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InterviewC à vous (sur YouTube)· 24 mars 2023 9 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Crise politique : Emmanuel Macron perd des soutiens - Alain Duhamel - C à Vous - 24/03/2023

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Alain DuhamelFait
    « s'il y a un objectif qui s'était donné depuis le début c'était de faire une réforme des retraites »
  • 0:15Alain DuhamelFait
    « je crois pas la crise de régime »
  • 0:45Alain DuhamelChiffre
    « il ne cesse de perdre à la marge des soutiens donc ça ne s'est jamais produit sous la Cinquième République dans ces conditions-là »
  • 1:15Alain DuhamelFait
    « il y a pas du tout une opposition susceptible de représenter à elle seule une alternance »
  • 2:15Alain DuhamelChiffre
    « le peuple le plus pessimiste d'Europe »
  • 2:45Alain DuhamelFait
    « on est un pays qui a toujours été divisé le problème c'est que les fractures en ce moment s'accumulent »
  • 3:30Alain DuhamelFait
    « il est perdu avant même qu'on ait fini d'écrire la question il y a aucun doute là-dessus »
  • 4:15Alain DuhamelFait
    « Emmanuel Macron fait comme le général de Gaulle il s'en va ou bien Emmanuel Macron fait comme Jacques Chirac il s'assied dans un fauteuil »
  • 5:45Alain DuhamelChiffre
    « Renaissance reculera sans s'effondrer »
  • 8:30Alain DuhamelFait
    « il y a un drame c'est le facteur qui peut faire tout bouger »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

s'il y a un objectif qui s'était donné depuis le début c'était de faire une réforme des retraites je ne dis pas cette réforme là bien sûr même s'il doit provoquer une crise de régime je crois pas la clé je crois pas la crise de régime je pense que on a déjà une crise politique d'ailleurs Patrick le disait on a une crise de politique très grave et moi je pense qu'en plus on a une crise de société alors on a une crise politique bon il suffit de voir on est on est dans une situation de majorité relative de plus en plus relative parce qu'en fait il ne cesse de perdre à la marge des soutiens donc ça ne s'est jamais produit sous la Cinquième République dans ces conditions-là donc c'est une position extrêmement difficile avec une spécificité qui complique énormément les choses et qui est que contrairement à ce qui se passait sous les présidents précédents en face de lui euh il y a des oppositions mais il y a pas du tout une opposition susceptible de représenter à elle seule une alternance et ça ça fait une situation bloquée évidemment c'est extrêmement compliqué à gérer ça demande beaucoup de savoir faire d'habilité peut-être d'expérience politique et ça n'est pas exactement ce qui s'est passé notamment quand il est intervenu mercredi et puis en règle générale il y a eu il y a eu des mots qui étaient déplacés inutile à la fois blessant et inefficace de ce point de vue c'est vrai que entre le 49.3 l'intervention à la télévision simplifie rien et puis il y a une autre à mon avis derrière ça il y a une autre crise qui a une crise française et c'est pas une petite chose je pense qui est que les Français aujourd'hui sont non seulement mécontents mais ça c'est une tradition nationale mais sont désemparés plus pessimistes que jamais alors que comme vous le savez en est le peuple le plus pessimiste d'Europe fatiguée après le covid apparemment plutôt plus fatigué que d'autres pays en tout cas c'est ce qui ressort des études qui ont été faits sur les rapports entre les Français enfin pas les Français les Européens le travail et on s'aperçut qu'il y avait vraiment une question française en plus on le sait bien on est un pays qui a toujours été divisé le problème c'est que les fractures en ce moment s'accumulent et que ces fractures il n'y a pas de thérapeutique qui s'impose au bout du compte c'est celle qui m'a l'air le plus mais en fait je suis conscient du fait que la la crise politique est une crise très compliquée puisqu'il n'y a pas les alternatives évidentes en soulignant l’absence alternative est-ce que vous ne mettez pas justement vous ne donnez pas crédible aux risques d'une crise de régime la crise de régime c'est quand une fraction des citoyens disent non pas on veut changer de gouvernance mais on veut changer de système absolument c'est ce qui est en train de s'exprimer je suis pas sûr je pense que je pense que il y a une majorité de gens d'ailleurs ça ressort de tous les sondages depuis toujours qui détestent le capitalisme qui n'aime pas non plus les sociétés dites libérales bon que même d'ailleurs pas tellement les sociétés alternatives non plus cela ils sont hostiles par principe mais quand je dis cela c'est beaucoup de gens en réalité ce qui est frappant c'est que faute d'alternatives réelles les différentes méthodes qu'on propose un référendum bon si on fait un référendum sur les retraites autrement c'est pas de sens évidemment il est perdu il est perdu avant même qu'on ait fini d'écrire la question il y a aucun doute là-dessus bon et qu'est-ce qui se passe là de deux choses l'une ou bien Emmanuel Macron parce que c'est lui qui prendrait l'initiative ou bien Emmanuel Macron fait comme le général de Gaulle il s'en va ou bien Emmanuel Macron fait comme Jacques Chirac il s'assied dans un fauteuil il ne bouge plus jusqu'à la fin de son mandat puisque ce sont les deux qui se sont faits qui ont suscité des référendums qui ont été négatifs le général et Jacques Chirac donc ça ne fait pas du tout progresser une dissolution normalement si on était un régime parlementaire c'est ce qui se passerait on ferait une dissolution mais d'abord dans les régimes parlementaires qui fonctionnent n'ont pas facilement mais le moins mal comme en Allemagne on ne peut dissoudre que ceux qui demandent la dissolution se sont mis d'accord avant sur un leader et un programme c'est c'est plus contraignant d'avoir d'abord l'Alliance et le Premier ministre enfin le chancelière l'occurrence nous irons dissous maintenant qu'est-ce qui va se passer je crois qu'il y aura moins de grands mouvements qu'on ne peut l'imaginer mais je pense qu'au bout du compte leur rassemblement national progressera que les insoumises tiendront bien sûr enfin je parle en chiffres électoraux je parle pas je parle pas en capacité d'expression au Parlement donc et que Renaissance reculera sans s'effondrer parce que une majorité encore plus relative nettement plus relativement on est dans la majorité relative est déjà de plus en plus relative un mot avant de reparler de la mobilisation dans ce contexte la visite de Charles III annulée satisfaction à gauche teintée d'ironie indignation chez les LR qui parle de honte pour notre pays qui souligne que cette décision est le révélateur de notre abaissement national ça c'est de la polémique basique enfin moi la façon dont vous pouvez ressenti c'est évidemment une humiliation et la presse britannique qui déjà n'a pas une passion formidable pour les Français demain matin va se régaler comme jamais bon mais je crois que il valait mieux c'est il valait mieux faire ça de même que je pense que le discours de mercredi d'Emmanuel Macron a eu un effet d'excitation mais je pense qu'il fallait le faire quand même il fallait intervenir quand même pour ne pas donner le sentiment que il s'était passé le 49-3 puis qui avait la grande manifestation et que on regardait sans brancher sans sans bouger le nez bon de même en ce qui concerne l'annulation de la visite de Charles III ça n'aura pas été raisonnable dès la descente des Champs-Élysées le dîner à Versailles au moment exactement au moment la veille de grande manifestations franchement ça aurait été ça aurait été pris vraiment pour de la provocation et donc d'une certaine manière s'il y a annulation c'est par anticipation d'une violence encore accrue dans les dans les manifestations juste après cette vie il y a un autre événement international qui se passe pas cette fois en France mais à l'étranger Emmanuel Macron est attendu en Chine pour une visite importante début avril il doit absolument donner plusieurs jours du pays est-ce que ce genre de d'absence ou de déplacement peut-être maintenu ce sera une question en 1968 période que j'ai vécu de très près en Roumanie Georges Pompidou est parti qui est le premier ministre et partir Roumanie et ça n'a pas aidé à faire face aux événements tant sans faut d'autant plus que le général avait une tentation de la force comme mesure de rétorsion et heureusement qu'il y a eu des gens pour le calmer parce que là quand on dit la force il avait fait venir des blindés quand même on revient en France dans les manifestations cette mobilisation elle s'est élargie à la jeunesse avec des lycées et des universités bloquées c'est ce que redoute tous les pouvoirs quand ça touche à la jeunesse évidemment la plus grande peur possible ce sont pas les Black Blocs même si ils sont extrêmement difficiles à maîtriser et à contrôler ce ne sont pas eux c'est c'est la peur que des jeunes qui sont quelquefois pas très conscients des risques qui courent que des jeunes voilà qui est ce qui s'est passé avec Malik ou c'est qui ou ce qui s'est passé d'ailleurs il y a d'autres exemples de ce genre incontestablement au départ les jeunes étaient apparaît apparaissaient plus spectateurs acteurs dans cette affaire aujourd'hui on les voit de plus en plus dans les manifestations bon quand c'est dans les manifestations normales ça n'est pas un grand problème mais il y a aussi des des minorités qui sont pas forcément les plus politisés mais qui le soir font des bêtises et quand on fait des bêtises le soir on le sait bien dès que la nuit tombe tous s'exercerbe et ça fait courir un risque évidemment c'est à mes yeux le s'il y a un drame c'est le facteur qui peut faire tout bouger