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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 8 février 2017 8 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSécuritéNumérique

"Macron dans l’œil de Moscou" Les questions SMS #cdanslair 08-02-2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:11OuverteRéponse directe

    Les cyberattaques ont-elles fait perdre Hillary Clinton ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Le patron du FBI a-t-il fait plus de mal à Clinton que les cyberattaques ?

  • 1:32OuverteRéponse partielle

    Lancer une rumeur est-il un acte illégal ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Les Français vont-ils savoir pour qui voter avec toutes ces polémiques ?

  • 3:18OuverteRéponse directe

    Les Français voteront-ils dans les derniers jours ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    La France dispose-t-elle de moyens de rétorsion contre la Russie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05InvitéFait
    « Cette déstabilisation, comme le reste d'ailleurs, elle profite aux partis les plus extrémistes. »
  • 0:10InvitéFait
    « Elle profite d'abord, évidemment, à Marine Le Pen. »
  • 0:13InvitéFait
    « C'est aussi elle qui est le plus proche ou la plus proche de Vladimir Poutine aujourd'hui. »
  • 0:51InvitéFait
    « Il y a aussi Pékin. »
  • 1:03InvitéFait
    « Je vais défendre le monde libre. »
  • 2:14InvitéFait
    « Les Français vont-ils savoir pour qui voter ? »
  • 3:01InvitéFait
    « Emmanuel Macron, que vous mettez au sang. »
  • 3:25InvitéChiffre
    « Il y a toujours 80% de participation, ce qui est un bon score. »
  • 3:37InvitéFait
    « Le but n'est pas de sanctionner M. Poutine ou de sanctionner. »
  • 3:47InvitéFait
    « Je pense qu'il va y avoir d'autres attaques de cet ordre. »
  • 5:32InvitéFait
    « La Russie est-elle, en fait, une amie ou une ennemie de la France ? »
  • 6:35InvitéFait
    « Moi, je ne pense pas que la Russie soit une ennemie. »
  • 7:09InvitéFait
    « Il le soutient pleinement. »
  • 7:27InvitéFait
    « M. Mélenchon est un pro-Poutine, incontestablement. »

Temps de parole

  • Invité38 %
  • Invité 220 %
  • Invité 318 %
  • Invité 417 %
  • Présentateur7 %

6,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Invité

À qui profite cette déstabilisation ? Cette déstabilisation, comme le reste d'ailleurs, elle profite aux partis les plus extrémistes. Elle profite d'abord, évidemment, à Marine Le Pen. Comme par hasard, c'est aussi elle qui est le plus proche ou la plus proche de Vladimir Poutine aujourd'hui. Et donc, cette déstabilisation, il faut faire quand même une part de géopolitique, un raccourci géopolitique. Mais aujourd'hui, on est, je dirais, dans un condensé de guerre froide et d'années 30. Oui. C'est-à-dire qu'on a le nationalisme... C'est un cocktail qui ne fait pas rêver d'un coup.

Eh bien non, on a le nationalisme exacerbé des années 30 chez certains, auquel s'ajoute une guerre d'influence énorme, mais pas uniquement entre Moscou, Bruxelles, l'Europe et les États-Unis. Il y a aussi Pékin. Et ce qui est assez étonnant aujourd'hui, c'est de me voir M. Xi Jinping, le président chinois, aller à Davos, qui est vraiment le symbole du capitalisme, pour dire « je vais défendre le monde libre ». Il l'a dit à Davos, à la tribune, « je vais défendre le monde libre », venant du régime communiste, le pire qui ait jamais existé peut-être.

1:11
Présentateur

Moi, juste une nuance sur les élections américaines, où les téléspectateurs pourraient croire que finalement, c'est parce qu'il y a eu ces cyberattaques, que Hillary Clinton a perdu.

1:19
Invité

Vous l'avez très bien dit tout à l'heure, c'est quand même le pays qui fait le vote.

1:22
Présentateur

Il y a ça. Et puis, quand le patron du FBI parle des fameux tweets et des fameux mails d'Hillary Clinton, je pense qu'il a fait beaucoup plus mal à Hillary Clinton que ce qui s'est passé avec lui.

1:32
Invité

Lancer une rumeur est-il un acte illégal ? Alors, si c'est le cas, beaucoup de gens vont se retrouver en prison. Parce que le nombre de gens qui nous racontent toute la journée autour de nous, dans la vie quotidienne, et qui donc aujourd'hui disent ça sur Facebook, sur Twitter, n'importe quoi... Ça devient illégal si ça relève de la diffamation. Par ailleurs, c'est un national juridique qui permet, ou judiciaire même, qui permet, si vous voulez, d'attaquer. Mais c'est une arme efficace en politique, la rumeur.

2:03
Présentateur

Évidemment que c'est une arme efficace. Oui, parce qu'elle salit. Elle salit et après, il en reste toujours quelque chose, on sait bien.

2:08
Invité

À force de polémiques et d'affaires plus ou moins avérées, les Français vont-ils savoir pour qui voter ? Vous savez, je crois qu'on est dans un tel maelstrom aujourd'hui que, de toute manière, le vote va se fixer dans les tout derniers jours de la campagne électorale. En plus, c'est une offre nouvelle. On est aujourd'hui plus du tout dans un affrontement droite-gauche classique entre deux partis qui partagent, grosso modo, même s'ils n'ont pas tout à fait la même idéologie, les mêmes valeurs, c'est-à-dire le Parti Socialiste et puis la droite républicaine.

Vous avez aujourd'hui, eh bien, quatre forces qui sont peut-être pas d'égal poids, mais qui peuvent prétendre, c'est-à-dire la gauche de la gauche, le Parti Socialiste qui est quand même un peu fatigué. Non, vous avez cinq forces. Vous avez un centre avec un homme qui est quasi inconnu, quand même, qui est récent. Emmanuel Macron, que vous mettez au sang. Voilà, Fillon. Et puis Marine Le Pen qui, dans une élection présidentielle, le Front National n'a jamais autant pesé. Donc vous avez fait une très bonne réponse. En fait, oui, les Français seront pour qui voter, mais à la fin, dans les tout derniers jours. C'est ça que vous expliquez. Oui, exactement.

Alors, on va dire qu'il y a l'abstention. Non, dans une élection présidentielle, et je ne pense pas que ce soit l'exception cette fois, il y a toujours 80% de participation, ce qui est un bon score. Les dirigeants français disposent-ils de moyens de rétorsion sérieux et crédibles contre leurs homologues russes ? C'est-à-dire, je crois que le but n'est pas de sanctionner M. Poutine ou de sanctionner. Le but, effectivement, est d'apprendre à gérer ce type d'attaques qui, à mon avis, vont se multiplier. C'est-à-dire, je pense qu'il va y avoir d'autres attaques de cet ordre, que ce soit du hacking ou que ce soit des rumeurs, qui vont être lancées avant la présidentielle.

Donc là, effectivement, il reste trois mois, mais je dirais qu'il faudra absolument se préparer. Et ça passe aussi par l'éducation. Je crois que ce qu'on est en train de faire quand on explique aux Français, ne croyez pas tout ce qui sort d'Internet. Ce qu'on fait dans les universités, apprendre à reconnaître un petit peu, si vous voulez. RC, c'est quand même une chaîne qui a dit qu'Hillary Clinton était une Illuminati. Alors, ce sont des choses qui se développent. Nous, ça nous paraît invraisemblable, mais ça se développe dans une partie du net. Donc, je crois qu'il y a un gros, gros travail à faire. Parce que sinon, qu'est-ce que vous voulez sanctionner, M.

Poutine, plus qu'il ne l'est actuellement ? Je veux dire, c'est pas... Et pourquoi, nous, on se gênerait pour dénoncer Poutine sur Internet russe ? Est-ce possible ? Je crois qu'on ne se gêne pas beaucoup. Ah non, tout, tout. On ne se gêne pas beaucoup. C'est-à-dire qu'on ne se gêne pas beaucoup. Il y a des tas de gens qui dénoncent Poutine. Sur Internet russe ? Non, sur Internet, si les gens veulent lire Internet, ils peuvent. Enfin, je veux dire, il y a une liberté d'expression chez nous. En France ? On découvre, enfin, je veux dire... La question, c'est sur l'Internet russe. Vous savez... Est-ce que nos commentaires à nous, nos informations à nous, peuvent interférer dans le...

Vous savez qu'en Russie, des gens sont condamnés à des peines de détention et de camp pour avoir simplement reposté certaines informations, touchant notamment, par exemple, à l'Ukraine. Je pense qu'il y a quand même une différence.

5:18
Présentateur

On parle maintenant de la démocrature. Vous savez, une démocratie dont on affaiblit quand même les défenses. Et si la Russie n'est pas une dictature, mais c'est quand même pas exactement un pays de liberté.

5:26
Invité

Non. La Russie est-elle, en fait, une amie ou une ennemie de la France ? Dominique Merchet. Ni l'un ni l'autre. C'est un grand pays qui n'est pas très loin de chez nous, en fait, qui a des intérêts convergents, parfois, divergents, parfois. On voit, sur des dossiers, on a été alliés. Par exemple, sur le nucléaire iranien, on était du même côté pour essayer. Il y a des tas de choses. La France soutient même un peu l'initiative aujourd'hui de la Russie en Syrie pour essayer de dire... On dit, bon, laissons les faire, quoi. Essayons de voir s'ils trouvent une solution. Sur d'autres dossiers, on est en opposition. Voilà. Je pense qu'il ne faut pas raisonner en termes amis et ennemis, bon, mal.

Ils sont là. Il va falloir faire avec comme ils sont. Comme disait le général Legault, les choses étant ce qu'elles sont, la Russie étant ce qu'elle est, il va falloir faire avec, quoi. On n'a pas le choix. Il faut toujours désigner un coupable. Quand ce n'est pas la presse ou les médias, c'est la Russie. La paranoïa règne-t-elle en maître ? Non, il ne faut pas exagérer. Ce n'est pas de la paranoïa sur Emmanuel Macron ? Non. Non, ben non. Bon, ça existe. On en parle. Il y a beaucoup d'autres sujets. Je ne pense pas. Moi, je ne pense pas que la Russie soit une ennemie. Si c'était une ennemie, je vais vous dire, ce qui s'est passé quand même il y a quelques mois, l'annexion de la Crimée. Oui.

Souvenez-vous comment le monde s'était mis en branle quand Saddam Hussein était allé du côté du Koweït. C'était quasiment la troisième guerre mondiale qui s'annonçait. Et d'ailleurs, il y avait du monde sur place. Là, ben, M. Poutine, il rentre en Crimée, il est chez lui, personne ne dit rien. Il a l'armatomique. C'est ça. Pourquoi Mélenchon n'est-il pas soutenu par Poutine ? Vous en avez dit un mot tout à l'heure de Jean-Luc Mélenchon ? Il le soutient pleinement. Je veux dire, on ne sait pas s'il n'est pas soutenu. M. Mélenchon soutient pleinement M. Poutine dans tout ce qu'il fait, que ce soit pour les histoires ukrainiennes, justement, sur la Crimée, que ce soit pour la Syrie.

Je dirais, on a un petit peu moins enquêté, je dirais, sur certains points et certaines liaisons. Mais M. Mélenchon est un pro-Poutine, incontestablement. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h15. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.