Taxe Zucman rejetée : "Nous avons empêché la France de s'enfoncer un peu plus" (Laurent Jacobelli)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Victor Heroto, journaliste politique à valeur actuelle. Bonsoir Victor. Bonsoir Stéphanie.
Alors débat encore rouleux cet après-midi à l'Assemblée nationale. Toujours partie recette consacré à la taxation des haut patrimoines ciblant notamment les holdings. Ça s'est passé.
Et puis en seconde partie de de la journée, l'examen de la fameuse taxe Zucman, celle qui nous a occupé tant de débats ces dernières semaines. Et bien, elle a été rejetée aussi bien dans sa version initiale qu'Édul Coré. Nous sommes avec Laurent Jacobelli, député de Moselle, vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale.
Bonsoir Laurent Jacobelli. Bonsoir. Vous avez un sourire aux oreilles.
Ça ça s'est bien passé cet après-midi à l'assemblée. Je pleure plus je vous l'air heureux. Chaque défaite de la gauche est une victoire pour la France et donc beaucoup de victoires ont été accumulées ces derniers jours.
Des victoires pour le pouvoir d'achat. La frénésie fiscale, la radicalité fiscale de la gauche a été endiguée notamment par les voix du groupe Rassemblement national. Et puis évidemment la fin, en tout cas la demande de la fin du traité avec l'Algérie de 1968 est une immense victoire, une immense victoire contre l'immigration submersive, une victoire contre le maintien des OQUTF en France et puis une victoire contre une injustice puisque pourquoi traiter mieux les migrants venant d'Algérie que tous les autres ?
Ce serait une injustice à faire faite à tous les autres. Il est temps qu'on en sorte. une belle victoire obtenue grâce euh au courage de certains groupes politiques.
Accepté, on parlait sur cette victoire Laurent Jacobelli, mais j'aimerais quand même m'arrêter euh quelques instants sur cet après-midi et effectivement le le rejet notamment de la taxe Zucman. Alors vous sourez, vous dites plus la gauche est dans l'embarras et plus ça me rend heureux mais en l'occurrence c'est la France qui est dans l'embarras et qui s'enfonce un peu plus chaque jour peut-être dans dans cette crise politique. Laurent Jacobell en ne votant pas la taxe Zucmane, nous avons permis faire en sorte que la France ne s'enfonce pas encore un petit peu parce que la taxe Zucmane c'est quoi ?
Il faut dire la vérité, c'est pas simplement les riches doivent payer plus que les gens modestes. Ça tout le monde peut l'entendre et peut le comprendre. La taxe Zucman c'est pas ça.
On évalue. C'est pas ce que je disais mais je je pense que le gouvernement ne va peut-être pas y survivre. On va en parler avec vous.
On verra. Mais en tout cas la taxe du Il faut quand même dire c'est la vérité sur cette taxe du c'était voir votre patrimoine potentiel pas réel et vous taxez sur le potentiel. Par exemple si vous vous avez des actions que ces actions valent 100 € beaucoup quand même j'imagine bien valent 100 € aujourd'hui et qu'on vous taxe sur ces 100 € et que demain l'action vaut 20 € bah vous serez mal.
Donc ça veut dire qu'on décourage les gens d'investir en France, de créer des entreprises. Moins d'entreprises et d'investissement, c'est moins de travail. Moins de travail, c'est moins de cotisation.
Moins de cotisation, c'est moins d'assurance chômage. Moins euh cotisation à la retraite. Donc il faut arrêter avec les lubis socialistes leur névrose de l'échec non pas à être réglé par un poids fiscal inacceptable pour la France.
Mais pardonnez-moi, Laurent Jacobell, les lubisocialistes par exemple, des taxes sur les gafemmes qui sont contraires à nos conventions internationales, des nouvelles taxes sur les rachats d'action ou sur les suers dividendes, est-ce que c'est pas la nébuleuse socialiste ? Et je rappelle quand même que le Rassemblement national a voté dernièrement toutes ces mesures. Mais vous êtes taquin, vous confondez taxe et bouclier.
Une taxe, c'est un impôt supplémentaire. simplement, il y a des gens qui ont les moyens aujourd'hui de contourner l'esprit euh de la fiscalité française, de faire partir hors de France leur bénéfice pour ne pas avoir à payer d'impôts. Et là, on n'est pas dans la radicalité fiscale quand on leur demande de payer, on est dans la justice fiscale.
Il y a des règles en France. D'accord. Vous avez trouvé des avocats fiscalistes qui dit ce que veux dire Jules et j'allais y venir.
Bon, vous dénoncez régulièrement un UMPS mais vous avez quand même aider la gauche euh dans ce déluge fiscal hein à voter certaines taxes taxes multinationales. En effet, dividend profit 26 milliards contre les multinationales pour lutter contre l'optimisation fiscale. Les rachats d'action, ça vous répondez quoi quand même ? pendant des années, un grand groupe de distribution qui commence par A et qui finit par zone inondait nos boîtes aux lettres de colis et cetera.
Ça marchait très bien. Or, les profits partaient où ? Au Luxembourg.
Et donc cette entreprise ne payait quasiment pas d'impôts en France et même avait réussi à avoir un crédit d'impôt au Luxembourg. J'ai rien contre cette entreprise. Est-ce que vous trouvez que c'est normal ?
Ils utilisent les routes de France pour faire leur livraison. Ils utilisent les infrastructures que les Français ont payé. Donc là, on n'est pas dans une taxe aussi des entreprises françaises quand même.
La première mesure de taxation des hauts patrimoines ciblant les holdings euh c'est LR, sauf erreur de ma part, je vais vous poser la question mais qui a on a réduit la portée cet après-midi ? pas le rassemblement national, vous avez voté pour Non non non, nous avons voté pour une vision logique et modérée. Une az voté pour ou contre cette taxation pour une version améliorée.
Je vous explique une seconde. Oui, allez-y. Une holding, c'est un un c'est ce qui chapote, on va dire, pour faire simple, plusieurs entreprises là où arrivent les bénéfices.
C'est une manière de gérer. Nous ne le remettons pas en cause. Certains aujourd'hui utilisent cet outil pour détourner l'argent.
Quand une holding achète le yacht qui va servir aux vacances du PDG, quand une holding achète une maison secondaire à Saintrepé qui est occupé par la petite amie du PDG, on a un problème. Voilà. Et donc c'est ça que nous avons voulu régler.
Mais quand une holding fait son boulot euh d'harmonisation euh des bénéfices des entreprises qui la composent, pas de problème. Une fois encore, nous ne voulons pas créer des taxes, nous voulons de la justice fiscale. C'est finalement lutter contre l'évasion fiscale ou le mauvais ugage euh de l'argent fait pour échapper au fisque.
Ça me paraît être quand même assez juste. Victoire Héros. Mais si vous voulez, je critiquerai le le comment dire la politique économique du Rassembl national, non pas sur l'augmentation des taxes ou des taxes plus juste ou plus ciblé ou plus compréhensive et cetera.
Moi je je ciblerai simplement sur l'absolu euh comment dire euh euh interdit qu'a posé Marine Le Pen de réduire les dépenses publiques, notamment les dépenses de retraite et de santé. Marine Le Pen est très claire sur ce sujet-là. on la comprend parce que ça fait partie de sa jambe euh sociale qui est très musclée.
Euh elle ne veut pas perdre c et ce pan-là de son de son électorat. Mais euh tant qu'on ne réduira pas en France et tant qu'on n'abordera pas sainement la question de la dépense publique et donc de la dépense de santé, de la dépense de retraite, je rappelle que tout ça fait environ 1000 milliards par an, c'est la moitié des dépenses euh de de euh publique euh en France, euh on ne pourra pas euh durablement euh assaignir les comptes. Donc on peut augmenter des taxes par-ci parl ou les ajuster pour obtenir des recettes, mais tant qu'on s'attaque pas à ce volet là, rien ne sera sain.
Laurent Jacobé, je crois que vous n'avez pas lu ou ou pas compris ou nous nous sommes mal expliqués mal exprimés euh notre programme. Euh nous voulons clairement diminuer les dépenses de l'État. Nous nous pensons qu'avant de demander le moindre centime d'impôts supplémentairire aux Français, notamment aux Français des classes moyennes, aux Français qui bossent, il faut d'abord que cet état devenu obèse fasse une sévère cure.
Vous parlez des dépenses de fonctionnement de l'État. Mais attendez, aujourd'hui nous nous avons fait nous avons fait euh des propositions, on peut gagner au moins 50 milliards. Euh le coût de l'immigration 18 milliards, le coût de l'Union européenne 8 milliards.
Les agences qui ne servent à rien. Vous connaissez notre programme euh avant de dire aux Français qui ont travaillé "Vous allez travailler plus longtemps et vos retraites seront plus petites." Nous on a rien contre les Français, au contraire, on les protège.
Et bien, on va essayer d'aller voir les mauvaises dépenses avant d'aller voir les dépenses qui nous paraissent justes et utiles. Une fois encore, ce modèle social que vous appelez de gauche, il n'est pas de gauche. Ce modèle social, il est du gaulisme social là d'où je viens et dont je crois nous sommes aujourd'hui les héritiers.
Il nous reste 2 minutes. Jeais promis qu'on aborder cette victoire qui vous a fait tant plaisir. Également pour la première fois, un texte du RN a été voté à une voie près lors de votre niche parlementaire pour dénoncer donc l'accord franco-algérien de 1968 hier.
Euh une victoire certes, mais vous avez entendu la réponse de Sébastien Lecornu, elle était pas très claire. Il faut renégocier l'accord. On ne parle pas ici de l'abrogation.
Est-ce que vous lui faites confiance au Premier ministre pour pour abroger cet accord ? Ça pas l'air très bien parti. Évidemment non.
Euh qui pourrait faire confiance à monsieur le Cornu aujourd'hui ? L'homme qui fait en permanence la danse du ventre devant les socialistes. Évidemment, c'est pas possible.
Mais en revanche, il faut entendre ce qui a été voté à l'Assemblée nationale. Nous ne voulons plus des accords de 68, pas seulement le Rassemblement national. C'est une opinion largement répondue. % des Français n'en veulent plus.
Pourquoi ? parce que ça veut dire regroupement familial automatique, ça veut dire visa quasiment automatique, ça veut dire le droit de travailler sans demande d'autorisation et on ne peut pas le tolérer aujourd'hui face à un pays qui nous agresse en permanence qui considère la France comme un paillasser craignent en cas d'abrogation le retour à l'accord de 1962. Ça c'est pas tranché hein.
C'est vrai. Oui, dans dans le rapport Charel dit il y aura une libre circulation entre les deux pays et sans autre réglementation. C'est cet accord qui aura en vigueur.
Alors c'est vrai qu'on a du mal à y voir clair. Il faut très vite ramener l'Algérie à un régime non dérogatoire que les citoyens algériens qui veent arriver en France et bien doivent remplir les mêmes papiers que un néo-zélandais qu'un marocain ou qu'un colombien. Voilà, ça paraît assez naturel notamment de ne pas accepter de régime de famille pour tout le monde he vous avez vu les les larmes de Jean-Luc Mélenchon fait beaucoup de peine à Jean-Luc Mélenchon hier mais ça je vais vous dire pareil hein ça me réjouit mais moi je pense au députés de la France insoumise Abdel Kader Lamar qui décrivait les harquis comme des traîtres en commission de la défense qui a dit Anan Mansouri qu'elle était un un un un alibi une caution qui disait que l'AS allait prendre le pouvoir et qu'il y allait avoir des rafles En Algérie, je pense que quand on atteint ce niveau de délire, il faut prendre un cachet, aller se coucher et laisser les autres faire.
Les accords de l'Algérie, ça doit s'arrêter. C'est pour le bien de la France. Merci beaucoup Laurent Jacobelli, député de Moselle, vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale et on se retrouve dans quelques instants avec Jules Torres et Victor Hér pour la suite de nos débats.
Laurent Jacobelli