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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 17 mars 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

PS-LFI : Les accords de la discorde

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Quels enseignements tirez-vous des négociations d'alliances hier ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Pourquoi le PS refuse-t-il toute alliance nationale avec LFI ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous surprend dans ces résultats du premier tour ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    LFI est-elle vraiment en déclin après ces municipales ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    À Lille, pourquoi les écologistes ont-ils choisi les socialistes plutôt que LFI ?

  • 6:30RelanceRéponse directe

    Les accords locaux affaiblissent-ils le PS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Fait
    « Le prochain maire de Paris, ça sera soit Emmanuel Grégoire, soit Rachid et il appartient aux Parisiennes et aux Parisiens de décider. »
  • 1:00Fait
    « Pour moi, le chemin s'arrête. Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou. Ils ont chacun déposé leur liste. »
  • 1:30Fait
    « Olivier Faure a refusé toute alliance entre les socialistes et les insoumis sur le plan national. »
  • 2:30Fait
    « Ce que je retiens, c'est qu'il faut toujours attendre que le précipité retombe. »
  • 3:00Chiffre
    « La France insoumise en gros partout, elle est entre 11-15, qu'elle peut faire perdre un nombre incalculable de villes à la social-démocratie. »
  • 5:30Fait
    « Il y a les problèmes avec LFI, il faut pas oublier que les propos qui avaient été tenus par Jean-Luc Mélenchon à Lyon sur Epstein au lieu d'Epstein, Glucksmann au lieu de Glucksmann. »
  • 7:00Fait
    « Les électeurs suivent de moins en moins les consignes. »
  • 7:30Emmanuel GrégoireFait
    « Cette fusion ressemble à une opération casse-coup de la droite. »
  • 9:00Fait
    « Manuel Valls : j'ai voté Pierre-Yves Bournazel au premier tour, je voterai Emmanuel Grégoire au second. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci beaucoup Guimet, et on va continuer à parler de ces négociations Tractation, fusion, tout ce qu'il s'est passé hier avant d'en parler avec Françoise Degoy et Frédéric Dhabi La journée d'hier est résumée par Gaëlle Fonseca Il leur a fallu toute la journée pour se mettre d'accord Rachida Rachid Haddati et Pierre-Yves Bournazel ont finalement annoncé former une alliance pour Paris. Une fusion de leur liste, mais sans le candidat d'horizon. J'étais candidat pour être maire de Paris.

Le prochain maire de Paris, ça sera soit Emmanuel Grégoire, soit Rachid et il appartient aux Parisiennes et aux Parisiens de décider. Le collectif qui m'accompagne, mes colistiers, mes partis, souhaite le changement et je l'accompagne. Je permets cette fusion dans la clarté des principes contre l'extrémisme politique.

Pour moi, le chemin s'arrête. Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou. Ils ont chacun déposé leur liste.

Pour le candidat PS, il était inenvisageable de s'allier avec l'Insoumise. Idem à Rennes ou encore à Marseille où Benoît Payan a déposé sa La liste, seule. Une décision jugée irresponsable par LFI.

Je l'appelle à changer d'avis parce qu'à Marseille, on ne peut pas prendre le risque que la deuxième ville de France bascule à l'extrême droite et au Rassemblement Olivier Faure a refusé toute alliance entre les socialistes et les insoumis sur le plan national. Mais sur le plan local, dans de très nombreuses villes, la main tendue par LFI a été acceptée. En premier lieu, Toulouse, mais aussi Nantes, Limoges, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand.

Des alliances qu'Olivier Faure dit comprendre. Si l'un d'entre eux, parmi ceux qui ont conclu des alliances, avait lui-même était à l'origine de propos antisémites, des propos qui seraient inqualifiables, injustifiables. Alors effectivement, je prendrai ma responsabilité en demandant immédiatement à ce que cette liste soit suspendu.

A Lille, PS et écologistes se sont unis sans LFI. A Lyon et Besançon, écologistes et LFI se sont unis contre la droite. Et à Strasbourg, la socialiste Catherine Trottmann affrontera seule une union entre les mélenchonistes et les Verts et une liste de droite.

Et on va revenir sur ces unions, ces tractations. Bonjour Françoise Degoy. Bonjour Auriane.

Merci beaucoup d'être avec nous, savez-vous Vous allez me le dire dans quelques instants. Frédéric Davy ! Bonjour Aurélien, bonjour à tous.

Frédéric, ça va mieux que Françoise. Directeur général de l'IFOP. Parce que lui, il a des petites nuits et l entre deux tours c'est compliqué.

Qu'est-ce que...

On va commencer, question un peu large, on va évidemment revenir sur les alliances, mais qu'est-ce que vous retenez de ce premier tour des municipales, Françoise ? Ce que je retiens, c'est qu'il faut toujours attendre que le précipité retombe. Ce que je retiens, c'est que moi aussi j'ai fait partie des commentatrices immédiates de ces municipales, que j'ai fait partie des gens qui ont été un peu sidérés par par exemple les images de Bali, Bakayoko, Arsène Saint-Denis qui gagne.

Cette espèce de puissance que semble dégager la France insoumise. Quand le précipité retombe, vous vous rendez compte que la France insoumise en gros partout, elle est entre 11-15, qu'elle peut faire perdre un nombre incalculable de villes à la social-démocratie et qu'en réalité, ça n'est pas la puissance peut-être qu'on comprenne le soir. Et puis ce que je retiens surtout c'est que dès qu'on voit les villes tomber et que je connais parfaitement ma grammaire de gauche je sais parfaitement que il y aura des accords qui ne faut pas passer mais qui seront passés donc ce que je retiens de dimanche soir une forme pas de défaite c'est une forme oui c'est une forme d'abord de défaite de l'analyse de l'instant parce que on y est tous allés et moi la première comme sur le RN dire que le RN par exemple et surpuissant non il progresse absolument pas dans un tas de villes il confirme sa terre natale qui est le sud il confirme le nord mais dans plein d'endroits le RN ça marche toujours pas en fait pour les municipales donc cette cette difficulté à analyser sur l'instant et évidemment ces accords qu'il ne fallait pas passer et qui seront passés on va en parler frédéric moi ce que je retiens d'abord parce qu'on en des 20 heures c'était complètement mis de côté c'est cette abstention 21 millions d d'électeurs environ qui ne sont pas allés voter c'est terrible pour une élection municipale un plus faible taux de participation depuis le début de la 5e république depuis 1945 il y avait des premiers sondages ifob pour les municipales de 45 je mets de côté les municipales du covid et françoise comme toujours parle d'or c'est vrai que c'est très difficile d'analyser une élection municipale quelle focale prend on les villes de plus de 10 000 habitants il y en a environ 1000 LR d'abord et les pès arrivent très souvent en tête des grandes métropoles on a vu cette percée de la france insoumise mais le souci la france insoumise était absente des municipales de 2020 alors prenons à paris par exemple Daniel Simonnet avait fait 4 76 et on dit toujours qu'il faut comparer une élection par rapport à sa devance par rapport à sa par rapport à sa devant sière comparer le score des insoumis aux européennes ou la présidentielle politiquement ça n'a pas de sens mais on n'a pas le Et c'est vrai qu'il y a un magot électoral d'aujourd'hui que Mélenchon à la présidentielle dans des très grandes villes.

La plupart du temps, il ne retrouve pas ce magot. Les têtes de liste insoumise ne font pas ces scores. Montpellier, 41 ,5 pour Mélenchon en 2022, 15 ,5 pour Nathalie Oziol, etc.

Mais ça permet d'être en capacité de se maintenir. Et c'est vrai qu'il faudrait vraiment faire attention à l'analyse des résultats, sachant qu'on l'avait dit ici sur ce plateau. L'élection municipale, c'est la sœur, c'est la seule, pardon, c'est la sœur de quelle élection ?

Je ne sais pas. Mais c'est la seule qui, au soir du 22 mars, mais ça a commencé même dimanche, on voit un récit. Tout le monde est gagnant.

Oui, il y a un côté École des Frennes, il y a un récit pour imposer la lecture du scrutin. Edouard Philippe revient du Diable Vauvert, il va l'emporter et va être sanctifié par une victoire à l'élection présidentielle. L'EPS au butant municipal pour la présidentielle exactement donc on est dans ce moment où il y a des récits très contradictoires et je pense aux français qui les regardent avec une certaine circonspection attendons aussi que l l'élection et c'est une apalissade elle a deux tours le précipité dont parlait Françoise il retombera vraiment le 22 au soir avant le 23 matin 23 au matin et pour le moment le récit pourquoi est-ce que je suis fort mari parce que là-dessus sur cette bataille du récit c'est que je le redis la bataille du récit c'est la france insoumise qui la gagne parce qu'il y a ces images extrêmement fracassantes de bali Badi Bagayoko contre lequel je n'ai rien d'ailleurs qui est soulevé par ses partisans etc ça fait tous les 20h c'est la puissance de Mélenchon la puissance de Mélenchon etc, la réalité n'est pas là et ça si vous voulez c'est un véritable c'est un véritable sujet pour moi et puis le sujet c'est ce que je ce que je ce que je vois de cette de ce premier tour c'est véritablement une une forme d'effondrement, en réalité, à gauche.

En tout cas, il va y avoir un effondrement à gauche parce que l'édition qui a été prise sur les accords sont des décisions qui, on ne se rend pas compte, non seulement infracturent la gauche, Mais on ne se rend pas compte à quel point elle fracture le Parti socialiste à l'intérieur. Et ça, c'est un vrai sujet. Le PS aurait dû être triomphal et en réalité, je pense qu'il va sortir très abîmé de ces...

On va parler justement de ces accords à gauche dans une ville où la France insoumise a fait un score élevé, plus élevé qu'attendu. En tout cas, c'est Lille. Lille, bonjour.

Aurélien Vurli, on vous y retrouve, journaliste à RCF Haute-France. Il y avait des discussions hier entre l'île de gauche. Lille qui était en pleine guerre des gauches.

C'est les écologistes qui avaient la clé du scrutin. Ils ont choisi leur camp ? Oui, ils ont choisi.

Les socialistes, Auriane annonce hier en début de soirée. C'est Stéphane Bally et Arnaud Deslandes qui se sont affichés ensemble lors d'une conférence de presse pour annoncer la fusion des deux listes. Ils ont annoncé leur programme, un grand parc d'au moins 11 hectares sur l'Afrique de Saint-Sauveur, garantie de 40 % des logements sociaux, l 'extension de la la piétonisation ou encore l'abaissement du seuil de pétitions citoyennes.

C'est aussi un retour à l'ordre naturel, glissait de manière un peu malicieuse la patronne des socialistes dans le nord à libération. Au premier tour, les écolos se comptent. Au deuxième, ils s'allient avec les socialistes.

C'était le cas jusqu'en 2020 où Stéphane Bally avait fait cavalier seul et s'était confronté à Martine Aubry, échouant à 227 voix près au second tour, entrant alors dans ce qui a été une forte opposition, une opposition assez ferme pendant six ans à Martine Aubry puis à Arnaud Deslandes. Cette ferme opposition à laisser de bons espoirs aux insoumis pendant 24 heures après les résultats surprises de Lawaria à douche, qu'on n'attendait pas si haut, Oriane. Elle avait été annoncée 7 points en dessous au dernier sondage, la mettant plus en contact avec Violette Spilbout, la candidate macroniste.

Cette dernière a fait 10%. La Ouaria à douche a fait 23%. Elle talonne Arnaud Deslandes de 3 points.

Alors, comme dans beaucoup d'endroits, les insoumis ont fait campagne sur la rupture, poussant souvent un cran plus loin les propositions des socialistes sur le logement, les transports, les espaces verts ou en apportant des revendications démocratiques. Les insoumis à Lille ont vraiment poussé pour que cette alliance avec les écolos se fasse, faisant fuiter auprès des journalistes ou sur X des annonces autour de leur fusion proposant à 50-50 la répartition des adjoints et de la liste. Les deux listes prenant une rupture de gouvernance, ils ont estimé que les socialistes étaient trop éloignés du projet des écologistes.

C'est finalement les écologistes qui Ils choisissent plutôt la forme apaisée d'Arnaud Deslandes plutôt que la fureur des insoumis. Les militants écologistes, ils sont partagés sur le terrain. Certains voyant la fusion avec les insoumis comme un débouché naturel de leur programme.

Mais Bali est réputé plus modéré. Il semblait pas prêt à une telle union. Un petit mot, un petit mot, Aurélien, parce que du coup, ce sera quadrangulaire à Lille.

Un mot sur la Macroniste Jolette Spilbou et le RN Mathieu Vallée ? Oui, quadrangulaire Oriane à Lille. Jolette Spilbou qui n'a jamais envisagé une fusion avec Arnaud Deslandes.

Elle s'est effondrée entre les deux élections. Elle est passée de 16 % en 2020, 10 % cette fois-ci se maintenant tout juste pour maintenir son score. Elle a perdu 6 points en 6 ans.

Tristan Haute qu'on avait à notre antenne sur RCFO de France qui est maître de conférences en science politique, constate que l'étiquette macroniste est vraiment devenue un repoussoir. Par contre le RN fait une bonne opération, Françoise Dejoie vous étiez tout à l'heure que le RN n'a pas fait de si gros scores et bien de fait le RN se maintient à Lille et ce qui est inédit, le RN aura donc un groupe représenté au beffroi de Lille, ce qui n'était jamais arrivé dans l'histoire. Mathieu Vallet qui avait été questionné hier par les confrères de BFM TV sur la possibilité de se retirer pour empêcher la France insoumise de l'emporter.

C'était hors de question pour lui, trop important pour le RN d'avoir un groupe représenté à la mairie de Lille. Merci beaucoup Aurélien, journaliste à RCF Hauts-de-France. Vous allez répondre tous les deux Frédéric !

Moi j'adore m'appeler Françoise Dejoie ! Ne changez rien mon petit ! J'adore !

Non non Je ne l'ai pas du tout engueulé. Il s'ancre dans sa terre natale qui est le sud et dans le nord, j'ai dit. Donc ça veut dire que le petit Aurélien ne m'a pas écouté.

Non ! Le si vous a écouté ! J'écoute J'ai écouté Aurélien, tout ce qu'il a dit est très intéressant.

Je le dis quand même dans un sens chapeau pour Arnaud Deslandes parce que Martine Aubry a passé la main très, très tardivement. Je suis assez d'accord. Un an avant l'élection – Un peu moins d'un an, il était très peu connu des Lillois parce que quand on est directeur de cabinet de la maire de Lille ou premier adjoint, on ne prend pas la lumière quelle que soit la ville. – Emmanuel Grégoire Paris par exemple. – Premier score de notoriété pour Anne Hidalgo en 2010, 20 % des Parisiens la connaissaient.

Elle était première adjointe depuis 2001. Et c'est vrai qu'on a eu une ville où il y a eu une guerre des trois gauches. C'est vrai que l'EFI était plus haute que prévu.

Et c'est vrai que ce score décevant pour Stéphane Bally qui qui échouait en 2020 à 200 voix de Martine Aubry, montre aussi un rééquilibrage LFI écolos dans beaucoup de villas. Je vais faire sourire Aurélien parce que je pense qu'il est très bien élevé, mais il a les mêmes informations que Moi, en tout cas, je vais rigoler parce que j'ai eu l'échange, si vous voulez, des négociations des Verts et de la façon dont ça s'est passé entre les Verts avec une partie des Verts qui va négocier avec le Parti socialiste, une autre partie qui va négocier avec la France insoumise, avec au plus offrant la Guirlande. En réalité, soyons assez clairs et je pense que ça fait sourire tout le monde, mais ce qui s'est passé à Lille, ça tombe du bon côté, pour moi, tout le monde connaît énormément ma conviction sociale -démocrate.

Mais ça aurait pu tout à fait tomber de l'autre côté ce qui eût été une forme de psychodrame qui est d'ailleurs en train de se dérouler je vous rappelle à Strasbourg. Je vous rappelle quand même que les Verts et LFI sont en train de s'allier pour battre Catherine Trottmann, la socialiste. Ils se sont allés.

Ils se sont allés pour battre Catherine Trottmann. Ce qui va être très intéressant aussi à l'île, ça peut être anecdotique, mais LFI, ce maintien, LR a été éliminé. Quid des 7-8 % d'électeurs de M.

Delemaire ? Est-ce qu'ils vont aller vers Arnaud Deslandes ou est-ce qu'ils vont aller vers le vote RN C'est ça aussi qui se passe à droite. Autre ville, autre discussion, autre fusion, c'est Lyon.

Bonjour Francis Egelmeyer, merci également d'être avec nous. Rédacteur en chef adjoint au journal Le Progrès. Il y avait des discussions à Lyon et en Cornet.

On connaît l'affiche du second tour. Ce sera un duel entre Jean-Michel Aulas et le maire sortant, Grégory Doucet. Oui bonjour Ariane, bonjour à toutes et à tous.

Les Verts et les FI ont inventé la fusion technique à Lyon. C'est un terme que je connaissais pas, j'avais un peu de mal à comprendre. Visiblement si on gratte derrière le discours officiel c'est la possibilité de créer un groupe, d'avoir les moyens de l'animer.

À ceux qui contestent cette alliance Grégory Doucet, sa défense elle est simple, ils disent moi je suis pour la non-violence parce qu'il y a les problèmes avec LFI, il faut pas oublier que les propos qui avaient été tenus par Jean-Luc Mélenchon à Lyon sur Epstein au lieu d'Epstein, Glucksmann au lieu de Glucksmann, ils n'ont pas forcément été oubliés ce matin là à l'instant on vient de recevoir un communiqué du CRIF qui s'indigne de ce lien. Donc voilà, aujourd'hui on n'a pas la réaction non plus des députés socialistes qui sont Sandrine Runel, ni les candidats estampillés place publique. Reste à savoir ce qui va se passer à la métropole.

Pour l'instant la métropole Bruno Bernard et les filles n'ont pas passé d'accord. Ça met en danger la réélection de Bruno Bernard. Et en revanche cet accord, ça place Grégory Doucet dans une position favorable pour le second tour.

Merci Francis ! Vous vouliez dire encore un petit mot ? Voilà Non, non, non.

François, c'est une question pour vous je crois. J'ai une question Francis pour vous parce que je ne suis pas lyonnaise et que c'est important de savoir. En plus la presse locale elle est géniale parce que vous êtes toujours des meilleurs carotteurs.

C'est les gens de la presse locale à Toulouse qui m'ont annoncé trois jours avant « Tu vas voir, François Piquemal sera devant François Briançon ». Donc je fais confiance à la presse locale, est-ce que ce qu'on va peut-être voir ailleurs mais est-ce qu'à Lyon il y a le risque épouvantail je pense de LHI par rapport aux votants lyonnais ? parce que la bordélisation, si je peux m'exprimer ainsi, dans les universités, les discours de Mélenchon, l'affaire de la jeune garde et le meurtre de Quentin de Ranck, est-ce que finalement ça ne peut pas desservir Grégory Doucet d fait accord avec lfi je pense pas je pense pas quand on quand on écoute un petit peu ce qui se passe je pense pas que ça le desserre c'est intéressant merci merci merci 6 franquises ?

Non, allez-y ! Non, je ne pense pas que ça l'essaie. Le dernier coin, c'était Cédric Van Sivendel.

Cédric Van Sivendel qui lui, à Villeurbanne, affrontait l l'ancien maire socialiste également de Villeurbanne et une candidature à LFI et qui arrive très largement en tête et qui lui pourra évidemment être réélu avec une équipe sans faire appel à LFI, LFI qui avait un candidat qui a une personnalité forte sur Villeurbanne puisque c'est le gendre de Jean-Luc Mélenchon qui pilote LFI sur ce secteur. – Merci beaucoup Francis, la Une du progrès d'où c'est LFI, une fusion qui fait débat, c'est à la une de votre journal. Frédéric ? – Ce que je trouve très intéressant et je comprends la question de Françoise, Lyon est le théâtre malheureusement d'affrontement entre ultra-gauche et ultra-droite mais les lyonnais élisent systématiquement des maires centriste francisque collom gérard collon raymond bar michel nord centre gauche centre droit et c'est vrai qu'il peut y avoir un côté répulsif du vote téléfi mais est ce qu'il va pas être moins fort que les Et doutes béants qu'ont fait apparaître, qu'a fait apparaître cette candidature et cette campagne catastrophique de Jean-Michel Loas. – Mais pardon, je prolonge la question de Françoise.

Dans les villes, il y a eu des accords à Toulouse, à Clermont, à Limoges, à Avignon, à Brest, on ne va pas toutes les réciter. Est-ce que les électeurs vont suivre ? Est-ce que les scores vont s'additionner ?

Vous posez la question fondamentale. Un, les électeurs suivent de moins en moins les consignes. Deux, l'électoral, une campagne, ce n'est pas une arithmétique.

Si on fait une addition à Toulouse, pique mal Briançon, Moudin qui est battu à 100%. Moi je citerais pour Toulouse la fameuse campagne de 2001, même contexte où il y avait Zebda, les motivés, qui soutenaient une liste de gauche un peu radicale et tout le monde donnait d'Ouest-Basie perdant, il l'avait gagné. Mais c'est vrai que ça va être vraiment, je dirais, le leitmotiv de cette campagne.

Est-ce qu'on va suivre les camps ? Est-ce que les électeurs vont suivre des consignes ? Et est-ce que la force d'une gauche unis ne va pas être amoindrie par le côté repoussoir de la france insoumise puisque il y a un côté il faut avoir en tête le côté élimination que joue le second tour c'est la phrase de charles pas quoi dans une élection au premier tour on choisi au second tour on élimine est ce qu'il y aura du côté du centre gauche du centre droit de nous deux personnes qui n'avaient pas voté à toulouse le 15 mars et qui vont aller voter un côté on va sauver Jean-Luc Boudinck pour éliminer les filles j'allais le dire et je pense que pourquoi je pose la question à notre excellent confrère du progrès sur Lyon parce que je pense que toulouse est exactement dans la même le même morphing c'est-à-dire que toulouse élit toujours des gens extrêmement de centre centre droit c'est vrai que tout l'argument qui consiste à dire on passe des accords parce que comment dirais-je le RN et la droite est fascisée quand vous voyez Jean-Luc Maudin que vous comprenez très bien que ce genre d'argument ne peut pas venir Jean-Luc que Jean-Luc Maudin que si vous voulez je ne vois pas la droite fascisante en Jean-Luc Maudin donc Toulouse élit la dynastie bouddhice, Toulouse élit Philippe Dousteblasi est-ce que l'arrivée de la fusion avec François Picmal qui certes est une sorte d'appartement témoin de la France insoumise, quand vous voyez François Picmal vous dit qu'est-ce qu'ils sont gentils, qu'est-ce qu'ils sont rien, c'est pas les deux formes d'épouvantail entre guillemets que peuvent être les fortes personnalités de Sébastien Lelougu ou Sofia Chikirou, d'ailleurs ça coince à Marseille et à Paris.

Et justement on va écouter Emmanuel Grégoire, c'était ce matin. Cette fusion ressemble à une opération casse-coup de la droite. Ils ont subi des injonctions, on le comprend ainsi, mais enfin ils refusent de s'y prêter.

Et donc c'est pour Rachid Haddati je crois l'ultime des aveux. L'addition des deux scores ne permettait pas de rejoindre celui de l'union de la gauche et des écologistes déjà. Et je pense que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bonazel et qui ont voté pour lui précisément pour ne pas avoir à voter pour Raffinthe. – Emmanuel Grégoire, On replace.

Il a refusé la fusion avec Sophia Shikiru LFI. En revanche, Rachid Haddati et Pierre-Yves Bonazel ont fusionné, mais sans Pierre-Yves Bonazel. Il ne sera pas sur la liste.

Si vous voulez, Pierre-Yves Bonazel a expliqué hier. En gros, ce qu'il a expliqué, c'est que je ne veux pas de cette fusion, parce qu'il y a tout ce que je sais et ce que je pense de Rachid Haddati. Mais j'ai une pression énorme qui est probablement la pression bien sûr d'Edouard Philippe, mais pas que.

Donc j'accepte de fusionner, je me retire, signifie, c'est le gros clin d'œil à ses électeurs, c'est de dire, je ne crois pas à cette candidate, je ne voulais pas, je n'ai pas pu faire autrement, tel le bourgeois de Calais, je vais devant la reine, je donne, je me fais, je me couvre la tête de cendres mais en gros le signal c'est ne me suivez pas c'est terrible pour Rachida Dati je pense ça et je pense que Pierre-Yves Bournazel encore une fois il aurait gagné à être clair c'est à avoir la détermination de dire je ne suis pas d'accord avec ça, je me maintiens. Il perd tout Pierre-Yves Bournazel. Et là aussi un peu même question Frédéric, est ce que l'électorat va suivre ?

J'entendais hier Manuel Valls, j'ai voté Pierre-Yves Bournazel au premier tour, je voterai Emmanuel Grégoire au second. Oui C'est un exemple illustre certes, mais c'est vrai qu'on est de moins en moins propriétaire de ses voies. En politique l'important c'est la cohérence.

Ce qui se passe s'agissant du PS au national, on a entendu les mots puis l'alliance avec la France insoumise, à l'échelle locale il y en a partout dans de très nombreuses grandes villes que comprend les électeurs la cohérence c'est toujours fondamental en politique et effectivement l'électorat Bonde-Nazel ne va pas suivre massivement Merci à tous les deux et vous Vous revenez avec nous pour analyser les résultats du second tour. On va voir comment la cohérence va être suivie ou punie par les électeurs. Alors François, j'ai un truc pour vous.

C'est un résultat que Marseille attendait. Ce n'est pas le score des municipales, ce n'est pas celui d'un match de l'OM. A défaut de remporter le championnat, Marseille est devenue la capitale mondiale de la gastronomie, le chef Benjamin Mathieu est devenu officiellement le premier champion du monde de la bouillabaisse, figurez-vous.

Alors il avait la pression, il me dit j'étais obligé de gagner, je suis marseillais. Il a fait le pari de l'authenticité absolue, une fidélité à ses racines, qui a séduit le jury et le commis, figurez-vous, c'était son père, chef de cuisine à la retraite. Et depuis qu'il est petit, il l'appelle champion du monde.

Prémonitoire le papa. Vous me faites penser que j'aimerais être là à une terrasse de café sur le Valon de nous avoir suivis. Très bonne journée, à demain.

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