Pacte Méditerranée : audition de la Commissaire européenne
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 19 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est la plus-value du pacte pour la Méditerranée face aux accords d'association existants ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Où en est la mise en œuvre concrète du pacte 7 mois après sa présentation ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment l'UE peut-elle innover juridiquement dans le dossier proche-oriental malgré les divergences des États membres ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quel bilan pour les efforts de réunification de Chypre un an après la désignation d'un envoyé spécial ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les risques de débordement de la guerre en Ukraine en Méditerranée sont-ils réels ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle place pour les femmes dans le pilier 'personnes' du pacte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Commissaire européenneChiffre
« Il y a 8 millions de femmes européennes qui ne font pas partie du marché d'emploi. »
- 2:00Fait
« Nous pouvons suspendre l'accord mais on a besoin d'unanimité. »
- 3:00Chiffre
« La coopération bilatérale avec l'Israël est suspendue. C'est seulement 40 millions d'euros. »
- 4:00Chiffre
« nous parlons de 3 milliards d'euros de taxes qui sont retenus, d'impôts qui sont retenus. »
- 5:00Chiffre
« Nous investissons beaucoup dans le sauvetage. J'étais en fait en Tunisie, j'ai nous avons fait un don de deux bateaux de sauvetage. »
- 11:00Chiffre
« 450 milliards d'Européens et 320 milliards d'Américains millions pardon millions millions ne comment ça se fait que nous ne pouvons pas défendre 40 ou 50 millions d'Ukrainiens »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées, cher Cédric Périn, cher Cédric, madame la commissaire européenne, mes chers collègues, nous recevons ce matin madame Doubrafka Sitchard, commissaire européenne à la Méditerranée dans un format qui rassemble la Commission des affaires européennes et la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Je rappelle que cette audition est captée et diffusée sur le site internet du Sénat et sur les réseaux sociaux et ça va bien nous servir ce matin puisque la séance a terminé hier soir très tard à 2h du matin et beaucoup de commissaires en particulier de la Commission des affaires européennes y étaient présents et je pense qu'ils nous regardent ou nous rejoindront. Madame la commissaire européenne, il s'agit de votre second mandat de commissaire puisque vous occupiez de 2019 à 2024 les fonctions de vice-présidente de la Commission européenne en charge de la démocratie et de la démographie, ce qui vous avait en particulier conduit à superviser pour la Commission européenne le déroulement des travaux de la conférence sur l'avenir de l'Europe au sein de laquelle j'avais représenté le Sénat avec ma collègue Giselle Jourda et c'est à cette occasion que j'avais fait votre connaissance.
Vous avez également été auparavant maire de Dubrovnic, membre du Parlement croate et membre du Parlement européen au titre de la Croatie. Depuis le 1er décembre 2024, vous occupez les fonctions de Commiss européenne à la Méditerranée. Ce portefeuille est une nouveauté et il nous paraît important que vous puissiez nous décrire les axes de votre action dans une zone qui suscite évidemment une attention toute particulière de la part de la France et plus que jamais en ce moment.
J'ai moi-même présidé avec mon homologue de l'Assemblée nationale la réunion des représentants des Commissions des affaires européennes des Parlements Rivrin de la Méditerranée lors de la dernière COSAC. Nous avons en effet pris l'habitude de nous réunir dans ce format et nous vous avions collectivement interpellé sur la préparation du pacte pour la Méditerranée qui est l'un de vos dossiers phare. Vous nous aviez répondu début décembre et j'y reviendrai.
Je veux souligner devant vous l'importance nouvelle de ce format d'échange entre les Commissions des affaires européennes à l'occasion de chaque COSAC et notre détermination collective a mené un travail de suivi du pacte que vous avez présenté avec la haute représentante Kaya Kalas. Sur le fond, la Commission des affaires européennes l'a analysé sous le contrôle de nos rapporteurs Pascal Alizard et Giselle Jourdain. Ils ont salué la démarche de ce pacte qui s'inscrit dans la continuité du processus de Barcelone de 1995 et de l'agenda pour la Méditerranée adopté en 2021 mais qui témoigne d'un changement d'approche de l'Union européenne vis-à-vis des pays de la rive sud de la Méditerranée.
Je souhaiterais que vous puissiez notamment préciser l'articulation entre ce pacte qui comprend 17 initiatives déclinées en une centaine d'action concrète et les accords d'association conclus par l'Union européenne avec cet état de la Méditerranée. En clair, quelle est sa réelle plus-value dans les différents domaines couverts ? Je pense notamment à l'initiative TIMED en matière d'énergie renouvelable et à l'initiative sur les transports durable 7 mois après sa présentation et 6 mois après l'adoption des conclusions du conseil, où en est-on concrètement de sa mise en œuvre ?
Je souhaiterais également que vous précisiez le lien entre ce pacte et les enjeux migratoires au regard à la fois de la mise en œuvre du pacte sur la migration et l'asile que nous étudions hier soir en en séance, je je vous l'ai dit, et de l'extension programmée du programme Erasmus Plus au pays de la Méditerranée. Nos rapporteurs avaient par ailleurs deux points d'attention concernant la gouvernance de la mise en œuvre du pacte qui doit à nos yeux rester dans les mains des Étatsmembres et donc du Conseil, mais aussi concernant son financement en particulier son articulation avec le programme Global Europe. Enfin, dans la lettre que nous vous avions adressée au début du mois de décembre 2025, vous évoquiez explicitement la possibilité d'élargir le champ des pays couverts par ce pacte au fil du temps.
Quels sont vos objectifs et votre stratégie en la matière ? Et je cède maintenant la parole à Cédric Perin. Monsieur le président, cher Jean-François, merci beaucoup.
Madame la commissaire européenne, mes chers collègues, donc je me joins au président Rapin pour dire le plaisir que nous avons de recevoir conjointement avec nos collègues des affaires européennes, madame Dubka Cassa, commissaire européen à la Méditerranée et madame la commissaire européen, soyez à nouveau la bienvenue au Sénat et j'en profite pour vous souhaiter un bon anniversaire et quelques heures de retard. Le champ de compétence de notre commission me conduit à vous interroger d'abord sur le dossier proche-oriental. C'est sans doute l'un de ceux où où la politique extérieure de l'Union est la plus difficile à à mener.
Les positions des Étatsmembres dépendent de variables géographique, historique et politique intérieur qui qui leur sont propres. Et l'action collective est donc par avance condamnée à la critique des uns et des autres. Elle est à plus forte raison lorsqu'elle prétend innover sur le plan juridique.
Et ainsi, votre participation à la première réunion du Board of Peace voulu par le président Trump a soulevé de nombreux problèmes. Celui de la légitimité de l'institution trumpienne bien sûr, mais aussi celui du statut de l'Union dans cet organe. Est-elle membre observateur ou non ?
C'est une question. Et et celui des pouvoirs de la commission en matière de politique étrangère. La France n'est pas le seul Étatmembre à s'être ému.
Sans doute, voudrez-vous nous expliquer ce choix et plus largement nous présenter le rôle de l'Union européenne dans la recherche de la désescalade au Prochrient sur l'ensemble des fronts. Nous sommes naturellement très préoccupés par l'aggravation continue de la situation, le terrible bilan humain et la difficulté à entrevoir une amélioration dans un avenir proche. Cette audition est l'occasion d'avoir votre retour d'expérience sur la fabrique de la diplomatie européenne.
Le poste de commissaire à la Méditerranée de plein exercice est une création récente. Comment travaillez-vous avec vos collègues commissaires à l'élargissement ainsi qu'avec la autre représentante Calas qui semble certes porter ses regards et son attention plus vers l'est que vers le sud. Vous nous direz sans doute aussi un mot des dossiers d'actualité.
Par exemple les efforts de soutien à la réunification de Chypre. Un envoyé spécial a été désigné en mai 25 et placé sous l'autorité de la présidente de la commission. Et un an après, quel est le quel bilan peut-on faire de ces travaux ?
J'évoquerai pour ma part un dernier point au risque que cela nous éloigne de vos attributions actuelles. Je souhaiterais encore savoir comment vous percevez les risques de débordement de la guerre en Ukraine dans le théâtre méditerranéen. En décembre 2025, l'Ukraine a pour la première fois attaqué un pétrolier de la flotte fantôme russe en Méditerranée et de telles attaques ont été répétées au premier trimestre 2026.
Pensez-vous que ce conflit puisse avoir un effet déstabilisateur direct en Méditerranée ? Voilà quelquesunes des questions. Je vous laisse évidemment la parole pour répondre et puis ensuite nous aurons peut-être l'occasion de quelques questions de nos collègues.
Merci beaucoup en tout cas. Bonjour madame, monsieur le député, [grognement] j'ai entendu beaucoup de questions. Donc je vais d'abord faire un discours d'introduction et ensuite nous allons en fait voir vos questions en détail.
Tout d'abord, je vous je tiens à vous remercier sincèrement de m'avoir invité. C'est un honneur de m'adresser à vous aujourd'hui et je vous remercie de cette invitation. D'autant plus que la France est un défenseur infétillable d'une Europe forte, œuvrant pour la paix et la prospérité dans le monde entier et en particulier au Moyen-Orient, la région dont j'ai la responsabilité au sein de la Commission européenne.
Nous sommes confrontés à des sé obstacles dans la poursuite de cet objectif. La situation Moyen Orient est extrêmement incertaine et celui donc nous sommes tous préoccupés par cette situation en Iran. Le cess et le feu semble tenir mais il reste extrêmement fragile comme vous le savez.
Les conséquences de ce conflit notamment la fermeture du D3 d'Ormuse se font déjà profondément senti par les citoyens européens et par les populations du monde entier aux stations de service dans un premier temps sur la facture d'électricité à l'épicerie et cela ne fait que renforcer une réalité. Lorsque le voisinage de l'Europe est en proie à l'instabilité, l'Union européenne on souffre également. C'est quelque chose qui a été euh expliqué.
C'est vraiment à cause de ça. Le président Vline voulait montrer que nous soulignions et c'était en fait avant même que cela s'est produit en Iran et donc c'était la deuxième moitié. Elle a décidé de créer ce nouveau portefeuille pour la Méditerrannie. seulement pas le Moyen-Orient et euh le l'Afrique du Nord, mais il y a aussi les pays du Golfe, même si ce n'est pas officiellement médité, mais nous ne pouvons pas en fait parler de la prospérité, la sécurité sans intégrer les PA du Golfe.
Donc le le sud est très important et la France a des intérêts. [grognement] Donc nous sommes tous d'accord que le Moyen-Orient est vraiment crucial pour la sécurité européenne et je souhaite remercier le gouvernement français pour son leadership dans la région en tant que médiateur et un partenaire responsable. Il ne peut y avoir de stabilité sans une paix juste et durable, nous le savons tous.
Et il n'y a pas de paix juste et durable sans le respect des frontières politiques. Défendre nos principes et défendre un ordre mondial fondé sur le droit international et des droits de l'homme est tout à fait dans notre intérêt et comme je vous ai déjà dit dans l'intérêt de la paix, de la stabilité et de la prospérité. Cela signifie soutenir Israël lorsqu'il est attaqué.
Mais je tiens ici à condamner clairement les horribles attaques du Hamas du 7 octobre. De nombreux citoyens ont perdu la vie depuis ce terrible conflit. Donc l'UE a pris des sanctions à l'encontre des forces extrémistes responsables de cette guerre.
Nous nous opposons également euh aux actions unilatérales d'Israël, en particulier à l'extension des colonies en Jordanie. ainsi qu'à la violence intolérable qui on décou la la décision prise la semaine dernière par le conseil des affaires étrangères d'aller de l'avant avec des sanctions contre les des colons violents est un signal important européen mais nous devons garder l'esprit que les signaux seuls ne suffiront pas nous avons besoin de résultat nous soutenons l'autorité palestinienne et la mise en œuvre de son programme de réforme. L'Union européenne est en fait le plus grand donateur euh de l'autorité palestinienne.
Vous vous le savez que nous avons mis en place un programme de soutien de 1,6 milliards d'euros euh sur 2 ans en leur faveur et nous constatons certains résultats positifs dans les circonstances exceptionnellement difficiles. Nous allons évaluer les progrès lors de la prochaine réunion du groupe des donateurs pour la Palestine prévu le 13 juillet. Ce sera également l'occasion d'entamer des discussions sur euh l'avenir sur la future gouvernance de Gaza et en particulier la coordination des efforts de relance rapide pour les citoyens palestiniens.
Mais pour y parvenir, il faudra également insister davantage auprès d'Israël pour qu'il débloque les recettes de douanes destinées à l'autorité palestinienne et prolonge la dérogation relative au service de correspondance bancaire. Il nous doit plus de 3 milliards d'euros car les besoins sur le terrain sont immenses. Not notre argent ne suffit pas mais nous sommes le plus grand donateur ou bailleur de fond et en ce moment ils ont vécu seulement parce que nous sommes les seuls donateurs.
Et je dois dire que nous nous souhaitons également être des acteurs, non seulement les payeurs et cela est très difficile. En collaboration avec la Banque mondiale et les Nations Unies, nous venons de publier la dernière évaluation rapide des besoins liés aux dégâts à Gaza. Les besoins en matière de relèvement et de reconstruction sont estimés à plus de 60 milliards de dollars.
Donc juste pour que vous le sachiez. Euh j'ai également eu l'occasion de constater ces besoins de mes propres yeux la semaine dernière lors d'une récente visite virtuelle dans une école de l'UNICEF à Gaza. Donc nous avons organisé une visite virtuelle et nous avons vu que l'UNICEF fait un très bon travail et mais ils ont besoin davantage de soutien et nous ne pouvons pas être le seul à soutenir euh les autorités palestiniennes de façon tout seul.
J'ai également eu l'occasion de parler à trois élèves, deux garçons et une fille. Et c'était très intéressant ce qu'ils ont dit. Il y en a un qui a parlé en anglais de nom.
Donc je lui ai demandé comment ça se fait que vous parlez l'anglais. J'ai parlé en fait j'ai appris l'anglais euh à l'école. Donc c'était une école qui a été créée sous forme d'une tente.
Donc le travail de l'UNICEF est très important et ce travail doit continuer avec notre soutien avec l'aide humanitaire lui mobilise déjà une réponse de crise à court terme pour le déminage et le déblimement des décombres. C'est ce qu'ils font. Tout comme nous préparons un premier programme de relance rapide.
Toutefois, pour que ces initiatives puissent être mises en œuvre, nous avons besoin d'accès meilleur et durable à la bande de Gaza. Donc juste pour vous donner une idée sur cette question, vous savez qu'il y a un envoi spécial Nicolas, il y a un nouveau comité national mais ils n'ont pas pu accéder à Gaza. Ils sont au jeur ai dit, vous pouvez aussi être à Bruxelles, c ça ne change rien mais nous avons un problème d'accès. qu'il faut vraiment euh avoir cet accès et ce n'est pas le cas pour le moment.
La situation politique reste extrêmement fragile. Les négociations visant à poursuivre le désarmement du ha semble point être au point mort. Et donc comment rentrer dans la deuxème phase du plan, c'est la clé.
Mais euh la situation euh est bloquée. Donc nous devons travailler ensemble pour faire avancer ce dossier euh fort euh de notre engagement à soutenir la mise en œuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations- Unies sur le plan de pays pour Gaza. La crise au Liban est extrêmement préoccupante.
Là aussi, l'impact sur les civils est considérable. Comme vous le savez, plus d'un million de personnes sont déplacées à l'heure actuelle et c'est vraiment absurde. C'est plus sûr en fait en série qu'au Liban.
C'est donc nous parlons euh de des retours mais maintenant les gens ont commencé euh les gens se sentent en plus en sécurité euh en Syrie qu'en Liban [grognement] et les et malgré tous les efforts des forces armées libanaises en collaboration avec la fin, la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban sont menacés non seulement par les actions illégale du esbola contre Israël qui sape le monopole de la force de l'État mais aussi par le rose d'Israël. Permettez-moi de saisir cette occasion pour exprimer mes condolances pour la perte de soldats de la paix français et indonisien dans le sud du Liban. L'Union européenne a répondu au besoins d'urgence du Liban pour une aide humanitaire et un soutien à la réponse d'une urgence menée par le gouvernement.
Et nous sommes reconnaissants du soutien de la France qui a contribué de manière significative aux 25 millions d'euros de l'initiative Team Europe pour la reconstruction des zones touchées par le conflit. Nous nous réjouissons de travailler à sa mise en œuvre en collaboration avec l'Agence française de développement. Cela ceci s'ajoute à notre offre de négocier un partenariat stratégique et global.
Donc essayez de comprendre ce que je souhaite vous dire. Quand j'étais là au Liban, avant ce conflit a démarré, nous avons offert un partenariat stratégique et nous et j'étais un peu naïve à l'époque. On a pensé que le Liban pourrait être modèle et ils ont accepté cette offre.
Mais le problème c'est que dans le paysage politique, il y avait il travaillait avec le FMI et ils avaient pas pu en fait trouver un accord et maintenant ils ont renvoyé les élections. Donc il donc le Liban pourrait toujours être le modèle mais on va voir ce qui va se passer après ce conflit. Vous le savez que la situation dramatique auquelle nous assistons dans les régions nous montre deux choses.
Premièrement, notre implication, l'implication européenne est cruciale car personne ne défendra nos intérêts à notre place. Cela est évident, mais je dis que nous sommes des payeurs et non les acteurs. Et il faut que nous devenions les acteurs et c'est ce que j'essaie de faire.
Et deuxièmement, l'impact de l'Union européenne est maximal lorsque nous travaillons main dans la main avec nos partenaires de la région, mais nous avons besoin d'une position unifiée. La situation s'améliore pour au conseil mais et si on peut on sera plus uni à l'avenir. que telle est la logique fondamentale qui sousentend le pacte pour la Méditerranée.
Il s'agit de travailler avec nos partenaires d'Afrique du Nord au Moyen-Orient et nous sommes en train de construire des partenariats solides fondés sur la confiance mutuelle et la responsabilité partagée. Nous avons également un accord stratégique avec la Tunisie, avec la Jordanie, avec l'Égypte et maintenant nous sommes en train d'approfondir le l'accord avec le Maroc. Nous allons signer euh ce pacte et nous avons offert cela au Liban mais pour le moment euh les conditions ne sont pas propices.
Nous allons aussi rentrer de façon bilatérale. Nous avons démarré des négociations avec les Émirats, avec le Qatar [grognement] et nous avons également offert le pacte au à l'Arabie Saoudite, mais la situation interne est très complexe. Nous souhaitons lancer les négociations mais ils ont ils sont intéressés et nous allons en fait un partenariat bilatéral avec tous les pays golf avec les six pays du golf.
Ils ont les en fait les accords bilatéraux sont importants parce que les pays ont des différents euh intérêts. Vous donc vous savez beaucoup de choses sur le pacte mais il y a trois piliers importants. D'abord les personnes, nous développons des inatives qui favorisent les compétences et les contacts entre les peuples. approchons ainsi nos sociétés et c'est là que s'inscrivent des initiatives telles que l'université méditerranée inspirée de l'initiative des universités européennes.
Nous allons pas construire de nouvelles politiques, il s'agit de créer un réseau des universités méditerranées de Beouh à Alexandrie à Fè à Barcelone à Marseille autour de la Méditerranée en Naples. Donc nous souhaitons vraiment créer un réseau d'université et et il s'agit pas de de la culture de la religion de l'histoire. Oui, nous devons connaître tout cela mais c'est la formation professionnelle.
Nous avons besoin de jeunes. Vous savez quelle est la situation démographique. Donc nous avons besoin des jeunes qui sont compétents, qui sont adaptés aux euh emplois d'avenir, donc la robotique, les emplois verts, l'intelligence artificielle.
C'est pour ça que nous souhaitons créer ce réseau et nous souhaitons [grognement] mettre l'accent sur la formation technique et professionnelle. Nous avons également une pénurie de main d'œuvre en Europe et vous savez que la priorité de cette commission est de renforcer la compétitivité. Euh s'il n'y a pas de capital humain, nous ne pouvons pas être compétitif.
Donc il faut vraiment euh que ça soit légal et il faut que ce soit pérenne. Donc c'est donc nous avons vraiment besoin de soutenir l'innovation en permettant aux personnes des deux rives de la Méditerranée d'acquérir les compétences dont nos économies ont besoin. La deuxième mot c'est l'économie, c'est l'énergie mais aussi d'autres économies.
Nous sommes en train de développer des initiatives qui renforcent le commerce et les investissements ainsi créons des opportunités de de profit pour nos entreprises. C'est quelque chose euh qui est très important. Donc nous souhaitons vraiment euh que les entreprises européennes investissent dans sa partie du monde, mais personne va investir son capital si euh ce n'est pas sûr.
C'est pour ça que nous devons vraiment développer la démocratie, les droits de l'homme, l'état de droit, la liberté. Donc tout est contenu dans ce package. Donc il devrait y avoir des capitaux mais il faut qu'il y ait de la sécurité.
Donc il a bien sûr nos systèmes le soutiennent mais j'en parlerai. Euh donc tout n pas trop fait au détriment de nos voisins, mais au contraire avec nos voisins. [raclement de gorge] Et nous avons ici l'initiative TIMED, euh l'initiative euh qui se donc le transméditerran sur les énergies renouvelables et les technologies propres qui se concentrent sur l'énergie et les projets d'énergie renouvelable dans Méditerran d'année du Sud qui sont beaucoup moins chers à produire là-bas de 30 à 40 % qu'en Europe.
Nous avons besoin d'interconnecteur ensuite pour apporter cette énergie en Europe. Autrement, ce sera très cher. Donc nous avons besoin de toutes sortes d'infrastructure mais nous en reparlerons.
Cette initiative et notre relation avec nos partenaires est essentielle pour permettre à l'Europe d'être indépendant d'un point de vue énergétique parce que nous voulons nous débarrasser des des énergies fossibles. Nous ne voulons pas utiliser l'énergie de russe, celle de Poutine. Donc c'est comme ça que nous pouvons compenser cette perte.
Et en même temps, nous sommes en train de décarboniser la région, la Méditerranée. Nous créons de nouveaux emplois dans le voisinage sud et nous invitons les entreprises à travailler, à faire des profits dans la région. Donc nous avons beaucoup d'avantages ici et ce n'est pas quelque chose qui va se passer sur le court terme mais à moyen à long terme nous pouvons en profiter.
C'est notre nouvelle philosophie autour de la Méditerranée. Donc comme je l'ai dit, nous avons également la compétitivité pour les entreprises européennes et les entreprises françaises en particulier. Beaucoup d'entre elles sont déjà présentes de dans la région et elles ne peuvent que profiter de ces nouvelles opportunités d'investir dans une énergie peu cher.
Il ne s'agit pas que de d'énergie, il y a également des questions d'infrastructure. Par exemple au CER, des infrastructures ont été construites par des entreprises européennes. Donc nous avons des projets sur place.
Nous travaillons pour attirer des investissements de grande échelle dans la région, de la connectivité à l'infrastructure énergétique en passant par les échanges maritimes et tous doivent être alignés avec nos priorités stratégiques européennes et avec vos nos normes, ce qui n'est pas simple et c'est quelque chose sur quoi nous devons travailler. Donc j'essaie de promouvoir ce message ici et partout ailleurs. Le troisème pilier encore une fois est celui de la sécurité, de la préparation, de la résilience et de la gestion de la migration.
Vous savez très bien à quel point notre relation avec nos partenaires est importante si nous voulons réussir à limiter la migration incontrôlée illégale. Nous avons parlé du pacte sur la migration et l'asile qui devrait être en vigueur au début du mois de juin et ce pacte porte sur la dimension externe de la migration. Nous avons proposé des initiatives pour travailler avec nos partenaires dans ce domaine en renforçant des capacités pour leurs agences de le droit d'ang sur toutes les rives de la Méditerranée.
Ce n'est pas facile et il faut lutter contre le trafic de migrants et le crime organisé. Nous renforçons notre soutien et les retours pour les retours volontaires de migrants vers le pays d'origine. Nous vous savez que nous ne euh sommes pas euh c'est très fois pour les retours, seul 20 % des migrants illégaux retournent dans leur pays.
Donc j'espère que ce nouveau pacte nous aidera sur ce point puisqu'il s'agit d'une question de solidarité entre nos pays. Donc ces initiatives travaillent de paire avec tous nos efforts pour avoir des voies plus légales pour les pays européens pour répondre aux besoins du marché. Vous savez, nous avons mis en place des partenariats de talent que nous signons avec différents pays, avec l'Égypte, le Maroc et la Jordanie.
Nous avons ces partenariats des talents. Il s'agit de voix légal permettant aux personnes de venir en Europe. Mais nous ne voulons pas créer une fuite de cerveau non plus.
Nous voulons pas prendre tous leurs médecins et leurs ingénieurs et créer des problèmes chez eux. C'est pourquoi ce sont des partenariats des talents. Donc nous devons faire un trouver un équilibre entre cette fuite de cerveau et nos besoins ici en Europe sur notre marché.
Donc toutes les efforts l'initiative du pacte sont fonctionnent en tandem avec notre diplomatie, notre travail bilatéral avec nos partenaires. Donc il est important pour nous de rassembler nos forces dans ces initiatives et nous avons l'Algérie il y a de semaines, j'ai travaillé pour essayer de mettre en place un meilleur climat pour les entreprises européennes. On m'a informé que le ministre de la justice a visité l'Algérie.
Donc cela signifie que nous essayons d'améliorer leur relation avec l'Algérie. La France le fait également. Nous avons signé un mémorandum d'accord sur les énergies renouvelables avec la Tunisie en 2023 comme vous le savez et ce n'est pas facile avec ce pays en ce qui concerne l'état de droit et les droits humains.
Nous sommes en train de négocier un partenaire stratégique et global approfondi avec le Maroc pour pas travailler sur les questions de sécurité, migration, échange et connectivité et nous investissons beaucoup en Syrie. En fait, nous voulons améliorer la stabilité et assurer la paix. Il y a une dizaine de jours, nous avons eu une un dialogue politique de haut niveau, très réussi avec le gouvernement syrien à Bruxelles.
Je pourrais y revenir plus tard. Il ne faut bien évidemment pas oublier les pays du golf. Comme je l'ai déjà dit, euh la situation nous offre une occasion unique de renforcer nos partenariats dans la région.
Comme je l'ai dit, nous chers envisageant des accords euh de stratégique, des accords de libre échange avec nos partenaires, mais nous voulons travailler avec nos six partenaires. Nous cherchons également à développer des coopérations triangulaires entre l'Union européenne, l'Afrique du Nord, le moyen le proche-orien et le golf. Nous savons que pour l'instant pour les pays du golf, il est ces pays sont très préoccupés par leur situation.
Donc pour l'instant, nous ne pouvons pas penser à la prospérité au Moyen parce qu'ils veulent investir en Syrie. Certes, mais pour le moment la paix est vraiment le sujet le plus important. Pour le marché européen, il y a environ 600 millions de personnes.
Donc c'est un énorme opportunité pour nos pays, nos entreprises, notre nos populations. Et c'est également une opportunité lorsque l'on pense à des initiatives comme l'IMEC, le corridor économiquein de Moyen-Orient Europe. Il s'agit d'initiative très importante également.
Et je souhaite vraiment saluer l'engagement de la France qui soutient cette voie. J'étais à Paris l'année dernière lorsque le président Macron a organisé une réunion sur l'IMEC et vraiment je souhaitais saluer le fait que vous ayez désigné un envoyé spécial Gérard Mestral pour aider à ce projet. Donc le pacte et la diplomatie européenne travaillent ensemble et je souhaite vous remercier pour votre participation, votre engagement dans la préparation de ce pacte parce que nous avons eu de larges processus de consultation.
Donc votre rôle était essentiel mais ce pacte est également accompagné d'un plan d'action. Vous nous avez demandé quel était l'état de donc de la situation. Vous avez mentionné le l'agenda pour la Méditerranée.
Vous avez mentionné le processus de Barcelone. Tout ça notre travail s'appuie sur ces éléments. Notre PAC n'est pas simplement un document supplémentaire.
Ce n'est pas mon objectif. Ce n'est pas l'objectif de la commission. Donc nous voulons créer un pact réel avec les personnes dans Méditerranée.
Ce n'est pas simplement un papier et c'est pourquoi il est accompagné d'un plan d'action. Nous avons adopté le plan d'action il y a quelques mois. Je n'ai pas la date en tête mais nous l'avons adopté et ça c'est la première version.
La deuxième version de son plan d'action sera établie d'ici la fin d'année. Donc, j'invite à cette occasion la France et tous les autres pays à proposer des projets puisque si ces projets sont adoptés et s'il sont ajoutés à la liste du plans d'action, cela signifie que il sera plus facile d'avoir un financement que ce soit par la Banque européenne de développement ou d'autres banques. Donc, tout cela peut être inclus dans le pact.
Et un dernier message pour cette intervention introductive. Nous voyons l'échelle de la crise. Nous voyons les dommages qui sont provoqués lorsque des acteurs choisissent d'autres voies que celles que nous suivions, à savoir une voix qui suit les 3D, la desescalades de la diplomatie et le dialogue.
Malheureusement, certains partenaires choisissent d'autres voix. Nous voyons également qu'il est important de garder cette approche. Notre coopération avec la Méditerranée n'a jamais été plus pertinente qu'aujourd'hui.
Mais nous ne devons pas ralentir ce travail. Cela signifie que nous avons besoin de ressources au-delà de 2027. Donc lorsqu'on parle de MFF justement, il ne faut pas souffrir les conséquences de l'inaction.
Ces conséquences ne nous permettront pas de défendre les interens. Nos concurrents ne doivent pas avoir la possibilité de combler ces lacunes en promouvant leur intérêt. Je parle ici de la Chine, de la Russie et d'autres.
Nous voulons conserver des des relations avec eux, mais nous voulons être sur place. Nous voulons être puissants. Nous serons puissants si nous sommes unis.
Donc ce que je demande c'est votre soutien pour un budget à long terme, le nouveau budget à long terme. Vous savez qu'il y a une nouvelle architecture pour ce cadre multilatéral. Il y a trois parties.
Tout d'abord, la l'Europe mondiale, Global Europe. Il s'agit d'un instrument très important pour le pour Orion, Afrique du Nord et le golf. Euh président Vlen voulait vraiment montrer que nous ne sommes pas simplement en train de parler.
Donc cela signifie que mon budget euh pour notre service qui est également nouveau en dépend et c'était de 20 milliards. À présent, nous proposons de le multiplier par de passer à 40 milliards pour montrer que vraiment nous voulons être présents dans la région. Mais ce qui est difficile, c'est que cette somme n'est pas suffisante.
Il faut de 70 milliards ne serait-ce que juste pour Gaza. Donc cela signifie que chaque euro de d'argent public pourrait être multiplié par 5 s'il est utilisé si nous utilisons correctement nos systèmes bancaires, si nous mélangeons différents instruments financiers. Et c'est cela notre objectif au bout du compte parce que cet argent n'est pas suffisant.
L'argent des contribuables n'est pas suffisant. Donc voilà quelques mots pour vous présenter la situation. Nous avons quelque chose de beaucoup plus concret que avant lorsque l'on parlait de l'agenda pour la Méditerrannée ou du processus de Barcelone.
Et bien sûr, nous soutenons l'Union pour la Méditerranée. C'est un partenaire de mais en très important. Nous voulons les soutenir.
Pour l'instant, ils ont une crise de gouvernance. Nous allons essayer de les les aider à la résoudre, ce qui n'est pas facile. Et pour ce qui est la gouvernance du pacte, pour conclure, pour ce qui est de la gouvernance donc du pacte, vous savez, il y avait une proposition que deux fois par an, le conseil des affaires étrangères examine l'état du pacte.
Donc, les ministères, les ministres plutôt seraient impliqués. Et ensuite, il y a un deuxième niveau de gouvernance, des réunions de haut fonctionnaires qui se réunionaient une fois de temps en temps. Donc la gouvernance est décidé donc nous avons ces discussions, nous serons présents en tant que commission et il nous faudra montrer ce que nous faisons.
Donc c'est quelque chose de très important et c'est différent par rapport aux initiatives passées. Donc voilà, merci beaucoup. J'ai pris un petit peu plus de temps que prévu mais je voulais vraiment me donner des explications parce que vous avez posé beaucoup de questions et je vais essayer d'entrer dans plus de détails par la suite.
Merci. Merci madame la commissaire. Merci pour ses propos.
Je je veux juste prendre la parole quelques secondes pour vous remercier. En fait, j'aimerais vous vous remercier pour les mots que vous avez eu pour nos soldats tristement disparu dans le cadre de l'opération d'finu et également pour les soldats indonésiens. Et je voudrais remercier d'autant plus que nous n'avons reçu aucune marque de soutien ni aucun mot de l'ONU alors même qu'ils étaient en mission pour l'ONU. et je pense que c'est extrêmement dommage et je voudrais voilà vous remercier pour les mots que vous avez eu.
C'est important dans le cadre de la mission qu'ils opéraient dans le cadre de l'ONU au Liban. Euh je crois que nous je vais laisser Jean-François pour la distribution des paroles. Moi, j'ai Catherine Dumain.
Mais si tu en as d'autres Oui. Oui. Oui.
Et peut-être pour réagir madame la commissaire à à vos propos, vous avez évoqué en en toute fin de propos la question budgétaire et la question du MFF. pour nous c'est cadre financier pluriannuel et on sait très bien que budgétairement on est à la croisée des chemins aujourd'hui. C'est un sujet qu'on évoque quasiment au quotidien dans notre dans notre commission parce qu'on sait très bien que la contribution des États-membres et son augmentation ne peuvent pas suffire à alimenter le budget européen parce que on va déchaîner les déchaîner les foules dans nos États dans la mesure où les budgets sont de plus en plus difficiles à boucler, les les déficits de plus en plus difficiles à à combler Et et donc si vraiment moi je suis président de cette commission depuis presque 6 ans maintenant, ça fait 6 ans que j'entends parler et je pense qu'on en parlait déjà avant des ressources propres de l'Union européenne.
Et si on avance pas réellement sur ce sujet, on va aller dans le mur et je le je le dis en toute sincérité et pour avoir les échanges que vous avez aussi, je le sais, nous en interparlementaire avec nos collègues. Donc il y a vraiment votre budget bien sûr est important, on l'entend dans vos propos mais si on veut continuer à alimenter ce type de budget, il est clair qu'il faudra trouver des moyens de financement qui soient différents que la contribution unique des Étatsmembres parce que ça va créer des enjeux, ça crée aujourd'hui déjà des enjeux de politique politicienne très importants au sein de nos États. Voilà ce que ce que je souhaitais dire.
Peut-être réagirez-vous dans dans dans la suite. Alors, tu tu veux commencer par Catherine ? Honur aux dames.
On on prend on prend par deux ou trois questions si si vous le voulez. D'accord. Bon ben prenez les affaires étrangères, on prendra les affaires euros après.
Merci madame. Merci monsieur le président. Merci madame la commissaire pour euh la présentation de ce pacte.
Je voudrais juste dire un mot avant de poser une question plus directe sur l'IMEC. Euh vous avez parlé de du projet de corridor euh de son importance et de l'enjeu géopolitique avec ce corridor. Je dois vous dire que notre commission s'est rendue en Inde l'an dernier et euh on a beaucoup travaillé sur ce sujet et on a mesuré en effet comment euh l'Inde est aussi très demandeuse de la la mise en place de ce corridor depuis la Méditerranée.
Euh ma question va porter sur un autre sujet. Bon, vous nous avez parlé d'une nouvelle vision des relations des pays de l'Union européenne et des pays de la rive sud euh avec un certain nombre de partenariats euh dans lequel dans lesquels l'humain a une grande place. Vous avez parlé des réseaux d'université autour de la Méditerranée, de la formation professionnelle, des droits de l'homme, de la démocratie.
Moi, je voudrais poser une question au sujet des femmes. Les femmes de la Méditerranée euh depuis un cer alors leur situation est bien entendu variable d'un pays à l'autre, mais les femmes de la Méditerranée, elles influencent la société, elles participent aussi à l'économie dans certains pays. Elles permettent de bousculer les mentalités, ce qui est souvent nécessaire et elles ont eu un rôle décisif depuis une quinzaine d'années dans le cadre de cette vague de soulèvement qu'on a observé dans un certain nombre de pays.
Alors, je voudrais savoir dans le cadre de ce pilier consacré à l'humain, quelle place pour les femmes dans cette nouvelle philosophie pour la Méditerranée ? Et puis François Noël buffet. Merci.
Monsieur le président, merci madame la commissaire pour votre intervention. J'ai une question de caractère beaucoup plus général. Euh vous avez évoqué pendant votre propos le fait que l'Europe participait activement et massivement financièrement par les interventions multiples que vous avez décrites évidemment et et qui sont parfaitement utiles, mais que néanmoins restait à déterminer ou à conquérir une forme de poids politique supplémentaire de l'Europe. [grognement] Comment pensez-vous et quelles sont les pistes qui permettraient que effectivement l'Europe prenne une ce poids politique nécessaire dans le concert des nations compte tenu de la situation internationale aujourd'hui pour [grognement] qu'elle soit de ce fait-là respectée parce qu'elle doit l'être dans la défense de ses valeurs mais aussi dans les engagements qu'elle prend dans chacun de ses pays. sur la pertinence politique.
Alors, je le dis tout le temps, nous devons être acteurs et ce n'est pas facile. Si l'on regarde le Moyen-Orient, il se tourne vers les États-Unis en premier lieu et pour nous, ce n'est pas acceptable et en même temps, nous ne pouvons pas arrêter de payer. Donc si vous parlez dans exemple de l'autorité palestinienne, c'est le cas, mais c'est le cas également pour d'autres pays.
On peut parler d'aide de macrofinancière pour l'Égypte, pratiquement 7 milliards d'euros. On peut parler de notre aide à la Jordanie, 1 milliard d'euros. Et c'est la même chose pour le Liban. sans nous, il ne survivrait pas.
Donc il s'agit vraiment d'un problème et on ne peut pas garantir une sécurité euh politique. [raclement de gorge] Nous essayons de le faire et c'est pourquoi nous mettons en place deux nouveaux euh portefeuille qui m'a été donné qui porte surtout dans la Méditerranée. ce soit la pêche, que ce soit le développement, l'éducation, la culture, l'investissement, tout est contenu dans ce portefeuille.
Donc nous essayons vraiment d'améliorer les relations entre les pays avec les pays, notre relation avec eux. Malheureusement, ils ont également leurs propres intérêts. Ils ont des il y a des bases américaines en Jordanie.
Il y a différents intérêts pour chaque pays. Et par exemple, nous avons pour le GCC, nous avons une approche similaire mais pour certaines questions, ils ne sont pas forcément d'accord avec nous, surtout par exemple les Émirats ou d'autres pays. Vous voyez bien leur position politique aujourd'hui.
Donc ce n'est pas facile mais vraiment nous devons insister sur ces points parce que c'est notre voisinage. Ce n'est pas le voisinage des États-Unis. Le président Trin a raison.
Il y a un océan entre nous. Nous sommes la Méditerranée et qui il a il a ce n'est pas une fron quelque chose qui nous sépare, c'est un pont et c'est vrai pour tous les pour la France, l'Italie, l'Espagne mais pour les autres pays également. Et [grognement] je parlais des interconnecteurs plutôt si on ne met pas en place ces interconnecteurs entre la Tunisie et l'Italie, entre la Tunisie et la Grèce, il s'agit de quelque chose qui est envisagé pour l'instant, même s'il y a quelques difficultés avec Chypre.
Donc vraiment nous essayons de faire notre maximum au niveau économique pour trouver cette position et au niveau politique évidemment il y a des conditions. Cet argent n'est pas donné de façon inconditionnelle. C'est très important pour nous.
Nous avons des mécanismes que nous utilisons lorsque nous distribuons cet argent. Donc aucun centime des euh contribuables européens n'est donné sans conditions. Alors pour la Palestine, c'est un peu plus compliqué parce que si on ne donne pas l'argent, cela peut-être plus difficulté.
Ils doivent montrer des réformes. Il y a des difficultés notamment avec les manuels ce que là vous nous voulons qu'ils en changent. Ils ont changé les manuels pour les premières pour les classes les petites classes.
Maintenant, ils doivent changer les manuels pour les classes supérieures. Donc le processus se poursuit, nous le comprenons et nous sommes les seuls à comprendre vraiment ce qui se passe. Donc c'est quelque chose de très compliqué et rien n n'est n fait à court terme malheureusement.
Et je vais revenir à votre question. Mais hier il y a une question à la hautre représentante qu'elle a au parlement et une question m'a été posée également. Quand est-ce que vous allez commencer à rédiger une stratégie pour le Moyen-Orient ?
On peut préparer une stratégie pour le Moyen-Orient, mais la la situation est tellement volatile que je suis tout à fait prête à vous dire, ce n'est pas facile. Il faut voir comment la situation évolue. Elle change quotidiennement à cause de la politique américaine évidemment et à cause des différentes positions.
Donc ce n'est vraiment pas une tâche facile. Nous faisons de notre mieux. et nous n'allons pas les laisser de côté, nous n'allons pas les abandonner.
C'est notre voisinage. Nous avons des intérêts, très honnêtement, nous avons des intérêts mutuels, mais nous essayons vraiment de connecter les les les investisseurs européens, les aider à aller sur place et nous essayons de l'organiser. Pour ce qui est des femmes, alors bien sûr la dimension des femmes se situe dans le premier pilier du pacte.
Tout sur les personnes que ce soit en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, tout porte sur les personnes et vous le savez peut-être je suis également chargé de la démographie. J'ai été vice-présidente pour la démographie ce maintenant, je suis également chargé de la démographie, même si ce n'est pas mentionné dans mon titre. Donc les chiffres démographiques montrent que tout se réduit en Europe et augmente dans ces dans les autres pays.
Vous le savez, la France est peut-être l'un des pays avec les meilleurs chiffres 1,7 enfants par femme. Ici en Italie c'est moins de 1,1. Donc voilà pour vous donner une idée.
Et bien sûr, il y a une question de longévité. Alors, ce n'est pas le comé pour entrer dans ces détails, mais vraiment sans démographie, on ne peut pas préparer nos politiques. Il faut toujours en tenir compte au moment de l'élaboration de nos de nos réglementations.
Et nos réglementations sont nationales ou européennes sont adapté au aux personnes qui vont partir à la retraite à 65 70 ans. Mais maintenant de en moyenne en Europe, on vit 10 ans de plus. Alors peut-être pas en Lituanie, mais en Espagne, c'est le cas.
Et donc, nous vivons plus longtemps. Qu'allons-nous faire durant ces 10 années supplémentaires ? personne n'y pense qui va s'occuper de ces personnes, qui va payer les retraites.
Donc pour moi, c'est une question encore plus importante que la plupart des autres questions nos occupants parce que je ne vais pas être trop pessimiste pour l'instant mais les prévisions sont très mauvaises pour l'Europe. Donc que faisons-nous ? Dans quoi investissons-nous si nous n'aidons pas notre nos populations à prospérer, si nous n'utilisons pas nos politiques de la meilleure façon ?
Et donc maintenant, j'en arrive aux femmes et je ne parle pas du l'Europe comme un continent vieillissant, mais plutôt un continent de la longévité. C'est quelque chose de beaucoup plus positif. qu'allons-nous faire avec cette longévité, avec cette ces dividendes que nous avons obtenu.
Alors pour les femmes, nous essayons de promouvoir lorsque nous parlons des droits de l'homme, nous parlons des droits des femmes et nous avons des difficultés en Europe, pas uniquement au Moyen-Orient, en Afrique. Nous avons des problèmes ici et aussi et il nous faut toujours penser aux femmes et aux droits des femmes. Et c'est vraiment en fait une question prioritaire pour moi la question des femmes.
J'étais en Journanie l'autre jour et nous sommes en train de construire cette école. Les gens vont dire vous êtes en train de faire perdre l'argent du contribuable. Mais c'est notre politique à long terme.
Nous souhaitons vraiment les préparer pour l'avenir et aussi construire leur société. Et comme je vous ai dit si on a besoin de personnes pour le marché d'emploi, il faut que cette main d'œuvre soit prête. Donc c'était en fait une école pour les garçons.
Je me suis dit comment ça se fait que c'est une école pour des garçons alors que nous sommes en train de financer. Mais mais il y a en fait aussi des écoles séparées pour des filles en en Europe. J'ai insisté [grognement] que bon très bien, il faut absolument inclure les filles et il y avait une corale des filles, il y a une interaction et c'était comme ça qu'on a montré qu'il faut une interaction et c'est un processus, ce n'est pas facile et vous savez que les cultures sont différentes et en France la culture est aussi très différente, mais nous essayons de faire tout pour euh suivre le développement et nous soutenons les femmes avec beaucoup de programmes.
Peut-être je peux vous mettre en contact avec mon service DJ MENA qui sont au courant des petits projets pour des femmes qui sont en fait soutenu par nous et financé par nous aussi. Didier Marie et Michel Weber, vous vous succédez, pas de problème. [raclement de gorge] Merci président.
Euh je voudrais à mon tour remercier euh madame la commissaire, saluer l'initiative de ce pacte pour la Méditerranée et puis souligner effectivement l'importance euh de nos relations avec nos partenaires. Euh la construction de l'Union européenne est consubstantielle au à la démocratie au respect de l'état de droit et à la défense des droits humains. Et et je voudrais à cet égard aborder la question de nos relations avec deux États partenaire en particulier Israël et la Tunisie.
Vous avez vu comme nous tous cette vidéo de monsieur Benvir, ministre de la sécurité nationale du gouvernement Netaniaou concernant les militants de la flottille pour Gaza. Ce n'est qu'un exemple supplémentaire de la politique de ce gouvernement tant à l'égard de Gaza qu'à l'égard du Sud Liban et plus globalement dans l'ensemble de la région. Euh l'Union européenne a un partenariat économique et stratégique avec Israël.
Vous avez mentionné euh tout à l'heure euh quelques sanctions prises à l'égard de Colomb de S Jordanie. Quelques autres sanctions existent individuellement à l'égard d'un certain nombre de personnes. Moi, je voudrais connaître aujourd'hui votre position et celle de la commission par rapport aux demandes émanantes d'un grand nombre de parlementaires européens et de parlementaires des États-membres concernant la remise en cause de ces accords avec Israël et l'Union européenne.
C'est ma première question. Euh de la même façon, dans une mesure un peu moindre, euh vous avez euh rappelé que nous avions un partenariat stratégique avec la Tunisie. Or euh le président euh de la République de Tunisie euh s'est lancé depuis un référendum dans la remise en cause de l'état de droit euh en incarcérant ses opposants, des avocats, en suspendant des juges et nous avons là une situation relative à l'état de droit et au respect des droits humains particulièrement délicat.
Je voulais là aussi savoir quelle était la position de la commission et dans quelle mesure euh cette fameuse interdépendance entre nos aides et ce respect l'état de droit devait être questionné. Euh une 2e euh euh question euh qui a été en partie euh abordée euh concerne effectivement le le financement euh à venir euh de ce pacte. Euh vous vous appelez à à vous soutenir euh dans le cadre de l'élaboration du prochain euh cadre financier pluriéannuel.
Président Rapin vient de vous dire quelles étaient nos positions sur le sujet et elles sont partagées. Euh mais au-delà de ça, je voulais savoir quel était l'articulation entre ce pacte et euh la stratégie Global Gataway puisqu'il y a là des moyens engagés et je voulais savoir comment ceci pouvait s'articuler. Voilà, je ne serai pas plus long.
J'auraai d'autres questions à poser bien évidemment, mais je laisse la parole à mes collègues. Oui, merci. Merci monsieur les les présidents, madame la commissaire, merci pour cet échange.
Euh peut-être juste revenir d'abord sur un sujet que vous avez abordé je crois lors du du forum de dialogue des sénateurs de la fondation pour le tourisme méditerranéen. C'était le 30 avril dernier sur les différents exemples de coopération européenne en matière de tourisme durable et notamment le programme Terre verte au Maroc qui soutient l'écotourisme autour des des parcs nationaux, de la biodiversité et cetera. Euh je trouve que d'abord que c'est très intéressant et qu'il y a sans doute une attente importante en la matière.
Euh mais en même temps les régions méditerran la région méditerranéenne reste l'une des zones les plus exposées au tension environnemental et notamment à la question de l'accès à l'eau puisque 60 % des populations mondiales et donc d'une bonne partie souffre du manque d'accès à l'eau en particulier dans cet espace. Et donc, j'aimerais savoir si au-delà des annonces et des partenariats qui étaient annoncés euh autour du tourisme ver, il y avait aussi en la matière des échanges potentiellement. Et puis deuxième sujet qui est qui est vraiment un sujet sans plus difficile, c'est que lors du discours de votre discours d'octobre 2025 à la conférence de Vienne sur les migrations, vous insistiez sur votre vœu de développer une politique migratoire humaine et fondée sur la coopération avec notamment une protection des migrants vulnérables.
Et ce matin même vous nous parlez effectivement du besoin d'anticiper par la formation d'une main d'œuvre utile pour répondre en quelque sorte à notre situation démographique. Mais sur le terrain en Méditerranée centrale, les chiffres notamment de morts et de disparu restent dramatiques puisque ne serait-ce que sur les trois premiers mois de l'année 2026 765 morts ont été recensés par l'Organisation internationale pour la migration sur cette route. Dans le même temps, plusieurs ONG et organisations de droits humains dénoncent les politiques de lieux et de Frontexte avec l'exalisation vers la LIB malgré les violations documentées, les restrictions croissantes sur les navires de sauvetage et une logique de dissuasion qui rend la traversée encore plus dangereuse.
Et donc comment justifier aujourd'hui encore les choix politiques qui maintenus alors qu'ils sont régulièrement accusés de contribuer à aggraver la situation humanitaire en Méditerranée ? Pourquoi est-ce que l'Union ne met pas en place une véritable opération de sauvetage en Méditerranée, notamment en essayant d'agir par des leviers réel pour influencer les choix nationaux restrictifs de certains Étatsmembres comme l'Italie plutôt que de privilégier le contrôle des frontières au détriment des sauvetages des vies humaines. et plus largement.
Je me demande qu'à l'image que nous donnons notamment à cette jeunesse qui vit sans doute un traumatisme et qui devra immanquablement s'intégrer et et donc trouver les moyens d'intégration et qui pourrai être traumatisé effectivement par la façon dont malheureusement nous traitons cette immigration. Merci. Bruno Sido et puis après on demandera madame [rires] Oui, merci messieurs les présidents.
Madame la commissaire dans votre propos introductif qui était très intéressant, vous avez abordé une question fondamentale, celle de la démographie et ce sujet fait partie de vos attributions si j'ai bien compris. Vous nous dites que la démographie effectivement s'effondre en France mais en Europe généralement et que à terme c'est catastrophique et que vous vous préparez dans vos attributions à à faire en sorte que les jeunes de ces pays de la rive sud de la Méditerranée montent en niveau pour qu'on puisse finalement les leur demander de venir en gros pour pour pour faire cour. C'est c'est ce que j'ai compris.
Et pourquoi pas ? Bien que finalement ces pays pour se développer ont besoin de toutes leurs intelligences et que leur en prendre c'est quelque part immoral. Je le pense, je le pense vraiment.
C'est vrai pour le sud de la Méditerranée, mais c'est vrai pour l'Afrique. C'est vrai et cetera. Alors ma question est toute simple parce que cette baisse, cet effondrement même de la démographie en Europe, elle doit avoir des causes probablement.
Est-ce que ces causes ont été analysées par Bruxelles, par vous, par la commission ? Et et est-ce que la Commission se pose pas une la question d'avoir une politique européenne de natalité ? Que faut-il faire ? où trouver l'argent pour construire des logements, pour et cetera, enfin faire en sorte d'enrayer cette chute de la natalité.
C'était ma question. Je pense qu'elle est fondamentale et avant de s'occuper des autres, on ferait bien de s'occuper de soi-même. Merci.
Permettez-moi d'abord de la question de la démographie. Tout d'abord, la la démographie, c'est la compétence des États membres. Donc afin de donner une compétence européenne, nous avons deux articles.
Il faut vraiment s'occuper des régions lointaines et donc il y a 173 et nous avons essayé de prendre la démographie comme une attribution. Beaucoup de gouvernements nous ont demandé de l'aide. et et ce n'était pas perçu comme une ingérence dans leur juridiction parce que ils ont ils nous ont demandé de l'aide.
Je crois que je n'ai pas été bien compris lorsque vous dites que c'est immoral. J'ai dit qu'il faut vraiment créer un juste équilibre. Il faut pas créer la fuite de cerveau dans ces pays.
Nous sommes en train de signer les partenariats de talent. et nous et ça c'est un parcours juridique. Les person c'est la seule façon de venir en Europe, ils ne peuvent pas en fait venir de façon illégale.
Il y a un contrat entre leur gouvernement et nous. Tout d'abord lorsque vous dites part de la natalité, écoutez, c'est la compétence des États membres. Donc nous nous sommes en train d'ingérer directement à travers la politique de cohésion en construisant les crèches, les jardins d'enfants [grognement] et nous essayons des de créer une infrastructure pour des personnes dans les régions rurales.
Donc c'est notre rôle. C'est comme ça que nous trainons de promouvoir la démographie. Nous euh créons des conditions propices pour que les jeunes familles puissent s'épanouir.
Et maintenant, je vais partager quelque chose, même si ce n'est pas le comité euh idéal. Écoutez, peut-être vous n'êtes pas d'accord avec moi. Afin, il faut créer un organe européen.
Je souhaite créer un organe nouveau qui s'intitulera l'Agence européenne pour la démographie. Si nous avons vraiment besoin des démographes, des sociologues, des personnes qui sont experts dans ce domaine. Je suis pas du tout expert, je parle purement du point de vue politique.
Nous avons besoin de personnes qui peuvent aider nos gouvernements à traiter à aborder cette question. La question est vraiment transversale et n'est pas facile. Personne veut être chargé de la démographie.
Les hommes politiques savent qu'ils vont pas obtenir des résultats dans 4 ans, dans 8 ans. Et c'est pour ça que personne souhaite en fait aborder cette question de façon sérieuse. Je le fais.
J'étais tâché, j'étais en fait demandé par le conseil. Il fallait que je travaille sur la démographie du point de vue compétitivité et j'ai en fait une boîte outil de démographie. Je n'ai pas le temps de rentrer dedans, mais nous recommandons aux Étatsmembres d'utiliser cette boîte à démographie.
Je je vais vous parler d'une supposition. Si chaque femme européenne dans les 5 ans à venir puisse euh faire cinq enfants, impossible. Mais bon, ces enfants vont ces enfants seront prêts pour le marché d'emploi dans 25 ans.
Entre-temps, l'Inde, la Chine sont en pleine croissance. Donc nous serons en à la traine. Donc il faut trouver euh une façon d'utiliser le capital humaine existant.
Il faut laisser les personnes travailler s'ils veulent travailler. Les femmes qui sont en fait au foyer qui ne peuvent pas travailler parce qu'elles doivent s'occuper de leurs enfants ou des parents. Il y a 8 millions de femmes européennes qui ne font pas partie du marché d'emploi.
Donc il faut encourager ces femmes et nous avons plus de 10 millions de jeunes qui sont n dans le système éducatif ni dans l'emploi. Ils sont diplômés euh mais il leurs compétences ne sont pas alignées et donc ne correspondent pas au besoins du marché d'emploi. Il faut être réformé, réorienté.
Donc nous avons 15 à 20 millions de personnes qui sont là et que nous utilisons pas. Il y a aussi d'autres personnes qui ne travaillent pas, qui souhaitent travailler mais qui sont à la retraite euh forcé même en France, il faut prendre la retraite après 67 ou peut-être même avant. Donc vous avez euh très bien connu le mouvement gilets jaunes.
Et ensuite il y a les migrants lgaux. On a besoin d'eux, c'est une question épineuse, personne ne souhaite en charger car on n' pas de résultats réels pendant notre mandat. Alors sur le financement euh oui, nous avons besoin de nouvelles ressources.
Je comprends ce que vous dites et j'espère que les leaders seront d'accord pour trouver un mécanisme ou une un axe de revenu supplémentaire. En ce qui concerne le rapport entre l'Europe et le gateway, le global gateway, l'Europe et le global gateway, le le PAC, c'est le cadre politique pour notre travail et c'est et c'est grâce à cela que nous pouvons travailler. mise en œuvre du pacte pourrait vraiment mettre tout le toute la boîte outil à disposition et donc je suis en je travaille avec mes collègues qui est chargé de la politique du développement et le global gateway sera mise en œuvre dans la Méditerranée.
Je reviens aux questions. Oui, l'Israël et la Tunisie. Écoutez, je vous ai déjà dit en ce qui concerne l'Israël, la présidente Van Derline dans lors de son discours l'année dernière, elle a dit "Nous pouvons suspendre l'accord mais on a besoin d'unanimité.
Et je suis vraiment je fais partie de tous les conseils. Les opinions sont divergentes. La France, l'Espagne, je sais pas sont en faveur de la suspension et vous avez l'Allemagne, l'Italie et d'autres pays qui et je ne vais pas citer plus, ils sont contre.
Donc il n'y a pas d'unanimité et c'est notre position. C'est mais pour le moment nous ne pouvons pas suspendre car il n'y a pas d'unanimité. On ne peut pas faire plus.
Nous sommes obligés par les traiter. Bien sûr, il y a quelques mesures de commerce et on envisage cela. La question d'Israël est très importante euh sous l'angle de la politique étrangère et nous et c'était pas facile pour expliquer tout cela.
Mais lorsqu'on parle du commerce, c'est seulement 80 millions d'euros. Le commerce entre l'Union européenne et l'Israël est moins que 0,1 % de notre balance commerciale. Donc c'est symbolique mais ce n'est vraiment pas important pour l'Union européenne.
La coopération bilatérale avec l'Israël est suspendue. C'est seulement 40 millions d'euros. C'est rien pour Israël.
Mais symboliquement, c'est suspendu de la part de Dijimena. C'est ce n'est pas facile. Il fallait également laisser les canaux ouverts parce que nous parlons de 3 milliards d'euros de taxes qui sont retenus, d'impôts qui sont retenus.
Donc nous essayons de les pousser. Nous essayons euh de les faire comprendre que sans cela les Palestiniens ne peuvent pas survivre. Ce n'est pas facile pour ni pour madame Calas, ni pour moi.
Moi, j'ai de très bonnes relations avec Kalas. Comme quelqu'un a posé la question, nous avons de très bonnes relations. Elle travaille dans la diplomatie.
Moi, je suis plus du côté économique. Elle travaille avec les services externe de la commission. Nous travaillons en synergie.
Nous ne sommes pas en contradiction. Notre synergie est très importante et je vous ai déjà parlé de la stratégie pour le Moyen-Orient. Nous voulons travailler sur cela mais les circonstances font que cela n'est pas possible en ce moment.
En ce qui concerne l'Ukraine, vous avez posé une question sur l'Ukraine. Oui, la il y a des retombées sur la Méditerranée. Vous avez parlé des flottes fantômes russes qui ont été capé et c'est c'est un véritable problème et nous devons vraiment lutter contre ce fléo.
Euh vous avez parlé également des personnes qui sont morts de la Méditerranée. Écoutez, nous investissons beaucoup dans le sauvetage. J'étais en fait en Tunisie, j'ai nous avons fait un don de deux bateaux de sauvetage.
Donc nous sommes en train de lutter contre les départs illégaux, mais aussi nous luttons contre les trafiquants des êtres humains. Nous faisons tout ce qui est dans notre pouvoir, mais ce n'est pas toujours facile. Il faut vraiment en fait nous investissons beaucoup d'argent dans la formation du personnel et aussi dans la coopération judiciaire.
En ce qui concerne la Tunisie, écoutez, c'est encore une question épineuse. Je voudrais euh vous dire que dans notre accord, il y a une possibilité de suspension. Nous pouvons suspendre terminer ce contrat s'il y a euh s'il faut vérifier ou s'il y a eu en fait une un problème dans le respect des obligations.
Mais nous essayons de faire comprendre un certain nombre de choses. J' étais là, j'ai en fait rencontré une une association de la société civile et la Réunion était très fructueuse et mais quand on entend le gouvernement et une association de société civile, le discours est complètement différent. Nous essayons d'aider encourager les associations de société civile et nous essayons d'utiliser nos partenaires de mise en œuvre [grognement] et nous décaissons de l'argent.
Euh donc il y a un financement par projet. Donc euh je ne dirai pas plus, c'est très compliqué mais en même temps on a besoin de l'Italie a besoin de la Tunisie, l'Europe a besoin de la nuisie. Donc il faut faire preuve de la diplomatie et il faut utiliser euh toutes les mesures euh qui sont à notre disposition.
Je vais encore regarder ma liste des questions. Donc le Global GP de financement, nos collègues ont ont l'air satisfait de de vos réponses. [grognement] Je regardais nos collègues ont l'air satisfaits de vos réponses.
Donc mais j'ai beaucoup plus à dire. Cela ne suffit pas. Écoutez, le financement, écoutez, le financement est très important.
Nous souhaitons vraiment garder cette Europe telle qu'elle est. Donc nous sommes en train de contacter tous les parlements, les Étatsmembres également comme la France. Nous avons vraiment besoin de cet argent pour multiplier euh par 5.
Si vous comparez le le besoin en fait qu'on a à la bande de Gaza, écoutez, c'est vraiment une goutte dans une notion. Il y a-t-il d'autres questions s'il vous plaît ? Non, non, je pense que c'est terminé.
Euh nos collègues ont ont eu euh ont eu leur réponse. On on vous remercie beaucoup madame la commissaire. Je sais que vous avez aussi euh un agenda ce matin mais est-ce que je pourrais dire quelque chose ?
Vous avez dit que notre madame, vous savez, ma collègue madame Calas travaille dans la diplomatie. Elle est très impliquée dans l'Ukraine. Le la guerre d'Ukraine a un impact sur toute l'Europe.
Donc elle travaille dans le Moyen-Orient mais elle vient de la région donc elle est aussi engagée dans sur cette question. Ce n'est pas facile. Vous devez en fait comprendre les positions.
Nous sommes en fait mieux lot sur le plan géographique mais pour eux ce n'est pas facile. Et elle essaie de résoudre cette question. Euh nous soutenons sa position.
Donc je ne voulais vraiment pas que les choses soient pas claires. Nous avons vraiment besoin de finir cette guerre et vous avez été vous avez vu euh que les choses étaient très difficiles. Donc pour nous les négociations, la diplomatie c'est l'outil, c'est la solution.
Nous ne souhaitons pas financer la guerre mais pour pouvoir être résilient comme dit notre troisème pilier, il faut investir dans la défense même si ce ne sera jamais notre première priorité mais malheureusement euh la sécurité la défense sont importantes. Nous devons être fermes en tant qu'Europe et nous devons être capable de de nous défendre. Et c'est et vous avez vu ce que euh le commissaire Cubilius a dit.
Il a dit et je le cite comment ça fait possible que 450 milliards d'Européens et 320 milliards d'Américains millions pardon millions millions ne comment ça se fait que nous ne pouvons pas défendre 40 ou 50 millions d'Ukrainiens et une centaine contre les Russes Donc si ces liens transatlantiques étaient meilleurs, nous serions une puissance. Et pour moi le TTIP, je ne sais pas si vous vous souvenez, il y avait des négociations il y a quelques années sur le TTIP et si nous avons si c'est les négociations ont avait abouti, on serait une superpuissance mais malheureusement ce n'est pas le cas. Donc il faut absolument qu'on puisse nous défendre.
Il faut que nous soit nous soyons assez puissants pour pouvoir vivre. Excusez-moi pour cela. Et pour résumer en fait et je le disais récemment sur une radio, la diplomatie n'exclut pas la fermeté et aussi la l'Europe l'Union européenne a aussi un devoir de fermeté et c'est peut-être les positions de madame Calas effectivement qui qui sont actuellement celles qui sont qui sont défendues aujourd'hui.
En tout cas, merci madame la commissaire. Donc je disais, je sais que vous avez aussi un agenda ce matin et je sais aussi que comme c'est la première fois que vous visite vous vous veniez au Sénat, peut-être faire une petite visite rapide avec les services vous permettrait à la fois de de voir l'hémicycle et et tous les lieux dans lesquels nous travaillons. Je dis toujours à mes invités, c'est un lieu qui transpire l'histoire de France.
Je je me permets juste de de vous remercier à mon tour et vous dire que j'ai enfin en tout cas je peux pense parler pour l'ensemble des membres de cette commission des affaires strangères et de la défense des forces armées. Je voudrais saluer votre pragmatisme et votre clairvoyance parce que on a souvent et je le dis très honnêtement et très clairement l'image d'une Union européenne un peu déconnectée et ça fait du bien parfois de voir que il y a aussi des commissaires européens qui ont eu des mandats locaux et qui de ces mandats locaux ont tiré une expérience et et et ont exprimé la nécessité effectivement de faire preuve de pragmatisme et et je pense de de bon sens. Donc merci beaucoup et continuez comme ça et merci en tout cas d'avoir consacré du temps à notre à notre scèda.
Ce n'était pas du tout mon intention de de oublier cette question sur la paix. Vous avez parlé de la paix sur les frontières. C'était pas du tout mon intention de omettre cette question.
La présidence avait reçu une invitation de président Trump ne voulait pas être impoli. Donc j'étais simplement là pour cette raison. Voilà, je voulais l'expliquer. [rires] Merci madame.