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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 26 novembre 2023 63 minContradictoireFond programmatiqueCulture, médias & sportEurope & internationalNumériqueInstitutions & élections

Audition : les enjeux médiatiques et culturels dans la relation Afrique-France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 18 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:50OuverteRéponse directe

    La mise en avant de nos cultures respectives est-elle un moyen pour approfondir la compréhension entre nos peuples ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Comment concilier indépendance des médias et image de la France en Afrique ?

  • 23:10RelanceRéponse partielle

    La suspension des projets de coopération avec le Burkina Faso, Mali et Niger est-elle un levier de dialogue interculturel ?

  • 24:20OuverteRéponse directe

    Quelles motivations des dirigeants africains pour la censure des médias français ?

  • 25:30OuverteRéponse directe

    Avez-vous les moyens de partager vos travaux sur les œuvres et cultures africaines ?

  • 26:40OuverteRéponse directe

    Quelle place pour TikTok dans votre stratégie numérique en Afrique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « le projet que nous dont je parlais tout à l'heure de Dakar Djibouti qui consiste aussi à regarder les conditions d'acquisition de collection et de recherche également parce que toute cette connaissance est du aussi à ces recherches qui sont faites en période coloniale »
  • 1:00Fait
    « il y a souvent une sous représentation de la documentation dans ces dans dans dans les musées avec lesquels nous travaillons du fait de des visitudes de de l'histoire comme nous-même nous les avons nous nous les subissons parfois »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors on vient d'avoir une audition extrêmement intéressante conjointe avec la commission des finances sur l'impact des enjeux financiers sur les enjeux sécuritaires et nous continuons ce ce cycle euh en partageant cette fois notre audition avec la section française de l'Assemblée parlementaire de de la Francophonie que préside améliia lacrafi euh d'ailleurs vous aurez sans doute accord madame la la présidente d'expliquer au commissaire à la défense le rôle de la section française au sein de de l'APF et peut-être son délégué général Bruno fou va nous rejoindra tout à l'heure après donc les enjeux d'endettement de coopération monétaire que nous venons d'aborder avec la commission des finances nous passons maintenant aux enjeux aussi importants des enjeux médiatique et culturel dans la relation afrique-fance la diversité de ces sujets témoine du caractère pleinement multidimensionnel de notre partenariat avec les États africains et démontre la nécessité d'avancer dans dans ce cycle avant qu'au sein de la commission des finances nousous replongions directement sur les enjeux de sécurité madame Cécile méi euh j'espère que je prononce bien votre nom vous êtes directrice des stratégies et coopération internationale transverse de France medéia monde je pense que tout le monde le sait mais France medéia monde regroupe notamment la chaîne d'information continue France24 et la et la radio mondiale RFI vous pourrez certainement revenir sur les enjeux relatif à l'image des médias français sur le continent leur audience et leur portée réelle alors où les réseaux sociaux sont omniprésents mais également sur la contribution de ces médias au rayonnement de la francophonie nous serions également intéressés de vous entendre sur le rôle que peut jouer l'audiovisuel extérieur de la France dans notre relation avec Les Afriques alors alors que certaines voies s'élèvent pour en faire un outil d'influence à partentière c'est aussi une question parfois nous pose les Africains ils nous disent mais France 24 alors est-ce que c'est une chaîne dont la ligne éditoriale est totalement libre ou est-ce que c'est une chaîne au service des intérêts français vous pourriez peut-être revenir à ce titre sur le lancement des états généraux de l'information souhaités par le Président de la République Monsieur Emmanuel Casar rou j'espère bien prononcer votre nom vous êtes président du musée kbranly Jacques Chirac nous nous serions heureux d'entendre votre analyse sur la perception de l'action culturelle en Afrique alors que d'autres pays développent des stratégies parfois plus visibles je pense notamment à la Chine qui multiplie l'ouverture d'institut d'institut confusus vous pourriez notamment revenir sur les enjeux entourant la restitution d'œuvre et la coopération entre les musées français et africains mais également avec les représentants des diasporas en France madame la Présidente je vous cède la parole Messieurs les Présidents Madame la Directrice mes chers collègues c'est à ma connaissance la première fois qu'un délégué de la section française et certainement un président délégué pardon certainement une présidente déléguée copréside une réunion commune avec une commission permanente de l'Assemblée nationale c'est pourquoi je tiens à remercier très chaleureusement mon collègue Thomas gassilou d'avoir l'honneur de d'être à ses côtés avec la commission défense je veux également saluer son initiative visant à associer les membres de la section française à l'Assemblée parlementaire de l'Assemblée parlementaire la francophonie aux travaux qu'il mène dans le cadre d'un cycle d'information sur les relation entre la France et le continent africain à cet égard je souhaite rappeler que si l'Assemblée parlementaire de la Francophonie réunit à ce jour 92 sections membres associé ou observateur la section française y occupe une place toute particulière pour plusieurs raisons elle est en effet la plus nombreuse avec 90 députés et 60 sénateurs et sénatrices le Parlement français est aussi le deè le plus gros contributeur financier de l'APF après l'Organisation internationale de la Francophonie l'OIF de même plusieurs parlementaires français occupent des fonctions importantes au sein des différents organes de la PF je veux ici saluer le travail de notre collègue Bruno fou qui a été désigné délégué général de la PF et anime cette institution au côté du député canadien Francis Drouin qui la préside plusieurs de nos collègues députés et sénateurs sont également soit présidents de commission et de réseau soit rapporteur au sein de ces mêmes organes je suis moi-même l'une des vice-présidentes de la PF vous le voyez la section française s'implique fortement dans le fonctionnement et l'animation de la PF et met un point d'honneur à être représenté et intervenir à chaque réunion d'instance la position française portée par les élus français est toujours attendue et écoutée pour autant l'APF ce n'est pas la section française l'APF n'est pas un outil au service du Parlement français les parlementaires membres de la section française ont à cœur de concilier leur double statut de membre de laapf et membrees du Parlement français c'est pourquoi je considère comme très important les échanges que nous aurons ce matin et je veux remercier très chaleureusement Monsieur Emmanuel casreou et Madame Cécile mi pour les éclairages qu'ils pourront nous apporter la relation entre la France et le continent africain est marquée par la confusion d'une histoire pesante pour reprendre les termes utilisés par Jean-Louis borlot comprenant tr trois périodes la colonisation la décolonisation et la mondialisation de l'Afrique qui se tourne aujourd'hui vers d'autres partenaires nous en avons largement parlé hier en séance publique lors des débats sur les partenariats renouvelés entre la France et les pays africains face à cette Afrique nouvelle la France s'est longtemps interrogée à engagé des actions très fortes dans ce sens dont la restitution des biens culturels et bien d'autres actions que je ne pourrais pas vous lister aujourd'hui le président la République l'a dit le 23 février lors de son dernier déplacement en Afrique centrale nous avons un destin lié avec le continent africain et nous devons choisir quel rapport nous voulons entretenir avec les pays africains en sortant des grilles de lecture du passé il nous faut considérer les pays africains comme des partenaires avec qui nous avons des intérêts et des responsabilités partagées c'est un continent où nous devons bâtir des relations respectueuses équilibrées et responsables pour lutter ensemble pour des causes commune comme la lutte contre le changement climatique c'est une nouvelle réalité que nous ne pouvons pas nier et s'incarne dans cette nouvelle politique de partenariat que nous menons désormais il est très intéressant pour nous de vous entendre tant les champs culturels et médiatiques sont importants pour ces relations renouvelées que la France entend bâtir avec l'Afrique l'importance de nos relations culturelles avec les pays africains est évidente nous en avons eu la preuve lors de l'organisation de la session africain 2020 je la constate sur le terrain à avec la programmation de nos instituts français ou de nos alliances françaises partout en Afrique elle est sans doute appelée à s'accroître avec le projet de la Maison des mondes africains ou même la cité de la langue française à viler cotray qui fera la parabelle en tout cas je l'espère à des projets communs avec les pays d'Afrique la question du relais de l'information et des médias en langue française au travers de médias France méiaamonde et de TV5 Monde est également un enjeu politique de taille comme nous l'avons vu avec avec l'interdiction de France24 ou RFI dans certains pays du Sahel sans doute allez-vous nous donner quelques pistes pour établir cette nouvelle relation par le dialogue et l'échange par le croisement des savoirs et des expériences que nous partageons déjà à l'APF et dans l'espace francophone je vous remercie pour votre attention merci madame la Présidente et Madame mégie vous avez désormais la parole pour une durée d'environ 10 minutes alors j'appuie sur ce bouton qui doit être le bon merci merci beaucoup merci monsieur le Président merci madame la Présidente délégué mesdames et messieurs merci d'être d'être là ce matin euh je suis effectivement directrice des stratégies et coopération éditoriale et non pas internationale mais ça peut se ressembler transverse à France médiamonde et j'ai l'honneur de de représenter Marie-Christine Saragosse la PDG du groupe qui s'excuse de ne pas être là et qui est en déplacement à partir d'aujourd'hui en en Roumanie alors voilà euh pour pour ce propos liminaire je me permets quand même de de rappeler quelques points concernant notre groupe France méia monde le groupe de l'Audiovisuel Extérieur de la France ce sont trois médias RFI la radio d'actualité mondiale en français et en 16 autres langues FRANCE 24 vous l'avez rappelé la chaîne d'information internationale enue en français en anglais en arabe et en espagnol et Monte Carlo dualia la radio française en langue arabe diffusée au Proche et au Moyen Orient donc qui ne concerne pas directement le le le continent africain mais qui est une part importante de notre dispos positif de l'Audiovisuel Extérieur de la France nos trois médias ont compté en 2022 près de 260 millions d'auditeurs téléspectateurs et d'internautes chaque semaine à travers le monde l'Afrique est historiquement notre premier bassin d'audience c'est donc un continent majeur pour pour nos médias le propos que que je vais développer devant vous va s'articuler autour de deux grands points un ancrage historique de nos médias en Afrique mais qui évolue aujourd'hui et vous en avez déjà déjà parl dans dans les différentes auditions dans un contexte de grande tension et de tension accrue et dans un second temps une stratégie que nous développons aujourd'hui qui est la stratégie de proximité nous l'avons mise en œuvre déjà depuis plusieurs années auprès des publics du continent africain et que nous entendons encore renforcer dans les années à venir alors RFI et France24 sont des médias référents pour couvrir l'actualité du continent africain l'expertise de nos journalistes à Paris un service dédié à RFI le service Afrique des journalistes spécialisés à France24 mais référent également par une grande présence sur le terrain sur le continent un très important réseau de de correspondant de près d'une centaine de correspondants sur l'ensemble du continent des envoyés spéciaux permanents à Abidjan à Dakar et à Nairobi donc Les Afriques autant l'Afrique de l'Ouest que l'Afrique de l'Est sont concernés par la présence de ces professionnels de RFI et des rédactions tion délocalisé j'y reviendrai un petit peu plus tard qui sont installé sur le continent avec des professionnels venus du continent africain nos médias proposent quotidiennement une couverture de l'actualité africaine tant dans les programmes d'information qu'à travers les émissions référent les les sessions d'actualité midi soir matin et nuit sur RFI deux journaux dédié à l'Afrique sur France24 où nous donnons un écho mondial à tout ce qui fait événement en Afrique en offrant également une image positive et fédératrice du continent à travers notamment des événements comme celui du mois de janvier prochain qui est la Coupe d'Afrique des nations où nous prévoyons un un très important dispositif ce qui fait notre succès auprès des publics du continent africain c'est aussi la très forte interaction avec ces publics la place à l'interactivité à la proximité est présente dans nos nos programmes un des programmes phar de de Radio France Internationale et sans doute appel sur l'actualité une émission quotidienne de matinée où les auditeurs interviennent posent des questions et les rédactions de RFI où les experts leur répondent un magazine dédié à la jeunesse qui est hebdomadaire qui s'appelle alor alors on dit quoi qui là aussi traite des sujets qui qui concernent le quotidien de notre auditoire avec des des appels très nombreux d'auditeurs là encore et puis un dernier point qui sont les délocalisations c'est-à-dire nous nous en non nos équipes sur le continent et là il est toujours extrêmement impressionnant de mesurer la la notoriété des journalistes et des animateurs de de RFI et de France24 lors de ces déplacements par ailleurs comme le prévoi les missions de France médamonde les missions de nos médias de de service public de société nationale de programme nous donnons un très large écho à l'actualité française dans toute sa diversité dans toutes ses dimensions le lien est indéniable à travers cette actualité il est souligné avec avec le continent africain vous parliez madame de la saison Africa 2020 qui avait été aussi qui avait été notamment un moment phare de de notre couverture et qui à travers les la présence des diasporas et des échanges réguliers entre des échanges humains réguliers entre la France et l'Afrique nourrissent nos programmes en matière de distribution de diffusion nous bénéficions d'une présence extrêmement importante sur le continent africain en radio RFI a le plus grand parc FM avec 100 15 émetteurs elle est reprise par près de 500 radios partenaires à travers le continent ces radios partenaires ce sont des radios locales qui reprennent une grande partie de nos programmes et notamment nos programmes d'information on a aussi gardé une diffusion en onde courte et on le verra quand on parlera de ces pays où nous sommes notamment coupés en FM que les ones courtes ont une vraie importance dans cette région du monde et ce qui permet de toucher notamment des populations plus isolées des des grandes villes et singulièrement dans la dans dans la bande sahélienne en télévision France 24 est diffusé sur le satellite et sur la TNT quand cela est possible dans certains pays et dans les zones urbaines au total ce sont 62 millions de foyers qui sont distribués par par France 24 sur le continent africain et puis bien sûr le numérique nos sites propres RFI France24 dans leurs différentes déclinaisons mais également les différentes plateformes les réseaux sociaux la syndication avec des sites panafri et depuis ce mois d'octobre nous avons lancé des chaînes WhatsApp qui est un nouveau vecteur de diffusion d'information pour nos médias et certaines de nos émissions et nous enregistrons j'y reviendrai tout à l'heure des performances record en la matière donc nos médias sont très puissants ils enregistrent des résultats d'audience exceptionnel la dernière étude Africas scope menée par l'institut Cantard nous montre que près de 60 % de la population en Afrique francophone 60 % de la population en Afrique Fran francophone suit RFI et ou France24 de façon hebdomadaire RFI est la première radio internationale en Afrique francophone elle est toujours classée dans le top 5 des radios les plus écouté quotidiennement dans les SEP villes couvertes par cette étude et France 24 conforte son statut de première chaîne d'information internationale toute cible confondu sur sur l'Afrique francophone elle figure parmi les 10 chaînes les plus regardées chaque semaine le contexte vous le vous le disiez dans vos propos liminires le contexte sur le continent africain évolue change et marqué ces dernières années par un contexte de grande tension auxquel nous devons faire face très concrètement cela se manifeste par une recrudescence des manipulations de l'information de la désinformation des infox comme on dit en bonne francophonie on peut considérer qu'il y a des tentatives de déstabilisation directement instrumentalisé à travers c'est C ces manipulations de l'info et la la désinformation instrumentalisé par certains états de deux faits nous semblent importants à noter le lancement de chaînne à destination de l'Afrique par la Turquie qui propose et assume une verion alternative de l'actualité du monde alternative à la vision occidentale c'est revendiqué par la Turquie qui qui lance cette chaîne à destination de l'Afrique et puis la présence d'une offre francophone du média russe Russia Today avec l'installation d'un bureau à Alger de manière à couvrir l'ensemble du continent africain et singulièrement de l'Afrique francophone des médias qui nourrissent des narratifs anti-français c'est assumé également par par ceux qui les dirigent et qui donc attaquent la France et nourrissent également à travers une diffusion et une dissémination de ces contenus-l au départ de façon très virtuelle sur les réseaux réseaux sociaux nourrissent aussi et pénètrent progressivement au sein des opinions publiques et se manifestent ensuite sur le terrain parfois de façon très violente nous sommes en première ligne également à travers nos médias face aux attaques contre la liberté d'informer vous l'avez rappelé madame nos médias ont fait l'objet de de coupure de censure aujourd'hui dans trois pays africains d'abord au Mali et au Burkina Faso l'année dernière au Niger depuis le mois d'août dernier suite à la prise du pouvoir par des mouvements pchistes et là l'ensemble de nos médias y compris les diffusions par les radios partenaires par exemple de RFI sont soumis à la censure et ont été coupés si nous sommes coupés c'est d'abord parce que nous sommes puissants nous sommes les premières chaînes coupées dans ces pays-là quand il s'agit pour les pouvoirs qui ont enfin pour les mouvements pchistes qui ont pris le pouvoir de de de resserrer la liberté de l'information mais aussi parce que nous apportons une information libre et indépendante qui parfois et même souvent dans ces situations là dérange plus généralement il nous semble que dans ces circonstances nous sommes également coupés parce que nous sommes certes français mais aussi des médias internationaux et ces censures sont généralement les signes d'une très forte dégradation de la liberté de la presse et du droit d'informer dans ces pays-là dont font les frais très rapidement et très lourdement les journalistes et les les médias locaux du continent malgré les coupures nous restons extrêmement suivis les stratégies de contournement sont mises en place et nous nous arrivons à voir à travers nos antennes que des publics continuent au Mali à nous suivre par exemple sur YouTube à appeler nos émissions interactives c'est un exemple parmi d'autres mais nos chaînes WhatsApp je vous en parlais tout à l'heure en un temps record quelques semaines seulement près d'un million d'abonnés pour la chaîne WhatsApp consacrée à l'émission appel sur l'actualité pour RFI et 1004 aujourd'hui pour la chaîne de France24 en français donc ce sont des des moyens de contournement qui reçoivent euh un public extrêmement nombreux et qui montre combien nos médias sont aussi attendus euh les coupures néanmoins nous font perdre près de 7 millions de téléspectateurs uniquement dans les trois pays de téléspectateurs et d'auditeurs bien sûr dans les trois pays que sont le Mali le Burkina Faso et euh le Niger je passe rapidement mais il est évident que ces situations de grande tension euh voire de confrontation nous font courir euh font courir des risques sécuritaires majeurs à nos équipes nos correspondants ne peuvent plus et nos envoyés spéciaux ne peuvent plus aller dans ces sur ces terrain-là et les correspondants qui doivent y rester euh sont évidemment suivis de d'extrêmement près et de façon très régulière par notre dispositif de de sécurité nous continuons malgré tout à faire notre travail d'un journalisme indépendant libre qui lutte contre les infox mais nous ne sommes pas naïfs qui lutte contre la désinformation sans naïveté nous restons attachés à nos valeurs et nous poursuivons notre action à des destination des publices africains avec comme ligne vous vous avez évoqué ce mot comme ligne d'action des partenariat pour les publics africains et avec les les professionnels du continent africain donc à ce titre nous avons trois rédactions qui sont délocalisées sur le continent africain une à Dakar la dernière en date pour y diffuser et y produire et y diffuser des contenus en langue régional le mandincamp et le F F sont opérés depuis Dakar laousa et le soelli sont opérés depuis l'egos depuis 2007 et Nairobi depuis 2010 et ça pour nous ce sont des ancrages et des stratégies qui qui doivent nous permettre d'être en en plus grande proximité c'est un mot essentiel pour nous c'est le le le développement à venir de notre notre politique de de production et de diffusion vers le continent africain dans des langues transnationales de façon à pouvoir servir des publics le plus largement possible et ne pas rester enfermé dans cette dans cette dans un dialogue qui serait totalement déséquilibré où on considérerait que nos médias émettent de Paris vers des publics qui entendent un message venu de beaucoup trop loin enfin dernière chose est évidemment essentielle la lutte contre la désinformation contre la manipulation de l'information nous avons en tête de de d'augmenter bien évidemment nos productions en ce domaine nous organisons en réseau notre production de lutte contre les infox ce que l'on appelle le débunkage de façon à ce que l'ensemble des des différentes rédactions de RFI se nourrisse et puisse diffuser et avoir un impact encore plus large dans dans ce domaine auprès des des publics et mettre en valeur le travail de de nos équipe et nous avons deux projets essentiels et structurants qui ont été portés par Marie-Christine Saragosse dans son son projet présidentielle 100 % numérique une offre 100 % numérique panafricaine à destination des jeunes public africain et un décrochage en télévision pour France24 qui serait opéré depuis Dakar où l'offre d'information professionnelle devenue depuis et vers l'Afrique francophone serait encore plus valorisé merci de votre attention merci Madame la Directrice la parole est désormais à Monsieur kazarou président du musée kbranli Jacques cherac monsieur le Président Madame la laprésidente monsieur président madame la coprésidente merci merci de de me recevoir alors ma ma ma contribution est beaucoup plus modeste évidemment puisque le musée du kbranli a dans son dans ses missions la préservation l'étude la valorisation des cultures des quatre continents en dehors de l'Europe l'Afrique est donc une partie de notre de notre perspective de nos missions pour vous donner une idée nous avons nous conservons 370000 œuvres qui remontent certaines à 400 ans elles sont en France depuis très longtemps euh et les collections africaines représentent 80 90000 œuvres euh nous conservons également plusieurs millions de documents photos et documents et archives que nous nous employons à à à à enrichir notre présence et notre action en direction du du du du continent africain est assez ancienne puisque effectivement nous nous partageons cette histoire commune cette histoire qui est parfois complexe à à analyser cette histoire quelquefois que l'on découvre nous-même tant sur la partie de la colonisation que la partie des des des décolonisations je pense en particulier avec le le Cameroun où on a découvert un certain nombre de découverts je veux dire que c'était pas dans le dans dans dans les les les dans la la comment la la la culture commune certaines ces événements qui nous amènent aussi à reconsidérer la manière dont nous traitons une histoire une histoire plus ancienne en gros nous nous travaillons sur sur cinq sur cinq axes bien sûr avec ce qui a fait finalement le le l'ADN de de de ce musée c'est-à-dire la transparence la transparence sur ses collection la transparence sur ces documents la transparence sur l'information que le le le le que l'établissement détient sur sur les collections et sur le partage l'idée que une [Musique] étude moderne et contemporaine de ces collections ne peut se faire qu'avec un double regard le regard à la fois depuis depuis Paris depuis l'histoire de ces élection la manière dont elles a été constitué l'histoire aussi du regard l'histoire du goût l'histoire de la de de du rapport de la France aussi avec ces différents espaces mais également la perception que peuvent avoir nos collègues nos nos contemporains aujourd'hui de cette histoire de l'appréciation qu'on peut avoir sur ces objets depuis depuis le leur point de vue nous avons donc mis en place une une série de projets de recherche scientifiqu sur nos collections avec ce double regard nous bénéficions de ce de pour se faire de de bourse du ministère de de la culture qui nous permett de faire venir nos collègues pour étudier ensemble les collections en toute transparence nous avons accueilli nous avons travaillé avec le le Tchad avec le musée national du Tchad donc il s'agit toujours de de de de collègues qui viennent et qui ont des responsabilités au plus haut niveau dans les musées nationaux qui concervent les collections dans dans dans les pays qui nous intéressent et qui sont intéressés également par cette relation évidemment tout ceci se fait j'ai oubliais de le dire effectivement mais ça va de soit dans le cadre de cette nouvelle offre de relation entre la France et et et et les pays d'Afrique qui était lancé à partir du discours de de de agadouu et avec cette proposition également de d'opérer des restitutions et donc c'est dans ce cadre aussi que que que vient ce ce ce travail de d'ouverture ce travail de partage ce travail d'analyse commune et euh de euh de culture commune j'allais dire sur la manière d'aborder les les collections d'anciennes et les et les différentes épisodes historiques qu' ont traversé les pays on a donc travaillé avec le musée national du du Tchad qui avait une demande assez globale sur l'ensemble de nos collections la venue de notre collègue pendant près de 2 mois à Paris pendant 3 mois à Paris en 2021 a permis de de lui a permis de se rendre compte que ses collections on été en en grande partie impressionnante par le chiffre qui avait été fusé mais que la qualité de ces collections était pas forcément en rapport avec ce ce cette impression numérique et donc on a commencé un travail très précis d'analyse des différentes des différentes collections sachant queune grande partie des collections qui sont conservé à Paris sont aussi ont aussi une histoire commune avec les collections qui sont les cœurs des collections nationales que ça soit au Tchad au Sénégal au Burkina Faso et cetera donc il y a une histoire commune aussi de la Constitution des collections et donc ce qui cette ce travail commun peut est mutuellement bénéfique on a travaillé également avec le BurkinaFaso avec un collègue qui est venu pendant un mois avec le Mali avec un avec le le le directeur du du musée national avec lequel nous nous tentons de continuer d'avoir des des des relations malgré les les les les la difficulté on est persuadé que ce sont ces relations humaine et cette cette passion commune en fait qui qui fait qui crée un un fil cert fragile mais qui peut permettre de passer une période de tension une période de difficulté où on sent aussi que certains de nos nos collègues peuvent parfois être sujet de de suspicion par leur rapport qu'ils peuvent avoir avec nous on sent que souvent il faut que nous prenions en compte des des difficultés temporaires dans certains pays pour mettre un un ralenti sur la la les les les l'envie que nous avons de de de d'aller plus loin dans dans les investigations et donc il y a des des temps qui s'adaptent comme ça en fonction de de de l'actualité c'est c'est particulièrement vrai pour le pour le Mali mais nous allons pouvoir renouer ce partenariat ne serait-ce que par des voies également de visioconférence avec notre collègue du Mali afin de continuer à faire ce travail très important sur cette histoire commune complexe sur la constitution des collections en particulier en période coloniale en travaillant avec ces différents pays on s'est aperçu que il il nous fallait quelque chose de de de plus global et et et qui permett de de travailler de manière multilatérale on a besoin de de ce travail en bilatéral qui nous permet de mieux connaître et et pour nous-même de nous enrichir sur des collections mais également avoir une une une quelque chose de de de plus large nous avons donc sommes donc saisis d'une des principales missions de collecte et de recherche qui a été mené en 1931 à 1933 qui est partie de Dakar et qui est allé jusqu'à djibou outil et nous avons constitué un programme de recherche avec l'ensemble des partenaires l'ensemble des pays qui constituent cette cette diagonale il est bien évident qu'aujourd'hui nous avons dû moduler notre enthousiasme du début puisqueun certain nombre de de de pays sont aujourd'hui et de régions sont aujourd'hui impossible à à à rejoindre l'idée c'était de confronter finalement cette histoire ancienne la la l'préhension que nous pouvons en avoir depuis depuis l'Europe avec l'appréhension qui pouvait en être faite depuis ces différents pays donc donc le ça concerne les pays que j'ai cité mais également Djibouti mais également le Cameroun mais également le Sénégal évidemment la la la la Côte d'Ivoire donc c'est un travail de longue haleine qui verra son aboutissement dans un premier temps par une exposition qui aura lie au musée du kbranli en 2025 et qui ensuite sera décliné dans les différents pays qui auront la la la volonté de le faire selon des modalités qui ne seront pas une exposition pensée à Paris et envoyé en Afrique mais une adaptation une reformulation une réinvention finalement de euh cette de de de de de cette exposition en fonction des intérêts propres de chaque pays on voit bien même sur ce travail qui semble euh relativement homogène qui nous faut nous adapter à chaque fois à des perceptions à des sensibilité et infra à l'intérieur de chaque pays aussi il y a des des relations inter intercommunautaires qui sont extrêmement complexes qui sont évolutive et dont il nous faut absolument euh tenir compte nous travaillons évidemment de manière très étroite avec la Côte d'Ivoire puisque bientôt sera présenté devant devant l'Assemblée nationale le le le le projet de loi sur les sur sur les rtitutions et la Côte d'Ivoire nous avons pour la Côte d'Ivoire nous avons nous avons travaillé en particulier sur un un projet qui leur tient à cœur et qui remplit jusqu'à présent les différents critères qui avaient été retenus pour des des restitutions pour faire en sorte que ces restitutions ne soient pas simplement un un un geste certes important mais qui finalement se s'achève avec le le le fait de de de de du retour de l'objet nous travaillons également la mise en œuvre de de collaboration pour accompagner ce processus politique de restitution qui vise à à à à partager l'information professionnelle que nous avons et de faire en sorte que nos nos propres agents mais aussi les agents des différents musées concernés et euh puissent travailler en bonne intelligence pour pour le futur c'est particulièrement le cas pour le musée historique d'abomé et le Musée d'histoire de wiida au Bénin qui ont été décidé suite à la la restitution des 26 œuvres des des des collections nationales françaises en direction de la République du Bénin et c'est également le le cas avec la le musée d'isation de Côte d'Ivoire avec lequel nous travaillons en préparation à ce qui pourrait donner lieu à une restitution si tel en était la volonté nationale nous travaillons également à la à la formation des futurs de nos futurs collègues conservateurs et restaurateurs du du du patrimoine et ceci en collaboration avec les instituts de formation l'Institut national de de de du patrimoine avec l'École du Louvre et nous accueillons pour des stages souvent de de longue durée ces différents futurs collègues nous avons travailler avec le le le le Gabon de de personnes du Gabon avec une personne de du du Bénin évid avec une personne de des Commores et une personne de de Côte d'Ivoire et nous continuons à accueillir très régulièrement chaque année c'est ces personnels j'en profite pour souligner d'ailleurs que le nous accueillons actuellement le musée le le directeur du Musée national du du du de Côte d'Ivoire nous participons évidemment à des formations n nos professionnels participent à des formation je voudrais pour finir insister sur le fait que il nous semble important de créer les condition aussi d'une circulation des œuvres puisque c'était aussi la l'idée de de de du discours de de Dakar et donc nous avons organisé avec les collègues européens à Dakar au début de cette année une grande réunion avec une soixantaine de musées africains pour essayer de définir quel pourrait être leur besoin et comment faire en sorte de travailler en dehors de nos relations historiques limitées avec les les les pays autrefois colonisé par la France et élargir et nous avons présenté à la Commission européenne un projet assez ambitieux visant à euh faire en sorte de collaborer de manière plus large entre une collaboration plus large entre la France et et via l'Europe et les pays africains bien merci à tous les deux pour ces propos introductifs mes chers collègues il nous reste une vingtaine de minutes j'ai environ se questions donc l'idéal serait que chacun se limite à une question de l'ordre de une minute ou un peu plus pour qu'on ait 2 xis 5 minutes pour pour les réponses et vous parliez monsieur le président de Côte d'Ivoire ben j'ai le plaisir de passer la parole à une collègue qui est né en Côte d'Ivoire pour le groupe Renaissance la parole est à Lisianne mteayer merci monsieur le Président merci madame la Présidente donc respectectivement des commissions et délégations monsieur le Président du musée du cabbran lit madame la Présidente alors c'est un honneur effectivement pour moi de de prendre la parole effectivement comme la stipulé le Président je suis effectivement né en Côte d'Ivoire j'ai vécu en Côte d'Ivoire et j'avais vraiment une oreille extrêmement attentive en fait sur vos propos et je serais très intéressée en fait pour évoquer un peu plus avant en fait ce ces restitutions au nom du groupe Renaissance je vous remercie sincèrement pour votre participation au sein de nos commissions et délégations conjointes ainsi que pour la qualité de de vos interventions vos contributions de ce jour abordé sous l'angle culturel et médiatique en rchissent significativement nos travaux en cours consacrés à l'Afrique en introduction il convient de rappeler qu'au moment de son élection en 2017 le président de la République français a exprimé son engagement à revitaliser les liens entre la France et le continent africain cette démarche est concrétisée par diverses initiatives mettant particulièrement l'accent sur la refondte de notre aide en faveur d'une relation partenariale je peux citer les les dialogues afrique- France conduit par achil Mbembé philosophe africain mais également le nouvel sommet et également le nouveau sommet afrique-fance cette refonte du partenariat de la France avec les pay du continent africain est bâti autour de la société civile et du soutien au secteur privé et offre un nouveau cadre de réflexion aux nouvelles générations de la relation entre l'Afrique et la France dans le domaine de la culture cette refonte est mise en œuvre très concrètement notamment ici en France et à Paris et dernièrement et j'aimerais profiter de votre présence parmi nous pour évoquer le forum de création Africa qui s'est déroulé donc en octobre dernier il s'agit du premier salon de ce type en Europe autour des industries culturelles et créatives et qui se déroulera de de façon alternative entre la France et les pays du continent africain ces industries culturelles et créatives englobent les secteurs liés à la création au développement à la production et à la diffusion de biens de servic et d'activités à contenu culturel artistique et ou patrimonial à la croisée des diplomaties économique et d'influence la promotion des industries culturelles et créative est un élément clé de la politique française pour revenir à cette première édition de création Africa dans la lignée du nouveau sommet afrique- France comme je viens de l'évoquer ce forum vise à encourager la création de passerell créative et le partage d'idées innovantes dans la France et les pays du continent africain ce forum a pour ambition de devenir le rendez-vous incontournaable des créateurs ces initiatives contribuent à renforcer les liens entre les individus en favorisant un échange interculturelle dynamique je vais aller plus vite donc pour reprendre juste quelques chiffres hein c'était quand même 400 participants dans 200 personnes provenant du continent africain aussi je souhaiterais vous poser deux questions est-ce que la mise en avant de nos cultures respectives constitue un des moyens approprié pour approfondir la compréhension entre nos peuples et redéfinir la relation entre l'Afrique et la France quelle est votre perception de ce genre d'initiative axé sur la promotion d'une approche partenariale je vous remercie merci pour le groupe rassemblement national la parole est à Giselle lelouis présidente madame monsieur mes chers collègues en tant qu'élu de Marseille je suis ravi de vous entendre ce matin aux auditions car ma ville la plus ancienne de France est un lieu où les cultures dialogent pour reprendre une devise du musé quebranl c'est c'est sur ce dialogue culturel au-delà des présentations très intéressante que vous faites que vous avez fait que j'aimerais centrer mon propos en tant que membre de la commission de la défense je ne peux que déplorer leséerement de la politique française actuelle en Afrique qui conduisent à une telle hostilité et incompréhension dans certains pays que les troupes françaises sont contraintes de se retirer dans la précipitation à l'inverse la coopération culturelle offre des perspectives d'avenir encourageantes en atteste au l'audience de France medéia monde en Afrique fRANCE 24 est assi la première chaîne d'information en Afrique francophone avec 400 millions de téléspectateurs hebdomadaires RFI compte pour sa part 38 millions d'auditeurs hebdomadaires nous nous en réjouissons même si nous uront l'écho parfois donné à des discours antifrançais ou plus récemment anti-israéliens les restitutions de certaines œuvres sont également vu comme un élément d'apaisement des relations le groupe rassemblement national est d'ailleurs favorable à des restitution au cas par cas si ce n'est pas question de vider les collections nationales nous considérons que certaines restitutions participe au maintien du dialogue culturel si précieux que j'évoquais en préambule nous sommes tout aussi convaincu que la conservation la restauration et la présentation d'œuvres sur notre sol au kbranl par exemple permettent une connaissance et une protection du très riche et très divers patrimoine africain à destination du public du monde entier sur le plan de cette protection j'auris justement une question quant au patrimoine malien lors des raides d'ACMI notamment sur tomuktu en 2013 des témoignages exceptionnels du passé ont été détruits ou partiellement détruits par les terroristes islamistes avez-vous des éléments quant à la restauration de ce patrimoine exceptionnel sur le plan de la langue française nous savons que des pays étrangers comme la Russie la Chine ou la Turquie déploi leurs médias en Afrique avec un discours parfois hostile à la France pouvez-vous nous en dire plus sur leur pénétration du paysage audiovisuel notamment en Afrique francophone je vous remercie merci pour le groupe la France insoumise la parole est à Pascal ban merci monsieur le Président du fait de l'héritage colonial français sur le continent africain la coopération entre l'Afrique et la France est particulièrement riche elle l' d'autant plus ces derniers temps avec la volonté en tout cas affiché de la France de démocratiser sa relation avec ses partenaires africains de nombreux forums culturels participent notamment et vous l'avez rappelé au rayonnement de la culture française en Afrique et au rayonnement des cultures d'Afrique en France cette politique culturelle de la même manière qu'elle s'inscrit dans un contexte historique chargé s'avère souvent un levier de puissance et de politique étrangère pour la France en témoigne plusieurs décisions et déclarations françaises la plus récente concerne la cacophonie autour de la suspension je cite de tous les projets de coopération qui sont menés avec des institutions ou des ressortissants et ressortissantes du Burkina Faso du Mali et du Niger puis la déclaration de la ministre Rima abdoumak qui déclarait je cite encore qu'aucune des programmations d'artistes n'avait été demandé par le gouvernement la France a siamment mis un coup d'arrêt à la la coopération culturelle avec ces états en tâchant de fait le dialogue interculturel entre les peuples concernés aussi plusieurs articles universitaire et de presse dénonce le fait que le musée du kbranly ne traite que trop peu voire pas de la question de l'héritage colonial de la France en Afrique alors que cela pourrait être fait à la fois à travers l'art et l'ethnologie ne serait-ce pas un moyen pour renforcer voir relancer le dialogue interculturel avec l'Afrique il pourrait également être intéressant de savoir comment est perçu dans milieu culturel français l'émancipation des artistes et des intellectuels et universitaires africains ainsi que la dénonciation croissante d'une certaine politique néopatrimoniale menée par la France quelle est votre perception de la politique française de suspension des visas y compris pour les artistes quelle retombée à ce stade cette décision ne risque-t-elle pas d'entacher le dialogue interculturel entre les peuples d'Afrique et de France et les perceptions de ces peuples dans leur culture je vous remercie merci pour le groupe démocrate la parole est à Vincent Bru merci monsieur le Président pour madame Cécile mie pour aller plus vite vous avez évoqué à plusieurs reprises la la censure dont nous avons été l'objet de la part des autorités nigériennes et en précédemment au Mali et au burgina Faso ma ma ma question est la suivante est-ce que les dirigeants africains vous ont donné des des motivations de de ces décision où ont donné des motivations au gouvernement français d'autre part est-ce que cette politique de censure touche la France uniquement ou d'autres pays européens ou occidentaux et puis vous avez parlé de de chaînes qui sont pas toujours très très amicales vis-àvis de notre pays venant de la Turquie de la Russie qu'en est-il par exemple de la Chine pour Monsieur kererou une petite question simplement j'aimerais avoir un petit peu plus de détails sur l'accompagnement de la France et particulièrement de votre musée pour assurer des conditions nécessaires à la réception et à la la conservation des œuvres qui sont restituées dans les pays africains je vous remercie merci chers collègues et merci de votre esprit de synthèse pour le groupe socialiste la parole est à Isabelle Santiago oui je vais je vais donc faire cours aussi comme c'est demandé donc ma question s'adressera du coup à tous les trois au travers de des échanges que nous avons extrêmement intéressants vous avez pu nous éclairer ce matin est-ce que vous pourriez nous dire compte tenu des enjeux et compris de pouvoir être en partage sur ces territoires est-ce que vous avez les moyens et c'est intéressant pour nous de le savoir en tant que parlementaire pour irriguer les travaux au travers de l'ensemble y compris évidemment sur le musée donc évidemment au cbranl où j'ai évidemment eu très avec beaucoup d'intérêt ce que vous nous avez exposé mais ça nécessite beaucoup d'échanges beaucoup de recherches la rest institution qui se fait comme vous nous l'avez expliqué sur un travail en partage sur les œuvres sur cette culture qui évidemment entre les peuples est un pont et une richesse donc avoir une idée euh y compris sur le réseau évidemment de culturel queon puisse avoir cette vision qui est très transversale à travers vos vos trois à propos euh si vous en avez les moyens contenu qu'on qu'on bascule sur une autre prise de on va dire pas de risque mais d'engagement auprès d'eux il ne faudrait pas décevoir merci nous avons trois questions complémentaires la parole est à Delphine ingeman merci monsieur le Président euh je ma question s'adresserait à Madame madame mie euh plus de la moitié en fait de de la population africaine étagé de moins de de 24 ans on assiste également vous l'avez souligné à une montée en puissance des réseaux sociaux dans la diffusion de vos programmes vous avez parlé de WhatsApp et de Youtube je voudrais moi vous parler de TikTok qui est le navire amiral de du soft power chinois euh il a dépassé dans nombreux pays africains il me semble les réseaux sociaux dit traditionnels euh notamment en Afrique subsaharienne puisqu'il arrive en 2e position je voudrais savoir quelle place vous accordez à TikTok dans votre stratégie de déploiement sur le continent africain et par ailleurs en ce qui concerne les réseaux sociaux euh en prévention de ou ou en sensibilisation par rapport au fake news est-ce que vous intervenez est-ce que vous participez à des programmes de sensibilisation auprès des jeunes sur le continent africain merci merci la parole est à jean-filippe Ardoin merci monsieur le Président pour Madame la la directrice dans plusieurs conflits civils touchant des pays africains la France en tant qu'ex puissance colonial est souvent pointé du doigt accusé de nombreux mots que l'on évoque le Mali en 2022 où le bourg nafasso en 2023 ce constat de Roger de la France s'inscrit également dans une Hut d'influence informationnelle menée par la Russie et la Chine le 3 mai 2023 reporter sans frontière a souligné la désinformation en hausse et les menaces envers les journalistes dans de nombreux pays africain RFI et France 24 ont notamment été suspendus au Mali en avril 2022 pour des raisons politiques qui relève d'une évidente atteinte à la liberté de la presse aussi comment conciliez-vous votre statut de médias indép avec l'image média français qui vous a renvoyé lecalement et quelles en sont les conséquences notamment sur votre ligne éditoriale et d'autre part comment assurez-vous la sécurité de vos correspondants dans les pays qui traversent ces troubles je vous remercie merci enfin la parole est à Christophe Marion merci monsieur le Président de de m'accueillir exceptionnellement dans votre commission monsieur le Président j'ai eu le plaisir d'échanger avec vous il y a quelques semaines dans le cadre de la proposition de loi relative à la restitution des restes humains appartenant aux collection publique il me semble que ce sujet est un enjeu culturel et diplomatique important de la relation entre les pays étrangers notamment africains et la France en effet cette proposition de loi devrait permettre de répondre aux demandes de restitution formulées notamment par l'Australie l'Argentine ou Madagascar l'Afrique n'est pas particulièrement représenter ce qui peut sembler étonnant au regard du passé colonial de notre nation comment expliquez-vous cette situation pensez-vous à partir de vos connaissances et des coopérations que vous menez avec les musées du continent africain que des demandes de restitution sont à venir ou que la France devrait communiquer davantage sur ses capacités de restitution auprès des pays africains je crois me souvenir que en tant que directeur du Centre Culturel jbaou vous aviez décidé après discussion avec les anciens de laisser des restes Canac au musée de San Francisco où ils étaient conservé si une telle décision était prise par un État africain dans les prochaines années comment envisageriez-vous les conditions d'exposition de ces restes humains dans nos musée pour en faire de véritables ambassadeurs culturels de leur pays d'origine je vous remercie merci à tous pour vos questions madame monsieurs je vous propose alors malheureusement de limiter vos réponses à 5 minutes chacun en choisissant les éléments qui vous semble les les plus essentiels pour qu'on ait pas trop de retard pour l'audition suivante madame vous avez la parole merci beaucoup monsieur le Président oui difficile de répondre en 5 minutes à la diversité de vos de vos questions qui mériterait quand même d'être enfin les réponses mériteraient d'être très précises un un premier un premier point concernant les initiatives madame vous évoqueiez le le forum création Africa les partenariats je pense que là vraiment ça s'inscrit dans ces initiatives auxquelles nous donnons de l'écho depuis Paris vers le continent africain et pour lequ pour lesquels nous nous regardons aussi en très grande proximité grâce à notre réseau de correspondant grâce à nos nos envoyés spéciaux quel est l'effet sur le continent africain et je pense que c'est c'est cet aller-retour euh qui n'est pas euh dans un sens unique je pense que c'est vraiment le cette cette image de l'aller-retour entre la France et le continent qui est évoqué sur nos antennes je pourrais être vous donner des listes euh sans fin de de programmes qui sont consacrés de reportage de voilà qui qui qui fait la le le lien et qui maintient ce lien malgré le contexte que nous avons tous décrit que vous vous avez également repris dans vos propos euh de de tension à certains endroits et à certains moments euh ce lien est essentiel à maintenir et comment maintenons-nous ce lien donc à travers ce type d'initiative la valorisation de de de de l'ensemble de ces ces ces manifestations qui ont lieu sur le continent ou en France en France ou sur le continent mais également euh je pense en restant euh conforme euh cohérent et et fidèle à ce qui fait euh les valeurs et les principes éthiques déontologiques d'un média de service public d'un pays démocratique qui s'appelle 'aelle la France c'està-dire que nous avons un arsenal de texte alors la loi bien sûr mais nous avons aussi en interne une charte de déontologie un cahier des charges une charge de déontologie que nous nous nous faisons également prospérer au vu des évolutions de l'intelligence artificielle et comment l'utiliser ou comment s'en prémunir que nous faisons nous nous sommes soumis évidemment à la loi Sapin 2 donc nous avons des programmes de formation et de sensibilisation de nos nos personnes y compris des journalistes bien entendu donc tout ce dispositif éthique et déontologique est pour nous la pierre angulaire de notre travail et nous sommes persuadés aujourd'hui que rester dans C dans cette ligne là sans compromission sans sans en sans en dévier et pour nous une façon de rester fidèle à ce que doit être un média libre et indépendant comme l'avait rappelé le président de la République devant les ambassadeurs pas naïf pas naïf nous sommes bien conscients que nous sommes directement attaqués parce que nous sommes un média de service public français non pas un média d'État et que notre indépendance est en quelque sorte notre influence aussi et que de fait en restant fidèle à ces principesl nous pensons pouvoir répondre au défi qui est le notre aujourd'hui et qui qui qui que que vous décrivez parfaitement qui est celui de rester résilient mais démocratique dans un dans un contexte de plus en plus difficile et tendu sur la question des moyens nous avons eu les arbitrages budgétaires pour la l'année 2024 en matière de moyens il y a un signe extérieur d'indépendance qui est la recette affectée et qui pour nous dans notre arsenal de voilà comment prouver que la France se dote de médias de servicees publics indépendants et quelque chose d'extrêmement important Marie-Christine saragos a l'habitude d'insisterer sur ce point et je pense que c'est c'est vraiment essentiel nous avons eu une dotation euh en hausse euh même s'il y a des effets d'optique comp tenu du du changement de de modalité de financement et maintenant lié à la TVA et non plus à la la la CAP mais euh nous restons quand même avec des budgets en desessà de nos partenaires et amis du des services publics internationaux que sont la BBC et la Deutsch chevel par exemple alors que nos performances dans nos dans notre périmètre de d'Afrique francophone par exemple sont bien supérieures à celles de la BBC en Afrique anglophone donc voilà euh très sommairement plus serait mieux avec ce que nous avons aujourd'hui nous pouvons développer encore des programmes mais nous sommes bien conscients qu'il y a quand même et et nous avons subi pendant plusieurs années euh des des régulations successives nous sommes quand même en retrait euh par rapport à nos partenaires que sont BBC World Service ou la la Deutsche V sans parler euh de USA global media le le service extérieur de des des médias publics américains euh TikTok les réseaux sociaux donc l'objc et ça rejoint aussi les moyens euh bien sûr que nous sommes conscients que c'est un vecteur extrêmement important et notamment pour toucher les jeunes publics WhatsApp en est un aussi et WhatsApp est un terrain de de de prolifération d'un Fox mais considérable donc le fait que l'opérateur MTA permette aujourd'hui au médias de de d'arriver sur WhatsApp nous a permis de rentrer dans le dans la dans la boucle très rapidement nous l'avions initié il y a quelques années pour RFI et MTA à coupé donc on s'est on s'est retiré sur TikTok nous France 24 euh a commencé à se se se se développer sur TikTok nous avons des projets pour RFI également reste que c'est des questions de moyens parce que la grammère en quelque sorte le terme de jargon peut-être qui est utilisée la grammaire pour s'adresser à ces publics là et pour s'exprimer en quelque sorte sur TikTok n'est absolument pas la même que celle qu'on a sur le broadcast pour France24 sur WhatsApp ou sur ou sur sur X donc ou sur sans compter Facebook donc aujourd'hui ça veut dire des personnels supplémentaires ça veut dire un apprentissage supplémentaire donc là nous travaillons à pouvoir y y être y être présent mais nous sommes bien conscients que c'est quelque chose de primordial et quand je parlais de ce projet 100 % numérique à destination des jeunes publics Afric des jeunes publics du continent africain c'est sur les réseaux sociaux et on est en train d'étudier plus précisément la configuration que ça aura ce sera de la vidéo et ce sera sans doute sur TikTok mais aussi sur Youtube enfin voilà les les les champs sont extrêmement vastes et et nous devons évidemment s'adresser au plus de public possi sur les les plateformes les les plus diverses possibles je n'ai absolument pas répondu à toutes les questions mais le temps imparti estc merci Madame pour ses réponses c'est désolé pour le caractère très contraint du temps dont nous disposons la parole est au président Kazar rou merci monsieur le Président oui je essayer aussi de répondre alors sur les les partenariats la création effectivement nous nous nous abandons dans ce sens c'estàd que on pense que c'est c'est par une construction commune une coconstruction en fait et un regard commun porté sur le passé qui peut être divergent d'ailleurs hein mais qu'on peut construire quelque chose de durable et en et en toute vérité en toute transparence le vous avez insisté aussi sur la création on a pas parlé le musée c'est aussi c'est le passé mais c'est aussi le présent et la création contemporaine je pense que les demandes sont aussi an dans ce domaine il y a une manière de et je pense c'est une manière différente aussi de regarder l'Afrique que de laavir au travers de ses créateurs vous parler de de créateurs dans des domaines numériques mais il y a aussi les les les créateurs les peintres d'aujourd'hui il y a il y a un marché de de de l'art africain contemporain qui est en train de se développer et c'est une manière totalement différente de d'entrer en relation et d'accompagner cette relation que nous nous appelons nos vœux avec le avec l'Afrique je vis signaler aussi que en matière de musée il n'y a pas les musées africains nont pas forcément vocation à ne s'intéresser qu'à l'Afrique nous avons nous-même à la demande de nos de nos collègues sénégalais organiser une une exposition Picasso et lesarts africains à Dakar qui était une première ça s'est pas fait depuis 1966 et et je pense que c'est quelque chose aussi dans lequel nous devons aller c'estàdire que nous devons connaître les lieux d'où nous parlons être fiers de nos héritages en même temps pouvoir les les les confronter de manière plus apaisée en sachant exactement de quel point on on part et la manière dont nous pouvons les partager sur la question des destructions évidemment il y a a il y a cette menace permanente sur la destruction du du patrimoine malheureusement je nen sais pas plus il farait demander à mes collègues qui travaillent à laal ce qui est sur sur ces menaces en tout cas nous en sommes bien bien conscients d'où le travail que nous faisons avec par exemple le collègue du Musée National du Mali c'estd d'identifier des collections qui si elle retournait ne serait pas soumise à une pression telle qui les appellerait qui appellerit à leur destruction donc c'est aussi je pense qu'il en est absolument bien conscient nous aussi et donc il y a une il y a une sorte de relation d'intelligence qui se noue entre nous sur ces questions euh sur la question de l'héritage colonial c'est vrai que c'est quelque chose d'assez euh euh que sur laquelle nous essayons de travailler également avec toute la complexité que ça représente parce que souvent nous n'avons qu'une qu'une qu'une partie de la de de de de la de de la source n avons que des documents qui vont dans un sens et les les le le travail sur les sur le le sur l'histoire coloniale mérite là aussi une double lecture une au moins une multi une une lecture multivocale il y a aussi des ressentis qui ne pas n'apparaissent pas dans nos sources il y a aussi des des des imprégnations mémoriales très fortes qu'on ne perçoit pas forcément au travers de l'étude simplement scientifique qu'on peut en avoir historique de de de notre côté et donc il y a il y a un travail commun à faire je pense c'est un travail qui peut se faire sur le moyen long terme d'où le le projet que nous dont je parlais tout à l'heure de Dakar Djibouti qui consiste aussi à regarder les conditions d'acquisition de collection et de recherche également parce que toute cette connaissance est du aussi à ces recherches qui sont faites en période coloniale d'étudier toutes les les tenant aboutissant de cette de de ces de ces contextes en ce qui concerne l'accompagnement que nous faisons au aux différents musées et aux différents collègues il s'agit aussi j'ai j'ai j'ai j'ai mentionné les les les les les transferts aussi de documents qui sont très importants il y a souvent une sous représentation de la documentation dans ces dans dans dans les musées avec lesquels nous travaillons du fait de des visitudes de de l'histoire comme nous-même nous les avons nous nous les subissons parfois et donc il y a il y a il y a il y a un important travail de partage de de de ces documents et de mise en en en en en commun de ces documents cette expertise que que l'on essaie de de porter elle se fait aussi de manière très modeste c'est-à-dire que on on attend qu'on nous demande vraiment de de que le que le besoin s'exprime et on évite de de d'arriver avec ce qu'on pense être bon l'idée c'est vraiment c'est d'inverser la la la la la la la la dimension et et de susciter l'émergence du besoin pour pouvoir mieux y répondre et euh et ainsi avoir une une une relation de nature différente sur les moyens nécessaires évidemment nous travaillons à moyen constant et nous essayons effectivement de de de re réorienter une partie de de nos besoins de nos de nos ressources le musée c'est à la fois un département des collections mais c'est aussi un département de la recherche avec lequel nous travaillons nous avons cette double tutelle la chance d'avoir cette double tutelle à la fois de la culture et Ministère de la Recherche et lenseignement supérieur et une grande partie de nos moyens de recherche ont été re réorientés vers ces questions ces questions d'histoire coloniale ces questions parce que pour éclairer les restitutions il faut aussi éclairer l'histoire coloniale je disais que notre notre la manière dont on réalisait à quel point on la méconnaissait dans son détail et dans la manière dont elles ont pu affecter les populations donc il y a un gros travail à faire dans dans ce domaine je me réjoui d'ailleurs de l'annonce de la ministre de la Culture qui qui a présenté une un fond commun Germano français qui va permettre de financer aussi des des des questions de ces questions de de provenance c'est un travail long fastidieux dans lequel nous engageons et dans laquelle il faut que nous engageons de manière commune à la fois avec les partenaires européens parce que cette cette histoire européenne elle est pas c histoire française elle est pas que française elle est européenne les informations sont souvent diffus sont son sont appartiennent à d'autres à d'autres pays nous faut les concentrer et en même temps faire ce travail que j'évoqué tout à l'heure avec les les les pays d'origine en ce qui concerne les les restes humains je pense que nous avons effectivement besoin de de continuer à faire ce travail proactif que nous avons réalisé il faut pas attendre que les les les les la demande arrive il faut qu'on soit en capacité de répondre le plus clairement possible avec les éléments les plus objectifs possibles historiques sur sur ces demandes comme nous le faisons exactement pour les objets c'est aussi ce gros travail que nous faisons c'est pas répondre simplement aux demandes c'est anticiper dans les collections avec les critères que l'on a arrêté cette question de est-ce que ces collections sont arrivé de manière légitime ou pas et quelles sont les circonstances historiques qui permettent d'éclairer l'arrivée de ces collections euh en en dans dans les biens de de de la nation j'ajouterai pour terminer que nous faisons aussi un important travail de désanomyisation euh des personnes qui ont été photographiées en en en en contexte colonial il y a un un gros travail à faire souvent euh l'époque voulait qu'on enlève l'information singulière et personnelle pour la remplacer par une information générique de type humain de de et il y a un gros travail à faire parce que nous disposons en fait souvent de l' de l'information euh personnelle concernant les individus photographiés et il y a un travail qui a été engagé par le musée du kbranli et qui en particulier sur la question pour revenir avec la question des des restes humains euh illustre le le la question des guyanis qui fait partie des demandes de de du département de la Guyane en direction de ces personnes qui ont été exhibées en et qui sont mortes en France nous avons avec un travail commun avec l'association guyanaise qui porte cette mémoire c'estit un travail de de de retrouver les individus photographiés et de leur mettre des noms je pense c'est c'est un domaine très important excusez-moi monsieur le Président merci infiniment à nos deux invités pour leur éclairage et je vais essayer d'être très bre pour cette conclusion j'ai été témoin et très heureux témoins de cette cocréation et coconstruction muséale avec votre exposition la route des che je du Cameroun qui a été exposé d'abord au Cameroun puis au musée du kéenli qui a eu un succès le succès que nous connaissons tous pour la notoriété Cécile mi effectivement je me rends tous les mois quasiment dans les pays africains et et et elle est illustrer et et je voudrais saluer votre collègue julette fé et son émission légendes urbaines tous les jeunes Maliens que je connais burkinabé ou nigérien utilise des VPN pour regarder son émission donc effectivement vous avez entièrement raison et je ne peux pas clôturer conclure pardon cette table ronde sans corriger une infox que je trouve être une infox non les Herm de la France ce que je ne peux pas consider comme des Herms bien sûr ne sont pas ne sont pas la la cause du retrait de Barkan la France n'est pas responsable de PCH de militaire antidémocratique donc ce n'est absolument pas à cause de la France que barcan a quitté le Sahel et enfin en tout cas le Mali et le Niger merci et j'ai envie de dire si on continue dans sur ce terrain là le Québec est une ancienne colonie française et le Québec n'utilise pas la France comme Bou émissaire à chaque mot intern du pays merci bien ben écoutez la séance est suspendue on se retrouve tout de suite pour une nouvelle séance à à HCl

Audition : les enjeux médiatiques et culturels dans la relation Afrique-France — Jacques Chirac · Pourquijevote