Législatives : Jean-Philippe Tanguy invité de C à vous - C à Vous - 27/06/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteÉludée
Est-ce que c'est la perspective de votre éventuelle accession au pouvoir qui décomplexe certains qui, on l'a vu, depuis le 9 juin, se permettent de dire tout haut ce qu'ils pensaient jusque-là, tout bas ?
- 0:30RelanceRéponse directe
Mais dans ce contexte, les mesures que vous prenez ne vont-elles pas diviser encore un peu plus la nation ?
- 0:58OuverteRéponse directe
Mais sur le racisme, est-ce que vous comptez durcir la loi qui réprime tout acte aux paroles racistes ?
- 2:17OuverteRéponse partielle
Vous ne parlez pas de racisme à l'égard de la communauté issue de l'immigration maghrébine ou africaine par exemple ?
- 2:43RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'on peut reparler de votre programme ? Vous n'en connaissez aucun lien entre les mesures discriminatoires que vous proposez ?
- 3:42RelanceRéponse directe
Il y a des droits sociaux aussi, c'est pas seulement la citoyenneté.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Invité politiqueFait
« Malheureusement, c'est le délitement de la société où les relents racistes, homophobes, misogynes, antisémites se sont déchaînés aux moindres événements. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Cela fait deux ans avec Marine Le Pen que j'ai écrit régulièrement à Mme Borne, puis à M. Attal pour dissoudre sans merci les groupes extrémistes violents ou même ceux qui n'étaient pas violents par les actes, qui sous-entendaient la violence, pas leur idéologie et qui flirtaient évidemment avec la violence physique. »
- 1:03Invité politiqueFait
« Il faut l'appliquer, madame. La loi, elle est très claire, principe constitutionnel, principe dans le code pénal. »
- 1:23Invité politiqueFait
« La société française et les différents gouvernements ont mis le retour de la haine sous le tapis. »
- 2:48Invité politiqueFait
« J'ai été très choqué, M. Cohen, par votre emploi de vos mots de la ségrégation. »
- 4:25Invité politiqueFait
« C'est quasiment automatique. »
- 4:35Invité politiqueFait
« Si vous avez commis des délits ou même des crimes, vous pouvez quand même avoir cette nationalité de manière automatique, en dehors de quelques cas extrêmement graves. »
- 8:58Invité politiqueFait
« Cette liste doit être faite avec sans doute les services de l'État. »
- 9:24Invité politiqueFait
« Nos services de protection, j'ai été président de la commission d'enquête sur les ingérences, ne sont pas débordés parce qu'ils font leur travail, mais en tout cas, ils ont beaucoup de nouvelles menaces, de nouvelles attaques de la part notamment de la Russie. »
- 9:45Invité politiqueFait
« Absolument. »
- 10:46Invité politiquePromesse
« Absolument, madame. Avec cette réforme de l'art 13 ? Sans la réforme touraine des socialistes qui avaient porté les annuités de 42 à 43 ans. »
- 11:21Invité politiqueFait
« Moi, j'ai travaillé en même temps que mes études. L'un n'empêche pas l'autre. »
- 12:52PrésentateurFait
« Marine Le Pen est venue vous voir pour vous dire si, pour le ministère des Finances, ce ne sera pas toi, il faut quelqu'un de plus capé... »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy79 %
- Invité13 %
- Présentateur6 %
- Invité 23 %
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Est-ce que c'est la perspective de votre éventuelle accession au pouvoir qui décomplexe certains qui, on l'a vu, depuis le 9 juin, se permettent de dire tout haut ce qu'ils pensaient jusque-là, tout bas ?
Je ne pense pas. Malheureusement, c'est le délitement de la société où les relents racistes, homophobes, misogynes, antisémites se sont déchaînés aux moindres événements. Et malheureusement aussi, lors des événements les plus graves, le retour de choses que l'on pensait appartenir à un passé très lointain frappe la société française.
Mais dans ce contexte, les mesures que vous prenez ne vont-elles pas diviser encore un peu plus la nation ?
Aucune, puisque nous, nous sommes pour établir l'ordre et pour être totalement intransigeants avec ce genre d'actes odieux et ignoble. Cela fait deux ans avec Marine Le Pen que j'ai écrit régulièrement à Mme Borne, puis à M. Attal pour dissoudre sans merci les groupes extrémistes violents ou même ceux qui n'étaient pas violents par les actes, qui sous-entendaient la violence, pas leur idéologie et qui flirtaient évidemment avec la violence physique.
Mais sur le racisme, est-ce que vous comptez durcir la loi qui réprime tout acte aux paroles racistes ?
Il faut l'appliquer, madame. La loi, elle est très claire, principe constitutionnel, principe dans le code pénal. Il n'y a aucune raison de renforcer une loi qui est déjà très claire sur la lutte sur toutes les formes de haine. Et il faut l'appliquer, malheureusement. Depuis 20 ans, on peut prendre comme événement tragique le sort d'Ilan Halimi. La société française et les différents gouvernements ont mis le retour de la haine sous le tapis. L'antisémitisme, malheureusement, avec des enfants déscolarisés dans les écoles de la République depuis 20 ans, rapport Odin. Le racisme ? Le racisme, évidemment.
Y compris d'ailleurs dans les banlieues, avec des rapports de force qui peuvent être épouvantables pour un certain nombre de communautés. Mais par exemple, on n'en parle jamais. La communauté asiatique à Paris, régulièrement raquettée, parce que pour les mêmes ressorts... On en parle. On en parlera rarement dans la société française. On en parle et ministre Alain Nguyen y a consacré un très long documentaire. Je vous remercie pour votre courage parce qu'on en parle peu. Je voudrais juste finir ce propos pour celles et ceux qui nous écoutent.
Parce que la communauté asiatique, enfin les communautés asiatiques d'ailleurs, sont soupçonnées des mêmes ressorts absurdes et ignobles que la communauté juive. Ou d'autres communautés ? Oui, mais sur ce ressort-là, malheureusement, c'est le même. Donc on voit que les mêmes absurdités, les mêmes ignominies peuvent toucher tout le monde.
Vous ne parlez pas de racisme à l'égard de la communauté issue de l'immigration maghrébine ou africaine par exemple ?
Ça peut arriver, bien sûr. Ça peut arriver notamment sur la région. Ça peut arriver, oui, bien sûr. Mais ça peut aussi arriver à nos propres candidats qui peuvent être d'avoir des parents originaires de pays sub-africains ou du Maghreb qui sont eux-mêmes traités de tous les noms, de personnes soumises à l'idéologie. Bref, malheureusement, le racisme touche tout le monde et c'est un vrai mot de la société française.
Est-ce qu'on peut reparler de votre programme ? Vous n'en connaissez aucun lien entre les mesures discriminatoires que vous proposez ?
J'ai été très choqué, M. Cohen, par votre emploi de vos mots de la ségrégation. La ségrégation correspond au moins à deux régimes que malheureusement l'Occident a connus aux Etats-Unis et l'Afrique du Sud. Ce sont des mesures fondamentalement racistes. Si c'est la ségrégation, c'est... Sérégation et xénophobie, c'est-à-dire ? La xénophobie, c'est une haine de l'étranger. Il n'y a aucune mesure qui repose sur la haine de l'étranger.
Hostilité de principe envers les étrangers.
La phobie, vous savez bien, en grec, que la phobie est au-delà de l'hostilité, évidemment. Ça conduit à des comportements de haine, de violence. Le fait de dire que les Français de nationalité française, quelle que soit leur origine réelle ou présumée, aient des droits différents des étrangers en situation régulière, eux-mêmes ayant des droits différents des étrangers en situation irrégulière, c'est juste l'application de la citoyenneté. Pourquoi pareil ? Que le droit de vote pour vous soit lui-même ségrégationniste.
Il y a des droits sociaux aussi, c'est pas seulement la citoyenneté. C'est les droits sociaux que vous voulez supprimer. Quand vous dites supprimer les aides aux étrangers...
D'automaticité, c'est-à-dire qu'un certain nombre d'aides, des aides contributives, pour lesquelles il y a des cotisations... Allocations familiales et de logements. Il faudra cotiser 5 ans et des aides qui, effectivement, doivent être réservées aux nationaux français. Mais aussi, ce que vous ne dites jamais dans votre édito, encore une fois, c'est que nous sommes, par exemple, totalement favorables à la naturalisation des étrangers en situation régulière, qui veulent s'intégrer, s'assimiler à notre pays, qui font la demande, la démarche de vouloir vivre chez nous, avec nous, et selon nos mœurs et usages, peuvent totalement...
Pourquoi c'est le premier droit du sol, alors, si vous êtes pour la naturalisation ? Parce qu'on ne veut pas que ce soit automatique. C'est pas automatique, le droit du sol. C'est quasiment automatique. Il y a une démarche administrative minimale qui ne nécessite pas d'avoir, comment dire, assimilé nos valeurs. Si vous avez commis des délits ou même des crimes, vous pouvez quand même avoir cette nationalité de manière automatique, en dehors de quelques cas extrêmement graves. Et il n'y a pas cette démarche, aussi avec la suppression, dans le temps du service militaire, d'assimilation des enfants d'étrangers dans notre pays, des enfants de l'immigration.
La plupart, l'extrême majorité, évidemment, veulent s'intégrer, s'assimiler. Ils seront les bienvenus. La minorité, qui ne s'est pas assimilée, voire qui combat notre pays, n'a pas à voir la nationalité française de manière automatique. Ça n'a rien de raciste. Moi, j'ai vécu, par exemple, au Japon, la démocratie, qui a un droit à la nationalité que j'estime moi-même, moi d'ailleurs, beaucoup trop dur. Mais ce n'est pas, pour cela, un pays qui ne respecte pas les valeurs occidentales. Je trouve que c'est dommage, si vous voulez, M. Cohen, de toujours venir.
Mais pourquoi faire la différence entre les Français d'origine étrangère, qui travaillent, qui paient leurs impôts, qui n'ont strictement rien à craindre, là, a rappelé Jordan Bardella, pourquoi faire le distinguo entre des Français d'origine étrangère et des Français tout court ? Est-ce que ça n'introduit pas l'idée qu'il y aurait plusieurs catégories français ? C'est Jordan Bardella qui parle de Français d'origine étrangère.
C'était pour les rassurer. Alors, si vous voulez, c'est toujours un peu paradoxal, parce que, comme on nous accuse du pire, nous sommes évidemment obligés de dire aux Français, dont les parents étaient étrangers ou qui ont été naturalisés ou qui ont acquis la nationalité française en arrivant sur notre sol, nous sommes contraints, par les mauvais procès qui nous sont faits, de les rassurer. Mais évidemment, cette catégorie n'existe pas en elle-même. Je vous rappelle quand même, faut-il le signaler, que Jordan Bardella est lui-même un Français d'origine étrangère. Enfin, c'est quand même très paradoxal.
Si on était vraiment des méchants démons qui cachaient un projet, si notre projet, c'est de mettre les personnes que vous pensez qu'on stigmatise à la tête de la France, c'est quand même un drôle de projet.
M. Tanguy, c'est un vocabulaire. Vous avez vous-même parlé de nationalité faciale l'an dernier à propos de... C'était pas pour ça. Bah, pardon, c'était des...
Non, ça c'était le mauvais procès qui m'a été fait. Je disais ça comme la monnaie faciale. C'est-à-dire qu'on croit que les gens partagent des valeurs et qu'ils ne les ont pas. Oui, les Français de paviers, c'est ça que ça voulait dire. Non, c'est pas de papier, c'est des gens qui n'aiment pas la France.
Des Français qui ne sont pas des bons Français.
Bah, si vous n'aimez pas la France, vous disiez des choses épouvantables. Voilà, oui, vous savez que vous n'aimez pas la France et je considère que ces personnes, s'ils étaient, comment dire, d'origine étrangère, pas s'ils étaient Français de naissance évidemment, n'auraient pas dû obtenir la nationalité. Mais vous savez, c'est partagé par... Un mot quand même, oui.
Par une grande majorité de Français, même ceux qui ne votent pas pour nous, y compris d'ailleurs des immigrés ou même des étrangers en situation régulière, qui en ont assez aussi, qu'on les confonde avec des gens qui ont des mauvais comportements et donc qui veulent qu'on puisse faire la différence entre, une fois plus, les étrangers ou les Français naturalisés qui ont voulu aimer notre pays ou qui veulent aimer notre pays et ceux qui, de toute évidence, ne l'aiment pas.
Bon, un mot quand même sur la libération de la parole raciste qui est constatée depuis la dissolution et la perspective d'une accession au pouvoir de votre parti. Le maire PS de Rouen a annoncé aujourd'hui avoir pris un arrêté interdisant une soirée xénophobe baptisée « Les étrangers dehors », prévue demain soir dans un bar identitaire de la ville. « Je ne partira pas », une chanson raciste est actuellement largement relayée sur TikTok et sur Twitter. Voici ce que dit le texte de cette chanson.
Oui, je l'ai entendu.
« Je ne partira pas. Si, si, tu partiras. Et plutôt que tu crois. On t'a assez donné. Maintenant, tu peux te casser. Bon, débarras et ne reviens pas. »
Éric Zemmour a relayé ce titre. C'est la suite surtout qui est inacceptable. C'est qu'il dit « Tu partiras avec ton épouse », qu'il désigne de manière très méprisante. Voilà, ça, c'est évidemment un passage tout à fait raciste. Le reste, non ? Non, mais particulièrement raciste.
Éric Zemmour a relayé ce titre. Vous lui dites quoi, Éric Zemmour ?
Je pense qu'il a totalement le mentor de relayer. Ce n'est pas la première fois que M. Zemmour, vous connaissez mon avis, je me suis exprimé à de nombreuses reprises sur le comportement de M. Zemmour qui dénigre trop souvent, pour ne pas dire systématiquement, les idées patriotes en les associant à des propos qui dénigrent les personnes. Vous savez, la ligne rouge qu'a toujours mis Marine Le Pen depuis son engagement politique, c'est de faire la différence entre des phénomènes, par exemple l'immigration, que nous souhaitons contrôler, et les immigrés qui sont des personnes.
Les personnes immigrées, même celles qui tentent leur chance, parfois au mépris de leur vie, même du mépris de leur vie, de leur famille qui part avec eux, sont des gens qui vivent évidemment dans des conditions difficiles. Nous ne leur voulons pas de vouloir vivre différemment. Ce que nous disons, c'est que nous défendons les intérêts de la France, des Français, mais nous n'avons jamais stigmatisé les personnes.
Sur la question des emplois sensibles, qui pourraient être interdits à des binationaux, vous les évaluez actuellement à une cinquantaine. Pourquoi n'en donnez-vous pas dès maintenant une liste plus précise ?
Parce que cette liste doit être faite avec sans doute les services de l'État. Là, vous me posez sans doute une colle. Ah oui ? Là, je n'ai pas une réponse magique à tout, ou faire semblant de savoir. Je pense qu'il faut l'établir avec notamment les services de sécurité. On nous fait une fois plus un mauvais procès sur cette disposition, puisque vous avez les services secrets avec les agences des ingérences. Ou alors on fait peut-être un projet d'intention aux binationaux. Non, parce que si vous voulez, c'est une mesure de protection des intérêts français. Je m'explique.
Nos services de protection, j'ai été président de la commission d'enquête sur les ingérences, ne sont pas débordés parce qu'ils font leur travail, mais en tout cas, ils ont beaucoup de nouvelles menaces, de nouvelles attaques de la part notamment de la Russie, des proxys de la Russie, de la Chine, d'un certain nombre de puissances hostiles qui mènent des attaques de plus en plus nombreuses. Notamment la Russie ? Absolument. Considérer, comment dire, prendre un risque inutile avec un binational qui pourrait avoir par exemple une famille ou des proches ou des biens du patrimoine dans le pays dont il partage la nationalité, pourrait l'exposer à des chantages, à des menaces.
Ce n'est pas forcément d'ailleurs donc lié à la personne binationale, c'est juste un état de fait qui a plus de chances, qu'il y ait des intérêts ou des proches ou des liens affectifs avec le pays d'origine. Et ce pays d'origine étant une dictature et n'entend pas une démocratie, la Russie ou la Chine ou l'Iran par exemple, pourraient malheureusement ces personnes être par exemple prises en otage et être mises dans des grandes difficultés.
Donc ce n'est pas le cas de Tamara Volokova, elle n'est pas prise en otage, cette conseillère qui représente le RN à la commission des affaires étrangères au Parlement européen.
Cette jeune femme qui se trouve être mise sur le devant de la scène est une assistante parlementaire et les séances auxquelles elle participe sont publiques et en vidéo sur le site internet du Parlement. Donc il n'y a pas de grand secret. Ce n'est pas un sujet. Par ailleurs, elle n'est plus à cette commission.
Sur la question des retraites, vous voulez à l'automne permettre aux Français qui ont commencé entre 20 et 22 ans avec 40 annuités à partir à 60-62 ans, pour les autres, ce sera donc le retour à la loi qui précédait la dernière réforme ?
Absolument, madame. Avec cette réforme de l'art 13 ? Sans la réforme touraine des socialistes qui avaient porté les annuités de 42 à 43 ans et sur lesquelles le nouveau Front populaire ne s'exprime pas, sans doute, puisqu'ils ont en leur sein les Verts et les socialistes qui avaient voté ce prolongement des annuités d'un an.
Ça veut dire que les personnes qui ont moins de 22 ans sont avantagées, en tout cas un départ anticipé. Est-ce que ça veut dire qu'avec cette réforme, vous encouragez les jeunes à commencer à travailler plus tôt, à réduire leur temps d'études ?
Absolument, mais ce n'est pas forcément lié. Moi, j'ai travaillé en même temps que mes études. L'un n'empêche pas l'autre. D'ailleurs, on veut le faciliter, le protéger, l'encourager, en rémunérant davantage les étudiants qui font ce choix. Mais d'une manière générale, effectivement, je ne pense pas que le bonheur, l'épanouissement, même trouver une voie qui vous corresponde, passe forcément par l'objectif de faire les études les plus longues possibles. Il y a beaucoup de gens qui font des études de manière automatique, pas forcément par choix. La notion de choix est centrale, évidemment, dans ce raisonnement.
Et qui, finalement, se trouvent malheureux ou des salaires décevants ou des métiers, finalement, pas si intéressants. Alors que dans une voie professionnalisante, un métier dit manuel, le monde de l'artisanat, fondamental pour la transition énergétique et écologique, pour notamment réussir l'aménagement du logement et l'isolation des logements, nous manquons beaucoup de talent dans ce domaine, peut être tout à fait épanouissant. Et moi, par exemple, beaucoup de camarades qui ont pu faire l'ESSEC ou Sciences Po, qui se sont découverts une nouvelle vie avec des métiers, qui, durant leur scolarité, c'est triste, leur avaient été présentés de manière très méprisante.
Et d'ailleurs, depuis que je me suis exprimé sur cette possibilité de réduire ces études et de trouver sa voie autrement, j'ai reçu des tombeaux de commentaires très méprisants sur les métiers manuels, le génie des mains. J'ai été un peu consterné qu'à notre époque, on soit encore en train d'opposer les études à l'université et la capacité de trouver un métier dans d'autres voies professionnelles, industrielles, l'artisanat. J'ai été un peu consterné par ce retour en arrière, il faut bien le dire, qui renvoie à une époque un peu étrange.
Vous êtes le monsieur économie du Rassemblement National, mais le Figaro raconte aujourd'hui, Bertil Bayard, que Marine Le Pen est venue vous voir pour vous dire si, pour le ministère des Finances, ce ne sera pas toi, il faut quelqu'un de plus capé, de plus... Ça, c'est sans doute possible.
Il y a beaucoup de gens plus capés que moi. Non, je ne confirme pas. Marine Le Pen n'est pas venue me voir. Nous avons autre chose à faire, mais je ne connais pas Madame Bayard. Je ne veux pas qu'il lui a donné cette information. Mais il y a sans doute des gens plus capés que moi. Vous savez, on a toujours... C'était Charlie Chaplin qui disait, vous savez, tout le monde, on est tous des amateurs, personne ne vit assez longtemps pour être professionnel.
Donc, le RN est toujours à la recherche d'un éventuel ministre des Finances capable de rassurer les marchés, comme on dit, qu'il soit un ancien grand patron, quelqu'un d'un peu connu... Un expert du monde
de l'économie ou de l'entreprise, ouais.
Moi, je trouve que je correspond
à cette définition. Non, mais blague à part. Blague à part, blague à part. Écoutez, c'est important. Oui, mais c'est important. Mais si vous voulez... Vous avez répété
pendant toute la campagne que la France était en faillite. Donc, il y a besoin
de quelqu'un qui rassure. C'est vrai, mais il y a sans doute beaucoup de gens bien plus compétents que moi. Moi, j'essaie de faire mon petit travail depuis deux ans. Et surtout, vous savez, vous avez eu l'amabilité avant vos critiques de dire que nous avions réussi cette campagne et que nous allions peut-être gagner. Mais il faut que les Français votent. Nous n'avons pas gagné. Nous sommes en campagne. Il y a deux tours. Nous avons des adversaires, comment dire, vigoureux et qui ne reculent devant aucun mensonge et aucune initiative désagréable. Donc, je ne considère pas du tout que nous sommes en train de nous distribuer des postes. Là aussi, nous sommes très différents de nos adversaires.
Jean-Philippe Tanguy