Nicolas de Villiers : «Il y a en Chambord une ressource formidable»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que c'est que cette affaire ? Pourquoi vous n'avez pas pu financer un des joyaux français au titre d'une proximité avec l'élection présidentielle ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle raison invoque l'État pour refuser votre proposition ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Comment allez-vous faire pour financer les 27 millions d'euros annoncés par le directeur de Chambord ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Qu'y a-t-il derrière vous ? Où 3 millions de personnes viennent chaque année ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Nicolas de VilliersFait
« nous sommes habitués à lancer des projets en quelques semaines, quelques mois, nous aurions pu avec l'État nous mettre autour de la table. »
- 5:00Nicolas de VilliersFait
« il a suffi d'un coup de téléphone de ma part au ministère pour que l'État tout à coup trouve dans les poches du contribuable l'argent nécessaire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Qu'est-ce que c'est que cette affaire ? Pourquoi vous n'avez pas pu financer euh euh donc un des joyaux français au titre d'une proximité avec l'élection présidentielle ? Quesako ?
Bah en fait, c'est très simple. Lorsque j'ai découvert par la presse que le château de Chambor tombait en ruine et que le directeur de Chambord lançait, j'ai un appel à l'aide, l'État ne pouvant pas financer la la rénovation du château, j'ai pris mon téléphone, j'ai appelé le directeur de Chambord et il m'a dit "Ben, ça ne dépend pas de moi que le Pilu fou puisse m'aider, il faut en référer au ministère de la culture." Donc j'ai appelé le ministère de la culture pour proposer que nous puissions à Chambor.
Ah malheureusement l'équivalent du coup du fou, c'est-à-dire un modèle de spectacle vivant dans lequel on va pouvoir mettre en valeur le lieu mais surtout attirer beaucoup plus de visiteurs. Vous savez le pu du fou petit château de la Loire juste derrière moi et garé dans les collines Vandéennes. C'est trois fois plus petit que Chambor mais ça mais le Pufou attire 3 millions de visiteurs quand Chambor n'en attire qu'un seul million.
Donc il y a en Chambord une ressource formidable. Lorsque j'ai donc tendu la main à l'État, l'État m'a d'abord répondu avec un une certaine forme de d'enthousiasme, disons-le. Mais quelques jours plus tard, le directeur de cabinet de la ministre m'a rappelé pour me dire après euh prise d'information auprès des plus hautes autorités, finalement l'État ne pourra pas accepter cette main tendue.
Ah, décidément, on a des problèmes de rosé. On était à maintendue. Nicolas, s'il vous plaît, ne pourra pas accepter cette maintendue et quelle raison invoquer ?
Ben la raison invoquer, c'est simplement cette cette élection présidentielle dans un an qui, me dit-on gèle toute forme de politique culturelle et donc il n'y a pas d'initiative possible ni pour Chambord, ni m'a-on dit pour aucune autre aucun autre site en France parce que l'élection présidentielle est dans un an. Donc moi je pose la question de savoir si le quinquena est vraiment un quinquena. Si euh l'État français est obligé de tout geler alors même que l'élection n'est que dans un an et que nous comme entrepreneurs privés, je peux vous dire que nous sommes habitués à lancer des projets en quelques semaines, quelques mois, nous aurions pu avec l'État nous mettre autour de la table.
Et moi, d'ailleurs, je ne demandais qu'une chose, c'est être reçu par la ministre et non pas traiter ça par téléphone, mais simplement, on m'a répondu très rapidement, écoutez, non, ça n'est pas possible. Alors, j'ai demandé d'ailleurs à l'État, "Mais comment allez-vous faire pour euh financer les 27 millions d'euros annoncés par le directeur de Chambord pour rénover le château ?" Et la réponse a fusée, ne vous inquiétez pas, nous allons finalement libérer les crédits.
Donc, il a suffi d'un coup de téléphone de ma part au ministère pour que l'État tout à coup trouve dans les poches du contribuable l'argent nécessaire. Et ben écoutez, Nicolas Deviler, voilà une affaire que nous allons traiter dans quelques instants avec notamment Jean Sévia qui est avec nous en régie. On me disait cher Nicolas euh c'est très beau l'endroit où il est visiblement en régie.
On n'avait pas bah et et peut-être que vous pouvez préciser ce qu'il y a derrière vous qui n'est pas anin et où 3 millions de personnes viennent chaque année. Et ben écoutez, le château qui est derrière moi, c'est le château 16e siècle contemporain de Chambor. C'est le château du puit du fou.
C'est un château, vous voyez, qui est à moitié en ruine parce qu'on a voulu le garder dans son état originel. et et c'est une c'est un château qui euh et bien a été construit par le primatis euh c'est-à-dire celui-là même qui euh a a construit Fontainebleau par exemple, le grand architecte italien de l'époque contemporaine de de Léonard Vincy et de ceux qui ont justement Bâti Chambord. Voyez donc c'est finalement euh une sorte de filiation naturelle pour le pu du fou de réflexe, je dirais de cousinage que de tendre la main à Chambord.
Euh d'autant qu'encore une fois, nous avons démontré ici que nous pouvions créer un modèle culturel qui ne dépend pas de l'argent public mais qui a généré seulement par l'initiative privée un un une entreprise aujourd'hui qui fait 300 millions d'euros de chiff d'affaires, qui est capable d'investir 70 à 100 millions d'euros par an. Et c'est ce modèle-là que je propose à Chambor. Il ne s'agit pas de donner une obole, il s'agit de proposer un modèle pérenne qui permette et bien à nos générations de transmettre aux générations futures ce patrimoine extraordinaire, ce joyau français qui est Chambor et dont nous héritons et dont nous avons le devoir et bien euh de de de transmettre la flamme au suivant.
Philippe de Villiers