Aide alimentaire, eau, hôpital... Le ministre des Outre-mer s'exprime sur la situation à Mayotte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment va se passer la distribution de l'aide ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'en est-il de l'enjeu sanitaire ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation migratoire ?
- 8:00FerméeRéponse directe
La rentrée scolaire pourra-t-elle avoir lieu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François Noël BuffetChiffre
« 120 tonnes de nourriture doivent être distribué aujourd'hui »
- 3:00François Noël BuffetChiffre
« pas loin de 1000 personnes qui sont déjà sur place »
- 5:00François Noël BuffetPromesse
« l'hôpital de campagne est arrivé il va être construit il sera opérationnel d'ici la fin de la semaine ou dans le weekend au plus tard »
- 7:00François Noël BuffetFait
« la rentrée est prévue le 13 janvier »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
nous sommes en direct avec François Noël buffet ministre des outres- mers bonjour Merci d'être en direct vous êtes depuis l'île de la Réunion he la base arrière d'où s'organise les secours vous faites des allers-retours depuis depuis lundi qu'est-ce qui vous a le plus marqué oui bonjour ce qui m'a le plus marqué c'est l'état de dévastation il n'y a pas un endroit sur l'île de Mayotte qui a été préservé par le cyclone il n'a plus la végétation a été détruite évidemment que les bidonvillees on é totalement ont disparu et que les toitures des maisons en tous les cas pour celles qui étaient en dur se sont envolé à l'exception de quelques-unes et une espèce de silence très impressionnant parce que le l'événement a été climatique a été absolument terrible donc c'est d'abord un sentiment de d'un territoire dévasté et en même temps des gens dans un état de sidération on a des habitants qui nous disent dans quelques jours on aura plus rien à manger 120 tonnes de nourriture doivent être distribué aujourd'hui expliquez-nous comment ça va se passé qui s'en charge oui c'est sous la coordination de l'État donc des préfets mais des rotations ont déjà démarré hier en particulier avec des avions gros porteurs un type A400M c'est pratiquement l'équivalent d'un mil00on et demi de litres d'eau et d'alimentation qui ont été sont arrivés à Mayotte hier qui sont distribués depuis aujourd'hui au sein des communes comme nous l'avions souhaité et comme le préfet l'avait demandé de façon à être le plus efficace possible d'autres rotations continuent aujourd'hui elles seront permanentes les la base arrière effectivement qui est à la Réunion stock tout les l'eau et l'alimentation qui arrive nous espérons bien sûr que bientôt on pourra atterrir directement à Mayotte mais les choses avancent très rapidement et je crois qu'il faut rassurer nos compatriotes qui sont dans une difficulté exceptionnelle que tout est fait pour que l'alimentation l'eau arrive la remise en eau des services est à 50 % l'électricité est en cours de remise en route que les équipes de la sécurité civile sont présentes pour s'assurer de la qualité de l'eau que les équipes du génie sont présentes pour dégager les routes et réouvrir la circulation pour les distributions vraiment une mobilisation très forte et depuis aujourd'hui c'est pas loin de 1000 personnes qui sont déjà sur place il y a l'enjeu sanitaire aussi la crainte d'épidémie Bruno rotaillot tout à l'heure sur BFM parlait d'envoie de vaccin aussi oui bien sûr que l'enjeu sanitaire est important tout le monde a bien conscience de puis cet événement et tout est fait bien sûr un pour renforcer les équipes médicales première chose deuxième chose pour apporter les médicaments nécessaires et les produits nécessaires notamment pour purifier l'eau de façon à ce qu'il n'y ait pas de difficulté c'est un enjeu majeur mais l'hôpital de campagne est arrivé il va être construit il sera opérationnel d'ici la fin de la semaine ou dans le weekend au plus tard mais les équipes sont déjà sur place depuis hier également donc tout est fait pour éviter ce type de situation évidemment sur le plan sanitaire c'est fondamental François don le buffet 4 jours après le passage du cyclone il est toujours impossible d'avoir un bilan il est toujours impossible d'avoir un bilan malheureusement parce que nous ne sommes pas capables de pouvoir donner des chiffres précis ou des nombres précis on se doute tous que le bilan risque d'être très important le préfet d'ailleurs de Mayotte l'avait déjà précisé mais nous ne sommes pas en capacité de pouvoir le dire il y a depuis hier des équipes qui euh sont sur le terrain et essayent de déterminer ceux qui sont là et ceux qui ne sont pas là si je puis dire nous aurons sans doute dans plusieurs semaines plusieurs jours une estimation mais pour l'instant nous ne sommes pas capables en tous les cas le risque est important que ce soit un nombre élevé il va y avoir la question aussi de l'identification de ces victimes avec des équipes spécialisées bien sûr bien sûr qui sont déjà sur place qui sont déjà arrivés toutes les équipes qui ont malheureusement l'habitude de ce de situation sont là eu et et débute leur travail Bruno rotillo ce matin disait aussi qu'il allait falloir être beaucoup beaucoup plus dur vis-à-vis des Comores il y a cette situation migratoire très particulière à Mayotte avec ces gigantesques bidonville c'est là que se trouve l'essentiel des victimes à priori écoutez a priori reste que cela doit être quand même confirmé ce qui est sûr c'est que la question migratoire maoraise est connue depuis longtemps que cet événement exceptionnel crée une situation exceptionnelle donc les premières heures et les premiers jours sont consacrés d'abord à soulager la souffrance à apporter de l'aide à s'occuper de tout le monde et viendra le moment effectivement de traiter l'aspect migratoire des choses il y a des dispositifs qui peuvent être pris il faut les systèmes de contrôle sont remis en route la police de l'air et des frontières est arrivée également sur le terrain pour assurer ses contrôles les discussions avec l'État comorien est en route aussi donc nous avons un besoin de vigilance bien sûr absolue pour plusieurs choses d'abord parce que Mayot ne peut pas continuer de supporter cette influence migratoire exceptionnel et ensuite parce que il faut de toute façon être en capacité de de traiter la reconstruction de Mayot dès maintenant de s'y intéresser dès maintenant et de prendre en considération aussi ce phénomène qui est qui existe depuis longtemps et qu'il faut dont il faut apporter une solution aujourd'huiglair je le rappelle il faut reconstruire madame maotte dans de bonnes conditions en dur bien évidemment en respectant les règles cycloniques parce que c'était un des sujets et puis établir un projet pour Mayotte donc nous avons li proposé hier à partir du ministère des outresmèes la mise en place d'un dispositif qui sera dans un premier temps sans doute une délégation interministérielle et ensuite un un établissement public du type de celui qui a été mis en place pour la rénovation de Notre-Dame qui permettra de s'inscrire dans la durée oui il faut reconstruire Mayot bienû sûr il y a la question des écoles aussi les enfants qui sont censés être en vacances en ce moment est-ce que la rentrée scolaire pourra avoir lieu mi-janvier aucun engagement ne peut être pris de façon très ferme sur ce point la rentrée est prévue le 13 janvier les bâtiments scolaires sont très très endommagés comme beaucoup d'autres la capacité à pouvoir accueillir des enfants dans les établissements eux-mêmes paraî aujourd'hui en tous les cas pour parties compromise il semble peut-être que l'on puisse trouver d'autres solutions dans d'autres bâtiments qui ont été prés mais tout ça reste à expertiser je crois qu'il faut pas annoncer des choses qu'on serait pas capable de tenir pour l'instant vraiment c'est plus certain nombre de questions qui se posent sur cette capacité à à avoir une école complètement disponible le 13 janvier prochain je voudrais dire à à vos aux téléspectateurs et et à vous tous que peut-être vous ne mesurez pas à quel point l'île a été dévastée c'est un état extrêmement plus que préoccupant et et donc on pourra pas revenir à une situation normale dans un délai extrêmement court c'est pas possible on va gérer on gère l'urgence et l'extrême urgence du moment on se prépare à reconstruire Mayotte avec un projet de loi qui va qu'on va déposer qui est issu de du ministère on va avancer sur beaucoup de sujets de cette nature mais cela va prendre du temps même si nous avons tous conscience qu'il faut aller vite parce que les Maorais ne pourra pas ne pourront pas attendre non plus le chef de l'État justement est attendu sur place dès demain vous allez rester combien de temps vous monsieur le ministre sur place oui je l'accueillerai demain à Mayotte et je vais rester le temps qu'il faudra si je puis dire mais vra semblement jusqu'à samedi au moins et le Premier ministre il vous a manqué le Premier ministre a été en contact avec nous et notamment via les cellules interministérielles que les réunions que nous avons tenu la dernière étant effectivement lundi soir euh nous échangeons en direct avec son cabinet évidemment sur les mesures que nous sommes en train de prendre et nous sommes au travail vous savez ici en tous les cas pour ce qui me concerne mais on est au travail je suis au côté des équipes des services de l'État et de tous les autres et je participe avec eux à à la mission d'urgence je crois que il est important pour pour tout le monde hein de se consacrer à l'essentiel l'essentiel n'est pas la polémique le temps viendra peut-être un jour d'en discuter mais franchement à la hauteur des enjeux c'est pas le moment merci beaucoup François Noël buffet d'avoir été en direct avec nous bon courage à toutes ces équipes qui effectivement organisent l'acheminement de l'aide au fur et à mesure on arrive quand même à déblayer de plus en plus les routes et à accéder à de nouvelles zones de nouvelles images aussi de l'archipel on va voir ça avec vous Julien migomuler vous en avez sélectionné elle montre encore une fois à quel point effectivement les îles puisqu'il y en a plusieurs sont vraiment dévastées comme le disait le ministre ou avec toujours ces images de curos Liné besoin vital avoir de quoi se nourrir et boire surtout la priorité pour les temps qui découvre jour après jour comme nous l'étendue du désastre et bien c'est de mettre la main la main sur de l'eau avec les moyens du bord un robinet qui fuit par exemple ou encore un simple sac en plastique c'est galère après à la maison il y a pas d'eau oui il y a les vêtements sont sales tu vois il y a pas d'eau j'ai pris un gros réservoir pour boire ce soir vous avez vu les secours ou pas du tout il y a des gens qui sont venus vous aider l'armée les fon non il y a pas il y a pas des images également ce matin d'un collège dans la ville de pamanzi il a été partiellement détruit le vent littéralement soufflé les toits et les fenêtres des bâtiments les structures en bois se sont effondré en quelques instants seulement et il sera très compliqué désormais de faire la rentrée nous avons rencontré la principale adjointe elle nous raconte sa peur notamment pour les élèves qui habitent dans les quartiers proches pour certains très défavorisés tout est bouché les arbres sont tombés moi j'ai deux arbres qui sont tombés sur la maison il y a des fuites il y a des toit qui se sont soulevés qui se sont éventrés même sur les maisons en dures donc déjà quand on constate sur les maisons soit d considéré solide évidemment on sait pertinemment que les bangas sont sont complètement décimés on s'accueille mutuellement pour se voilà pour s'épauler et être le plus solidaire possible les uns les autres ce qui est très inquiétant c'est que il y a beaucoup de personnes personnes qui vivent dans les bangas qui ne se sont pas forcément manifesté juste après sanlor c'était la première nuit sous couvre-feu he qui était demandé on le sait par les habitants pour pour regagner un peu de sécurité oui pour regagner la la sécurité à un couvre-feu imposé de 22h jusqu'à 4h du matin mais aussi pour permettre aux autorités de travailler plus sereinement parce que ici sur l'île de Mayot les urgences vitales elles sont partout il n'y a plus d'eau courante ni d'électricité ni d'accès à la nourriture juste derrière moi par exemple vous voyez une file de personnes elles sont en train de faire la queue elles espèrent pouvoir retirer de l'argent pour ensuite aller dans les supermarchés qui auraient encore des provisions pour acheter de la nourriture sur ces images également de domiti Berto vous voyez Kaweni c'est l'un des quartiers les plus pauvres de Mayotte il était essentiellement constitué de banga ce sont des habitats très précaires fait de tôle et de bois c'est un quartier qui a été broyé par les rafales il est totalement parti en confetti il ne reste plus rien et ses habitants ils sont allés se réfugier notamment dans des lycées pour avoir un toit au-dessus de leur tête un toit au-dessus de leur tête mais toujours pas d'eau ni de nourriture il y a très peu d'informations sur les distributions en cours pour éviter notamment des des émeutes et un une concentration d'habitants en un seul et même endroit une situation donc très précaire à Mayotte où les habitants manquent absolument de tout vous les avez rencontré vous les avez vu vous avez entendu leur détresse depuis hier notamment ce que vous a raconté Abdallah oui euh tout à fait hein on a on a vu deux familles à Petite Terre c'est l'autre île de de Mayotte là aussi il n'y a plus rien après le passage euh du cyclone on a croisé cette femme elle était avec ses enfants assis sur les quatre chaises c'est tout ce qu'il reste de sa maison quand on est arrivé en fait on s'est dit c'est une maison en construction avec simplement les fondations non c'est une maison qui avait été soufflée par par le cyclone elle n'avait plus rien elle a trouvé une chambre à 450 € pour loger ses enfants ainsi que le reste de sa famille elle nous a dit qu'elle avait les moyens mais que beaucoup de familles autour d'elle n'avaient même pas cette possibilité de payer cette somme pour se mettre à à l'abri et puis il y a eu aussi ce témoignage de cette femme dans le quartier de La Vigie un autre quartier très précaire de Petite Terre où selon les dires des habitants près de 40 personnes auraient perdu la vie nous n'avons pas pu vérifier cette information sur place en tous les cas la femme que nous avons rencontré là-bas nous a montré aussi son terrain eux ils sont déjà sur le temps de la reconstruction ils récupèrent des tôle des morceaux de bois pour tenter de se construire un abri de fortune parce que hier en cp il dorment à la belle étoile avec leurs quatre enfants avec domity Berto en spécial de BFM TV alors que vous parliez on voyez justement derrière vous ces camionnette avec justement des tôes on écoute ce témoignage on est parti à la dernière minute quand c'était déjà la maison était déjà en train de découler là c'était un salon on avait un couloir là je sais pas quoi dire
François-noël Buffet