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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 20 février 2026 139 minFond programmatiqueOutre-merInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Audition des CESER d'outre-mer

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 25 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les inégalités systémiques les plus urgentes à Mayotte et quels leviers actionner après les lois récentes ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Peut-on esquisser une méthodologie pour sortir du cercle vicieux des plans inaboutis à Mayotte ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques environnementaux et sanitaires en Guadeloupe et leur impact sur les populations ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Quelles compétences locales pourraient être transférées en Guyane pour améliorer la situation ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les leviers à activer d'urgence pour enrayer les inégalités persistantes ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment faire pour que les jeunes restent dans les territoires d'outre-mer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Abdou Alani (Mayotte)Fait
    « On attend les résultats du recensement mais pendant longtemps, on a nié l'impact de l'immigration sur Mayotte. »
  • 11:00Abdou Alani (Mayotte)Fait
    « Nous avons aujourd'hui un problème d'eau. Qui d'entre nous accepterait d'avoir de l'eau par intermittence ? »
  • 7:30Fait
    « On a chez nous un taux de cancer de la prostate qui est plus élevé que partout ailleurs dans le monde. »
  • 0:10Fait
    « on avait lancé un programme de Jafa les jardins familiaux pour que les enfants se réapproprient des fruits locaux, pas seulement des pommes, des bananes et puis des raisins »
  • 1:00Chiffre
    « on est en manque de 7 lycées, on est en manque de 14 collèges et des écoles primaires »
  • 2:30Fait
    « nous avons voté la loi de refondation sur Mayotte après le cyclone Chilo avec des montants avec l'article 2 où on a mis tous les montants qui sont là »
  • 3:30Chiffre
    « on est en manque de 7 lycées, on est en manque de 14 collèges et des écoles primaires »
  • 5:00Fait
    « on a l'impression de dire les choses et ne jamais être écouté et c'est le cas de Mayotte aujourd'hui »
  • 7:00Fait
    « on a mis en place l'établissement public qui est là-bas, on a mis en place la stratégie FA, on a mis en place pas mal de choses »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors, je vais vous demander de vous présenter brièvement, voilà. Et comme ça vous on va voir si on vous entend correctement, si vous le voulez bien. Donc, je vous laisse la parole.

Je commence. Je me permets de commencer si vous le permettez. Je suis Christophe Chamb on n pas sûr.

Oui, je suis Christophe Wer président du Césarer de Guadeloupe. Oui. Abdou Alani, président du conseil économique social environnemental de Mayotte.

Et monsieur, on vous entend pas monsieur. Vous pouvez brancher votre micro s'il vous plaît ? Vous m'entendez là ?

Oui, très bien. OK, donc aimable Jean-Marc donc je représente le CC de la Guyane. En l'occurrence, je représente madame la présidente.

Je suis vice-président monsieur de monsieur Oui, il était c'est moi qui remplace tant que 4e vice-président. 4e vice-président, monsieur Jean-Marcable comme comme aimable comme ça se prononce. OK, je vous remercie.

Donc si vous voulez bien, on nous allons commencer nos propos. Mes chers collègues, si vous êtes d'accord, nous commençons. Je vais vous le dire là.

Nous poursuivons les travaux de notre commission d'enquête en recevant monsieur Éric Belmard, président du conseil économique, social environnemental de la culture et de l'éducation de Martinique en visoconférence donc qui n'est pas connecté pour l'instant. Monsieur Abdouani, président du conseil économique, social et environnemental de Mayotte qui est connecté. Monsieur Jean-Marc et ma vice-président du conseil économique social environnemental de la culture et de l'éducation de Guyane qui est connecté et monsieur Christophe Vacher plutôt président du conseil économique social et environnemental régional de Guadeloupe.

Donc nous avons entendons votre collègue qui on va commencer quand même et votre collègue prendra les travaux en cours de route si vous le voulez bien. Messieurs, je vous rappelle que notre commission d'enquête a été constituée à la demande du groupe communiste républicain citoyens écologique et elle a débuté ses travaux le 27 janvier dernier et ma collègue Evbière Namenzo en est la rapporteur. Nos auditions ont débuté la semaine dernière notamment en recevant trois anciens des GOM, des universitaires et des responsables d'administration.

Nous avons auditionné juste avant vous monsieur Dominique Vienne, président du César de France. L'objet de nos travaux est comprendre la pertinence, voire l'accroissement des inégalités dans les outres mères, notamment en matière de formation, d'emploi, de revenus et de partage de la richesse. Nous souhaitons saisir les causes profondes de ces inégalités économiques et sociales à la fois entre les territoires ultramarins et la France hexagonale, mais aussi au sein des sociétés ultramarines marquées par des écarts de revenus et de patrimoine plus importants.

Certaines égalités résistent depuis trop longtemps aux politiques conduites par l'État sur les territoires, ce qui laisse penser qu'elles ont un caractère systémique sans doute. Souhaiteriez-vous réagir au choix de ce qualificatif qui échappe à l'action publique ? Nous sommes également intéressés par les réussites de certaines politiques afin d'identifier les conditions qui ont pu y présider et comment les reproduire.

Messieurs les présidents, en vocalité de représentant de la société civile de vos territoires, nous souhaitons avoir votre analyse sur les causes profondes de ces inégalités et surtout vos propositions pour inverser cet état de fait et briser les cercles vicieux. Je souhaite maintenant vous rappeler que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête serait passible de peine prévu aux articles 40 434-13 434-14-15 du code pénal.

Donc je vais Monsieur Belmar n'est pas il est connecté. Monsieur Belmar vous êtes connecté. Oui, bonjour.

Oui, bonjour. Vous pouvez euh mettre en marche votre caméra s'il vous plaît. Nous avons pas l'écran.

Ah bon ? Excusez-moi. Ah oui, voilà, c'est bon là.

Non, nous vous entendons mais on ne vous voit pas. C'est bon maintenant. C'est bon, monsieur.

C'est bon. Merci monsieur Bellemmar. Donc monsieur Belmar, je vous invite maintenant à prêter serment et dire toute la vérité règne que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure.

Je la jure. Je vous remercie monsieur Dalani. Je vous invite maintenant à prêter serment et dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure.

Vous avez vous nous entendez pas monsieur ? Euh je le jure, j'avais coupé le micro. Merci, nous avons entendu.

Alors après monsieur aimable, je vous invite maintenant à prêter serment de dire toute la vérité, rincérité en levant la main droite et en disant je le jure. Je le jure. Je vous remercie monsieur Vachet.

Je vous invite maintenant à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant "Je le jure". Je le jure. Je vous remercie.

Alors si vous les voulez bien messieurs, vous pourriez en quelques minutes nous faire une brève présentation liminaire, allez entre 5 et 10 minutes au grand maximum après laquelle je céderai la parole à madame la rapporteur puis à mesdames et messieurs les commissaires pour vous poser des questions. Alors je propose que monsieur Dalan débute car il devra nous quitter dans moins d'une heure en raison d'une obligation personnelle. Donc monsieur Danani, nous écoutons.

Après madame la rapporteur vous posera des questions pour que vous puissiez lui répondre et après nous continuer nos auditions avec vos collègues. Je vous remercie. Donc nous vous écoutons.

Madame la présidente. Merci. Mesdames, messieurs les sénateurs, euh messieurs les présidents, vice-présidents des 16h d'outire, chers collègues, permettez-moi avant toute chose de vous exprimer ma profonde gratitude pour l'opportunité qui m'est offerte de m'adresser à votre commission d'enquête sur les inégalités dans les outres Mès.

Cette audition représente plus qu'un simple échange. C'est l'occasion de dresser un état des lieux partagés des défis spécifiques qui pèse sur Mayotte et de vérifier si notre vision des inégalités qui frappe les territoires ultrammarin converge avec la vôtre. Maillot département français depuis 2011 cristallise à la fois des idé les idéos républicains et les contradictions d'un territoire en pleine mutation confronté à des défis d'une ampleur exceptionnelle.

La pression démographique exacerbée par une immigration massive. Les enjeux sécuritaires, sanitaires et hydriques ainsi que la saturation des services publics et l'insuffisance des équipements structurants dessinent un tableau complexe. Contrairement à d'autres départements, Mayot n'a pas bénéficié de 80 années d'intégration progressive.

Pourtant, malgré les progrès institutionnels indéniables, notre île reste profondément marqué par des inégalités sociales, économique et environnementale persistante. Le passage du cyclone Chilo le 14 décembre 2024 a brusquement a brutalement révélé l'ampleur de la précarité dans ce 101e département. Pourtant, près de 14 mois après, la situation reste critique.

Sur les 23 mesures d'application prévue par le loi d'urgence du 24 février 2025, seuls 17 ont été publiés. De même, la loi de programmation pour la refondation de Mayotte adoptée le 11 août 2025 n'a vu que 13 décrets sur les 27 sur 27 concrétisés. Depuis 2004, le conseil économique social environnemental de Maillot s'est activement impliqué dans les concertations initiées par les différents gouvernement états généraux maire à 6 des outes maillot 2015 maillot 2025 les diagnostics sont posés les synthèses remontées mais jamais partagé localement les résultats on le connaît.

Nous assistons à une succession de contrat et d'engagement rarement évalué et encore moins suivie d'effets concrets margé rapports thématique de la cour des comptes publié en 2016 sur le bilan de la départementalisation et en 2002 sur le titre sous le titre quel développement pour Mayotte qui documente de manière exhaustive la situation. Une question persiste. Qu'est-ce que l'État attend de plus pour agir ?

Je remercie. Merci pour vos propos liminaires. Madame la rapporteur, vos questions.

Merci madame la présidente. Messieurs les présidents, bonjour. Merci de répondre à notre invitation.

Euh monsieur le président du conseil économique, social environnemental de Mayotte, merci pour votre présentation. Euh vous avez parlé d'un état des lieux partagés. Euh en effet, c'est le sens de cette audition, comprendre avec vous euh ses inégalités et euh savoir pourquoi elle perspelle persiste selon quel mécanisme et réussir à faire des propositions pour pour lever les blocages que qui sont constatés tant au niveau économique, social que environnemental.

Vous parlez de diagnostics qui sont posés, de synthèses qui sont remontées. Vous parlez aussi d'un travail qui est effectué euh en en concertation en tous les cas avec les autres territoires ultramarins puisque les l'ensemble des ces œufs des outresemes sont associées et participent à ces travaux. Mayotte prend sa part.

Euh et pourtant les indicateurs qui concernent Mayotte sont particulièrement alarmants. Euh autant euh du niveau économique mais et surtout c'est ce qui nous préoccupe le plus, c'est au niveau de la jeunesse, au niveau de l'éducation, de l'accompagnement des familles et également par rapport à la santé. Euh quelles sont selon vous euh les inégalités euh systémiques les plus importantes, les principales, celles qui se vont selon vous euh nécessite une réponse urgente et quels seraient d'après vous les premiers leviers à actionner après la loi d'urgence, après la loi de refondation pour que enfin Fin vous voyez des effets sur le territoire pour la population Maoresse.

Merci. Je vous laisse répondre monsieur. Merci madame la rapporteur.

C'est à moi. Oui. Oui oui, je vous laisse répondre.

D'accord. Euh merci madame le rapporteur. J'ai pris un peu de temps là aujourd'hui pour annoter en tout cas donner des réponses sur l'ensemble du questionnaire qui nous a été transmise et je voulais envoyer juste quelques minutes et je vais répondre exactement sur votre question. fait à Mayotte, on est dans une situation atypique atypique et parmi les priorités ce sont des priorités pour dont certaines remontent à 30 ans 40 ans.

C'est l'éducation d'abord on ne peut pas développer un territoire si sa jeunesse n'est pas formée. Donc l'éducation pose un problème puisque on est confronté aux besoins du territoire mais aussi ces besoins ont été exacerbé aussi par des phénomènes exogènes puisque Mayot accueille en continu une population qu'il faut aussi scolariser. Donc ça c'est l'éducation et le sujet.

L'accès aux soins et à la santé, c'est aussi un sujet aujourd'hui on a trouvé des palliatifs en disant que puisqu'on ne peut pas soigner à Mayotte, il faut organiser des évasses vers la Réunion voir vers la métropole. Le 3è élément, c'est euh le défi des infrastructures. Toutes les infrastructures doivent être mises à niveau parce que ils sont pas calibrés pour répondre à la population d'aujourd'hui.

On attend les résultats du recensement mais pendant longtemps, on a nié l'impact de l'immigration sur Mayotte. On le nie, d'accord ? Et cet impact, il est d'une importance qui qui fait que tous les services sont aujourd'hui n'arrium vital de la société.

Nous avons aujourd'hui un problème d'eau. Qui d'entre nous accepterait d'avoir de l'eau par intermittence ? Voilà des vrais sujets, c'est euh l'accès au marché dans une économie aujourd'hui qui est maîtrisée par des oligopoles.

Donc ça aussi une vie chère qui est très importante. Et le premier détail de tous ces sujetsl c'est d'abord la sécurité. L'insécurité dans lequel Mayot vit aujourd'hui ne permet pas d'asseoir aucune politique durable parce que ça soit localement déjà pour vivre une liberté comme nous l'imaginons, la liberté d'aller venir, la liberté de pouvoir euh se développer, faire des activités, on a un problème de sécurité qui pose problème et pour lequel ça fait déjà qu'il a fait l'objet en tout cas qui a été à la base de nombreux mouvements sociaux énormes qui ont bloqué le territoire et là encore la question de l'insécurité notamment euh fortement euh euh porté par une jeunesse euh devient euh véritablement euh je dirais structurel et ça euh il faudrait vraiment que l'action de l'État puisse s'adapter à cette réalité pour permettre à la à la société de vivre tranquillement, de pouvoir pouvoir aller venir développer mais aussi de rendre le territoire attractif tant qu'on narrivera pas à régler ce problème d'insécurité.

Beaucoup d'acteurs qui voudraient venir aider maillot dans sa reconstruction, dans son développement effectivement hésite. Oui. Je sais pas si monsieur le ministre a une question à poser peut-être.

Oui, fatalement madame la présidente. Merci. Merci de me donner la parole et je salue le le président Abdou Abdoulani que j'ai écouté comme vous euh avec intérêt le le Céser s'implique énormément sur les les les sujets de de Mayotte et c'est toujours très utile, un plaisir d'écouter le président Abdoulani qui a euh toujours de très bonnes propositions et et d'ailleurs D'ailleurs, je vous recommande les rapports qui sont émises régulièrement par le le Césarer qui euh préconise des solutions de fond.

Euh tout a été dit. Moi, je je rebondirai sur la question de madame la rapporteur qui a demandé de lister des priorités parmi les priorité parce que à Mayotte est tout est prioritaire et euh je pose la même question mais en terme de méthode de méthodologie parce que nous sommes euh ici dans cette commission d'enquête parlementaire justement pour sortir de ce cercle vicieux euh avec des plans à l'infini depuis des années, depuis des décennies avec des solutions qui ont été proposées qui ne fonctionnent pas. Et et donc pour sortir de ce cercle vicieux, euh il y a certes les priorités, mais surtout une méthodologie à trouver euh pour euh pour s'en sortir euh pour en avoir discuté récemment lorsque je suis venu à Mayotte avec vous, monsieur le président, euh vous parlez souvent de concertation de euh de de travail en commun.

Est-ce que vous vous pouvez esquisser une méthodologie qui pourrait inspirer notre commission euh pour que on sorte enfin de ce cercle vicieux Maoré ? Merci monsieur le ministre. Je veux prendre un exemple concret de ce qui a réussi à Mayotte lorsque la volonté politique était lorsque on a démarré les premières conventions état Mayot, c'est en 1987, il y avait des actions clairement identifiées, un portage politique clairement identifié, un portage administratif, un portage financier clairement identifié, un calendrier qui était est clairement établi et au terme de ces 5 années de convention et les résultats étaient au rendez-vous.

La difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que on cumule euh de de différents documents stratégiques, différents plans euh et souvent on constate que ces plans-là ne sont pas toujours financés, ces plans ne sont pas pilotés et ces plans n'ont pas d'échéances claires avec des évaluables. Aucun bilan n'est fait par rapport à toutes les plans ou à tous les plans qui ont été réalisés ces derniers temps. Automas, si ces bilan ont été faits, ça n'a pas été divulgué. on n'a pas connaissance des différents euh résultats, des différents euh analyses, des différents euh conclusions de ces plans qui fait que on passe de plan à plan, on mobilise parfois les acteurs locaux dans euh cette démarche de dire on vous associe mais au final on n'arrive pas à apprécier quelles sont les avancées de ces plansl parce que on n'a pas évalué, on n'a pas établi des bilans clairs.

Donc la première peut-être en terme de méthode monsieur le ministre d'abord de pouvoir sur chaque opération connaître qui pilote, quels sont les moyens financiers mobilisés, quel est le calendrier et quels sont les résultats attendus. et à intervalle régulier qu'on puisse réellement qu'on puisse vraiment évaluer les points d'avancée parce que on aide à Mayot d'une situation un peu aussi je disais singulière à savoir que une des choses qui caractérisent le territoire c'est aussi l'absence de données. Les données sont très jeunes, sont très récentes et Mayot ne fait pas partie du tableau des statistiques en tout cas fait parler que très partiellement des tableaux des statistiques nationales qui fait que on ne peut pas comparer Mayotte aux autres parce que Mayotte n'apparaît pas dans le tableau général sur bien des points essentiels euh tels que le revenu, tel que effectivement l'éducation.

Or ça pour comparer, on a besoin d'avoir de la donnée. Je m'arrête d'abord là. Merci.

Euh est-ce qu'il y a d'autres questions ? S'il y a pas d'autres questions, on vous remercie pour vos madame l'importeur les rajouter. Non.

Donc merci. On vous remercie monsieur le directeur. Euh donc nous allons passer la parole.

Oui. Vous voulez rajouter vous permettez madame la présidente et pour être très pratico pratique aujourd'hui par rapport aux réalités de le territoire je l'ai dit on le dira pas suffisamment. Je reviendrai sur ces deux éléments si vous voulez retenir que quelques éléments juste moi j'ai besoin quand je suis cette commission de pouvoir avoir de l'eau robinet pour pouvoir me laver pour pouvoir faire mes oblig aujourd'hui on a un problème d'eau.

Je pense que c'est des questions qui ne devraient pas se retrouver dans des territoires français. Moi, j'aimerais que lorsque je quitte chez moi pour aller au travail que je puisse être tranquille pour pouvoir faire la route tranquillement. On a un problème de sécurité.

Donc si vous pouvez faire avancer ces deux sujets, on aura avancé de pas mal de choses. Bien évidemment l'ensemble des sujets comme l'a dit le ministre sont des sujets urgents pour Mayot. C'est des yeux qui n'ont pas été traités et Mayot a vraiment besoin de se rapprocher des standards français, des standards européens et pour cela, il faut des moyens vraiment euh importants pour prendre en compte les besoins de de la population mauise en tant que telle, mais aussi les besoins d'une population qui arrive au quotidien Mayot.

Donc les éléments exogènes qui ne se prennent pas tous qui ne sont pas toujours pris en compte dans les calculs nationaux. On vous remercie monsieur le président pour ses propos et nous passons maintenant la parole à monsieur Belmar si vous voulez bien. Vous nous entendez monsieur Belmar ?

Merci. Vous pouvez brancher votre micro ? On vous entend pas.

Oui. Bonjour à tous. Merci madame la présidente, merci à à mes messieurs et sénateurs.

Alors euh je vous remercie également de cette attention qui est prêtée à nos à nos pays dans le cadre de cette commission d'enquête pour la en particulier. Nous sommes un territoire qui connaît un certain nombre de de problématiques. Actuellement, nous avons en Martinique cinq crises.

Cinq crises. Nous avons une crise sociale, une crise économique, une crise sanitaire, une crise environnementale et une crise identitaire. Alors la crise sociale c'est que nous avons un nous avons une catégorie beaucoup de jeunes qui font sans emploi qui ont des difficultés à joindre des devous.

Nous avons de plus en plus de population salarié y compris de fonctionnaires qui émergent aux associations d'aide alimentaire. la crise, ce qui entraîne aussi la crise, une crise économique. Nous avons un chômage élevé en Martinique qui est supérieur à celui de la France hexagonale puis jusqu'en 1922, le taux de chômage en Martinique était environ de 20,5 % alors que en France hexagonale, la moyenne nationale était autour de 7,4 % je crois.

Et chez les jeunes, ceux est particulièrement important. Alors, nous avons également ce qui entraînent une crise sécuritaire. Je crois devoir vous rappeler les chiffres de 2025 40 homicides dont 34 param par à feu ce qui est la logique la conséquence d'un développement du narcotrafic qui va probablement et j'espère que non mais s'accentuer avec les nouvelles la nouvelle situation géopolitique de la région les routes maritimes ont un peu changé du fait présence des des forces américaines dans les eaux qui fait évoluer les routes du narcotraphique plus dans vers nos territoires qui du narcographique du violence du arme à feu.

Euh il se passe pas une semaine sans que il n'y ait euh une interception de de de bateau avec contenant de de de la drogue. Voilà, nous sommes en début d'année, nous sommes déjà à 6 homicides par feu. On est même pas à la fin du deè mois de l'année.

Donc je disais nous avons ces qui heureusement pour l'instant n pas le même agenda. Mais si ça verrait par malheur que il y ait un aliment des agendas, je ne sais pas ce que ça pourrait faire dans notre territoire où il y a déjà une certaine euh que l'on ressent dans dans dans chez nos populations. Je je alors à côté de ça, vous avez la problématique de la vic comme dans tous les territoires euh du premier qui est très prignant et malgré les dernières négociation évolution euh le ressenti du consommateur c'est que la vie est toujours aussi cher et peut-être encore plus cher.

Mais la vie est chère non pas sur la consommation seulement la vie est chère sur euh l'approvisionnement en produits pétroliers. Euh à nous avons eu l'occasion dans le cadre du congrès des élus de la CTM d'é territorial de Martinique à faire ce qu'on appelle la cour citoyen. interrogé la cour citoyenne c'est la cour c'est la cour c'est un c'est un fond ésotérique et et on avait accollé le mot français citoyen pour marquer le syncrétisme culturel que que représentait notre société et ce qui est ressorti mis à part les propositions c'est que euh nos concitoyens ne comprennent pas pourquoi on ne vit pas assez avec notre région le pétrole on est obligé de le de le de de de de l'acheter en mer du Nord.

On s'approvisionne pas euh dans la région, on n' pas assez de relation économique avec la proche région. Donc c'est une ce sont des sentiments qui sont exacerbés par cette situation de la Vich. Nous avons comme à Mayotte, nous avons des oligopoles qui maîtrisent de A à Z toute la chaîne de distribution au départ de jusque à la distribution dans les supermarchés.

Et naturellement qui fait que c'est ce qui fait que les prix sont excessivement chers. Juste une parenthèse, une anecdote euh une bouteille de de jus de pomme de 1 L de nombre de distributeur en région parisienne, enfin à Paris 0,95 chez nous c'est à 2,95 donc vous voyez déjà la différence hein mais c'est pas que ça. Ensuite, cette problématique de Richer fait que les Martiniicains ont de plus en plus de difficultés à accéder à la propriété dans leur territoire et ça exacerbe cette crise identitaire.

Et puis nous avons une population qui vieillit. Nous avons une population qui vieillit. Nous avons des jeunes qui partent près de sein de jeunes portent parents et ne reviennent pas parce qu'il n'y a pas de il n'y a pas de de d'offres qui correspondent à leur niveau de d'études et dans lesquels ils peuvent s'épanouir.

Et pour la première fois depuis depuis 3 ans, le taux de natalité est inférieur au taux de mortalité. Le taux de natalité un feu le taux de mortalité plus les jeunes qui s'en vont euh si rien n'est fait pour changer euh cette orientation, je crains que la Martin devienne dans on est déjà le plus vieux département, c'est pas une département mais une collectif territoriale le plus vieux département de la France mais je crains que dans une dizaine d'année, nous ne soyons qu'un épat ouvert. Et ce qui fait que tous ces facteurs accroissent les inégalités sociales, le ressenti que que qu'à la population dans ces difficultés, nous avons un système un secteur de la santé qui qui n'est pas à la hauteur d'un pays comme la France.

Nous avions un centre d'hospital universitaire qui était le fleuron de la Cari, mais maintenant euh c'est vraiment un outil qui ne correspond pas à un pays développé comme la France. Et puis nous devons nous faire face. Alors le collègue Abd on en a parlé de CC mais nous nous avons aussi des nous avons des tremblements de terre.

Nous avons risque volcanologique et puis nous avons les sargasses et la cor de con. Donc vous voyez quand je dis que nous avons beaucoup de de de crises qui qui évoluent parallèlement mais que pour l'instant il y a pas de synergie mais je crois que personne ne souhaite qu'il y ait une synergie parce que ce serait difficile euh de gérer ça à l'instant de mon ami de Mayotte, nous n'avons pas nous avons un problème de gestion de l'eau. Nous n'avons pas de problème euh en matière de ressources d'eau, mais nous avons un problème de gestion de l'eau.

Et ça c'est une difficulté la gestion de l'eau et c'est encore plus difficile à mettre pour un Martiniicain ou une martiniicaise qu'il y ait de l'eau et que des fois on va entrer en période carême chez nous c'est la période sèche he la période carême là on y est où il y aura de probablement des coupures d'eau lorsque il n'y a pas de gestion de l'eau efficiente et efficace pouvant répondre à l'intégralité des besoins de notre population. Et puis je terminerai par la problématique identitaire. Il y a une crise identitaire euh un fort besoin de reconnaissance, de préservation de la culture, de notre culture, de notre du créole de de de notre monde et ça crée de plus en plus des clivages, des frictions euh des instants des sentiments de repli sur soi de certaines communautés.

Et voilà. Donc voilà ce que je voulais dire déjà euh dans mes premiers propos hein par rapport à la situation que nous vivons. Mais la grande problématique qui est probablement celle qui est commune à nos territoires, c'est la problématique de la richesse. la richesse sous les produits pétroliers, la consommation euh aussi euh la euh les marchandises parce que nous n'avons pas de véritable système de continuité territoriale à l'instard de ce qui existe pour la Corse.

Nous avons des aides au déplacement mais nous n'avons pas de véritable système de continuité. Il y a qu'à voir la différence de dotation au titre de la continuité territoriale qui est allouée à la Corse et celle qui est alloué au reste des ultramarines. Et puis nous nous manquons aussi d'un développement des ressources que nous avons en pagaille puisque le soleil nous pensons que devrait avoir plus de développement de de l'énergie des énergies renouvel que solaire n pas assez de d'accompagnement pour les Martini pour pouvoir accéder à cette énergie.

Voilà, donc je reste à votre disposition voir ce que je voulais vous dire euh abord sur la situation que connaît euh à Martini et c'est vrai que pour l'instant il y a quand même un système qui vient de notre culture qui a beaucoup d'entraide. Alors ça fait que la situation n'explose pas et que souvent on pense que la vie est rose mais la vie n'est pas rose dans nos dans nos territoires. Content d'une concete minute qui est sous pression et qui à la moindre étincelle risque d'imposer ou d'exploser.

Je vous remercie de m'avoir écouté mesdames et messieurs. Merci monsieur le président pour vos propos. Maintenant, je vais passer la parole à monsieur Belmar, si vous voulez bien.

Non, mais c'est moi. Et monsieur Jean-Marc et Empon, excusez-moi, euh qui est vice-président. Donc, nous changeons de nous partons en Guyane.

Changeons de territoire. Monsieur Emma, vous pouvez mettre votre micro s'il vous plaît ? M'entendez ?

Oui, très bien. Je vous remercie. Nous vous écoutons pour vos propos linéaires.

Euh très bien. Ben écoutez, moi je vais euh je vais prendre le sens inverse de mes de mes collègues euh en vous en se posant la question suivante. Comment un territoire comme la Guyane 90000 km² euh doté de richesses minières tant tout le monde le sait, de richesse aliotique évidente, d'une biodiversité abondante, euh de mou richesse en la matière et nous connaissons euh un désarrois infrastructurel, économique, social, environnemental gigantesque et paradoxal.

C'est c'est à se poser même la question comment est-ce possible le kidam du coin vous vous posera n'importe quel touriste qui viendra en Guyan vous poserez la question comment seil qu'en Guyan on ne produit pas on ne produit pas de richesse minière sachant qu' on a du diamant on a du pétrole mais nos voisins produisent le surinam vient de signer un gisement de gaz et un chisement de pétrole au Yappoc à la frontière de de Saint-Georg donc va signer assigner la CF euh un gisement pétrolier également euh enfin enfin moute richesse aux alentours de la Guyanne et pour et pour autant la Guyan et bien aujourd'hui est le territoire insulaire. Moi, je j'appelle ça nous sommes des des des continu insulaires parce qu'en l'occurrence euh nous sommes victimes de la au même titre que nos compatriotes euh d'un marché détenu par des oligopoles extrêmement importants, une vie chère extrêmement importante, une insécurité, vous le savez, avec les mules euh d'autant plus importantes, des inégalités territoriales énormes. et au sein même de de du territoire entre l'Ouest, l'est et le nord, entre les communautés de l'Ouest et le littoral, on voit des disparités énormes.

Donc la question, elle est posée euh et je pense que les constats, on les on on l'a fait. La chance que nous avons nous au CSG Guyan, c'est que nous avons pu participer aux grands travaux euh sur les discussions concernant l'évolution statutaire. Euh et donc nous avons pu participer au diagnostic permanent, récurrent, ça fait de cela de 3 ans maintenant sur la demande de des élus locaux à vouloir changer en tout cas de paradigme.

Vous avez posé la question quel paradigme ? C'est une demande déjà qui est largement partagée par nos élus locaux, c'est le changement de statut. Alors, vous me direz, c'est pas ce qui euh ce qui changera bien entendu euh les problèmes de de production, les problèmes de de faiblesse des marchés locaux, mais en tout cas, c'est un outil qui euh sur le plan du foncier, par exemple, quand vous savez que l'État détient 90 % du foncier en Guyan entre 90 et 95 %, c'est le seul territoire euh aujourd'hui qui connaît de un tel de tel de telle dysproportion.

Donc c'est en ce sens que aujourd'hui euh nous sommes également touchés autant que les autres territoires d'outre mer d'ailleurs par difficultés qu'elle soit sociale et cetera. Je rappelle que on a aussi je rappelle quand même que en Guyen vous avez une des six groupes ethniques dont euh les groupes bouchining et amérindiens qui connaissent eux aussi des difficultés environnementales criantes. Tout le monde connaît aujourd'hui euh leur paillage clandestin qui est un fléo, un véritable fléo en guuyen. et dans les questions que vous posiez sur les chaînes de la valeur parce que il s'agisit de char ce qui était intéressant.

D'ailleurs, je vous rendrai aussi une copie de de nos réponses. Euh c'est vrai qu'aujourd'hui, comment est-ce possible ? Il serait intéressant à mon sens de vous en tant que commission par le d'enquête de pouvoir évaluer ce qui a coûté les opérations ARPI depuis une vingtaine d'années et quel a été le retour sur investissement à la matière.

Aujourd'hui, on on est entre 130 et 150 sites d'orpillage clandestin avec une pollution des sols du haut Mercure qui aujourd'hui gangraine non seulement les territoires de l'Ouest mais maintenant le littoral et qui par ailleurs empêche à nos communautés de pouvoir vivre sainement, de pouvoir s'alimenter sainement, de pouvoir se baigner sainement parce que aujourd'hui on se rend compte que c'est le tonneau des Danaïdes. C'est infaisable, c'est impossible de radiquer leur payage clandestin Guyan. parce qu'il y a une politique publique qui à mon sens a été complètement à l'inverse de de réalité locale à contresens en quelque sorte d'une chaîne de la valeur qui aurait pu au contraire euh faire bénéficier localement la jeunesse en mal de de travail.

Effectivement 20 % de chômage de chez la jeunesse, c'est 30 % de chômage en peu près des territoires où il y a 100 % de chômage territoire de l'Est. D'accord ? autant d'éléments aujourd'hui qui n'ont pas été en terme de politique publique aménagé dans le sens des réalités locales et pour lesquels aujourd'hui mais on se trouve confrontter à ces difficultés.

Alors, il y a eu des grandes discussions 2017, le plan d'urgence 2017, mais qui n'a fait que en fait que reboucher quelques quelques mots parce que aujourd'hui la situation n'a pas pour autant évolué et aujourd'hui et c'est en ce sens et c'est pour cette raison qu'il y a aujourd'hui une un consensus unanime à vouloir en tout cas entrevoir d'autres possibilités de de partenariat avec l'État pour pouvoir accéder à des compétences décidées localement euh concertées, partagées, mais qui pourraient peut-être euh du coup faire évoluer ce territoire dans le bon sens. Donc c'est c'est je j'ai on a beaucoup de chiffres à vous donner mais en l'occurrence voilà globalement nous la situation des CG et pourrait y avoir passé pour y avoir été intégré hein dans le processus de discussion en tant que tel. D'ailleurs, vous avez posé une question dans une des questions, les les 11 questions si j'ai bien compté euh sur le fait aussi, alors je vous donne un exemple très simple euh sur la la discontinuité en quelque sorte de de la vision des politiques publiques nationales vis-à-vis des toutes.

Nous ça a été le cas, ne serait-ce que le la discussion sur le schéma statutaire, en l'espace de 5 ans, nous avons multi-interlocuteur qui ne nous a pas permis de tisser une ligne directrice correcte et fiable pour pouvoir entamer un certain nombre de choix. On a eu affaire autant à Bovau, à monsieur Darmanin à un moment donné, à monsieur Carenco, monsieur Vals, enfin ça a été la tournée. Mais aujourd'hui, on est en statico euh et tout tout est comme ça dans toutes les grandes mesures de avec une connotation publique où on a du mal à sédentariser en quelque sorte quelque chose de de mesurable. pass passer sur des résultats.

Je rejoins notre collègue de Mayotte sur des résultats. Passer d'une d'une évaluation normative à une évaluation normative mais en résultat pour pouvoir évaluer les politiques publiques de de nos de nos territoires. Donc en fait, il y a il y aura il y a beaucoup à dire hein pour tout vous dire.

Alors, c'est pour ça qu'on vous enverra aussi notre note mais globalement, je vous ai brossé un peu la situation qui euh sur le plan de la sécurité, on a eu 49 en 2024 euh homicide, arme arme à feu. Euh les mules, phénomène de mul ne cessent que de s'accroître. Enfin bon donc tous les indicateurs sont au rouge aussi incroyable que ça puisse paraître si ce n'est peut-être on a eu la la bonne surprise quand même de de savoir que le tir spatial pour Amazon s'est bien passé sera là aussi il faudrait il faudra se poser la question sur les résultantes de ces en tant que tel et l'impact économique que cela produit pour nos territoires.

La question est posée en terme de recette fiscale et ainsi de suite. Voilà, je vous ai un peu brossé un une situation globale qui n'est somoute pas très différente de mes collègues mais qui est une réalité fondamentale. Bien monsieur le vice-président, je vous remercie.

Nous allons maintenant changer de territoire. Nous passons en Guadeloupe et euh donc nous allons entendre monsieur Vcter s'il vous le voulez bien. Je vous remercie, nous vous écoutons.

Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les sénateurs, mesdames et messieurs les sénatrices. Euh je vous remercie euh d'avoir souhaité entendre le Césè de Guadeloupe dans le cadre de cette commission d'enquête.

C'est effectivement pour nous une occasion de de parler assez librement euh et aux interlocuteurs que vous êtes des réalités de nos pays. Euh je commencerai par dire que je suis assez d'accord avec les interventions de mes différents collègues euh de Mayotte, de la Martinique et de la Guyane. À quelques nuances près, nous observons Guadeloupe les mêmes phénomènes euh qui partent vraiment du même questionnement.

Euh je vous parle de Guadeloupe. Euh j'ai conscience d'habiter dans une île paradisiaque au cœur de la Caraïbe à quelques encablures du rêve américain euh à quelques encablures de la beauté de l'Amérique du Sud et de tout ce qu'elle peut comporter. à commencer par la Guyane.

Euh, j'ai conscience également que j'appartiens mon pays appartient à un ensemble national républicain français qui garantit un certain nombre de droits euh des droits fondamentaux qui ont inspiré la plupart des autres continents de cette terre. J'ai conscience que la France elle-même est intégrée dans une Union européenne qui elle-même essaie de rationaliser euh les les prestations, enfin les avantages qu'on peut tirer dans grand ensemble. Et donc partant de mon île paradisiaque euh je devrais faire partie de de des plus grands privilégiés de cette terre et je devrais regarder mes compatriotes sur tous les jeunes de mon pays comme des personnes qui ne voudraient surtout pas quitter ce territoire.

Euh au contraire devrai pouvoir y rester, devrai vouloir y rester, devrai défendre leur place. Euh or euh vous l'avez fort bien euh relevé dans votre guide d'entretien, dans l'ensemble des questions qui ont été posées. Le Cire de Guadeloupe a observé dans une étude que 52 % des jeunes guadeloupéens n'avaient qu'un rêve, c'était de partir.

Euh et je pense que cette donnée-là euh explique à elle seule euh l'objet et le thème de cette commission d'enquête. L'objet de le thème de cette commission d'enquête. Pourquoi un jeune veut quitter la Guadeloupe alors qu'il a toutes les raisons d'y rester ?

Euh on a observé que les natifs de notre territoire ont à peu près 25 % de chance en moins d'obtenir un diplôme du supérieur par rapport à un jeune de la France hexagonale. On a observé également que 12 % des jeunes de ce territoire euh euh ont des chances en moins d'accéder à un emploi. On a observé que 35 à 45 % des jeunes de ce territoire euh euh n'ont aucune chance d'occuper un poste de cadre.

Donc ça signifie que ces inégalités euh que vous qualifiez de systémique sont réelles. Elles sont systémiques, elles sont aussi structurelles. J'ai essayé de chercher la nuance entre les deux.

Euh systémique signifie qu'il y a des blocs de disparité, j'imagine, qui créent une série de pénalités qui s'appliquent aux jeunes d'ici et qui brident leurs rêves. Alors, ces blocs de disparité, ils sont de de de différents ordres. J'en ai listé neuf pour ma part.

Euh les premiers que je vois, ce sont évidemment les les déséquilibres structurels que l'on trouve au plan économique et social. Euh des déséquilibres qui font que euh créer une entreprise ne signifie pas euh péréniser une entreprise, mais signifie chez nous s'exposer à une concurrence qui vient parfois de très loin. Euh je suis secrétaire général des moyennes et petites industries de Guadeloupe à titre professionnel.

Je travaille avec des industriels qui prennent des initiatives, qui investissent dans des outils industriels pour servir le marché local. Je ne prendrai qu'un exemple, celui de l'eau embouteillée. Nous sommes Guadeloupe de notre nom Kalina Lilobelzo.

Ça veut dire que nous avons une une capacité quand même à exploiter cette ressource en eau. Nous pouvons la mettre en bouteille et nous pouvons la mettre à disposition de notre population. Mais nous nous retrouvons dans une situation où euh nous sommes des marchés de dégagement pour des embouteilleurs nationaux qui ont des capacités d'embouteillage qui sont euh 100 500 fois supérieur au nôtre à celle de nos usines en tout cas et euh qui euh réalisant des économies d'échelle euh peuvent venir concurrencer nos eaux en bouteille.

Donc nous avons une concurrence extérieure euh que j'illustre par l'exemple des embouteillés mais qui est valable sur tous les produits et qui quelque part bride les initiatives qu'on pourrait prendre localement. Euh nous sommes, rappelons-le également, euh assez limités en terme de diversification économique. Évidemment, c'est lié à notre format, à l'exiguité de nos territoires.

Euh nous sommes essentiellement orientés d'un point de vue économique vers le tourisme, une activité de service et vers les les agricultures exportatrices, les productions agricoles exportatrices. Nous tenons tout cela tout cela hérité de de notre passé évidemment qui a structuré notre territoire, mais aujourd'hui il est évident que les jeunes de Guadeloupe ne rêvent pas de travailler dans la production de de cannes à sucre. Euh c'est une évidence.

Les jeunes de Guadeloupe sont conscients des mouvements du monde, euh sont conscients également du passé économique de leur île et je n'en connais pas un seul à moins peut-être d'un fils de propriétaire thérien qui exploite déjà de la canne à sucre. J'en connais pas un seul qui rêve d'aller travailler dans dans la canne à sucre. Euh ces cultures exportatrices, bon évidemment alimentent une filière canne sucre rô et donc sont une sorte de levier quand même pour notre vie économique mais ne n'apparaissent en aucun cas comme euh des euh des des segments qui soient capables de susciter des rêves.

Nous sommes évidemment, du fait de notre petitesse, extrêmement vulnérables au choc extérieur. Euh la France le vit aujourd'hui. Nous nous le vivons depuis longtemps.

Dès lors qu'il y a un choc extérieur dans le monde, nous le prenons de plein fouet et nous l'opprenons généralement avec encore beaucoup plus de retentissement qu'ailleurs. Euh le président Éric Belmar, mon ami Éric, a parlé évidemment de ces problèmes que sont l'insularité et le coût du transport qui touchent les marchandises, qui touchent enfin les marchandises, les produits finis qui touchent les matières premières dès lors qu'on doit importer des matières premières pour qu'elles rentrent dans un cycle industriel. Euh tout cela renchéit euh le prix des produits finis que nous pouvions mettre sur notre marché et donc alimente ce phénomène que nous connaissons si bien.

Donc vous entendez parler chaque fois que les étincelles euh explosent chez nous. euh ce problème de vie chère, ce problème de vie chère qui est vraiment le problème permanent et le problème de fond que l'on retrouve derrière toute possibilité, tout rêve de rester sur nos territoires. Nous avons euh des inégalités d'accès à certains services publics.

Euh ne pas avoir accès à une eau potable en Guadeloupe, c'est une réalité. Ne pas avoir accès à une eau de façon permanente en Guadeloupe, c'est une réalité. Il faut savoir que des étudiants en Guadeloupe au Cru par exemple euh subissent ce qu'on appelle des tourouau.

Ça veut dire qu'un étudiant qui a son niveau de stress, qui a ses examens, qui a ses conditions de vie, qui est logé dans un crousse, est obligé de se doucher, de prendre sa douche avec des bouteilles d'eau qu'il aura stocké pendant des périodes où l'alimentation en eau potable euh sera sera normale. Donc vous imaginez les conséquences en terme de qualité de vie d'un étudiant et donc de qualité de travail qu'il peut avoir. Euh on observe aussi enfin je pense que parmi ces inégalités systémiques, nous avons ces transferts financiers importants que nous recevons de l'Hxagone, que nous recevons de l'Union européenne, mais qui sont souvent chez nous très mal articulés. euh mal articulé dans le sens où nos élus locaux ont parfois le sentiment que ces transfers financiers sont à la main euh de l'État et non pas d'eux-mêmes.

Euh c'est le cas euh par exemple des crédits euh qui rentrent dans le cadre des contrats de convergence territoriale issu de la loi égalité réelle de 2017 dit l'urel. Les élus locaux sont un peu frustrés par rapport à ces crédits. Ces crédits sont souvent affichés euh par l'État euh comme des crédits disponibles mais ils sont déjà fléchés et donc les élus locaux n'ont vraiment pas la main dessus.

Ces crédits sont également parfois utilisés pour alimenter des des plans d'urgence en sortie de crise. Donc cela génère une certaine frustration chez les élus locaux. Euh ce n'est pas moi qui le dit, c'est la cour des comptes d'ailleurs dans un rapport de juillet 2025 euh sur les contrats de convergence territoriaux.

Euh donc on a aussi cette frustration qui vient des élus euh qui est dans leur capacité limitée à orienter euh certaines politiques adaptées à leur territoire. Euh cela génère euh chez les élus une frustration, mais ça génère de la part des des populations une forme de défiance permanente. Euh on n' pas chez nous confiance dans nos élus locaux et donc ce dialogue entre les élus et la population est rendu parfois un peu compliqué.

Ça a été évoqué par ceux qui vont précéder. Euh nous avons des risques environnementaux qui sont importants de toute nature. Euh et une très forte vulnérabilité donc du fait des cyclones, des tremblement de terre, du risque sismique, cyclonique et cetera, même volcanique, on peut on peut le citer.

Et nous avons enfin quelque chose d'un peu plus subtil, d'un peu plus difficile à exprimer euh qui est une série de stéréotypes euh des stéréotypes qui touchent euh nos élites locales. On considère que nos élites locales sont encore euh un peu incapables euh de d'actionner les leviers du développement. Et lorsqu'on est dans des débats comme ceux qui ont cour actuellement en Guadeloupe, les débats institutionnels et statutaires qui ont lieu également dans d'autres territoires, cela revient parfois dans les discussions avec la population. ce manque de confiance vis-à-vis des élus euh est quelque chose qui ne vient pas des politiques publiques de l'État mais qui vient peut-être de l'empilement euh des niveaux d'intervention ce mfeuille institutionnel qui fait que nos élus n'ont pas encore réussi à s'installer dans le fauteuil qui leur permettrait de dire ben on va prendre en main les leviers du développement.

Euh ceci donc pour vous décrire ce que je qualifierai de de d'inégal d'inégalité systémique. Euh il y a je crois également dans le déploiement des politiques publiques une certaine conception euh du département des politiques publiques qui mériterait de s'inscrire dans un temps plus long. Alors le Conseil d'État a commis un rapport il n'y a pas si longtemps euh qui préconisait 20 mesures pour inscrire l'action publique dans le temps long.

Euh nous ne le savons que trop bien en Outremè euh dans l'outre mer français en tout cas. Euh l'action publique s'inscrit bien souvent d'une sorte de courtmisme, donc un court thermisme qui ne nous appartient pas, qui appartient parfois à des phénomènes d'alternance gouvernementale au niveau national et par des changements de paradigmes sur lesquels on n'est pas réellement consulté. Euh ainsi euh sur les derniers euh gouvernements je parle pas des tout derniers j'ai envie de dire qui ont été appliqués aux outres mè euh on a eu à une certaine époque je crois que c'était au milieu des années 2010 euh une idée qui nous a paru assez intéressante qui tenait sous le vocable de développement endogène.

C'était assez intéressant de concevoir les choses à mon avis de cette façon-là. Euh pouvoir avoir un développement autonormé, un développement voulu euh créé par nous avec des soutiens évidemment qui viendraient de l'extérieur. On a eu un changement de paradigme euh un peu après où euh on a oublié cette notion de développement endogène.

On en parle plus d'ailleurs, le terme était totalement totalement enterré et on parle beaucoup plus aujourd'hui euh euh de rattrapage vis-à-vis d'un standard national. Euh dans le même temps, on a vu un autre changement où on nous a parlé de de différenciation territoriale. Et donc là-dessus, on a un peu le sentiment que les gouvernements successifs, les présidents de la République successifs ou les regards successifs sur l'outre mer ont tendance à varier euh mais en en en passant carrément du euh comment vous le dire euh en en changeant radicalement en fait.

Et ça fait qu'on ne peut pas s'inscrire dans quelque chose qui est euh euh objectivé, qui correspondrait à une vision euh à déployer sur du très long terme euh sur les nécessités de développement de nos territoires. Euh que vous dire d'autres ? Nous avons euh je l'ai évoqué tout à l'heure au niveau économique des phénomènes de monoculture et de dépendance aux implantations au niveau des produits qui sont consommés.

Alors cela fait que nous consommons essentiellement des produits finis venus de très loin de très loin qui viennent souvent de l'hexagone. Et donc nous ne consommons pas de produits que nous fabriquons chez nous. Or, nous avons de façon un peu incantatoire ce phénomène qu'on appelle autosuffisance alimentaire, souveraineté alimentaire qui est quelque chose qui effectivement dans l'idée nous apparaît comme quelque chose de très très louable.

Euh chez nous, la souveraineté alimentaire connaît deux limites. La première, c'est euh les difficultés à mettre en place euh à mettre en œuvre des politiques de diversification euh agricole. Les monocultures occupent euh, je parle de la canne et de la banane essentiellement, occupe euh une grande partie de la surface agricole utilisable et donc euh nous avons du mal à installer de jeunes agriculteurs qui pourraient se lancer dans de la diversification agricole.

Nous avons un deuxième phénomène qui nous a touché, c'est évidemment le phénomène du chlore décon. le chlore déconne qui a été utilisé chez nous jusqu'en 1993, un pesticide qui a pollué très durablement nos sols et qui fait que de larges zones de notre territoire ne peuvent pas être consacré à la diversification agricole et donc à la fourniture de produits frais à nos populations. Euh vous nous avez demandé également dans quelle mesure la société civile pouvait participer et quel regard nous avions sur le fonctionnement de nos sociétés.

Alors moi je vais parler au nom de la société civile organisée. Je préside un céser. La société civile organisée cherche encore sa place dans notre territoire.

Non pas qu'elle est discréditée, mais en tout cas du fait de l'empilement des institutions. Je vous rappelle que chez nous, nous avons nous sommes dans une région monodépartementale, donc deux collectivités majeures qui se partagent des conseils de pétences sur un même territoire. ces collectivités majeures elles-mêmes euh sont secondées, je dirais, par des communautés d'agglomération qui elles-mêmes regroupe des communes.

La société civile organisée, son expression est un peu limitée évidemment parce que la société civile organisée ne peut émettre que des idées. Euh or en Guadeloupe, nous faisons face à ce phénomène où la société civile organisée cherche sa place. Euh notre structure, le César de Guadeloupe se trouve sous-doté en personnel, euh n'a pas le le temps, je parlais de temps long. n'a pas le temps de travailler efficacement et en profondeur sur les questions euh dont il s'autosais ou sur les questions dont il est sais.

Et donc je dirais que son expression est parfois un peu bridée. Ce phénomène est aggravé à mon avis aujourd'hui en Guadeloupe par les menaces de suppression qui pèent sur les Césares. Les César étant considéré comme des agences qui coûteraient trop cher à l'État, qui méritent d'être supprimé.

Il y a également sur euh la table aujourd'hui du Parlement une proposition de rendre facultatif les Césares, c'est-à-dire à la main des régions. Tout cela à mon avis n'est pas de nature, à à conforter l'expression de la société civile. Alors, lorsque vous demandez quelles seraient les réformes prioritaires pour revenir sur ces inégalités systémiques, moi je pense bien évidemment à je l'ai évoqué déjà, à cette sortie de la société de consommation.

Nous sommes des sociétés de consommation de produits importés de très loin. Je pense que si nous ne devenons pas des sociétés de production production agricole pour parce qu'il s'agit du secteur primaire, si nous ne devenons pas des sociétés de production de produits industriels, c'est-à-dire des sociétés créatrices de valeur ajoutée local, euh si nous restons dans cette société de consommation euh nous n'avons aucune chance de sortir de ce cette série d'inégalités systémiques. Alors, la création de valeur ajoutée passe à mon avis par une vision un peu décomplexée de ce qu'on peut appeler une politique d'import substitution.

Il faut à mon avis mettre en place des politiques économiques qui tendent à substituer la consommation de produits importés chaque fois que c'est possible par des produits fabriqués localement. Euh pour cela, il existe des dispositifs, des dispositifs non pas de de protection de la production locale, même si j'ose le terme, mais ce sont des dispositifs tels que le différentiel d'octroit de mer qui permettent à des produits et à des productions locales euh de survivre et donc de créer des emplois qualifiés sur le territoire. Euh consommer des produits importés signifie pour moi euh que euh nous créons des emplois uniquement pour décharger des conttainers et pour mettre pour créer des étalagistes et des caissières de supermarché.

Produire localement, c'est territorialiser des emplois qualifiés, permettre à des euh des des entreprises de se créer notamment dans l'alimentaire mais également dans les matériaux et cetera et donc de créer des emplois qualifiés sur notre territoire. Tout cela me semble de nature à fixer notre jeunesse sur notre territoire. Notre jeunesse aujourd'hui euh je le disais en préambule, elle n'a qu'une idée, c'est de quitter ce territoire.

Et ça c'est notre euh drame le plus crucial à aborder dans les années qui viennent. Un dernier élément, c'est un sujet d'actualité qui a été évoqué par le président d'Alani, par le vice-président aimable et par Éric Belmar. C'est ce phénomène d'insécurité.

Euh nous voyons une partie de notre jeunesse euh se perdre euh dans euh dans cette tentation euh de trouver des moyens et des chances de planches de salut dans des activités illégales. Alors, on parle du narcotrafic évidemment, mais on parle également de tous ces braquages, de tous ces assassinats, de tous ces meurtres puisque chacun a donné son chiffre. En 2025, il y a eu euh 52 morts en Guadeloupe. 52 morts, c'est-à-dire un mort par semaine pour une population de 380000 habitants et un territoire de 1700 km².

Euh vous vous doutez bien que c'est insupportable. Aujourd'hui, nous sommes au mois de février et cette comptabilité morbide euh nous amène déjà à sep morts euh par arme à feu ou dans la rue. Et ça c'est quelque chose qui évidemment euh doit être absolument pris en compte.

Alors ça signifie quoi ? Ça signifie que le narcotrafic évidemment nous touche. Euh ça signifie et lorsqu'on interroge les douanes euh ça signifie qu'il manque des moyens pour contrôler nos eaux territoriales.

La Guadaloupe, je le rappelle, est un archipel. un archipel de cette îles. Et donc pour rentrer sur le territoire français euh c'est assez facile lorsqu'on passe par la Guadeloupe parce qu'on peut euh en venant des îles avoisinantes arriver sur des petites embarcations et avoir déjà un pied sur le territoire français sans être repéré par les douanes.

Donc les douanes demandent beaucoup de moyens en Guadeloupe et je pense qu'il faut les entendre aussi de ce point de vue-là. Voilà, je m'arrêterai là et je suis à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions. Merci pour ces propos très riches, monsieur le président et je passe la parole à madame la rapporteur pour vous poser ces questions.

Merci madame la présidente. Messieurs le président, merci pour vos propos éclairants sur la situation vécue au quotidien par nos compatriotes ultramarins. votre analyse, vos analyses nous sont très précieuses et nous permettent de nous approcher encore plus de la réalité de terrain avec le regard d'expert que vous pouvez nous proposer.

J'aurai quelques questions, je ne serai pas très longues. concernant la Guyane, monsieur aimable, vous dites qu'il faudrait qu'il faudrait accéder à des compétences et que qu'elles soient exercé localement pour pouvoir changer les choses. Est-ce que vous pourriez s'il vous plaît nous préciser ces compétences et effectivement peut-être les relier à des plans opérationnel auquel vous faites vous faites sans doute référence et puis l'intérêt pour vous que ces que ces compétences soient déployées avec un un pilotage localisé.

J'aurais une autre question euh pour vous, monsieur Wter, concernant votre territoire, la Guadeloupe, vous parliez de difficultés systémiques, d'inégalité systémique en faisant référence à des blocs. Effectivement, c'est l'idée du bloc auquel on est confronté, qui nous qui nous intéresse. Et vous dites que parmi les vulnérabilités, il y a un problème permanent. vous l'avez cité comme ça en disant que la vie chère était un problème permanent.

En cela euh on peut considérer que c'est un système euh qui est en place. Et vous dites également qu'il y a une défiance permanente encore de la population vis-à-vis des politiques, vis-à-vis euh des responsables puisque la situation ne change pas. Pire, elle s'aggrave.

J'aurais aimé vous avoir votre avis sur la santé environnementale euh puisque vous l'avez aborder mais sans vraiment entrer dans les détails. Est-ce que vous pourriez décrire ces inégalités en matière de santé environnementale, expliquer leur existence euh puisque ce sont des injustices vraiment importantes parce qu'il ne faut pas oublier que en tant que population européenne sur des territoires français, euh les populations ultramarines sont exposées à des risques majeurs et et que leur leur niveau de protection est on peut le dire déplorable. Donc j'aurais aimé avoir votre avis, votre votre analyse sur ce sujet-là et comme vous, je regrette le terme de différenciation qui est préféré au développement endogène parce qu'effectivement on peut y voir une stratégie d'évitement euh pour aller vers ce développement endogène voulu par les populations localement.

Et pour rappel, moi je je suis euh je je je tiens à à le préciser que le terme de différence est souvent le terme utilisé pour parler de handicap et que quand on parle de handicap, on ne on le sait bien, on ne guérit pas d'un handicap, on peut simplement le compenser. et je refuse de penser et de voir nos territoires comme des territoires où la différenciation serait la seule solution. Je m'arrêterai là.

Je me je laisserai de la place aussi pour que mes collègues puissent intervenir puisque vous avez évoqué des sujets particulièrement intéressants et qui vont évidemment appeler beaucoup de débats. Merci. Donc attendez, dans un premier temps, messieurs, je vous demande de répondre à la rapporteur puis nous passerons aux questions après des commissaires.

Donc alors simplement, j'avais je tenais à vous entendez je tenais quand même à rappeler deux trois petits aspects que j'ai oublié. Euh nous sommes un peu comme Mayotte, hein, au niveau démographique. Nous avons une croissance démographique qui est presque aussi importante que celle de Mayotte.

C'est la raison pour laquelle vous avez des villes comme Saint-Laurent du Maroni où il y a 3000 naissances par an. Euh donc c'est-à-dire qu'il faut créer deux à deux à trois groupes scolaires par an par exemple. Euh ça c'est une donnée.

La deuxième donnée aussi c'est la flux migratoire en Guyan. Euh nos frontières sont poreuses et nous sommes confrontés à une migration extrêmement importante. Euh qu'elle soit des Caraïbes, qu'elle soit d'Amérique du Sud et maintenant même nous avons des populations d'Afghanistan, de Syrie, du Maroc euh qui passent par les par le qui passent par le Surinam, le Brésil ou le Venezuela pour rentrer pour pour venir en Guyan.

Donc ce sont autant de phénomènes qui bien entendu ne facilitent pas euh euh et bien une évolution économique et social stable puisque par ailleurs on n pas il y a pas de proposition en tant que tel pour pouvoir sortir la guuen de l'ornière. Donc ça c'est une donnée importante aussi. Je tenais à le rappeler pour ce pour ce qui est des des compétences.

Vous savez qu'il y a eu un document d'orientation statutaire qui a été proposé au gouvernement de la part de la collective territoriale du de Guyen et notamment du Congrès et qui liste de façon extrêmement circonstanciée 24 réunions quand même de la commission ADOC, trois congrès et qui donc de de façon construite, dans une volonté de coconstruction a plus donc lisser les compétences qui pourraient relever euh des compétences locales. Alors, je prends des exemples. Les compétences économiques, les compétences certaines compétences fiscales, certaines compétences sur le foncier, sur la coopération régionale, une une partie des compétences.

Il est évident que payer aujourd'hui le litre de carburant euh qui est à95 voire 2 € le litre alors que nous pourrions envisager des coopérations avec Trinidad ou voire même le Surinam normalisé européenne, ce serait beaucoup plus simple pour nos compatriotes de Guyan qui se d'ailleurs je tiens à le rappeler existe déjà mais de façon informelle puisque là aussi on a une grosse grosse problématique de du travail et de la des marchés informés languan. Donc ça c'est une donnée. Euh il y a aussi des compétences partagées qui ont été lissées au sein de ce document stratégique et des compétences régaliennes.

Donc et ça aujourd'hui c'est vraiment l'objet de ce document fait le est en pleine discussion enfin est toujours en discussion aujourd'hui avec le gouvernement. Je rappelle que c'est pas ce n'est pas une idée qui date d'aujourd'hui. Euh l'ancien député Justin Catailler dans les années 60 parlait déjà d'un statut spécial.

Ensuite nous avons eu Léon Grand Damas. Ensuite, il y a eu il y a eu moues élus qui ont bien compris qu'aujourd'hui il fallait de de véritables compétences partagé ou local prises localement pour pouvoir accéder à un potentiel économique plus avantageux pour nos compatriotes. Je vois un exemple très simple. l'industrie minière, on en parlant.

Euh aujourd'hui euh je vous rappelle quand même que les choix des politiques publiques nationales ont paralysé le développement de la Guyenne. La création du territoire de l'ennemi en 1930 qui a coupé le territoire en deux a véritablement tué le développement mini à l'époque puisqu'il y avait une c'est comme ça que les migrations martiniicaises et saint-luciennes sont arrivé en Guyenne suite à justement euh je dirais l'appel de de leur de l'or leur paillage à l'époque mais aujourd'hui des opérateurs miniers 1930 jusqu'à 1969 donc avec le code de l'indigina par ailleurs Donc ce qui veut dire qu'aujourd'hui euh ensuite il y a eu la départementalisation, d'accord, et qui donc a influé de plus en plus la population non plus dans une dynamique euh économique mais dans une dynamique plutôt fonctionnariale euh et qui nous a amené aujourd'hui à avoir aujourd'hui 86 % de notre PIB qui euh de transfert et d'importation. et je rejoins notre collègue de la Guadeloupe, c'est de dire qu'aujourd'hui, il faudrait véritablement qu'on se qu'on se dirige vers une stratégie productive.

D'autant que la Guyane, on a largement les moyens. à la différence c'est que lorsqu'on ne peut pas agir sur l'économique le fond ski la fiscalité c'est extrêmement difficile. À contrario aussi peut-être de ce qui pourrait se passer aux Antilles euh nos jeunes il une petite enquête qui est en train de se faire actuellement n'aspire pas à partir.

Ils n'ont pas cet idéal à vouloir systématiquement partir dans l'hexagone. Aussi disparaître mais c'est une réalité. Par contre, le problème c'est que Cuide des propositions locales sur le plan de de l'emploi, sur le plan du développement économique.

C'est ce qui les pousse davantage à vouloir partir. Mais c'est vrai qu'on regarde, on on assiste de plus en plus à ces jeunes qui veulent rester dans l'université Guyane, qui veut qui aspirer à rester en Guyan mais pour le pour le moment, il y a une incapacité de répondre à leurs attentes. Lorsque vous avez un taux démographique tel que le nôtre, il est difficile de pouvoir y répondre.

Donc c'est c'est ce qui les amène à à s'expatrier en quelque sorte de notre territoire. Donc aujourd'hui, moi ce que je c'est dommage d'ailleurs, je le grefferai d'ailleurs à au documents que vous nous avez envoyé, je vous fournirai les vraiment de façon circonstanciée ce que nous nous avons appelé de nos vœux à avoir comme type de compétence locale. Quelles sont les compétences qui devrai être partagé avec le l'État et quelles sont les participances qui resteraient totalement régaliennes teles que par exemple la sécurité, le caractère social sur le plan de la santé.

Il y a un niveau aussi de compétence qui a été souhaité mais qui reste régalien sur le plan de la coopération partagée. L'économie foncier, fiscalité, comme je vous l'ai dit, c'est très clair, ça a été demandé comme compétence locale et d'autres aspects. L'éducation jusque jusqu'à l'enseignement supérieur, c'est-à-dire qu'en fait, il y aura y aura une compétence partagée au niveau de l'éducation sur le plan de la santé.

Non, ça reste régalien. Enfin bon, voilà, je peux pas vous les citer totalement, mais c'est vrai et elles ont été mesurées par ailleurs euh de façon à ce que aujourd'hui il puisse y avoir une vraie négociation. Euh le le minier, vous savez, on a ce qu'on appelle la redevance minière.

Aujourd'hui, il est extrêmement simple. Euh la redance minière est de 80 € euh 80 € le kilo redistribué par les services de l'État aux collectivités qui ont des qui ont des des sites à proximité de leur commune. Aujourd'hui, quand vous savez que l'on d'hors est à 115 € et qu'on est en production de 10 tonnes par an, le calcul il est vite fait.

Alors bien entendu, vous me direz ça ça la production minière par exemple hein, mais je pense qu'on pourrait parler de la la biodiversité qui a de de qui est un véritable atout aussi pour le territoire sur le plan de l'écotourisme et cetera sur l'hydrologie. Nous avons une meralotique extrêmement riche, mais autant de de secteurs qui jusqu'à jusqu'à présent ne trouvent pas de déboucher et donc qui ont été qui qui font l'objet la souhait local pour pouvoir en disposer. Alors, ce qui donc à partir de calcul euh et de de d'indicateurs clés aujourd'hui, c'est ce qu'on souhaitait les les politiques et c'est en pleine négociation pour le moment.

J'espère que j'ai répondu à votre question. Si vous voulez davantage de détails, je pourrais au fil au fil de la de l'interrogatoire vous en donner. Nous vous remercions.

Merci. Je pense qu'on peut repasser la parole à Monsieur Belmar. Monsieur Belmar.

Oui. Oui. On vous entend pas, monsieur Belmar.

Oui oui, je vous écoute. C'est bon là, c'est bon. Nous vous entendons.

Si vous voulez répondre aux questions de madame la rapporteur. Non, c'était à monsieur c'est au président Vattier qu'elle a posé la question. Je oui oui, je je veux bien répondre à madame le rapporteur.

Madame la rapporteur avait une autre question à vous poser. Oui, pardon. Excusez-moi.

J'avais une question pour vous, monsieur Belmar, mais effectivement je me rends compte que je ne l'ai pas posé. Vous avez porté l'accent dans votre propos sur la jeunesse. Euh donc j'ai bien écouté ce que vous avez dit. notre jeunesse euh paraît enfermée en fait dans un système euh et elle est prise au piège euh du chômage de la vie chère et euh finalement de l'inadaptation des politiques publiques.

Ce système, il provoque, tel que vous l'avez décrit, le décrochage économique, le décrochage social, environnemental de tout un territoire. Euh comment faire selon vous pour que les inégalités qui perdent comment faire pour pour enrayer en fait ces inégalités qui perdurent euh parce qu'on a bien compris dans la description que vous avez faite que si on continue ainsi sans pilotage localisé, sans évaluation, nous allons renforcer un système qui produit des inégalités. Donc quels sont selon vous les leviers euh à activer d'urgence pour pour stopper cela ?

Et puisque j'ai la parole et je m'arrêterai très vite, dans tout ce que j'ai entendu, tout ce que nous avons entendu cet après-midi, il y a un sujet qui est un sujet d'urgence, un sujet crucial, c'est la question de l'eau qui est le finalement le premier grand scandale puisque c'est un service public qui n'est pas assuré et et qu'il faut absolument qu'il faut absolument résoudre puisque à la fois les populations mais également dans les propos qui qui ont suivi les étudiants. C'est vrai que les premiers vic les premières victimes sont les familles et en premier lieu parmi ces victimes les enfants et la jeunesse. Donc je m'arrête là et donc ma question est sur la jeunesse.

Monsieur Belmar, merci. Je réponds là ou après monsieur ? et on passera après à monsieur après par la suite.

Pas de problème. Je vous remercie de votre question madame. Alors concernant la jeunesse, qu'est-ce qu'il faut faire ?

C'est-à-dire que il faut permettre que nos jeunes puissent rester en Martinique, s'épanouir professionnellement euh en Martinique et vivre en Martinique. Alors, nous avons travaillé euh nous avons fait une comme étude nous avons fait une étude dans le cadre des résolutions, dans le cadre de l'évolution institutionnelle et nous avons interrogé la population. le CSM a interrogé la population euh par le biais de nos plateformes, par le biais de réunion que nous avons fait dans les communes et tout.

Et en fait ce que euh la population veut et pour permettre aux jeunes de stabler, c'est de renforcer euh de de de de mettre en place une production endogène. Et cette production endogène passe par renforcement des filières locales et ne pas être aussi dépendant de l'extérieur et ne pas être simplement une société territoire d'importation. mais aussi développer et ça a fait l'objet des résolutions du congrès des élus hein aussi développer puisque nos travaux ont enrich les débats des des élus lors de de du concret sur l'évolution institutionnelle. développer une transition, j'en ai parlé dans mon propos, une transition écologique et énergétique qui pourrait être une source d'emploi et puis développer le maillage sur euh notre notre croche région, avoir des des relations et des échanges commerciaux culturels plus approfondis parce que pour l'instant euh le les textes ne permettent pas euh des règlements en vigant.

L'espèce ne permettre pas un développement fluide commercial avec nos voisins de la proche Caraïbe. Euh donc voilà comment permettre à nos jeunes de rester. C'est un permettre de de se développer, de s'épanouir dans leur pays, de trouver du travail et de trouver du travail qui correspondent à leur niveau euh d'information de de formation.

Et puis je je dirai quelque chose peut-être que bon ça va être peut-être une pierre que je à moi aussi mais pour pouvoir mettre tout ça en en musique et en synergie afin de de pouvoir sortir notre pays de de cette situation, il faut aussi que alors il y a il y a les élus qui ont qui ont fait le le congrès des élus avec leur résolution mais il y a aussi du côté de de l'État Il nous faut plus de représentant de l'État qui ait une connaissance du territoire. Il faut des personnes qui soient qui une connaissance du territoire, qui savent comment le territoire fonctionne, quels sont nos nos fonctionnements, nos notre culture. Et souvent euh il y a ce genre de de blocage parce que vous avez des des personnes qui appliquent des textes de façon euh euh très verticale, sans vraiment prendre connaissance, sans connaissance du territoire.

Et ça c'est source des fois de de blocage de de de frustration. Oui. Et donc pour nous, il nous faut créer un développement endogène et qui permettra à notre jeune de rester.

Vous imaginez nous nous nous en gros le territoire d'outre mer représente 95 % de la biodiversité et nous n'avons pas euh la main sur ces c sur les décisions que nous pouvons prendre sur cette biodiversité. Nous ne pouvons pas développer cette biodiversité comme nous pourrons l'avoir. Et c'est l'objet, c'est ce que les Martini ont demandé lorsqu'on les a consulté.

Certes, ils ont demandé une évaluation et ça c'est revenu, c'est un point central, une évaluation des politiques publiques, mais ils ont aussi demander que ils aient des leviers pour pouvoir euh maîtriser euh le développement euh de la martinie. Vous imaginez, on parle d'habilitation, l'habilitation du transport, ça a pris 7 ans pour avoir une habilitation transport. 7 ans là on dit ouais il faut demander une habilitation pour vous pensez que comme comme Mayotte comme comme la Guadeloupe on puisse attendre 7 ans pour pouvoir donner au au Martn au voin au maillot de de l'eau comme comme n'importe quel français donc c'est et c'est tout ça qui doit créer une synergie qui permet à nos jeunes qui sont souvent très bien formés et quand je dis nos jeunes.

Je parle pas uniquement de la Martinique, je parle de la Martinique, la voix, de la grillen de mer vous les retrouver aux quatre coins du monde maintenant et qui puissent mettre à à disposition leur pays les connaissances qu'ils ont acquis et ça dans pas dans des dans des travaux des emplois subalternes mais dans des dans des emplois qui puissent les valoriser dans lesquels il puissent s'épanouir et faire évoluer er leur pays parce que nos jeunes ils pensent tout ça parce que vous allez ils vont faire 8 ans 6 ans 7 ans d'étude ils vont revenir qu'est-ce qu'on va leur proposer un SMIG ou 1,5 SMIG alors que ils iront en France hexagonale au Japon ou aux États-Unis ils vont toucher quatre fois cinq fois ça et pour ça il faut mettre en place des filières locales et une production Il faut laisser alors je vais pas dire quelque chose ça ça va peut-être pas plaire. Il faut laisser le tourisme là, le tourisme de de masse, il faut laisser le tourisme de masse, il faut se tourner vers le tourisme à fa ajouter. C'estàd on a des personnes qui qui transitent par la Martinique qui ont de l'argent, qui n'ont pas de problème d'argent.

Ils ont le seul problème qu'ils ont, c'est de pouvoir dépenser cet argent mais il faut leur donner un service auquel ils peuvent crétendre. Et c'est ça, c'est pour ça qu'il faut faire monter le tourisme dans dans mon dans mon pays à un autre niveau que le le tourisme de masse avec une faute valeur ajoutée. Il faut exploiter nos nos anes.

Nous avons des ances mais il n'y a aucun aménagement qui est prévu. Les voix d'eau relèvent de la compétence de l'État. La meilleure les voies d'eau ça relève de la conséance de l'État.

Il y a aucune installation qui permet d'exploiter ces ces ces ces zones tout en préservant pour l'instant le il y a de favication tout en préservant euh la biodiversité et la beauté des cycles. Nous nous avons des des des il y a beaucoup de choses, je pourrais vous en donner plor de de d'exemple mais voilà comment faire revenir nos jeunes c'est leur donner le moyen les moyens les opportunités de vivre de produire en Martinique comme il l'aurait fait ailleurs en France hexagonale ou ailleurs dans le monde permettre une attractivité régionale une transition écologique et énergétique, un renforcement des figures locales et voilà pour perdu endogène. J'espère que je vais conclu à vos questions madame et et éventuellement nous lancer dans la dans la valorisation de nos de nos de nos ressources naturelles hein et de notre ville.

Merci. Nous passons maintenant la parole à monsieur Vcter, si vous le voulez bien. Oui, merci madame la présidente.

Madame la rapporteur, vous m'avez interrogé donc sur trois sujets. Euh le premier sujet, c'est le problème de la vie chère. Euh le deuxième pour rappel, c'est celui de la défiance vis-à-vis des politiques et le troisème c'est celui de la santé environnementale.

Euh je vais essayer de vous répondre sur sur ces trois points euh mais je vous remercie pour ces questions. Alors d'abord le problème de la vie chère euh que moi j'appellerai le problème de l'extrême vie chère. Euh vie chère ça ne suffit pas à mon avis aujourd'hui ça ne caractérise pas suffisamment la situation auquelle nos populations ont à faire face.

Euh le coût de la vie en Guadeloupe est plus élevé euh par rapport à la métropole de 42 %. Plus 42 % c'est l'écart de prix entre la Guadeloupe et la métropole. Euh il est de 37 % à la Réunion, de 40 % à la Martinique, donc plus 42 % sur le coût de la vie.

Il faut nécessairement coupler ce chiffre avec le tout 40 % pour la Guyenne. Merci. Merci monsieur, il faut nécessairement coupler ce chiffre d'écart de prix avec les taux de pauvreté chez nous.

Euh les personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté en Guadeloupe euh sont euh de 37 %. On estime que 37 % des Guadaloupéens vivent en dessous du soleil de pauvreté. Euh pour avoir un ordre d'idée, euh ce chiffre est de 7 % en France métropolitaine.

Lorsque vous avez + 42 % en écart de prix et sur une population où 37 % vient de sous de pauvreté, euh ça donne des crises sociales fatalement. Euh les crises sociales chez nous sont pas des caprices comme parfois des amis nous le disent lorsqu'on va en France métropolitaine ou comme certains humoristes le disent lorsqu'ils parlent de nos pays. Euh les crises sociales sont euh mathématiquement évidentes euh lorsque vous prenez ces chiffres-là.

Donc la vie chère, elle vit en grande partie. Euh il y a un rapport de l'autorité de la concurrence d'ailleurs qui a été publié la semaine dernière euh sur la Martinique euh qui dit que la vie chère ne vient pas forcément euh de de l'R de mer comme on a eu souvent tendance à le dire, mais vient des coûts d'approche des produits, c'est-à-dire le fra et les différentes taxes euh qui frappent les produits qui arrivent par la mer. Euh et l'octro de mer est considéré comme la seule taxe qui renchérit le coût des produits.

Mais il faut savoir qu'il y a un mécanisme qui a été également identifié par la chambre régionale des comptes des antiiguyanes qui dit qu'on paye de la TVA sur de l'3 de mer et euh c'est un principe qui est fiscalement en principe interdit mais en tout cas les produits dès qu'ils arrivent chez nous ils sont fait tr de mer et ensuite on y rajoute de la TVA. Donc imaginez lorsque euh ces populations qui sont euh 37 % euh sous le suel de pauvreté doivent dans euh l'achat de leurs produits fini euh prendre en compte et je veux dire en encaisser ces différentes taxes qui s'accumulent en plus du des des coûts d'approche donc le fret. Euh la vie s'explique en grande partie par cela.

Euh deuxièmement, vous m'avez interrogé sur la défiance vis-à-vis des politiques. La défiance vis-à-vis des politiques, c'est un phénomène euh qu'on observe que la décentralisation, les différentes lois de décentralisation n'ont pas réussi à gommer. Or, aujourd'hui, toutes les collectivités locales de France euh se sont données pour objectif euh d'avoir plus de capacité décisionnelle.

Nous-même en Guadelou, nous sommes engagés dans une réflexion institutionnelle et statutaire pour augmenter les capacités décisionnelles de nos collectivités territoriales, d'avoir même un pouvoir normatif sur certains domaines de compétences, mais dans une situation où il y a une très forte défiance vis-à-vis des politiques. Alors ce que nous prenons nous au Césir de Guadeloupe mais la plupart des personnes bien intentionnées notre territoire le pense aussi il faut accompagner ce renforcement des pouvoirs des collectivités par deux choses. Premièrement par un accompagnement technique.

On a besoin de l'État pour renforcer nos capacités décisionnelles, même par un accompagnement technique. Ça c'est nécessaire et c'est de nature à rassurer nos populations. Je crois que ce sera aussi de nature à réduire cette défiance vis-à-vis de nos politiques.

Deuxièmement, il faut accompagner ce mouvement de de domiciliation du pouvoir local, on peut l'appeler comme ça, par un contrôle d'efficience. Euh ce contrôle d'efficience peut être réalisé non pas forcément uniquement par l'État, mais peut-être par d'autres collectivités territoriales qui peuvent peut-être accompagner des collectivités qui s'engagent dans des démarches d'évolution. Pourquoi pas ?

C'est en tout cas des idées que nous portons euh au Céser de Guadelou. Le troisème point sur lequel vous m'avez m'interroger, c'est la santé environnementale. Alors, j'imagine que vous faites référence euh au phénomène du chlore décon que j'ai évoqué.

Euh ce phénomène de chlorécon comme comme je je l'indiquais euh c'est une molécule qui a été encore euh euh autorisé on va dire jusqu'en 1993 euh dans nos territoires alors qu'elle était interdite euh déjà en Europe. Euh nous dans les territoires d'outre mer, on a continué à à à l'utiliser. Le résultat il est il est là, il est bien présent.

On a chez nous un taux de cancer de la prostate qui est plus élevé que partout ailleurs dans le monde. Ça vient directement du chlorécone. Ça touche essentiellement les ouvriers qui travaillaient dans la banane.

Euh on sait aussi que pour dépolluer nos sols, selon certains scientifiques, il faudra 700 ans. Alors 700 ans pour retirer cette molécule de nos sols. Euh ça semble un petit peu compliqué.

Je disais qu'il fallait inscrire l'action publique dans le temps long. Là pour pour lutter contre le chloricone, il faut vraiment envisager des horizons assez lointains. Il faut savoir que cette molécule, elle pollue à la fois nos sols, elle pollue nos EOS et elle pollue également nos productions animales.

Donc quelque part, ça signifie qu'on est pour les 700 années qui viennent dans une situation un peu compliquée. Et puis ce ce taux de prévalence, je le disais du conseill de la prostate euh qui décime des populations. Je n'ai pas les chiffres en tête mais euh il suffit de comparer le taux de prévalent du concert de la prostate en Guadeloupe et en moyenne dans l'hexagone.

Et le phénomène du clc est appréciable à la lueur de ce de cette donnée. J'espère avoir répondu à vos interrogations madame la rapporteur. Remercie.

D'autres questions madame la rapporteur ? Non. Donc je vais passer dans l'ordre à au commissaire qui ont demandé.

Madame Petrus avait demandé à prendre la parole. Merci madame la présidente. Ma question va s'adresser à monsieur Christophe Watcher.

Alors monsieur le président, je vous ai écouté attentivement. Euh vous avez égé toutes les difficultés que nous connaissons. Euh insularité, chômage, vie chè, accès à certains services publics très difficiles, ce qui impacte la qualité de vie comme l'eau.

Vous avez fait état du contrat de convergence, le crédit affiché m fléché. Donc euh les élus n'ont pas la main dessus véritablement et ça c'est la cour des comptes qu'il dit euh les risques environnementaux et cetera. Ma question, elle sera simple et rapide.

Votre instance, vos instances, messieurs, il y a bien un moment où vous vous réunissez ? Euh alors moi j'ai envie de savoir quand vous vous réunissez estce en présence du gouvernement est-ce que ces inégalités sont évoqués quelque part par des quelque part dans un lieu, dans une instance dans une réunion où ceux qui sont en mesure de les corriger sont présents ? Alors si oui, avez-vous l'impression que des réponses sont prêtes à être apportées ?

Parce qu'autant d'inégalité, je me dis peut-être naïvement que si chaque année on décidait de résoudre ne serait-ce qu'une seule, peut-être qu'on on ne passerait pas autant de temps dans ce genre de difficulté et que les territoires pourraient espérer avancer un jour et s'en sortir. Telle est ma question. Merci madame la sénatrice.

Oui, je peux je peux répondre. On va on va prendre une autre question à la suite et on répondra après en dernier. Donc il y avait monsieur Méloui qui avait demandé aussi à prendre la parole.

Après, il y a madame la présidente Jacques et moi je monsieur Pomier. Merci madame la présidente, merci pour ces exposés qui éclairent et qui effectivement ramène tous les constats que l'on fait tous et qu'on a au fur des des auditions et qu'on voit dans le travail aussi de la délégation. Moi, je voudrais revenir sur deux sujets.

D'abord, j'aurais aimé savoir de quel collège vous êtes élu dans les Césares parce que ça nous intéresse comme ça de voir un peu la diversification des des élus qu'on a là et des présidents de Césarer. Euh et je voudrais revenir sur deux deux sujets puisqu'on peut pas tout faire. C'est c'est comment à quoi vous attribuez effectivement vous avez parlé d'un d'un enjeu essentiel qui est pour moi un enjeu essentiel la souveraineté alimentaire et et donc là vous avez pointé les difficultés à la diversification agricole.

Alors moi c'est la question ce serait effectivement pour créer des industries régionales, c'est un un levier essentiel. Euh ma question est pour la la Guadeloupe puisque ça a été soulevé euh le président de Guadeloupe et euh le président de Guyen a parlé effectivement de de souveraineté aussi de d'autonomie et euh la la Guyenne se prêterait à une justement à ce à ces enjeux euh de diversification agricole. Euh et donc euh ma question est simple, c'est quels sont à votre avis justement pour arriver à ça et pour pouvoir débloer quels sont les freins que vous avez effectivement pointés ?

Quels sont les leviers qui pourraient nous permettre justement de de réfléchir dans les propositions ? Je pense que tuas peut-être pas ta réponse là mais qu'on y travaille et la stratégie que l'on pourrait mettre en œuvre et parce que vous avez parlé tant long et on l'a vu effectivement souvent les gens quand ils nous parlent de normes, ils veulent permettre d'utiliser des choses qui sur le temps long auront des incidences sur nos vies. Vous avez parlé du clore descon et on le voit bien les enjeux et et les perspectives qui sont à l'œuvre.

Et donc voilà, ma question elle était elle était sur ça, c'est comment vous voyez quels sont donc les les leviers et les freins ou les freins et les leviers et la stratégie parce que pour pouvoir effectivement travailler sur sur cette diversification agricole qui peut-être une porte d'entrée pour une industrie régionale plus développée. Je remercie madame la présidente. Merci madame la présidente.

Mes chers collègues, messieurs, je tiens à vous remercier pour vos propos qui sont plus qu'éclairants puisqu'ils démontre la nécessité et l'importance des travaux de la de la délégation depuis de nombreuses années. En l'occurrence mon prédécesseur Michel Magra qui a mis en évidence ce principe de différenciation. Alors le principe de différenciation, je crois qu'il faut vraiment clarifier les choses.

Ce n'est pas de dire que les territoires ultramarins les montrer du doigt, mais au contraire leur dire qu'il faut vraiment adapter les normes et les compétences à la diversité des territoires pour en avec comme enjeu de conjuguer au mieux l'action de de politique locale, l'efficacité de l'action publique et la volonté politique. Et en fait, vous le démontrez très bien avec les les processus que vous avez engagés, les demandes que les territoires ont engagé pour avoir une meilleure maîtrise des compétences sur dans chaque territoire ultramarin. Donc j'aurais juste une question bon pour monsieur Wter mais qui pourrait peut-être ouvrir à à d'autres, c'est que le président LBAR avait lancé une étude sur le potentiel fiscal de la Guadeloupe.

J'aurais aimé savoir si vous avez pris connaissance de cette étude et quel est quel est votre avis sur cette étude ? Parce que c'est vrai que lorsqu'on parle de défiance des populations vis-à-vis des élus, les populations attendent du concret. Mais en réalité, on déploie des politiques publiques qui ne sont pas efficientes et parfois j'ai tendance à dire et je l'assume pleinement que l'on gaspille de l'argent dans les territoires avec ces politiques qui ne donnent pas de résultat.

Donc euh comment euh justement en en ayant en allant vers une euh plus de compétences au niveau local, on arrivera à mieux répondre à ces enjeux et euh à recréer du lien avec euh les populations locales. Merci monsieur Pomier. Oui, merci madame la présidente.

Moi ma ma préoccupation, je dirais rejoint un peu celle de mon collègue Loui. Monsieur Vacheter a parlé effectivement de passer d'une société de de consommation de consommation largement importée à une société de production. Alors, il y a effectivement des freins et des leviers possibles dans les freins.

Il me semble que le foncier est un frein majeur. En Guyane, l'État possède la quasi totalité du foncier, mais ailleurs, il me semble que le foncier est assez concentré en en peu de main, enfin sauf erreur de ma part. Donc, comment est-ce qu'on peut régler ce problème foncier qui est impréalable ?

D'ailleurs, c'est pas spécifique aux autres mèes dans l'hexagone pour des agriculteurs, ils ont des mêmes difficultés à l'installation parce que la question du foncier est très difficile et puis la question des autres leviers pour pour passer de cette économie de consommation à cette économie de production qui effectivement peut donner, je dirais, un atout à nos territoires et puis peut-être un espoir aussi pour une partie de la jeunesse qui a besoin absolument de se fixer dans ces territoires pour en assurer une une péri Merci. Je vous laisse répondre messieurs. Ah, excusez-moi, il y a monsieur le ministre qui voulait poser une question, j'avais pas vu.

Merci madame. Merci madame la présidente. Moi, je voulais vraiment souligner la qualité des échanges.

Euh euh vous vous vous allez beaucoup nous éclairer dans le cadre de du rapport du rapport final. Euh et je voulais vraiment vous en vous en remercier. Euh c'est c'est pour mémoire euh le sujet de des énergies renouvelables a été évoqué, je crois par le président de de Guadeloupe et c'est vrai que à chaque fois que il y a des dispositifs d'aide sur le plan national euh qui sortent euh les autres maires euh n'en bénéficient pas.

Euh et je voulais juste le mentionner pour que nous ne l'oublions pas parce que euh nous vivons jusqu'à 95 96 % d'énergie fossile. Euh énergie qui viennent souvent de notre voisinage euh des territoires d'utrre mer alors que nous ne pouvons pas en produire euh ici ici en France. Et je voulais que qu'il soit mentionné.

Euh sinon, une une question euh un peu à tout le monde. Euh vous avez peu évoqué euh la la coopération régionale, l'insertion régionale de de de nos territoires. Euh est-ce que vous n'estimez pas euh que il y a là aussi des pistes de solutions pour sortir de de ce cercle vicieux ?

La la réponse est dans la dans la question, mais je voulais vous vous écouter sur cette insertion de nos territoires dans leur environnement géographique. Merci messieurs. Je vous laisse répondre.

Alors dans le dans l'ordre comme vous voulez. Qui veut prendre la parole ? Vous pouvez mettre votre micro s'il vous plaît.

Merci. Oui. Alors, concernant la Oui, vas-y.

Non, mais vas-y, [rires] allons-y. Allons-y. Non, je parlais simplement sur l'appartenance déjà la question la plus simple, l'appartenance de euh des collèges CCZeg réciproquement.

Je crois que euh chez nous, c'est extrêmement enfin qu'on nous concernant, on a des nos collèges sont extrêmement disparates, hein. On a, je vous l'apprends pas, on a des le secteur économique, le secteur syndical et cetera. Moi, j'ai la chance d'être directeur général des services d'une collectivité dans l'ouest de la Guyenne à Marie Passoua et je connais donc vraiment toutes les les les problématiques des sites isolés, ce qu'on appelle les communes isolés.

Et j'ai longtemps aussi exercé dans la politique de la ville pour une ville par contre qui est totalement à l'inverse de Marie Passoua, une ville extrêmement on va dire plus riche qui était Ri Monjoli. Don je connais les les deux versants en quelque sorte à l'est, le littoral, une ville qui était relativement aisée entre guillemets et de l'autre côté l'autre versant celle qui est proche du qui est à la frontière du Surinam pendant du Brésil qui est maré pas sous là où on a des configurations d'inégalité territoriale qui qui sont euh incroyables. He je vous donne un exemple très simple.

Marie Passou, vous achetez une canette de Coca-Cola à 5 € une bouteille de une bouteille d'orangin à 12 €. Donc imaginez alors non seulement Guy a 40 % de vie chè mais en plus à l'intérieur même d'un territoire on a encore 20 % de de surcooût pour les communes isolées. Donc c'est pour vous dire à quel point la problématique elle est criante sans compter bien entendu les problématiques de désengorgement et de de de désenclavement puisque je rappelle que moi me concernant je prends l'avion pour me rendre sur mon lieu de travail puisque nous n'avons pas de route et que la seule route qui a été proposée entre deux communes de de l'ouest entre Papaan et Marie Pasoula a était de faire une piste.

Ce sont les voilà les solutions proposées aujourd'hui par le gouvernement connaissant la saison des pluies 6 mois en Guyan et 6 mois de saison sèche une piste. Vous comprenez bien que c'est extrêmement complexe. Donc le choix pour scolariser nos enfants, c'est de prendre la pirogue avec des fleuves qui sont considérés comme non navigables.

Voilà un peu juste pour caricaturer un peu les propositions en terme de politique publique que sont proposé qui nous sont proposées. Et donc les élus doivent faire avec doivent trouver des solutions, des alternatives qui ont qui ne correspondent pas forcerie aux attentes de la population et qui du coup le crée une sorte de discrédit parce que il y a un problème de de de déficience des propositions face aux attentes de la population. Voilà, si c'est voilà un contexte qui est tout à fait réaliste et que et qui et qui vous permet de comprendre à quel point c'est difficile pour un élu local que de pouvoir répondre et d'être crédible auprès de sa population du fait du contexte extrêmement difficile, le fait de ne de pas pouvoir prendre les décisions, ne pas avoir le le choix de ces décisions face à à des attentes qui sont d'une importance capitale pour la population.

Voilà. Donc nous concernant voilà, je vous disais un peu de brosser sur la question de la l'appartenance au collège du me concernant ou d'autres au CZeg. Après, je pourrais répondre aux autres questions.

Je laisse mes collègues aussi intervenir et sur le foncier. Je pense que vous avez posé la question sur le foncier de toute façon c'est extrêmement simple sur le foncier. C'est une compétence que alors c'est une compétence qui est totalement totalement souhaitée par les élus locaux.

Je rappelle que nous, elle est d'autant plus légitime que nous avons des ethnies qui qui aspirent à avoir à recouvrir en quelque sorte leur terre ancestrale. Je pense aux Amérindiens, aux autochtones, je pense au bushinag qui ont une relation à la terre qui est totalement différente d'ailleurs de celle des créoles et pour laquelle ils aspirent eux à pouvoir vivre selon leur leurs coutumes ancestrales et cetera. Donc hormis le fait de développer les infrastructures, de désengager le territoire, il y a aussi cette relation historique.

Vous avez posé une question si les politiques dev public devait aussi euh prendre en considération l'histoire de nos territoires. Mais c'est évident. C'est évident à partir du moment qu'on ne considère pas l'histoire fait le moi j'ai un ami qui dit toujours c'est l'histoire qui fait le qui c'est le l'histoire qui fait le le passé qui fait le présent et le présent qui fait le futur et c'est exactement ça.

Et aujourd'hui en terme de politique publique ne pas considérer nos histoires qu'elles soient l'histoire coloniale, l'histoire esclavagiste, l'histoire de la la décentralisation et cetera, c'est bien entendu donc ne pas proposer des politiques publiques adaptées par rapport à l'évolution sociologique, les atavismes sociologiques de nos territoires. Donc pour cette question là, je vous répondrai, nous vous répondrons que oui, il faut aussi prendre en considération cet espect là. Je rappelle que le foncier est détenu à 8 95 % par l'État du du de fait historique et pour lequel nous n'arrivons toujours pas à y remédier.

Donc c'est une volonté aussi des élus locaux de pouvoir à un moment donné jouir d'eux-même de de du foncier en Guyan. Je laisse merci la parole. Qui veut prendre la parole pour répondre aux questions après par la suite ?

Bon alors je je vais me lancer. Moi, j'appartiens au collège 2 au collège des organisations syndicales. Voilà.

Donc euh la question c'était comment la question c'était relativement à la coopération régionale. Oui, nous avons et je profite pour répondre à une question qui a été posée, je crois par madame la rapporteur ou par commissaire. Nous au au CSM lorsque la question du pouvoir normatif local s'est posé que les élus ont décidé de de de d'organiser un congrès, nous nous avons décidé en tant qu'organe consultatif de de mettre en place une opération pour consulter le citoyen et pour faire des précronisations. que toutes les problématiques que nous vous avons enfin que je vous ai euh évoqué, le le conseil le CSM a produit a produit des des avis, a produit des motions, a produit des des rapports qui sont consultables sur nos sites, sur toutes ces questions et régulièrement lorsque nous avons à nous nous autaisissons euh de problématique euh on en a très peu parlé, pourtant C'est un problème très prignant dans mon pays.

C'est la problématique de la sargas qui est en train de de de d'empoisonner encore une partie de la population martiniicaise parce que la Sargas lorsqu'elle se dégrade, elle produit un un gaz un gaz qui est qui est nocif pour l'homme et qui est nocif pour les les les mat. C'est une c'est une c'est une problématique que nous n'arrivons pas qui jusqu'à présent n'a pas trouvé euh une solution. Donc nous émettons des des avis euh lorsque nous nous autosisissons et lorsque nous sommes saisis notamment sur les les documents budgétaires aussi, nous émettons des avis circonstanciers, nous motivons et nous faisons des propositions également.

Donc notamment, nous n'avons eu de cesse de rappeler dans tous nos avis qu'il y avait il devait y avoir une exigence d'évaluation des politiques publiques parce que il y a des politiques publiques, des politiques publiques mais personne ne peut produire une évaluation des différentes politiques publiques qui ont été appliquées sur les territoires. Donc et ça c'est une demande euh que nous formulons euh de tout temps. La coopération nationale, elle s'impose, je ne sais plus c'est le quel collègue en a parlé, ne serce que sous les produits pétroliers euh oui, on est obligé de de s'approvisionner euh en mer du Nord alors qu'on pourrait s'appr s'approvisionner dans la proche Caribe.

Martinique, le la collective de Martinique a fait une démarche parce qu'elle elle est maintenant membre de euh l'organisation caribéenne des l'organisation des États de la Caraïbe euh maintenant. Donc elle est elle a obtenu son adhésion dans une organisation caribienne avec tous les pays euh de la Caribe, les îles anglophones et tout. Donc c'est une c'est une démarche qui qui qui est qui est qui est profitable parce que ce sont des pays qui se sont développés qui ont les mêmes problématiques.

Ce sont des insules comme nous que que on et nous pouvons échanger, ils peuvent nous apporter et nous pouvons leur apporter et pas simplement penser que comme nous sommes nous apporter dans groupe européen, c'est nous qui allons le apporter mais eux peuvent nous apporter aussi. Et puis dire que oui pour la question al quand j'ai parlé de personnes de de de de représentants de l'État qui connaissent euh la culture du pays, oui, si je répondre à votre question, oui, il faut prendre en compte notre culture, il faut prendre en compte nos notre nos histoir al je suis à l'inverse de la de la Guyenne, même à l'inverse de la voie de loupin je pense he c'est assez historique c'est au moment de la révolution française parce qu'au moment de la révolution française les colons les colons français se sont réfugiés sous la protection des anglais alors que les colons français qui ét en Guadeloupe ils ont tous été plus ou moins guillotinés bon et après donc ce qui fait que grande partie si ce n'est pratiquement la même proportion de que la Guyenne est détenu par des gommes ceux qui font la canne à sup et la banane. Donc c'est vous pouvez repréciser.

On vous a malentend on a mal compris au début de votre phrase. J'ai dit sur les colons compris. Oui, grande non, je rappelais l'histoire les colons les colons français euh martinique au moment de la Révolution française se sont réfugiés sous la protection des britanniques alors que ceux de la Guadeloupe sont restés au niveau de la monarchie.

Naturellement, ils ont été guillotinés. Ce qui fait que chez moi euh une grande partie du foncier reste détenu par euh de grands propriétaires terriens. Ceux-là même qui produisent la banane et la canne à sucre.

Donc c'est inverse. Donc il faut il faut remettre non pas remettre en cose tout mais il faut vraiment pour pouvoir mettre en place une politique qui soit efficace et efficience efficiente pour notre pays. Il faut un connaître notre histoire, connaître nos traditions, savoir comment on fonctionne.

Et je dirais quelque chose qui s'est passé, c'est que à l'époque le président le président Sarkozi avait de France promis avait promis qu'il y aurait eu comment il avait dit une euh il aurait eu de plus en plus de cadres euh locaux qui seraient affectés dans les territoires parce que particulièrement dans l'administration euh d'État Euh c'est pas le cas, c'est plutôt l'inverse et et ça conduit des fois, je vous l'ai dit, je vous le répète, à des non prises en considération dans nos cultures, dans nos habitudes. Vous imaginez que chez moi, vous avez une commune enfin deux ou trois ou dans une école vous trouvez un enfant. Bon, j'exag un petit peu mais sous 10 enfants, il doit y en avoir deux dans une classe qui soit qui soit d'origine Martiniquaise et c'est une c'est une région où il y a une espèce de communauté qui c'est et tout ceci est de nature et des frustrations. peut pas y avoir de développement si il y a de la frustration, il y a des crispations et il y a une espèce de de de de crise sous-jacent et c'est en place les conditions de développement.

Oui, le développement monsieur en a parlé. Oui, le développement des énergies renouvelables, il est anormal que lorsqu'on fait du soleil en euh un français de de la région, je sais pas nord pas Calais, s'il veut faire une station de production pour être producteur consommateur d'énergie solaire, il va bénéficier de prime de l'État, ce dont nous ne bénéficions pas en Martinique alors que le soleil nous en avons en veux-tu en voilà à longueur de jour et ça aussi c'est des des pistes à à à à explorer et à mettre en place. Voilà, je serai pas plus long et puis une valorisation de nos produits de nos produits locaux.

Juste juste une parenthèse sur la Vichel, je je rejoins mon ami Christophe quand il dit extrême vichè parce que c'est vraiment ça extrême vichè. Imaginez que la Guyanne était à 3000 km de la Martinique. Le prix du billet Fort de France Cayen et l'équivalent d'un prix Paris Port de France Paris.

C'est l'équivalent 900 € 900 € 1200 € parfois. Voilà voilà. et pas c'est quand il dit 900 € 1200 € c'est pas en classe business tout ça hein c'est classe économique.

Voilà donc vous vous voyez euh vous euh on on on appartient à grand ensemble mais bon finalement rien n'est mis en place pour que nous faisions euh nous soyons insérés dans ce dans ce grand ensemble. Voilà je serai pas plus long. Cayen BM 750 € minimum.

Or, nous sommes à la frontière du Brésil, 750 € à 800 900 € 45 minutes de vol. Donc après vous vous étonnez comment on peut développer un territoire lorsqu'on paye des billets de cette sorte et qu'on puisse s'attirer. Euh c'est je simplement, excuse-moi mon collègue hein, simplement pour vous dire la chose suivante.

Les familles guyanaises où leurs enfants font leurs études dans l'hexagone sont au stade où maintenant elles choisissent quand est-ce qu'elles vont faire rentrer leurs enfants. Parce que quand vous avez des prix à 1200 € en classe économique et vous envoyez deux enfants ou trois enfants faire les études quand ils peuvent faire partir et ben on fait des choix. Voilà, c'est un exemple très simple mais qui constitue le quotidien des familles d'outre mè et notamment en Guyenne mais je suppose qu'en Martinique ça doit être la même chose.

Bon nous nous avons que deux compagnies Air Caraïbe et Air France. Je pense que chez vous vous avez un peu plus de concurrence voilà mais nous on en a on a que le choix que de deux compagnies. Alors résultat et ben qu'est-ce que font les Guyanais ?

Et ben ils partent au Surinam. Bon, ce qui est pas plus mal, ça permet de s'ouvrir. Ils partent, ils partent à Makapa avec les 9hures de de trajet, mais ils sont obligé d'en arriver à ce stade.

Voilà. Et pour simplement rappeler qu'en parlant de coopération euh il fut d'un temps, nous avions la possibilité d'étudier et d'avoir les les étudiants à l'époque pouvaient faire leurs études dans les Caraïbes, faire leurs études au Brésil, faire leurs études à Porto Rico. Moi, j'ai connu j'ai mon feu père a fait ses études à Porto Rico aujourd'hui.

Là aussi, on a encarqué en quelque sorte, c'est pour ça que je dis que nous sommes des continents insularisés puisqueaujourd'hui on a pratiquement aucun choix de pouvoir alors que on pense que la Guyenne est un piét à terre, un pied pour le développement pour pouvoir s'exporter dans l'Amérique du Sud. Mais quand vous voyez toutes ces contraintes pour voyager, résultat aujourd'hui, on est au stade où nous sommes insularisés sur le littoral. Un billet pour Saül, c'est 155 € par par tête de pipe pour pour aller chez soi, enfin pour aller sur son propre territoire.

Voilà. mon collègue la permet-moi, je suis un peu bavard mais je vais te laisser aussi juste juste Christophe pour dire une dernière chose et je parle il faut mesdames et messieurs les commissaires, il faut que vous puissiez bien prendre en compte que actuellement dans mon pays vous avez des gens qui font leur choix choix économique en consommer ou se soigner au 21e siècle c'est pas acceptable pour un pays comme la France où des gens le choix de ne pas se soigner pour pouvoir consommer. On en est là quand on parle de seuil de chez moi le seuil le seuil de pauvreté pas loin de de la Guadeloupe hein.

Donc on en est là. Voilà, j'en ai terminé. Merci.

Il nous reste les propos de monsieur Walker Wter W je le début. Excusez-moi décorcher votre nom monsieur. Non mais je je je me reconnais madame la présidence il y a pas de problème. [rires] Excusez-moi.

Oui je vous en prie. Je vous en prie. Je voudrais répondre déjà sur le collège d'appartenance.

J'appartiens personnellement au collège des activités économiques et des employeurs. Donc collège numéro 1. Euh la question qui était posée par madame la sénatrice Petrus euh qui nous demandait qui nous écoutait euh nous les membres du César.

Alors, par définition, c'est le code des collectivités, le code général des collectivités territoriales qui qu'il a prévu. Nous ne sommes écoutés en priorité que par les membres de la collectivité régionale dans mon cas et j'imagine de la collectivité de Guyane pour Jean-Marc et la collectivité de de Martinique pour Éric. Donc nous sommes raccordés à ces assemblées délibérantes et ce sont qui sont nos principales interlocutrices.

Euh nous sommes également écoutés et régulièrement consultés par la délégation Outremè du CE national qui sur les questions outreem ne manque jamais de de d'interroger les Cés ses ces essèes d'outre mer. Euh mais nous sommes aussi écoutés, c'est le cas aujourd'hui par euh commission d'enquête du Sénat et nous en félicitons euh parce que c'est toujours, je le disais en introduction, c'est toujours très intéressant pour nous euh de parler directement des parlementaires, sachant que le travail législatif euh dont ils ont la charge euh tiendra certainement compte de ce que nous faisons remonter. Euh une autre question qui était posée cette fois par euh monsieur le sénateur qui nous demandait de quel collège nous appartenions, c'était une question sur la souveraineté alimentaire.

Vous demandiez, monsieur le sénateur, euh quels sont les freins et quels sont les leviers et quelle serait la stratégie ? Euh pour ce qui est de mon territoire, en tout cas, euh les freins en matière de souveraineté alimentaire euh c'est premièrement l'accès au fonciers mais deuxièmement la très forte concurrence de l'import. Euh en fait, les produits importés arrivent en masse.

Vous avez une activité d'import distribution qui est très bien installée dans nos pays et euh qui n'a pas vraiment intérêt à à développer euh les filières de production alimentaire localement parce que elle repose sur des modèles économiques qui sont orientés vers l'extérieur et euh et voilà quoi. Donc c'est un des principaux freins. Il y a des leviers quand même, j'en ai évoqué un, c'est le déploiement d'une politique, comme je le disais, d'import substitution.

Euh cette politique d'import substitution, il suffirait à mon sens qu'elle soit voulue par les autorités locales, qu'elle soit accompagnée par les autorités nationales et qu'elle soit également euh épousée, j'ai envie de dire, par les consommateurs locaux euh qui compr qui pourraient comprendre assez facilement que produire localement signifie créer des emplois localement et donc avoir des des du travail pour nos enfants et avoir aussi des chances de voir nos enfants rester s'établir dans leur territoire et ne pas uniquement rêver de partir. La stratégie selon moi pour déployer politique d'import substitution en dehors de la volonté de le faire, c'est avoir un observatoire un observatoire qui nous permettrait de voir quel progrès nous réalisons sur des catégories de produits que nous prenons substituer par des produits locaux en se rendant compte que on on est capable d'en produire localement et donc en voyant également qu'il y a des emplois qui en dépendent. Je pense que ça ça participerait, ça concourrait à l'amélioration de la culture économique de nos populations.

Je peux répondre aussi à madame la sénatrice Micheline Jacques euh qui évoquait l'étude sur le potentiel fiscal qui avait été lancé par le président LBA. président LOSB qui est le président du conseil départemental de Guadeloupe et qui était à cette époque président du congrès puisque le congrès des élus département régionaux est présidé en alternance euh de semestre par le président de région et le président du département. Donc le président LBA a effectivement lancé cette étude sur le potentiel fiscal.

Euh il s'est adjoint euh les services euh de fiscalistes parisiens et non des moindres puisqu'il s'agit du cabinet CMS Francis Lefèvre euh qui est quand même assez assez côté je pense sur la place parisienne en la matière qui a rendu son rapport. Ce rapport a été présenté le 17 juillet 2025 lors du congrès des élus départementaux régionaux de Guadeloupe et ce rapport à l'aide droite au but. Euh le potentiel fiscal de Guadalou, il faut essayer de l'exploiter au maximum en impôt sur les sociétés, en impôt sur le revenu.

Mais pour que la collectivité puisse exercer les nouvelles compétences qu'elle réclame, il faudrait qu'elle obtienne chaque année de la part de l'État une dotation globale de compensation qui a été estimée par Francis Lefèvre à 1,2 milliards d'euros donc chaque année. Donc il faudrait qu'on ait cette dotation globale de compensation pour avoir un équilibre budgétaire dans l'exercice de ces nouvelles compétences. euh par la nouvelle collectivité.

Euh je crois que c'est monsieur Pomier euh qui euh évoquait le passage de la société de consommation et la société de production euh et qui euh qui crée l'importance de l'accès au foncier. Alors chez nous évidemment on n'est pas la Guyane. Euh le foncier est assez limité, je le disais également nos nos cultures d'exportation ont plus qu'une large part de nos terres agricoles.

Il nous reste donc quelques terres qui sont en en friche, en jacheur et et quelques terres disponibles pour pouvoir asseoir une politique de diversification agricole. Euh je n'ai pas les chiffres exacts, mais je sais qu'il y a des estimations qui ont déjà été menées par les spécialistes et euh que nous pourrions développer quand même euh des productions de diversification qui nous permettrait de faire reculer certains fruits et légumes importés et donc de les produire localement tout en créant de l'emploi. Il faut également pour protéger euh toute production locale des dispositifs de protection de la production locale.

J'oquais le le dispositif du différentiel de TR M tout à l'heure euh qui ne sont pas que des dispositifs de protection puisqu'on peut pas faire de protectionnisme euh au sein de l'Europe mais qui sont de façon un peu plus on va dire euh un peu plus convenable des dispositifs de compensation des surcoups de la production locale. Euh produit localement coûte beaucoup plus cher que de d'acheter des produits importés venant d'ailleurs qui réalisent des économies d'échelle comme je le disais. Et donc l'Europe admet que nous puissions bénéficier de façon dérogatoire et limitée dans le temps de certains dispositifs de compensation des surcoup de production.

Donc pour s'orienter vers une société de production, il faudrait nécessairement envisager ce type de dispositif. Et enfin, il y a monsieur le ministre qui posait la question de des énergies renouvelables. Alors, évidemment en Guadeloupe, Éric Belma l'a l'a évoqué.

Euh nous nous avons le soleil, donc le soleil qui qui autorise euh euh tout ce qui est euh tout ce qui est énergie solaire et cetera. Donc ça, on pourrait le développer. Nous avons l'éolien également euh qui pourrait être développé, l'éolien offshore qui pourrait peut-être il y a des projets en Guadeloupe d'ailleurs pour pour cela, mais nous avons également euh la géothermie euh dans nos dans notre zone.

Euh j'ai participé personnellement il y a une dizaine une quinzaine d'années à une étude qui avait été coconduite par la région Martinique à l'époque, la région Guadeloupe et par le gouvernement de la Dominique pour exploiter un gisement de géothermie que nous avons sous sous nos îles respectives. EDF faisait partie de ce de ce de ce programme. EDF s'en est retiré.

Euh résultat Guadeloupe et Martinique ont été obligé de euh s'en retirer également. Mais la Dominique a continué euh et la Dominique est en train d'inaugurer une énorme centrale de géothermie aujourd'hui euh pour par faire son mix énergétique. Et donc quelque part nous avons une centrale de géothéraie en Guadeloupe qui est gérée par une société hormat mais nous aurions pu certainement aller beaucoup plus loin.

Nous ne savons pas réellement enfin je ne sais pas réellement pourquoi le DF s'est retiré de ce programme mais en tout cas il était assez prometteur. qui nous permettait d'exploiter cette ressource en énergie renouvelable qui est sous nos sols. Merci.

S'il y a plus d'autres questions, nous arrivons au terme de cette audition. Oui. Moi, j'ai juste j'apparten au collège 2.

En ce qui me concerne puisque je suis président de la Chambre régionale d'économie sociale et solidaire. D'ailleurs, peut-être là aussi une piste à à mon sens qu'il faut absolument privilégier surtout pour nos territoires où on a un taux de de de chômage tellement élevé, un taux de pauvreté tellement élevé. Je rappelle qu'en Guien, c'est 53 % de la population qui vit sous le seuil de pauvreté quand même, je tiens à le rappeler.

Donc c'est pour vous dire à quel point je pense que l'économie sociale et solidaire serait aussi une alternative euh en attendant de passer dans les économies plus classiques parce qu'il y a un véritable besoin en la matière. Et là, je trouve que en matière de politique publique, c'est extrêmement pauvre les investissements, les choix dans ce domaine-là, ce qui est un peu regrettable et pour nos territoires, ce serait vraiment à mon sens hein. En tout cas, je sais pas, je je pas parler au nom de la Guelou, la Martinique, mais en Guyenne, l'économie sociale et solidaire serait véritablement aussi une piste qu'il faudrait absolument porter un intérêt particulier pour cela.

Absolument. Monsieur, on voit je voulais rajouter une petite chose. Une dernière chose, c'est le dans la diversification alimentaire, ça passe aussi par une éducation alimentaire parce que euh même si on met en place les filières, un un un un un entrepreneur, il va pas vendre à perde hein, il faut qu'il ait débouché.

Donc il faut que nos enfants se réapproprient nos produits locaux et ça commence depuis l'école. Martinique, on avait lancé un programme de Jafa les jardins familiaux pour que les enfants se réapproprient des fruits locaux, pas seulement des pommes, des bananes et puis des raisins. Il y a pas ça chez nous.

Chez nous, il y a des bananes, il y a des mangues, il y a des des des cailles, il y a toutes sortes de choses. Et pour pouvoir euh alors dans certaines communes euh de Martinique, il y a une obligation dans le cahier des charges des prestataires que il y ait une une majorité de repas qui soit euh proposé aux enfants en cantine scolaire avec des produits locaux du terror. Je voudrais aussi simplement vous suggérer une autre une autre alternative, mais puisqu'il y a une question sur l'éducation et la formation, euh comme je vous l'ai exprimé antérieurement, nous nous avons une pression démographique telle queon ne pourra pas à mon sens construire ni des lycées ni des collèges.

Je crois qu'on est en manque de 7 lycées, on est en manque de 14 collèges et des écoles primaires. Faudrait-il lancer peut-être une expérimentation sur certaines régions ? En tout cas, la double vacation, ça existe euh chez nos voisins sud-américains, ça existe même dans certains pays euh et il serait peut-être intéressant du coup d'y donner de donner du coup de permettre à tous nos enfants d'être scolarisés dans les dans les temps et non attendre 3 ou 4 ans.

Euh de pouvoir donner un vrai rôle aux infrastructures publiques et de les optimiser de façon maximale. Alors peut-être pas leur visager sur l'ensemble de la mais peut-être dans une à titre expérimental parler de laboratoire mais pour voir de quelle manière on pourrait du coup y remédier le le gap de financement public parce que pour tout vous dire pour avoir travaillé dans la politique de la ville lorsque vous savez que nos difficultés ne cessent de d'augmenter et qu'on vous sanctuarise les budgets alors qu'il faudrait les les optimiser. C'est compliqué.

C'est compliqué de faire ça, c'est ce qu'on c'est compliqué de faire mieux avec peu de moyens. Bon, on parle d'économie frugale, c'est un fait mais sauf qu'en dans la réalité la théorie de la pratique c'est autre chose et surtout dans le territoire. Voilà, ça c'est une suggestion aussi sur le plan de la formation et l'éducation.

Marie voulait alors rapidement parce qu'il va falloir qu'on rende l'antenne d'ici 5 minutes. Oui, je voulais Oui, d'accord. Je voulais savoir est-ce que le président du 16e Mayot est là ou bien il a déjà il on l'a déjà en premier parce que il avait une obligation personnelle après par la suite.

Ben c'est dommage mais je je le train éétait déjà parti mais je je voudrais poser la question parce que tout à l'heure j' il y a quelqu'un qui a parlé de la défiance des euh des élus et et c'est vrai. Est-ce que c'est pas parce que moi je je me défends je défends les élus, on prend des lois ici, on les vote. Euh parfois on vote les lois et puis les décrets d'application, c'est au gouvernement de de les faire sortir.

Mais souvent ces décrets d'application ne sortent jamais. Je donne un exemple. Je donne un exemple.

Nous avons voté la loi de refondation sur Mayotte après le cyclone Chilo avec des montants avec l'article 2 où on a mis tous les montants qui sont là avec bien sûr euh tout ce qui devrait faire avancer les choses. Beaucoup de décrets d'application ne sont pas sortis alors que les gens Mayottes vivent dans des conditions toujours dramatiques. Et ce matin, qu'est-ce que je découvre ?

Alors, on a mis en place l'établissement public qui est là-bas, on a mis en place la stratégie FA, on a mis en place pas mal de choses et je vois ce matin dans le journal que l'établissement qui est là est censé reconstruire Mayotte et à la va s'engage à une consultation afin de recruter le prestataire chargé de l'accompagner dans l'élaboration stratégique de développement pour la période 2026-2031. une étape clé pour préciser son rôle dans la reconstruction du territoire. Ça veut dire qu'on va consulter, on va perdre 6 mois.

Le temps d'embaucher quelqu'un, on va perdre 6 mois. Les élections présidentielles arrivent en 2027, c'est-à-dire que Mayotte va se retrouver seul à penser ses play. Donc voyez-vous, ce sont des choses que nous bien sûr quand on rentre à Mayotte, on nous indexe alors qu'on a fait notre beau job ici, on a fait notre travail.

Donc effectivement euh moi je demande que c'est pas que les gens comprennent que le travail que nous faisons ce n'est pas par malhonnêteté intellectuelle qu'on on aille dire aux gens qu'on a fait ceci, on a fait cela, mais malheureusement parfois on est on a l'impression de dire les choses et ne jamais être écouté et c'est le cas de Mayotte aujourd'hui. Merci chers collègues. Donc nous en arrivons maintenant à la fin de cette audition.

Je vous remercie en tout cas messieurs pour la qualité de ces échanges et je pense que ça va éclairer le rapport de madame la rapporteur. Et donc si vous avez des éléments complémentaires, vous pouvez effectivement nous les adresser par écrit avant euh la fin de de ce de cette audition de en fait pas de l'audition mais de la commission d'enquête. Je sais je vous remercie hein.

C'est avant alors ce serait à peu près euh fin juin. Oui mais si on peut les avoir au mois de Mais si on pouvait les avoir avant ça serait mieux. Merci merci beaucoup merci beaucoup.

Bonne continuation. Merci merci.