Mort du pape François : "Un pape à hauteur d'homme" salue Jean-Noël Barrot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le pape François est mort hier à l'âge de 88 ans le lendemain de Pâqu. Vous qui êtes issu d'une grande famille de démocrates chrétiens, qu'est-ce qui vous touchaz chez François ? Bien, comme beaucoup de françaises et de Français, croyants ou non croyant d'ailleurs, j'étais touché par son style, sa manière d'exercer ce sacerdoce avec beaucoup de simplicité, avec beaucoup de proximité, avec une sorte d'invitation, comme il le disait à la sainteté de la porte d'à côté, c'est-à-dire une une église à hauteur d'homme, un pape à hauteur d'homme.
Et ça, je crois que ça a touché beaucoup de monde et j'ai pu m'en apercevoir notamment lors de sa visite à Marseille il y a quelques mois. Il a rapproché l'église des fidèles selon vous en en en mettant l'église à hauteur d'homme. Il a fait beaucoup de choses et je veux saluer évidemment son engagement au service de la planète, ce qu'il appelait la maison commune, euh son message de fraternité mais aussi son ouverture, oui, de l'église euh sur le monde avec euh une proximité dans la manière d'exercer ses fonctions, mais aussi des décisions importantes qu'il a pris euh pour associer les laïques à la vie de l'église, pour confier à des femmes des postes à responsabilité dans l'église et plus généralement pour la rapprocher des grandes questions de notre époque.
Emmanuel Macron vient d'annoncer Jean-Noël Barreau qu'il se rendrait donc aux obsèques du pape. Elles sont prévues sans doute cette fin de semaine entre vendredi et et dimanche. On doit apprendre aujourd'hui la date précise, le jour précis.
Euh c'est évident qu'un président doit se rendre président de la République française doit se rendre aux obsèques du pape. C'est une bonne chose et moi-même comme ministre des affaires étrangères, j'ai j'ai également marqué ma disponibilité pour m'y rendre et vous serez informé en temps utile de la délégation française qui représentera notre pays lors de ces obsèques. Il y a une relation particulière entre l'église de France et le Vatican.
Nous avons célébré il y a 3 mois au qu d'Orset dans mon ministère le centenaire de l'accord de point carré Serti qui a donné son statut juridique à l'église de France quelques années après la loi de 1905, la loi de de laïcité. Et donc d'un point de vue même purement institutionnel, il est tout à fait naturel et il est tout à fait bon que la France soit représentée et c'était un pape très engagé euh politiquement. il ne se gênait pas pour faire la leçon parfois aux dirigeants du monde entier notamment sur l'immigration.
Son premier déplacement d'ailleurs hors de Rome a été pour l'île de Lampéusa symbole de la crise des migrants. Il avait dénoncé la mondialisation de l'indifférence. François, c'était l'accueil le plus large possible.
Est-ce que c'est pas l'inverse de la politique macroniste ces dernières années ? Plus de frontière, plus de contrôle ? Non, je ne crois pas.
Et d'ailleurs euh l'accent qui a été mis par le pape François sur la Méditerranée qui est déchirée par de nombreux conflits par la crise d'immigration qui a euh qui est intervenue au moment où il euh il prenait ses fonctions en 2015 avec la fuite de millions de syriennes et de Syriens qui cherchaient refuge en Europe, et bien ça a été également au cœur de l'action internationale de la France, la Méditerranée. et à bien des égards, même si chacun est dans son rôle, il prenit pas du tout la même chose que le président français. La le président de la République est dans son rôle, le pape lui-même est dans son rôle.
Mais cette attention très particulière sur la Méditerranée où se joue beaucoup des conflits qui ont une dimension mondiale était en quelque sorte commune. Ça n'est pas antagoniste de se dire chrétien ou d'être chrétien et de vouloir refouler des migrants et de dire bah vous ne passerez pas la Méditerranée. Mais je vais euh je vous le redis, chacun est est dans son rôle et vous me parliez tout à l'heure de la euh de la famille politique à laquelle j'appartiens qui a été fondé au tournant du 20e siècle par des personnalités par des personnalités par des personnalités qui étaient inspirées par leur foi, par le message de l'Évangile, mais qui ont toujours refusé de porter la religion en étendart et qui sont engagés dans la vie politique, poussé par des convictions fortes, mais qui dans leur responsabilité politique et bien ça comment dire prennent compte de la réalité des choses et tente de de devrer au service du bien commun.
Vous voulez dire que dans un contexte de monté des nationalismes en Italie avec Méloni, aux États-Unis avec Donald Trump en France aussi que le discours du pape François était peut-être parfois difficile à entendre et à force à mettre en œuvre. Moi, ce que je retiens des discours du pape François, c'est notamment la primauté du dialogue et de la coopération. C'est la nécessité pour que le monde puisse continuer à à tourner, si l'on peut dire, d'associer plus largement les pays du sud dont il était issu aux grandes décisions du monde.
Et c'est précisément l'agenda qui est celui de la France. La France en ce mois d'avril avril préside le Conseil de sécurité des Nations-Unies. J'irai la semaine prochaine à New York animer notamment euh des réunions sur la manière d'associer les grands pays du sud, les pays africains à la gouvernance du monde.
Alors Jean-Noël Barot, une question qu'on s'est souvent posée, c'est le pape aime-t-il vraiment la France ? Euh on se souvient qu'il a euh plusieurs fois fait des déplacements en France, trois fois en disant par exemple "Je ne viens pas en France, je viens à Marseille ou "Je ne viens pas en France, je viens à Strasbourg." Mais surtout, il a refusé l'invitation d'Emmanuel Macron à venir inaugurer le Notre Dame nouvellement nouvellement rénové.
Est-ce que quelques mois 4 mois après, vous comprenez pourquoi il a refusé ? Vous savez, il est, vous l'avez dit, venu trois fois en France, dont une fois encore. C'est le premier souverain pontif à s'être déplacé sur l'île.
Je crois qu'il avait donc une considération toute particulière pour notre pays. Ensuite ensuite tout en disant à chaque fois qu'il ne venait pas en France. Oui, mais regardez quel était le sens de ces déplacements.
Premier déplacement à Strasbourg, au Parlement européen pour et au Conseil de l'Europe pour défendre la paix, pour défendre les droits humains et la dignité humaine. Et ensuite deux déplacements, l'un à Marseille, l'autre en Corse. Pourquoi ? et bien pour donner de l'élan à ses ambitions pour restaurer la paix en Méditerranée.
D'ailleurs, ça n'est pas un hasard si c'est à Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille qui l'a créé cardinal qui l'a confié la mission devrait au service d'un dialogue interreligieux d'ailleurs sur la Méditerranée et que Jean-Marc Aveline a donné le coup d'envoi il y a quelques jours du bel espoir, une odyssée maritime tout autour de la Méditerranée qui va rassembler plusieurs centaines de jeunes des papà dire des possibles successeurs du pape. On va en parler dans un instant, mais quand même Jean-Noël Barreot, Emmanuel Macron avait insisté pour que le pape François vienne pour la réouverture de Notre-Dame de Paris. Peut-être qu'il n'aimait pas la France ou qu'il était dérangé par les positions de la France.
Par exemple, la vision trop progressiste d'Emmanuel Macron sur les questions bioéthiques, sur la PMA, sur la fin de vie. Je crois qu'il y a eu à de nombreuses reprises des échanges très francs entre les deux chefs d'état, entre le président de la République et le et le souverain pontif. une nouvelle fois, chacun est dans son rôle.
Mais je crois que quand on relit l'œuvre euh de euh de du pape François, quand on relit ces encycliques, quand on relie le la bénédiction Ourbi et Torbi euh de dimanche à Rome, on retrouve un certain nombre de principes qui sont, je dirais, consubstantiels à ce qu' a fait la Nation française et c'est sans doute une des raisons pour lesquelles son sa disparition a eu autant d'écho à autant d'écho dans le monde mais singulièrement en France. Alors, on le décrit comme un pape un pape progressiste qui a eu des mots euh même si euh on l'a entendu sur France Info quelquefois, il a pu euh revenir un petit peu en arrière, mais qui a eu des mots favorables et d'accueil sur euh sur les homosexuels, sur la place des femmes euh dans l'église. Euh pour autant, il y a un certain nombre de points que ce soit l'ordination des femmes, le célibat des prêtres sur lesquels il n'est pas allé jusqu'au bout.
Alors, est-ce que voilà, est-ce que vous vous jugez qu'il n'est pas allé jusqu'au bout ? il a initié un mouvement extraordinaire que ce soit sur le climat mais vous auriez aimé qu'il aille plus loin sur ces sujets-là sur des je parle pas spécifiquement du climat en l'occurrence célibat des prêtres ordination des femmes mais d'autres après lui prendront le relais il a le premier placé la sauvegarde de la planète de la maison commune au cœur de son poncificat il est le premier pape à s'être emparé des questions si compliquées si difficiles et exigeantes de l'intelligence artificielle il est le premier aussi 2020 à vouloir avoir voulu ouvrir l'église à à ceux qui en ét écartés les couples divorcés les person c'est une bonne chose pour vous qu'il est qu'il est réintroduit enfin introduit cette bénédiction des des couples même si c'est pas une bénédiction de l'union mais des personnes au sein de ces couplouverture est une bonne chose. Ensuite, vous m'interrogez, il n'a pas été jusqu'au bout peut-être de ce qu'il voulait faire.
Il n'a peut-être pas eu le temps d'aller jusqu'au bout. Mais cette ce mouvement qu'il a qu'il a initié en ouvrant l'église sur la famille dans ses transformations, sur la technologie, sur le climat, c'est évidemment une très bonne chose pour l'église et je suis sûr que son successeur, que ceux qui vont lui succéder continueront à travailler dans ce sens. Et ça n'est pas évident Jean- Noël Barre parce que le pape François était aussi un pape clivant.
Certes, il a fait progresser l'église mais certains redoutent aujourd'hui un retour en arrière au moment où justement la question de nommer un successeur se pose. Vous vous dites il faut continuer l'action du pape François, aller vers encore plus de modernité, de progressisme. Attention, pas de retour en arrière.
Il ne m'appartient pas de de prescrire à l'Église catholique ce que doivent être ces orientations. Mais si vous m'interrogez euh est-ce que euh l'Église catholique doit porter un message sur l'environnement ? Euh j'ai tendance à dire que oui.
Est-ce que euh l'Église catholique euh doit continuer à se mobiliser au service des plus petits, des plus humbles, des plus démunis ? La réponse est oui. La question du célibat des prêtres, vous dites oui aussi.
Je dis que c'est une question qui appartient à l'église catholique et je salue le fait que dans ses réflexions qu'il a lancé, le pape François est décidé d'associer très largement les évêques. Il faudra un pape qui ait des des qualités diplomatiques. On parle, vous savez, de Pietre Parolin qui est le secrétaire d'État du du Vatican, donc le numéro 2 du Vatican.
Il faudra un pape dans le dans le monde dans le contexte actuel un pape qui soit un diplomate. Le numéro 2 du Vatican qui était justement présent au qu d'ors pour célébrer le centenaire de nos accords. La diplomatie Vaticane joue un rôle très important.
Je le disais tout à l'heure, reprenez la bénédiction Ourbi et Torby qui a été prononcée dimanche à Rome et vous retrouvez tous les théâtres de crise avec un appel au CC le feu et un appel à la paix. Prenez aussi euh la question de l'Ukraine où l'église a joué un rôle très important pour venir au secours des enfants de l'Ukraine, de ces enfants qui ont été arrachés à leur famille, qui ont été déportés, qui ont été envoyés dans des camps de redressement en Russie ou en Biélorussie. Et bien, grâce à la mobilisation euh de l'Église catholique et de ces réseaux, euh des enfants ukrainiens ont pu euh retrouver leur famille, voire même être accueilli à Rome.
Bah, François c'était aussi interrogé sur un génocide à Gaza. Euh, on parle de son successeur. Est-ce qu'un pape français serait une bonne chose ?
Vous connaissez bien Jean-Marcine, l'archevêque de Marseille. Il ferait un bon successeur du pape, Jean-Marc Aveline ? J'ai rencontré la semaine dernière le cardinal Jean-Marc Aveline pour parler notamment à Marseille chez lui euh de ses projets pour la Méditerranée qui est au centre euh de l'action que nous menons euh au qu d'Orsé et je veux saluer euh comme beaucoup l'ont fait ces ces derniers temps, ses qualités de dialogue, son engagement au service du dialogue interreligieux puisque vous le savez le pape François c'est celui aussi celui qui est sans doute allé le plus loin dans le dialogue avec l'islam en allant rencontrer Ahmè Al Tayb le grand im de la de la mosquée Alazar en Égypte, mais c'est aussi le premier souverain pontif à cet rendu en Irak où je serai dès ce soir pour rencontrer Alistan Alistani le le leader spirituel du chisme.
Et bien Jean-Marc Aveline, c'est l'homme du dialogue interreligieux. C'est l'homme auquel le souverain pontif avait confié cette mission. Vous restez avec nous Jean-Noël Barot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères alors qu'on l'apprend à l'instant que Volodimir Zelenski prévoit à son tour de se rendre au aux obsèques du pape.
On va parler de l'Ukraine juste après votre filinfo 9h-5 Maurine Suignard. Emmanuel Macron annonce donc ce matin qu'il sera présent aux obsèques du pape François mort hier à 88 ans d'un AVC. Un pape à hauteur d'homme salue sur France info le ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Les cardinaux vont se réunir d'ici un quart d'heure pour déterminer la date de ces obsèques entre vendredi et dimanche. Selon les règles du Vatican. Emmanuel Macron qui poursuit par ailleurs son déplacement dans l'océan Indien et tape aujourd'hui à la Réunion.
Lille emproie à une forte épidémie de Chikununia. Plus de 110000 personnes touchées par la maladie depuis le début de l'année. Hier, Emmanuel Macron était à à Mayotte.
Il a annoncé un plan de refondation du département. plus de 3 milliards d'euros sur 6 ans. Deux personnes interpellées en Iser la nuit dernière près d'une prison du département.
Le ministre de la justice annonce ce matin que ces personnes ont été surprises à proximité d'un établissement avec des jicanes d'essence. Des attaques qui visent depuis plusieurs jours des prisons dans toute la France. Et puis à 20h45, c'est un match en retard de la 29e journée de Ligue 1 qui est au programme.
Le FC Nant reçoit le Parissain-Germain. France info le 830 France info. Adrien Bec Agath Lambret et toujours avec Jean-Noël Barreot ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Comme promis, nous parlons de l'Ukraine et et Vladimir Poutine qui a annoncé hier que Moscou allait analyser la proposition de de Volodimir Zelenski de suspendre les frappes contre les infrastructures civiles, tout en sachant que la Russie a elle-même violé le le cesser le feu qu'elle avait qu'elle avait décrété. Est-ce que à vos yeux ce que dit Vladimir Poutine est porteur d'une forme d'espoir ou est-ce que sa parole finalement n'a plus beaucoup de valeur ? Non, je crois que la trêve de Pâqu qui l'a euh décrété de manière un peu inattendue était une opération marketing, une opération euh séduction euh visant à éviter euh que euh le président Trump euh ne se ne s'impatiente et euh ne s'énerve, si l'on peut dire où ce que l'on constate néanmoins, c'est que malgré les nombreuses les centaines milliers de de violations qui ont été constatées par les Ukrainiens, il y a une baisse d'intensité sur Les drones et les missiles de longue portée.
Mon collègue ukrainien me le confirmait hier soir au téléphone. C'est la raison pour laquelle Volodimir Zelenski a réitéré pour la 10e fois sa proposition d'entrer dans un cesser le feu sans condition d'une durée de 30 jours permettant d'amorcer des négociations visant à une paix à une paix durable cette fois-ci. Mais justement, après avoir menacé de jeter les pongons, Donald Trump a dit y espérer un accord dans la semaine entre la Russie et l'Ukraine, est-ce que vous vous avez des éléments en ce sens ?
Écoutez, nous avons accueilli euh la la semaine dernière, jeudi des délégations euh ukrainiennes, américaines. C'est la première fois d'ailleurs que les Ukrainiens, les Américains, les Européens étaient autour euh de la même table et ça a été l'occasion euh d'exprimer aux Américains qui se placent dans une position aujourd'hui de médiateur les attentes, les lignes rouges des Ukrainiens et des Européens. Ces discussions vont se poursuivre mercredi à Londres.
On se demande si vous êtes vraiment retenu à la table des négociations parce que après ces discussions, les États-Unis ont menacé de jeter l'éponge et aujourd'hui Donald Trump dit qu'il s'attend à une trêve dans la semaine et quand je vous pose la question de savoir si vous avez les mêmes informations, vous vous ne me répondez pas. D'abord euh oui, les Européens étaient effectivement à la table et c'était la première fois et c'était à Paris ce qui est un succès diplomatique. Ensuite, est-ce que c'est une fin en soi d'être à la table des négociations ?
La réponse est non. Euh la seule le seul objectif qui nous préoccupe, le président de la République, le ministère des Affaires étrangères, c'est de défendre les intérêts des Français et la sécurité de l'Europe et de la France. C'est la raison pour laquelle C'est la raison pour laquelle puisque les États-Unis aujourd'hui ont décidé de se placer dans une position de médiateur, et bien que nous leur faisons entendre ce que sont nos lignes rouges, ce que sur quoi nous ne cons de reposer la question d'Agath.
Est-ce que aujourd'hui vous avez des indications laissant penser qu'une trêve qu'un accord pourrait être signé dans la semaine ? Mais c'est à Vladimir Poutin qu'il faut poser la question puisque ça fait plus d'un mois, ça fait plus d'un mois, ça fait plus d'un mois que les Ukrainiens sur le fondement d'une proposition franco-britannique ont proposé de manière unilatérale un cesser le feu en mer, dans les airs et sur les infrastructures énergétiques. Proposition qui a été accueillie par les Américains qui ont demandé aux Ukrainiens d'aller plus loin.
Cesser le feu général de 30 jours. Proposition que les Ukrainiens avec beaucoup de courage et dans un esprit de compromis ont accepté. C'est maintenant à Vladimir Poutine d'accepter le même principe.
Jeanël Barot, vous entamez demain une tournée au Moyen-Orient pour échanger notamment avant la conférence de l'ONU en juin. Conférence lors de laquelle la France pourrait euh reconnaître un état palestinien. Cette reconnaissance est toujours au conditionnel.
Je serai d'abord en Irak pour poursuivre la lutte qui est la nôtre, inlassable contre le terrorisme de Daesh qui menace de ressurgir en Syrie, en Irak et puis pour renforcer ce pays qui doit devenir un foyer de stabilité pour la région. Et puis ensuite, j'irai rencontrer un certain nombre de mes de mes homelues dans des pays arabes qui sont engagés pour la paix à Gaza. Euh en rappelant que l'urgence, c'est évidemment le cesser le feu, la libération des otages du Hamas et l'entrée massive de l'aide humanitaire dans l'enclave. mais qu'au-delà, comme il n'y a pas de solution militaire euh au conflit israéli au Paris Cignac, il n'y a pas de solution militaire à la sécurité d'Israël, il nous faut cheminer au plus vite vers la solution politique deux États vivant côte à côte en paix et en sécurité.
Est-ce vraiment une solution ? Parce que Benjamin Netenou, le premier ministre israen est farouchement contre, il dit imaginez un état palestinien établi à quelques minutes de villes israéliennes, ça deviendrait un bastion du terrorisme iranien. Est-ce que cette reconnaissance ce serait une victoire pour le terroriste ?
Nous voulons que le président de la République veut que cette reconnaissance de la France, le moment où elle interviendra, soit le plus utile possible et c'est-à-dire qu'elle permette de créer les conditions pour que un tel état puisse advenir. c'està-dire le désarmement et de et le le règlement de la question du Hamas, c'est-à-dire le les réformes indispensable de l'autorité palestinienne, la déradicalisation de la Palestine et puis aussi l'implication des pays de la région pour la reconstruction de Gaza en matière de financement notamment. Et c'est alors c'est alors que la France pourrait prendre sa décision, accompagner d'autres pays qui veulent eux aussi que leur décision puisse avoir un impact concret et que dans l'autre sens des pays musulmans qui aujourd'hui n'ont pas de relation avec Israël puissent le faire.
L'Arabie Saoudite, c'est un objectif que l'Arabie Saoudite normalise ses relations avec Israël et reconnaisse Israël. C'est évidemment un objectif pour la sécurité et la paix dans la région. Et plus généralement que tous les pays de la région autour euh et avec Israël acceptent d'entrer dans ce qu'on appelle dans le jargon diplomatique une architecture de sécurité comme nous l'avons en Europe et qui permet de garantir la stabilité et en quelque sorte la solidarité.
Jean-Noel Barre, autre autre sujet dans l'actualité internationale et en même temps nationale, c'est Emmanuel Macron qui est en en déplacement dans l'océan Indien. Il était hier à Mayotte toujours qui fait toujours face à cette immigration que certains décrivent comme comme incontrôlé avec le lancement d'une opération mur de fer euh et l'expulsion dit le chef de l'État de 35000 clandestins par an. Le problème c'est que le président comorien il dit qu'il ne veut pas reprendre de clandestin.
Pourquoi vous n'arrivez pas à mettre la pression sur les comorts ? C'est un peu approximatif ce que vous nous dites là puisque nous avons une une coopération active avec les comortes pour lutter contre l'immigration contre l'immigration irrégulière. Cette coopération, elle permet d'éviter euh environ 6000 départs des comors vers maillot de par an et elle permet de réadmettre 25000 euh euh étrangers en situation irrégulière vers les vers les pardon bar mais c'est pas flagrant quand on voit la situation excusez-moi si si vous ne savez pas dire ce qui ce qui les coopérations ou si vous ne savez pas reconnaître qu'il y a une coopération quand il y en a une ça va quand même poser quelques donc la coopération est bonne avec les com la coopération doit être renforcée elle doit être améliorée C'est l'objet du déplacement du président qui veut aller plus loin dans cette coopération avec les comorts, aller plus loin dans la mise à disposition des force de sécurité français la coopération faut pas de coerion bar.
Il ne faut pas menacer de coerition. Mais je veux répéter ce que je viens de vous dire. Vous dites il y a zéro réadmission.
Je vous dis qu'il y en a 25. Si si vous avez dit que vous ne voulez pas réadm j'ai cité le président vous avez dit qu'elle ne voulait pas en réadmettre alors qu'ils en admettent 25000. Alors, il faut quand même regarder les faits.
Ça 25000, ça n'est pas suffisant. Nous voulons aller au-delà et cela passe par des investissements à Mayotte et des investissements au comilise considérablement Mayotte et sur lesquelles les Maoré attendent des réponses très con. Pens à quoi comme investissement ?
Ce sont des radars, ce sont des moyens pour éviter les départs et pour faciliter les retours. Au Rassemblement national, pardon, on s'interroge sur la pertinence de ces investissements. On propose plutôt de suspendre l'aide au développement.
Vous y avez pensé ? L'aide au développement, elle permet notamment de renforcer la la lutte contre l'immigration irrégulière au départ des comors. Voyez ?
Et donc je crois que si nous nous privions de ces outils là et bien nous nous obtiendrons des des résultats bien moindres au service des maores et donc si on suit votre logique faudrait davantage d'aide au développement pour empêcher davantage de départ. Pas nécessairement. On peut et on travaille on travaille en continu voyez on travaille en continu.
C'est c'est mon ministère qui a la charge de l'aide publique au développement à réallouer en permanence l'aide publique au développement au service de cette coopération en matière d'immigration irrégulière. Alors que Donald Trump, un autre sujet, a déclaré la guerre commerciale aux Européens, de grands patrons français ont jugé pertinents de critiquer alors non pas les États-Unis, mais l'Union européenne et sa bureaucratie ces derniers jours. Est-ce que c'est irresponsable comme comportement ?
Est-ce que il y a trop de complexité, trop de bureaucratie dans les processus européens ? La réponse est oui. C'est la raison pour laquelle nous avons beaucoup poussé depuis un an avec l'Allemagne pour que la Commission européenne se dote d'un agenda très résolu, très radical de débratisation.
Elle a commencé à présenter un certain nombre de de textes de lois européennes que nous accueillons favorablement mais nous voulons qu'interroge sur les patrons. Jean-No Bar avec les patrons. Alors vous trouvez pas qu'ils sont un peu ingrats ?
Ils ont profité aussi. Attendez, excusez-moi. Vous avez vu le monde dans lequel on entre où il va falloir être 10 fois plus compétitif si nous voulons défendre nos intérêts commerciaux et industriels.
Nous ne pouvons pas continuer d'accepter qu'une chappe de plomb inhibe entrave la capacité des entreprises, des entrepreneurs, des patrons français et européens à innover, à se développer parce que en quelque sorte cette capacité à créer de la richesse et à innover c'est notre muscle et nous en avons bien besoin dans la guerre. Et d'un mot Jean-No Barot, il y a eu aussi l'appel d'Emmanuel Macron au patron à suspendre les les investissements aux États-Unis, le temps d' voir plus clair et cetera. Bon, la plupart des patrons, ils ont répondu non.
Et LVMH par exemple annonce que ils envisagent de produire davantage aux États-Unis. Bon, le président est lâché par les patrons. Une nouvelle fois, pardon, de de vous reprendre légèrement, mais vous dites la plupart des patrons ont dit non. interroger les patrons véritablement et vous verrez que beaucoup s'inquiètent du caractère ératique de la politique économique.
Et exactement le même sujet, l'incertitude et la demande du président de ne pas investir n'est pas exactement par c'est exactement la même chose et vous voyez beaucoup de patrons français qui envisagaient des investissements aux États-Unis et qui sont aujourd'hui en train de reconsidérer ces décisions parce qu'ils se disent qu'ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés. En tout cas, vous les appelez pas au patriotisme comme votre collègue Éric Lombard par exemple ou comme vous dites que vous êtes d'accord avec eu j'appelle chacun euh au patriotisme, ça fait partie de de ma mission et dans le monde dans lequel nous entrons, nous avons besoin d'une France forte, d'une Europe forte si nous voulons défendre ce que nous sommes dans un monde qui sera beaucoup plus dur et beaucoup plus brutal. Merci à vous Jean- Noël Barreot, ministre de l'Europe et et des affaires étrangères d'avoir été l'invité du 830 France info ce matin.
Merci Agath Lambret. Dans dans 5 minutes, on se retrouve avec Renault Dél. [Musique]
Jean-noël Barrot