Frédérique Gerbaud : « Le secret de l’enquête est une double violence pour les victimes de viol »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Frédéric Gerbau, merci d'être notre invité sénatrice de l'Indre. On va revenir notamment sur le budget de la sécurité sociale qui est en cours d'examen au Sénat. Mais d'abord comme tous les jours, on commence par les unes de la presse régionale.
On en a sélectionné trois. On va les regarder ensemble. D'abord la une de la Provence, Gérald Armanin et Laurent Lunez.
La société marseillaise doit se réveiller une semaine après l'assassinat médique et sassis. Ils étaient à Marseille. Ils ont notamment, Clémentine le disait, rencontrer la famille de la victime.
La deuxième une, c'est celle de Corse Matin, taxe foncière, la Corse dans le viseur, le gouvernement qui prévoit en 2026 d'augmenter la taxe foncière de 7 d'habitation, soit 25 % du parc. La hausse moyenne est estimée à 63 €. Et puis la dernière, c'est celle de l'Alsace.
Face à la menace russe, l'Europe aux agué, plusieurs services de renseignement européen estiment que la Russie de Poutine a un plan d'agression sur le temps long si nécessaire contre les pays de l'OTAN. Parmi les signaux forts, les investissements massifs du Kremelin. Dans son appareil militaire, en France, les autorités essayent de préparer les esprits à la guerre à l'horizon 2030.
De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? bien évidemment euh de la Provence, par que c'est parfaitement du narcotrafic parce que euh c'est un sujet majeur. Alors, il y a Marseille mais il y a bien d'autres villes.
Il y a Grenoble, il y a plein d'autres villes. Moi, je suis dans un département où il y a une ville moyenne, un petit département et on a on doit faire face également aussi au trafic de stupe régulièrement. Euh aujourd'hui euh les trafics de stup, c'est plus violent dans les grandes villes, mais même nous dans nos campagnes euh il y a du trafic de stup, les gendarmes euh n'arrête pas dans les villes moyennes, c'est pareil.
Et donc je crois que c'est un sujet majeur euh euh le trafic de stupe et les dérives et surtout les drames auquels nous nous assistons avec le trafic de stup. Donc c'est un sujet de société et un sujet d'une violence absolue qui où il faut trouver des réponses efficaces. Ouais.
C'est Sébastien encore hier devant les maires de France, il a annoncé un débat au Parlement sur ce sujet du narcotrafic. Est-ce que c'est une bonne idée ? Est-ce que ça va changer les choses ?
Vous avez examiné une loi narcotrafic juste avant l'été. Je me permettrai de dire que pourquoi pas débattre, mais je pense qu'on doit dépasser le cadre du débat maintenant. Comme vous l'avez dit, nous avons voté sur l'impulsion de Bruno Rotaillot à l'époque ministre de l'intérieur et en rapport de nos deux collègues sur le truc sur le l'estup.
Nous avons voté une loi. Donc je pense que cette loi fait partie des premiers pas efficaces pour essayer de résoudre le problème. On peut aussi débattre mais je pense qu'aujourd'hui il faut être encore plus vigilant mais on est déjà une loi qui nous permet avec un un tribunal et avec des instances qui vont pouvoir gérer le trafic de stube.
Donc je pense que on a bien avat il va pas servir à grand chose. Bah le débat il peut servir à quelque chose mais je crois que c'est surtout en matière législative qu'il faut prendre des mesures. que nous avons fait de nouvelles probablement faut voir comment on peut voir mais en tout cas on va poser les bases on va poser les bases euh au sénat de la loi sur le narcotrafic et c'est une très bonne chose mais il faut aller plus loin probablement autre sujet abordé hier par Sébastien Lecornu devant les ma c'est la la question des finances alors il a pas fait d'annonce concernant les la contribution des collectivités à l'effort de redressement des comptes.
On imagine qu'il attend le le débat parlementaire. Le Sénat de toute façon va abaisser l'effort demandé initialement par le gouvernement. Alors c'est le positionnement annuel et traditionnel du Sénat.
Je vous rappelle que nous sommes les représentants des territoires de par notre élection et nous sommes là pour représenter les territoires. Quand on vit sur les territoires, on voit bien que dans les départements comme le mien qui est un département rural, nous avons beaucoup de communes 241 des petites communes et nous voyons bien que les maires qui eux doivent être à l'équilibre. Je rappelle hein, le budget de l'État n'est pas mais dans les communes le budget doit être à l'équilibre sont de plus en plus contraints et manque de moyens.
Donc bien évidemment euh tout ce qui pourrait concourir euh à soulager ou en tout cas aider les communes rural à mieux vivre sur les territoires, c'est une bonne chose. Les ponctions de 4 millions 4 milliards 7 qui sont annoncées évidemment les maires et les communes rurales ne souhaitent participer à l'effort. Mais il faut rappeler aussi, le premier ministre, je crois l'a évoqué hier, que le la taxe d'habitation qui n'existe plus pénalise encore plus les communes.
Et quand je dis pénaliste, c'està dire que les fonds dédiés pour les communes sont de plus en plus restreints et donc c'est une question de survie aussi. He alors justement, il a parlé de la taxe foncière, il veut ouvrir une consultation sur ce sujet de la taxe foncière qui va augmenter pour un peu plus de 7 millions de foyers. C'est une bonne ou une mauvaise chose ?
B, je suis pas sûr que du point de vue des habitants euh l'augmentation de la taxe foncière euh soit une bonne chose. Si les les maires ils sont un peu contents quand même. Ben les maires sont contents parce qu'ils ont plus de fonds de roulement.
Je veux dire, les maires ne perçoivient plus rien. Ils sont contraints de faire avancer leur communes et de monter leurs projets avec des subventions d'État que nous connaissons bien. Et il y a plus de participation par la taxe d'habitation de pour pour ceux qui viennent dans les communes mais qui bénéficient aussi et ce qui est logique de toutes les infrastructures qu'offrent une commune.
Donc taxe foncière. Oui, puisqu'il faut bien trouver une compensation à la suppression de la taxe d'habitation qui malheureusement n'a jamais été compensée contrairement à ce qu'avait annoncé le président de la République. On va parler de ce qui se passe au Sénat. le Sénat qui a entamé cette semaine l'examen du budget de la sécurité sociale euh avec une volonté euh de le modifier par rapport à ce qui avait été voté voté à l'Assemblée.
Est-ce que c'est responsable dans la dans la situation politique actuelle de détricoter le texte et d'empêcher tout compromis ? Alors, je trouve ce débat intéressant parce que compromis ça veut pas dire compromission. Le Sénat tous les ans a toujours plaidé, que ça soit pour la réforme des retraites et a toujours plusieurs fois d'ailleurs plaidé et expliquer qu'on avait un budget à sacre.
On n'est pas là nous au Sénat pour détrer détricoter un texte parce que il ne nous convient pas. On est là pour faire en sorte que on puisse essayer de maîtrise maîtriser les dépenses. Je rappelle qu'on a des milliards de dettes et d'autre part sur des convictions et des choix que nous portons au Sénat qui sont intangibles.
Donc voilà le le compromis, oui, trouver un accord, oui, mais le Sénat effectivement s'apprête à combattre et en tout cas à voter des dispositions qui nous sont arrivées de l'Assemblée nationale et que nous ne pouvons pas accepter parce que elles ne correspondent pas. euh à la philosophie mais pour vous, il y aura pas d'accord final. Écoutez, on va voir, on va attendre la fin du débat mais euh euh sur certains sujets que vous avez déjà évoqué comme pour les retraites euh ça ne vous a pas échappé euh que une partie de la majorité sénateur sous réserve que le vote soit fait.
En tout cas, en en ce qui concerne le CPEL et en ce qui est comme ça, nous sommes contre la suspension des retraites. Ou mais ça veut dire que s'il y a pas d'accord sur ce budget pour vous, vous prenez le risque de la censure de la dissolution. Non, il y aura une CMP comme vous le savez qui probablement pas conclusive.
Exactement, ça repartira à l'Assemblée nationale. Mais vous savez en politique on ne peut pas prendre nos décisions. Pas plus d'accord dans la Non mais il y a pas d'accord à l'Assemblée.
L'Assemblée ne vote aucun texte. Donc on peut pas reprocher au Sénat de faire son travail et de le faire bien et de le modifier comme on l'a toujours fait. Nous au moins, l'avantage au Sénat, c'est qu'on vote tous les textes.
On va parler d'une autre actualité du Sénat. Rendre imprescriptible les crimes sexuels sur les mineurs, c'est l'objectif d'une proposition de loi qui a été déposée ce mercredi au Sénat. Clémentin ?
Oui. Et c'est une proposition inédite puisqueen droit pénal français, seuls les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles. Aujourd'hui, une victime qui a subi un crime sexuel lorsqu'elle était mineure peut porter plainte jusqu'à ses 48 ans.
C'est l'âge maximum. Après, le crime devient imprescriptible. Or pour la sénatrice Annique Billon, le processus psychologique de compréhension du traumatisme est parfois si long qu'on peut pas vraiment fixer de limites temporelle à ce dépôt de plainte.
On l'écoute. L'enfant qui subit l'inceste, il a honte, il a peur. C'est la loi du silence parce que l'enfant, il a le choix entre quoi et quoi.
Même à 48 ans, même à 50 ans, et bien il reste un enfant. Soit il parle, il dénonce, soit euh il ne dénonce pas. S'il parle, il brise la famille.
Et donc euh il y a cette difficulté supplémentaire dans le cadre de la cesse de libérer la parole parce que c'est toute la famille qui va subir l'onde de choc de la révélation. Et cette notion d'imprescriptibilité, elle fait pas consensus. Clémentine ?
Non. Certains opposants s'inquiètent d'une fragilisation du système judiciaire. en introduisant une incohérence dans la hiérarchie des infractions et puis il soulligne qu'avec le temps et bien on risque les preuves vont être plus difficiles à obtenir, les témoignages seront moins fiables et puis au final et bien ces plaintes risquent d'être classées sans suite alors les les enquêteurs pardon sont déjà débordés par les affaires.
Un argument auquel répond également Anick Billon. En réalité, la difficulté de la preuve, elle est pas liée au temps qui passe. Une semaine après, 15 jours après, 2 mois après, 3 ans après, 10 ans après, 20 ans après.
La le problème de la preuve, ce sera un problème. Mais c'est lié non pas au temps qui passe mais à la nature même de la preuve. Donc euh en réalité l'imprescriptibilité euh elle est là pour dire aux victimes euh "On vous croit, on vous écoute, vous avez la possibilité, vous avez subi, vous êtes des victimes et dire aussi aux agresseurs qu'il n'y a pas d'impunité, qu'on ne les laissera pas tranquilles." Et à cette proposition [rires] de base, elle contient d'autres éléments que l'imprescriptibilité.
Oui, elle entend notamment reconnaître l'inceste comme un crime spécifique et puis elle prend également l'élargissement de la définition juridique du viol et de l'agression sexuelle au cousin germain. Cela fait suite à un constat alarmant de l'association face à l'inceste qui met en lumière cette statistique glaçante. Dans les cas d'inceste, presque un mise en cause sur c est un cousin de la victime.
Alors pour rappel, en France, un enfant est victime d'inceste, de viol ou d'agression sexuelle toutes les 3 minutes. Madame Gerbau, je reviens sur cette notion d'imprescriptibilité dont on parlait. Est-ce que vous vous êtes favorable à la levée de cette prescription sur les incestes ?
Oui, dans l'absolu oui, mais comme vous venez d'indiquer et comme l'a dit ma collègue, il va falloir se pencher sur l'imprescribilité parce que autant on sait que des viols ou des incestes sur les mineurs que le temps du choc, il y a pas souvent la parole n'est pas libérée ou elle est libérée beaucoup plus tard et donc évidemment elle provoque des dégâts psychologiques importants. Est-ce qu'il faut regarder comment on la classe dans la hiérarchie si je puis dire des des atteintes sexuelles, des viols ou de l'inceste ? Ça mérite être regardé.
Ceci dit, aujourd'hui, on on voit bien que toutes les victimes d'inceste ou de viol et notamment sur les statistiques que vous avez révélé sont des ondes de choc qui dépassent largement le temps actuel de de prescription. Et je pense qu'effectivement pour toutes les victimes de façon générale, on a un problème aujourd'hui euh comment dire de traitement entre guillemets euh et de la prise en de toutes les les viols, les violences sexuelles l'incestes. On a un problème en France qui tient probablement à la lenteur de la justice ou manque de moyenne de la justice mais qui laisse souvent les victimes, je dirais, dans des états psychologiques avancés et qui les pénalisent toute leur vie.
Et donc, il y a peut-être besoin d'un choc pour que la parole puisse se libérer avec tout ce qui ce qui est difficile pour la parole à la fois d'un enfant qui est victime d'un inceste et ou et puis comme vous venez de le dire, le contexte dans lequel on se trouve et je pense qu'il faut, c'est un sujet majeur, je pense qu'il faut bien étudier et regarder comment on va pouvoir peut-être améliorer le dispositif, le prendre en compte et pas déséquilibrer le système par rapport à d'autres. Enfin, ça mérite un débat important, pas dans l'urgence pour effectivement savoir ce qu'il y a de de bien à faire pour dans ce dans ce genre de cas. Donc sur le le fond et sur la forme, je pense que l'idée et la proposition à ma collègue pose un vrai sujet, un vrai débat auquel le Parlement et le législatoire doit s'attacher à répondre.
Euh, vous vous avez déposé une proposition de loi pour renforcer les droits des victimes dans le cadre de procédures judiciaire. D'abord, expliquez-nous pourquoi vous avez eu l'idée de cette proposition de voix. C'est suite à un événement particulier.
Absolument. Euh au début du mois de juillet à Châourou, il y a une jeune enseignante qui a déposé plainte pour viol euh avec euh suspicion de soustraction chimique. Cette jeune euh enseignante a déposé plainte après des faits qui sont dérus dans la nuit du 3 au 4 juillet et euh dépôt de plainte nommément hein.
Et donc je l'ai accompagné pendant toute cette période où elle a été évidemment hospitalisée, où il y a eu une enquête policière et aujourd'hui donc 5 mois aprèsin la victime n'a toujours pas eu accès au dossier. Vous savez que quand il y a un dépôt de plainte, si le parquet nouvut pas d'instruction, son avocat n'a pas accès au dossier. La loi française est actuellement faite de cette façon et donc au bout de 5 mois, la victime par exemple n'a toujours pas accès à ses analyses toxicologiques, n'a toujours aucune information sur l'enquête et où on est l'enquête.
Et je le dis honnêtement, ça pose problème quand même et c'est une double violence pour la victime. Aujourd'hui, nous n'avons aucune information relative à l'audition du mise en cause par le parquet. H Et du coup, qu'est-ce que votre proposition de loi vous ?
La proposition loi au regard de tous ces événements, elle nous a permis d'identifier des lacunes dans le droit français en ce qui concerne la protection des victimes. Ce que je viens de vous dire se révèle évidemment une des premières lacunes, c'est-à-dire que la victime, tant que l'instruction n'est pas ouverte, même avec son avocat, ne sait rien, n'a connaissance de rien. Donc ça c'est le premier sujet.
Donc nous demandons, je l'ai rédigé et nous avons travaillé avec le bâtonni de Châurou maître Guy qui par ailleurs est l'avocat de la victime. Nous avons donc fait en sorte une proposition loi très courte et très compréhensible que la la victime puisse puisse dès qu'elle dépose plainte avoir être accompagnée d'un avocat si elle le souhaite et si elle n'en a pas les possibilités que le barreau puisse désigner un avocat. Ensuite, que dès qu'elle porte plainte, il puisse y avoir une prise en charge parce que la prise en charge est importante hein, euh financière quand on on dépose plainte et euh qu'elle puisse bénéficier de toutes les pièces d'information via son avocat.
Bien évidemment, il faut savoir que quand le mise en cause sera convoqué par la police, ce qui est la règle sur instruction du parquet, lui sera accompagné dès la première heure par son avocat. Nous nous simplement nous demandons simplement à ce que toutes les victimes hein, je parle pas que Lucas précis mais que toutes les victimes puissent être accompagnées. Vous savez, c'est dur hein, faut avoir du courage quand vous vous retrouvez dans un appartement euh et que vous avez un trou noir euh que vous avez été violé, que vous passez toutes les les portes, l'hôpital public, le regard des gens, déposer plaines.
Il faut du courage pour déposer plaines. Il faut surtout beaucoup de courage pendant 3 mois 4 mois de qu'on vous regarde comme ça et qu'on ne vous dise pas parce que la victime, elle a besoin de savoir ce qui lui est arrivé. Et donc là, il y a un vrai manque et je pense que ça peut s'adresser à toutes les victimes, pas que des viols et des violences sexuelles.
Il faut savoir que accompagner quand une victime porte plainte, souvent elle a pas forcément le milieu ou l'entourage qui va l'aider, qui va la croire et qui va l'amener et qui va l'accompagner. Moi, je l'ai fait parce que voilà euh j'étais là, mais je pense que si on veut encourager les victimes et ont donné des réponses et que la justice peut, il faut absolument euh protéger les victimes et surtout augmenter le droit. Actuellement, c'est totalement déséquilibré.
On va parler d'un sujet de préoccupation dans de nombreux territoires. C'est la fermeture des maternités. On va aller en Sonlo Loir.
Bonjour Vincent Chauvé, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes meme d'uttin. D'abord, expliquez-nous pourquoi la maternité de votre ville a fermé.
Alors, ce qui a fermé, c'est le plateau technique d'accouchement. On peut plus accoucher, mais il est important de dire que le service de maternité, de pédiatrie a continué à fonctionner et que contrairement à ce qui a pu se passer dans d'autres endroits, je crois que madame la sénatrice connaît bien le sujet, bien, il n'y a pas eu une fermeture sèche mais des moyens mis en œuvre de projection, notamment un smur obstétrical. Pourquoi finalement on ne peut plus accoucher à l'hôpital d'Utin ?
Et bien parce que nous avons eu une pénurie médicale, pas assez de médecins pour tenir une maternité. Il faut des lignes de sages-femme, il faut des lignes de pédiatres, de gynéco, de chirurgiens. Et quand et bien ces ressources viennent à manquer parce que vous avez peu d'accouchement, parce que les jeunes ne veulent plus faire de garde, ne veulent plus venir dans des petites maternités, préfèrent travailler en équipe dans des grosses maternités, bien vous tombez en dessous d'un seuil où il devient difficile de pouvoir maintenir 24 heures sur 24 7 jours sur 7 une présence.
Et à ce moment-là, une discussion s'engage entre la proximité qui peut être un gage de sécurité mais qui n'est pas le seul critère et la capacité des équipes hospitalières de recevoir les femmes dans différentes conditions et de pouvoir réaliser des actes d'accouchement en toute sécurité. Juste monsieur le maire, pour qu'on comprenne bien, aujourd'hui vos habitantes, elles doivent faire combien de kilomètres pour accoucher ? Alors, elles doivent aller euh à euh Chalon sursaune, au Creuseau.
Euh pour Autin, euh c'est à peu près euh 35 minutes. Euh mais la difficulté se pose pour le cœur du Morvent. Nous sommes un territoire qui est entre quatre départements.
Lyon, La Soné Loire, la Nièvre et la Côte d'Or et donc c'est un territoire certes peu dense mais très éloigné. Et donc on a un certain nombre de femmes qui sont à plus d'une heure d'une maternité dans le cœur du Morvent. Là, il y a des possibilités pour elles de rejoindre des hébergements euh hôteliers en fait près des euh maternités.
Mais surtout euh et c'est là où finalement avec 3 ans de recul, on est en train de voir que l'expérimentation nationale qui se passe à Hautin qui a ses précurseurs, ce smur obsétrical, c'est-à-dire ce camion euh finalement de projection comme un camion d'urgence, ce véhicule avec une couveuse avec des médecins, avec des sages-femmes à l'intérieur peut se projeter directement, y compris au cœur du Morvent, là où précédemment même avec un plateau d'accouchement à Hautin, on avait souvent le mari qui prenait sa voiture, compris quand il neige comme en ce moment pour aller essayer d'arriver au plus vite sur le plateau d'utin. Et donc nous avons maintenant cette capacité de de projection qui nous pour l'instant est utilisé à peu près une fois par mois. on est en train de de faire le bilan et qui n'a pas amené à des événements indésirables, au contraire qui a pu prendre en charge certains accouchements boulettes canon inopinés à domicile dans de dans de bonnes conditions.
Donc c'est c'est vraiment ces questions des accouchements inopinés loin des maternités qui qui est l'enjeu de sécurité publique, de santé publique. Mais il faut savoir que un des premiers critères au-delà de la distance aussi l'état de santé globale de la femme sont suivi. Et pour conclure, nous avons aussi, et c'est très symbolique, c'est la ville de François Mitterran depuis 3 ans avec la fin des accouchements à Haut ouvert à Château Chinon, un service de l'hôpital d'OTIN, du centre de périmaternité d'OTIN qui fait que nous suivons y compris au cœur du Morvent les femmes en proximité, une centaine de femmes qui est qui est suivie à Château Chinon et qui permet effectivement là de diminuer les risques et les causes d'éventuelles complications au moment de l'accouchement.
Frédéric Gerbau, c'est un sujet que vous suivez particulièrement. Oui, et je partage ce vient dire monsieur le maire, nous on a une maternité qui a fermée au blanc. Donc c'est une fusion l'hôpital Châurou le Blanc.
Le blanc c'est un établissement avec un statut géographiquement éisé et et isolé qui se trouve à 60 km de Châon et à 60 km de Poitier. Donc nous, on a un véritable problème d'aménagement du territoire. Donc cette cette maternité pour les les mêmes raisons que monsieur le maire vient de le dire a été fermé donc peu d'accouchement ou en tout cas un taux d'accouchement à 247 maternité de niveau 1.
Un manque de soignant et des lignes de garde obligatoire actuellement le pédiatre, le chirurgien, l'infirmière anesthésiste. les lignes les lignes étaient il y avait des trous c'était l'été il y avait des vacances parce qu'on a pas assez de de personnel soignant et donc la RS a procédé à la fermeture d'abord provisoire et ensuite définitive ce qui a provoqué chez nous évidemment un drame dans un département rural où là nous pour les femmes qui accouchent c'est 1 heure pour aller à château dans des routes évidemment peut-être moins impactées que chez vous monsieur le maire mais qui reste compliqué et à une heure de poitier donc on a un vrai problème. Suite à la fermeture de la maternité dans des conditions extrêmement difficiles, il y a eu la création d'un CPP, un centre de périnatalité.
Donc ça veut dire qu'aujourd'hui les femmes peuvent faire le suivi de leur grossesse avant bien évidemment et après en recrutant parce que c'est aussi le problème des hôpitaux hein, recruter des gynécologues, rejeter des pédiatres et cetera. Et euh quand la maternité a été fermée, s'est posé la question de comment les femmes euh on prenait le moins de risque possible au moment de l'accouchement euh en pleine nuit, sur les routes et cetera. Et donc il y a eu des solutions proposées à mon avis insuffisantes par l'hôpital public qui était de faire des hébergements au CHU.
On on regarda avec les femmes qu'elle allaient accoucher, où elles souhaitait accoucher parce que tout le monde voulait pas aller accoucher à châon, d'autres à Poitier et on essayait d'anticiper leur séjour mais on ne répond pas complètement euh à je dirais un accouchement qui peut se passer dans voiture. En plus nous c'est une bonne expérience, on n pas de SAMU pédiatrique mais on n pas encore parce qu'on est dans un département où on est vraiment très impacté. Donc on a aussi un problème de transport.
Alors, c'est vrai qu'on pourrait mettre une expérimentation, mais ça reste de toute manière un problème dans un statut qui est celui de l'hôpital du Blanc de comment on fait pour éviter que les femmes accouchent dans les voitures et la prise en charge. Alors avant et après, ça se passe bien, mais malheureusement le plateau technique était insuffisamment sécurisé. Euh alors on peut discuter hein, on nous a expliqué que c'était euh juste un trou qu'il fallait trouver et cetera mais bon voilà c'est ça s'est passé comme ça.
Je regrette parce que elle était utile et que beaucoup de femmes aiment bien accoucher dans un hôpital de proximité qui est le nôtre. Mais aujourd'hui, il faut trouver des solutions les plus adaptées pour éviter les drames. Merci monsieur le maire, merci d'avoir été avec nous.
Vincent Chaué, maire modène d'autin en sonné Loire. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Allez, on termine par l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale.
On va à Gien dans le Loiré. Bonjour Alexis Marie, merci d'être avec nous. Journaliste au service départemental à la République du centre.
Alexis, vous êtes penché sur un autre sujet vous, ce sont les assiettes des jeunes puisque vous nous proposez une double page sur la restauration dans les collèges. Oui, bonjour. On a décidé effectivement d'aller faire un petit tour dans les dans les cantines ou dans les restaurants scolaires maintenant comme on dit à l'échelle du Loiré.
Il faut savoir que sur les 58 collèges, 42 assurent leur restauration sur place et servent donc 21500 repas par jour, ce qui n'est pas rien. Mais malgré tout, il faut trouver un juste équilibre et c'est pas c'est pas le plus simple parce qu'effectivement quand les cuisiniers proposent des légumes, genre des brocolis, genre des lentilles, il y a toujours un doute pour savoir si les élèves ne vont pas gâcher parce que effectivement c'est un peu moins sexy que les frites. Et donc du coup, il faut trouver un cette notion d'équilibre pour que les jeunes trouvent une éducation quelque part alimentaire là-dedans tout en prenant un petit peu de plaisir.
Et donc je voulais demander à madame Gerbau, est-ce que pour elle justement cette éducation au goût, elle passe inévitablement par un certain nombre de critères d'objectifs qui ont été fixés par la loi égalime. Qu'est-ce qu'elle en pense ? Est-ce que cette loi va assez loin ?
Est-ce qu'elle permet justement de de constituer le goût des jeunes en France ? Euh oui, elle va assez loin. Une loi, on peut dire qu'elle va jamais assez loin.
On peut la perfectionner. Moi, ce que je peux témoigner, c'est l'expérience dans mon territoire. Euh nous avons donc un département, je l'ai dit, et nous nous dans toutes les cantines, dans toutes les cantines chez nous, on est sur les circuits court courts.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a amélioré la qualité de la nourriture pour tous les enfants, les collégiens et les enfants, les maternels. Chaque commune aujourd'hui privilégie avec les artisans chez nous, les agriculteurs, des produits sains et souvent dans les établissements maintenant et dans les cantines, on a des chefs cuisiniers et qui initient des enfants. Et donc je je crois que la loi égalime a permis justement euh de développer et d'initier les enfants à une nourriture saine et un équilibre de nourriture.
Et donc nous les produits donc quasiment tout le département dans les cantines, l'effort est mis sur le goût, les produits locaux et une un équilibre nutritionnel qui me paraît aujourd'hui quand on voit aujourd'hui le problème de l'obésité chez les jeunes, je pense que donc la loi égalime a permis après vous savez comme je dirais partout, c'est une volonté hein mais globalement nous dans nos communes, on tient particulièrement à ce que les circuits soient de la nourriture venante de notre territoire Alors évidemment quand c'est possible mais globalement on a de l'élevage, on a tout ça et je pense que c'est une bonne chose ça vous approvisionner tout le temps. Oui parce que on a quand même beaucoup de ressources même dans un petit département comme le nôtre on a c'est beaucoup d'agriculteurs, on a des éleveurs et cetera et on a beaucoup de de circuits qui nous permettent de faire une bonne alimentation pour nos enfants. Merci beaucoup Alexis, merci d'avoir été avec nous la République du centre la une restauration scolaire aux petits oignons.
C'est à la une de votre journal. Merci Alexis et merci Frédéric Gerbau. Merci à vous. notre invité pour cette demi-heure. [musique]
Frédérique Gerbaud