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interviewBFM TV (sur YouTube)· 10 juin 2025 8 min

Pompiers morts dans l'Aisne, surveillante tuée… Le point presse de Bruno Retailleau en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va écouter le ministre de l'intérieur là, il évoque, il est à Lan, là où les deux pompiers sont morts en seveli sous les décombres. Pompiers. Et si je suis venu ici à Lan, après cette tragédie, c'est pour témoigner de notre solidarité, du soutien à la grande famille des sapeurs pompiers.

Je voudrais d'abord avoir une pensée pour les victimes, leurs proches, leur famille. Un des deux jeunes sapeurs pompiers volontaires avait une petite fille de moins d'un an et je pense particulièrement à leurs proches et à leur famille. Aujourd'hui, la République se tient à leur côté bien sûr et c'est la nation toute entière qui est venue le rapporter. ce témoignage de solidarité.

Le feu, comme vous le savez, c'est déclaré. On ne connaît pas encore l'heure. Je salue le procureur de la République qui est ici et qui est l'autorité judiciaire qui sera chargée de l'enquête.

Mais le premier appel qui a été déclenché, qui a déclenché l'alerte, c'est autour de 20h45 et très vite, les secours sont arrivés et le feu était extrêmement virulent puisqueon est sur un quartier médiéval, un quartier très ancien et le binôme de sapeur pompier a pénétré au rez-de-chaussée que les flammes n'avaient pas atteintes et brutalement Les étages supérieurs se sont affessés sur eux et les ont ensevelis. Ensuite, beaucoup de moyens ont été mobilisés de toute la zone, de nombreux départements, des moyens humains près de 170 personnes, des moyens techniques, robots, équipe sinotechnique et cetera et cetera. Mais c'était sans doute trop tard parce que ce sont des tonnes et des tonnes de gravas qui se sont effondrés sur les corps des deux sapeurs pompiers volontaires.

C'est donc un drame. Ce que je veux, c'est que nos compatriotes les français sachent que la grande famille des sapeurs pompiers c'est près de 250000 personnes. 200000 volontaires, près de 50000 professionnels qui peuvent être soit des civils, soit comme à Marseille, soit comme à Paris aussi des militaires.

Et c'est une famille, c'est une seule et même famille de personnes, d'hommes, de femmes qui sont extrêmement courageux et qui nous rappellent, comme j'ai pu le dire, que il y a pas de société qui puisse tenir debout sans que des hommes et des femmes ne fassent leur devoirs, qui pensent d'abord à leur devoirs afin de penser à accumuler des droits. Ce sont des hommes et des femmes qui nous donnent des leçons de civisme quotidiennement. Une intervention en France, une intervention toutes les 7 secondes.

Ce sont des hommes et des femmes qui chaque jour vont exposer leur vie pour sauver des vies humaines. Et ces vies qui sont des vies exposées sont parfois des vies données. Ils le savent.

Ce sont des soldats du feu. Mais ce qu'ils nous disent, c'est qu'il nous rappellent que la force du don de soi vaut tellement mieux que la tentation de chacun pour soi. Certes, ils prennent des risques, ils le font pas pour eux.

Ils savent quand ils quittent leur famille que ces risques précisément peuvent leur tomber sur la tête et pourtant ils vont au devant du danger pour les autres pour sauver des vies humaines. Il nous donne finalement une formidable leçon et vraiment je voudrais le rendre un hommage, un vibrant hommage au moment où je veux rendre cet hommage, les paroles d'une chanson qui a été composée il y a quelques années par Bruce Printing en hommage au pompiers New York, mais les la bravoure des pompiers New York est absolument équivalente au courage des sapeurs pompiers d'ici et et de la France entière. Et dans ces paroles de Bruce Paint, il y a des mots qui sont évocateurs.

Il dit que votre foi nous donne la foi, que votre espoir nous donne l'espoir, que votre courage nous donne le courage. Je veux m'incliner vraiment à la mémoire de nos deux saur pompiers volontaires qui ont donné leur vie, leur vie pour tenter d'en sauver d'autres. Monsieur ministre, on est obligé de vous interroger sur cette autre actualité, cet autre drame qui a marqué la journée, cette surveillante qui a été poignardée par un adolescent.

D'abord, une réaction et une question. Comment on fait aujourd'hui pour limiter ce regain de violence ? François Baou, le premier ministre à l'instant parler d'une possible expérimentation des des portiques.

Est-ce que vous vous y êtes favorable ? Le premier ministre François Baou vient de parler d'une possible expérimentation des portiques dans les établissements scolaires. Est-ce que vous vous y êtes favorable ?

Moi, je suis favorable à tout ce qui peut améliorer la sécurité. Aujourd'hui, il est trop tôt pour en tirer des conséquences. L'enquête nous dira si il y avait un problème de santé mentale ou si c'était autre chose.

Mais on voit bien que un portic par exemple ne peut pas détecter des couteaux en céramique. On voit bien qu'aujourd'hui j'avais lancé avec un télégramme que j'avais adressé à tous les préfets de France. C'était le 26 mars dernier avec Ellisabeth Born pour que il puisse y avoir partout en France de façon aléatoire des contrôles inopinés pour détecter, pour fouiller, pour détecter justement les armes et notamment les armes blanches et notamment les couteaux. 6000 ont été produites dans cet établissement.

Il y avait déjà eu un contrôle mais déjà une première leçon. Vous voyez bien que la réponse ne peut pas être seulement sécuritaire. puisquil y avait des gendarmes.

S'il y avait eu 10 gendarmes de plus, 20 gendarmes de plus, ça n'aurait rien empêcher. Donc ou bien il y a une hypothèse de santé mentale et alors il faudra voir si il y avait eu des signalements, s'il y avait un suivi particulier ou alors c'est autre chose et on tombe dans ce que j'ai déjà appelé la barbarie qui doit nous questionner collectivement. J'ai souvent dit que une société laxiste qui avait déconstruit tous les repères, tous les cadres communs, la notion de respect qu'on doit à chacun d'entre nous, la notion d'autorité, la notion de hiérarchie.

Cette société du laxisme avait engendré parfois finalement d'une fabrique de barbare. Pour l'instant, c'est trop tôt pour le dire. Tomber sur autre chose de dire, ça veut dire quoi ? sur une hypervolence sur une hypervolence auquel cas on doit interroger à la fois le cadre familial, la responsabilité parentale.

Je l'ai souvent dit, j'ai souvent invoqué aussi une révolution pénale pour la justice des mineurs, mais a priori, il y avait pas d'antécédents ou très peu. On en sait trop peu pour l'instant pour avoir des conclusions significatives et surtout définitives. Donc il faut attendre les résultats de l'enquête.

Est-ce qu'il faut déjà réfléchir à changer la réglementation sur la vente des armes blanches ? Tout ce qui pourra durcir la réglementation sera bienvenue. Moi, je suis pour une politique d'autorité et de fermeté absolue.

Vous allez rencontrer les familles des pompiers décédés. Est-ce que vous allez rencontrer les familles des pompiers décédés ? Écoutez, pour l'instant, les familles sont dans le recueillement et ce recueillement, il doit se respecter.