Erasmus+ à Sofia Corradi, l’Europe reconnaissante
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France Inter France Inter Le 18-20 Christelle Rebière Elle s'appelait Sofia Corady. Son nom ne vous dit sans doute rien. Et pourtant, vous êtes 2 millions à lui devoir. Un bout de votre vie. La plupart du temps, une parenthèse enchantée. Et pour tous, un horizon. Surnommée Mama Erasmus, elle s'est éteinte cette semaine. Elle avait 91 ans. C'est elle qui a créé le programme d'échange européen parce qu'elle avait eu le privilège d'étudier aux Etats-Unis. Comme le moine néerlandais Erasmus avait traversé l'Europe au 15e siècle. Alors, on a eu envie de rendre hommage à Erasmus à travers vos témoignages ce soir. Depuis 1987, 16 millions d'Européens en ont bénéficié.
Aujourd'hui, le programme se décline aussi dans d'autres pays de l'Union comme la Turquie ou encore la Norvège. Et c'est devenu une marque, une auberge espagnole XXL. Aujourd'hui, les étudiants qui partent en Erasmus représentent moins de la moitié de l'effectif. Il y a aussi beaucoup de lycéens pros en apprentissage ou encore de professeurs en formation, sans compter les scolaires. Alors, ce séjour a-t-il changé votre vie ? Qui avez-vous partagé ? C'est aussi beaucoup plus efficace que les sites de rencontres. Pour quelle ouverture d'esprit ? Et comme disait Romain Duris à la fin du film de Cédric Lapiche, je suis français, espagnol, anglais, danois. Je ne suis pas un, mais plusieurs.
Je suis comme l'Europe. Je suis tout ça. Je suis un vrai bordel. Bonsoir Lionel. Oui, bonsoir. Et nous vous écoutons.
Merci de prendre mon témoignage. J'ai passé un an en Erasmus à l'étranger dans le cadre d'un programme double diplôme. Et c'est une expérience absolument incroyable qui a complètement façonné l'image que j'ai du monde aujourd'hui sur tout un tas de domaines. Les barrières se sont un petit peu tombées. Un horizon s'est ouvert à moi.
Vous étiez dans quel pays Lionel ?
Alors, j'étais en Finlande. J'étais en Finlande pendant un an. Et c'était un pays qui était extrêmement international, dans une université internationale, avec des grosses communautés d'étudiants européens, mais aussi internationaux, enfin, d'autres pays du monde. Je me souviens de Malais, d'Américains, de Sud-Américains, etc. Et j'ai eu l'impression de faire partie d'une communauté beaucoup plus large, en fait, que celle à laquelle j'appartenais jusqu'à présent, qui était ma famille, mon village, voilà. Et il y a une expression que j'avais gardée en tête, depuis toutes ces années, c'était citoyen du monde. J'ai vraiment eu l'impression de devenir, à ce moment-là, un citoyen du monde.
Un horizon beaucoup plus large, une solidarité aussi dans cette communauté de citoyens. J'avais été moi-même étranger, du coup, ce que je n'avais jamais été auparavant. J'étais étranger dans un pays qui n'était pas le mien. Et ça m'a donné aussi un regard différent sur l'autre, sur l'étranger. Voilà. Et puis, un petit personnel aussi. Je trouvais que c'était vraiment l'entrée dans l'âge adulte. C'était au début des années 2000, 2001-2002. Pas de téléphone portable. Internet très, très, très, très moyen. Et du coup, la famille...
Oui, vraiment coupée de la famille, en fait.
Voilà. On a été coupée de la famille. C'était... On coupait le cordon. Et on apprenait à se connaître soi-même et à se confronter aux autres dans leur culture. Et voilà. Alors, ce qui est amusant pour anecdote, c'est que je suis rentré de mon année d'Erasmus, au moment où le film de Cédric Tapiche sortait. Je suis allé le voir complètement par hasard. Et en fait, c'était le film de mon année. Alors là, le film, c'était en Espagne. Et moi, j'étais en Finlande. Donc, ce n'est pas tout à fait pareil.
Mais c'est vraiment ce que vous aviez vécu à ce moment-là ?
Oui, c'est ce qui m'a frappé. C'est ce qui m'a frappé. J'ai vécu la même chose que dans le film. En termes d'ambiance et d'expérience, c'est absolument incroyable. Mon épouse aussi a été un an Erasmus un peu plus tard que moi. Et on est retourné l'année dernière pour les vacances dans la ville dans laquelle était Erasmus. C'est à Vienne, en Autriche. Et on est retourné avec nos trois enfants là où elle avait habité, dans la cité étudiante où elle avait habité. On leur a raconté tout ce qui s'était passé. Du coup, c'est quelque chose parce qu'on encourage nos enfants à le faire et puis j'encourage tout le monde à faire ça.
Et la boucle était bouclée. Merci pour votre témoignage qui pose plein de choses. On va pouvoir en parler avec vous. Bonsoir Nelly Fesso. Bonsoir Christelle Rebière. Vous êtes directrice de l'agence Erasmus Plus France et vous êtes en duplex de chez nos confrères d'ici La Rochelle que l'on remercie chaudement au passage. Isabelle Maradant, bonsoir. Bonsoir. Journaliste, documentariste, co-autrice avec Stéphane Dugas de Ils ont fait Erasmus, 30 portraits, 30 ans de découvertes et d'échanges. C'était publié chez La Martinière. Vous êtes en ligne avec nous de Strasbourg et en studio près de moi, Nicolas Ravenot, coordinateur national des stages Erasmus Plus pour les apprentis d'Auteuil. Merci.
Oui, bonsoir. Alors, je vais commencer par vous Nelly Fesso. C'est le témoignage assez parfait quand même Lionel qui commence par nous dire « Je suis devenue citoyen du monde ». Tout à fait. Il a également précisé une chose très, très importante sur laquelle nous avons beaucoup communiqué l'an passé qui est qu'Erasmus permet aussi de se connaître soi-même. Et ça, je crois que c'est aussi le gros plus d'Erasmus. C'est gagner en apprentissage, en autonomie, mieux se connaître, mieux savoir ce qu'on a envie de faire dans la vie au travers des rencontres, au travers de l'apprentissage d'une langue étrangère et puis, bien sûr, de tout ce qu'on peut apprendre quand on est dans un pays étranger.
Et je crois d'ailleurs que vous-même, Nelly Fesso, vous avez fait partie de la toute première promotion d'Erasmus. Je suis effectivement partie en 1989 pour Sciences Po Bordeaux au Kingston Polytechnique qui est devenue Kingston University maintenant. Et pendant une année, nous étions quelques-uns. Je salue celles et ceux qui sont partis avec moi et notamment Cécile de Bellex. Je ne sais pas si elle nous écoute. Mais voilà, ça a été une très, très forte et belle expérience pour nous tous. Et qui vous a donné envie de vous engager et de passer de l'autre côté du miroir, si j'ose dire ? Oui, alors après un parcours dans le domaine culturel et dans l'éducation et la formation.
Mais effectivement, c'est en quelque sorte un retour aux sources. Isabelle Maradant, citoyen du monde, effectivement, c'est quelque chose que vous avez entendu à peu près tout le temps dans les témoignages que vous avez recueillis ?
Oui, on entend effectivement que ça modifie le regard sur l'autre. C'est ce que disait Lionel tout à l'heure. Je crois que la modification du regard sur l'autre est sur l'étranger, a dit Lionel. Et le fait de se sentir soi-même étranger, souvent pour la première fois peut-être de sa vie, selon les parcours des jeunes, c'est quelque chose d'effectivement fondamental qui permet de se sentir appartenir à une communauté plus large, comme il le dit. On part de sa famille, de son environnement proche et on va découvrir autre chose.
Et ce qui est frappant dans tous les témoignages, c'est qu'en général, avant de partir, les gens nous disent « je suis heureux d'aller découvrir d'autres cultures, d'autres pays, etc. » Et au retour, ils nous disent qu'ils se sont découverts aussi énormément eux-mêmes. Ce qu'a aussi dit Lionel tout à l'heure. Parce qu'on se retrouve aussi face à des difficultés nouvelles ? Tout à fait, on peut se retrouver face à des difficultés. Alors, c'est vrai que ce n'est pas ce qui ressort d'abord des témoignages pour celles et ceux qui le vivent bien. Ils mettent d'abord en avant tout ce que ça peut susciter comme progression, comme nouvelles compétences, ouverture d'esprit, etc.
Mais c'est vrai que c'est l'occasion pour moi de dire aussi que ces difficultés-là, il ne faut pas non plus les nier. C'est-à-dire qu'il y a un élargissement du dispositif, enfin du programme, on va en parler, ça concerne beaucoup plus que les étudiants. Mais c'est vrai que l'idée que la généralisation serait souhaitable, ou qu'en tout cas tout le monde devrait y aller, je vais prendre un raccourci, n'est pas forcément une bonne idée parce qu'effectivement, c'est quand même une expérience, comme toute expérience qui consiste à changer de ville pour aller étudier, etc., peut générer de l'anxiété.
Et on sait bien qu'aujourd'hui, il y a une vraie question sur le mal-être des jeunes, l'anxiété et des questions plus larges de santé mentale qui font qu'il serait dangereux, je crois, de dire que quel que soit son âge, sa personnalité et comment on va, tout simplement, on peut partir.
On va y venir dans un instant, mais je voudrais qu'on retourne au standard parce qu'on a beaucoup d'appels. Bonsoir Maëva. Bonsoir. Merci d'être avec nous.
Merci à vous d'écouter mon témoignage. Alors, moi, je suis partie en Erasmus+, stage, pendant deux semaines en Croatie, donc en juin dernier. Et donc, je suis partie dans un salon de thé en pâtisserie qui s'appelle Osh Kolash. Donc, très connue, une patronne très accueillante. Donc, je suis assez jeune, j'ai 20 ans, donc très stressée un peu à l'idée de partir comme ça, un peu dans un pays étranger, une langue étrangère que je connaissais personne, pardon. Donc, j'étais quand même avec une amie à moi. Et franchement, c'est quelque chose que je n'ai pas du tout regretté.
Au contraire, ça m'a permis d'apprendre énormément de choses, des cultures différentes par rapport à nous, différents en France. Et franchement, c'était une très, très belle expérience. Donc, ça a duré deux semaines. Et là, actuellement, j'y réfléchis encore, mais je pense que ça va être un grand oui, pour partir en Erasmus de 6 mois à 1 an. Ah oui ? Donc, oui, oui, oui. Ça a vraiment été...
Ça te donne envie de repartir, en fait. On y prend goût.
Oui, oui. Vraiment, ça m'a... Enfin, franchement, c'est incroyable. Et quand on... Enfin, ce n'est pas quelque chose qu'on a l'habitude tous les jours. Donc, franchement, si on a l'occasion de le faire, il vaut mieux tenter. Parce que moi, quand on m'a proposé, je ne savais pas trop. Et je me suis dit, de toute façon, on n'a rien à perdre. On a tout à gagner. Donc, j'y suis partie.
Franchement, c'était incroyable. Et vous avez envie d'y retourner. Merci. Merci, Maéva. Nicolas Ravenot, vous, vous êtes coordinateur national des stages, justement, Erasmus+, pour les apprentis d'Auteuil. Donc, vous gérez, si j'ose dire, des jeunes gens comme Maéva ? Tout à fait.
C'est le témoignage de Maéva qui est tout à fait révélateur, représentatif de ce qu'on propose. À Apprentis d'Auteuil, en fait, on accompagne des jeunes en difficulté. Et donc, ça fait maintenant plus de 30 ans qu'on propose des stages Erasmus pour ces jeunes qui sont les plus éloignés de la mobilité. On a des jeunes qui sont dans ces métiers-là, métiers de la boulangerie, la pâtisserie, du service, du paysage, métiers du bâtiment. Et des jeunes qui ne parlent pas très bien l'anglais et qui ont plein de barrières, en fait, parce qu'ils ne sont jamais sortis de France. Parfois même, ils ne sont jamais venus à Paris.
Et donc, tous ces jeunes qu'Apprentis d'Auteuil accompagnent, on leur permet justement de partir sur ces stages Erasmus. Alors nous, c'est entre deux semaines et un mois. Mais un mois, c'est déjà énorme pour eux. Et ça fait beaucoup de différences dans leur parcours de vie et puis dans leur parcours professionnel. Comme disait Maéva, ils en reviennent enrichis avec de vraies expériences. Je rencontre régulièrement des jeunes encore qui me disent qu'ils en parlent régulièrement. Ça les a marqués. Ils sont sortis de leur zone de confort. Ils ont progressé dans l'autonomie, progressé dans la prise d'initiative. Ils ne parlent pas la langue. Ils ne parlent pas anglais.
Ils ne parlent pas espagnol. Mais ils arrivent à se débrouiller, comme ils disent. Donc, c'est une vraie, vraie, vraie chance. Alors, tout à l'heure, on parlait avec Nelly d'Auberge espagnole ou avec votre premier auditeur. En fait, ce n'est pas que l'Auberge espagnole. Ce n'est pas que le monde des étudiants. C'est vrai que les lycées professionnels sont méconnus.
Ça, il faut comprendre. Ça fait quand même un certain nombre d'années qu'il y a des jeunes venus de lycée pro qui font des stages à l'étranger
via Erasmus. C'est la partie la moins connue du programme, malheureusement. Et c'est vrai qu'à Prenti-le-Toy, on envoie quasiment 250 jeunes par an en stage Erasmus dans différents métiers. Et c'est quand on communique auprès des familles, souvent, ils méconnaissent cette partie du programme parce que tout le monde pense qu'Erasmus, c'est l'université, c'est six mois et c'est quand on est étudiant. Et nous, on offre une vraie chance à ces jeunes qui sont en milieu professionnel, sur du CAP, sur du bac pro, qui arrivent en disant qu'on n'a aucune chance de partir en stage Erasmus parce qu'on ne parle pas la langue et au contraire, c'est une vraie opportunité.
C'est vrai, Nelly Fesso, il faut qu'on en parle de ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a un effectif de 165 000 personnes, je crois, qui ont bénéficié d'Erasmus Plus l'année dernière, dont un peu moins de la moitié qui sont des étudiants. Alors, en 2025, on est proche des 200 000. On est quasiment à 200 000 pour 2025. Alors, évidemment, on est très très loin des 900 qui sont partis en 1987 au tout début du programme. Et effectivement, de 1987 à 2014, le programme ne s'adressait qu'aux étudiants. À côté de ça, il y avait d'autres types de programmes, notamment Leonardo da Vinci, qui était justement réservé aux lycéens professionnels et aux apprentis.
et puis, il y avait aussi Comenius pour le scolaire et Grunewing pour les adultes. Et tout ça a été fondu sous le vocable Erasmus Plus, dont le petit plus à côté d'Erasmus, pour ne former qu'un seul et même programme à partir de 2014. Et aujourd'hui, sur la formation professionnelle, l'enseignement et la formation professionnelle, nous finançons plus de 40 000, 42 000 exactement, mobilité par an. Donc, effectivement, c'est une très large diversité du programme avec les publics scolaires qui approchent les 70 000. Parlez-nous des scolaires, parce que ça, on ne le sait pas, en fait.
On imagine volontiers les étudiants, un peu les apprentis, mais les scolaires, vraiment, vous les envoyez combien de temps à l'étranger et que vont-ils y faire ? C'est un voyage scolaire, en fait, amélioré ? Ce sont toujours, évidemment, les professeurs, les chefs d'établissement qui sont à l'origine du programme avec leur classe, bien sûr.
Ça peut être, donc, des mobilités de groupe et ça peut être aussi des mobilités individuelles qui ont été renforcées depuis l'arrêté du 4 août 2022, puisque, depuis cette date, les mobilités individuelles de 4 semaines et plus pour les lycéens sont prises en compte dans leur livret scolaire français, que ce soit en termes de notes ou en termes d'appréciation reçues dans le lycée partenaire. Donc, voilà. Et puis, bien sûr, les professeurs sont très, très, très moteurs pour participer au programme. Évidemment, ce sont eux qui vous sollicitent. Justement, on a une directrice d'école en ligne. Bonsoir, Catherine.
Bonsoir. Nous vous écoutons. Voilà, je suis ancienne directrice d'école puisque je suis à la retraite depuis 4 ans, mais j'ai eu l'énorme chance dans mon parcours donc d'enseignante d'emmener des enfants donc d'abord d'être coordonnatrice d'un projet du Comenus en 2009, 2011 et 2011, 2013, donc 4 années et nous avons eu la particularité d'emmener des enfants de 5 ans en Angleterre parce que je ne me voyais pas construire un projet uniquement pour les enseignants et le but était évidemment de partager cette expérience également avec nos élèves et c'était à l'époque d'innovation.
Mais qu'est-ce que vous avez... Racontez-nous, Catherine, ce que vous avez fait avec des enfants qui étaient en grande section en fait.
Exactement. Alors, nous avions deux projets sur... Le premier était sur les contes et le deuxième sur l'écriture et donc nous avons travaillé pendant les deux années sur des contes spécifiques et le but était donc de faire venir ces enfants avec tout matériel pédagogique qui était énorme au niveau des arts plastiques puisque c'est surtout dans ce domaine-là qu'on avait la possibilité d'échanger puisque forcément les enfants ne maîtrisaient pas la même langue. Oui, c'est ça. Sur place, on avait prévu un tas d'activités avec des cryptogrammes et puis des jeux. Enfin, il s'est merveilleusement bien passé. Les enfants...
Des mots d'enfants qu'on a eus, c'était « Ah, ça y est, j'ai des copains, je vais absolument retourner en Angleterre mais il faut que j'apprenne l'anglais. » Enfin, il y avait une motivation énorme et donc nous avons passé quatre jours dans ces classes et les enfants n'avaient même pas envie de rentrer. Quand ils sont rentrés, je veux dire, on a passé quatre jours merveilleux sans aucune d'art et vraiment, bon, avec un travail de préparation énorme évidemment au départ mais ça a été une satisfaction pour mon équipe et moi-même dont on a des souvenirs merveilleux.
J'imagine. En fait, tout le monde a des souvenirs merveilleux, les petits et les grands comme vous qui se sont battus pour que ce soit possible. Merci Catherine. Isabelle Maradan, vous souhaitiez réagir ?
Oui, c'était pour dire que ça me remémore un témoignage d'un enseignant breton qui mène ce type de projet aussi avec des enfants alors dès la maternelle aussi, dès la grande section et pas forcément avec des mobilités mais qui menait ça sur une plateforme qui s'appelle eTwinning qui est une plateforme qui permet de monter des projets européens dans le cadre de projet Erasmus plus et de travailler avec d'autres enfants d'autres écoles de différents pays sur des thématiques différentes comme Madame C'était le Comte il y en a qui travaillent sur l'environnement sur le climat etc.
et donc ils vont partager ils vont apprendre à connaître les autres pays et les autres élèves et ce dont il témoignait parce qu'il a des années de recul il a fait ça pendant vraiment si je ne dis pas de bêtises une vingtaine d'années il a vu ces enfants-là devenir étudiants ou devenir apprentis ou continuer leur cursus et avoir vraiment des envies de mobilité et repartir dans le cadre d'autres projets donc je crois que ça sème des petites graines
ça sème des grosses graines je pense Nelly Fesso c'est sûr une expérience comme celle-là même quand on est petit ça sème une graine incroyable alors c'est ce qu'on constate effectivement Christelle puisque évidemment celles et ceux qui l'ont fait surtout petits surtout dans des puisque les formats maintenant sont très divers et adaptés à chaque profil avec études stages hybrides aussi donc on peut avoir des périodes d'échange post-mobilité ou pré-mobilité qui justement peuvent être préparées par les professeurs donc comme ça a été dit et ce qu'on constate c'est qu'un jeune qui aura fait une mobilité d'une semaine aura envie de repartir pour 15 jours ou comme la jeune fille comme Maéva elle disait deux semaines et je vais partir pour deux mois qui a eu envie de repartir peut-être en Croatie ou peut-être ailleurs d'ailleurs donc c'est c'est vraiment c'est vraiment le goût aussi de l'ailleurs et de la découverte et nous sommes en ligne avec un ex Erasmus qu'on a eu envie de faire témoigner que vous connaissez bien vous auditeurs de France Inter c'est Alex Vizorek bonsoir
bonsoir France Inter
ravi de vous retrouver Alex donc vous vous étiez vous étiez parti avec Erasmus 22 ans exactement
ouais exactement et en fait dans mon école de commerce belge qui est reliée à l'université de Bruxelles nous étions obligés de partir quelque part tous les élèves devaient partir et donc on rendait une liste et en fonction de la qualité de votre travail à l'année vous partiez dans votre premier choix ou dans votre sixième choix moi j'avais bien mis au-dessus Madrid Bologne Rome et je me suis retrouvé à Berlin pendant six mois et j'ai adoré c'est vraiment une expérience unique moi j'avais jamais quitté le foyer familial on n'habitait pas loin de l'université donc j'avais jamais cuit un oeuf pour être tout à fait honnête avec vous et donc j'ai appris ce côté-là de la vie puis j'ai appris une langue et puis j'ai des amis un peu dans le monde entier aujourd'hui que vous avez gardé on a encore un groupe Whatsapp oui oui on a encore un groupe Whatsapp il n'y a pas si longtemps on s'est envoyé des photos à l'époque évidemment je vous parle d'un temps où il n'y avait pas des photos sur les téléphones il y avait des téléphones
quand même déjà rassurez-nous
et bah écoutez non non moi j'avais un il y avait un comment dire un café internet où on allait passer une heure sur internet et puis le reste on était quand même un peu livré à nous-mêmes mais c'était ça l'intérêt aussi de cet échange et franchement j'en garde un souvenir merveilleux
vous seriez prêt est-ce que vous avez des enfants je ne sais pas Alex et est-ce que vous seriez prêt à les laisser partir comme ça avec Erasmus alors
dès que j'en fais je les envoie en Erasmus très loin pendant une quinzaine d'années et comme ça je les récupère après mais oui bien sûr franchement et j'incite tout le monde si vous avez des doutes parlez-en autour de vous parce que moi je n'ai entendu que des gens qui ont eu des bonnes expériences j'avais un pote qui est parti à Varsovie c'est quand même une langue difficile et bah il a adoré la Pologne dans le froid pendant six mois et il en a quand il en parle c'est sans doute une meilleure phase de sa vie
Isabelle Maradant souhaitez-vous parler Alex ?
oui oui mais Alex vous êtes dans le livre ils ont fait Erasmus donc j'invite les auditeurs et auditrices à regarder le livre pour voir les photos de vous à l'époque ça peut être rigolo notamment en train de faire cuire un oeuf en le coup bas parce que vous avez dit j'ai tout appris cuire un oeuf faire une lessive etc donc vous avez coupé le cordon mes parents sont venus pour m'installer très gentiment et après ils sont partis et j'ai découvert des problèmes du quotidien que je n'avais jamais découvert alors ça fait un peu idiot comme ça mais en fait plein de gens et qu'importe le milieu social parfois c'est votre mère c'est votre père qui fait des trucs vous ne savez pas quoi faire et quand on est livré à soi on trouve des solutions et en plus on parle ici du plaisir mais il y a un vrai cursus intéressant moi j'ai suivi des cours à moitié en allemand à moitié en anglais et j'ai aussi appris des choses parce que ce n'est pas que une expérience de vie humaine
Merci merci pour votre témoignage Alex je sais que vous êtes à l'autre bout du monde à San Francisco c'est gentil je sais que vous êtes en spectacle bientôt c'est ça ?
Oui je suis au café de la danse en janvier et là je suis à San Francisco demain si vous êtes de passage Oui
bah écoutez on va essayer mais il y a de la route quand même merci merci Alex à bientôt je voulais vous lire aussi ce message qu'on a reçu sur Whatsapp de Juliette Théodore Cassandre Lou et Mérédith nous sommes un groupe de 5 amis de Bretagne nous avons eu la chance de tous partir un mois en mobilité alors que nous sommes au lycée ça nous a apporté plein de choses et d'expérience ça a vraiment forgé notre groupe notre question est la suivante est-ce que ce programme a de l'avenir dans la disposition européenne actuelle ? c'est une question pour vous Nelly Fesso ?
il en a il en a Christelle puisque la présidente de la commission a annoncé les chiffres pour la prochaine programmation donc 2028 2034 et une hausse du programme Erasmus de plus 57% exactement et sur le même périmètre 50% un peu plus de 50% donc puisque le programme va intégrer également le corps européen de solidarité donc voilà qu'est-ce que c'est le corps européen de solidarité ?
alors c'est un volontariat qui comme un volontariat qu'on peut réaliser en France ou un service civique mais qui se déroule en Europe donc et c'est géré par l'agence Erasmus plus jeunesse et sport qui est dirigée par Mathieu Romégus que je salue et donc qui gère qui gère cet aspect-là du programme et il y a combien de pays aujourd'hui qui participent au programme Erasmus plus parce qu'on est bien bien au-delà des 27 pays de l'Union Européenne On est exactement 33 pays donc il y a les 27 pays membres il y a 6 pays associés donc qui ont rejoint le programme et donc 3 pour des raisons économiques et 3 qui sont candidats à l'entrée dans l'Union Européenne Nicolas Ravenot c'est vraiment un plus cette ouverture vers d'autres pays pour les jeunes apprentis d'Auteuil avec qui vous travaillez
J'ai pas d'exemple sur ce que j'ai entendu je rebondissais sur ce que disait Alex sur l'Erasmus c'est aussi une découverte culturelle moi j'ai des témoignages de jeunes qui sont partis en Finlande par exemple et qui aujourd'hui au-delà de l'expérience professionnelle racontent qu'ils ont marché sur la Baltique qu'ils ont été voir le village du Père Noël c'est une vraie chance pour des jeunes qui ne sont jamais sortis de France et puis dans ce que vous disiez en fait dans tout ce qu'on entendait à Prenti d'Auteuil on en est convaincu nous on construit des ponts et des passerelles on essaye de franchir des murs parfois qui se dressent en Europe la barrière de la langue en est une mais il y a aussi malheureusement de vrais murs et donc le programme Erasmus c'est une vraie opportunité une vraie chance pour construire la paix faire rencontrer les gens je voulais aussi rebondir sur les expériences on parlait tout à l'heure d'Alex qui voulait envoyer ses enfants ou en tout cas de gens qui veulent repartir on a aussi des jeunes nous qui sont dans nos établissements qui ont vécu Erasmus il y a maintenant 10-15 ans et qui aujourd'hui grâce à Prenti d'Auteuil en fait ont voulu partir à l'étranger et donc j'ai l'exemple de deux jeunes qui sont aujourd'hui à Londres qui travaillent dans les boulangeries Paul et qui étaient des jeunes en bac pro qui auraient pu travailler en France dans une boulangerie et qui aujourd'hui vivent depuis 10 ans à Londres ils sont responsables de la production dans les boulangeries Paul ils sont ensemble ils ont eu un bébé alors c'est pas un bébé Erasmus mais presque et ils ont vécu cette expérience Erasmus qui leur a donné cette opportunité de partir à l'étranger en fait Bonsoir Gérard Oui bonsoir alors moi je voudrais faire un peu la contradiction à propos d'Erasmus mais je vous en prie j'ai deux critiques alors une critique c'est que je suis un peu désolé que personne n'ait rappelé qu'une des principales un des principaux apports de la dame italienne qui est décédée et qui est un peu à l'origine d'Erasmus c'est d'avoir obtenu l'équivalence des diplos Oui c'est vrai Et ça c'est extrêmement précieux et je regrette que personne n'en ait parlé La deuxième critique c'est que j'ai peut-être tort mais moi j'en étais resté à une époque où Erasmus finançait des séjours d'un an et je pense que c'est trop long parce que ça coûte très cher et ça coûte très cher aux financeurs en l'état mettons et également ça coûte cher aux familles parce que souvent il y a un reste à charge important ce qui fait que Erasmus à mon avis j'ai peut-être tort maintenant mais c'était essentiellement décidé aux classes supérieures et pas tellement aux ouvriers aux employés etc.
aux gens qui faisaient des formations comme ça alors que avoir pendant quelques mois un bain à l'étranger je suis convaincu que c'est assez important et utile donc je ne suis pas contre Erasmus mais je suis contre l'organisation telle qu'elle est personnellement j'ai beaucoup voyagé à l'étranger j'ai beaucoup fait des petits séjours et je pense qu'un séjour de trois mois c'est déjà très bien
et bien on va laisser Nelly Fesso vous répondre alors d'abord est-ce qu'un an c'est trop long Nelly Fesso ?
ah non c'est pas trop long c'est très très bien et puis on peut choisir effectivement de partir moins longtemps donc et alors par rapport à ce que disait Alex on peut également faire un Erasmus dans le reste du monde donc pas uniquement dans les 33 pays qui sont membres du programme et donc si on vous dit qu'on a fait un Erasmus au Japon par exemple et bien c'est tout à fait possible et on peut en faire un aux Etats-Unis c'est génial ça voilà parce qu'à peu près 20% des mobilités peuvent se dérouler en tout cas à l'international 80% sur l'Europe et les pays membres du programme bon deuxième critique pardon deuxième critique de Gérard ça coûte trop cher aux familles ça coûte trop cher alors Gérard je vous rassure ça coûte moins cher maintenant puisque d'abord on a un petit top-up inclusion alors petit qui est quand même assez conséquent puisque c'est un supplément de 250 euros pour mensuel pour les étudiants donc qui s'ajoute à une bourse qui peut être en moyenne environ de 500 euros par mois d'une part et puis d'autre part la bourse Erasmus est cumulable avec toutes les autres bourses y compris l'aide à la mobilité internationale y compris les bourses régionales et des collectivités territoriales de manière générale donc qui se sont aussi beaucoup développées donc voilà alors c'est on a une dimension inclusion qui est aujourd'hui très forte et environ 40% de nos étudiants sont des étudiants boursiers donc on voit que le programme n'est plus réservé qu'un petit groupe de personnes favorisées oui ça ça a beaucoup changé quand même ça a évolué tout à fait ça a évolué puisque c'est aussi depuis 2014 et cette consolidation cet élargissement du programme que cette dimension inclusive a trouvé également toute sa place et j'imagine que cette dimension pardon je voulais juste en parler avec Nicolas Ravenot qui représente les apprentis d'Auteuil j'imagine que l'inclusion chez vous c'est essentiel
on est très content en tout cas que l'agence Erasmus nous fasse confiance ils nous ont remis d'ailleurs le label Excellence l'année dernière on est les seuls en France et en fait on a des jeunes nous qui sont vraiment éloignés de toutes les mobilités dont les familles ne pourraient pas payer en fait une mobilité de deux semaines à quatre semaines parce que nous c'est quatre semaines par rapport à ce que disait votre auditeur ils ne partent pas très loin et en fait on arrive nous à financer quasiment ces mobilités alors on a des mécénats qui nous des mécènes qui nous aident on arrive à trouver quelques fonds on a une petite participation symbolique des familles mais il ne faut pas que l'argent soit un obstacle à ces départs
j'ai une petite question sur Whatsapp d'Alexandra c'est sans doute pour vous Nelly Fesso qui dit lorsqu'on reçoit un étudiant Erasmus pour plus de deux mois doit-on leur verser une gratification comme il est obligatoire de le faire pour un stage de plus de deux mois en France alors ça c'est dans le cadre des stages enfin des apprentissages et donc ça dépend complètement des modalités qui sont décidées entre les maîtres d'apprentissage donc la plupart du temps oui il y a une gratification d'accord bon ça je vous en prie vous vouliez ajouter quelque chose sur l'équivalence alors sur l'équivalence il a entièrement raison effectivement Sophia Corady est plutôt à l'origine de la reconnaissance des diplômes et elle-même avait bénéficié d'une bourse Fulbright pour aller aux Etats-Unis et je voulais rappeler que c'est Domenico Lénarduzzi qui a créé le programme pour la Commission européenne en 1987 et que Sophia Corady était sur un autre axe elle était plutôt sur la reconnaissance des diplômes à travers le mémorandum qu'on a dit de 1969 c'est une précision importante et je remercie Gérard bonsoir Michel bonsoir soyez le bienvenu sur France Inter on vous écoute
alors mon fils est parti en Réunier en RAC il était en bas de pro à l'époque en MFR et il est parti pour une exploitation agricole en Roumanie et ce que je disais au Craig il était tombé c'était un gros colco c'était une grosse ferme en Roumanie oui mais il était en agroéquipement et ils allaient là-bas pour voir du matériel pour voir des machines
et il a aimé cette expérience
ah oui oui il a bien aimé ça et le seul truc c'est qu'ils étaient sur un colco donc ils avaient un appart sur cette ferme qui était isolé ils n'ont pas été beaucoup en vie ils ne sont pas vraiment mélangés à la population alors qu'ils avaient un collègue qui étaient sous une prévention je suis désolée Michel
pardon je suis obligée de vous interrompre pardon je m'excuse mais la liaison était vraiment trop trop mauvaise pardon Isabelle Maradant vous avez vu aussi à travers les témoignages que vous avez recueillis ce genre de profil comme le fils de Michel c'est-à-dire quelqu'un qui est parti sur une exploitation agricole
alors oui ça me rappelle une jeune femme qui était partie alors c'était plutôt sur une entreprise d'exploitation hippique et qui elle était partie aussi avec une MFR puisque les maisons familiales rurales on voit aussi est partie beaucoup et favorise la mobilité après c'était pas cette dimension-là et elle elle est même restée travailler là-bas donc il y a aussi ce type de choses mais on voit effectivement de plus en plus de jeunes qui sont éloignés on va dire de la mobilité c'est-à-dire qui n'y ont même pas pensé avant qui pensaient pour certains et qui nous disent en entretien qu'ils pensaient que c'était pour les étudiants et puis c'est tout donc aussi bien des apprentis que pour revenir sur ce que disait c'est un peu le message
qu'on a envie de faire passer ce soir c'est attention c'est pas juste pour les étudiants
c'est pour tout le monde loin de là et le corps européen de solidarité qui était auparavant c'était le service volontaire européen moi je me souviens d'un jeune qui s'appelait Mathieu qui est parti en Biélorussie du Pays Basque à 20 ans et lui il m'a dit c'est l'Erasmus de la deuxième chance parce que j'ai pas fait d'études et il n'y a pas de condition de diplôme pour partir en corps européen de solidarité donc lui il disait voilà c'est ma chance de partir sans diplôme faire un volontariat à l'étranger et c'est l'Erasmus de la deuxième chance et ils sont nombreux à dire ça par rapport à ça et puis il y a aussi les demandeurs d'emploi on n'en a pas parlé mais on peut partir en stage de quelques mois quand on est demandeur d'emploi et je me souviens de Clément que j'avais interviewé pour un article pour Le Monde qui est parti à 22 ans et qui est allé en Lituanie il venait d'une petite ville de 3000 habitants près de Poitiers et voilà logement transport a été pris en charge il a fait un stage de 4 mois chez un imprimeur et il me disait voilà j'y allais pour l'anglais et puis en fait j'ai gagné en confiance en moi à un moment où je me sentais plus capable et il dit j'ai trouvé à nouveau l'envie de faire des choses et je suis rentrée j'avais plus peur d'entreprendre enfin au sens large de me lancer dans la vie donc ce genre de témoignages sont quand même essentiels
ça c'est extrêmement intéressant Nelly Fesso moi je ne savais pas qu'on pouvait partir en tant que demandeur d'emploi alors exactement on peut partir en tant que demandeur d'emploi et on travaille beaucoup beaucoup avec France Travail sur ce sujet là c'est aussi très intéressant pour les jeunes qui sont en recherche d'emploi et qui sont à France Travail et qui se disent mais qu'est-ce que je vais faire en fait et donc ça leur donne aussi l'opportunité de tester autre chose c'est-à-dire qu'ils peuvent avoir fait des études qui ne leur conviennent pas bien ou alors ils ont peut-être envie de se réorienter et là ça permet de s'ouvrir à d'autres métiers d'autres voies professionnelles et puis pour revenir sur ce qui a été dit juste avant effectivement c'est un axe très important les lycées agricoles 70% des établissements agricoles sont dans le programme Erasmus et nous travaillons avec le ministère sur l'organisation des rencontres européennes sur l'agriculture face aux défis climatiques parce que c'est un axe essentiel et bien sûr pour les jeunes qui sont en lycée agricole savoir comment on traite la vigne dans le sud de l'Europe comment est-ce qu'on exploite sur les céréales comment est-ce que voilà comment est-ce qu'on partage toutes ces expériences au niveau technique quel que soit son domaine de compétence en fait c'est absolument fondamental et cette ouverture les jeunes la demandent beaucoup beaucoup aussi dans les lycées agricoles voilà j'aimerais finir juste sur le témoignage de Laurent qui a laissé ce petit message sur l'application France Inter mon épouse et moi nous sommes rencontrés grâce à Erasmus plus de 25 ans après nos enfants sont de vrais citoyens du monde et de fervents européens ben voilà je crois que c'est un petit peu le message de toute cette émission Nelly Faisso tout à fait et puis on a je crois plus d'un million de bébés Erasmus donc voilà je ne les connais pas tous et bien merci merci infiniment pour vos témoignages merci à vous tous qui avez participé à cette émission après 20h les petits bateaux avec Anatole 8 ans et demi
je voudrais savoir pourquoi sur certaines pièces étrangères il y a un trou au milieu merci
je crois qu'Anatole t'es mûre pour Erasmus déjà