vont ils vont dire "Bah oui, mais ça c'est parce que en fait comme comme Trump savait que Poutine l'avait aidé à faire être élu, il voulait pas faire des choses qui iraient dans le sens de Poutine parce que sinon on l'accuserait ça ça ça validerait cette cette théorie." Donc c'est un peu c'est un peu dans tous les cas on perd quoi.

C'est-à-dire que euh euh la logique est assez euh les pieds sur la tête quoi. Et donc le second mandat, bah c'est difficile de dire le début c'est sûr que sur l'Ukraine, il y a eu un gros revirement mais qui peut en partie se comprendre du fait que en fait la la base électorale Trumpiste est extrêmement remontée est devenue prousse et remonté contre l'Ukraine à cause de toute cette théorie du couple russe qui a pourri le le premier mandat de Trump. entre autres, c'est c'est un des éléments, c'est pas le seul élément bien sûr.

Et là, on voit que Trump parle d'attaquer l'Iran et de bombarder l'Iran. Il est très sérieux par à ce niveau-là. Et donc si s'il s'il faisait ça, ça serait encore une fois quelque chose qui est totalement à l'encontre des des intérêts russes.

Donc même si sur l'Ukraine il est en train de lâcher l'Ukraine, c'est évident et que on peut dire qu'il fait la politique de de Poutine, il faut quand même aussi voir les choses dans leur ensemble avant de de tirer des conclusions à plus il veut éviter la convergence Russie Chine. Il avait déjà dit en 2015 et cetera. On peut noter son mépris pour Zinsqu affinités idéologiques avec Poutine, mais ça ne comment dire ça n'épuise pas tout le débat.

C'est ça. C'est c'est on peut très bien comprendre ces positions sans faire intervenir le complot russe, l'influence russe et sans exagérer la capacité russe à manipuler les dirigeants américains. En fait, alors est-ce qu'on exagère notamment en France Chris l'influence russe selon toi ?

Bah disons qu'il y a il y a des choses qui sont vraies hein. C'est par exemple, on se rappelle des des signes antécémites qui avaient été peints dans sur les murs de Paris par des des Russes. Il y a des piratages qui ont été faits apparemment d'un hôpital récemment, tout ça.

Donc il faudrait pas penser que les Russes sont nos amis et que Poutine est autre chose qu'un dictateur, un criminel criminel de guerre qui qui est recherché par la Cour pénale internationale. Tout ça est vrai. Mais il faut pas non plus sur sur donner trop de pouvoir.

Penser qu'ils ont que le pouvoir russe est si important que ça. Donc il y a pas mal d'éléments comme ça. Par exemple quand le Nordstream 2, donc le le fameux gazoducug a explosé en mer du Nord, on a pensé d'abord que c'était la Russie.

En fait, maintenant la thèse officielle, la version officielle du New York Times et des services américains, c'est que c'était les Ukrainiens. Et c'est aussi ce que ce qu' montré euh ce que ce ce selon sur quoi les conclusions de l'enquête euh allemande. pas la Russie euh les quand quand la Russie a envahi l'Ukraine, c'est comme l'Ukraine, c'est comme le pays où il y a le plus d'agents russes de de renseignement et cetera et ils ont pas du tout réussi à faire à à retourner la société ukrainienne, à paralyser l'armée ukrainienne.

Ça a été un échec complet militaire mais aussi euh des services de renseignement du coup. Donc ça ça montre encore que il faut pas leur attribuer plus de pouvoir que qu'ils en ont. Euh la défaite de Clinton, bah Wikileaks qui montre des emails.

Si les emails ont eu autant de prise et c'est pas sûr que c'est enfin même les gens même dans le documentaire sur sur les liens entre la Russie et Trump, euh le réalisateur ne dit pas que c'est ça qui a qui a fait basculer l'élection. Mais si si les Wikileaks ça pu avoir de l'impact, c'est aussi parce que Clinton bah avait des grosses casseroles. Et s'ils avaient si les démocrates s'étaient donnés à un autre candidat, il y aurait pas eu autant de problème à diffuser des des emails qui étaient qui qui ne faisaient que que dire que montrer les faits.

En fait, c'était juste de l'information qui aurait pu être rendue publique par par par la campagne Clinton elle-même. Et il aussi il y a aussi la question de la manipulation des des de l'élection en Roumanie que tu une thèse que tu trouve douteuse. Bah euh c'est euh il faut être prudent parce que c'est probable que la que la Russie a tenté de de et agit pour pour influencer l'élection.

Mais euh la la les raisons qui avaient été évoquées pour annuler l'élection, c'était une campagne de donc de russe d'influence de de TikTok. Et en fait les ce que ce qu'on montrait les les médias roumains de de ce que il y avait un article du monde récemment qui qui aussi expliquait bien que c'était qu'il y avait pas de preuve formelle de l'implication russe et et que c'était tout ça était encore très enfin très très clair enfin peu clair et que justement en Roumanie ça c'était un problème parce qu'il y avait pas eu de les preuves n'avaient pas été apporté de de l'ingérence russe mais par contre il y aurait eu en fait une campagne sur les réseaux sociaux payée par le le parti au pouvoir voir sortant pour en pensant que justement de de faire la campagne sur les réseaux sociaux de leur adversaires d'extrême droite, ça ça les favoriserait eux quoi. Donc donc il y a un côté comme ça, on a tous su dit voilà c'est la Russie qui manipule les élections et en fait c'est pas du tout certain que ça soit ça qui qui a été le facteur déterminant en Roumanie non plus.

Alors donc c'est pareil quand on dit que le Brexit c'est les agents russes. Bah non, le Brexit c'est surtout les anglais qui pour différentes raisons. Et et en fait de juste pour terminer le fait de dire comme de tout expliquer par le le prisme, c'est les agents russes qui qui qui manipulent les les les journalistes de Boloré.

C'est les agents russes qui font tout ça. En fait, ça ça exclut le l'idée que ces ces personnes-là ont leurs propres agences, c'est-à-dire qu'ils sont ils sont leurs propres ils sont maîtr leur propre discours, quoi. Et qu'ils peuvent avoir ils peuvent répéter les éléments de langage de la Russie sans simplement parce qu'ils y croient ou veulent y croire, pas parce que on des espions russes les ont manipulés et cetera.

Alors pour rentrer dans le fond et on va finir là-dessus, en quoi toutes ces exagérations ? parce qu'on on n pas vu des choses totalement fausses mais des choses montées en épingle exagéré. En quoi ces exagérations au sujet de la Russie constituent-ell un problème ?

Parce qu'on a fait une émission bien détaillée là-dessus. Pourquoi c'est un problème selon toi ? Bah, il y a le fait que ça en France, ça peut permettre enfin de de faire vendre un programme d'investissement dans la défense qui du coup c'est de l'argent qui va pas dans dansfin qui peut coûter la protection sociale.

Donc c'est si si ça sert d'éléments pour ensuite détruire le modèle social français, il faut peut-être se poser une question avant avant de de sauter les deux pieds dans dans le truc quoi. Et après bah aux États-Unis comme je disais ce fait d'avoir fait monter ça en épingle ça en grand c'est en parti expliqué pourquoi maintenant les États-Unis mèent la politique humaine vis-à-vis de la Russie parce qu'il y a eu une sorte de russophilie qui s'est installé dans dans la droite américaine et et du coup une méfiance sur les les adversaires de la Russie à cause de de cette théorie complotiste un peu un peu tirée par les cheveux. Et après, c'est aussi des choses qui ont été utilisées.

Par exemple, Bernie Sanders à l'époque de sa campagne en 2020, il avait été taxé de candidats favoris de Poutine et ça avait été très dommageable pour sa campagne parce que comme les démocrates avaient été embrigadés dans cette histoire, bah du coup, il suffisait de il y a des fuites qui ont été organisées par les services secrets américains qui ont été repris par le Washington Post et New York Times pour dire selon la CIA, Poutine voudrait que Bernie Sanders gagne les élections démocrates et du coup bah tous les électeurs démocrates se sont dit "Ah ouais, donc il faut peut-être pas qu'on vote pour Sanders." Donc ça ça a été très dommageable pour pour la campagne pour la gauche radicale tout simplement. Et on a vu aussi euh quand euh il y a eu l'histoire de de l'ordinateur portable de du fils Biden qui est sorti qui a qui s'est retrouvé dans les mains de des journalistes proches de de de du camp républicain aux États-Unis.

Euh l'affaire a été étouffée parce que il y a eu une lettre qui a été signée par 50 anciens membres des services de renseignement américains qui ont dit c'est de la propagande russe et en fait on s on s'est rendu compte ensuite que c'était vraiment le l'ordinateur de de de Hunter Biden et d'ailleurs certaines des choses qui ont été découvertes dans l'ordinateur il me semble lui ont ensuite valu un procès. Donc ça encore ça contribue au fait que si on essaie de tout expliquer par le complotisme et par ces histoires là, d'abord on s'empêche de penser et puis ensuite on se coupe un peu de les les gens sont pas forcément idiots et ils récupèrent les informations et puis ils se rendent compte qu'on qu'on leur raconte des des des des sornettes quoi. Du coup, ça ça rend un message qu'on faire passer de gauche bah beaucoup moins audible pour des gens qui qui vont à la place se dire prendre pour des idiots.

Ouais. En fait, développer des complots de bonne volonté entre guillemets avec des gros guillemets, ça fait en fait gonfler le complotisme adverse. Voilà.

Et pour terminer, je pourrais peut-être venir sur une chose, c'est il y a une thèse alternative euh à la au Russia Gate, c'est en gros le Clinton Gate. Et et il y a des éléments euh factuels qui sont qu'on pourrait mettre bout à bout qui sont aussi assez perturbants parce que donc il y a une note de du de la CIA qui avait été distribuée au FBI et qui a été publiée ensuite par les enquêtes internes euh euh déclassées par les les enquêtes internes du du ministère de la justice américain. C'est une note qui est qui est adressée donc for justement à cet enquêteur Peter Strots là qui qui est sur lequel le documentaire repose beaucoup.

Selon cette note, Clinton aurait demandé ou autorisé l'ouverture d'une enquête du FBI vise enant Trump pour faire diversion sur le fait le scandale qui minait sa campagne à l'époque était celle des de ses propres emails qu'elle avait effacé du temps où elle était euh responsable de la diplomatie américaine. Donc du coup, il y a il y a une sorte de comme ça d'indice ou de preuve matérielle du fait que ça serait en fait à la demande de Clinton qui a eu ce ce début d'enquête. visant Trump et il y a une deuxième note manuscrite euh qui va dans le même sens qui qui d'un autre issu d'un autre une autre partie des des un autre service des renseignements américains qui dit aussi voilà il y a une discussion avec Obama pour autoriser l'ouverture de cette enquête à la demande de Clinton.

Donc du coup il y aurait des éléments tangibles pour dire que tout ça ça part de Clinton. Faut savoir aussi que donc le le fameux dossier style sur lequel repose toute toute cette tous ces allégations, c'est les équipes de campagne de Clinton qui l'ont payé et le fameux piratage des emails. C'est aussi donc la c'est les équipes de Clinton qui ont refusé de donner les serveurs au FBI et qui ont juste fourni une copie de de certaines parties du serveur pour pour aider l'enquête mais qui n'ont pas donné les serveurs eux-mêmes.

Donc du coup, ça alimente la suspicion que peut-être que même les accusations comme quoi ça sera des Russes qui auraient volé les emails, c'est c'est pas vrai. Donc tout ça mis bout à bout et ben ça permet si on rajoute le fait que il y a eu tout un tas d'abus du FBI qui ont mis sur écoute des des proches de Trump en en ne respectant pas les procédures pour des motifs bidons ou sur la base en en mentant puisque ce que j'avais pas dit c'est que Carter Page en fait c'est c'était un un agent du de la CIA qui qui renseigna la CIA en Russie. Donc ça c'est des éléments qui avaient pas été donné aux juges qui ont autorisé les écoutes.

Donc tout ça ça construit l'idée que c'est piloté par Clinton et ses proche une enquête visant Trump pour le déstabiliser avec la participation des membres des renseignements américains qui on l'a vu dans les échanges de textaux avait un biais contre Trump. Ce qui peut se comprendre parce que quand Trump est élu quand même un choc pour pour beaucoup de gens aux États-Unis. Mais le problème c'est que tout ça c'est pas démocratique du tout.

Et c'est une autre façon d'expliquer cette fameuse thèse du du cette fameuse affaire du Rosagate. Moi je suis pas sûr du tout que ça soit une explication plus convaincante mais c'est une explication qui a convaincu beaucoup de de gens et qui qui a un contre récéit qu'on pourrait aussi construire en faisant un documentaire sur fond d'espionnage tout ça dramatique en mettant des éléments bout à bout sur les compromissions de Clinton et cetera. Donc ça montre en fait que tout ça c'est un peu du temps perdu si par rapport euh aux enjeux euh en question.

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