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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 28 novembre 2025 27 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Budget : la méthode Lecornu pour contrer LFI et le RN | Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pour commencer, il faut dire que c'est tout chaud. L'Assemblée nationale a adopté à 127 contre 41 la proposition de loi LFI pour nationaliser Arcelor Mittal.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le RN a-t-il changé de pied en commission puis en hémicycle sur ce texte ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan tirer de la niche parlementaire de la France insoumise ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    La commission mixte paritaire sur le budget de la sécurité sociale a échoué en 40 minutes. Faut-il dramatiser ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    En quoi les débats sur la défense et le narcotrafic pourraient aider à trouver un accord sur le budget ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu a pointé du doigt certains partis pour leur incompatibilité avec le compromis. Qui vise-t-il ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 40:30Jérémy PatriletusFait
    « Cette commission d'enquête ne se transformera pas en plus grand cabaret du monde où chacun vient faire son numéro. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro de Bourbon hebbo.

Au sommaire aujourd'hui, on fera le bilan de la niche LFI. Avec cette question, le RN a-t-il commis une erreur en joant l'obstruction sur la proposition de loi pour nationaliser Arcelor Mital ? On fera le point aussi évidemment sur le budget de la sécurité sociale.

On verra que les choses ne sont peut-être pas si mal engagé malgré son rejet en commission mixte paritaire. On essaiera de comprendre la méthode le cornu pour arracher des compromis sur le budget. Sébastien Lecnu qui impose sa marque et son style.

Et vous verrez que ça fait jaser dans les couloirs de l'assemblée. Dernier épisode en date, le recadrage cinglant d'Éric Sioti lors des questions au gouvernement mardi. Enfin, on s'intéressera à la commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui suscite déjà pas mal de tensions entre députés, d'autant que Pascal pro a décidé de s'en mêler.

Et pour nous raconter les coulisses de cette actu, un trio de choc, Elsa Mondava, Anne-Charlotte Duceau et Marco Pomier. Bonjour à tous les trois. Bonjour.

Alors Elsa, je rappelle que tu présentes l'émission qui est consacrée aux questions au gouvernement. C'est tous les mardis et mercredi sur l'antenne del anne-lotte, toi tu alimentes le site del CP en article très informé et puis Marco, ben bon toi, on te voit un peu partout sur l'antenne d'CP à la fois dans l'émission d'Elsa et puis dans l'émission d'Aline François François pardon. C'est le soir à 19h30.

Allez, on a décidé d'être un peu fou fou aujourd'hui dans le dans le podcast. On vous parle d'autres choses que le budget. Pour commencer, il faut dire que c'est tout chaud.

C'est la dernière actue de la semaine. Ça s'est passé jeudi soir dans l'hémicycle. pour 127 contre 41.

L'Assemblée nationale a adopté. [applaudissements] Je [applaudissements] suspends la séance. Je suspends la séance.

Il y a des troubles dans la tribune. Je suspends la séance. Soir, il est à peu près 23h30.

Donc il restait à peine une demi-heure he pour faire adopter ce texte de la France insoumise. On était dans le cadre de ce qu'on appelle la niche LFI. Et ce texte c'est quoi ?

Et bien c'est une loi pour nationaliser Arcelor Mital. On peut dire que c'était pas gagné d'avance pour elle lesf hein pour faire adopter ce texte. Oui et on le rappelle que une niche parlementaire c'est vraiment à minuit c'est comme le caros qui redevient citrouille.

On coupe les débats, il s'agit pas d'avoir 3 4 minutes de plus et donc là un vote un peu à l'arracher. Dans les tribunes, il y avait des salariés d'harceleur mital. C'est d'ailleurs pour ça que le président de la séance suspend à un moment.

Les députés pendant cette suspension de séance ont chanté aussi l'international voilà était ravi. Ensuite on voit et ça a été aussi beaucoup commenté que c'est une première lecture, c'est un vote à l'assemblée. Ça donne pas forcément une suite au Sénat et une voilà le sant majorité à droite, il y a très peu de chance pour que le texte passe au Sénat.

Exactement. Mais voilà, symboliquement la France insoumise était très satisfait d'avoir pu faire adopter ce texte. Alors, il y a il y a quand même un un point assez euh étonnant, c'est que le RN avait voté en faveur de cette proposition de loi en commission, sauf que dans les myiques, et ben ils ont joué l'obstruction.

Je crois qu'ils ont déposé plus de 200 amendements, euh Anne Charlotte. Plus de 300 même. Plus de 300 Marco.

Pourquoi ? Pourquoi ce changement de pied ? Bah, il y avait une volonté de la part du Rassemblement national déjà de de montrer que la France insoumise, je cite, faisait le bordel dans l'hémicycle continuellement sur plusieurs textes, qu'il pourrissait les prises de paroles des uns et des autres.

Ça c'est ce qu'a dit par exemple Jean-Philippe Tangui hier, le député du Rassemblement national dans l'hémicycle. La volonté aussi pour le RN de montrer qu'il y avait deux nationalisations possibles et que le texte des insoumis aurait été euh écrit entre guillemets avec euh les pieds euh que qu'il n'était pas qu'il était un peu inopérant ce texte parce que on ne parlait pas de concurrence déloyal parce que euh on ne parlait pas des prix de l'électricité et que tout cela avait un impact infin et que finalement on était en train de vendre du rêve à des salariés bah qui effectivement sont très inquiets puisque ils sont concernés par un plan social. Donc c'était euh la volonté du RN que de montrer à la fois euh que elle et filles et bien finalement euh faisaient euh le bordel et que eux aussi faisaient de l'obstruction.

Et donc c'était entre guillemets bah on vous rend l'appareil quoi. Mais en même temps la volonté de montrer qu'à la fin on laisse le texte passer parce que ils sont abstenus. Ils se sont abstenus.

Mais est-ce que quand même on peut c'est pas une erreur stratégique de la part du RN par rapport à leur électorat. On sait que voilà ils ont un électorat populaire qui qui est sensible à ces ces questions là. Il y a eu une bataille pendant toute la journée pour ceux qui euh voilà représentaient au mieux les ouvriers.

Euh peut-être que le RN comptait aussi sur le fait que voilà une niche parlementaire ça a peut-être une des une un retentissement médiatique moins important et cetera. Et peut-être que le RN aussi qui a été beaucoup accusé d'être pareil que LFI sur la question du budget, d'avoir voté beaucoup d'impôts ensemble, avait aussi la nécessité, la volonté de se décrocher un peu d'FI, de d'avoir une bataille dans l'hémicycle RN LFI. Et c'est vrai qu'on a vu au sein au milieu le bloc central qui aussi voilà s'est lancé dans cette bataille-là, mais il y avait peut-être une volonté aussi de dire on peut pas être tout le temps associé aux insoumis, on se décroche bien, on essaie d'avoir voilà une vision quand même différente.

D'un mot, au-delà de cette proposition de loi sur Arceleur, quel bilan on peut tirer de la niche de la France insoumise ? Bah alors, comme il y a eu beaucoup d'obstructions, la proposition de loi sur Arcelar a duré longtemps. Il y a eu deux autres propositions de loi, enfin une proposition de résolution et une autre proposition de loi qui ét adoptée.

La première sur le Mercosour, je trouve qu'elle est assez intéressante puisquelle a été adoptée à l'unanimité. Il y a une voix compte mais c'est une erreur. Euh et moi, il y a un député de Horizon qui m'alertait sur cette question du Mercure en disant ça passe un peu sous les radars, attention à la position française et comment Emmanuel Macron va manœuvrer parce qu'en tout cas l'Assemblée a très clairement dit qu'elle était très hostile à la signature de cet accord.

C'est la troisème fois depuis le début de l'année qu'elle le fait. Exactement. Et on voit que là, il va y avoir des choses qui vont se décanter au mois de décembre.

Attention, ça peut être un point de crispation contre le gouvernement sur le bilan. Effectivement, ils ont ils ont obtenu deux victoires les insoumis. et pour en avoir discuté avec deux d'entre trois victoires effectivement avec par avec la nationalisation d'harceleur male euh mais au-delà de ça, on sentait quand même chez certains une certaine frustration, une certaine déception pour en avoir parlé avec eux parce que ils avaient d'autres textes qu'il voulaient mettre en valeur.

Par exemple, la gratuité des des parkings d'hôpitaux publics, la défiscalisation des pensions alimentaires perçues. Et donc on a senti qu'il y avait quand même une frustration d'avoir passé autant de temps sur la nationalisation d'HC or Mital alors que finalement il y avait une majorité dès le début pour la voter cette nationalisation. On passe à notre deuxième thème à présent avec cette réunion à HC clos.

Mercredi soir, sept députés et sep sénateurs. Ils se sont retrouvés dans une petite salle du palais Bourbon et à la sortie pas de fumée blanche. Faut pas dramatiser.

On a le travail se poursuit c'est normal. ce n'était qu'une première lecture. La navette se poursuit et ça permet aussi au fur et à mesure d'améliorer les différents articles, d'éviter ceux qui ne font pas consensus et de pouvoir confirmer ce qui méritent d'être amélioré.

Donc le travail se poursuit, on a beaucoup de pains sur la plage. C'était le député LR Thbo Basin, rapporteur général du budget de la sécurité sociale et vous l'avez compris, il constate l'échec de cette commission mixte paritaire sur le budget de la SQ. Elle a duré combien de temps cette commission mixte par moins de 40 minutes je crois.

Je parle sous ton contrôle. Exactement parce qu'on a pu donner le résultat dans l'émission. C'était drôle.

On était les journalistes donc dans la salle des quatre colonnes juste à côté de la commission mixte paritaire convoqué à 19h30. Il y avait strictement aucun suspense sur son résultat. Les seuls paris qu'on faisait c'est combien de temps elle va durer.

On nous avait dit autour de 30 minutes. Oh moins d'une heure évidemment donc voilà 40 minutes, c'était plié et c'était écrit par avance. Alors, il a pas l'air catastrophié pour autant Thbao Basin.

Est-ce que ça veut dire que ce budget de la sécurité sociale pourrait trouver une majorité pour En fait, c'est un peu effectivement la petite musique du moment, c'est que sur le budget de la sécurité sociale, beaucoup disent il y a un chemin avec les compromis faits aux uns et aux autres. Et donc tout le monde se projetait déjà avant cette commission mix paritaire sur la nouvelle lecture qui commence samedi en commission. un député de la droite républicaine qui disait "Persne n'a écrit le scénario, on ne peut pas avoir le résultat du match sans avoir joué.

Pour jouer, il faut un ballon. Là, le ballon revient. Donc, on a une espèce de mi-temps en fait et chacun se projette sur la suite avec ce chemin qui est quand même pas très simple à trouver non plus.

Non, puisqueil y a, c'est vrai un peu d'optimisme. On voit des socialistes nous dire "Non, mais je pense que sur le budget de la SQ passer." Des cadres aussi du bloc central dire pareil.

Sauf que quand on se pose très calmement avec les comptes et qu'on dit mais s'abstiennent, si eux ils votent pour et cetera, on voit que le le chemin il est quand même très très escarpé. En fait, c'est assez sur les chiffres en fait si on fait ceux dont on est les groupes dont on est sûr qu'ils voteront contre. Donc il y a l'extrême droite plus la France la France insoumise et donc ça fait 210 voix.

Et en fait en face de ça, le socle commun qui soutient le gouvernement c'est 210 voix aussi. Donc et sachant que même dans le socle commun, tout le monde ne va pas forcément voter pour. Donc c'est c'est ça s'annonce quand même un petit peu compliqué.

La mobilisation le jour du vote sera sera décisive. Euh, on rappelle que c'est dans ce budget que doit figurer la suspension de la réforme des retraites euh que réclame le le Parti socialiste. Et chez les socialistes, bah on est quand même un peu inquiet et certains en viennent même à à regretter l'arme du 493 que Sébastien Lecnu a choisi de de ne pas utiliser.

Oui, parce qu'on le rappelle Sébastien Lecornu, il dit qu'il renonce au 493 et c'est ce qui ouvre la discussion un peu avec les socialistes et ensuite qu'il annonce la suspension de la réforme des retraites. Et maintenant personne ne voit bien comment on s'en sort 1493. Et parmi les socialistes, il y en a qui dès le début ont trouvé que c'était une mauvaise idée, ont tout de suite vu que c'était une erreur stratégique d'Olivier Fort notamment puisque c'est lui qui l'a réclamé.

Et oui, en fait, il y a énormément de socialistes qui nous disent évidemment ça arrangerait tout le monde un 493. Sauf que maintenant que les socialistes ont demandé publiquement que Sébastien Lecnu l'utilise pas que le premier ministre voilà répète matin, midi soir que sa méthode c'est pas de 493. H euh ça arrange tout le monde mais on voit mal qui accepterait de prendre imaginer le PS dans le bloc central on dit par exemple si on entend pas un Olivier Fort aussi cette idée qui était revenue aux oreilles Elsa, si on n'entend pas Olivier Fort réclamer le 493 pour entériner les victoires socialistes qui ont été négociées avec le gouvernement et bien dans ce cas il n'y aura pas de 493.

C'est dur aussi pour Sébastien Lecornu de revenir sur la promesse qu'il avait faite aux parlementaires et et devant les Français. Après, du côté du Parti socialiste aussi, ils disent en fait, on serait ridicule de demander enfin de pas de demander le 493 et de passer par là. Donc ça paraît en tout cas au moment où on se parle parce que les choses peuvent encore évoluer mais inenvisageable.

Après François Hollande disait aussi cette semaine qu'il faut pas se priver d'un outil constitutionnel et lui-même disait "On verra, c'est trop tôt. Donc est-ce que dans 15 jours on sera au même niveau qu'aujourd'hui ? C'est on verra." Donc ça c'est pour le budget de la CQ.

Il y a aussi bah le budget de l'État, le projet de loi de finance. J'aimerais qu'on s'arrête sur la méthode le cornu pour essayer d'arracher des compromis. On l'a entendu en début de semaine essayer de jouer une nouvelle carte.

Il a annoncé qu'il convoquait deux débats suivis de votes à l'Assemblée. Un sur les armées et un sur la lutte contre le narcotrafic. En quoi est-ce que ces ces débats pourraient aider à trouver un accord sur le budget ?

Alors, ce qu'on voit très très stratégiquement et notamment sur le débat sur la défense qu'aura lieu le mercredi 10, c'est que dans le projet de loi de finance, il y a une marge supplémentaire pour la défense, plus de 6 milliards d'euros, qui est euh importante si on veut voilà faire face à toutes les menaces dont on nous parle en ce moment. Et c'est très stratégique ce que Sébastien Lecornu essaie de faire, c'est de faire adopter très largement cette marche supplémentaire, cette ces 6 milliard de plus pour la défense et à la fin de dire aux députés mais tout ça n'existe que si on a un budget. Donc il veut prouver sur certains sujets qu'il y a des consensus à l'assemblée et ensuite dire bah en fait sans budget tout ça on pourra pas le mettre en œuvre.

Et comment ça réagit du côté des députés sur cette stratégie ? Vo un peu la manœuvre et on saucissonne pas le budget normalement en fait. Donc c'est une manière de gagner du temps.

Oui, certains qui soutiennent Sébastien le cornu dire bah effectivement il faut qu'on mette aussi les députés face à leur responsabilité en disant si on est tous d'accord pour augmenter le budget de la défense bah va bien falloir que ça se passe c'est pas parce qu'on est d'accord sur certains sujets qu'on est d'accord sur la globalité d'un texte et il y a aussi des critiques sur le fait que ça prend du temps dans un temps qui est déjà législatif qui est déjà contraint pour les budgets. Donc il a cette espèce d'entre deux et évidemment comme Anne Charlotte le disait c'est B le Cornu va faire débattre sur des sujets un peu consensuels. Là il y a des hausses de budget prévu.

Évidemment qu'on va pas proposer un débat là où on va sucrer 4 milliards d'aide ou je sais pas quoi. Donc c'est vrai que ce serait un peu facile à la fin de dire bah regardez sur ces quatre objets vous êtes d'accord voter le budget ce sera pas si simple que ça mais en tout cas on voit bien que c'est merci le corn il essaie d'innover d'essayer de trouver aussi des points d'accroche quoi. Et pour le coup effectivement, pardon mais sur le budget autant on a parlé du budget de la SC sur le budget là ça paraît le compromis paraît encore plus compliqué à trouver.

Et alors j'aimerais qu'on revienne aussi sur une autre phrase que Sébastien Lecornu a prononcé quand il a annoncé ses votes. C'est quand il a pointé du doigt certains candidats à l'élection présidentielle et certains partis qui est que le compromis n'est pas compatible avec leur propre stratégie électorale. Alors tout le monde a a compris qu'il ciblait LFI et le Rassemblement national.

Vous dites Elsa enfin tu dis Elsa que il y a pas que ces deux parties qui sont ciblées. Non. Et Amélie Monchalin, la ministre des comptes publics la veille avait dit justement dénoncer les stratégies électorales en ciblant clairement la droite.

En fait, on sait très bien que Sébastien Lecorn, il parle pas du Rassemblement national et de LFI. Rassemblement national et ALFI, ils font pas de compromis parce qu'ils ont la tête en 2027. Ils font pas de compromis parce qu'ils ont décidé dès le début que c'est leur stratégie.

Ils ne négocient pas avec le gouvernement. Ils sont dans une opposition avec eu en fait, c'est acté. Donc, il y a la ligne qui est dite, mais entre les lignes, c'est clairement Bruno Retaillot.

Et on voit qu'il y a une ciss Retaillot qui est retourné au Sénat, président de parti, qui a une ligne très dure et les députés à l'assemblée de droite qui eux déjà, s'il y a une dissolution, c'est eux qui seront envoyés en première ligne et qui je trouve sont dans une discussion voilà beaucoup plus à la recherche de compromis. Alors, il y a des objets politiques sur lequels ils veulent absolument pas renoncer, mais ils sont quand même dans une discussion avec le gouvernement. Allez, Sébastien Lecnu, il s'est fait remarquer aussi cette semaine avec sa réponse à Eric Sioti lors des questions gouvernement mardi.

Le président de l'UDR l'a interpellé sur le rejet du projet de loi de finance à la quasi unanimité des des voix des députés qui étaient présents ce jour-là. On écoute la réponse du premier ministre. Vous m'avez écrit, monsieur le président Sioti sur un papier en tête UDR, certainement pour vous réclamer du gaolisme, ce qui ne manque pas de malice au regard de vos nouvelles alliances électorales.

Je tiens à fixer au nom de notre groupe parlementaire des lignes rouges claires et non négociables. Et la première d'entre elles est aucune augmentation des prélèvements obligatoires sur les particuliers comme les entreprises. N'hésitez pas à en parler en intergroupe avec le groupe du rassemblement national.

On peut pas avoir l'équipe qui va dîner avec les grands patrons pour les rassurer d'un côté pendant qu'une autre équipe ici augmente les impôts sur les particuliers et sur les entreprises. Désormais, cet hémicycle fonctionne à cœur ouvert, en grande transparence. Ceci est un grand moment de clarification, monsieur le président Sioti.

Et pour finir, on ne peut pas promettre l'ordre à Nice et le désordre à Paris. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. Ah, il était en forme le Premier ministre mais c'était un peu préparé sa réponse, non ?

Oui. Alors, c'est vrai que il avait, on l'a entendu un peu hein dans le son, qu'il avait le le courrier d'Éric Siotti euh que qu'il lui avait envoyé il y a il y a il y a quelques semaines. Donc, il a rebondi dessus.

Euh, il était sûrement un peu au courant de de la question euh du thème de la question d'Éric Siotti. Euh c'est vrai que du côté de de de du de du DR, pardon, et du RN, euh ça a un peu surpris euh cette euh cette réaction du Premier ministre parce que ça fait finalement des semaines et des mois euh que Sébastien Lecornu dit à son gouvernement, il faut pas qu'il y ait un mot de trop, une phrase de trop euh dans les négociations autour du budget. Et puis là, d'un coup, il se met à voir cette offensive.

Sébastien Lecornu, il en a marre entre guillemets qu'il y ait parfois certaines incohérences dans les groupes politiques et donc il voulait appuyer bah là où ça faisait mal. Et c'est vrai que pour le coup euh ça a plutôt bien fonctionné parce qu'il a été poussé aussi par son campnu. On a vu des députés d'ensemble pour la République du modè debout dans l'hémicycle pour l'applaudir et on a vu un Éric Setti un peu subir l'offensive du du Premier ministre et ça a même fait rire aussi un peu les socialistes dans l'hémicycle qui étaient un peu contents de de ce tacle envoyé à UDR et au RN.

Ela, tu me disais avant qu'on enregistre ce podcast que cette intervention he de Sébastien Lecendu, elle a été très commentée chez les macronistes et au modè à Horizon. Pourquoi ? Alors, c'est ça intervient assez tard dans la séance, donc c'est vrai qu'ils sont pas hyper nombreux encore dans l'hémicycle, mais on voit vraiment qu'il se régalent et parce que là, c'était un moment de pure politique.

C'est vrai qu'il commence son intervention en disant "Ah bah un peu de finesse, ça fait du bien." Enfin voilà. Donc, on en voit plus beaucoup en plus ces dernières semaines dans les questions gouvernement, ces moments politiques.

Exactement. On a des moments très techniques avec des réponses très techniques sur des chiffres, sur des choses et là c'est vrai qu'on voit vraiment le blog centre et ils sont ils applaudissent, ils rigole et cetera. Moi ils m'ont envoyé des messages, il me disaient mais c'est magnifique, c'est du pop-corn et cetera.

Et même au sein du Parti socialiste, c'est vrai que Sébastien Lecornu, je vous rappelle qu'il avait eu aussi une polémique puisqu'il avait dîné avec des des dirigeants du Rassemblement national quand il était au ministère des armées. Certains médias, il va essayer de trouver l'indulgence du RN. Donc les socialistes ont dit bah en fait là c'était aussi une volonté voilà de marquer vraiment que il était franchement opposé au Rassemblement national et non il y a beaucoup de députés qui disent il est bon il est malin il est habile.

Alors on au point de de se demander si ça pourrait être lui pour la présidentielle. Bah, je vous rappelle que Sébastien Lecnu a dit que dans son gouvernement, il ne voulait pas de de de personnes qui avaient des visées politiques pour la présidentielle. Et une députée socialiste me disait en rigolant qu'il allait bientôt devoir quitter lui-même son propre gouvernement parce qu'il commençait à avoir des visés pour 2027.

Mais certains commencent à en parler de ça ou pas du côté des macronistes ? Oui, mais je pense que ça en parle parce que là pour l'instant, il a réussi à décoincer les choses avec les socialistes. Les Français semblent un peu apprécier le côté gagne jour après jour un petit peu.

Donc euh on se demande jusqu'où ça va s'arrêter quand même il marque. Le gilet, le poireau dans le sac, euh l'humilité, sobriété répétée à l'envie ce qui n'est que de la communication. Moine soldat comme discha.

Donc oui, il y en a certains qui disent que dans la séquence en tout cas, et attention hein, ça peut durer euh voilà, c'est tout le monde est bien conscient aussi qu'elle peut durer que 2 semaines encore cette séquence, mais en tout cas qui sentir pas mal que le style et la méthode fonctionne et qui une méthode qui plaît aux socialistes en plus dans le style aussi. Certains le reconnaissent, certains le reconnaissent en disant bon pour l'instant il joue plutôt bien le premier ministre. faudra voir comment aboutissent les budgets.

Je pense que déjà ça don la première étape. On va parler à présent de cette commission d'enquête qui a débuté ses travaux cette semaine dans un climat assez tendu. Cette commission ne sera pas le lieu de la politique spectacle où l'on vient chercher un quart d'heure de loire médiatique.

Je dis au rapporteur, je refuserai de convoquer devant cette commission des personnalités dont l'audition ne rentre pas dans le périmètre de nos travaux. Des personnalités dont la présence n'a qu'un objectif faire le buzz. Cette commission d'enquête ne se transformera pas en plus grand cabaret du monde où chacun vient faire son numéro.

Alors, c'était le président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, le député Horizon Jérémy Patrieletus. Pourquoi cette mise au point Anne-Charlotte ? Ben en fait euh Jérémy Patrieletus, il ne cesse de répéter ça.

Donc dans les médias, il l'a dit justement en préambule de la commission d'enquête, la première audition, il le redit dans un communiqué hier et en fait parce que tout le monde craint parce que déjà c'est une commission d'enquête qui a été choisie par le groupe d'Éric Sioti l'UDR qui est pour enfin certains membres de de ce groupe sont pour la privatisation de l'audiovisuel public et certains craignent qu'effectivement comme le dit Jérémie Patrielus ça soit un tribunal politique, un spectacle, ils ont tous en tête la commission d'enquête qui était en 2023 je crois. sur les fréquences de la TNT avec Quentin Bataillon et Aurélien Saint-oule qui avait fait beaucoup parler. Il y avait eu beaucoup de sorties médiatiques et cetera avec Vincent Boloré et Cuna qui avait été entendu.

Exactement. Et aussi parce que en fait avant même le début des auditions et avant même la première réunion de bureau, il y a des dates d'audition qui sont sorties dans la presse notamment de Delphine Airn et de Sibil veille et ça en fait ça a déjà dès le début crispé parce que ça pas été chez nous en fait Charlon qui est le rapporteur le rapporteur UDR de la commission a donné les dates à la presse et en fait ben il en avait parlé à personne et les convocations n'avaient pas été envoyées donc forcément ça part mal. On entend Jérémy Patrieletus parler du plus grand cabaret du monde.

C'est une référence à Patrick Sébastien. Ça veut dire que il est question de l'auditionner sur cette commission d'enquête. Apparemment, ça a été envisagé puisqueà deux reprises Jérémy Patrieletus dit ça et il semble s'adresser au rapporteur et donc effectivement après il y a plusieurs personnalités qui ont quitté France Télévision notamment après que enfin quand Delphine Ernut a dit fallait qu'il y ait du renouvellement qui est pas je crois qu'elle avait eu un mot sur les mâles blancs donc effectivement il y a toute une série de personnes qui luiême dit qu'il est blacklisté à France télé partout exement sauf qu'on voit bien que Jérémy Patrietus dit on a pas invité tous les présentateurs mal blanc de plus de 60 ans qui ont quitté France Télé et voilà donc il a fait deux fois cette référence au courant pour le moment l'audition est pas prévue autant ils ont arrêté il a publié une liste de person du mois de décembre donc Delphine Civil Veille les journal les deux journalistes Patrick Cohen et Thomas le grand ça sera le 18 décembre mais il y a une réunion une prochaine réunion la semaine du 8 décembre du bureau qui va arrêter les prochaines auditions pour janvier et février.

Donc à voir à ce moment-là s'il y a d'autres noms qui arriveront. En quelques mots, on voit que les médias de Vincent Boloré suivent de très près cette commission d'enquête. Pascal Pro a même déclencher une polémique qui lui a valu une réponse de Yel Brun Pivé.

Oui. Oui. Parce que Pascal Pro effectivement a dit sur un plateau, il s'en est pris en fait au aux petits hommes gris de l'assemblée, au personnel de l'assemblée en disant que voilà aux fonctionnaires de l'assemblée en disant qu'ils avaient pris le pouvoir que ce que c'est ce qu'il y avait de de pire finalement.

Et ça n'a pas du tout plu à Yel Bron Pivé qui a effectivement fait un communiqué sorti hier soir. Elle a condamné bah fermement ses propos et elle dit en fait que ça nourrit l'antarlementarisme. Et j'en discuté hier soir avec un député qui qui me disait que bon on a eu le populisme politique et maintenant on a le populisme médiatique et que ça devient très vite insupportable quoi.

Je cite. On termine par un coup d'œil à ce qui nous attend la semaine prochaine en dehors de l'actu budgétaire. On va surveiller de près deux auditions mais dans une autre commission d'enquête.

Charlotte, c'est ça c'est la commission d'enquête voulue par Laurent Voquet sur les liens existants entre les représentants de mouvement politique et des organisation et réseaux soutenant l'action terroriste ou ou propageant pardon l'idéologie islamiste. Un petit peu long en effet [rires] les liens entre à la base la France insoumise et les réseaux islamistes. Ça a été ça a été tout un dmerenquête pour qu'elle soit acceptée.

Et il y a effectivement deux auditions qui ont été rajoutées. celle de Marine Tondelier qui est la secrétaire nationale des écologistes qui a reçu sa convocation qui sera présente et c'est mardi après-midi à 16h ou 16h30 je ne sais plus et dans la foulée de celle de Marine Tondelier il y a une autre audition prévue celle de Jean-Luc Mélenchon donc le patron de la France insoumise qui est à confirmer parce que pour le coup du côté de la du président de la commission d'enquête on dit on a envoyé les convocations plusieurs fois on n pas de réponse et du côté de Jean-Luc Mélenchon encore ce matin on nous dit on a pas reçu d'invitation et s'il en avait s'il était convoqué Il irait mais il n'a pas réussi. Et ça serait sans doute pop-corn comme tu dis Elsa.

Bah on voit bien à quel point les commissions d'enquête sont devenu très très politique que chaque groupe essaie de faire une commission d'enquête voilà la plus politique médiatique possible. Bah là il était clairement visé en plus Jean-Luc Mélenchon dans cette commission d'enquête. Donc c'est vrai que s'il est là ça risque effectivement d'être assez intéressant.

Euh faut-il supprimer les séances de nuit à l'assemblée ? Alors on en parlait la semaine dernière dans notre podcast. et on aura une réponse la semaine prochaine.

Alors, normalement, il y a une réunion oui le 3 de la présidente de l'Assemblée nationale avec les présidents de groupe politique et on devrait faire un point justement sur toutes les décisions qui concernent le règlement, l'organisation. Donc on va suivre tout ça et vous donner les infos parce qu'effectivement ils se réunissent tous les 15 jours autour d'en Bron Pivet et avec une synthèse prévue en mai avec chaque fois des des sujets bien précis mais il y a effectivement cette fameuse réunion du 3 sur notamment les séances de nuit et on termine par bah ce que vous auriez dû voir la semaine prochaine mais que vous ne verrez pas c'est l'éternel feuilleton des dirigeants de Chine. Alors sauf revirement de situation c'est vrai que ça fait deux fois qu'ils sont convoqués à l'assemblée deux fois qu'ils ne viennent pas.

Sandrine Leffer, la présidente de la commission du développement durable, les a convoqué le 2 décembre. Pour l'instant, ils ont répondu euh qu'il demandait encore des précisions sur sur cette audition, qu'il voulait un entretien bilatéral avec elle et elle elle dit "Non, c'est hors de question." Donc elle a demandé la semaine dernière à la commission du développement durable d'avoir le pouvoir de convoquer, de pas de convoquer plutôt de saisir le procureur de la République s'ils ne viennent pas le 2 décembre prochain.

Eux de leur côté, les représentants de Chine, ils ont pas été ils n'ont pas vraiment apprécié en fait la tribune qui a été faite par plus de 80 députés la semaine dernière pour demander l'interdiction de Chine en France. Et c'est vrai qu'il y a un autre député qui s'appelle monsieur Eskenadig, un député socialiste qui a mené des auditions dans le cadre de de cette mission d'information sur le sujet qui a dit bon s'ils viennent, ça va être une véritable boucherie et ça je pense que ça n'aide pas forcément les représentants de Chine à venir euh témoigner dans cette dans cette commission. Et ben on suivra ce feuilleton Chine dans les dans les jours et les semaines qui viennent.

Un grand merci euh à tous les trois pour ce nouveau numéro de Bourbon hebbdo. Bon weekend. Et à la semaine prochaine, la séance est levée.