Budget 2025: l'interview de Pierre Moscovici en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Le déficit public risque de dépasser les 6% du PIB en 2024, la France est-elle en faillite ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Le budget doit être transmis en tant que président du Haut conseil aux finances publiques, vous impatientez-vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que prioriser la baisse des dépenses publiques tout en excluant pas le levier fiscal est le bon cap ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le gel du barème de l'impôt sur le revenu pourrait-il être utilisé ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous auriez dit NON NON à l'arc républicain si vous étiez ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Pierre MoscoviciChiffre
« La dépense publique la plus élevée d'Europe une des plus élevées du monde 57 % de la dépense publique dans le PIB »
- 5:30Pierre MoscoviciFait
« Il y a toute une série de gisement d'économie si on les trouve on pe le faire sans affaiblir la qualité du service public »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir Pierre Moscovici bonsoir Monsieur diel merci d'être avec nous ce soir dans dans tout le monde veut savoir vous êtes le premier président de la Cour des comptes ancien ministre de l'économie et des finances ancien commissaire européen aussi je voudrais commencer avec les les déclarations du ministre du Budget qui date d'aujourd'hui le déficit public risque de dépasser les 6% du PIB c'està-dire ce qu'on produit chaque année en en 2024 l'étaat est en faillite en faillite non la France est un pays solide sa dette se place sur les marchés elle trouve preneur le problème c'est à quel prix car la question est la suivante au fond plus nous nous endettons plus la charge de la dette c'est le remboursement annuel de la dette augmente c'était 25 milliards en 2021 c'est 50 milliards aujourd'hui ce sera peut-être 90 milliards au train où on va en 2027 et quand on a ça d'une part on peut pas investir dans quoi que ce soit et deuxièmement le prix le taux d'intérêt augmenté et ce que j'observe moi c'est que nos spread notre taux d'intérêt aujourd'hui il est égal à CELI deespagne sprad pour regarder c'est la différence de taux d'intérêt entre le taux d'intérêt lui-même il est égal à celui de d' l'Espagne il est très supérieur à celui du Portugal deux pays auquel on donnait pas jusqu'à présent une note formidable il s'est accru à 80 points de base 08 points de taux d'intérêt par rapport à l'allemag investisseurs sont inquiets il a doublé par rapport à la dissolution ce qui veut dire que oui il y a une inquiétude un regard sur la dette française et on doit absolument maintenant montrer des signes de crédibilité ber disait l'autre jour il faut rester crédible au yeux des marchés là il a raison car si jamais on se mettait à douter de la qualité de la signature française à ce moment-là ces spread augmenteraient ce qui veut dire le coût non c'est pas une question de c'est que le coût de nos emprunts augmenteraiit et et donc le coût des investissements augmenteraiit et le coût de la consommation Infiné nous ne devons pas décrocher sur ce terrainl et donc le prochain budget est un budget difficile très difficile le plus difficile de la 5èe République probablement parce que 6 % c'est énorme c'est la deuxè année en plus que le dérapage est considérable vous dites plus de 6 % c'est énorme oui c'est énorme c'est énorme parce que c'est tout simplement deux fois de plus que ce que nous devrions faire en théorie en 2027 que nous ne pouvons évidemment plus faire c'est énorme parce que la charge de la dette aura quadruplé en 6 ans et c'est énorme oui je le dis et donc il faut vraiment maintenant marquer un point d'arrêt un point d'inflexion réduire le déficit et maîtriser notre dette parce que sinon en effet on va porter un regard suspicieux sur le qualité de notre signature et ça aura un impact sur l'économie réelle et on va rentrer dans le détail sur les les les les possibilités pour précisément réduire ce déficite juste d'un mot quand vous avez entendu le nouveau ministre Antoine Armand dire à la passation je cite je mesure la chance d'hériter d'un tel le bilan économique en regardant Bruno Lemire vous avez eu envie de de de rire ou de pleurer non non mais ça j'ai pas du tout à commenté ça c'est l'URE d'affaire la seule chose que je peux dire c'est qu'en matière de finances publique pour le coup les deux dernières années et demi n'ont pas été celles de l'arrêt du quoi quiil en coûte n'ont pas été celles de la maîtrise de l'endettement mais on été au contraire cell d'un dérapage des finances publiques considérable je le répète énorme qui nous amène à une dette qui est certes soutenable mais qui devient trop cher et qu'on doit vraiment maintenant maîtriser de ce point de vue là comme Bruno lomer s'en va en disant il faut faire 3 % en 2007 c'est pas un cadeau parce que faire 3 % en 2007 si'il avait dit ça en 2022 on pouvait le faire mais en 2024 en partant de 6 % d'une part c'est impossible d'autre part c'est pas souhaitable parce que vous savez ça veut dire économiser quelques 40 milliards d'euros par an et si on fait ça alors c'est quand même de l'argent qu'on retire de la croissance française c'est très mauvais pour l'économie donc il faut étaler j'allais dire malheureusement j'ai été minist des finances ouis commissire euréen je suis heure grat de le dire comme président de la cour des compes 3 % 2027 non il faut gagner du temps mais pour gagner du temps il faut aussi en contrepartie faire des vrais efforts et prendre des vraies mesures justement avant de de de parler de ces mesures d'un mot sur le timing le ministre du Budget a dit on présentera le budget dans 2 semaines euh il faut dire c'est la loi le budget doit vous être transmis en tant que président du Haut conseil aux finances publiques vous vous impatientez non non mais j'ai j'ai échangé avec le ministre j'ai changé avec le premier sur ces sujetsl j'ai donné les dates il y a du retard ah de toute façon il y a du retard parce que ça devit le 2 octobre et et je leur ai dit qu'en gros en théorie il faudrait que ce soit le 27 septembre c'est encore acceptable le 30 septembre je crois savoir que nous le recevrons le 30 septembre il va falloir qu'on travaille vite qu'on travaille bien et j'espère que ce sera un document convaincant pour que notre avis puisse être positif le ministre du Budget a dit cet après-midi qu'il fallait prioritairement baisser les dépenses publiques tout en excluant pas la possibilité de recourir à la fiscalité dans le cadre d'une justice fiscale est-ce que ça ce ce cadre c'està-dire priorité à la baisse de la dépense tout en excluant pas le levier fiscal est-ce que c'est le le le bon cap alors toutes est questions de mesures et toutes les questions d'équilibre oui sans aucun doute la première chose à faire c'est d'économiser sur la dépense et je veux rassurer ceux qui nous écoutent économiser sur les dépenses publiqu c'est pas faire de l'austérité nous avons la dépense publique la plus élevée d'Europe une des plus élevées du monde 57 % de la dépense publique dans le PIB et il y a toute une série de gisement d'économie si on les trouve on pe le faire sans affaiblir la qualité du service public parfois même en la renforçant ce qu' vaut transformmer nos services publics ceux qui nous écoutent savent bien quand même qu'il y a du gras et du mauvais gras et et c'est à ça qu'il faut toucher pas au muscle et ça c'est très importantort à la croissance alors oui c'est pas là qu'il faut commencer mais en effet il faut pas exclure le lier fiscal et après vous savez c'est le coup du paté d'alouette il faudra quand même faire quelque chose sur la fiscalité oui mais quoi parce que on entend quelque chose quand on quand on question c'est la question c'est est-ce qu'on fait 3/4 d'économie et 1/4 de fiscalité ce que dit Françis ou 2/3 1/3 ce que disent d'autres ou bien 90 100 90 100 c'est trop peu sans doute 3/4 1/4 c'est déjà mieux donc il faut quand même une part significative me semble-t-il de fiscalité pourquoi parce que les Français ressentent une injustice parce qu'ils ont le sentiment qu'il y a besoin d'une forme de solidarité et parce que pour le coup il faut pas non plus trop freiner sur la dépense sur la question des impôts là je pense à ceux qui nous regardent et qui entendent peut-être avec inquiétude cette possibilité le gel du barê de de l'impôt sur le revenu c'est-à-dire les cinq tranches de l'impôt qui seraient gelés et qui donc aboutirai à ce que mécaniquement certains contribuables ceux qui sont assujetis à l'impôt passent à la tranche d'dessus et donc paye plus d'impôts est-ce que ça ça fait partie des leviers qui pourrai être utilisé écoutez moi je suis pas au gouvernement je ne le regrette pas ch chacun sa croit et je suis très heureux à la Cour des comptes je jouerai mon rôle donc c'est pas à moi de faire les propositions à la part de aut mais je vais prendre une mesure un peu différente vous savez que jeanpisaniferie et C m mafous deux économistes fait un rapport sur la transition écologique ils avaient proposé une contribution exceptionnelle sur les plus hautes fortunes pour financer la transition écologique et en l'occurrence pour réduire la dette écologique et d financière voilà le type de mesure qu'on pourrait tout à fait étudier j'ai noté que certains patrons disent oui j'ai noté que le MF lui-même est ouvert au dialog donc ça ça veut dire que voilà par exemple augmenter l'impôt sur les sociétés pour les plus grandes entreprises ce n'est pas à moi de le dire encore une fois c'est tout com faire ces propositions je pense simplement que il y a ce besoin qui est un besoin en effet de justice fiscale mais aussi un besoin de rendement et qu'il faut prendre ça en compte dans l'équation oui principalement sur la dépense mais pas tout sur la dépense et garder quand même une dépense qui permett d'avoir du muscle pour l'écomie français notamment en mant d'investissement et d'investissement en particulier dans la transition écologique évidemment vous ne pouvez pas dire telle ou telle solution est la bonne puisque vous n'êtes pas au gouvernement mais vous avez été ministre d'un président de la République François Hollande qui lui-même c'était avant qu'il devienne président avait dit on est riche à partir de de 4000 € non j'ai jamais pensé qu'on était riche à partir de 4 non mais la question que peuvent se poser ceux qui nous regardent quand ils entendent Michel Barnier ou d'autres dire on va augmenter les impôts des plus riches de se dire mais au fond on va finir par être concerné vous auriez pu vous auriez pu rappeler que comme ministre j' parlé du rbol fiscale et je pensais justement à ceux qui dans les classe moyennees dans les couches populaires à ceux qui travaillent chaque fois qu'on parleimpôt ils se disent ok on dit qu'on va taper les riches mais c'est sur moi ça va commencer par les riches et ensuite ça va être pour moi voilà absolument donc il faut être extrêmement clair c'est pour ça que par exemple sur le barem sur l'impôt du revenu on fait ce qu'on veut mais à l'époque quelqu'un avait annoncé le Premier ministre Jean-Marc herot 90 % des Français seront pas concerné par le geste fiscal d'abord c'était pas tout à fait vrai ensuite ça avait pas été vécu comme ça c'est pour ça que j'évoque l'idée d'une contribution exceptionnelle parce que celle-ci elle est quand même assez bien découpée c'est pas vous c'est pas moi vous saz très très bien payé à BFM qui seront assujettis à cette taxe là donc il vaut mieux éviter le le gel du barem de la ça mais comme ça je dirais que du point de vue de la perception politique le risque que vous soulevez est quand même plus important avec le gel du barem de la p sur revenu qu'avec une contribution exceptionnelle Pierre Moscovici un dernier mot je disais vous aviez été vous avez été ministre de l'économie et des finances vous êtes donc un prédécesseur d'Antoine Armand l'actuel ministre qui s'est fait clairement recadrer par le Premier ministre hier après avoir exclu le rassemblement national de l'arc républicain Michel Barni qui a carrément appelé Marine Le Pen pour clarifier les choses alors bien sûr vous êtes vous avez un devoir de réserve vous êtes pr président de la Cour des comptes mais si ça vous était arrivé comme ministre de l'économie et des finances est-ce que vous aussi vous auriez dit NON NON l'arc républicain on parle pas au députés du rassemblé national ou est-ce que parler je suis présent de la Cour des comptes chaque année je rencontre les présidents de groupe et je rencontre tous les présidents de groupe y compris du rassemblementtion compris du rassemblement nationale et il vous aura pas échappé que cette du rassembleale la présidente du groupe à l'Assemblée nationale s'appelle Marine Le Pen donc je la rencontre c'est une rencontre courtoise et fonctionnelle bon et donc dire qu'on ne parle pas avec eux quand on parle loi de finance c'est pas juste il faut le faire après ce qu'a dit sur le fond Antoine Armand n'est pas faux il y a eu un front républicain c'est ce front républicain qui a faitlire de très nombreux députés des députés de toute couleur politique sauf le rassemblemental et il faut pas non plus l'oublier est-ce que du coup il faut faire du zel avec Marine Le Pen ça c'est une question sur laquelle je me prononcerai pas voyez là aussi tout est question d'équilibre mais le le Front républicain existe le rassemblement national est un partiembl représenter à l'Assemblée nationale mais c'est intéressant vous utilisez de vous-même l'expression faut-il faire du zel avec Marine Le Pen vous êtes un homme de gauche même si vous avez ce devoir de réserve lié à votre fonction est-ce que quand un Premier ministre issu d'une situation où il y a eu ce front républicain appelle Marine Le Pen pour s'assurer auprès d'elle qu'elle n'est pas mal perçu ce qui a été dit par un de ses ministres et pour éviter d'être censuré est-ce que dém pratiquement parlant je parle des grands principes est-ce que ça pose un problème écez là vraiment je fais plus de politique et je veux pas commenter ce geste de Michel Barnier chacun a sa sensibilité ouis j'ai bien dit ce que j'ai dit je pense que le Zè n'est pas tout à fait nécessaire et et s'il l'a fait c'est qu'il s'y sentait d'une certaine façon contraint par la situation il a sûrement pas fait par plaisir merci beaucoup Pierre Moscovici premier président de la de la cour des cantes et je retiens donc cet avertissement suite à ce que dit le ministre du Budget le déficit est énorme plus de 6 % il va falloir prendre des mesures pour y remédier merci merci beaucoup d'avoir été l'invité de de tout le monde veut savoir
Pierre Moscovici