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interviewRassemblement National (sur YouTube)· 19 février 2026 48 minAutoproduit

Jean-Philippe Tanguy : "L'extrême gauche entretient la violence !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, vous nous avez rejoint. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être là. Quel moment vit la 5e République pour vous ? On voit bien depuis le début de cette soirée, au début de soirée, Alain Bauer donnait le ton, une soirée spéciale que la rédaction de l'ECI organise. Il se passe quelque chose en France d'extrêmement grave. Il disait qu'il y a un risque de craquage de la société aujourd'hui.

0:18
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, je ne sais pas s'il y a un risque de craquage de la société. C'est sûr que notre pays vit des moments difficiles. Moi, je trouve que la société française, au contraire, réagit de manière fraternelle et unanime contre les violences politiques. On a traversé des périodes où la violence avait un rôle, malheureusement, dans notre pays, très important. Les années 68, évidemment. Des fractions terroristes OAS. Puis après, des fractions d'extrême-gauche, agressants et tuants, même. Il faut se souvenir des dirigeants d'entreprises. Et à l'époque, évidemment, une majorité de la société française condamnait la violence, mais de manière moins unanime.

Là, on voit à 99,9% une société française qui refuse toute forme de violence. Et c'est quand même bon signe pour notre société. Donc, que chacun assume ses actes et ses responsabilités, que chacun se positionne définitivement, je l'espère, contre les violences. Violence verbale, intimidation, violence physique, évidemment, malheureusement, les tragédies. Et qu'on arrête, voilà, qu'on arrête de tout relativiser, enfin, que certains arrêtent de relativiser, de trouver des explications sans cognitette. Les violences, les intimidations, les agressions, c'est une ligne rouge. Les violences physiques, c'est une ligne noire. Voilà, infranchissable.

1:36
Présentateur

On voit à quel point, là, il y a un échauffement des esprits. On montre ces images de Toulouse. Elles marquent la soirée aussi, puisqu'il y a des manifestations de vengeance, en quelque sorte, de revanche, on dit, on va venger la mort de Quentin. Et de façon générale, sur les réseaux notamment, parfois sur ce plateau, on a entendu des mots assez hauts, il y a des esprits qui s'échauffent. On ne peut pas nier, on ne peut pas dire que ce soit très unanime.

1:59
Jean-Philippe Tanguy

Mais attendez, excusez-moi, il ne représente pas la société française. Je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas des groupuscules. Je suis constamment menacé et agressé parfois par des groupuscules, en l'occurrence d'extrême droite. Et l'extrême gauche, ce n'est pas mieux. À Amiens, parfois, malheureusement, c'est très violent. Donc j'ai parfaitement connaissance de ces groupes que je combats avec d'autres depuis très longtemps et qui m'ont bien identifié. Et j'en suis, en l'occurrence, très fier. Mais ils ne représentent pas la société française.

Donc il faut différencier des groupuscules violents qui terrorisent la société, qui malheureusement ont tué un jeune homme à Lyon, mais ils ne sont pas représentatifs de la société française.

2:37
Invité

Je trouve que c'est bien que vous le disiez, parce qu'on entend très peu, assez peu, le Rassemblement National par rapport à la montée de la violence d'extrême droite dans le pays. C'est quelque chose qu'on entend assez rarement. Or, s'il y a bien une violence qui est en train de monter, c'est aussi la violence d'extrême droite, la violence raciste. En mai dernier, dans le Var, il y a un homme qui a été tué pour ses origines par un militant raciste et suprémaciste. Donc cette violence-là, elle existe. J'ai l'impression qu'en effet, il y a une espèce de déchauffement des esprits en ce moment. Il faut un appel au calme général.

Mais ce qui me dérange aussi, là, dans le débat qui a lieu, c'est que votre parti, Jordan Bardella notamment, est en train de dire que le danger mortel de la France, c'est LFI. Alors, moi, je suis le premier critique de LFI, et je ne comprends pas leur stratégie, et elle est tout à fait condamnable. Mais pardon de dire qu'en France, aujourd'hui, c'est une partie de la gauche qui est la menace existentielle et qui est l'adversaire de la République, venant de l'extrême droite notamment, du Rassemblement National. Mais allez au bout de votre pensée, quand il y a des antifas,

3:40
Présentateur

ça veut dire qu'il y a un risque fasciste de leur point de vue. Est-ce que vous pensez qu'il y a un risque fasciste en France ?

3:43
Invité

Il y a un risque de monter des violences de la part de ces groupes néofascistes qui aussi ont une idéologie. On parlait de dissolution tout à l'heure, et moi, je pense qu'à dissolution ne résout rien, parce que les idées restent derrière. Et si ces mouvements néofascistes se sentent aussi libres d'exercer leur violence dans les rues, que ce soit à Lyon ou ailleurs, même à Brest, dites-vous qu'à Brest, maintenant, il y a des violences venant de néofascistes, c'est aussi parce que la parole se libère, la parole raciste se libère, la parole...

4:09
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy répondait à ça, quand vous avez vu Mathieu Slama dire en quelque sorte que le danger en France, c'est l'extrême droite.

4:16
Jean-Philippe Tanguy

Non, le danger en France, de loin, principal, c'est l'islamisme et c'est le fanatisme. Ça, c'est le danger principal qui a tué plusieurs centaines d'innocents. Ça, c'est le danger principal. Après, il y a des groupuscules violents. Les groupuscules d'ultra-droite, évidemment, sont dangereuses. Il faut les poursuivre, les dissoudre, parce que les dissoudre les empêchent quand même d'agir, gènent leur action et permettent d'en poursuivre un certain nombre. Et il faut dissoudre toutes les groupuscules d'extrême-gauche, ultra-gauche, toutes ces nuances n'ont pas beaucoup d'importance.

Mais c'est des groupes violents, parce que finalement, l'idéologie derrière est souvent un prétexte juste à des bruts, à des atrophiés du buble, qu'ils sont uniquement violents, qu'ils viennent exprimer... Non, mais il faut aussi les traiter comme ils sont. Parce que, comment dire, leur reconnaître une espèce de combat intellectuel qui passeraient par leur violence, c'est de leur faire beaucoup, beaucoup d'honneurs. Et est-ce qu'on vit un moment... Ce sont avant tout des brutes.

5:07
Présentateur

Est-ce qu'on vit un moment où le RN va retrouver, c'est pas à vous de le dire, mais je vous pose la question et vous pourrez réagir, le fameux mot dédiabolisé. Dieu sait si on l'a utilisé. Pardon, laissez-moi finir ma question. Vous arrivez, vous avez votre roi de Lorraine, de Gaulliste, là, vous parlez d'un ton opposé, etc. Certains, soit pour s'en réjouir, soit pour s'en désespérer, diront, voilà, le RN est définitivement dédiabolisé, puisque la violence vient de l'autre camp. Est-ce que vous pensez ça sur ce plateau ?

5:32
Invité

Oui, moi je le pense. Oui, je le pense en regardant factuellement ce qui se passe. Évidemment, Mathieu Slama a dit effectivement des cas précis, d'ailleurs qui appartiennent pas à des groupes précis d'extrême droite. Si on regarde le détail, moi je me renseigne un petit peu auprès de mes copains de la police. Mais effectivement, moi, le RN actuellement me fait beaucoup moins peur que la France insoumise. D'ailleurs, il y a beaucoup de députés à l'Assemblée nationale qui pensent la même chose, qui ne le disent pas, parce que c'est peut-être pas dans l'ordre des choses.

Mais effectivement, ces groupes d'extrême droite ou extrême gauche qui ont évolué à grande vitesse dans notre pays, vous le disiez tout à l'heure, il y avait des grands partis politiques, RPR, UDF, le Parti Socialiste, tout ça était en rondeur. Maintenant, on est arrivé avec des partis d'extrême droite et d'extrême gauche qui sont devenus de plus en plus virulents, on le voit à l'Assemblée nationale, et qui montent la pendule à tout un tas de jeunes issus de facultés et autres, ce qu'on veut.

6:24
Présentateur

En clair, est-ce que le RN a gagné ? Je ne veux pas ramener tout à des choses aussi cyniques, mais la politique, c'est aussi ça. C'est aussi ça. Est-ce que le RN, ce soir, a gagné en quelque sorte des points ?

6:33
Invité

On a vu lors des dernières élections législatives, les Français ont majoritairement choisi le Front républicain contre le Rassemblement national, il faut quand même le dire. Et deuxième chose, la dédiabolisation... Oui, oui, bien sûr, mais il ne s'agit pas de nier ça, Moi, j'entends, j'entends, et on a des gens comme Jean-Philippe Tanguy qui ont un certain talon et qui s'exprime très bien, très calmement, etc. Mais quand, par exemple, Jean-Marie Le Pen est mort récemment, tout le RN s'est réuni pour lui rendre hommage. Quand un journaliste a demandé à Gendarme Bardella s'il pensait que Jean-Marie Le Pen était antisémite, Gendarme Bardella a répondu qu'il ne le pensait pas.

Et le programme du RN, il n'a pas changé. C'est toujours la préférence nationale, c'est toujours la remise en cause du droit du sol, c'est toujours la stigmatisation des immigrés, c'est toujours l'interdiction du voile dans l'espace public, c'est toujours la remise en cause de l'état de droit et du conseil constitutionnel. Donc, pardon, la dédiabolisation, en effet, c'est une stratégie de communication, mais dans les faits, on est loin d'y être, et je pense que les Français, encore, ont conscience de cela.

7:33
Jean-Philippe Tanguy

Vous voyez, le Front Républicain, ça a amené à l'élection de M. Arnaud, et à la défaite de Mme Garrido. Excusez-moi, j'ai plein de désaccords. Non, je n'ai pas eu de Front Républicain. Mais non, mais je veux dire, des situations absurdes. C'est-à-dire que le Front Républicain peut aboutir à ce qui fait que vous n'ayez pas été réélu, et que Raphaël Arnaud ait été élu. C'est-à-dire qu'on voit bien qu'il y a tellement eu de confusion contre le Rassemblement National, irrationnel, qu'on a fait que des gens, en se disant nom de la République, ont fait lire des gens qui sont l'inverse de la République, parce que M.

Arnaud, déjà à l'époque, n'aurait jamais dû être candidat, n'aurait jamais dû être élu, et n'aurait jamais dû avoir le soutien de gens qui se réclament de la République. Et je peux vous donner des candidats dans d'autres partis politiques.

8:06
Présentateur

– Restons sur Arnaud, c'est-à-dire est-ce qu'il vous donne en quelque sorte de votre point de vue, est-ce que c'est votre revanche ? Il vous a envoyé la porte dans la figure, pendant la législative vous avez perdu, pour une bonne mauvaise raison vous avez perdu, et là est-ce que c'est un peu en quelque sorte une revanche politique qui est en train de se former ? Il faut voir l'image de Raphaël Arnaud, évidemment il est au cœur de tout ça.

8:26
Invité

– Je pense qu'il faut bien distinguer deux choses, il y a encore une majorité de Français, effectivement on l'a vu après la dissolution, qui a peur du Rassemblement National, qui ne souhaite pas qu'il arrive au pouvoir. Donc on ne peut pas dire que le RN a gagné. En revanche, est-ce que le RN a gagné, pardon d'utiliser un terme aussi trivial, dans cette terrible séquence que nous sommes en train de vivre ? Mais c'est une évidence, parce qu'il est où le fondateur de milices élus du Rassemblement National ? À ma connaissance il n'y en a pas, il y a Raphaël Arnaud en face, il est où le député RN Fiché S ?

À ma connaissance il n'y en a pas, ils sont où les attachés parlementaires RN mis en garde à vue pour être associés à un homicide de façon plus ou moins directe, à un homicide volontaire ? On ne les voit pas. Donc aujourd'hui, et je pense que ça c'est peut-être quelque chose de nouveau, en matière de violence, on ne peut pas mettre un signe égal entre le RN et la France Insoumise. Vous êtes, encore une fois, Guillaume Roquette, je vous le dis souvent, mais ce n'est pas honnête ce que vous dites, le pédigré des candidats du RN. Encore cette semaine, un militant du RN s'est trouvé dans un affrontement avec la police, il a envoyé des grenades, j'ai lu, contre la police.

Donc, Guillaume Roquette, soyez, allez jusqu'au bout de votre démonstration. Oui, mais alors dites-moi, donnez-moi le nom d'un député RN fiché S. Mais, écoutez, je peux vous dire qu'il y a un député RN qui était dans une librairie dans laquelle on trouvait des livres négationnistes. Non, mais vous voyez la différence entre entrer dans une marmerie. Attendez, et pourquoi vous euphémisez ?

9:51
Jean-Philippe Tanguy

Pourquoi vous cachez le pédigré ?

9:54
Invité

Dans lequel on trouve des souvrages négationnistes.

9:57
Jean-Philippe Tanguy

Mais non, c'est une espèce de légende urbaine qui vive comme ça. Bon, bref. Donc, M. Bocaletti n'a jamais eu de librairie antisémite.

10:02
Invité

Non, ce qui était pourtant, quand même à signaler, et Guillaume Roquette a raison, c'est, encore une fois, est-ce qu'on a des fichiers S au Rassemblement National et qui plus est dans cette très belle assemblée qu'est l'Assemblée Nationale ? Non. Est-ce qu'on a des députés voyous comme M. Raphaël Arnaud ? Non. Il n'y a pas que ça qui est important. Oui, mais c'est important. C'est la représentation nationale, Raquel. Je n'ai pas dit que ce n'était pas important. Ce n'est pas rien. Il n'y a pas que ça qui est important. Et une optique hémiplégique, elle est fonctionnelle à un discours politique.

La droite, aujourd'hui, l'extrême droite ou les macronistes qui ne visent que la gauche et que la France Insoumise dans le moment qu'ils nous occupent, c'est parce qu'en fait, ils cherchent à dédiaboliser le RN. Ils cherchent à organiser, d'ailleurs, la fusion politique entre la droite historique et l'extrême droite. La droite gaulliste historique n'est jamais fusionnée avec l'extrême droite. Ce sont ces digues-là, aujourd'hui, qui sont en train de sauter. Et pour permettre cette fusion entre la droite et l'extrême droite, on diabolise toute la gauche. Alors, moi, j'ai été très claire là-dessus. Je pense que ce que fait Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, est gravissime par rapport à ça.

Parce que les 9 millions de personnes qui sont venues voter le Nouveau Front Populaire ne sont pas du tout pour les rixes de rue, ne sont pas du tout pour les services d'ordre.

11:09
Présentateur

Est-ce que nous aboutissons à une rupture ?

11:11
Invité

Pardon, Raquel Garrido.

11:12
Présentateur

La lutte politique démocratique. Est-ce que nous aboutissons à une rupture ? Si le RN a gagné des points, est-ce que l'alliance anti-RN s'est définitivement défaite ? François Hollande, pour les municipales, il ne peut pas y avoir d'alliance entre le PS et les filles. Pour la présidentielle, tout doit être fait pour que la gauche réformiste soit au second tour. Jean-Luc ne sera pas, Jean-Luc Mélenchon, j'en prends l'engagement. Je ne sais pas comment il peut être juré sur...

11:35
Invité

C'est fourbe, c'est fourbe totalement. On le sait, on l'a vu aux dernières législatives, quand il a fallu faire le front. Évidemment, l'intérêt c'est quoi ? C'est d'être élu avant tout. Donc ils sont prêts à s'associer avec le diable. Et le diable, c'est la France insoumise. Voilà le résultat que ça va donner encore aux prochaines élections. C'est ce qui est terrible d'ailleurs. Ces gens-là n'ont pas de stature, je dirais, politique. Non, tout est bon pour arriver au pouvoir. Ce qui est sûr, c'est que l'union de la gauche va être de plus en plus difficile.

Ça, il faut le dire très clairement, que la théorie des deux gauches réconciliables, hélas d'ailleurs, peut-être, est quand même un peu en train d'advenir. Parce que la rupture entre d'un côté la gauche LFI et l'autre gauche social-démocrate, telle qu'on l'appelle... Vous pensez que c'est fini ? Je ne dis pas que c'est fini, mais ça devient de plus en plus compliqué. Avançons.

12:20
Présentateur

On ira aux images très exactement et diversité des points de vue sur ce plateau. Vous nous avez rejoint, Jem Yoldas. Vous êtes ancien porte-parole de l'ancienne jeune garde puisqu'elle a été dissoute. Bonsoir, vous êtes avec nous en direct. Merci d'être là. Bonsoir. On va voir avec vous, Mathéo Sierra Vinault, quelque chose de très important ce soir. C'est le détail, image par image, de qui était dans l'affrontement, dans un premier temps à Lyon, et qui ensuite a porté des coups de manière fatale à Quentin. Et ces images en disent beaucoup sur la suite.

12:51
Invité

Effectivement, la cellule d'investigation de TF1 LCI a décortiqué ces images une à une. Et ça permet, vous l'avez dit, Darius, d'avoir un meilleur aperçu des rôles des différents suspects dans la mort de Quentin de Ranck. Alors, nous avons identifié au moins 5 personnes que l'on voit très honnêtement porter des coups aux jeunes hommes. Dans un souci de compréhension, nous les avons identifiés par des lettres. Alors, la première, c'est l'individu. Ah, vous allez le voir, il est cerclé en rouge. Il est clairement identifiable grâce à sa tenue puisqu'il porte un manteau kaki clair avec un pantalon noir ainsi qu'un bonnet. Lui, il semble filmer la scène.

En tout cas, il a un téléphone à la main et il porte au moins 4 coups dans la partie haute du corps de Quentin. L'individu B a lui aussi un manteau kaki, mais cette fois, il a un pantalon blanc. Et sur les différentes vidéos disponibles, il porte 3 coups en Quentin, dont un particulièrement dangereux puisque c'est directement dans le visage. Et vous avez l'œil du professionnel de la police Bruno Poivard.

13:47
Présentateur

Là, on est dans un moment très important parce que ce sont sans doute ce type de coups qui tuent.

13:52
Invité

Oui, bien sûr. Je ne sais pas si vous avez vu sur la droite, en dessous le cercle jaune et rouge, vous en voyez un vraiment en position de... Ce qu'on fait en MMA, c'est-à-dire...

14:01
Présentateur

Montrez, parce qu'on ne vous aide pas à l'image qu'on fait le geste. On comprenne bien ce que vous faites, mais je ne sais pas si on peut montrer Bruno Poivard. Non, mais montrez bien.

14:07
Invité

C'est de taper avec les coudes. Ça veut dire qu'on veut tuer. On ne veut pas faire juste donner une claque. Et au même titre que ces gens-là ont ensuite ces fameux gants coquets qui permettent, effectivement, où il y a du carbone dedans, pour pouvoir cogner sans se faire mal. Donc on est là, pas pour juste se donner des claques. On est là pour tuer.

14:22
Présentateur

Et il y a un autre assaillant qui est encore plus virulent.

14:25
Invité

Oui, c'est le troisième, l'individu C, qui va être cerclé en orange sur l'image. Vous le voyez, lui, il a donné cinq coups. Et il est au moins pendant 20 secondes à Califourchon sur Quentin. Cinq coups donc avant de se relever. Puis de revenir vers le jeune homme qui est encore inconscient au sol. Vous allez le voir, il y a aussi un individu encerclé en bleu. Lui, il semble carrément être armé. Alors, je précise, il faut prendre des précautions, évidemment, puisque les images, vous le voyez, sont très floues. Mais il semble porter un point américain à la main. Aucune certitude pour le moment. Et on ne va pas s'aventurer jusqu'ici.

Enfin, l'individu, lui, ne tape pas dans un premier temps, mais il revient, cette fois-ci, quand il n'y a plus personne autour. Et c'est à ce moment-là qu'il assène un violent coup dans la tête de Quentin. Il est également présent au moment de l'agression, et j'en finirai par là, la personne cerclée en rose. C'est une personne qui ne frappe pas, vous le voyez en haut à droite de l'image, mais qui apparaît à de nombreuses reprises près de Quentin, y compris quand le jeune homme est à terre, l'individu passe à côté sans y prêter attention. Tout ce groupe, il faut le préciser, était déjà présent quelques minutes avant l'agression de Quentin.

On les voit face aux membres du service d'ordre de Nemesis. À nouveau, on identifie quatre personnes, A, B, C et F, qu'on va voir encerclées, vous le voyez sur cette image maintenant. Une nouvelle fois, C semble le plus virulent et apparaît comme un meneur. C'est lui qui incite les autres membres du groupe à travers le trottoir. Et une question demeure, Darius, Quentin, était-il dans le groupe présent sur cette vidéo ? A-t-il porté des coups ? Rien ne le confirme, mais rien ne l'infirme. Alors, réaction, Bruno Pommard ?

Oui, sur les images précédentes, d'ailleurs, on le voit, si on pouvait décomposer encore les images, un des, c'est le C ou le D que vous avez montré à l'image, on voit cet individu se relever et faire ça. Ce qui veut tout dire. Si vous décryptez les images, ça veut dire, en gros, on l'a décanillée, on l'a tuée. On peut l'interpréter comme ça. Regardez bien le détail.

16:24
Présentateur

Je rappelle pour celles et ceux qui nous rejoignent maintenant, il y a ici nos invités, évidemment Jean-Philippe Tanguy et tous les autres, mais Jem Yoldas, vous êtes, vous, l'ancien porte-parole de l'ex-jeune garde. Quand vous voyez ces images, je laisse de côté les images de ce que le ministre de l'Intérieur a acheté, le lynchage, mais l'image de la bataille, de la bataille de rue, est-ce que vous auriez pu en être, vous, de la bataille de rue, là où on a vu ces deux groupes qui s'affrontent ? Est-ce que vous assumeriez de dire « j'aurais pu en être » ?

16:50
Invité

Ben écoutez, tout d'abord, ce qui s'est passé à Lyon, c'est un drame terrible qui a engendré la mort d'une personne. Ensuite, il est important de rappeler que le récit de Némésie, c'est en train de tomber pied à pied, point par point, et qu'il ne s'agissait pas d'un guet-apens et qu'il s'agissait d'un affrontement entre deux groupes. Un groupe qui semble être un groupe de fascistes, un groupe qui semble être un groupe d'antifascistes. Est-ce que moi, j'aurais pu y être ? Ben écoutez, là, ce qu'on voit sur les images, c'est qu'on a un groupe d'extrême- droite qui balance une torche sur le groupe qui a l'air d'être le groupe de gauche et qui initie l'affrontement.

17:35
Présentateur

La question... J'aime mieux le d'as, pardon, j'aime mieux le d'as. Pardon de vous interrompre, franchement, quand on voit la scène, moi, je ne suis vraiment pas doué en bataille de rue, donc je ne suis pas un bon témoin, mais enfin, chacun y va de ses coups. On n'a pas l'impression qu'il y a les gentils et les méchants, du point de vue, disons, de la castagne.

17:50
Invité

Bien entendu, mais que faisait un groupe armé, cagoulé, à proximité d'une réunion publique de gauche ? C'est surtout ça la question. Si on regarde, si on analyse les deux groupes, on voit un groupe, le groupe de gauche, qui a des habits, qu'on pourrait qualifier des habits du quotidien, avec des couleurs, alors qu'en face, on a un groupe uniforme, qui porte quasiment un uniforme, qui sont en noir, jean bleu, capuche, cache-cou. Et si, pour répondre à la question que vous avez posée avant, l'un de vos confrères, notamment le journaliste du Progrès, affirme, lui qui était présent sur place, que lorsqu'il allait au chevet de Quentin, il portait une cagoule.

18:35
Présentateur

– Ça, vraiment, c'est l'enquête seule qui dira ce qu'il en est ou non. D'ailleurs, je précise que pour l'instant, on ne sait pas du tout si Quentin était ou non dans cette première scène-là, mais Guillaume Roquet, vous voulez vous poser une question ?

18:44
Invité

– J'avais une question à vous poser. On vient de voir à l'instant des images très précises avec les agresseurs de Quentin, A, B, C et D. Est-ce que vous en reconnaissez ? – Écoutez, ce qui est important de dire, c'est que la jeune garde a cessé ses activités depuis la procédure de dissolution. – Ce n'était pas ça ma question, cher monsieur. – Ces images sont assez floues. Et ce qu'on peut dire, c'est qu'aujourd'hui, à part ressortir la boîte au fantasme, c'est très difficile de déterminer les responsabilités de chacun et chacune. – Mais est-ce que vous connaissez des gens qui sont parmi ces personnages identifiés qu'on voit à l'instant ? Enfin, identifiés, en tout cas, A, B, C, D, E.

– Écoutez, moi, il me faut plus que des lettres parce que les images sont prises de loin. Si, là, j'essaie de les regarder, on n'arrive pas à déterminer qui est qui. Moi, je laisse les enquêteurs faire leur travail et là, comme ça, je ne peux pas déterminer qui est qui. Et surtout, je vous le dis de manière très honnête, là, il y a plusieurs noms qui sont sortis dans la presse. La seule personne que j'ai pu croiser et que je ne connais pas non plus particulièrement, c'est Jacques-Élie Favreau. Mais l'ensemble des noms qui sont sortis, c'est des noms qui ne me disent rien.

20:13
Présentateur

– Damien Yaldas, un mot encore sur le principe. Vous voyez combien, ce soir, à Toro Araison, l'enquête le dira, vraiment, votre ex-mouvement est très en accusation. Est-ce que vous assumez le recours à la violence ? Est-ce que ça fait partie de la raison pour laquelle vous êtes engagé ? Et est-ce qu'il y a une part de... Oui, est-ce que vous assumez en partie que vous aviez besoin de la violence dans votre action ?

20:35
Invité

– Non, moi, j'ai commencé mon engagement politique au MJCF et c'est la violence d'extrême droite qui s'est imposée à moi. Je veux dire, dans une ville comme Lyon, on a eu plus de 100 attaques de l'extrême droite ces cinq dernières années. Raphaël Arnaud a lui-même subi une attaque au cutter d'un groupe fasciste, le groupe dont Quentin était membre. Moi-même, j'ai subi des attaques à mon domicile par l'extrême droite. On va dire, aujourd'hui, la violence des milices fascistes, c'est une réalité. À Saint-Brévin, on l'a vu lorsqu'un maire de centre-droit s'est vu brûler sa maison. Dans les Vosges, on l'a vu aussi, où un militant insoumis s'est vu brûler sa maison parce qu'il est insoumis.

– Mais Jamyudas, ce soir, le mort, c'est Quentin.

21:25
Présentateur

Bien sûr, chacun peut rappeler la génélogie des faits, mais Jamyudas, évidemment, le mort, c'est Quentin.

21:29
Invité

Est-ce que la condamnation de votre ancien chef, Raphaël Arnaud, pour violences en réunion en 2022, est une erreur judiciaire ? – Écoutez, Raphaël Arnaud, tout d'abord, n'a jamais été chef de quoi que ce soit. Il a été porte-parole d'un mouvement, c'est-à-dire qu'il a porté une parole antifasciste dans une période de fascisation de la société. Ensuite, sur sa condamnation, il est bon de rappeler ce qui s'est passé ces jours-là. Au Lyon, il y avait une manifestation pour les droits des personnes lesbiennes et 80 néo-nazis ont attaqué de front, avec des barres en fer, cette manifestation.

22:11
Présentateur

– Réaction de Jamyudas, pardon de vous couper, mais qu'on partage la parole, réaction de Jean-Philippe Tanguy.

22:18
Jean-Philippe Tanguy

– Non, mais excusez-moi, monsieur est candidat pour les insoumis à Strasbourg et il a changé sa biographie dans les jours…

22:24
Invité

– Je ne suis pas candidat pour les insoumis.

22:25
Jean-Philippe Tanguy

– Vous êtes candidat à Strasbourg sur une liste qui n'est pas insoumise peut-être. Bon, alors, c'est pas mal, c'est marqué sur votre bureau, en tout cas, ça a été marqué. Et vous avez opportunément supprimé la mention de la jeune garde dans les jours précédents. – Bon, laissons les aspects personnels. – C'est personnel, c'est-à-dire que monsieur… – Mais là, il a su, il est là, il a donc… – Je pensais que monsieur était venu en repenti. Monsieur était venu en repenti, je vous ai laissé parler, et franchement, c'était extrêmement… – Alors, attendez, s'il vous plaît, Jamyuldas, vous allez pouvoir répondre. – Bon, laissez-le finir et vous répondrez. – Mais ça ne se pressionne pas.

Donc, j'ai cru qu'on allait avoir un repenti qui a nous expliqué que la violence était insupportable, et pas du tout. Il nous explique que parce qu'il y a des abrutis violents, il faut aussi être un abruti violent. Donc, tout ça est insupportable. Donc, monsieur Raphaël Arnaud a été condamné pour des violences. Il n'a pas fait appel alors qu'il avait dit à tout le monde qu'il ferait appel parce qu'il sait qu'il est coupable.

Et à Lyon, par exemple, monsieur, par exemple, aux dernières législatives, il y a un de nos candidats à Kéville-Nouosi, que je connais personnellement, qui est un candidat tout à fait républicain, tout à fait inoffensif sur la violence et qui a été écrasé par un qui a été agressé en voiture et qui s'est retrouvé sur le bitume. Donc, il y a un moment, ça suffit de tout relativiser et de venir ici pour expliquer que oui, quand même, la violence, parce qu'on est nous-mêmes agressés, vous êtes dans des cercles, dans des cycles de la violence, vous entretenez la violence, vous êtes toujours à accuser les autres d'une violence que vous nourrissez.

Donc, soit il n'y a pas de violence en politique, soit il y en a un peu. Et voilà, moi, je pensais franchement qu'on allait avoir un repenti ou m'avait présent, enfin, j'avais cru comprendre des choses comme ça et on vient nous expliquer que finalement, il faut bien se défendre, puisque s'il y a des abrutis, il faut aussi se comporter comme un abruti.

23:50
Présentateur

Alors, J'aime mieux la réponse, réponse directe à Jean-Philippe Tanguy.

23:55
Invité

J'assume clairement mon engagement, qui a été le mien à la jeune garde, être antifasciste aujourd'hui, c'est une fierté. Et les abrutis violents, ils sont de votre côté. Est-ce que vous pouvez parler d'Axel Mousqueux et d'Éric Châtillon, qui défilent avec les néo-nazis le 9 mai à Paris ? Vous n'avez pas de chance, parce que j'ai demandé l'interdiction de ce rassemblement. Ce n'est pas de chance, pas de bol. Qui est impliqué dans de nombreuses agressions. Excusez-moi, monsieur, je vous ai laissé parler, vous me laissez parler à un moment donné. Mais non, vous mentez. Vous êtes issu d'un parti dont son histoire, c'est la collaboration, le vichysme.

Vous êtes en train de là, vous êtes en train de faire de l'attention morale. Appelez à vos anciens amis, à François.

24:32
Présentateur

On ne va pas refaire toute l'histoire, ni avec l'un, ni avec l'autre. Mais d'un mot encore, aujourd'hui, Jamilda, s'il est prouvé que des gens de votre mouvement ont participé à la deuxième scène, celle où on frappe et on frappe à mort, et à terre, Quentin, est-ce que vous soutiendrez absolument leur condamnation et le fait qu'ils soient punis ?

24:54
Invité

Écoutez, tout d'abord, la jeune garde a cessé ses activités, et ces personnes ne peuvent pas être rattachées à la jeune garde. C'est bien facile, aujourd'hui, de ramener tout à la jeune garde. Mais en tant que personne, pardon, répondez-moi directement à Jamilda,

25:09
Présentateur

en tant que personne, est-ce que vous souhaitez leur condamnation ?

25:13
Invité

Écoutez, je ne suis pas juge, je ne suis pas procureur, c'est à la justice de faire son travail. Bien sûr, mais vous, votre souhait citoyen, Jamilda, votre souhait citoyen,

25:23
Présentateur

vous voyez bien, c'est une question, évidemment, tout à l'heure, il y avait Lecoq, député, et les filles, lui, disaient clairement, oui, je souhaite leur condamnation. Est-ce que vous dites la même chose ? C'est-à-dire, vous souhaitez la condamnation ?

25:32
Invité

Moi, je pense, en tant que responsable politique, que l'enjeu, aujourd'hui, c'est de dénoncer la criminalisation de l'antifascisme, et ensuite, la justice devra faire son travail. Merci. Il est bon de rappeler qu'il s'agissait d'un affrontement entre deux groupes et que c'est un groupe d'extrême droite qui est venu à la charge.

25:53
Présentateur

Merci, Jamilda, de cette prise de position et de ce direct avec nous. Merci beaucoup. Réaction sur ce plateau. Le moment que nous vivons, c'est-à-dire, effectivement, un moment de tension

26:03
Invité

qui est quand même très, très considérable. Oui, et je pense qu'elle va être de plus en plus difficile à tenir, la ligne de la France insoumise, consistant à protéger à tout prix ses membres et, en l'occurrence, ses salariés, puisque ce sont des attachés parlementaires. Je faisais allusion tout à l'heure aux travaux du ministère de l'Intérieur qui ont abouti à la demande de dissolution de la jeune garde. Et c'est un catalogue d'actes de violence qui ne sont absolument pas une réponse dans une sorte de courageux combat contre le fascisme. Ce sont des agressions pures et simples. Donc, ce n'est pas pour ça qu'il n'y a pas eu affrontement avant la mort de Quentin.

Mais cette espèce de magie d'extrême gauche où, comme on dit que l'autre est fasciste, on a tous les droits, y compris celui de le battre à mort, je pense que ça passera de moins en moins facilement.

26:56
Présentateur

Pour celles et ceux qui nous rejoignent, il est 23h dans quelques secondes. Je rappelle les principaux faits que nous apprenons ce soir dans cette soirée spéciale des deux Frances face à face dans un climat de violence. Évidemment, la mort de Quentin, le jeune militant nationaliste qui a succombé à ses blessures à Lyon et qui plonge la France dans la crise. Ce soir, donc, la donne évolue très vite. On apprenait qu'un deuxième assistant parlementaire et les filles a été interpellés. Le nombre d'interpellations a été porté maintenant à 11 personnes. Cela représente 7 personnes en garde à vue pour homicide volontaire, chef d'accusation d'homicide volontaire.

Ces personnes ont entre 20 et 25 ans. Trois autres sont concernés. On l'apprenait tout à l'heure. L'avocat de Jacques-Élie Favreau, l'assistant et les filles, reconnaît des faits de violence. Il reconnaît aussi sa présence sur les lieux à Lyon. Mais il dit qu'il n'était pas l'auteur des coups qui ont donné la mort. Vous êtes toujours avec nous, Jean-Élip Tanguy. En quoi la couleur de l'événement change avec ces dernières révélations, d'après vous ?

27:55
Jean-Philippe Tanguy

Je vais vous rappeler sur le monsieur parce que je n'avais pas de réseau malheureusement avant de pouvoir l'interpeller. Mais ce monsieur, par exemple, au moment où il y a eu un hommage à l'Assemblée nationale pour Quentin, a dit que pour lui rendre hommage, il fallait lever le bras. C'est juste pour vous dire l'individu qu'on a dû subir pendant quelques minutes. Il n'est plus à pouvoir répondre. Laissons de côté. Je ne laisse pas de côté, excusez-moi, monsieur Rochemin, quelqu'un de cet acabit. Donc la réalité, c'est que les insoumis, en tout cas la direction des insoumis, n'a pas voulu mettre une frontière infranchissable entre la démocratie et la violence.

Et que l'enquête devra établir l'effet évidemment, mais la réalité apparaît au jour le jour que cette relativisation permanente de la violence, faire croire que la violence, quand on fait de la politique en démocratie, en république, est un moyen de s'exprimer comme un autre, eh bien c'est insupportable. Et il n'y a pas d'autre discours à avoir. Enfin, je veux dire, il n'y a pas de légitimité, de prétexte intellectuel, de je ne sais quoi, de relativisation, de dire qu'on se sent en danger. Si on se sent en danger, ça m'est arrivé comme responsable politique. Vous avez la police, vous avez la gendarmerie, vous avez la préfecture, vous avez les services de renseignement.

Nous sommes dans une république. On n'a pas besoin de milice pour assurer je ne sais quoi et faire croire, excusez-moi pour ceux qui nous regardent, qu'en France, il y aurait un danger fasciste, de submersion, d'un mouvement de masse type SA de plus d'un million, de plusieurs millions de membres. Tout ça est complètement grotesque. Écoutons tous les points de vue. C'est pour ça que c'est insupportable pour ceux qui ont vécu ces violences et pour Quentin et sa famille, quelles que soient ses opinions. C'est que cette menace fasciste, elle n'existe pas.

29:33
Locuteur

C'est tout.

29:33
Présentateur

On va tous vous joindre à la parole parce que vous faites déjà bondir, Mathieu Slama, mais passons par Maluret, Claude Maluret, qui évidemment incarne une autre partie du spectre politique, c'est le centre et qui lui considère effectivement qu'on a passé un cap.

29:48
Invité

LFI est née dans la violence avec cette formule désormais célèbre prononcée en 2012, tout conflictualisé. LFI soutient la violence sans jamais se tromper en baisant la main de Poutine, de Castro, de Maduro et Khamenei, en jambant les flaques partout où le sang coule à flot. Et LFI mourra de la violence au fur et à mesure que la lumière sera faite sur l'incroyable proportion de délinquants au sein de ses députés, FIGS, dealers, condamnés pour violences aggravées, violences sexuelles, violences conjugales, et jamais exclues ni du groupe parlementaire, ni du parti.

30:22
Présentateur

Que se passe-t-il en France ? On entend un Claude Maluret qui condamne LFI, qui a souvent la priorité très sévère à votre égard aussi et le RN, mais la réalité du pays c'est que le RN est la première partie de France. La réalité du pays c'est que LFI est un parti très important. Il y a beaucoup de sondages où on imagine que Jean-Luc Mélenchon puisse être porté par les Françaises et les Français au second tour. Donc en réalité, le pays reste un pays où on peut appeler ça comme on veut, les extrêmes, enfin les extrêmes sont forts. Fraturé.

30:49
Invité

Il y a quelque chose qui se passe quand même en ce moment qui doit inquiéter les Républicains. C'est que notre pays a fonctionné depuis la Seconde Guerre mondiale on va dire sur le principe que l'extrême droite était la limite infranchissable. Que finalement la République c'était des valeurs qu'on partageait qu'on soit de droite ou de gauche qui étaient des valeurs humanistes et d'accueil. Et en fait, cette espèce de consensus qui n'était pas un consensus écrit dans la loi ou quoi que ce soit en la Constitution mais qui était un consensus dans le pays est en train de...

Alors je ne sais pas il est en train de disparaître puis il est en train de s'effriter énormément avec même l'idée au fond que d'une part le Rassemblement National serait un parti républicain. Soyez clair, donc pour vous le RN n'est pas républicain ? Non, pour moi un parti qui défend la préférence nationale et qui remet en cause le droit du sol et veut revenir au droit du sang n'est pas un parti républicain. Mais ce qui était la position de Jacques Chirac d'ailleurs. Jacques Chirac refuse de débattre avec Jean-Marie Le Pen sur ce fondement-là.

Et en fait ce qu'on est en train de faire aujourd'hui c'est non seulement on met en équivalence d'une part l'extrême droite et l'extrême gauche moi je condamne toutes les éactions Mais laissez répondre Jean-Philippe Théry quand vous dites

31:53
Présentateur

qu'il n'est pas républicain vous dites que Théangui parmène pas dans le fonds républicain

31:56
Invité

Il représente un parti qui n'est pas républicain je ne le sens pas Laissez le répondre Laissez le répondre quand même Vous avez la moitié des démocraties C'est important

32:02
Présentateur

Mathieu Slama attendez c'est quand même important de dire qu'il représente il ne peut pas me laisser répondre c'est pas indifférent ce que vous dites

32:07
Jean-Philippe Tanguy

Non mais si vous voulez Monsieur Slama les critères que vous donnez ce n'est rien à voir avec des critères républicains la moitié des démocraties ont le droit du sang l'Italie l'Allemagne Mais pas la France D'accord mais vous changez de sujet donc ce n'est pas un critère d'être républicain ou pas c'est un débat politique le droit du sol dans notre pays il a été accordé pas du tout pour des raisons humanistes c'était pour faire des soldats pour l'armée révolutionnaire et pour avoir des pauvres gars qui allaient se battre pour une juste cause sans doute

32:33
Invité

Vous disiez la déclaration du droit de l'homme

32:33
Jean-Philippe Tanguy

Je connais je n'ai pas besoin de relire la loi de l'homme et en l'occurrence elle n'a rien à voir avec le droit du sol ou le droit du sang le droit du sang qui est d'ailleurs mal nommé ça doit être le droit de la filiation tout simplement et ce que vous ne dites jamais c'est est-ce que le Rassemblement National est pour la naturalisation des étrangers qui aiment la France oui donc ce n'est pas le droit du sang dans le sens où il n'y a que les enfants d'un ou deux parents français qui auraient le droit suprême d'être français c'est juste un critère d'amour et d'affection du pays et si vous êtes un étranger qui n'a pas de parents français qui aiment la France vous serez naturalisé donc il n'y a pas c'est pas une question ethnique ou une question parce que c'est ça le sous-entendu

33:07
Invité

de votre mais quel rapport

33:10
Jean-Philippe Tanguy

mais quel rapport moi j'ai vécu au Japon j'ai vécu au Japon au Japon il y a le droit du sang il y a une immigration extrêmement contrôlée c'est pas un pays fasciste voilà tout ça n'a pas de sens monsieur donc vous mettez bon madame Garido lève les yeux au ciel elle n'a pas l'air d'accord avec ça mais elle nous expliquera mais le c'est pas des critères monsieur c'est pas ça les critères les critères c'est est-ce que vous êtes le seul critère qui est le droit de vote c'est-à-dire que on prend des décisions par les urnes pas par la violence pas par le lobbying pas par l'intimidation l'état de droit aussi l'état de droit mais pas en cause l'état de droit tout à l'heure vous avez dit parce que vous avez dit beaucoup de choses qui sont un débat intéressant d'ailleurs je le dis sans ironie on remet en cause le rôle du conseil constitutionnel non on considère que le rôle du conseil constitutionnel doit être le conseil de monsieur de Gaulle à savoir qu'il a une version extrêmement stricte et que la course de la vraie course suprême en France c'est le peuple je ne suis pas pour les Etats-Unis monsieur Slama et d'ailleurs la course suprême qui a un rôle très important aux Etats-Unis elle ne protège pas et n'a jamais protégé les Etats-Unis des pires dérives anti-républicaines parce que la course suprême pendant longtemps elle a toléré la ségrégation la course suprême elle a toléré d'ailleurs c'est elle qui a supprimé l'IVG donc vous voyez que avoir une course suprême qui est supérieure à la démocratie n'est pas une preuve d'humanisme puisque une course suprême la course suprême par exemple excusez-moi le conseil d'état qui était l'ancienne course suprême en France pendant la collaboration que vous avez citée tout à l'heure elle a fait quoi le conseil d'état ils sont entrés en résistance on les a vus dans la rue ils ont refusé le régime pétiniste et l'occupation de la moitié du territoire non le conseil d'état je crois 99% a prêté serment au maréchal Pétain donc vous voyez c'est le courant qui n'était pas assez dur exactement donc vous voyez si le peuple

34:43
Invité

vous dit par exemple de revenir sur la peine de mort quelque chose comme ça vous seriez pouvoir puisque c'est la décision du peuple

34:49
Jean-Philippe Tanguy

je ferai campagne contre c'est à dire je ferai campagne pour convaincre les français qu'il ne faut pas la rétablir mais si un jour les français devaient décider cela mais non mais c'est pas inquiétant je fais campagne fondamentale dans notre pays on a des cours consignants

35:00
Invité

on a même des devoirs vis-à-vis de la convention européenne des droits de l'homme vous voyez c'est quand même

35:05
Jean-Philippe Tanguy

des choses qui nous obligent vous voyez c'est intéressant c'est que vous dites moi je suis contre la peine de mort et vous m'abusez d'une majorité qui ne serait pas la mienne Raquel Garidoux elle piaffe Raquel Garidoux

35:15
Présentateur

elle n'est pas con

35:15
Invité

je piaffe pas j'écoute j'écoute patiemment je pense en effet que l'extrême droite porte une tradition bonapartiste qui effectivement place un président fort au-dessus du peuple et on le voit d'ailleurs avec le procès en cours du RN où l'argument en fait du RN contre l'inéligibilité ça a été de dire que parce que Marine Le Pen était candidate à la présidentielle alors il ne fallait pas qu'elle soit inéligible c'est à dire que c'est un argument qui considère que en fait la puissance politique du chef ou du proto président du candidat doit être supérieure à la justice donc déjà là il y a quelque chose qui est effectivement très inquiète

36:02
Présentateur

le résultat aujourd'hui Raquel Garidoux je vous pose la question à tous sur ce plateau est-ce que monsieur Tanguy est-ce que monsieur Tanguy et les gens du RN sont fortifiés que ça plaise ou ça déplaise il y a combien de députés de candidats aujourd'hui de la gauche classique entre monsieur Gage peut-être monsieur Hollande peut-être monsieur etc la LFI est très diminuée LFI est un peu diminuée il y a beaucoup de candidats au centre le résultat de la situation que nous vivons est-ce que c'est une forme de cadeau politique qui est fait à Jean-Philippe Tanguy

36:29
Invité

la réponse est oui toutes les personnes qui aujourd'hui cherchent à fracturer la gauche c'est parce qu'ils souhaitent ou ils acceptent l'augure d'un gouvernement RN c'est très clair et d'ailleurs les discours sur la prétendue cordon sanitaire autour de LFI on retrouve les mêmes termes chez Jordan Bardella que chez François Hollande alors que ce peuple nouveau franc populaire les 9 millions de personnes qui ont voté en juin 2024 n'ont aucun rapport avec la mort de Quentin Doranck ni même avec l'organisation d'organisations qu'il est décrédibilisé ou pas rappelez-moi l'étiquette politique avec laquelle s'est présenté Raphaël Arnaud dans le Vaucluse le nouveau front populaire voilà on est bien d'accord mais ça n'a rien à voir avec la violence d'extrême gauche en effet je pense que les gens qui ont voté Raphaël Arnaud c'est pas parce qu'il était chef de la jeune garde c'est plutôt malgré le fait qu'il était à la jeune garde c'est en méconnaissance c'est à l'insu de leur plein gré oui parce que ça a été caché Jean-Philippe Tordi vous êtes en train de criminaliser quand vous faites aller jusqu'au bout de votre raisonnement je vais aller au bout de mon raisonnement attendez les 9 millions je vous pose une question je vais aller au bout de mon raisonnement un nouveau front populaire c'est à dire une alliance de gauche dans laquelle tout le monde n'était pas d'ailleurs parce que je crois qu'il y avait une socialiste dans le Vaucluse qui s'est présentée contre M.

Arnaud tellement elle était choquée à l'époque on savait parfaitement qui était M.

Arnaud on savait qu'il était et on savait qu'il était fiché S et pourtant ce nouveau front populaire que vous appelez peut-être encore de vos voeux il a fait du fondateur de la milice de la jeune garde cet homme dont on rappelait tout à l'heure qu'il a un point américain tatoué sur la main pour être sûr qu'on n'oublie pas qui il est et bien c'est cet homme-là qui a été le candidat de la gauche et je pense que c'est difficile après de donner des leçons de morale au camp d'en face mais je ne donne pas de leçons de morale ce que je dis c'est que d'abord je donne aussi des leçons de morale ce n'est pas interdit mais par contre là où je veux être très claire c'est que les 9 millions de personnes qui ont voté nouveau front populaire pour empêcher effectivement que Jordan Bardella n'arrive à Matignon ce sont des gens qui sont organisés sur un programme le programme du nouveau front populaire il est très clair j'en dis tout le monde j'aimerais faire avancer

38:46
Présentateur

la discussion

38:46
Invité

c'est la redistribution des régions c'est la transition énergétique c'est la 6ème république la rénovation de la démocratie la forme de lutte

38:53
Présentateur

Raquel Garido on ne refait pas la campagne on ne refait pas la campagne quelles sont les mesures que vous demandez si vous demandez des mesures Jean-Philippe Tanguier il y a eu un mort il y a eu un mort des violences à quelle mesure vous demandez

39:04
Jean-Philippe Tanguy

la solution de tous les groupes violents c'est la qualification comme terroriste des mouvements qui utilisent des méthodes terroristes c'est à dire intimidation menace idéologie haineuse violence voire pire parce que il y a par exemple un scientifique de l'Andra qui a eu une bombe dans son domicile alors on ne sait pas encore d'où ça vient mais évidemment ça vient d'un groupuscule donc c'est très clair voilà et que la violence ne soit plus tolérée de d'aucune manière dans le spectre politique ça c'est les mesures concrètes les mesures concrètes et que l'enquête évidemment suive son oeuvre mais bon pour le moment ça fonctionne bien d'ailleurs il faut comme saluer comment ?

les groupuscules oui mais si vous voulez le harcèlement sur le principe

39:39
Invité

que vous décidiez comme politique effectivement de dissoudre ces groupes je l'entends mais en même temps ces groupes persistent oui mais alors

39:45
Jean-Philippe Tanguy

c'est très intéressant s'il peut me permettre ce que vous avez dit tout à l'heure parce que ça c'est un point intéressant c'est-à-dire le harcèlement des groupuscules ça sert quand même à quelque chose parce que si vous laissez des groupuscules s'installer avec un local une communication qui est toujours bien faite parce que malheureusement c'est des gens qui savent s'organiser que ça attire des jeunes y compris qui peuvent se tromper voilà il y a des cinglés puis il y a des gens qui sont en recherche ou qui se trompent ou qui sont mal informés et donc ça s'organise et puis ça prospère et puis ça fait de l'argent et puis donc c'est beaucoup plus violent et puis une fois qu'ils savent qui sont institutionnalisés ils osent tout voilà donc le harcèlement la dissolution permanente et la persécution il faut bien le dire des groupes violents c'est une arme politique Jean-Philippe Tanguy

40:24
Présentateur

quel moment vivons-nous ? Vous avez vous-même de vous-même cité l'OAS il y a eu à l'extrême droite et à la droite des mouvements très violents aussi l'OAS il y a eu l'action française dans les années 30 qui était un mouvement qui a eu un très grand succès intellectuel etc qui par certains côtés était violent aussi en tout cas souvent très raciste antisémite aujourd'hui en 2026 d'où vient le danger et quel est le moment que nous vivons ? S'il faut faire des comparaisons beaucoup disent c'est les années 30 qu'est-ce qu'on est en train de vivre ?

40:50
Jean-Philippe Tanguy

Non mais moi je suis totalement contre ces comparaisons pour une raison simple c'est que c'était des mouvements de masse il faut quand même bien avoir conscience que dans les années 30 c'était malheureusement des mouvements de masse là ce ne sont pas des mouvements de masse ce sont des groupuscules il peut y avoir dans un lieu donné 10, 50, 200 personnes ce qui effectivement est beaucoup trop mais à l'échelle de la France de notre pays ce n'est pas des mouvements de masse donc il ne faut pas tout confondre parce que si je pense qu'on confond tout on n'utilise pas les bonnes méthodes pour lutter contre et donc aujourd'hui c'est parce que ce qui est un peu insupportable aussi et là où il y a beaucoup d'hypocrisie notamment celle de François Hollande tout à l'heure qui était absolument insupportable vraiment insupportable c'est presque pire que les insoumis c'est-à-dire pourquoi ?

qu'est-ce qu'il a fait ?

Il ne faut plus de service il s'est fait élire avec la jeune garde sur ses tracts François Hollande et il fait croire j'ai oublié je ne sais plus il sait très bien ce qu'il a fait il connaît très bien les mouvements d'extrême gauche parce qu'il a recyclé beaucoup de liens d'extrême gauche comment dire dans toute sa carrière en ricanant en les mettant à sa table et d'ailleurs en truquant les élections pour qu'il n'y ait pas trop d'influence au sein du PS mais il ne faut pas trop parler de François Hollande ce n'est pas très intéressant mais ce que je veux dire c'est que par contre ils ont laissé prospérer des groupes muscules violents en ne faisant pas le travail c'est-à-dire en ne le dissolvant pas en ne luttant pas contre en les laissant prospérer dans les facs autour des facs pour ce qui est de l'extrême gauche en leur laissant prendre une puissance beaucoup trop importante moi quand j'étais à Sciences Po Paris c'était déjà assez impressionnant et assez consternant en laissant des professeurs se faire intimider sans trop de réaction en laissant des enquêtes judiciaires mourir combien de fois j'ai entendu des camarades ou d'autres face à des groupes d'extrême gauche le procureur ou les forces de l'ordre qui nous disaient mon pauvre ami on voudrait bien faire enquête mon instruction de ne pas le faire c'est politique c'est politique dès que c'était une agression une agression d'extrême gauche ou d'extrême droite c'est politique on ne veut pas le voir allez hop circuler il n'y a rien à voir ce qui fait qu'une violence est installée et ça c'est la faute de François Hollande et d'Emmanuel Macron de laisser faire alors attendez pauvre Emmanuel Macron quel rapport avec le président de la République c'est pas lui qui a commenté mais parce que ces groupuscules sont laissées prospérer par l'extrême centre qui laissent prospérer des groupes violents parce que si ils ont dit la jeune garde ils ont dit ça ne veut pas le reprocher l'infiltration par exemple des mouvements sociaux non mais l'infiltration des mouvements sociaux tous les mouvements sociaux par des black blocs dont on connait on les connait ils viennent ils cassent tout ça décrédibilise l'action sociale c'est pas mes actions sociales c'est mes adversaires qui font cette action sociale et moi je respecte les manifestations des acteurs sociaux pacifiques c'est pas la CGT qui casse tout pourquoi ils ne sont jamais arrêtés avant on sait très bien qui c'est d'ailleurs c'est des fils de bourgeois qui viennent s'encanailler et qui n'ont rien à faire des ouvriers voilà donc on les laisse prospérer ces choses et ça décrédibilise beaucoup de combats de madame Garrido et je ne pense pas

43:21
Invité

je pense qu'à toutes les périodes il y a eu des mouvements la droite à un moment donné l'extrême gauche moi je reviens toujours aux années évidemment au RAID où on a neutralisé l'équipe d'action directe je vous le dis je ne sais pas combien de fois je l'ai dit sur votre plateau c'était pour moi un bonheur total Ménigon, Rouillant, Cipriani Joël Lebron qui Rouillant est encore dans des facs à faire du posélitisme vous voyez un petit peu le truc c'est des assassins bon ils sont tous partis en prison ils sont morts la plupart mais à chaque fois la société, l'état a réussi à en venir à bout mais effectivement c'est des combats qui sont longs à mener et on l'a vu encore une fois avec ces groupuscules la rote armée fraction en Allemagne les brigades rouges en Italie on a réussi à les neutraliser il faut faire la même chose avec ces groupes ultra violents qui plus est lorsqu'il y a un mort

44:08
Jean-Philippe Tanguy

et Mitterrand a laissé Baptiste raconter ses salades pendant des années oui bien sûr

44:10
Invité

attendez mais Jean-Philippe Tanguy votre discours est comme ça très rassurant quand on vous entend mais le gu de cette manifestation dont vous parlez le 9 mai dont vous avez dit vous-même qu'il aurait mieux fallu l'interdire Frédéric Chatillon est présent Frédéric Chatillon est responsable de la propagande électorale du RN est un ami proche de Marine Le Pen donc si c'est vrai que Frédéric Chatillon est un ami proche de Marine Le Pen donc après vous vous couvrez en fait des faits par un narratif et pourquoi je vous couvrirais ce type il déteste mais c'est n'importe quoi

44:42
Présentateur

alors répondez là-dessus on va avancer

44:43
Invité

Marine Le Pen n'a jamais rompu avec Chatillon il n'aurait pas chargé sa société à Chatillon de cette propagande électorale pour le RN il y a même des dossiers en cours en justice aujourd'hui à cause justement de l'utilisation des sociétés de Frédéric Chatillon dans les campagnes du RN

45:02
Jean-Philippe Tanguy

Oui mais il y a longtemps ça

45:02
Invité

Ah non non c'est en cours Ah bon ? C'est pas du tout il y a longtemps Madame Garine C'est actuel

45:07
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez beaucoup de qualité vous avez ce défaut-là malheureusement et je vous le disais quand vous étiez député c'est que vous accrochez des légendes urbaines Madame Le Pen a rompu il y a très longtemps avec Frédéric Chatillon et M. Chatillon ne dit pas toujours la vérité sur son actionnariat et à chaque fois qu'on le découvre parce que je ne fais pas les services secrets avec moi vous le savez on rompt avec Il y a des photos récentes parce que c'est le jour Allez laissez-le répondre et on va avancer

45:33
Invité

De Chatillon avec le maire de Fréjus

45:35
Jean-Philippe Tanguy

Laissez-le répondre et on va avancer Jusqu'à il y a combien de temps ? Il y a combien de temps ? Mais suite à cela il a rompu

45:42
Invité

Non c'est pas suite à cela c'est suite à la publication de cette photo On va avancer là-dessus Vous le savez que Guillaume Roquette Non je ne suis pas

45:48
Jean-Philippe Tanguy

à regarder les photos

45:49
Présentateur

de Guillaume Roquette de Fréjus Guillaume Roquette s'il vous plaît Alors cours, cours s'il vous plaît cours et après cours aussi parce qu'on va passer à l'international

45:56
Jean-Philippe Tanguy

il se passe beaucoup de choses Mais en fait ça dérange la famille politique de Guillaume Roquette parce que le jour où elle ne pourra plus parler de M. Chatillon elle ne saura plus pourquoi faire barrage au Rassemblement National

46:04
Invité

Guillaume Roquette Pourquoi vous faire barrage au RN ? Parce que vous êtes pour en fait une vision suprémaciste inégalitaire de la société française Vous pensez que fondamentalement Vous pensez qu'on est raciste Vous pensez effectivement Vous pensez encore

46:17
Présentateur

qu'ils sont racistes ? Oui je pense que

46:19
Invité

d'abord votre discours

46:21
Jean-Philippe Tanguy

Alors masculiniste ça va faire rire beaucoup de gens

46:23
Invité

Mais ça vous fait rire tous le fait qu'on parle

46:26
Jean-Philippe Tanguy

de masculiniste Non non non pas le masculiniste le fait que vous traitez le RN de masculiniste

46:29
Invité

Ce que je dis c'est que

46:31
Jean-Philippe Tanguy

on oublie à une femme

46:32
Invité

vous avez un discours Mais sur raciste

46:34
Présentateur

dites un mot parce que c'est une fois dire qu'ils sont racistes encore Vous pensez ça ?

46:38
Invité

Oui j'allais terminer ma phrase d'abord ils sont islamophobes d'abord ils pensent d'abord ça c'est la première chose c'est à dire qu'il y a aujourd'hui à l'extrême droite des théories sur l'incompatibilité de l'islam On est majoritaire à Maillot il y a un seul département Ça c'est criminologien

46:53
Présentateur

On va pas refaire Répondez là-dessus on va avancer

46:57
Jean-Philippe Tanguy

Allez répondez là-dessus on va avancer S'il vous plaît Il y a un seul département où nos compatriotes sont majoritairement de confession musulmane c'est Maillot Ils votent massivement pour Marine Le Pen Il suffit de voir les images quand elle a cueillie là-bas Donc c'est n'importe quoi Je suis désolé Marguerido Je suis désolé de vous le dire Franchement il y a des débats qu'on a eus Vous voulez que Non non non On relance pas On relance pas s'il vous plaît

47:19
Présentateur

On relance pas Raquel Guérido On ne relance pas s'il vous plaît puisqu'il se passe

47:22
Jean-Philippe Tanguy

Il se passe au Proche-Orient

47:27
Présentateur

des événements

47:27
Jean-Philippe Tanguy

S'il vous plaît

47:29
Présentateur

S'il vous plaît