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Conférence GEM En Débat : Nathalie Arthaud

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 53 %Attaque 38 %Défensif 9 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:14OuverteRéponse directe

    Concrètement, comment renverser le capitalisme ? Vote, révolution ou prise de conscience ?

  • 21:49OuverteRéponse partielle

    Comment fixer le SMIC à 1800€ et interdire les licenciements dans un monde globalisé ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    À quel taux taxer les profits des actionnaires pour financer les salaires ?

  • 32:37OuverteRéponse directe

    Que proposez-vous pour les petites entreprises en difficulté si on impose un SMIC à 1800€ ?

  • 36:15OuverteRéponse directe

    Quelles mesures d'urgence pour protéger le pouvoir d'achat des Français ?

  • 36:22OuverteRéponse partielle

    Quelles mesures d'urgence pour protéger le pouvoir d'achat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:36Invité politiqueFait
    « Je concours dans une catégorie très spéciale, dans la catégorie communiste révolutionnaire. »
  • 7:31Invité politiqueFait
    « Je pense que vous savez dans quelles conditions est extrait le coltan, le cobalt, par exemple, en République du Congo. »
  • 37:16Invité politiquePromesse
    « Ces salaires, il faut les augmenter de façon considérable. »
  • 37:25Invité politiqueFait
    « L'inflation, elle est de retour. »
  • 37:52Invité politiqueChiffre
    « Vous savez quand même qu'il y a 38 millions de Français qui ne les touchent pas. »
  • 43:40Invité politiqueFait
    « La retraite à 60 ans et 37 à 8,5 de cotisation, ce n'est pas une idée huberlue. C'est ce qu'il y avait, ce qui existait. »
  • 47:57Invité politiqueFait
    « Je trouve ça absolument odieux, ce combat contre les idées racistes, les idées xénophobes de Zemmour. »
  • 55:19Invité politiqueFait
    « Le capitalisme, il ne peut que fabriquer les inégalités. »
  • 1:00:30Invité politiquePromesse
    « Les exproprier, ça ne sera pas compliqué. »
  • 1:10:53Invité politiquePromesse
    « Moi je ne trouverais plus juste qu'il y ait un système à la proportionnelle. »
  • 1:13:09Invité politiqueFait
    « Nicolas Sarkozy, il n'y a même pas de compte à rendre sur les sondages de l'Elysée. »
  • 1:13:26Invité politiquePromesse
    « Ceux qui ont des fonctions de responsables soient soumis au contrôle et puis soient rémunérés au salaire moyen. »
  • 1:18:36Invité politiqueChiffre
    « Il y a un plafond, c'est 800 000 euros. »
  • 1:26:06Invité politiquePromesse
    « Il faut absolument les empêcher de nuire, on les exproprier et nous serons tous effectivement des... »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud79 %
  • Invité11 %
  • Invité 24 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

Alors, bonjour à toutes et à toutes, et bienvenue pour cette première conférence de la saison 2021 et 2022 de Jamandéba, mais aussi la première référence en présentiel depuis un an et demi en auditorium. Nous avons l'honneur d'accueillir Nathalie Arthaud comme première invitée, merci d'avoir accepté l'invitation. Je vais défendre les travailleurs aujourd'hui, qu'elles voient et solutions. Je ne vais pas m'attarder sur les présentations puisque Mathieu le fera bien mieux que moi dans un instant avec le biais d'humeur. Et je tenais à remercier Grenoble École Management pour assurer cette conférence, Planète aussi pour assurer la rediffusion.

Et je vais arrêter d'accaparer votre attention et vous laisser entre les mains de Mathéo Bernard pour le biais d'humeur passer l'excellente conférence.

1:13
Invité

Parfait, merci. Mesdames, Messieurs, bonsoir. Bonsoir Madame Arthaud. Vous êtes née le 23 février 1970 dans la petite ville d'Operin, dans la Dôme. Fille de parent garagiste, vous vous orientez vers une carrière d'enseignante. En effet, vous obtenez votre capette, comme le capette mais technologique, ainsi que votre agrégation d'économie et de gestion. Vous vous donnez à la renseignante dans différents lycées et de grand lieu, comme Arie-Lapac ou encore Aubert-Bilier. Parfait, certains de vos élèves vous êtes très appréciés, vous savez vous faire respecter sans avoir à hausser ton.

Barbara, que vous vous souvenez peut-être, vous avez encore une ressource humaine, vous décrit comme très impliquée, et j'aime votre enseignement, pardon. Mais l'enseignement n'est qu'une partie de votre vie, car c'est avant tout la politique qui vous anime. En effet, la politique se fera vous comme un moyen de vous engager et d'exprimer votre agrégation face à un monde miné par les inégalités. C'est donc qu'à seulement 18 ans, à un âge où la grande majorité d'entre vous ne savent même pas faire la différence entre la gauche et la droite, s'engagent dans le parti de la même ouvrière. 33 ans que vous êtes au parti. 33 ans de loyaux et fidèles services.

Une fidélité d'une grande maratée, surtout en école de commerce, ou en début de mois de demain. Vous participez activement aux élections de 2007, puisque vous êtes à la porte-parole d'Arlette Laguillet, première femme française à se présenter aux élections présidentielles. Et c'est en 2008 que les choses sérieuses commencent pour vous, avec les élections européennes, qui seront votre bâté de l'ue. Ensuite, vous êtes candidat aux élections de 2012 puis de 2017. Tout le monde est fidèle à votre parti et à votre conviction. C'est d'ailleurs en train que nous devions souligner ce soir votre persévérance. En effet, on a gagné les scores relativement faibles.

0,5% 2012, 0,6% 2017, peut-être 0,7% l'année prochaine. Vous ne vous défilez pas et gardez la tête haute, c'est vraiment admirable. Au cours de ces élections, votre objectif est moins celui d'arriver en tête que de réussir à faire entendre la loi du camp des travailleurs. C'est d'ailleurs de cela, entre autres, que nous parlerons lors de cette conférence. Récemment, au micro de France Inter, vous avez déclaré vouloir renverser le système capitaliste plutôt que d'en prendre des commandes. Savions ici la forte des convictions qui vous animent et qui vous poussent aujourd'hui à franchir les portes de lutte des fabriques du dit capitalisme. Alors, la défaut est de renverser le capitalisme.

Arrivez-vous ce soir au ACG ? C'est ce que nous verrons dans quelques minutes. Sur ce, toute l'équipe de Génement Débat vous souhaite à toutes et toutes une très bonne conférence. Et je vais maintenant laisser la parole à Rydron, Maxence et à vous, Nathalie Atho.

4:11
Nathalie Arthaud

Bonsoir à tous. Je suis très heureuse, effectivement, d'être là. Je suis très heureuse d'être là. Oui, je vais essayer de renverser. En tout cas, peut-être de changer. J'espère l'avenir de certains d'entre vous ce soir. Voilà mon ambition. Vous voyez, elle est grande. Alors, je n'ai pas préparé, bon, je n'avais pas en tête qu'il fallait que je passe un propos libre de 15 minutes, mais bon, j'ai quand même, je vais aller direct au but. C'est-à-dire que, bon, on classe habituellement lutte ouvrière à gauche. Et ma candidature dans cette élection présidentielle de 2022 est classée souvent par les commentateurs, les interviewers, les journalistes à gauche.

Eh bien, non, moi, je ne veux pas être classée à gauche. En fait, je concours dans une catégorie très spéciale, dans la catégorie communiste révolutionnaire. C'est d'abord ça, ma candidature. Communiste révolutionnaire, parce que je pense, et c'est le cas de lutte ouvrière de notre organisation politique, que le capitalisme marche sur la tête. Il marche sur la tête parce que, plus les entreprises sont prospères, plus elles sont rentables, eh bien, plus elles imposent des conditions de travail difficiles, plus elles écrasent les salaires, plus cette société est riche, plus elle a du mal à éduquer sa jeunesse, à soigner les gens.

Quand on voit que certains très riches peuvent dépenser des centaines de milliers d'euros pour aller se balader dans l'espace, il y a des femmes et des hommes qui travaillent, ou qui ont travaillé dur, qui sont à la retraite, qui peinent à se chauffer, à se nourrir aussi, à se loger. Alors, oui, moi, j'ai le sentiment que cette société, elle marche sur la tête. Et que ce capitalisme, eh bien, s'emmène dans une impasse. Dans une impasse. Alors, bien sûr, il ressemble des possibilités fantastiques. Je veux partir, là, par exemple, de ce téléphone qu'il y a sur la table. Vous voyez, les smartphones. Pour moi, c'est vraiment le symbole du capitalisme. Parce que ce sont des bijoux de technologie.

C'est une même des petits bijoux de technologie. Moi, j'aime beaucoup. J'aime beaucoup aussi la technologie. Et en même temps, je pense que vous n'êtes pas censé savoir qu'un grand nombre de femmes et d'hommes qui sont à la base de la fabrication de ce genre de petits bijoux technologiques n'arrivent même pas à vivre de leur travail. Je pense que vous savez dans quelles conditions est extrait le coltan, le cobalt, par exemple, en République du Congo. Je pense que vous savez que ces hommes, ces enfants, parfois, défendent, descendent dans des espèces de boyaux en terre qui menacent à tout moment de s'effondrer sur eux et les enterrer vivants.

Je pense que vous savez aussi les pannes industrielles que sont ces fameuses usines d'assemblage de ces téléphones. et on peut, en fait, avoir le même type de réflexion sur un très, très grand nombre de biens, de productions qui nous entourent. C'est qu'à la fois, la société, effectivement, elle est capable de produire et d'avancer, de générer du progrès et, en même temps, d'imposer le plus grand délimement, y compris à la classe productive, c'est-à-dire à ceux qui sont à la base de cette société. Alors, moi, je pense qu'une telle société, eh bien, elle est condamnée. Elle est condamnée à l'impasse, tout simplement.

On y reviendra peut-être, mais je pense aussi que, là, par exemple, Mont-Franfaronne, parce que, vous avez vu que la course de Paris, après Wall Street, la course de Paris, du CAC 40, a donc atteint son record historique. Et, en même temps, vous savez que les financiers balisent. Ils ont une trouille. Ils ont une trouille folle. Parce que, pour eux, tout ça, ça va finir par péter à la figure. Toutes ces milliers de milliards qui sont accumulés à un entoule et qui forment ces bulles, ces bulles spéculatives, à un moment donné, elles vont finir par éclater, par amener peut-être tout le système financier et bancaire avec lui. Donc, voilà.

Je ne veux pas faire trop long là-dessus, mais, quelle que soit la direction où on regarde, et on pourrait aussi en dire autant sur l'histoire de la vaccination, à la fois ces vaccins hyper performants et, en même temps, le fait qu'en fait, ils ne sont pas accessibles pour ceux qui veulent se faire vacciner dans les pays les plus pauvres. Donc, on pourrait avoir ce même type de raisonnement sur un tas de choses. Et moi, j'en tire une seule conclusion. C'est que, où que l'on regarde, eh bien, il n'y a que les profits qui comptent dans cette société capitaliste. Il n'y a que la propriété privée capitaliste de quelques-uns. Et ça, ça nous condamne. Ça condamne la société.

Alors, moi, mon combat, c'est de dire que cette société, il faut la remettre sur ses pieds. C'est-à-dire qu'à la fois, ces immenses possibilités scientifiques et techniques, qui est absolument incapable de mettre au service de l'ensemble de la population et des travailleurs, à commencer par les travailleurs, eh bien, cette société capitaliste, elle doit être renversée, elle doit être changée. Et ces immenses moyens de production, il ne faut pas les détruire. Il faut véritablement les prendre en main. Il faut les contrôler collectivement. En réalité, ils ont été érigés par le travail de générations et de générations de femmes et d'hommes qui ont trimé dur et à l'échelle de la planète.

Et à l'échelle de la planète. Il faut que ces grands moyens de production, nous nous en saisissions collectivement, qu'on les organise de façon rationnelle, de façon démontationale. On réalise depuis le début de ces cas femmes, eh bien, elles ne devraient pas servir à enrichir une politique capitaliste. Mais ils pourraient nous aider. Il y a besoin de la population à l'échelle de la planète. Ils pourraient nous aider à organiser ces moyens de production. de façon rationnelle. De façon à ce qu'on économise les ressources naturelles. Comment on économise aussi... Ça fait partie des préoccupations. J'espère qu'ils nous a mis aujourd'hui.

Je pense que ce serait des outils fabuleux pour réorganiser toute la société. À condition... C'est des milliardaires qui sont à la tête, qui prennent les décisions tout seuls en fonction de leurs intérêts et qu'on les transforme en propriété collective. Alors voilà, c'est ça. C'est ça l'idéal communiste. C'est ça mon idéal à moi. C'est cette idée qu'on peut pouvoir produire collectivement et que c'est la seule... Alors vous allez me dire qu'il y a un rapport avec les travailleurs. Il faut peut-être que d'ailleurs...

12:55
Invité

Allez-y, il y a votre problème.

12:57
Nathalie Arthaud

Quel rapport avec les travailleurs ? Eh bien nous, nous pensons que c'est le camp des travailleurs que sont les exploités, que ce sont ceux qui font tourner la société, ceux qui la font fonctionner, qui la portent sur leurs épaules, qui sont les plus à même de la changer, de la transformer. Ce sont ceux d'abord qui la subissent, ce sont ceux qui en sont les victimes, ce sont ceux qui sont les plus exploités, ce sont ceux qui ont donc intérêt à combattre. À combattre. Ceux qui prospèrent aujourd'hui sur leur dos. Et ce sont aussi ceux qui, passons des citadelles capitalistes, ils y ont un intérêt profond et mieux.

Parce qu'il ne s'agit pas seulement de détruire une société, il faut être aussi capable de proposer une autre, susceptible de la remplacer. Et bien moi, je pense effectivement que les travailleurs sont susceptibles. Parce que ils font tout tourner dans cette société, ils sont susceptibles d'en construire une autre. Justement, basé sur l'intérêt collectif. Vous savez, quand on est salarié, quand on est travailleur, quand on est employé, on a cette conscience qu'on ne peut rien faire tout seul en fait. On fait tous partie d'une grande chaîne.

Une grande chaîne et c'est le travail que, voilà, il y a besoin de tout le monde, il y a besoin d'ouvriers, il y a besoin de salariés, d'employés, il y a besoin d'enseignants, il y a besoin de soignants, il y a besoin de conducteurs de puces, il y a besoin de managers aussi. Il y a besoin d'organisateurs, on y reviendra peut-être tout à l'heure, mais il y a besoin de comptables aussi. Oui, il y a besoin de toute cette chaîne-là. Oui, mais il faut qu'on travaille ensemble, qu'on travaille ensemble, justement, et qu'on décide ensemble de ce qu'on fait, de tous ces fabieux moyens de production qui sont là à notre disposition.

Et moi, voilà, il y a bien tout, on cherche à créer et à construire un parti, un, implanté dans la classe ouvrière pour dire aux travailleurs que leur combat contre la rapacité capitaliste, eh bien, c'est ce combat-là qui va être porteur d'une autre société. Et nous, ce qu'on espère, c'est qu'il y aura une révolte de tous ceux qui aujourd'hui baissent la tête, subissent, mais lorsque, enfin, ils se révolteront, eh bien, pour leur combat, ils réaliseront que finalement, il faut qu'ils aillent eux-mêmes contre les règnes de cette société, qu'ils aillent eux-mêmes entre leurs mains.

Quand on est salarié, on s'en a mis de compte, je pense qu'un certain nombre d'entre vous pour payer vos études, vous avez fait l'expérience de ce que ça voulait dire, l'exploitation, déjà, vous savez qu'il faut se battre absolument pour tout, pour bien se faire payer, pour qu'il n'y ait pas l'heure de travail oubliée, pour que mon droit soit respecté, vous savez ça. ça, ça, c'est quelque chose, il n'y a pas besoin de l'apprendre aux travailleurs. Donc, ce combat-là, il le traîne.

Eh bien, nous, nous pensons qu'il faut créer, qu'il faut qu'il y ait un parti pour la classe militaire, de lutte pour leurs intérêts essentiels, mais que ce combat-là, pourquoi nous nous revendiquons du camp des travailleurs, c'est pas seulement par corporatisme, c'est pas seulement ce que nous voulons faire les avocats ou les défenseurs d'une catégorie dans la population, c'est parce que nous pensons que quand les travailleurs, les exploités des eaux privées sont une véritable force rémunitionnaire pour, en capitaliste, créer une grosse exploitation de l'homme par l'homme, sans place sociale, sans ce vol à l'accumulation.

16:51
Invité

On va revenir sur tout ce que vous avez dit, notamment les salaires, les conditions de travail qui sont difficiles. J'aimerais qu'on revienne un petit peu sur le dernier point que vous avez abordé, vous avez parlé de renverser le capitalisme. Concrètement, comment est-ce que vous voulez mettre ça en dehors ? Ça passera par un vote, ça passera par une révolution, ça passera par une prise de conscience. Concrètement, comment on renverse ce capitalisme ?

17:26
Nathalie Arthaud

Alors, dans l'élection du 10 avril, puisque la présidentielle est le 10 avril, nous ne sommes absolument pas appelés à voter de l'entreprise du même nom. Nous ne sommes pas appelés à voter pour remettre Peugeot ou Bolloré ou à la tête des multinationales du même nom. Nous ne sommes pas appelés effectivement à choisir ceux qui vont être dans les conseils d'administration de ces grandes multinationales et qui ont un pouvoir, un pouvoir sur nos vies, un pouvoir sur l'avenir de la société et je dirais en fait sur l'avenir de l'humanité. Nous ne sommes absolument pas appelés à voter pour cela. Non, nous sommes appelés à voter pour des marionnettes.

Et oui, ceux qui vont nous amuser sur le théâtre politique, dans la vie politicienne, mais qui n'ont pas l'essentiel du pouvoir. Qui n'ont pas l'essentiel du pouvoir. On y reviendra, mais c'est quoi le pouvoir de Macron ? Ah, Macron, il a eu du pouvoir pour ça. Ok, il a eu le pouvoir. Il a eu des allocations chômage, il a le pouvoir d'augmenter des taxes de ramassage, des ordures ménagères. Ok, il a tous pouvoir sur nous, mais il n'a pas le pouvoir sur les big pharma. Pour qu'il aie des brevets sur les vaccins, par exemple, il n'a pas le pouvoir sur les entreprises pour qu'elles arrivent de supprimer des emplois, de fabriquer des chômeurs à la peine, de fabriquer la précarité.

Il n'a pas le pouvoir pour leur demander d'augmenter les salaires, quand bien même ils considèrent que les salaires sont trop bas. Vous voyez, il n'a pas ce pouvoir-là. Moi, je n'appelle ça des lacunes, je n'appelle ça des serpillères sur lesquelles les capitalistes d'abord, vous comprendrez que je ne postule pas à ce rôle-là et c'est la raison pour laquelle je ne vise pas effectivement la présidence de la République et je n'aspire pas à gérer cette société capitaliste. Voilà, je pense qu'il faut la renverser, vous l'aurez compris.

Conclure sur la réponse, ce n'est donc pas dans ces élections qu'il sera possible effectivement de renverser la classe capitaliste, d'exproprier les capitalistes des multinationales et de prendre collectivement le pouvoir. Ce n'est pas au travers de ces élections. Moi, je pense que ce sera effectivement au travers d'une révolte sociale qui pourrait déboucher sur une révolution. Voilà, moi, j'aspire à une révolution, c'est-à-dire est-ce que la classe aujourd'hui qui n'a pas le pouvoir, qui pourtant fait tout dans la société mais qui est au privé, eh bien, s'érige en classe dominante et ça, ça ne peut exister qu'au travers de révolutions.

Il y en a déjà mille, vous avez tous entendu parler de la révolution française, bien sûr, mais il y a eu aussi des révolutions ouvrières, plusieurs, la Commune de Paris, la révolution russe en 1917, on y reviendra peut-être, mais il y a déjà eu des révolutions ouvrières et moi, je ne sais pas qu'il n'y en aura d'autres.

20:58
Invité

En attendant de faire la révolution, on va passer à des mesures plus concrètes, notamment sur le salariat et sur la rendition des travailleurs, vous n'avez pas vocation à gouverner et vous ne vous proposez aussi pas les mêmes solutions que par rapport à d'autres candidats. Sur la question de l'USPIC, par exemple, vous souhaitez le fixer à minimum à 1 800 euros et vous affirmez aussi qu'au niveau des entreprises, notamment des plus grandes, il faudrait interdire les licenciements.

Alors concrètement, comment aujourd'hui on s'y prend pour fixer le salaire minimum à 1 800 euros et comment on s'y prend aussi, dans un monde globalisé et tout à fait ultra-concurrentiel, pour interdire aux entreprises françaises, donc les plus grandes, de pouvoir licencier lorsque nécessaire ?

21:49
Nathalie Arthaud

Eh bien, comment on s'y prend pour verser ces super profits aux actionnaires ? Comment on s'y prend pour faire que ces grandes fortunes, là, maintenant, elles dépassent les 100 milliards d'euros ? 100 milliards d'euros. Comment est-ce qu'on s'y prend ? Dites-moi, parce que là, c'est quand même dingue, pour payer un salaire de 2 000 euros, parce que moi, je pense en effet qu'avec moins de 2 000 euros, eh bien, ce n'est pas un salaire décent.

Donc, on se pose la question de comment on fait pour verser un salaire de 2 000 euros, mais jamais, jamais, on se pose la question de comment on fait pour que les actionnaires de Peugeot ramassent, là, 4 milliards de profits, à l'époque, 2 milliards de dividendes. Jamais on se pose ces questions. Eh bien, moi, je pense, et on a tous l'or de la tenir, sauf que ces richesses, du fait qu'ils ont les capitaux, qu'ils ont apporté les fonds propres à l'entreprise, voilà, les capitaux, eh bien, moi, je ne suis pas d'accord avec ça. Et je pense que dans cette société richissime, on voit les profits, et bien sûr, il y a de quoi payer des salaires à 2 000 euros.

Je disais, en revanche, je vous garantis, 1936 et plus proche, 1968, eh bien, on les atteindrait les 2 000 euros. C'était le SMIG à l'époque, c'était pas le SMIC, c'était le SMIG, salaire minimum, intergrantie, c'était le SMIG. Eh bien, ce SMIG, il a été augmenté d'un seul moment même que précédemment, tous les patrons nous expliquaient aux travailleurs qu'ils étaient complètement dingles avec leur revendication salariale, que ça risquait de faire mettre la clé sous le paillasson, enfin, voilà, qu'ils allaient être en faillite. Eh bien, là, ils ont trouvé l'argent. Ils ont trouvé l'argent, pourquoi ?

Parce qu'il y avait des millions de familles d'hommes dans la société qui passaient toujours après, après les profits, après les dividendes. Eh bien, ils ont trouvé l'argent. Donc, moi, je crois que c'est pas un problème du tout d'argent, c'est un problème de rapports de force. Les salaires ne sont pas et les droits des travailleurs recul parait du côté du camp de ceux qui se placent dans le camp des travailleurs. Et ce combat-là, nous, nous disons, il faut, de façon plus urgente, qu'il revienne d'actualité.

24:49
Invité

Alors, quand on dirait que l'action présidentielle n'est pas le café du commerce du coin et que si on propose que de taxer ou que ce soit les profits des actionnaires, etc., il faut préciser quoi ? À quel taux, comment ? Est-ce qu'on passe par l'impôt sur la société, la TVA, la cotisation sur les services d'entreprise, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises ? Pour vous, quel est le moyen d'action, finalement, pour trouver cet argent, puisqu'apparemment, il existe, pour pouvoir augmenter les salaires à 2 000 euros ?

25:22
Nathalie Arthaud

Nous sortons là de deux années pandémies. Les grandes fortunes ont augmenté de 30 %. Ce n'est pas moi, révolutionnaire, qui le dit. Je vous assure, ce n'est pas moi, révolutionnaire, qui le dit.

Ce sont les chiffres donnés par Ford, le fameux magazine Challenge, regardez encore, voilà, moi je ne fais que, parce que je ne le connais pas bien ce nom de bourgeois, ce n'est pas le mien, moi je ne fais que, voilà, lire, et bien sûr que cet argent-là, ils l'ont, bien sûr qu'ils l'ont, bien sûr qu'ils l'ont accaparé, bien sûr qu'il existe, et vous savez, ils ont enlevé une chose, c'est que, dans le fameux rebond à un boncier, il y a trois valeurs qui tirent l'envolée des courts bonciers, vous savez peut-être, c'est plus tôt, bizarrement, c'est les trois valeurs, CLVMH, L'Oréal, Hermès, voilà, vous voyez, bien sûr, énormément d'argent, dans cette société, il y a énormément d'argent, hein, donc, moi je ne suis pas d'accord, et, et, zéro chômeur, zéro chômeur, dans une société d'exploitation, c'est un peu le minimum, mais on a tous le droit, d'abord, donc, zéro chômeur, sous, là, donc, question de rapport de force, et puisque vous soulignez le problème de, est-ce qu'il y a d'argent, est-ce qu'il n'y a pas d'argent, dans notre programme, ça c'est un aspect que vous n'avez pas souligné, bien, il y a aussi une troisième mesure à laquelle on tient, et qui va de pair, justement, d'ailleurs ça vient dans la discussion, vous voyez, et bien, c'est le compte de profits qui sont réalisés, quelle est la marge qui est faite, hein, et là on verrait, s'il y a de l'argent, ou s'il n'y a pas, pourquoi interdissent-ils ça, pourquoi, il y a l'oberta, t'as pas le droit, hein, d'aller voir, mais quoi, je voulais voir son parole, je leur donne donc,

28:32
Invité

la plupart des bilans comptables qui se permettent de présister du cas de rentre, sont discolés de l'arrivée,

28:37
Nathalie Arthaud

et ils sont bien trafiqués, et ils sont bien trafiqués, c'est typique,

28:41
Invité

il y a d'aller en France,

28:44
Nathalie Arthaud

non, non, non,

28:45
Invité

non, non,

28:46
Nathalie Arthaud

ils ne sont pas disponibles en ligne, ce n'est pas, ils ne publient, ce qu'ils veulent bien montrer, hein, mais, et d'ailleurs, il y a eu des dividendes, qui a eu, euh, les dividendes versés, voilà, en 2020, parce que ça c'est leur chiffre, hein, mais, juste par exemple, qu'on ne sache pas quel est le coût de revient des vaccins, quel est le coût de revient de ces fameux tests-là, PCR, qu'on a fait par 17 millions, hein, eh bien, je vous garantis que dans cet argent, dans ce prix, hein, il y a aussi les dividendes qu'on est en train de, de moderniser, sont en train de se mettre dans la poche, des milliardaires, des tout nouveaux, des milliardaires tout chauds, tout ça, donc il faut, et il faut le contrôle, et ça, vous, on va vous dire, oui, il y a le secret professionnel, attention, on n'a pas le droit de tout dire, et regardez le nombre de lanceurs, de lanceurs foutus à la porte, qui veulent bien publier, véritablement, ce qui se passe, hein, parce que ça, on peut en discuter, à quoi sert l'argent de l'État,

30:53
Invité

avec toute la concurrence mondiale qu'il y a actuellement, finalement, toutes ces entreprises délocalisent leur production, même licenciées finalement,

31:00
Nathalie Arthaud

et ben voilà, vous voyez, alors quoi, les travailleurs sont faits pour être exploités par ce que nous avons à mener, et en effet, ce chantage-là, il nous le sert du matin jusqu'au soir, c'est encore plus riche, la finance a encore plus d'argent, ces gens-là, ils ne savent tellement pas où les placer, que les caprices de riches incroyables, mais vrais, voilà, enfin, il y a des inventions absolument incroyables, voilà, non, on ne peut pas accepter ça, moi, je, je, je, voilà, c'est, vous savez comment ça s'appelle ça ? Ça s'appelle la dictature. C'est personne qui... La dictature de la... Ça va être la... Voilà, l'explosion nucléaire. Non,

32:15
Invité

non. C'est sans arrêt dans la bourgeoisie si on prend des TPE, des PME, et qu'on voudrait les taxer. Pour une entreprise qui termine son bilan comptable de façon neutre ou de façon négative, qui est déjà un peu tirayée par les différentes charges qu'elle a, que ce soit au niveau salarial ou au niveau elle-même de ses coûts de production, qu'est-ce que vous proposez finalement pour ces entreprises-là ? Est-ce qu'on continue de taxer pour... Enfin, est-ce qu'on leur impose d'appliquer un salaire minimum à 1800 euros si elles sont déjà en difficulté pour les travailleurs qu'elles ont ? Comment ça se passe ? Est-ce que vous avez une idée pour ces entreprises-là ?

32:52
Nathalie Arthaud

Oui, les petites entreprises dans ce système capitaliste, elles auront toujours des grosses difficultés. Mais alors toujours, parce que ce système capitaliste est la loi de plus fort c'est la loi des plus forts. Les plus gros mangent les plus petits. Voilà. Donc, effectivement, les petites entreprises, elles se retrouvent toujours, toujours avec des problèmes par-dessus la tête. Ces problèmes, ils sont créés souvent parce que les donneurs d'ordre, ils serrent les contrats, ils cherchent le moins dix ans. Ils sont créés parce qu'il y a le banquier qui récupère dessus une partie du bénéfice. ils sont en difficulté parce qu'il y a le propriétaire qui sert aussi. Voilà. Donc, du fond,

33:46
Invité

pourquoi ?

33:47
Nathalie Arthaud

Ce serait forcément aux travailleurs, à celui qui n'a que son salaire pour vivre, de dire « je vais me sacrifier pour lui ». De certaines petites entreprises sont réelles. Mais les difficultés des travailleurs, des aides à domicile, des ouvriers, des infirmières, des employés, sont aussi, en prenant compte, et c'est des problèmes vitaux qui se posent à eux aujourd'hui. Voilà. Donc, je dis clairement qu'on n'a pas effectivement ce système capitaliste écrase les petits. Et j'ai envie de m'adresser, y compris aux petits artisans et commerçants qui sont eux-mêmes victimes de ce système, en disant « bah oui, mais vous en sortirez jamais dans le cadre de ce système ».

Le problème, ce n'est pas les travailleurs, ce n'est pas le salarié du système, c'est ces rapports de domination, c'est cette loi du confort, c'est tout cela qu'il faut changer. Donc moi, je pense qu'il ne faut absolument pas se laisser avoir par ce discours sur les petites entreprises qui servent, entre parenthèses, d'alibi à Peugeot pour ne pas augmenter les salaires. D'alibi à Renault, d'alibi à Carrefour, ils leur servent d'alibi pour augmenter les salaires. Voilà. Donc attention, des canards boiteux, il y en aura toujours dans ce système. On n'a sûrement pas, nous, travailleurs, à caler nos revendications sur les canards boiteux de ce système.

Il faut qu'on calme nos revendications par rapport aux possibilités de la société, aux richesses qu'elle a, parce que ces richesses-là, c'est nous qui les produisons. Donc, voilà. Et moi, ce que j'espère, c'est que dans une révolte, et d'ailleurs, vous savez, dans une révolte, dans les révoltes, il y a aussi des petits artisans et des petits commerçants. Parce qu'en fait, ils réalisent qu'ils ont les mêmes intérêts souvent que les travailleurs, en tout cas, ils ont la même vie. Et les mêmes difficultés, moi, je ne désespère pas, justement, aussi, faire, dans certains nombres d'entre eux, des révolutionnaires.

36:07
Invité

Je vous remercie, Mme Marteau. Si ça ne vous dérange pas, on va passer maintenant sur tout ce qui touche l'élection présidentielle, toutes les grandes questions sont citées qu'on a pu se poser. J'aimerais vous poser des questions concernant le pouvoir d'achat. On sait que les Français, en ce moment, sont de plus en plus inquiets concernant le pouvoir d'achat. Quelles mesures d'urgence vous pensez qu'ils vont prendre pour protéger ce pouvoir d'achat ? À part, bien évidemment, la hausse du SMIC et tout ce qu'ils pensent. Ah bah, à part... Vous pensez qu'il y a d'autres choses à faire au niveau du mode de consommation, peut-être ?

36:36
Nathalie Arthaud

Moi, je pense que si on parle du pouvoir d'achat, il faut parler des salaires. Les gilets jaunes, ils se sont battus pour améliorer le pouvoir d'achat, mais ils ne sont pas allés sur le terrain des salaires. Mais on vit quand même bien de son salaire. Le premier problème, c'est le salaire. Ces salaires, ils sont bloqués depuis des années. Pendant la pandémie, ils en ont profité pour sucrer des primes, pour faire disparaître un certain nombre de primes, un certain nombre d'à côté qu'il pouvait y avoir. Donc ces salaires, il faut les augmenter de façon considérable.

Et pour faire face à la flambée des prix et au retour de l'inflation, parce que je le dis devant vous, l'inflation, elle est de retour. La flambée des prix de l'énergie, ce n'est absolument pas une flambée éphémère. On est en train de basculer dans une nouvelle période avec un retour durable de l'inflation. Une augmentation générale de tous les prix. Pas seulement...

37:46
Invité

On ne vit pas bien qu'on se passe des mille euros par mois.

37:48
Nathalie Arthaud

Avec deux mille euros par mois, je pense que c'est un minimum. C'est un minimum. Vous savez quand même qu'il y a 38 millions de Français qui ne les touchent pas. Chiffre 2. Monsieur Castex. Lui-même. Monsieur Castex lui-même a reconnu quand il a justement concédé le chèque d'inflation, cet augmente-là. Il a contenu lui-même que moi, j'entends Castex, je l'écoute et j'en tire la seule fois. Deux mille euros par mois. Voilà. Et ce n'est pas l'augmente-là d'un chèque de 100 euros. Et d'ailleurs, cette augmente-là, elle a été très très mal prise par les travailleurs. Parce que vous savez, les travailleurs ne demandent pas l'assistanat.

Ils ne demandent pas un petit chèque par-ci, un petit chèque par-là de l'État. Non, non. Les travailleurs, ils doivent vivre de leur salle. Ce n'est pas possible dans le cadre de ces lois capitalistes et de la concurrence. Voilà. Donc, moi, je ne peux pas inventer les salaires et comme je le disais sur l'inflation qui est de retour, il faut une relation qui a toujours accompagné les luttes des travailleurs qui est celle de l'indexation des salaires sur les prix. C'est sur l'inflation. Sur l'inflation officielle. De l'INSEE, regardez comment il est composé. C'est un bon indice. C'est l'indice INSEE calculant l'inflation. Vous voyez ? Donc, il a un peu à revoir cet indice.

Mais bref, je ferme cette petite parenthèse. Le SMIC, il est indexé sur l'inflation officielle de façon automatique. Donc, si l'inflation monte de 2%, le SMIC officiel, le SMIC, pardon, on monte de 2%. Eh bien, moi, je suis pour que cette indexation automatique soit aussi sur les salaires. Sur tous les salaires. Voilà. Donc, je suis aussi pour ça. Et puis, puisque je vais faire vite, je suis aussi pour la suppression de la TVA. Moi, je suis pour la suppression de tous les taxes indirectes qui pèsent avant tout sur les plus pauvres et sur les travailleurs. je considère que les travailleurs, ils sont déjà taxés en nature.

Ça, ça doit s'arrêter là et qu'on taxe donc tous ceux qui vivent des profits, c'est-à-dire du travail des autres. Alors,

41:06
Invité

si je peux me permettre, l'appétit du capitalisme ferait que si on supprimait la TVA, eh bien, la plus hors-taxe deviendrait les prix qu'on connaît toute taxe comprise. Juste pour ajouter ça.

41:17
Nathalie Arthaud

à augmenter les prix. Mais si on contrôle les comptes, les décisions qui sont prises, eh bien, on verrait aussi la valse des étiquettes. On verrait comment c'est sur leur prix de vente. Nous, on est dépendants. Voilà. Et ça aussi, on les exploite. C'est d'être dépendants des autres. Vous voyez ? Alors, encore une fois, offrentation des salaires, indexation automatique des salaires sur l'inflation. Mais, ça sera un combat et dans ce combat, contrôle. Contrôle des agissements, on contrôle des livres de comptes.

42:17
Invité

Alors, je vous ai déclaré que les mesures d'urgence sont prises par le gouvernement pour faire face aux hausses continue du prix de l'énergie ces derniers mois et puis dans les mois qui vont venir, apparaissent des provocations finalement pour les travailleurs. Il y a une autre question sur laquelle les candidats à la présence des démarques. Donc, vous, c'est la question des retraites. À votre échelle, vous proposez de placer la retraite à 60 ans après seulement 37 années, 2,5, de cotisation effectuée par les travailleurs.

Que pensez-vous à votre échelle d'une proposition comme celle d'Eric Zemmour de placer la retraite à 67 ans à condition que les entreprises ne gardent leur seigneur pour reprendre ces termes et quelles pourront vous une retraite juste pour un travailleur qui aurait travaillé toute sa vie ?

43:05
Nathalie Arthaud

D'abord, ça ne m'étonne pas tellement de Zemmour vu ce qu'il connaît du travail. Donc, enfin, on y reviendra. Mais Zemmour, pour moi, c'est d'abord l'extrême droite du MEDEF, justement. L'extrême droite du MEDEF, vous voyez ? Voilà. Ça, c'est déjà une première chose. Peut-être qu'on en discutera tout à l'heure. Non, j'ai envie, là, de vous faire réfléchir aussi. Écoutez, la retraite à 60 ans et 37 à 8,5 de cotisation, ce n'est pas une idée huberlue. C'est ce qu'il y avait, ce qui existait. C'est ce qui existait il y a 25 ans. Il y a 30 ans. Donc, il n'y a même pas besoin de faire la résolution pour la voir. On l'a eue, déjà. les jeunes, les mêmes droits à la retraite qu'il y a 35 ans.

44:21
Invité

Je ne peux pas... Il y a le nombre d'actions sur le nombre de retraites.

44:30
Nathalie Arthaud

Ah bon ? Une escroquerie dans tout ça. Une sacrée escroquerie. Il n'est pas capable de produire le nombre. Parce que là, vous voyez le nombre, ça ne marche pas. L'idée, elle est là. Et elle fait effectivement de façon éhontée, paradigmeuse. C'est elle qui la confisque. C'est le progrès de la productivité. C'est juste, c'est juste une confiscation. Donc, non, non. On ne le fera pas. Et si j'ai envie de... Je ne sais pas, moi de... C'est quoi le communisme ? Le communisme, le capitalisme, nous impose de le faire. Toujours en arrière. En arrière, sur les conditions de travail. Ce n'est pas possible.

46:48
Invité

je ne peux pas de ne pas en parler, mais en restant sur le thème de Zemmour, le tour de la sphère politique. J'en ai parlé à l'éducation d'une, et si opposée d'ailleurs. C'est quoi, pour votre avis sur l'immigration et en 10 secondes sur cette question de prénom ? Je suis trop longue là. Non, bien évidemment. Un peu plus si vous voulez, mais très rapidement, sur l'histoire des prénoms, ça ne vous dérange pas ?

47:13
Nathalie Arthaud

Moi, je travaille à Auvergilliers, en Seine-Saint-Denis, et des prénoms, j'en découvre à chaque rentrée scolaire, et j'adore ça. J'adore ça. J'adore ça. Je découvre plein de prénoms. Voilà. Et moi, ça me plaît. Moi, ça me plaît. Moi, mes parents m'ont appelé Nathalie. Il y avait pas mal de Nathalie dans la classe, je peux vous le dire. J'ai toujours fait mes études avec... Voilà, c'était une chanson de Gilbert Bécaud. Donc, je ne sais pas si vous la connaissez, cette chanson. Voilà, mon lit, sur la place rouge, déjà, Nathalie. Donc, voilà. Non, non, moi, je...

Alors, pour aller vite, en 10 secondes, moi, je trouve ça absolument odieux, ce combat contre les idées racistes, les idées xénophobes de Zemmour. Je le mènerai jusqu'au bout. Et, par exemple, quand j'entends dire que les immigrés, et en particulier les musulmans, ne sont pas assimilables, je me demande franchement dans quel monde il y vit. Parce que, les troncs, les travailleuses, qui sont les travailleurs immigrés, que les travailleuses et les travailleurs immigrés à la société, que Zemmour lui-même. Et ce que je pense, c'est que l'internationalisation, le capitalisme, il a effectivement fait bouger des dizaines de millions de femmes et d'hommes.

de l'accumulation capitaliste, vous avez entendu parler de la traite des grières, qui a quand même vidé la crise d'une grande partie de ces forces vives pendant des décennies et des décennies. Et, plus proche de nous, les industries, industrielles, elles ont été construites sur la base de migration. D'accord ? Et, tous ici, si on regarde, on a sans doute des grands-parents ou des arrière-grands-parents d'origine italienne, portugienne, et bien sûr, du Maghreb, et bien sûr, du Maghreb et d'Afrique. Et puis, toute une partie de la population, et j'ai dit toute une...

Mais en fait, on pourrait dire, parce que, vous savez quand même que les paléontologues vous expliquent qu'on vient tous d'Afrique. On vient tous d'Afrique, donc en fait, c'est beau que le grand emplacement, c'est nous tous, en fait. Et depuis déjà, je les juger, c'est vraiment... Là aussi, c'est le passé. Là aussi, c'est... C'est un recul incroyable et on ne peut pas. On ne peut pas. C'est le monde là que j'en remise de vie. Et moi, c'est géant. Et c'est autant que la campagne présidentielle.

51:59
Invité

C'est vrai que vous avez cité un certain nombre de couches sociales où les immigrés, effectivement, peuvent...

52:04
Nathalie Arthaud

Très, très bien intégrés à la société d'exploitation. Très, très bien intégrés.

52:08
Invité

Des écoles comme l'ENA ou quoi plus, ce sont des élèves issus de ce qu'on appelle les catégories CSP+, donc cadres supérieurs. Alors que, au niveau de la population, ils constituent seulement un quart de l'ensemble des jeunes de leur âge. En classe préparatoire, notamment, ce sont seulement 7% d'enfants issus d'un milieu ouvrier qui sont élèves au sein de ces classes. L'Observatoire des inégalités, d'ailleurs, constate que ces données restent sables les dernières, 40 dernières, les 20 ans. Les dernières... Les 40 dernières années et que rien n'a changé les 10 dernières années.

Alors, à votre échelle, selon vous, croyez-vous encore au système méritocratique français et, si ce n'est pas le cas, que faut-il changer pour rééquilibrer la balance et proposer un système plus inclusif aux enfants ici de milieux moins favorisés et leur permettre un jour d'être au-dessus de ce que... de ce que... de leur reprend aux origines.

53:15
Nathalie Arthaud

Moi, mon objectif, c'est sûrement pas qu'il y ait une petite poignée de réélus qui soit tirée... je dirais... Non, moi, mon ambition, elle est bien au-delà. C'est que tout le monde puisse s'émanciper, que tout le monde puisse s'épanouir, que tout le monde puisse justement trouver une place et vivre sa vie. Enfin, voilà, c'est pas seulement un... Comment dire... Sortir du lot une poignée. Bon, ça, c'est une première chose. Mais, bon, la société méritocratique, enfin, la méritocratie française, c'est ça. Mais ça, ça n'a jamais existé. Et ça ne peut pas exister dans une société de classe sociale. Non, et ça ne peut pas exister dans une société qui est basée sur l'exploitation.

Ce n'est pas possible. Moi, je peux vous dire que j'ai pas du tout la même échelle et je vois pas le mérite de la même façon. Pour moi, ceux les plus méritants aujourd'hui, ce sont ceux qui s'occupent, qui sont occupés d'un grand-mère qui accompagnent les personnes en situation de dépendance qui sont là, qui rendent la vie humaine, tout simplement. Les soignants, tous ceux qui, justement, ont cette vie qui sont les véritons. Et comment ils sont reconnus dans cette société ? Des salaires, des conditions de travail leur permettant de vivre décemment.

aujourd'hui, c'est parmi ces femmes et ces hommes-là, il y en a qui sont en train, qui ne se chauffent pas ce soir-là, qui n'auront pas le bien de se chauffer. Ce mérite, tout ça, c'est la poudre aux yeux. Et il n'y aura pas de mérite possible dans une société qui est basée sur les classes et qui fabrique les inégalités. Parce que le capitalisme, il ne peut que fabriquer les inégalités. C'est ce qui est dans ces gènes. C'est comme la spéculation. C'est dans les gènes même du capitalisme. Donc, c'est ça qu'il faut changer. Il faut chercher à renverser cela et ne pas se cantonner à mettre des sparadraps qui, en fait, non sont pas.

55:43
Invité

Mais alors, pour revenir sur les écoles de commerce comme par exemple Grenoble École de Management, je vais vous laisser taquiner un petit peu le tutoriel. Vous en feriez quoi de ces écoles actuellement, dans la forme actuelle ? Si demain, le corps des travailleurs était réellement au pouvoir, qu'est-ce qui changerait dans ces écoles ?

56:00
Nathalie Arthaud

Moi, je pense que si les travailleurs étaient au pouvoir, ils confieraient pas mal de tâches aux futurs managers que vous êtes, aux futurs comptables, ils leur confieraient pas mal de tâches. Sans doute qu'au lieu de leur apprendre le trading, ils leur apprendraient, ils leur demanderaient mettre au point des instruments performants pour maximiser les économies d'énergie par exemple. Ils leur demanderaient instantanément de réfléchir à qu'est-ce qu'on... Alors, ça, c'est pas trop votre domaine, mais de réfléchir à qu'est-ce qu'on fait des déchets nucléaires. pour recenser les moyens de production qu'il y a et pour organiser tout ça. Pour organiser tout ça. Et moi, ça me démolit.

Enfin, ça me démolit. Ça me... Ça m'écoeure, ça me révolte de voir que toutes ces capacités, elles sont mises pas besoin pour faire au point ce qu'il faut remonter une action en bourse. Voilà. C'est... Quel gâchis ! Quel gâchis ! Quel gâchis ! Quel gaspire ! Les compétences, moi je suis quand même vu qu'on pourrait très vite les mettre au service de plein d'autres choses. De plein d'autres choses. Voilà. On a... Le problème se pose. Quel type de transport ? Parce que la planète, l'avenir de la planète pose le problème de l'organisation sociale. de notre ordre social. Hein ? De... Et... Voilà. Donc, il y aura besoin de toutes ces compétences, bien sûr. Voilà.

Alors, bon, en même temps, c'est aussi un choix que vous pouvez faire dès aujourd'hui. Et que... Et que... Et que votre... votre intelligence, vous la mettiez pas au service d'une poignée de parasites richissimes qui sont complètement irresponsables vis-à-vis de vous engager, de mettre le meilleur de vous au combat. Au combat pour changer cette société, au combat révolutionnaire, moi, j'espère. Oui, au combat révolutionnaire. À l'île-t'ouvrière, il y a des polytechniciens. À l'île-t'ouvrière, il y a des gens qui ont fait place prépa. J'en fais partie, par exemple. À l'île-t'ouvrière, il y a des... Oui, des... Des jeunes, y compris qui se destinaient à d'autres choses.

Et puis, qui se sont rendus compte que ça n'avait pas de sens. Pas de sens pour eux, pas de sens pour leur enfant, pas de sens pour l'avenir de la planète, de l'humanité. Moi, j'espère que toutes ces questions-là, vous les poserez. Vous les poserez. Ça aussi, c'est des choix individuels. Des choix individuels d'engagement. D'engagement. Les traders, je ne vous conseille pas. Ils deviennent fous. Ils deviennent fous. Et voilà. Bien sûr, il y en a qui deviennent très riches. Bien sûr. OK, d'accord. Mais bon, c'est quelque chose que je ne peux pas concevoir, ça. Et ça n'a jamais fait partie de mes rênes. Être très riche, au milieu d'un monde complètement déglingué et sans l'avenir.

Ce n'est pas possible. Pour moi, ça ne peut pas être là, l'épanouissement. Donc voilà, je pose ça de mon... Je mets ça sur la table.

59:49
Invité

J'espère que ça va réfléchir un certain nombre d'entre vous dans le public pour reprendre quelque chose que vous avez cité. Effectivement, l'un des défis de la génération, c'est le changement climatique. La semaine dernière, la coopérative, ça a eu lieu. Et vous n'avez pas manqué de réagir sur France Inter sur Twitter. Selon vos termes, il faudrait exproprier les grands groupes capitalistes pour les gérer collectivement et planifier l'économie à l'échelle planétaire. Alors, dans les faits, comment exproprier-t-on et de façon plus réaliste, quelles autres mesures peuvent être dans la lutte contre le changement climatique ?

1:00:27
Nathalie Arthaud

Les exproprier, ça ne sera pas compliqué.

1:00:33
Invité

Comment ?

1:00:34
Nathalie Arthaud

Non, ce que je veux dire par là, c'est qu'on fait des tas de choses très compliquées. On arrive à résoudre des problèmes techniques, technologiques incroyables. Enfin, on fait des choses très compliquées. Mais là, les exproprier, c'est-à-dire leur interdire l'accès à leur salle de réunion et puis contrôler leur compte. Ça, ça ne sera pas très compliqué. Ça, c'est une question de conscience politique, c'est une question de est-ce que, collectivement, lorsqu'on se révoltera, on aura cette conscience qu'il faut faire ça.

Et moi, ça sera très facile, on pourra même leur proposer s'ils ont envie d'aller sur des îles paradisiaques, avec leurs copains, avec les bouteilles de champagne qu'ils veulent, les sacs Vuitton qu'ils veulent, avec les chiottes en dehors qu'ils veulent, on leur donne tout, on leur donne tout. Moi, je suis prête, mais on leur enlève le pouvoir. On leur enlève le pouvoir qu'ils ont sur ces musées nationales, le pouvoir de diriger, le pouvoir d'orienter l'économie que dans leur sens à eux. Et ça, voilà, donc, et effectivement, moi, je pense que, vous voyez, on a parlé des GAFA tout à l'heure, mais vous savez, la Californie, c'est donc le berceau de naissance des GAFA.

La Californie, tous les étés, il y a des feux, des feux géants, des incendies monstres. Vous voyez que ces incendies ont la déficience des fils électriques, du réseau électrique qui n'est pas entretenu. C'est des boîtes privées qui n'ont rien à faire d'entretenir les fils électriques. Et souvent, il y a des incendies qui sont déclenchés comme ça et que par ailleurs, ils ont un très très gros problème de service de pompiers. Vous voyez ? Ce sont des GAFA où on a des super outils qui sont capables de ça, etc. Il y a ces immenses, enfin, ces outils incroyables, eh bien, ils ne sont pas capables d'avoir des pompiers et d'avoir un système électrique correct.

oui, moi, je pense, ils sont conscients que l'heure de la mobilisation climatique a sonné, doivent exproprier la bourgeoisie, exproprier cette masse capitaliste des multinationales, les prendre en main, organiser les choses, en finir aussi. Avec ce marché, il y a de la surproduction, parfois, il y a de la sous-production, enfin, on n'organise rien. Tout ça, c'est le hasard des initiatives. En plus, on fait bosser les gens en double parce qu'on leur fait faire « ils sont concurrents ». Tout ça, c'est un cachis sans nom.

De façon rationnelle, il faut la planifier, il faut donc qu'on ait en main les grands outils de production, il faut planifier l'essentiel et d'abord, il faut chercher à répondre aux besoins, aux besoins vitaux. Parce que même le système capitaliste ne vit pas les besoins vitaux, ça l'intéresse, pourquoi les payer ? Donc, voilà, c'est ce que j'appelle, j'appelle ça, produire consciemment. Le contrôle de cet appareil qui a tant de potentialités et si, ensemble, on ne cherche pas à le diriger consciemment. Je ne vois pas. Ce ne sera pas en faisant votre compost, ce ne sera pas en coupant l'eau que vous allez réussir à sauver la planète. C'est une question d'organisation collective.

1:04:43
Invité

On constate que une grande partie de votre programme peut se rapprocher un petit peu de la gauche actuelle, même de la gauche qu'il y avait en 2017. Moi, aujourd'hui, ce que je n'arrive pas à comprendre et ce que beaucoup de gens ne comprennent pas, c'est pourquoi aux prochaines présidentielles on voteraient pour vous et pas pour Jean-Luc Mélenchon par hasard, qui lui aussi dit défendre la voie des travailleurs et qui a aussi des mesures qui, globalement, se rattachent au vôtre.

1:05:06
Nathalie Arthaud

Il peut y avoir des mesures sur le fonds. Encore que lui, le fonds d'achat des salaires, lui, il va quand même plus mollo, parce que justement, lui, c'est 1 400. Oui, moi, je suis quand même au-dessus. Non, mais c'est pas ça. C'est pas ça la question. C'est pas seulement ça la question. C'est que, justement, Jean-Luc Mélenchon, il prétend pouvoir la gérer, cette société. Il prétend pouvoir la gérer un peu plus favorable aux travailleurs, aux exploités. Et ça, c'est pas possible. Ça, c'est pas possible. Parce que, justement, il y a cette pression, cette pression à la compétitivité. Il va raconter l'histoire.

Tous les gouvernements de gauche, Émilie et Mélenchon, a été un des ministres de Mitterrand. Vous le savez peut-être pas, mais je vous le dis. Lui, son modèle, c'est ça. La gauche, parfois, on l'a déjà vu. Et ce qu'on a vu, c'est que, justement, elle était absolument incapable de faire progresser le sort des travailleurs. Incapable, parce qu'elle était pied et poing liée, en fait, au patronat, et parce qu'elle se couchait, parce qu'elle se mettait à jour régulièrement. Ils ont accepté tout. La gauche au pouvoir, on l'a déjà vu. Ils ont accepté les fermetures d'usines. Ils ont accepté qu'effectivement, ils polluent en vêtue. Voilà. Ils ont tout accepté. Tout accepté de la part du patronat.

Donc, non. dans le cadre de cette propriété privée des moyens de production, ce que j'appelle, moi, la chasse gardée, capitaliste. Mais lui, il n'imagine pas une autre façon de fonctionner que ça avec le marché, avec la concurrence et le profit. Et c'est dans ce cadre-là. Moi, je pense que ce cadre-là, il faut qu'on le fasse sauter. Il nous condamne. Et il condamne la jeunesse. Et il condamne la planète.

1:07:18
Invité

C'est qu'ici deux minutes, tu vas pouvoir poser des questions directement à Madame Arthaud. Donc, n'hésitez pas à lever la main pour qu'on puisse vous voir face désigné immédiatement. Je vais beaucoup parler d'économie, Madame Arthaud. Je suis toujours préditue de la France dans le sens électoral. Donc, on sait que, par exemple, Mélenchon parle d'un système républicain, etc. Vous, vous envisagez à quel type de forme de gouvernement pour la France sortant, prenant en compte, par exemple, que vos seuls éleaux, c'étaient des éleaux où il y a eu des élections proportionnelles. Par exemple, vous avez eu, au par exemple, des éleaux d'État buté européen.

Donc, est-ce que vous avez envisagé faire un parlement d'assemblée générale proportionnelle ? Comme ça, vous pouvez toucher le seuil de 3 ou 4% au 5%. Vous aurez des éleaux, j'espère bien. Donc, est-ce que vous envisagez ce type de forme ? Merci. Je pense qu'on va enchaîner les questions et qu'on va au fur et à mesure. Je pense que le mieux, c'est de prendre les questions et de nous faire une réponse ou globale ou plus séparée. Moi, je souhaiterais revenir sur le thème de l'immigration. Il faut juste coller un peu plus l'intro pour assurer le thème d'entro. Je souhaiterais revenir sur le thème de l'immigration.

On a, il me semble, dans les classes populaires, une grande partie qui s'oriente vers, soit dans un vote le thème de Zemmour parce qu'il y a l'impression que les étrangés connaîtraient leur travail et vous, vous vous êtes dit être favorable à l'immigration et les thèmes nécessaires. Est-ce que vous pensez qu'on peut à la fois défendre les travailleurs et défendre l'immigration ? Une troisième et on pourra... On essaiera de faire une réponse générale juste après parce que sinon, ça va être un peu compliqué. Alors, on a une question pour ceux du financement de notre campagne. On sait que vous faites moins de 5%.

peut-être pour 0,5 quelque chose comme ça et du coup, la campagne n'est pas remboursée. Comment arrivez-vous à financer votre campagne ? Et du coup, il faudrait savoir d'où viennent ces financements et qu'est-ce que vous pensez aussi d'un vote démocratique de Macron pour accompagner les gens qui souhaiteraient la campagne ? Je pense qu'on va répondre à ces questions déjà histoire que ça reste déjà accessible pour Madame Barco également. Je vous laisse répondre à la première question.

1:10:49
Nathalie Arthaud

je vais essayer d'aller vite. Alors d'abord, effectivement, moi je ne trouverais plus juste qu'il y ait un système à la proportionnelle. Et le fait qu'il n'y ait pas de système à la proportionnelle, vous voyez, c'est une façon quand même de restreindre l'expression démocratique, très clairement. Très clairement. Entre parenthèses, puisqu'on discute aussi des étrangers, moi je pense, moi je suis pour le droit de vote des étrangers. moi je pense que ceux qui travaillent, qui payent les impôts, ils devraient avoir le droit à dire. Donc je rajoute aussi ça comme mesure plus démocratique. Maintenant, qu'est-ce que j'imagine comme...

Non, alors, moi, ce que je pense, c'est que la situation, elle peut se débloquer, la société, elle peut changer véritablement avec une mobilisation, avec en fait toute une période d'ébullition, de mobilisation des femmes et des hommes par en bas. Et je pense qu'au travers de ce qu'on peut considérer toute une période révolutionnaire, et bien là, vont être inventées, vont surgir des nouvelles formes démocratiques qui seront construites par en bas.

Et un nouveau type, effectivement, d'appareil d'État, nous, on a quand même, on a regardé, on a regardé ce qui s'est passé pendant la Commune de Paris, par exemple, puisqu'ils ont réorganisé tout le système, tout l'appareil d'État, le système démocratique, et bien nous, on imagine, et y compris en Russie, avec des soviets qui étaient organisés dans les quartiers, dans les usines, qui se sont rassemblés, qui se sont fédérés, etc. Donc moi, j'imagine ça. J'imagine ça. Et bien, ce pouvoir construit par en haut, coupé de la population, mais bien, les instruments de pouvoir, y compris directs.

Donc moi, j'imagine un système où il y aura beaucoup choisi, resté en compte sous le contrôle de ceux qui les ont choisis et qui les ont élus, que ceux-là qui s'est passés sur la Commune de Paris, qu'ils puissent être révocables à tout moment, que ça ne leur accorde pas de privilèges particuliers. Moi, je suis absolument effarée de voir ces immunités, là, vous avez vu, les immunités présidentielles, du fait que Nicolas Sarkozy, il n'y a même pas de compte à rendre sur les sondages de l'Elysée. Mais moi, je trouve ça choquant. Il est président de la République. C'est quoi cette histoire ?

Moi, je crois que non, il faut que ceux qui ont des fonctions de responsables soient soumis au contrôle et puis soient rémunérés au salaire moyen. Le privilège particulier, ça doit juste être une tâche, une tâche sociale que l'ont de la société, mais exactement comme tous, des millions et des millions et des millions de femmes et des hommes remplissent leur tâche quotidienne pour faire tourner la société, pour faire que les supermarchés soient achalandés, pour faire que les trains et les bus roulent, etc. Exactement pareil.

Voilà ma vision, moi, d'un système démocratique qui serait vraiment et qui serait créé par Omba et qui nécessiterait l'intervention, l'implication des femmes et des hommes. Aujourd'hui, vous savez, il faut que je sois court, mais il y a aussi une chose qu'on nous met dans le crâne. On nous met dans la tête que finalement, c'est qu'il peut prendre le pouvoir, il faut avoir fait des grandes études, il faut avoir une grande culture, il faut connaître plein de choses, etc. Et puis finalement, quand on n'a pas tout ça, on est juste bon à obéir et à être commandé. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. Je ne suis absolument pas d'accord avec ça.

Je pense que, encore une fois, le pouvoir doit venir d'en bas. Et que ceux qui la font tourner à la société et dans les entreprises, par exemple, c'est un mille premier, comment travailler et ce qui est bon pour faire le travail et le faire bien, ceux qui sont moins abéchenés par mille fois mieux et qui sont capables effectivement de donner leur avis, leur point de vue sur leurs besoins, sur comment on peut organiser la société. Et ça, c'est une partie des barrières qu'on nous met en tête. On dit, la politique, c'est réservé. Et c'est sûr, je peux vous dire que quand les gens commencent à se battre, toutes ces barrières-là, elles tombent et les consciences, elles changent très vite.

Et moi, c'est toujours quelque chose qui m'a captivée dans les périodes révolutionnaires. C'est comment, dans les têtes, les choses, elles changent. Comment les gens que, bah oui, vous avez, voilà, la même, la même, la même que tous les autres et qu'ensemble, vous pouvez sauver des montagnes. Et ça, les travailleurs, dans les périodes révolutionnaires, ils le réalisent et je peux vous dire que ça les amène à faire des grandes choses. Je ferme la parenthèse. Voilà, ça c'était pour la première question. Il faut que j'allez vite. Oui, si possible. L'immigration.

1:15:53
Invité

On a deux autres questions et on pourra concure cette conférence.

1:15:57
Nathalie Arthaud

Je pense que, effectivement, il y a des, dans le cadre du travail, des femmes et des hommes qui ont des préjugés racistes, xénophobes, qui sont tellement désorientés que, oui, ils sont attirés par ces sirènes de l'extrême droite. mais je pense qu'ils se trompent, qu'ils se trompent, mais alors, de façon à, ils se tirent une balle dans le pied, en fait. Qu'ils partagent les mêmes problèmes et qu'ils sont, il faut qu'ils ne se battent ensemble. Donc, de toute façon, le monde du travail, il doit avoir cette conscience-là qu'il est par nature internationale, que c'est toute son histoire, et que sa croyance et ses douches de la même façon. Voilà.

Quand on est payé à coups de lance-pierres, et bien on galère tous de la même façon, qu'on a ses intérêts communs et qu'il faut qu'on se batte ensemble. Donc, au contraire, tout le mouvement ouvrier, il a toujours porté cette perspective-là. C'était un cas de Marx et ça reste bien sûr la nôtre. Pour nous, ça c'est fondamental. Et ce que je peux dire, c'est que, y compris ceux qui sont racistes, ou même s'il est étranger, le premier, parce que lui, il sait qu'il soit le plus nombreux. Donc moi, ces idées-là, ces bêtises-là, ça m'a mis de côté.

Donc moi, j'ai cet espoir-là, j'ai cette conviction que tout ça, c'est que même quand on fait moins de 5%, on est remboursé, il y a un plafond, c'est 800 000 euros. Et comme moi, je fais une campagne bon marché, d'ailleurs, les organisateurs pourront vous le dire, je ne leur ai rien demandé. Tout à fait. Mes gentils camarades, mes bergerons, et à l'association, parce qu'en fait, je devais manger, de toute façon, donc vous voyez, c'est... Donc je leur ai payé un peu de frais. Pendant la présidentielle, c'est l'État qui paye les bulletins de vote et tout ce qu'on appelle le matériel électoral officiel. Donc la campagne présidentielle n'est pas chère. En fait, elle ne coûte rien même.

D'accord ? On est présent aussi aux législatives derrière. On aime les combats. Nous, on se sert de toutes les tribunes, de tous les outils possibles pour faire entendre notre voix et pour dire à tous ceux, qui ont changé la société, ils peuvent. Ils peuvent se rassembler dans un vote. Et ça, on le fait aussi aux législatives. Et là, les législatives, ça coûte très cher. Ça coûte 2 millions. 2 millions. Comme d'ailleurs les élections régionales qui viennent de passer. Alors comment un parti ouvrier trouve-t-il 2 millions ? Eh bien, il trouve 2 millions grâce à ses cotisations, grâce à ses adhérents, grâce à son militantisme. Ils sont conscients qu'ils sont...

Si, de toute façon, dans cette société, il faut qu'ils se battent sur tout et qu'il faut qu'ils se donnent les moyens financiers, ça doit venir de la poche à eux, parce que nous, c'est pas Bolloré qui va nous aider. Ni Bolloré, ni Pinault, ni etc. Eh bien, voilà, ils comprennent ça. Et c'est ça, l'organisation révolutionnaire aussi, c'est des femmes qui sont conscients et qui sont des moyens militaires, y compris quand ça coûte cher. Et effectivement, ça coûte cher les élections et vous voyez, on est assez... Il y a peu de retour sur investissement, j'ai envie de dire. Enfin, peut-être que je peux terminer là, enfin, je ne sais pas. Mais sur les petits scores.

Nous, on pense, les révolutionnaires et les intérêts des travailleurs qu'on porte ne baissent peut-être pas beaucoup dans les urnes, mais comme ils comptent tous les travailleurs qui essayent de se battre et de changer leur sort. On compte, en fait, leur conscience. Ce sont des graines qu'on s'aime dans leur conscience et ces graines-là, on est convaincus qu'elles peuvent pousser et sacrément vite et encore plus quand on a des périodes révolutionnaires. Marx disait que la révolution, c'est un formidable accélérateur de l'histoire et c'est ce qu'on a toujours vu et je pense que c'est ce qui se passera encore demain. Et dans ces périodes-là, eh bien, ce n'est pas les émours ou les...

qui comprennent. C'est les idées, c'est le programme, c'est les perspectives que nous, révolutionnaires, nous portons. Alors, voilà pourquoi nous pensons que tout ça, oui, ça mérite. Ça mérite le combat et ça mérite l'argent, ça mérite l'énergie, ça mérite toutes les forces qu'on y met.

1:22:11
Invité

Bonjour, Mme Martin. Pour les questions, on va être un peu court au niveau du temps. Je suis désolé, je pense que ça ne va pas être possible d'en rajouter encore...

1:22:26
Présentateur

Eh, une dernière.

1:22:31
Invité

Ah, ouais. Une petite dernière pour la route. Bonsoir, Mme Martin. Bon, tant qu'en bas. Bonsoir, Mme Martin. Bonsoir, Mme Martin. Vous m'entendez ? Oui, je m'entendez. Merci d'être ici, présente ce soir. Alors, en fait, il y a été une petite nuance qui ne me saisit pas dans votre discours. Donc, vous avez répété plusieurs fois que vous vouliez la position des classes, que pouvoir de venir d'en bas. Donc, ça, c'est à priori l'idéal communiste. Donc, ça passera par l'évolution. Donc, une invention des rapports de force. Ça, je crois, si je ne me trompe pas, que c'est la dernière étape dans le processus communiste. C'est-à-dire que la dernière étape n'aura plus de classe.

Comment est-ce qu'on peut organiser une société sans classe, sans hiérarchie ? Parce que je pense que dans votre parti aussi politique, il y a une hiérarchie pour le faire fonctionner. Alors, comment est-ce qu'on peut faire fonctionner un pays à plus de 60 millions d'habitants sans une hiérarchie, sans créer un rapport de classe ?

1:23:37
Nathalie Arthaud

Merci pour la question. Non, attention, il ne faut pas confondre organisation et hiérarchie. On peut très bien être organisé, on peut très bien avoir des responsables et des organisateurs à différents échelons sans qu'il y ait de rapports hiérarchiques et de dépensement entre eux. Les classes sociales, les classes sociales aujourd'hui, c'est d'un côté ceux qui possèdent les moyens de production, ceux qui ne sont rien faire de leurs dix doigts, de l'autre. Cette classe capitaliste, elle a son caractéristique de posséder, de monopoliser les capitaux et donc d'avoir le pouvoir sur les moyens de production. Et c'est ça, cette classe capitaliste, c'est ça, ce grand patronat.

Et d'ailleurs, très souvent, ce ne sont même pas ces grands actionnaires et ces capitalistes qui organisent le travail au sein de leur groupe. Pour ça, ils organisent des emplois, ils salarient même, souvent c'est des salariés, des PDG, des organisateurs. Mais il y a cette classe sociale-là, riche de ses capitaux, qui ne peut rien faire de ses dix doigts et qui prospère et qui s'enrichit parce qu'elle fait, elle exploite le travail des autres.

Et de l'autre côté, l'autre classe sociale, c'est la classe à laquelle sans doute tu appartiens, c'est ces millions de femmes et d'hommes qui n'ont qu'un autre choix pour vivre et pour calmer leur vie que de travailler, qui ne peuvent vivre que de leur laveur. Et les moyens de production sont amenés à aller vendre leur force de travail manuelle ou intellectuelle à celui qui voudrait bien l'acheter. Voilà. Et c'est ce rapport de dépendance-là. tu supprimes la classe capitaliste, tu supprimes le rapport, tu supprimes donc les classes sociales. Et nous, nous pensons qu'il n'y a pas lieu qu'une classe sociale ait un rôle et qu'il concentre les décisions. Voilà.

Donc, nous, nous pensons qu'il faut absolument les empêcher de nuire, on les exproprier et nous serons tous effectivement des... et c'est là que... c'est dans ce sens-là qu'il n'y aura pas de classe sociale. Mais bien sûr qu'il y aura des organisateurs, des gens qui auront des fonctions qui seront choisis, qui seront élus, qui seront... etc. Mais c'est un peu comme... Vous prenez un chef d'orchestre. Un chef d'orchestre. L'archique sur... L'orchestre, il est important. Il a un rôle. C'est important qu'il soit là. Il faut qu'il donne le tapot, il faut le capoquer. Mais bon... Les morceaux qu'on joue au chef d'orchestre et ce qu'on joue comme morceau, ça on le dessine ensemble.

On le dessine ensemble. Et là, effectivement, il y a des fonctions différentes. Il y a des meilleures de classe sociale. On est à égalité et on construit et on fait tourner cette société à égalité.

1:27:19
Invité

Merci beaucoup, Mme Marteau. Un dernier message très très bref à faire passer aux étudiants. Ils voteront probablement pour la première fois l'année prochaine.

1:27:41
Nathalie Arthaud

Et bien d'abord, je voudrais dire que tous ceux qui sont frustrés de ne pas avoir etc., etc., qu'il y a des choses qu'on peut organiser aussi en visio pour ceux qui auraient envie de continuer la discussion, etc. Je ne reviendrai pas ici dans ce cadre-là, c'est certain. Mais en tout cas, je et mes camarades sont disponibles pour bien sûr continuer toutes ces discussions, prendre à toutes vos questions. Vous pouvez les envoyer par mail. Enfin bon, il y a des discussions qui peuvent bien sûr continuer. Voilà. Écoutez, moi je crois vraiment à partie l'essentiel et j'espère que cette société je pense que c'est une urgence.

1:28:33
Invité

Merci à vous pour votre point de vue et pour votre réponse qui sera très pertinente et je crois que chacun des éducateurs sera à leur échelle de le comprendre. Merci à vous qui êtes présents et puis on dit à une prochaine conférence sous très bleu en revue par Jean. de la suite.

1:29:08
Locuteur

Merci à vous. Merci à vous. Merci à tous.

Conférence GEM En Débat : Nathalie Arthaud — Nathalie Arthaud · Pourquijevote