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Conférence de presseParti socialiste (sur YouTube)· 3 septembre 2024 75 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

#CamPuS24 : Analyse de la séquence électorale et politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre vision de cette période inédite ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirez-vous de la séquence électorale ?

  • 14:00OuverteRéponse partielle

    Comment le PS compte-t-il récupérer les électeurs ouvriers partis à l'extrême droite ?

  • 16:00OuverteÉludée

    Accepteriez-vous de ne pas revenir sur la réforme des retraites en échange d'un compromis avec Macron ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous préciser votre position sur la proportionnelle ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    En quoi le PS s'engagera-t-il sur les questions de droits humains et d'immigration ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Chiffre
    « le nouveau front populaire a pu s'appuyer sur l'ancrage local qui était le sien et les résultats électoraux du précédent avec un taux de conservation de 87 % de son score de la nu PES de 2022 »
  • 4:00Chiffre
    « 71 % des Français se disaient insatisfait des résultats du scrutin quand tout autant jugeait que la France n'était pas gouvernable »
  • 6:00Chiffre
    « 43 % des Français jugent qu'il a eu tort d'écarter l'option d'un gouvernement nouveau front populaire au nom de la stabilité institutionnelle »
  • 10:00Fait
    « le Parti socialiste a repris sa place au centre de la gauche »
  • 2:00Locuteur 1Promesse
    « nous avons clairement dit que nous voulons abroger la loi sur la retraite à 64 ans »
  • 3:00Locuteur 2Fait
    « je suis pour la proportionnelle parce que dans ce moment politique où il y a une tripartisation trois blocs »
  • 4:30Locuteur 1Fait
    « jamais dans les 30 dernières années les socialistes n'avaient porté ces propositions »
  • 5:00Locuteur 1Promesse
    « je ne soutiendrai jamais un gouvernement qui ne revient pas sur la réforme des retraites »
  • 5:20Locuteur 1Promesse
    « je ne soutiendrai jamais un gouvernement qui ne revalorise pas les salaires et le SMIC »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

du reste cette tripartition politique observée a été profondément remaniée entre 2022 et 2024 le premier fait bien évidemment est la forte hausse de la gauche entre les scrutins de 2022 et 2024 en pourcentage mais bien évidemment en voie le parti présidentiel étant le grand perdant de l'intégralité de la séquence sans revenir en détail des chiffres du nombre de candidats éliminés au premier tour alors qu'ils étaient sortants le délitement et aux européennes et aux législatives mais ce double balancier induit que cette recomposition de la tripartition de la vie politique et c'est bel et bien le centre et surtout la droite qui SV par transfert électoraux interposé en direction de l'extrême droite sous l'effet de l'écrasement par la logique des blocs si on veut préciser un peu et donner quelques chiffres les données des ventilations du premier tour du scrutin si on se réfère à l'institut Ifop le jour du scrutin le nouveau front populaire a pu s'appuyer sur l'ancrage local qui était le sien et les résultats électoraux du précédent avec un taux de conservation de 87 % de son score de la nu PES de 2022 et d'un résidu assez assez faible en réalité venant de la majorité présidentielle et par ailleurs avec des transferts électorauuxx de la majorité présidentielle équivalent entre le nouveau front populaire la droite et y compris le RN 9 8 et 7 % pour être précis et de l'autre côté du spec bien évidemment le résultat historique du RN elle est la double résultante d'un avariant électoral qui est la très très bonne conservation de son électorat d'un scrut à un autre mais aussi durant fort des électeurs des républicains plus d'un électeur sur qu des républicains de 2022 s'est reporté cette fois-ci sur le rassemblement national et de l'absorption de l'électorat de reconquête à hauteur de 70 %. et donc infin le RN doit sa victoire au premier tour par l'élargissement et la valisation de son coin on observe donc dans les résultats de de ces législatives si je puis dire même arithmétiquement les nœuds du problème du blocage auquel on est confronté il trouve sa nature dans le rapport de force politique même du fait de l'impossible passage d'une logique de trois blocs à un fait majoritaire selon un sondage hlable qui a été réalisé au lendemain du du second tour le 10 juillet 71 % des Français se disaient insatisfait des résultats du scrutin quand tout autant jugeait que la France n'était pas gouvernable du fait de cette logique de cette tripartition de même dans l'analyse même de la perception de la victoire le nouveau front populaire s'il arrivait en tête dans l'opinion avec 35 % des Français voyant ce camp comme le plus renforcé à l'issue du processus ils étaient presque tout en temp à plaidé que le rassemblement national était le plus renforcé 30 % quand le dernier tiers plus petit tu à 28 % considérrait qu'il n'y avait aucun gagnant de la séquence que s'est-il passé depuis à à cette intensité du débat cette polarisation extrême qui s'est invité même au sein des foyers français et je pense important de le rappeler ça a été beaucoup beaucoup rapporté dans des enquêtes journalistiques notamment sur les tensions très personnel qui a pu avoir lieu à cette occasion les Français ont immédiatement plongé au lendemain du second tour dans la période d'Estival et des Jeux Olympiques une trève source bien évidemment heureuse mais qui a pu accentuer un décalage avec le fait politique durant les dernières semaines et calendrier donc électoral qui a mis un coup d'arrêt dans la séquence politique de manière assez peu conventionnelle à n peut être regardé que la réussite populaire des jeux olympiques n'est pas totalement indissociable de cette conjoncture politique une note de destin commun qui est paru hier que je que je vous invite à lire évoque notamment l'importance de cette rêve dans dans la perception des Français et extrait de ses entretiens un verbattime que que je intéressant c'était une parenthèse avec ce contexte politique tout le monde était uni tous les pays pas d'animosité pas de bad buzz c'était cool et donc ce décalage très fort qui a pu émerger est observver donc à l'ône de cette rentrée politique et un exemple même de ce décalage lorsqu'on leur demande de donner les mots auxquels ils se réfèrent pour évoquer les Jeux Olympiques ce sont les mots fierté enthousiasme et bonheur qui ressortent alors que on leur demande la même chose à propos de la France d'aujourd'hui ce sont les mots inquiètes en colère et faible qui ressortent et donc c'est si je puis m'exprimer ainsi une véritable gueule de bois pour les Français à l'au de cette rentrée politique avec 3/4 des Français qui estiment que la France est aujourd'hui très divisée dont 38 % très divisé quand ce taux n'était que de 23 % en février donc une très très forte ha sur ce point et par ailleurs des problématiques qui se sont renforcé durant la période estivale c'est un sondage hipsos qui a été réisé au cœur de l'été qui montre que les grands sujets les grandes problématiques sont en hausse l'inflation au premier titre le l'inquiétude vis-à-vis de la criminalité la violence au deème titre et enfin troisième thématique qui vient détrôner pour une fois la santé donc ce n'est pas anodin parceque ça détrône la santé la pauvreté et les inégalités sociales face àette situation à cette situation les Français placent le président de la République comme le principal responsable de cette situation pour 63 % pour être précis un taux qui bien évidemment monte au sein des différents blocs politiques 77 % au sein du nouveau front populaire mais aussi euh perception majoritaire à droite et au rassemblement national et convint près de 40 % des rangs d'ensemble c'estes derniers sondages qui sont rélisés au cœur de l'été sont prendre avec précaution cont tenu cont tenu du contexte mais ils indiquent quand même des tendances qui me semblent importantes notamment vis-à-vis du regard que les français portent sur les choix politiques opérés en direction du nouveau front populaire par la le président de la République qui démontre que si une majorité n'est pas acquise la part des Français qui rejettent le traitement qui lui a été réservé dépasse les seules frontières du camp du nouveau fond populaire ainsi dans un sondage par hier 43 % des Français jugent qu'il a eu tort d'écarter l'option d'un gouvernement nouveau front populaire au nom de la stabilité institutionnelle ils sont tout autant à donner raison au pselv de ne pas y retourner aux consultations du président de la République et surtout 47 % et vont un dénis de démocratie de ne pas avoir nommé Julie casté des taux qu'il convient de regarder à l'ône de la tripartition politique donc face à cela on atteint effectivement un niveau d'instabilité rarement rarement connu et notamment la proposition de de motion de de destitution au sein de la France en deux avec 50 % qui s opposé et 49 % donc dans la marge d'erreur qui s disfavorable et donc d'une certaine façon et pour conclure dans ce paysage politique morcelé le fait majoritaire s'approche mais contre le président de la République merci beaucoup remémy j'enchaîne et ben bonjour à tous je suis très heureux d'être là j'étais pas venu depuis La Rochelle donc très content revoir des des têtes que j'avais vu pendant pas vu depuis quelques années alors je vais faire la la moi je vais plutôt m'intéresser à la à la situation de crise politique institutionnelle actuelle donc pour faire la transition avec Ambre moi je retiens quatre enseignements de de cette séquence électorale donc un regain de participation et je voudrais redire ce qu'a dit ambre ce qui signifie qu'il y a pas de dépolitisation massive dans notre société et que quand il y a des enjeux euh les électeurs vont voter deuxièmement un succès qu'il faut évidemment pas oublier historique du rassemblement national un succès aussi du Front républicain qu'on disait affaibli et puis donc une victoire relative de la gauche et en son sein un rééquilibrage donc au bénéfice du pôle socialdémocrate qui était à la fois la conséquence et la confirmation de son bon score aux élections européennes même si la géographie électorale de la gauche devient un peu inquiétante puisqu'elle devient de plus en plus essentiellement métropolitaine alors avec ces ces quatre enseign ement et bien on peut dire que le message des électeurs a été assez complexe à déchiffrer car il est contradictoire il y a une aspiration au changement mais prenant des formes multiples en tout cas ce qu'on peut dire c'est que les Français n'ont pas voté pour une grande coalition qui relève peut-être d'une nécessité politique et institutionnelle mais qui ne procède pas d'une volonté populaire hein il ne faut pas confondre les 17 millions de Français qui ont décidé de faire front au RN avec qu une quelconque légitimation d'une grande coalition ils ont porté à la gauche en tête avec un petit tiers des votes c'est une majorité relative mais dans le passé des gouvernements ont exercé le pouvoir avec cet étiage alors depuis nous traversons donc une triple crise une crise politique une crise institutionnelle qui approfondit une troisième crise qui est beaucoup plus ancienne qui est une crise démocratique la traduction de de cette crise elle est la traduction de l'absence de majorité parlementaire mais en fait plusieurs phénomène se conjugue je pense que ce qui fait la situation de complexité actuelle c'est à la fois le produit de cette absence de majorité absolu mais aussi de phénomèn donc de tripartition du jeu politique de polarisation idéologique et aussi de présidentialisation la tripartition est d'autant plus ingérable et difficile à réguler que les camps sont polarisé et que les arrière-pensées présidentielles sont très prignantes on peut aussi constater deux éléments d'abord moi ce qui me frappe c'est la tendance des élections à produire de moins en moins de verdict clair même d'ailleurs quand il y a des présidents élus on l'avait vu avec Macron de plus en plus il y a un thème de la malalelection c'est comme si l'élection ne produisait plus de légitimité donc ça c'est c'est inquiétant parce que c'est c'est le rituel électoral lui-même qui apparaît essouffléon et s'ajoute à ça la fragmentation à gauche qui est un élément de d'affaiblissement d'un des trois pôles alors on voit bien donc que le fait majoritaire ne F plus or ce fait majoritaire il a structuré notre culture politique qui est fondamentalement majoritaire et ce fait majoritaire c'était accentuer peut-être artificiellement depuis 2002 puisque le président élu emporta tout winners Tex allall et c'est bien ce principe là aujourd'hui qui est grippé et donc les institutions mais aussi les murs politiques et partisanes apparaissent en décalage avec la nouvelle donne parlementaire électorale alors venons-en à la décision de ne pas nommer Lucy casté à mon sens elle pose un problème plus de légitimité que de l'égalité il n'y a pas eu il y a pas proprement parler de coup de force sur le plan constitutionnel d'abord parce qu'on est dans une situation inédite sans précédent il n'y a pas de jurisprudence le droit est flou d'ailleurs on voit bien que les juristes ne sont pas vraiment d'accord l'article 8 stipule que le Président de la République nomme le Premier ministre sans autre précision mais ce se relève bien d'une liberté volontaire et l' l'article 5 indique simplement qu'il est le rôle qu'il a un rôle de garant mais la stabilité institutionnelle invoquée par Macron est avant tout un argument politique et n' guerre de substance juridique de toute façon quoi qu'il arrive il n'y aura pas de stabilité institutionnelle puisque toute coalition viable implique une alliance allant de LV à LR si on retire LFI et et le RN ce qui est une alliance a priori extrêmement fragile la Constitution ne pres pas que le gouvernement doit être soutenu par une majorité obsolue elle prescrit seulement que le gouvernement est responsable devant l'assemblée et c'est d'ailleurs pour cela que le chef de l'État a toujours dû nommer à Matillon une personne soutenue par le principal groupe parlementaire ce qui traduit l'ancrage parlementaire de la Constitution indépendamment de l'étendue de cette majorité parlementaire qu'elle soit absolue ou relative et donc si la légalité n'a pas été violée la légitimité est aujourd'hui très sérieusement malmenée par président de la République et il y a bien un dénis de démocratie et une forme de violence institutionnelle qui traduit je pense une pente illibérale de notre régime qui était très clairement marqué depuis 2017 par Emmanuel Macron euh le président de la République est censé tirer les conséquences d'une élection qu'il a lui-même provoqué et semble jouir du privilège de garder la main euh et en ne nommant pas Lucy casté à Matignon Macron censure en quelque sorte le gouvernement par anticipation alors que c'est le travail éventuel de l'Assemblée nationale il doit donc donner la main à l'Assemblée ce n'est et alors qu'il se pose en négociateur des partis faute de grande coalition il s'agit de trouver un gouvernement minoritaire c'est-à-dire un gouvernement qui n'a pas de majorité sans doute mais qui n'a pas non plus de majorité pour le renverser c'était la situation 2002 de 2022 à 2024 où les députés du parti républicain n'ont pas renverser la majorité macroniste et donc en en jugeant de la viabilité d'une formule gouvernementale le président dépasse son rôle institutionnel bon c'est la marque évidemment d'une forme d'ubriss d'un sentiment de démesure d'une ivresse du pouvoir et d'une incapacité à rendre le pouvoir quand il se dérobe à lui et le camp macroniste suis très frappé de ça est complice de cet abus par sa docilité et ne mesure pas que dans un an lorsqu'il faudra peut-être retourner aux urnes il aura affaibli un front républicain qui a produit pourtant des effets inespérés en juillet alors la gauche quant à elle devait-elle revendiquer le pouvoir alors qu'elle a elle n'a qu'une majorité relative euh et que Jean-Luc Mélenchon a dégainé à 20h3 lors du sour du second tour des législatives que c'était le programme et que le programme il était difficile pour la gauche de ne pas réclamer le pouvoir c'était une victoire engrangée la gauche en manque elle aurait pu marquer quelques points passer quelques décrets laisser l'assemblée faire le tri dans ses projets de loi euh mais et je me permets cette remarque il y a quelque chose d'un peu curieux de revendiquer aussi fort un pouvoir que l'on sait éphémère bon c'est une peut-être un des paradoxe de C de cette histoire alors pour la suite comment ce ce blocage actuel peut-il être surmonter on parle beaucoup d'un gouvernement technique à terme j'avoue que je suis très circonspect sur cette formule c'est un mythe tout gouvernement est politique technique y compris et donc on imagine bien qu'un gouvernement technique en plus appliquera et figera la politique austéritaire qui marque ces ces ces dernières années il faut pas non plus exclure dans les scénarios le scénario de Jean-Luc Mélenchon qui est très clairement celui du chaos hein qui a pour partie la faveur de l'opinion et surtout euh se projeté euh dans une deuxème élection présid dans une élection législative dans un an à nouveau qui par exemple ne déboucherait sur aucune clarification qu'est-ce qui se passe dans cette situation en tout cas la fragmentation actuelle et c'est toute la difficulté à la fragmentation actuelle à l'Assemblée appelle une nouvelle culture politique dont on parle beaucoup une culture plus parlementaire plus délibérative plus apaisée or cette nouvelle culture ne se décrète pas les partis et les Français sont-ils d'ailleurs prêts à y consentir les français eux qui dénoncent souvent l'insincérité des politiques en Allemagne ou en Espagne aucun chef de parti pendant dans une campagne électorale dit j'appliquerai rien que mon programme et tout mon programme parce qu'il sait qu'il y aura des négociations par la suite en France c'est une figure imposée et la culture de l'affrontement qu'on le déplore ou que on soit d'accord est enracinée et elle a une légitimité le compromis est vécu souvent comme un renoncement une compromission et il est très clair que le rassemblement national serait le grand vainqueur d'une coalition et l'indifférenciation généralisée qu'elle entraînerait alors pour terminer et juste de derniers points quid des socialistes dans ce moment on peut dire que les socialistes sont sur une ligne de crête entre éthique de responsabilité et ancrage à gauche entre Macron et Mélenchon couper les ponts avec LFI condamnerait les socialistes à une forme de marginalité politique rappelons qu'ils doivent leur groupe parlementaire et le d'ailleurs le doublement de ce groupe à cette alliance que le NFP la PS et la NFP a permis au socialistes de se réancrer à gauche alors certes la fin du macronisme fait nître la tentation de l'émancipation pour reconstituer un espace politique de responsabilité mais avec quel macroniste avec qui au juste les macronistes de gauche ne sont pas liégion et sont attentistes ce serait par ailleurs une alliance avec la macronie redonner le totem de la pureté idéologique à Jean-Luc Mélenchon qui n'attend que cela d'autant que le PS n'a à lui opposé encore aucun présidentiel vraiment crédible la rupture de l'Union serait un grand péril pour la gauche et pour le PS qui a connu faut le rappeler de présidentiells catastrophiques et il me semble mais on peut en discuter que la stratégie du PS jusque là c'est-à-dire faire l'Alliance et la rééquilibré à sa faveur a plutôt bien fonctionné en témoigne le score aux élections européennes ou le doublement du groupe parlementaire donc incarner le pôle responsable dans le nouveau populaire ouvre de bonnes perspectives à à terme alors je termine peut-être pour dire que cette crise en tout cas et c'est mon c'est vraiment ma conviction appelle de nouvelles règles du jeu je pense qu'elle démontre si besoin en est que nos institutions sont totalement essoufflées qu'il faut sans doute évidemment le plus rapidement possible mettre en place la proportionnelle je précise que la proportionnelle permettrait d'ailleurs à aider le PS à s'émanciper de la France insoumise qui a intérêt à un jeu toujours présidentiel qui a intérêt à des élections présidentielle avant des élections législatives qui permettent à Tordre à de tordre le bras à ses partenaires mais je pense que la proportionnelle ne suffira pas et queaujourd'hui il faut inventer une république plus parlementaire plus participative et je terminerai en disant que évidemment le RN est en embuscade que la défiance même s'il y a eu un regain de participation la défiance des Français àgard de la politique n'a jamais été aussi profonde et que cette triple crise actuelle elle risque de renforcer un sentiment de pourrissement de dysfonctionnement du système d'éloignement à l'égard des Français à l'égard de la de la classe politique donc il y a une immense responsabilité voilà merci beaucoup à tous les deux euh je me tourne maintenant vers nos grands élus qui sont à la fois acteurs politiques mais aussi d'excellents analystes euh dans l'ordre nous commencerons euh d'abord euh avec maire de vaau envelin présidente du conseil national du Parti socialiste et de la fenessecondoret puis pierre Jouvet député européen secrétaire général du Parti socialiste et conseillpartemental de saint-valler et enfin David assouin membre du bureau national sénateur honoraire avant un temps de questions-réponsse donc on va commencer avec toi Hélène quelle est ta vision de cette période inédite merci et merci pour vos analyses et vos présentations alors je n'ai pas partagé forcément toutes les conclusions tirées des analyses mais elles ont le mérite de nous aider et de nous éclairer nous permettre de mieux réfléchir parce que nous sommes dans ce moment que qu' a suspendu le président de la République avant la nomination tant attendue d'un Premier ministre qui nous oblige plus que jamais à réfléchir et à dire ce que nous voulons faire nous les socialistes y compris au sein de notre union de la gauche donc peut-être pour éviter des débats qui ne devrait pas exister et et comme tout à l'heure lorsque j'ai conclu les travaux de la fessère et que le premier secrétaire était présent et semblait craindre que je ne sois en train de me préparer à être appelée par Emmanuel Macron je vais donner quelques précisions tout de suite moi donc je suis maire de vanvelin au Parti socialiste depuis 1997 ant dire que ça fait un moment que je chemine dans notre belle famille politique et que en tant que maire et vice-présidente de la métropole de Lyon j'ai vécu la naissance et la montée du macronisme à Lyon hein puisque Gérard colon en a été l'un des instigateurs et que je suis resté au PS donc ça permet à chacun d'imaginer que si à ces moments-là j'y suis resté ce n'est pas pour les rejoindre au moment où il décline ce serait quand même pour quelqu'un qui fait de la politique un peu contre-productif voilà donc une fois que cette précision a été apportée et que je suis vice-président de la métropole de Lyon auprès d'un écologiste dans une union de la gauche ce qui veut dire donc je n'ai pas d'hostilité à l'union de la gauche je vais maintenant développer mon propos d'abord dire effectivement que nous sommes dans ce moment de gravité que chacun a pu citer et donner dans un moment où en fait le monde nous effraie le monde est la marche du monde et c'est aussi à l'onne de cela qu'il me semble que nous devons regarder la séquence les deux séquences électorales qui viennent de s'écouler celle des européennes et celles des législatives en fait au moment des législatives nous avons répondu à une question je crois que c'était la première posé et c'est la réponse qu'a eu le Front républicain la question existentielle est-ce que nous voulons vivre ensemble nous les français tels que nous sommes dans nos diversités d'histoire il faut pas s'y tromper c'était la question majeure du rassemblement c pas il y avait la question de la précarité j'y reviendrai des difficultés à vivre mais il y avait cette question fondamentale est-ce qu' aujourd'hui la France telle qu'elle est en train de se viv de se voir de se voir évoluer de se voir se métisser est-ce que cette France là avec ses quartiers populaires son monde rural ses grandes métropoles est-ce que toutes ces franl ont envie de faire une France commune et d'avoir un destin commun et la Bonne Nouvelle si l'on puit dire relative puisquil y a le score du Front nationale qui a progressé c'est que les Français se sont déplacés pour dire qu'il n'étent pas opposé à cette France-là c'est et c'est la nôtre hein c'est celle que porte la gauche et ça ça doit être un point d'appui pour nous exceptionnel et extraordinaire pour pouvoir poursuivre dans ce que nous devons porter comme message politique et puis il y a une deuxième évidemment un deuxième message que nous avons tous vu lorsque la gauche est arrivée puisque la gauche est arrivée en tête c'est le message la justice sociale et on aurait plus craindre que dans le débat général sur les suspicions lancées sur les questions de solidarité sur un mot qui est si décer ne nous y troupons pas non plus le mot de solidarité associé à assistana à un moment où on pouvait se dire est-ce que les services publics sont utiles alors que plus personne ne veut payer d'impôts et que depuis plusieurs années le sujet est de dire il faut payer le moins d'impôts possible et que les collectivité locale ne P non plus les recettes de la taxe d'habitation est-ce qu'à ce moment-là les Français continue à aimer leur services publics et dans le débat est-ce que ça veut dire qu'ils sont prêts à payer ce qu'il faut pour avoir des services publics qui est le corollaire et en nous mettant en tête à gauche les Français aussi dit qu'ils avaient cette attention là et puis il y a ceux qui ont voté rassemblement national dans lesquelles les choses ont été croisées les analistes l'ont bien dit une demande d'ordre et de sécurité que nous devons entendre qui est celle des classes populaires c'est-à-dire de notre électorat naturel de celles et ceux pour lesquels nousous sommes engagés au Parti socialiste une demande d'ordre une demande d'autorité une demande de perspective pour la jeunesse parce que quoi de pire que des jeunes aujourd'hui qui ont peur de d'être dans un monde fini aucune des générations avant je je le dis vous le savez tous mais aucune génération avant celle d'aujourd'hui n'a eu à se poser cette question avant celle qui a 20 ans aujourd'hui les plus âgés comme moi ou les plus âgés encore que moi se sont dit pourquoi doit-on se battre vous savez sont ces phrases célèbres qu'est-ce que notre une génération doit porter c'est la première génération celle deespond à celle de mes enfants qui doit se demander est-ce que nous vivons dans un monde fini et est-ce que notre planète a un avenir c'est une question totalement nouvelle nous avons peur du nucléaire nous avons eu d'autres peur et donc si la seule réponse c'est de créer plus de peur encore alors nous manquons à notre devoir de parti politique parce que nous nous ne sommes pas là pour dire vous vous avez peur évidemment fait les constats mais nous rajoutons de la peur en plus et c'est pour ça que j'ai pris la parole dans la semaine qui s'est écoulée parce que c'est aussi l'occasion pour moi puisque nous sommes entre camarades militants d'y revenir j'ai pris la parole cette semaine avec vous l'avez tous vu parce que je me suis dit dans ce moment de difficulté le Parti socialiste a un rôle particulier nous ne sommes pas un parti de gauche comme les autres je je je respecte tous les autres militants de gauche et tous les autres Parti de Gauche et je n'ai pas une volonté d'arrogance d'hégémonie mais nous sommes le parti de toutes les conquêtes et de toute l'histoire de la gauche je le rappelais ce midi à la fissère depuis la Révolution française dont nous sommes nous les héritiers des combats pour l'égalité dans toutes ses formes et des combats lorsque nous avons pris la décision d'aller au responsabilités c'est le plus difficile d'aller aux responsabilités parce que ça veut dire se préparer à descevoir à partir du moment où vous devenez président d'exécutif ministre président de la République vous savez que vous allez décevoir-ce pour autant qu'il faut renoncer évidemment que non est-ce pour autant qu'il faut se dire comme ça va être difficile il faudrait rester dans une pureté révolutionnaire vous savez ma réponse évidemment que non donc il faut assumer d'être source de frustration et de déception parce qu'en revanche ce que nous transformons de la vie des gens est bien plus important et c'est ce que nous avons fait en 36 en 81 en 97 en 2012 nous avons transformé la vie des gens le deuxième cueil que nous devons auquel nous devons auquel nous devons être vigilant évidemment une fois que nous nous disons nous y allons c'est dans quelles conditions et c'est le débat que nous avons aujourd'hui vous l'avez compris je l'ai dit avec beaucoup de force il ne s'agit pas de faire du rééquilibrage pour moi et bien sûr qu'on on a on a sé la force centrale et nous avons gagné dans ces cas-là on peut se dire on va grignoter des parts de marché des députés je pense que le sujet n'est plus là euh Emmanuel Macron euh et toute la théorie du en même temps a montré ses limites et je partage ce que vous avez dit sur le gouvernement technique un gouvernement technique maintenant en France serait une catastrophe c'està dire nous aurions un gouvernement de financier en réalité et un gouvernement de financier qui ferait de l'austérité budgétaire sans vision et prospective politique donc ça ne peut pas être une solution et nous ne pouvons pas la souhaiter cette solutionl donc ça veut dire au moment où nous en sommes qu'il faut que nous avec notre histoire l'histoire de nos militants de notre force syndicale associative notre implantation locale il faut dire cherchons la solution nous avons cette responsabilité particulière de tracer un chemin et donc pour le faire il faut que nous puissions euh poursuivre des discussions c'est ce que j'ai dit évidemment non pas pour faire une coalition je n'ai jamais employé ce terme et donc je le dis comme ça ça évitera les faux débats moi j'ai parlé d'un gouvernement de cohabitation parce qu'évidemment c'est un premier ministre est nommé de gauche il est en cohabitation avec l'ancienne majorité qui a été défaite par les urnes par deux fois européennes législativ donc je crois que sur ça nous sommes tous d'accord là où nous commençons à diverger au sein du Parti socialiste mais comme la université d'taement l'exposé c'est sur la façon dont nous y arrivons et je maintiens que continuer à suivre la ligne de Jean-Luc Mélenchon est une erreur parce que nous allons rentrer dans une spirale négative si nous continuons ainsi et je vais vous le développer Jean-Luc Mélanchon a réfléchi son programme politique elle est la France estoumise à un programme nous ne vons il ne faut pas l'ignorer le mépriser ou la fadire Jean-Luc Mélenchon a réfléchi sa vision de la France et j'en dirai un mot s'il me reste un temps de celle que nous devrions développer nous me semble-t-il voilà alors je vais essayer d'être vrai la France insoumise à une stratégie un programme et puis ensuite elle a aussi la volonté de provoquer des présidentielles anticipées moi en tant qu'élu local je pense je je suis sûr même que mettre le pays dans la tension d'une élection présidentielle est insupportable et que nous n'y survivrions pas parce que nous mettrions du désordre supplémentaire au désordre ordre institutionnel qu' que vient de provoquer Emmanuel Macron or c'est la seule stratégie qui est devant nous aujourd'hui identifier moi j'entends qu'on rééquilibre et Pierre va sûrement nous expliquer comment on a rééquilibré mais aujourd'hui le seul qu'on entend c'est Jean-Luc Mélenchon depuis les élections législative quoi qu'on dise c'est lui qu'on a attentendu c'est lui qui a dit le programme que le programme le soir de premier tour c'est lui qui a dit il faut ça je suis désolée nous n'entendons que lui et je vais continuer et je vais finir et c'est lui et c'est [Applaudissements] lui mais vous avez le droit d'être en désaccord et moi ça me gêne pas et ça me gêne pas parce que le propre ce que je voudrais pas mes chers camarades c'est que nous nous radicalision au point de faire comme dans les débats avec l'extrême gauche on est excommunié quand on pense pas la même chose j'espère que nous n'en sommes pas là parce que voyez-vous j'ai une grande pratique de la discussion avec l'extrême gauche dans ma belle ville de vin et je ne voudrais pas que nous tournions ainsi donc je finis parce que le temps M compté je suis rapidement je finis je dis que quand on va voir le président la République et qu'on dit soumission ou démission quand on menace de marcher sur l'Élysée et quand maintenant la seule réponse politique que nous apportons c'est une manifestation alors nous sommes en train de nous nous sommes en train nous sommes en trainain de nous fourvoyer on discutera après et donc je finis et donc je conclus en disant la chose suivante moi je n'ai pas de je l'ai dit je le redis là et je le dis suite à votre intervention j'avais pas forcément prévu de le dire je lu dis moi Mélenchon ne m'a pas permis de me réancrer à gauche moi je suis à gauche depuis que j'ai commencé à militer au Parti socialiste et donc je n'ai aucune leçon de gauche à recevoir moi quand je quand je fais les tarifs les plus bas de la restauration scolaire av Vau envelin je suis de gauche et il a pas Jean-Luc Mélenchon pour me le dire quand je fais en sorte de protéger les habitants de la crise sanitaire en faisant la gratuité je suis de gauche quand d'autres camarades travaille sur les transports travaille sur la mobilité travaille réduire les inégalités nous sommes de gauche la seule différence voyez-vous elle est pour moi essentiel soit nous construisons un pays de séparation entre les quartiers populaires le monde rural et les centres-villees et c'est ce que porte et je vaiser juste qu'au bout de ma pensée et c'est ce qu'a porté aussi la France insoumise dans les dans les deux campagnes électorales qui viennent de se produire moi je suis avec le Parti socialiste celle qui pense que nous devons porter l'universalisme jusqu'au bout et ce seront les batailles que nous avons devant nous la justice sociale l'universalisme travailler les questions de protection des Françaises et des Français et c'est la seule façon de devenir la force centrale c'est de donner une vision au pays voilà merci [Applaudissements] hlène Pierre [Applaudissements] merci merci Nina bonjour à toutes et à tous chers camarades chers amis je vous sens en forme à ce retour de [Applaudissements] vacances comme Hélène a eu en introduction cette précision qui est une précision qui pouvait paraître importante elle ne l'était pas pour moi je savais ce que Hélène pensait depuis longtemps connait suffisamment moi je vais mettre aussi notre précision parce que ensuite quand on avance dans les discussions et dans les dialogues on a souvent tendance les uns et les autres à caricaturer quelles sont nos positions alors je vais vous le dire si dans cette salle il n'y a pas de macronistes il n'y a pas non plus de mélanchoniste il n'y a que des socialistes il y a un ancien repenti je le vois devant moi mais tu t'es tellement repenti mon pauvre que et la réalité c'est que nous avons en fait sans doute une différence d'approche sur comment reconquérir le pouvoir parce que si la société a changé hélè l'a évoqué et j'en partage les grands traits la vie politique a profondément changé ces dernières années et notamment depuis 2012 et c'est sans doute l'une des raisons principales pour laquelle nous sommes dans cette situation politique extrêmement complexe aujourd'hui la 5è République elle a été faite elle a été construite pour un système bipartisan nous sommes entrés depuis maintenant les élections présidentielles de 2017 peut-être un peu après dans une tripartition de la vie politique et la question qui s'offre à nous elle est en réalité assez simple est-ce que nous voulons être de cette triéartition de la vie politique avec un bloc de gauche et écologiste suffisamment fort pour demain l'emporter et j'y reviendrai ou est-ce que nous voulons être à la marge en pensant simplement par malheureusement des vues de l'esprit et en se raccrochant simplement à ce qui a fait notre grandeur et notre passé historique que nous assumons tous avec une immense fierté et alors nous serons en marche de la vie politique et moi si je suis un militant de l'Union c'est pas parce que je suis ni insoumis ni mélanchoniste des discussions je suis sans doute celui dans cette salle avec la franceç soumis qui en a fait le plus qui a eu les plus grandes discussions avec eux les plus violentes aussi pour faire avancer nos projets nos idées comme nous l'avons fait avec Olivier ces dernières années depuis 2022 mais la réalité c'est que dans le moment politique dans lequel nous sommes avec ces trois blocs politiques que nous avons en face de nous l'extrême droite ça a été dit par ambre et par Rémi qui est le bloc le plus en progression et que nous devons absolument contrer j'y reviendrai le bloc central qui est dans un étiage entre 20 et 30 % et la gauche à 30 % comment est-ce qu'on fait demain pour redevenir majoritaire avec toute la gauche et en faisant que ce soit les socialistes parce que j'ai une conviction profonde c'est qu'il n'y a que quand les socialistes sont les moteurs de ce rassemblement de la gauche que nous pouvons gagner comment est-ce que nous faisons alors alors si on en revient à la question qui est posée quel bilan tirer de la séquence ou des séquences bien même si on est dans une situation parfois compliquée et où au Parti socialiste on aime le débat la confrontation parfois les oppositions prenons quand même un instant pour regarder avec un peu de satisfaction ce que nous avons fait ces dernières années si on fait un passé récent de la dernière élection présidentielle aux élections sénatoriales puis aux élections européennes puis aux élections législatives nous n'avons fait que progresser nous n'avons fait que progresser parce que et j'en suis convaincu et les analystes politiques qui ont été évoqué notamment par ambre et aussi par remémy l'ont démontré parce qu'aux yeux des gens de nos électeurs de gauche de ce bloc de gauche et bien oui le Parti socialiste a repris sa place au centre de la gauche que oui pour nos électeurs qui avec beaucoup d'injustice à notre égard collectivement avait décidé de nous mettre au banc de la gauche avait pu dire que nous étions les traîtres à la cause et cetera et bien il voit que aujourd'hui nous sommes celles et ceux qui permettons non seulement à la gauche d'avancer non seulement à la gauche de reprendre espoir dans une victoire possible et de se simplement sortir de la posture finalement que les uns et les autres peuvent qualifier d'extrême gauche que je qualifierai de gauche plus radicale qui est là pour contester et non pas pour gouverner et que oui il y a une gauche dans ce pays incarnée par le Parti socialiste qui veut demain gouverner pour changer la vie des gens et qui ne trahit pas son histoire ni ses valeurs ni les projets ni les propositions qu'ils font devant les Français en rassemblant avec elle toutes celles et tous ceux qui veulent faire avancer la gauche bien c'est ça que nous faisons et c'est ça que nous devons continuer de construire parce que parce que si je l'ai dit depuis la séquence présid de 2022 nous avons beaucoup progressé en pourcentage et en voie il y a une réalité que nous devons aussi regarder avec lucidité j'ai fait avec beaucoup de fierté d'honneur de joie d'enthousiasme la campagne des élections européenne avec Raphaël gluxman j'étais le 3è sur sa liste et j'étais porte-parole de sa liste avec Aurore Laluc et nous nous sommes toutes et tous collectivement satisfait de cette campagne de ce résultat exemplaire ce résultat exemplaire mais au travers de ce résultat exemplaire si nous regardons les choses avec lucidité le bloc de gauche lui dans sa globalité il n'a pas bougé et tant que la gauche et les écologistes seront à 30 % des voix et que nous les socialistes nous serons satisfaits d'être à 13 14 15 16 peut-être plus de 20 % des voix mais avec 30 % des voix pour la gauche rassemblée dans ce pays et les écologistes nous ne gagnerons pas l'élection présidentielle et donc ce que nous devons construire aujourd'hui ce que nous devons construire aujourd'hui c'est les ressorts qui par nous-mêmes en procédant de nous-mêmes et pas en ne regardant que les sorties les folies les bêtises de Mélenchon et de ses amis en se comparant au permanence à eux mais ce n'est qu'en proposant nous le chemin politique qui va permettre de faire redescendre le seul bloc politique qui est en train de progresser ces dernières années et qui est l'extrême droite de Jordane Bardella en faisant nos propositions que nous arriverons à progresser parce que je vais nous redire un autre truc qui n'est pas très agréable à entendre quand on est socialiste on est et on a tous été je le redis satisfait du résultat des européennes mais quand on prend le résultat précisément des élections européennes et qu'on regarde il y a un tableau je vous le ferai passer à tous qui est extrêmement clair à comprendre quand en 2019 la gauche et les écologistes tout parti on fait 7 millions de voix en 7 millions de voix la gauche et les écologistes en 2024 la gauche et les écologistes ils ont fait 7,7 millions de voix c'est seulement 700000 voix qui ont été gagnées quand l'extrême droite a doublé elle son nombre de voix et quand je prends ce rapport interne de la gauche bien sûr nous nous avons été les premiers à gauche et vous savez combien on a fait de voix avec Raphaël on a fait 3,4 millions de voix vous vous rappelez combien Yannick jado en 2019 avait fait de voix avait fait 3,1 million de voix et donc en fait on a juste fait un croisement entre les voix de jado qu'on est allé récupérer sur cette aile sociale démocrate progressiste proeuropéenne qui était là et qui s'est reconnu dans la capacité de Raphaël de nous entraîner dans ce projet politique est-ce qu' avait fait jado parce que la campagne de Marie toussin qui elle pour le coup avait fait un autre choix politique que jado s'est écroulé mais à l'inverse vous savez qui a gagné 1 million de voix en 5 ans 1 million de voix c'est pas rien un million de voix bah c'est Manon auri et c'est la France insoumise parce que Manon auri elle a fait 1,4 million de voix en 2019 et alors mais je vais revenir et alors ne vous hystérisez pas dès qu'on parle de la France insoumise c'est pas grave elle est passée de 1,4 à 2,4 millions de voix mais pourquoi cette réalité et bien parce que la France insoumise contrairement à nous ils passent pas leurs universités d'été à Château Neuf surizer à savoir ce qu'il va se dire au Parti socialiste il passe comme l'a très bien dit Hélène et je partage entièrement son propos leurs université d'été à se dire quelle est la ligne et la stratégie qu'on va donner et qu'on va poursuivre et donc c'est aujourd'hui ce qui doit être le rôle des socialistes ce que nous avons fait ce que nous construisons et ce que nous portons mais ça nous ne le porterons que dans un discours clair que dans un discours clair et je termine parce que je dois arriver au fond de mon temps de parole que dans un discours clair de positionnement nous n'avons pas d'adversaire à gauche oui nous avons des divergences de fond et j'ai été le premier des socialiste et après Olivier fort à avancé sur le sujet avec nous tous ensemble à dire que la manifestation du 7 septembre ce n'était pas la démarche que nous socialistes nous voulions initier parce que moi je n'ai pas de problème à dire que mettre sous l'agitation la destitution du président de la République même s'il ne respecte aucun des usages républicains ce n'est pas la marque des socialistes et ça ne le sera jamais parce que j'ai été le premier à dire que oui il y a un problème avec Jean-Luc Mélenchon quand il est plus inquiétant pour les Français que Marine Le Pen mais notre rôle tous c'est pas de parler aux appareils c'est de parler à ses électeurs à ces femmes et à ces hommes de gauche écologistes qui veulent que le projet politique que le projet politique de transformation sociale de justice écologique nous le mettions en œuvre au pouvoir alors ce sera mon dernier mot nous devons dans cette période extrêmement inquiétante oui le dire et le répéter les socialistes seront là pour amener ce projet que nous avons pter devant les Français qui nous a permis d'avoir 70 députés socialistes élus malheureusement que 66 socialistes qui viennent au groupe pour des raisons là pour le coup un peu obscur et 193 députés du Nouveau Front populaire pour porter ce projet de transformation sociale et oui nous ne participerons pas d'un gouvernement qui ne dira pas clairement qu'il veut abroger la réforme des retraites nous ne participerons pas d'un gouvernement qui ne dira pas clairement que la question du pouvoir d'achat est centrale que la question des services publics est prioritaire que la question de la santé du logement du travail doit revenir au cœur parce que notre ambition à nous demain c'est justement comme le titre ces universités d'été gagner gagner la bataille gagner pour les français pour changer leur vie [Applaudissements] merci d'accord merci merci beaucoup pierre David la parole est à toi oui écoutez camarade c'est pas une âée c'est plutôt un moment de réflexion où bien entendu je souhaite que toutes les nuances parce que finalement il y a peu de socialistes en France donc entre nous ce sont des nuances par rapport à ce qui nous sépare des autres formations politiques et de gauche et surtout de la droite et de l'extrême droite on ne peut pas avoir analyser ce moment ces séquences électorales en les séparant du monde dans lequel on vit et de la situation internationale et la situation internationale c'est une montée des tensions violentes des guerres des replis nationalistes des régimes autoritaires des reculs de la démocratie des montées d'idéologie extrémiste identitaire religieuse nationaliste c'est ça le fond avec une régulation internationale et ses organes qui n'ont plus d'autorité qui ne remplissent pas leur rôle avec une finance qui n'a plus de frein pour multiplier ses profits malgré un monde qui va dans le mur par le dérèglement climatique et par les pauvretés extrêmes qui s'accroissent en Europe c'est la guerre il faut se le mettre dans la tête camarade il y a la guerre en Europe ils peuvent mettre les caméras sur ce qu'ils veulent il y a des milliers et des milliers de morts en Ukraine depuis 2 ans envahi par un impérialisme russe c'est en Europe il y a au Moyen-Orient un conflit qui on le sait n'est plus du tout régulé et qui voit s'affronter une extrême droite israélienne à un mouvement terroriste fasciste le Hamas avec les peuples qui en subissent les conséquences les Palestiniens massacrés aujourd'hui les Israéliens massacré le 7 octobre dernier alors dans cette situation on n'est pas en train de discuter de la veille de la révolution socialiste des forces de progrès qui faire le sur le monde et qui vont enfin pouvoir faire le bonheur sur terre nous sommes dans un moment très très dangereux qui peut basculer très vite parce qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion alors il y a des réactions il y a des résistances aux États-Unis on voit que avec camela Harris on n'est pas condamné à Trump on a vu qu'en Angleterre les on gagné quand ils se sont débarrassés de corbine on voit qu'en Espagne une fois que podemos a été mis en situation de minorité dans la gauche la gauche a pu revenir au pouvoir on voit que notre peuple à la veille de quelque chose qui était prédit une victoire des fascistes dans notre pays et le premier tour des L l'annoncer et le confirmer après les européennes un sursaut incroyable de notre peuple grâce aussi à ce qu'a fait la gauche en se rassemblant mais surtout grâce à un sursaut citoyen en dehors des appareil comme personne ne l'avait imaginé qui s'est prolongé dans un fait politique très important que je ne veux pas ranger dans la parenthèse de l'été car c'est le même mouvement qui a eu deè tour des législativ c'est une France joyeuse qui s'est rassemblée au moment des Jeux Olympiques en assumant qu'elle est métissée qu'elle veut vivre ensemble qu'elle veut vivre ce bonheur dans la fraternité face à toutes les idéologies d'exclusion et extrémiste ça ça c'est sur quoi on peut s'appuyer pour construire alors les séquences électorales la gauche d'abord ce que N on oublie de dire c'est que le le rééquilibrage c'est pas un rééquilibrage parce que je sais pas quoi c'est une élection européenne où tout le monde n'était pas complètement sur cette ligne au début en autonomie politique la socialdémocratie s'est présentée aux électeurs en assumant qu'elle est pro-européenne qu'elle est contre les dictatures et la guerre en Ukraine qu'elle ne fait aucune concession sur la question non seulement du libéralisme mais sur les question qui touche à la démocratie aux droits humains à l'écologie au féminisme l'ensemble de ce que l'on n s'est présenté devant les électeurs et pas tout seul dans une confrontation qui n'avait pas eu lieu jusqu'à présent avec une autre liste qui avait le leadership à gauche au point même que notre candidat a dû subir des violences que notre premier secrétaire a été insulté que nous avons été calomniés par notre partenaire de gauche la LFI on a assumé devant tout notre différence notre programme notre identité et nous avons rééquilibré et c'est sur cette base qu'on a rééquilibré l'accord législa alors on reviendra sur le chemin à suivre mais en tous les cas ce chemin là on peut pas l'abandonner c'est bien l'affirmation assumer cette bataille politique de leadership sur les valeurs fondamentales qui nous permettra de faire que la gauche gagne alors est-ce que en faisant ça et en assumant cette confrontation on divise non c'est comme ça qu'on va rassembler la gauche parce qu'elle est condamnée à se fracasser si c'est la LFI qui la domine pourquoi parce que maintenant l'expérience nous a montré et nos électeurs vous l'ont dit partout vous le savez vous le savez ce qu'ils nous ont dit dit pendant les Européennes et le bonheur qu'on avait cette fierté qu'on avait mais il nous disait bon arrêtez avec Mélenchon quand même pourquoi pas parce qu'ils sont contre l'Union parce qu'ils veulent l'extrême droit non ce sont nos électeurs c'est parce que avec eux on a un problème qui est de l'ordre des valeurs certains disent l'antisémitisme oui l'antisémitisme c'est vrai un catalyseur et un révélateur de beaucoup d'autres choses or ce problème c'est pas la divergence qu'on peut avoir sur la retraite à 60 ans ou à 62 ans c'est un problème crucial sur les fondements de ce qui fait l'identité de la gauche et sur ce qui fait la façon dont s reconstruit au lendemain de la guerre de la Libération en terme de valeur républicaine adossé à un socle et un Pact social que le libéralisme est en train de fracasser alors certains j'ai entendu quelqu'un dire euh c'est euh il fricote un peu avec la ligne euh sur cette question de l'antisémitisme mais quand même mais quand même mon continue non si je mets les points si je faisais des points sur une feuille du nombre de déclarations et de débordement de la ligne rouge sur cette valeur là des dirigeants de la LFI et de Jean-Luc Mélenchon même personnellement je ferai une ligne en fait tellement les points seraient rapprochés et la ligne rouge est dépassée et les Français le savent et c'est pour ça que c'est le parti considéré comme le parti le plus antisémite de France mais dans quel moment de l'histoire on a eu un partenaire qui était considéré comme le parti le plus antisémite de France dans quel moment parce qu'on a eu des divergences avec le PC alors chers camarades pourquoi je dis ça et je vais conclure parce pas par facilité parce que moi-même moi-même je vois bien qu'il y a des éléments d'impasse nous devons faire l'union de la gauche car c'est la façon de gagner oui nous devons le faire mais nous avons un problème qui est pas le problème qu'on a eu toujours pour faire l'union de la gauche c'est que nous avons un partenaire souvent déloyal insultant avec des méthodes qui au moment où il font conforter les institutions à la démocratie jouent plutôt le chaos qui ne profite qu'à l'extrême droite Infiné et dans ce moment où le danger c'est l'extrême droite on a un problème alors je veux conclure en disant reprenant ce qui a marché il faut affirmer de façon très forte la social-démocratie avec l'ensemble de ses valeurs il faut assumer toutes les confrontations idéologiques à gauche il faut avoir comme ennemi principal parce que ce n'était qu'un surc que nous avons eu à en avoir conscience pas penser qu'on a gagné parce qu'on a fait 8 % c'est l'extrême droite qui est là c'est l'extrême droite qui a encore progressé pendant ces de mois pendant qu'on parlait d'un casting oui donc regardez les choses en face recommenencez ce qui a marché cette campagne formidable de Raphaël gluxman du Parti socialiste de tous les militants qui avaient retrouvé cette fierté d'affirmer l'ensemble de leurs valeurs et faire l'unité d'action face à la droite et l'extrême droite avec toute la gauche voilà le chemin lesff on pourra discuter demain machin comment on se positionne sur la formation du gouvernement sur tout ce que vous voulez mais s'il y a pas afficher clairement ça devant le pays et devant toute la gauche alors dans 1 an ou dans 3 ans au présidentiel ça sera l'extrême droite au pouvoir merci David alors il nous reste 15 minutes tout compris donc même si je pour une fois les les tous les intervenants ont respecté leur temps de parole à à très peu de choses près donc donc même David même David absolument comme quoi tout le monde a respecté son temps de parole même David euh et donc ce que je vous propose c'est qu'on va prendre trois trois quatre questions et que tout le monde y répondra en même temps qu'ils rebondiront au aux interventions les uns des autres donc voilà allons-y je ne sais je ne vois pas oui je pense avoir le micro oui bonjour le deuxième intervenant pardon de pas avoir le oui merci est-ce que je n'ai pas compris ton intervention mais j'ai peut-être été distrait sur la notion de proportionnel est-ce que tu peux la préciser s'il te plaît merci beaucoup si tout le monde peut faire des questions comme ça qui sont à la fois des vraies questions et à la fois très courtes je vous Peter oui là-bas ouais làhaut une femme femme homme exactement oui bonjour Merci beaucoup effectivement il y a une question de valeur et et je dois dire que la société civile surtout celles qui se chargent des droits humains c'est beaucoup détourné du Parti socialiste pour aller ailleurs notamment suite à la loi sur le renseignement suite à l'état d'urgence qui s'est perpétué dans le droit commun suite aux différentes lois qu'il y a eu sur l'immigration et le droit d'asile et j'aimerais savoir j'aimerais savoir au-delà des alliances en quoi le Parti socialiste va s'engager sur ces questions là parce qu'on en parle plus et ça reste une blessure profonde merci 3è bonjour je suis une militante PS vraiment la base et je voulais revenir enfin je voulais poser une question à Pierre Jouvet pourquoi tu fais j'ai fait campagne pour Raphaël guusman j'ai boîté j'ai fait un meeting voilà il y a pas de problème par contre oui oui non mais on a le droit de parole rassurez-moi au PS on a le droit de parole nous les militant très cour très cour PL d'cord ok mais quand même comme on nous a pas demandé l'alliance moi je voulais juste savoir tu nous fais part des résultats de Manon auri 1 million moi je m'en fous de LFI moi je veux pas par contre je veux savoir comment le PS on va récupérer nos nos militants nos électeurs qui ont sont partis à l'extrême parce que nous PS on n' pas été foutu et c'est le monde ouvrier hein et ouvrier c'est pas sale voilà donc moi je veux des chiffres du PS et je veux que le PS me voilà moi je ne veux plus être le supplétif de de LFI merci dernière question là-haut alors euh ma question va être simple alors j'ai vu qu'on avait quand même deux points de vue le point de vue plutôt unioniste et le point de vue anti-union à ces gens-là je leur poserai la question est-ce que vous accepteriez s'il vous plaît s'il vous plaît laissez-le poser la question est-ce que vous accepteriez dans le cas où on négocierait effectivement avec Monsieur Macron de ne pas revenir sur certaines réformes qui sont ultra impopulaires comme la réforme des retraites est-ce que par exemple ce sera un compromis que vous pourriez faire euh ce sera tout pour ma question merci on on a plus assez de temps donc je vous propose d'avoir tout de suite la parole à nos intervenants pour à la fois la partie rebond et la partie réponse qui non mais c'est je pense que est-ce que oui d'abord remémi pour euh alors pour la proportionnelle oui désolé j'ai pas j'ai pas eu le temps de j'étais très allusif alors je l'idée c'était de dire que voilà aujourd'hui si on veut changer les règles du jeu politique ce qui me semble à la fois le plus urgent et le plus facile euh c'est de mettre en place un scrutin proportionnel il me semble qu'aujourd'hui il y a beaucoup de forces politiques qui y sont favorables d'ailleurs les macronistes même av avaient tenté de avait des quelques vélité sur cette question alors le la proportionnelle d'abord c'est il me semble la ligne politique du parti socialiste depuis depuis longtemps je vous rappelle par ailleurs que nous sommes le pays en Europe le seul pays qui n'avons pas de scrutin proportionnel avec avec les Anglais qui ont un scrutin majoritaire à un tour et que la proportionnelle c'est ce que je voulais dire d'abord petittin elle permet de représenter plus fidèlement les forces politiques dans la société elle permet d'éviter ce qui à mon avis mine la légitimité du vote c'est-à-dire le vote utile et le vote stratège hein donc elle permet à de de d'avoir une utilité du vote et une lisibilité du vote et une représentativité du vote qui soit plus forte euh elle permet aussi évidemment alors là évidemment d'entrer dans une culture du compromis si tenté qu'on est favorable à cette culture et d'ailleurs je c'est ce que je voulais dire tout à l'heure je l'ai dit un peu rapidement que par contre effectivement la proportionnelle ça introduit évidemment une culture de la négociation de la délibération entre partis qui peut être aussi il faut le dire très clairement défavorable à la gauche parce que la gauche tout à l'heure je parlais du fait majoritaire mais la gauche a bénéficié aussi du fait majoritaire quand franis Hollande est élu en 2012 et que il a une majorité absolue à l'Assemblée il bénéficie aussi du fait majoritaire donc la prime majoritaire elle est favorable bon et puis évidemment ça renforce le parlementarisme et ce que je voulais dire aussi par rapport au PS par rapport à cette problématique qui est un petit peu le N gordien de nos de vos échanges entre le rapport du PS Alfi évidemment la proportionnelle ça permet en fait de Ben de négocier après l'élection et pas et pas avant voilà et donc du coup effectivement il me semble que par rapport à ce qui existait actuellement et notamment par exemple l'accord de de la de 2022 qui s'est fait sur la base du score de Mélenchon de la présidentielle c'est-à-dire en gros très clairement Mélenchon qui impose ses conditions parce que ils ont un candidat plus performant que le candidat du PS aux élections présidentielles bah ça permet à mon avis de donner un peu d'air au Parti socialiste voilà donc c'est pour ça que je suis j'attends de voir ce qui si ce débat émerge je pense que la France insoumise n'y sera pas favorable à la proportionnelle même si c'est officiellement sa position je suis pas sûr que voilà et puis simplement pour répondre àen jooffroid sur le quand j'ai quand j'ai dit que l'alliance avec la France insoumise avait permis de réancrer le PS à gauche s'agissait pas de réancrer le PS à gauche aux yeux de l'opinion alors peut-être pas au j'imagine que vous vous n'avez pas besoin de LFI pour être ancré à gauche mais très clairement les enquêtes d'opinion montrent que après la période un peu difficile quand même de de de l'exercice du pouvoir cette alliance a permis au moins et je pense que c'est réussi de ce point de vue-là de de redonner une une légitimité aux yeux de l'opinion à gauche et de réancrer le PS à gauche dans l'opinion ça me paraît assez clair merci tu veux dire un mot ambre ouais moi je veux bien qu'on vive dans des sur je veux répondre à la question du camarade mais il faut pas déformer ce que j'ai pu dire j'imagine que ça moi que çaadressait des unionistes non unionistes aucun d'entre nous n'a été sur ce champ-là on a été sur la question des valeur sur le projet politique porté et sur la vision qu'on est on a pour le pays enfin je pense que tu as mesuré comme nous tous la gravité du moment donc c'est pas le moment de faire des postures des jeux des billards à 50 bandes parce que tu sais à la fin de cette histoire si le pays n'a pas de stabilité nous serons tous balayés de droite et de gauche il ne restera que le rassemblement national parce qu'il aura capté toutes les protestations alors on peut s'amuser à se lancer des anathèmes est-ce que toi tu es vraiment de gauche parce que tu as dit qu'avec LFI ça ne va pas est-ce que tu as moitié de gauche en fonction de ton rapport aux écologistes mais peut-être qu'il est temps de se dire ce que nous sommes nous les socialistes est-ce que nous sommes obligés de nous définir par rapport aux autres formations politique je ne le crois pas je suis même sûr du contraire est-ce que nous devons non est-ce que notre rôle de parti politique qui a plus de de siècles est-ce que notre rôle n'est pas de dire un moment de crise inédite voilà le chemin que nous pourrions emprunter est-ce que c'est pas ce que les Françaises et les Français attendent de nous est-ce que ce n'est pas ce qu'ils nous ont dit aux européennes bien sûr qu'ils attendent des réponses de nous d'autres pas que de nous et je reprjoins un camarade qui dit àel comment nous allons retrouver la classe ouvrière le peuple évidemment comment nous allons travailler pour lui qu'il estit conscience que nous travaillons pour lui parce que nous sommes de gauche évidemment comment ns les électeurs nous allons les convaincre et moi je crois que les Françaises et les Français se rend compent quand on est dans l'insincérité et moi je le dis parce que cela pas été redit puisqu'on on parlait de loi je n'ai pas compris la camarade si elle parlait de loi d'Emmanuel Macron de loi du quinquena précédent puisque peut-être certains ne savent pas d'entre vous j'ai été ministre sous le quinquenat de François Hollande et je ne m'en excuserai pas plus je m'en suis excusé quand on est sorti queles que soient les erreurs qui étaient commises évidemment et qu'on a tous reconnu en revanche en revanche la question a été la suivante quand le quinquena finit avec son lot de frondeur de légitimiste et je ne jette plus la pierre le débat est passé nous avons tout perdu tous parce que au lieu de gérer le pays nous avons fait un débat entre nous mais puisque pour l'instant nous le gérons pas il est peut-être temps de faire le débat entre nous pour dire ce que nous voulons pour ne pas avoir à le faire quand on est au responsabilités c'est ça l'objectif et je finis parce que quand même il faut que je réponde à la question de quels sont les projets nous avons clairement dit que nous voulons abroger la loi sur la retraite à 64 ans donc un gouvernement de cohabitation c'est ce qu'il doit faire mes chers camarades tu es pour la retraite à 60 ans ou à 62 ans si tu veux m'entraîner là-dessus quel est le processus et le projet camarade quelle est ta doxa économique aujourd'hui c'est celle de la France insoumise ou c'est celle du Parti socialiste quel est ton rapport dis-moi quel est ton projet et ben tu je te mets en peine de me tu serais bien en peine répondre et je finis d'une phrase et je finis d'une phrase non parce que je voudrais pas qu'on reste sur des malentendus je finis d'une phrase très sérieusement et avec la gravité nécessaire en une minute le pays est en train de se le pays est en train de se défaire et nous avons depuis 5 ans nous les avons vécu en ensemble les gilets jaunes les les les manifestations de la réforme des retraites les émeutes dans les quartiers populaires et donc c'est à cette ces crisees là maintenant que nous devons apporter des réponses et donc je le redis les réponses ne peuvent être que celle lié aux questions de justice sociale de lutte contre la précarité de cohés de vivre ensemble et sûrement pas en dressant les uns et les dressant les Français les uns contre les autres on les essentialisant et je finirai là-dessus en vous disant nous sommes socialistes et donc nous avons les réponses et les solutions pour peu que nous nous y m merci Hélène David en très rapidement parce que les ouais on va se faire virer par la prochaine table ronde qui oui sur sur la proportionnelle je pense sincèrement d'abord ça n'a pas été toujours malheureusement le intégré au programme du Parti socialiste il a accepté un moment de réfléchir à une dose mais moi toute façon quand je juge notre bilan je ne juge pas ce qu'on a écrit dans nos programmes juste qu'on a fait parce qu'on a été longtemps au pouvoir donc on n pas fait la proportionnelle donc on n pas été pour c'est tout c'est simple la vie et c'est comme ça que les Français juge chacun donc je suis pour la proportionnelle parce que dans ce moment politique où il y a une tripartisation trois blocs et qu'on a des tripartitions et qu'on a une 5è République qui n'est pas fabriquée pour ça c'est destructeur ça refait que c'est l'élection présidentielle qui détermine tout et l'élection présidentielle qui détermine tout c'est ce qui tue la politique et qui tuera notre démocratie donc si on veut en sortir faut commencer par quelque chose probablement pas le grand soir institutionnel maintenant oui mais puisque quasiment toutes les forces politiques qui sont à l'Assemblée le souhaitent une proportionnelle ce qui permettra la stratégie que j'ai énoncé dans mon introduction l'affirmation devant le pays de ce que nous sommes de l'offre politique socialdémocrate et écologiste de façon claire comme on a pu le faire aux européennes et c'est comme cela qu'on redeviendra hégémonique entre guillemets pas hégémonique je parle idéologiquement il faut arrêter de penser qu'on peut dicter au reste de la gauche nos désidérat mais en influence en terme de valeur d'orientation de façon de voir la politique la démocratie et le monde il faut reconquérir cela et on peut le faire que devant les électeurs pas entre nous dans des congrès et devant les électeurs si nous sommes dans une situation où on doit en rabattre alors qu'on a des partenaires qui eux tous les jours affirment complètement sans même nous consulter tout ce qu'ils veulent ils appellent à une manifle 7 ils ont consulté personne ils décident de dire destitution la veille où la délégation doit rencontrer Macron ils en ont discuté avec personne ils matrisent ils obligent tout le monde à s'orienter sur leur position et je fin pour répondre à la question sur les retraites parce que ça permet aussi de répondre à au fond de source qui est malsin et d'ailleurs qui fait partie de ce que je combat dans la culture politique de la France Insou c'est l'accusation de tes pas de gauche ou tues pas asse à gauche oou tu vas trahir qui nous tétanise moi depuis que je fais la politique je suis tétanisé par le fait de ne pas de de ne pas me faire avaler par le système de ne pas le combattre suffisamment de mais enfin pas d'être accusé par des gens qu' il y a pas longtemps ont écrit des livres et des théories pour dire que la gauche n'existe plus c'est le peuple qui doit le remplacer c'est ça le populisme de gauche ils ont écrit des livres Mélenchon a dit je suis pas de gauche à un moment si si il l'a dit si si Alexis tu es là je sais que tu c'est qu'il a dit donc je veux finir en disant moi moi je ne soutiendrai pas un gouvernement je ne soutiendrai pas un gouver je finis laissz finirra une minute disant je finis en disant que je ne soutiendrai jamais un gouvernement qui ne revient pas sur la réforme des retraites car ça a été ndal dans les ququen précédemment et c'est ce qui a rassemblé le plus la gauche pas seulement politique mais syndicale associative le peuple de gauche tel qu'on l'entend donc c'est Nedal la deuxième question je ne soutiendrai jamais un gouvernement qui ne revalorise pas les salaires et le SMIC voilà et donc si c'est les craintes pour pour que le débat soit simple il y a pas les Unionistes et les nonunionistes il y a pas les droitiers et les vraies gens de gauche parce que je vais pas t'étaler ma vie politique et tous les combats que j'ai pu mener il y a un débat normal pour savoir dans une situation où la gauche est à 28 % où l'extrême droite a fait 40 % aux européennes où nous avons un surcis de quelques mois avant probablement une législative où ils peuvent prendre le pouvoir comment on fait pour que on évite cela et surtout que les Français vivent mieux même un peu même un peu merci beaucoup la dernière phrase je je vais je vais être bref merci pour ce débat merci pour ces échanges quelques mots qui vont essayer de reprendre l' de vos questions des européennes en passant par les valeurs à la question de nos militants qui est évidemment centrale si je devais tracer des lignes et des perspective je veux que notre parti ce soit un parti populaire et pas populiste je veux que nous sachions faire des compromis mais que nous ne soyons jamais dans la compromission je crois que ce qui doit aussi nous amener à réfléchir pour la suite c'est ce qui a fait nos pas et nos victoires on a beaucoup parler de la question des élections européennes en finalement quelque part la caricat turant et je le dis parce qu'on avait construit ce beau projet avec Raphaël Christophe Clergeot et quelques autres comme un projet simplement socialdémocrate lambda c'est pas ça qu'on a fait on a fait une campagne qui était radicalement différente de ce qu'on a toujours fait aux élections européennes parce que quand on disait qu'on voulait revoir les règles du déficit quand on disait qu'on voulait faire le BA Europan Act c'est-à-dire refaire du protectionnisme à l'échelle de l'Europe quand on disait qu'on voulait réintroduire de l'industrie à l'échelle européenne pour remettre de l'industrie en France jamais dans les 30 dernières années les socialistes n'avaient porté ces propositions là et donc ce qui nous fera la victoire politique sur le fond dans ce combat de rassemblement de la gauche pour être en tête des forces de gauche c'est d'être capable de porter ses propositions qui sont ces propositions que je définis comme de la radicalité tranquille radicale sur le fond tranquille sur la forme parce que nous ne sommes pas des agitateurs et c'est comme ça qu'on récupérera je le crois les classes populaires les classes moyennes c'est comme ça qu'on récupérera les femmes et les hommes qui dans les quartiers se sont détournés de nous parce que jamais jamais nous ne pourrons dormir tranquille en étant socialiste tant que dans nos quartiers populaires les jeunes se mobiliseront simplement par des mesures extrêmement forte et plus radicalisé misise en œuvre par la France insoumise et quand dans nos communes rurales dans notre France périurbaine cette même France qui en a RAL bol qui est étranglé se retourne vers le rassemblement national notre réponse elle est là et elle se porte par ce discours qui est fondamentalement différent nous ne serons pas dans ces compromissions que nous avons pu faire parce que diriger ne veut pas dire trahir parce que diriger veut dire changer la vie et c'est ça le Parti socialiste de demain qui sera la force et le moteur du rassemblement de la gauche et des écolog merci merci à tous

#CamPuS24 : Analyse de la séquence électorale et politique — Pierre Jouvet · Pourquijevote