Aurore Bergé : "Je veux que l'on passe à un taux d'encadrement de 1 pour 5, c'est notre objectif"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Aurore BergéFait
« on n'avait pas le droit l'État n'avait pas le droit d'aller contrôler les grands groupes privés »
- 1:30Aurore BergéChiffre
« la règle aujourd'hui c'est un adulte pour 6 enfants »
- 3:00Aurore BergéPromesse
« je ne donnerai pas un euro de cet argent au groupe privé »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
les départements mettent des moyens et départements qui contrôlent les PMI qui mettent les moyens moi ce que je veux c'est pas qu'on se renvoie les balles et les responsabilités c'est qu'on travaille main dans la main avec les départements pour se dire comment mieux comment on a un système d'alerte qu'un système d'alerte national comment les professionnels elles-mêmes peuvent nous alerter si elles voient des pratiques qui ne correspondent pas à la norme à la qualité qu'on doit avoir pour l'accueil et la protection de nos enfants les parents c'est-à-dire que vous le disiez il y a eu ce rapport de ligase pardon mais enfin le rapport de Liga d'avril dernier qu'est-ce qu'il dit ce rapport de Liga ce qui est donc l'Inspection générale des affaires sociales c'est pas des journalistes qui ont bien sûr c'est les demander à mener cette enquête de manière systématique dans tous les départements de France il fait état je cite de témoignages d'enfants à qui on ne donne pas à boire comme ça on change moins les couches qu'on laisse trop longtemps dans leur couche souillées que l'on humilie que l'on insulte en disant qui chouine pour rien tu sens mauvais que l'on force à manger ou même que l'on maltraite physiquement leur tirant les cheveux ou en les attachant à un radiateur ça c'est le rapport que vous avez reçu noir noir et blanc en avril dernier qu'est-ce qui a changé depuis avril qu'est-ce qui a changé hein la question des contrôles de manière à ce que les contrôles soient beaucoup plus systématiques directement dans les crèches dans les établissements et quand je parle de contrôle ça veut dire des contrôles sur place et des contrôles inopinés on prévient pas évidemment qu'on va arriver avec ses contrôles sont réalisés ce qui va changer c'est un système d'alerte beaucoup plus systématique encore une fois pour que les parents puissent alerter pour que les professionnels elles-mêmes puissent alerter ce qui va changer c'est aussi la loi parce qu'en vérité on n'avait pas le droit l'État n'avait pas le droit d'aller contrôler les grands groupes privés en gros j'avais pas le droit d'aller au siège des grands groupes privés pour dire maintenant je veux tous les documents je veux les contrats de travail je veux avoir accès on va changer la loi si les parlementaires en décide dès le mois de septembre sur ce sujet là de manière à ce qu'on puisse envoyer toutes les inspections nécessaires directement au siège de ces grands groupes privés donc ça veut dire encore une fois ce sont principalement privés qui sont les opérateurs de ces clients si vous avez à la fois des contrôles sur place si vous instaurez cette culture du contrôle qui était pas la norme avant pour voir concrètement ce qui se passe dans ces établissements les établissements qui sont il faut quand même bien dire quand moi c'est mon cas quand vous déposez votre enfant à la crèche le matin vous allez être nombreux à nous écouter ce matin il est 8h40 évidemment à s'apprêter ou alors à avoir déjà des projets qui dépose son enfant à la crèche peut-il avoir confiance il doit avoir confiance non mais ils doivent moi je veux bien mais moi je leur dis ça je leur dis parler au professionnel parce que quand vous déposez votre enfant à la crèche quand vous allez rechercher votre enfant à la crèche vous n'êtes pas à la porte de la crèche vous entrez dans la section des petits des moyens des grands vous voyez votre enfant vous échangez avec le professionnel vous dites le matin quand vous arrivez comment votre enfant a dormi à quelle heure il a mangé quand vous le récupérez le soir vous posez des questions professionnelles vous voyez ce qui se passe et donc on doit avoir ce dialogue beaucoup plus poussé entre les parents et entre les professionnels et instaurer cette culture qui a une culture du contrôle qui doit être nouvelle c'est à vous les parents de faire un boulot ce que je dis c'est que c'est notre responsabilité qui est des contrôles ce que je dis c'est qu'on va le faire main dans la main avec les départements pour garantir que ces contrôles existent pour sentir que ces systèmes d'alerte existent ce que je dis aussi c'est que contrairement aux EHPAD ou les familles rentrer rarement tous les jours et deux fois par jour et ce que je dis enfin c'est que pour la première fois on va pouvoir contrôler parce qu'on change la loi parce qu'on change la loi les grands groupes privés directement sur leur pratique mais là que ça doit être du nombre thématiques qui peuvent faire ces contrôles Liga estime qu'il n'y a pas suffisamment de personnes sur le territoire pour faire ses contrôles déjà dans les crèches et vous vous allez rajouter un autre échelon de contrôle c'est très bien qui est le siège de ces entreprises mais sauf que vous allez si vous rajoutez pas plus d'agents qui sont en mesure de passer on a augmenté de manière massive on a augmenté de manière massive au niveau de l'État les personnes qui sont habilitées à réaliser des contrôles bah là on augmente encore les effectifs de plus de 120 personnes qui permettent de déployer dans les différents départements et les départements eux-mêmes se sont engagés évidemment à augmenter leurs effectifs pour réaliser des contrôles donc là chaque département va pouvoir le faire et doit pouvoir le l'autre question c'est le nombre d'adultes par enfant ça cette règle elle est fixée par l'État elle est fixée par le l'administration la règle aujourd'hui c'est un adulte pour 6 enfants on a une ombre témoignages je le disais et notamment Pia qui est une directrice de crèche qui aime son boulot qui dit ça reste un métier de passion et qui dit d'ailleurs que tous ceux qui le font le font avec beaucoup de dévouements de dévouement il y passe beaucoup de temps et avec beaucoup de passion elle dit le problème c'est qu'on est épuisé on était épuisé parce qu'on n'est pas suffisamment nombreux et elle m'a demandé de vous poser la question est-ce qu'il ne faut pas augmenter ce chiffre c'est vous qui donnez cette règle aux entreprises est-ce qu'il ne faut pas plus que un adulte pour 6 ans elle a raison et c'est ce qu'on va faire je veux qu'on passe à un taux d'encadrement de 1%. c'est ça notre objectif de 1 pour 5 vous allez changer la règle et changer la règle ils vont devoir s'adapter elles vont devoir s'adapter je suis consciente aussi que vous pourrez pas demander au crèche privé dans les 48 heures de passer de 1 pour 6 à 1%. mais ce que je dis aussi au groupe privé c'est que la première des mesures comprendre pour faire en sorte qu'il y ait un taux d'encadrement qui soit supérieur qu'il y ait plus de professionnels c'est que ces métiers doivent être plus attractifs je leur demande de réfléchir à l'organisation de leur temps de travail on peut en crèche avoir des modèles qui sont plus innovants ou les personnes vont travailler sur des semaines de trois jours ou des semaines de 4 jours parce que ce sont des métiers qui sont des métiers difficiles qui sont des métiers pénibles je leur demande de revaloriser leur personnel au 1er janvier 2024 l'état mon gouvernement met 200 millions d'euros sur la table chaque année chaque année on va mettre 200 millions d'euros sur la table pour revaloriser les personnels mais je ne mettrai pas et je ne donnerai pas un euro de cet argent au groupe privé c'est dans le même temps ils ont pas des conventions collectives qui sont enfin au niveau vis-à-vis des personnels c'est dans le même temps il y a pas des engagements très clairs sur la qualité d'accueil par contre on a déjà des grands ou des groupes notamment associatifs où on sait que les choses se passent très bien eux dès le premier janvier 2024 la petite dévalorisée peut-être le but non lucratif est-ce qu'il y a pas quand même et j'y reviens un problème de modèle il y a eu le scandale hors pa il y a le scandale des crèches privées ce sont quatre groupes on disait 4 principales entreprises qui font à elle seule 1,1 à 1,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an est-ce qu'il n'y a pas un problème de modèle est-ce que vous vous êtes pas posé la question peut-être de nationaliser le service de la petite enfance bien que je me suis posé la question je me suis posé la question quand je lis le rapport de Ligue 1 je me pose la question quand je vois les témoignages de est-ce que le modèle économique par lui-même en vérité définit ou pas la manière avec laquelle ensuite on travaille sauf que à la fin ce sont des professionnels qui s'engagent ce sont des femmes qui s'engagent qui ont été formées qui sont des auxiliaires de puériculture et qui s'engagent quel que soit le type de crèche et qui s'engage avec la même dévotion avec le même dévouement avec la même vocation et qui n'ont qu'une envie c'est de s'occuper de nos tout petits enfants et qu'elles le fasse encore une fois dans une crèche privée dans une crèche publique dans une crèche associative on peut pas remettre en cause l'engagement qui est celui des professionnels par contre nous ce qu'on doit garantir c'est garantir la sécurité de nos enfants quel que soit le mode de garde c'est garantir la qualité d'accueil de nos enfants et leur épanouissement leur sécurité affective quelle que soit le mode de garde et c'est garantir le bien-être au travail de ces professionnels qui font un travail extraordinairement exigeant et difficile quel que soit encore une fois le mode de garde et quel que soit le modèle économique d'où les contrôles qui vont être faits et d'où le fait je le redis que quand on met 200 millions d'euros sur la table il y aura pas un euro pour des groupes privés s'il ne se mettent pas au niveau on l'a vu avec des dizaines de services d'urgence qui ont dû fermer cet été je rappelais qu'il y a eu le scandale des personnes âgées est-ce que aujourd'hui il y a pas un problème tout simplement d'effondrement de notre service public non parce que à la fin vous avez un état qui s'engage qu'est-ce qui se passe c'est à dire que nous on a à la fois des moyens qui sont déployés qui sont déployés par les CAF notamment pour faire en sorte que ce qu'il reste à payer chaque mois aux parents soit le plus raisonnable possible parce que les parents encore une fois ils font ce qu'ils peuvent les parents ils vont travailler le matin ils doivent pouvoir juste être sereins à partir du moment où ils ont déposé leur enfant que ce soit auprès d'une assistante maternelle que ce soit en crèche que ce soit en laissant à domicile et donc il faut accompagner les parents donc en vérité on met énormément d'argent public pour garantir l'accueil de nos enfants et le mode de garde de nos
Aurore Bergé