Coronavirus : les hôpitaux sont-ils prêts ? | Ça Vous Regarde – 28/02/2020
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous. Ravi de vous retrouver à la une de ça vous garde ce soir les hôpitaux. Sont-ils prêts à faire face au coronavirus ?
La discussion franche hier à la pitié Salpétrière entre un médecin et le président de la République nous rappelle à quel point l'hôpital souffre dans notre pays. Dans ces conditions, les soignants ont-ils les moyens de bien gérer l'épidémie ? Et que se passe-t-il si beaucoup de médecins sont placés en quarantaine ?
Enfin, les patients sont-ils forcément hospitalisés lorsqu'ils sont contaminés ? Coronavirus, question autour de l'hôpital, c'est notre grand débat ce soir. Notre grand témoin, lui, nous livrera tous ses bons conseils pour ralentir au maximum la contagion et se protéger de ce Covid-19.
Avec plus de 3 millions de lecteurs dans le monde, il est le spécialiste international de l'optimisation de notre capitale santé. L'auteur à succès et le docteur Frédéric Saldem est avec nous ce soir. Voilà donc pour le programme sans oublier bien sûr comme tous les vendredis notre club de chroniqueurs.
On va refaire la semaine politique tous ensemble en chanson notamment. Vous savez tout y va. #cvère n'oubliez pas c'est parti.
Et bienvenue à vous chers téléspectateurs. Merci d'avoir choisi LCP. Nos invités en plateau ce soir, Frédéric Saldem.
Bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation. On n'est jamais mieux soigné que par soi-même. C'est le titre de votre dernier bestseller, hein.
C'est déjà un succès sur Amazon et en librairie. C'est chez Plomb, c'est un petit manuel de de médecine préventive personnelle, on peut dire ça comme ça, pour mieux maîtriser son poids, pour mieux dormir, pour rester jeune, pour garder une sexualité au top. On en dira un mot.
Euh ce qui nous a intéressé évidemment ce soir, ce sont vos chapitres sur euh l'hygiène en ces temps de coronavirus puisque euh vous connaissez aussi bien cette question de la propagation des des épidémies. On en parle ce soir avec euh cette question euh en débat. Les hôpitaux, les hôpitaux déjà en crise sont-ils prêts à faire face à ce nouveau défi ?
Patrick Pelou, bonsoir. Vous êtes urgentiste, président de l'association des médecins urgentistes de France et vous n'hésitez pas d'ailleurs à tirer la sonnette d'alarme à la fois sur les difficultés de l'hôpital mais sur les difficultés à venir pour l'hôpital si notamment en Île-de-France l'épidémie se propageait. Anne Juneté, bonsoir et merci d'être avec nous.
Vous êtes député de la République en marche des Français d'Asie, d'Océanie et d'Europe orientale. Ancienne médecin, consultante en risque sanitaire et pandémique. Claude Rambau, bienvenue.
Vous êtes la vice-présidente de France Assaut Santé. Vous représentez donc les patients, les usagers des services de santé dans notre pays. Enfin, Alex Taylor, bonsoir.
Vous êtes avec nous ce soir pour nous dire au fond comment la presse mondiale, la presse européenne regarde ce virus. Mais celui qui va nous planter le décor avant de vous laisser la parole madame mesdames, messieurs, c'est Stéphane Blaskowski. Si j'ai bien compris, le coronavirus et l'hôpital c'est une crise dans la crise tout de suite.
Bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir Stéphane. Installez-vous si j'ai bien compris ce soir à la fin de semaine, vous savez.
Bah si j'ai bien compris, ça y est, l'hôpital est de retour à la une de l'actualité. Je dis de retour parce que il me semble me souvenir que l'an dernier, il a déjà été à la une de l'actualité. On avait découvert que manquait de personnel, manquait de moyens, le personnel était épuisé.
Bon et puis vous savez ce que c'est que l'actualité, un sujet chasse l'autre. On se dit de toute façon ça c'est pas des problèmes qu'on va régler d'un claquement de doigt. Donc on en parlait moins.
Et évidemment avec la crise du coronavirus, l'hôpital est en première ligne pour combattre l'épidémie et il revient à laune de l'actualité. Donc on fait la jonction entre les deux infos et on se dit mais ils étaient déjà en surchauffe l'an dernier quand il y avait rien de spécial. Là, avec l'épidémie, c'est le burnout assuré qui nous qui nous attend.
Alors, vous nous avez dit hier et je vous le rappelle que le patron de l'OMS nous a averti attention nous les médias, ne pas souffler sur les flammes de l'hystérie. C'était son expression. Oui, vous avez vous avez raison.
Peut-être que burnout est exagéré. Enfin, burnout encore, on en parlait déjà l'an dernier, mais mieux vous peut-être rassurer avant d'inquiéter. Donc pour ça, je vous propose bien d'écouter quelqu'un qui va vous rassurer, j'imagine, puisque c'est notre ministre de la santé qui la semaine dernière annonçait son plan pour faire face à l'épidémie. 70 établissements sièg Samu seront activés dès demain pour augmenter nos capacités de réponse si c'était nécessaire de sorte que dès demain tous les départements de métropole disposeront d'au moins un centre hospitalier capable d'accueillir les malades de les prendre en charge du début à la fin.
Alors Myiam vousz rassurer j'imagine. Oui enfin moyen. Non mais parce que j'ai en tête la visite du président hier à la salle pétrière.
C'était pas très rassurant. Alors oui, alors là, j'avoue Myiam, oui, j'avoue. C'est que le président avait fait une visite justement pour rassurer tout le monde, pour montrer qu'il était sur le front, bah il imaginait écouter un peu les médecins enhant un peu la tête dernière concernée, serrer quelques poignes et voilà, l'affaire était jouée.
Le problème, c'est que à la salle pétrière, il y avait des médecins qui rêvaient de voir Macron depuis 1 an pour lui parler de plein plein de trucs et notamment un médecin du collectif interhôpital qui envoyant le président n'a pas pu s'empêcher de lire ce qu'il avait sur le cœur depuis un an. Donc forcément, c'est sorti un peu brutalement. On l'écoute.
Quand il a fallu sauver Notre Dame, il y avait beaucoup de monde pour être ébu. Là, il faut sauver l'hôpital public qui est en train de flamber à la même vitesse que Notre Dame a failli flamber. Ça s'est joué à rien et là en ce moment ça se joue à rien.
Voilà. J'ai pas d'autres choses à dire pour l'instant. Donc je compte sur vous.
Ah oui, vous pouvez compter sur moi. L'inverse rest reste approuvé. Non non, je vous crois sur parole.
D'accord. Très bien. Et ben moi aussi pareil.
OK. Voilà. L'échange est très franc.
Il mérite voilà d'exister. On sent qu'on peut faire confiance au médecin au moins. C'est ce qui Alors, on peut compter sur les médecins.
Est-ce qu'ils auront les moyens pour faire face à cette épidémie ? Alors, évidemment, Myriam, nous ne sommes pas en Chine. Évidemment, vous avez vu que les Chinois, eux, en 10 jours, ils construisent un hôpital.
Donc, est-ce qu'on peut faire pareil ? Même en 10 mois, est-ce qu'on y arriverait ? Mais il y a pas simplement une question de moyens, semble-t-il, parce que quand bien même on aurait des moyens aussi importants que les Chinois, quand bien même on aurait des moyens presque illimités, et bien si l'épidémie prend une véritable grande ampleur, bah, il y a pas de système hospitalier qui soit de taille à à l'affronter uniquement à l'hôpital.
Enfin, moi c'est ce que j'ai cru comprendre quand parlait le professeur Com hier au président. Si on a 1000 personnes, le système n'aura aucun problème pour prendre ça en charge. Mais si c'est 1 million de personnes ou 100 millions de personnes dans un espace très réduit de temps, bah voilà, on va avoir de grosses difficultés à les cher.
Alors, heureusement, on en est pas à 1000 personnes puisque ce soir, on a 42 cas, en tout cas plus de 40. 42 pour l'instant, on voit que ça augmente mais même avec un faible nombre de cas, on voit qu'il y a déjà des gros problèmes. Enfin, on a entendu parler à Créille et à CompiNgne des hôpitaux qui ont accueilli des des patients contaminés don d'ailleurs est décédé.
Euh tout le personnel qui a été en contact avec ces patients et ben on s'est demandé s'ils sont pas contaminés. Donc on les a mis en quatzaine comme on dit et du coup bah ça fait un manque de personnel. L'hôpital qui manque déjà de personnel.
Donc je sais bien, nous ne devons pas souffler sur les flammes de l'hystérie mais quand même on est un peu inquiet. J'espère que on va nous rassurer ce soir. Je vais commencer avec l'urgentiste que vous êtes, Patrick Pelou.
C'est vrai que 80 soignants confinés à l'hôpital de Cray, 117 soignants confinés à l'hôpital de de Compienne. Ça nous interpelle ces ces chiffres là honnêtement. Est-ce que Mais je vois pas pourquoi ça vous interpelle parce qu'en fait on fait notre travail.
C'est-à-dire qu'en fait à partir du moment où il y a un patient qui est potentiellement contagieux, ce qui était le cas sur la réanimation de cray, on a fait notre job. Sans que vous le sachiez, dans la nuit de mercredi à jeudi, on a évacué la réanimation de Crayille et on a mis les malades dans des chambres sécurisé. Donc ça veut dire donc en fait ça veut dire que là, je comprends tout à fait votre propos, mais euh on est tous dans le même bateau là, c'est-à-dire qu'on suit une épidémie en temps réel, donc on prend des décisions.
Je suis pas devin, je sais pas ce que ça va donner la semaine prochaine, mais une des conséquences à crée, c'est que la salle d'imation par exemple est fermée. Donc il y a un bassin de population qui est fermé. Faux, c'est faux.
Exê, c'est faux parce que vous avez le SAMU, d'accord, qui d'un coup régule et tous les malades potentiellement graves qu'il y a sur ce bassin et ce territoire sont pris en charge sur les autres réanimations qui sont sur le secteur. C'est ça le plan blanc été déclenché. Vous pouvez pas dire qu'il y a pas de réanimation.
Moi, je dis rien. Non, non, mais c'est c'est c'est très sérieux parce qu'en fait les gens nous regardent et on la situation est vraiment très difficile. D'accord.
Et vous pouvez pas d'un coup dire "Ah bah il y a plus de réanimation dans un secteur." C'est c'est faux. Quand on vous quand on vous posez pour le plan blanc aussi a été ouvert dans la région de de Craille dans Loise s'il y a pas assez de médecins parce que ils sont en quarantaine où il y a un manque d'effectif, il se passe quoi ?
C'est de l'hôpital d'équip je pense qu'on a suffisamment de boulot avec le principe de réalité. On va pas en rajouter sur des hypothèses. Pour l'instant, public fait face pour l'instant 100% pour l'instant il y a les les personnels ont été isolés, ils sont testés, d'accord, pour pas qu'il transmettent à d'autres malades et les malades sont été isolés et testés.
Ce qui se passe, c'est que tous les malades maintenant qui sont dans les réanimations partout en France et qui présentent des détresses respiratoires aigues ou des insuffisances cardiaques sont testées. Hm hm. Donc on a une vision grandeur nature à l'instant T.
Je suis incapable de vous dire ce que ça va devenir. C'est ça une épidémie. D'accord.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer euh parce qu'il y a il y a plusieurs sujets. Il y a les sujets des d'urgence. On sait que vous allez nous en parler, le service du 15 est débordé.
Mais mettons d'abord le scénario en place. Vous avez des symptômes, euh vous avez de la fièvre, euh vous êtes repéré comme potentiellement euh voilà susceptible de l'avoir. Vous appelez n'importe qui, vous appelez le 15 et on vous et on vous euh considère comme quelqu'un qui est susceptible d'être emporté à l'hôpital.
Il se passe quoi à ce moment-là ? Ben, il se passe qu'on les prend en charge. Vous avez des filières de dépistage qui ont été montées avec des parcours très particuliers pour pas que ces malade repasse par la case départ des urgences et de la salle d'attente.
Et ils sont dépistés, ils sont isolés, on a les résultats en quelque sorte. Les tests sont faits sur place à l'hôpital dans tous les hôpitaux. Il y a des test ministre vient d'annoncer là parce que au moment euh il y a dans ça c'était très évolutif mais au niveau de la PHP à Paris tous les hôpitaux parisiens peuvent faire les tests.
Ah maintenant oui oui c'était pas le cas il y a quelques jours. Maintenant c'est le cas. Mais nous évoluons c'est nous évoluons.
Nous sommes en train de nous adapt on s'adapte. La votre question tout à l'heure est-ce qu'on serait capable de construire un hôpital comme en Chine ? La réponse elle est non parce que la Chine il c'est non.
Mais par contre, nous avons la possibilité de réactiver des hôpitaux qui ont été fermés. D'accord ? Et notamment, il y en a un en plein milieu de Paris qui s'appelle l'hôtel Dieu, où les chambres et cetera, bon, elles sont elles seront pas tellement bien peintes, ça c'est sûr et cetera, mais on a des capacités pour redynamiser.
Est-ce qu'il y a pas un moment où les les plutôt que de déplacer les patients à l'hôpital en les gardant chez eux, on peut pas les soigner chez eux ? Alors justement ça ça c'est c'est actuellement chaque jour on définit une stratégie euh qui est évolutive. D'accord ?
Pour l'instant, vous le rappeliez, les cas euh et les foyers qui naissent un petit peu partout euh en France comme ça qui arrivent, on les repère, on les isole, on voit et on surveille comment ça évolue. D'accord ? Pour l'instant, il y a pas à changer le scénario.
Maintenant, moi je suis pas adepte des scénarios de science-fiction, mais je sais bien que ça vous titille. Donc d'un coup, on serait sur un emballement comme a dit le professeur Co, on changerait en fait, on dirait voilà, on définit les patients qui sont malades mais pas grave, ils restent, d'accord, ou sans facteur de de de combidité grave comme les insuffisances respiratoires et et cardiaques, d'accord, ou déficit immunitaire. Bon, les autres seront pris en charge à l'hôpital, d'accord ? les cas les plus graves qui seront à tubés ventilés qui n'iront pas bien seront mis dans les réanimations.
D'accord. Donc donc ça ça se décidera quand ? C'est c'est des autorités qui OK.
Donc ça veut dire que aujourd'hui juste simple question aujourd'hui pour bien comprendre tous les patients contaminés au coronavirus sont hospitalisés à l'heure où on se parle là aujourd'hui. Non pas forcément. Il y a encore un tri.
Donc on fait on fait le tri sur la base de pas forcément et et mais on fait le tri en fonction de la gravité et au cas par cas. D'accord. Et ça ça cette décision là elle appartient au personnel hospitalier où c'est c'est sur place dans l'hôpital qu'on décide.
Très très jours nous recevons des algorithmes qui sont validés par la direction générale de la santé et on les applique. Donc pour le moment vous dites tout va très bien à l'hôpital on est soigné. Vous voulez tout va pas très bien évolutif à l'heure où on se parle à l'heure pour l'instant le sujet semble maîtrisé dans les heures qui viennent.
Je peux pas vous garantir qu'il y ait pas un foyer qui apparaisse à Nice, d'accord ? Ou qu'il n'y ait pas un foyer qui apparaisse ailleurs ou dans le nord et cetera. Là, on cherche vraiment avec beaucoup d'intérêt pourquoi ces cas sont apparus à Crille.
A priori, ce qui semble se dessiner, c'est qu'en fait, il y a une base aérienne à Crille et que le virus serait passé parce que l'avion aurait transité à partir de Chine et serait arrivé là. Voilà comment ça se une base militaire, une base de de l'av qui aurait euh récupéré euh les notamment les Français de de Chine et de la région de Rouran qui qui ont été rapatriés. Vous vous confirmez ça ça madame, je sais pas si cet avion est passé par là mais en tout cas ce que explique le docteur Pelous c'est que dans des situations comme celles-là, il faut être très agile et calme.
Voilà, on reçoit les algorithmes, on les applique. Il y a une nouvelle un nouvel élément de l'algorithme qui a été envoyé ce matin. C'est quoi l'algorme ? les chaînes de décision, c'est-à-dire on pose des questions, enfin me corriger euh le patient répond à tel et tel critère, il va sur cette branche là de décision.
Il répond à tel et tel critère, il va sur cette branche là. Donc en gros, on va le laisser à la maison, on lui dit tout va bien qui définit les algorithmes. Alors c'est au niveau de la direction générale de la santé.
C'est basé. Alors, vous avez des réunions qui ont lieu à peu près tout le tous les jours, tous les deux jours euh avec des virologues, des épidémiologistes, des chercheurs. Euh vous avez des gens qui lisent mais vraiment à la ligne près tout ce qui se fait dans la littérature actuellement et tout ça s'est décidé et on dit voilà ce qu'on applique.
Mais ce qu'on applique ce soir peut changer mais ça peut changer. Euh mais c'est très clair. C'est pour ça qu'on a pris le temps justement.
Mais je peux vous garantir je je et je dis dis dis aussi bien deux choses. la crise de l'hôpital et cetera dont j'étais venu ici parler et la crise sanitaire que l'on traverse et tous les médecins bien et avec ce que ça la casse a dit au président de la République, c'est ce que vous voulez donner comme message, c'est que vous mettez de côté et que malgré la crise de longue date que vous traversez, tout sera fait pour que tout soit bien géré au maximum. Je peux dire vu les heures supplémentaires qu'on se tape, je peux vous dire que oui, ça on se mobilise. [rires] Très bien.
Le dé Claud pour présenter les les usagers 138 hôpitaux désignés pour recevoir les malades, 200 millions de masques supplémentaires. Ça c'est le dispositif qui a été annoncé par le premier ministre, par le ministre de la santé. Vous avez confiance dans notre système de santé dans cette période ?
Bah écoutez, comme a dit monsieur Paul tout à l'heure, on ne sait absolument pas ce qui va se passer. Donc on va voir au jour le jour et s'adapter. La confiance, elle doit s'établir sur une forme de transparence déjà.
Donc est-ce qu'on a les outils pour ça ? Ça c'est une question. On sait pas forcément tout ce qui se passe.
Et la transparence, c'est le choix du gouvernement hein, qui tous les jours justement explique cette situation qui évolue le choix du gouvernement. Le choix du gouvernement, on les connaît les choix du gouvernement c'est le minimum de confinement. Donc c'est un choix de la France qui est un choix plus économique que de santé publique puisqueon a quand même des pays comme le Japon, l'Italie ou la Corée qui ont fait d'autres choix, ils sont pas forcément euh plus idiots que nous.
Donc euh on peut se poser des questions là-dessus. Quelles sont vos questions quand vous dites plus économiques que de santé publique ? Vous soupçonnez quoi précisément ?
Le confinement a forcément une portée économique importante. Ça c'est évident. Donc c'est un c'est un choix, on pourrait dire un paris qui est fait sur là vous vous pensez ou vous accusez je ne sais pas je n'accuse pas non non je dis c'est un choix et j'entends bien ce qu'a dit monsieur Pelou c'est ce c'est au cas par cas et on voit petit à petit maintenant si on veut vraiment créer la confiance dans la population c'est avoir une bonne anticipation il y a des anticipations qui pourraient se faire on est en train de parler de des accueils de première intention essentiellement tout expliquer ce que ça voulait dire c'estàdire le patient qui vient pour la première fois parce que il a un doute, il a des signes cliniques, soit parce qu'il est passé par le centre 15 pas, soit par le 0800.
Il faut pas oublier qu'il y a aussi un numéro qui est maintenant ouvert 24h sur 24 par le ministère pour ces questionsl donc il arrive et il va être examiné cliniquement. Donc là, on pourrait faire comme on fait le choix des les Italiens. Par exemple, les Italiens ont créé des tentes médicales euh qui viennent sûrement d'ailleurs des stocks militaires parce que ils sont équipés pour ça.
Ils sont hors les murs de l'hôpital de façon à ce qu'il n'y ait pas de croisement entre les patients de l'hôpital qui ne sont pas là pour ça du tout parce que l'hôpital continue sa vie quand même et et les patients qui viennent qui peuvent être vous avez peur positifs. Non, pas du tout. Sur la question du confinement, vous vous envisagez de confin des quartiers entiers pas tout.
Je pense que au moins, vous voyez par exemple, on a un exemple, on va parler concret sur Craille et sur Compiègne, ils ont confiné, ils ont demandé un confinement pour les personnel qui avaient été en contact ou qui potentiellement pourraient être en contact. On pourrait aussi confiner les enfants. On sait que les enfants sont une population bien particulière là-dedans par lesquels parce que on peut pas gérer le lavage de main, on peut pas gérer les portes de masque, on peut pas gérer un certain nombre de choses.
Ce sont des éléments essentiels. Regardez le Japon, ils ont fermé leurs écoles ce matin. Voilà le Milan aussi. 1000 ans, ils sont pas particulièrement exposés, ils ont aussi pris cette décision.
Donc voilà, il y a peut-être de l'anticipation pour pour un peut-être pour là encore, il faut faire de la pédagogie. Vous allez répondre hein sur les choix de santé parce qu'il y a il y a des inquiétudes et et les associations les les relèves. Frédéric Salman, euh qu'est-ce qu'on sait sur les enfants ?
Parce que on peut lire ici ou là que ce virus euh enfin les enfants ils résistent très bien. Pour l'instant, il y a pas de cas d'enfant. Aucun cas d'enfant, bon aucun cas. aucun aucun cas recensé ce qui est une bonne nouvelle puisque on a rien de scal et quand donc ça veut dire que fermer les écoles ça ne servir pas si ils peuvent porter il y a une chose c'est et là je rejoins mon collègue il y a des choses qu'on sait pas c'est un navigage à vue on sait pas du tout si demain il y a des enfant tout est possible pour l'instant il y en a pas et tant mieux qu'est-ce que vous répondez aux associations il y a des questions qui se posent hein au fond jusqu'o le principe type de précaution, c'est cette questionlà.
Alors moi je crois surtout qu' il est difficile de comparer un pays à un autre, chacun a sa culture et son contexte dans lequel le virus est apparu et que ce qui s'est passé au Japon ou en Corée par exemple en Corée c'était une église une forme d'église de de de mouvement mouvement religieux qui dans lequel c'est apparu en premier. Donc on n'est pas dans le même contexte et je crois qu'il est important dans ces moments-là docteur Pelou l'a rappelé les réunions interministérielles qui ont lieu, le point qui a lieu tous les jours, les experts qui sont présents làdedans. Il faut absolument faire confiance.
Vous n'imaginez mais vous comprenez que quand vous nous dites la culture explique les choix de de santé publique et quand même particulier on se dit c'est la santé non on est dans quel chose de nouveau. On est dans quelque chose de nouveau. On ne parle pas d'une varicelle d'une rouge ou d'une grippe saisonnière qu'on sait parfaitement avoir étudié depuis longtemps.
On est dans quelque chose de nouveau qui chaque jour fait que aujourd'hui ce que nous savons sera peut-être balayé demain. Très simplement. Pourquoi après tout entre les Italiens et les Français, c'est c'est l'Europe, c'est à peu près la même culture, il décide de confiner le nord de l'Italie, la Vicie, la Lombardie.
Pourquoi la ville de Crille ne l'est pas ? Pourquoi on ne le fait pas ? Alors, d'abord sur l'Italie, en fait, c'est un système de santé différent du nôtre, d'accord, qui a été malmené par les époques de Berlusconi quand Berlusconi a fait des coupes sombres sur l'hôpital public, sur la santé publique et cetera.
Donc l'Italie, c'est un pays, c'est un de nos amis, c'est à la frontière de la France et cetera, mais c'est d'autres cultivants. Leur choix a été un choix à l'emporte-pièce à mon avis. D'un coup, ils ont été débordés.
Ils savent pertinemment que justement ils ont tout un système de santé publique qui est très défaillant, hein. Vous avez près de 60 millions de personnes qui passent aux urgences chaque année tellement c'est difficile de se soigner là-bas. On en a pas mal aussi.
C'est c'est terrible. Non, mais nous on est on est on est nous on est à 21 millions donc c'est déjà c'est donc voilà c'est système différent et en effet ils ont pris des décisions parce que en effet comme disait madame en fait il y a la population a besoin d'être assurée. D'accord ?
Donc entre dire qu'on met un système quasiment surmesure comme on ait choisi en France en disant voilà on va cibler, on voit au jour le jour et un système qui est beaucoup plus visible mais qui en fait on n'est même pas sûr que ça donne quelque chose le confinement parce que confiner des gens c'est bien joli comme mot ça veut dire que vous enfermez des gens vous les faites manger comment ils boivent comment ils soignent que alors voyez au-delà du truc économique c'est très compliqué ce qui fait que la police italienne est en train de courir après ceux qui veulent se tirer de la quarantaine parce qu'ils qu'ils ont le bol et parce que la vie devient très difficile. Donc d'un coup, il faut modéliser autre chose. Et ces cultures là, c'est encore différent en Asie.
Bien sûr, sur le plan symbolique, les villes en quarantaine, on n' pas connu ça. Moi dans ma carrière de médecin, j'ai jamais entendu. En 1350, il y a la peste noire.
Là, on met des villes en quarantaine. Ça démarre en Chine, puis en Italie, puis en France, 30 à 50 % de la population mondiale va disparaître. Hm hm.
Donc effectivement le la notion de quarantaine efficace remet à un moment donné vers fait très peur. Très peur. C'est la peste c'est la peste pour prendre les archétypes. c'est que d'un seul coup, il y a une angoisse mondiale colossale mais simplement la symbolique italienne des villes en quarantaine.
On se dit "Mais bon sang, c'est la pent [rires] ça fait mais je je mais je comprends tout à fait la la ville en quarantaine et ou mettre ou ou regarder sur les populations qui sont comment on qu'est-ce qu'on fait alors à cril ? Il faudrait pas alors simplement je dis simplement voilà dans des groupes tout voilà comme vous dites tous les groupes tous ceux qui étaient à risque ou qui étaient en contact avec le les les malades de la réanimation ont tous été dépistés sont tous surveillés sont tous isolés je préfère le mot isolement que quarantaine parce que ça ça ve confinement voilà ils sont ils sont isolés chez eux ils portent un masque et cetera et tout le monde est surveillé voilà mais culturellement c'est intéressant parce que j'ai remarqué madame tout à l'heure vous avez refusé de serrer la main donc c'est quelque chose qui m'intéresse parce qu'en on sert pas la main ça ministre le premier nous en parle et puis nous pas l'appliquer toujours moi je des choses à vous dire c'est très simple pasteur ne serrait jamais la main des gens exactement effectivement quand en France il y a la gastroentérite la moitié du pays se retrouve sur le pot parce qu'il y a une personne sur deux qui sort des toilettes sans staver les mains et qui et qui sert Et comme une personne en moyenne de fois par les mains à la bouche, ben ce qui était dans la main de l'un vous le retrouvez dans votre bouche et là on voit c'est encore pire la bise encore pire [rires] montrer des choses formidables tout à l'heure. On peut se dire bonjour autrement.
H alors en Thaïlande mré c'est comme ça au Japon comme ça comme ça oui pas comme un canard mais presque. Presque pour les femmes c'est différent au Japon. On met les mains sur le sur le ventre comme ça et on y rend la main sur le cœur.
On y rend la main sur le high des anglais le hog des Américains. Ils se touchent pas ils se font ils se tapotent. On est quand même fier de notre bise.
On va se refaire la bise un jour ou l'autre. Mais je préfère la bise à la main serrée parce que on se repasse. Alors alors justement je vous propose tout de suite parce que c'est là que j'ai besoin de de vos lumières de démêler un peu le vrai du faux avec une série de questions.
C'est c'est Clément Perw qui s'y colle et on se reparle juste après. Le coronavirus se transmet par l'air. Il se transmet par l'air mais sur une portée qui n'excède pas un m.
Il peut aussi se propager par contact entre deux personnes ou via un objet comme une poignée de porte. Se laver les mains protège. C'est le meilleur geste pour se protéger se laver les mains plusieurs fois par jour au savon ou avec un gel antibactérien.
Conseil, prenez le temps de bien laver au moins 20 secondes et fermez toujours le robinet avant de vous être essuyé. En quarantaine, on peut sortir. Même avec un masque, un patient en quarantaine ne peut pas quitter son confinement.
Le vaccin contre la grippe protège. Le vaccin contre la grippe n'a absolument aucun [musique] effet sur le coronavirus. Ce sont deux virus différents.
Les masques ne servent à rien. Les masques protègent bien du virus, mais il faut qu'il soit filtrant. Et attention, la plupart ne sont efficaces que pour une durée de 3 heures.
Les masques chirurgicaux, eux, ne protègent pas mais évitent la propagation. Il ne faut les porter que si vous avez des symptômes potentiellement inquiétants. On peut recevoir des colis de Chine.
Recevoir ces colis ne présentent pas de danger. Étant donné les délais d'acheminement, le virus ne survit pas plus de quelques heures sur un objet. Un vaccin a été trouvé.
Mettre au point un vaccin prend du temps et demande de nombreux tests. Mais des études ont été lancées et des chercheurs du monde entier sont au travail. Voilà Frédéric Salman, dans votre livre, il y a tout un chapitre consacré à l'hygiène.
Vous nous parlez des réservoirs cachés des microbes qui qui déclenchent les maladies. Quels sont vos conseils praticop pratiques dans dans cette période ? Est-ce qu'on peut se booster un peu l'immunité pour prévenir le virus ou pas ?
Oui. Alors effectivement, je reviens sur pasteur, il le germe n'est rien, le terrain est tout. Effectivement l'immunité joue.
Plus on avance en âge, plus notre immunité diminue. Donc effectivement, mais c'est bien de la monter mais il y a pas de médicament. Alors, comment on peut monter son immunité ?
Il y a quand même des bonnes pistes. Et je pense que vous savez, on n'est pas sorti de l'auberge avec les épidémies. Il y a celle-ci et il y en aura d'autres.
Donc, c'est notre mode de vie. sur qu'il faut repenser. Alors moi je vais vous donner des conseils que vous mettrez en pratique dès ce soir. [rires] Allez-y.
Premier point avec l'ordonnance qui va avec avec l'ordonnance. Exercice physique tous les jours. 30 minutes d'exercice physique par jour sans s'arrêter.
D'abord ça baisse de 40 % cancer Alzheimer maladie cardio-vasculaire mais monte l'immunité. Hm hm. Donc tous les jours, attention, c'est quotidien l'efficacité.
Il y a une étude qui est sortie qui montre qu'on libère 100 molécules protectrices, que ça monte au niveau immunitaire mais ça dure que 24 heures. H donc vous me dites qu' en fait tous ceux qui sont en très bonne santé physique ont plus moins de chance de de l'attraper. Écoutez, il y a plein de choses.
C'est notre en fait notre bouclier qui va acheter des vitamines en ce moment à la pharmacie. Non non les pisser dans la dans l' vous allez comme dit mon collègue [rires] bah l'épiser ça sert à rien donc exercice bonne c'est vra c'est vrai c'est vrai plus récemment conna quelquesuns qui qui se sont ruinés en partant d'un des travaux d'un nobel japonais il y a 2 ans qui a montré que justement le jeûne séquentiel augmentait l'immunité en augmentant ce qu'il a appelé l'autophagie une façon d'éliminer cellules mal formé malade ou mortes et pour Séentiel, c'est tous les combien le jeu ? Alors séquentiel, c'est comment ?
C'est pendant 14h minimum et 16h ça commence à monter. Vous arrêtez de manger, vous buvez de l'eau, des tisanes, du thé sans sucre, sans édulcorant. Et en fait, ce jeûne séquentiel, c'est quelque chose d'assez étonnant parce que ça va donc monter votre immunité, baisser l'inflammation.
Ça augmente aussi l'hormone de croissance jusqu'à 3000 %, c'est une hormone d'antibillissement. Et en plus une autre hormone au niveau BDNF qui fait qu'on pense plus rapide, on a une meilleure humeur. En fait euh vous savez manger c'est pas rien.
C'est faire travailler le foie, les reins, une dizaine d'organes des hormones, des enzymes. C'est tout un bazar. H, il faut laisser au corps le temps de récupérer.
Vous savez aujourd'hui en France, on meurt pas vraiment de faim ou de carence, mais on meurt beaucoup d'excès. À chaque seconde, on produit 20 millions de cellules pour remplacer nos cellules usées ou mortes et le risque d'érendocopie augmente avec l'âge donant lieu par exemple à des cancers. Ben quand on fait ce jeûne sé, on renforce son ADN.
Il y a moins d'erreur de copie d'ur toutes les religions du monde depuis le début de l'humanité parle du jeûne comme un message du fond de la nuit. Donc il y a toute une série de choses qu'on peut faire pour faire barrière. Déjà vousz pas Non non non non. [rires] Je je je c'est c'est très intéressant ce que dit mon confrère et je pense que c'est il y a il y a vraiment de bonnes choses notamment sur le sport mais je je quand quand vous voyez la catastrophe de santé publique que c'est avec les jeunes qui ne font plus de sport qui bouffent du sucre et qui mangent du sucre.
Ah non mais attendez le sucre c'est terrible. Alors si on revient quand même à à à l'épidémie qui est là, je voudrais juste savoir euh se laver les mains, on on en on le dit, on le redit de saver les mains. Bon, c'est important de moi ça m'énerve ça m'énerve parce qu'il y a plein de gens qui utilisent des gel hydroalcooliques comme s'il se bénissait les mains, ça sert à rien du tout.
Pof pof ou sous sous non, il une vraie technique pour se laver les mains. Ça doit être sérieux. C'est un vrai geste.
Donc l'huile de coudte, ça marche très bien. Vous prenez un gel hydroalcoolique ou du savon et ben on savonne les espace interdigitaux parce que ils adorent se mettre en dessous. Ensuite, on se brosse bien les poignets et sous les ongles.
Vous savez autrefois, il y avait toujours des petites brosses près des labas. Et bien, il faut se brosser les ongles au moins tous les soirs avant d'aller se coucher. Prenez une brosse à dents mais pas la même que pour les dents.
Vous brossez [rires] bien en dessous les ongles. Merci docteur. Et également les bijoux.
Ah ou des études sont sorties sur les brass en il y a des sous les alliances. On a on a fait des travaux sous les alliances. Ça dit et alors ce que je déteste je regarde mon alliance différemment. [rires] Comment ça ?
Ah oui, c'est il y a toute une vie les bracelets porte bonheur en tissu. Alors là c'est un vrai cauchemar donc il faut bien se laver les mains, avoir plein un autre exemple tiens j'en aurai plein. J'ai pas le temps de tous vous les dire.
Oui. Avant de se mettre les doigts dans le nez, lavez-vous les mains parce que sinon les virus vous les mettez directement dans le nez avant de se frotter les yeux aussi. Oui.
Frottez les yeux. fr les c'est pour ça que les enfants c'est très difficile à contrôler les enfants se frottent beaucoup les yeux madame la député moi j'entends tous ces tous ces conseils mais on va pas changer notre façon de faire non mais en quelques jour en quelques c'est le moment où les députés quand vous voyez l'état des des toilettes dans les restaurants, dans les bars et cetera c'est le moment où là les députés auraient tout intérêt à réglementer quand vous vous allez en effet parce qu'on peut dire les gens se lavent pas les mains mais quand tu vois l'état tu es d'accord Non mais ça rentre aux toilettes pour se laver les mains, on remet les mains. Il y a du boulot, c'est je dire simplement pour pour comprendre un petit peu parce que vous êtes un peu là aussi pour relayer un certain nombre de questions voire d'inquiétudes des usagers des choses.
Comment vous vous qualifieriez la manière dont ce gouvernement gère les choses ? Cette transparence, ces numéros, il y a énormément de de conseils qui sont donnés. Les médias relais, ils font le boulot.
Je pense qu'ils font le boulot. Oui, je pense qu' est un effort énorme et comme le disait monsieur Pelou et je suis d'accord, c'est quand je disais tout par tout à l'heure, je parlais des choix, les choix ont été fait. Le ministre il choisit pas tout seul, il a toute une équipe autour de lui.
C'est vraiment des choix qui sont faits avec des experts. Il y a voilà. Donc on avance au jour le jour et on apprend tous les jours.
Alors justement, si on avance au jour le jour, il faut essayer de trier, de faire en sorte que les gens ne paniquent pas. Or, depuis la crise italienne, les urgences explosent. C'est ça les urgences et les et le numéro du Samuel surtout c'est surtout les numéros du SAMU.
Oui, on a monté 30 % on a battu un record dans la j'ai battu le record du sam de Paris dans la nuit de mercredi à jeudi avec 4400 appels. D'accord. Faut se les farcir là.
Ah oui et alors le problème qu'il y a c'est que voilà c'est qu' en fait tout le monde appelle et vous avez les gens qui sont mis en attente sur le disque d'appel. Ce qui nous affole nous, c'est que quand vous avez 26 appels en attente, dans les 26 appels, ça se trouve il y a comme disait madame un infarctus, une envolie pulmonaire, un polytraumatisé, une et alors et voilà. Et alors le problème qu'il y a si tu veux, c'est que tu vas prendre quelqu'un au téléphone qui va te raconter sa vie forcément formidable et qu'il est un peu enrumé et qu'il a mangé une pizza italienne et peut-être je l'ai eu et peut-être qu'il a eu le coronavirus et pendant ce temps-là, tu as l'infarctus qui attend.
Donc il c'est pour ça qu'on aurait pu imaginer un numéro spécial. Ils l'ont fait, c'est le 0, je sais. Voilà, il ils l'ont lancé.
Donc ça c'est pas un numéro d'information numéro d'information mais c'est déjà un premier niveau. Mais vous n'avez pas de médecin au téléphone. Bah c'est c'est des gens qui appliquent là qui qui ont été formés qui ont été formés qui peuvent rebasculer après sur le 15 évidemment mais il y a pour pour les s'il s'agit de rassurer les gens quand ils vous appellent plutôt au 0800 dans un premier temps.
Elle est là et la personne au téléphone vous dira écoutez puisque vous avez 385 des frissons et que vous toussez appelez donc le 15. H il vaut mieux le faire dans ce sens-là plutôt que d'appeler le 15 parce qu'on a un corps au pied. Enfin bon mais j'aimerais j'aimerais vous entendre Patri Pelou pour revenir à notre débat avant avant d'écouter Alex.
Il y a quand même cette crise qui est là du de l'hôpital depuis un bon moment. Dans quel état d'esprit ils abordent cette épidémie là ? Vous avez dit on va pas regarder sur nos heures sup mais mais quand il y a un problème d'effectif à l'hôpital c'est mais tout est là mais chère madame serait que mor c'est une question très juste et et vraiment importante.
Je vais vous prendre un un autre exemple. Quand il y a eu l'attentat du 13 novembre 2015, d'accord, les attentats commencent vers 20h30, 21h, d'accord ? Sans qu'on demande à aucun membre du personnel de revenir, tout le monde est revenu travailler.
On a rouvert 80 blocs opératoires, équipe complète. Vous n'avez pas un système au monde qui est capable d'avoir un truc comme ça. Et on a sauvé toutes les personnes qui étaient.
D'accord. Bon, en fait quand il y a une crise, vous avez ce personnel qui est vaillant dans son ensemble qu'on a vu interpeller le président de la République qui est présent et qui est là. Donc, vous pouvez avoir confiance dans le personnel.
C'est le même phénomène parce que une espèce et bien sûr et puis moi je le vois je le vois au Samu de Paris là tout le monde on a repris des plages horaires de travail déjà qu'on en peut plus mais allez on a on a tout repris. Le seul truc que moi je souhaiterais parce que c'est pas l'heure de la polémique, il faut vraiment défendre le pays qui est en quelque sorte attaqué par le par le virus. Donc il faut qu'on soit tous comm d'accord.
Mais ça ça n'enlève pas en effet toutes ces revendications qui pour moi sont des revendications justes sur le fait qu'on ne donne pas assez de moyens sur l'hôpital public. On paye insuffisamment les infirmières et le budget qui est voté par l'ondame par les députés est insuffisant. Voilà.
Vous faites confiance au président Macron qui a dit ces mots-là hein hier. Quand le pays est dans une situation de crise ou de pandémie qui arrive, on fait toujours confiance au président. Madame la député Jeet et si cette crise du coronavirus permettait enfin de résoudre la crise de l'hôpital public ?
Écoutez, on en est pas là pour le moment. Aucon-nous de ce qui nous arrive au jour le jour. Soyons agiles et on verra après.
La fenêtre d'opportunité pour entendre ce cré d'alarme là. Je crois que enfin à mon avis c'est d'abord il y a des moyens qui ont été mis peut-être insuffisants, je l'entends tout à fait mais pour le moment avançons et répondons aux questions qui nous sont posées, aux situations qui nous sont posées. C'est ça aujourd'hui.
Et et on a la chance, monsieur Pelou l'a dit, vraiment je voudrais le saluer ici effectivement d'avoir des équipes de médecins, d'infirmière, d'être soignant, des équipes hospitaires dans leur ensemble, les administratifs aussi he qui ont un rôle à jouer qui sont exceptionnels. Il faut le dire vraiment en France exceptionnel. Moi qui vis à l'étranger, qui confronté à d'autres systèmes de santé, je peux vous confirmer qu'on a un système exceptionnel.
D'ailleurs, je crois qu'il a été salué par l'Organisation mondiale de la santé comme l'un des meilleurs romans, je crois après, les les États-Unis. Et vraiment, il faut le souligner. C'est vrai, il faut lui faire confiance.
Vous êtes rassuré, madame Rombeau ? Oui, je voudrais renchérir ce ce qu'a dit monsieur Pelou, c'est-à-dire que non seulement il y a les professionnels qui sont en activité, qui sont prêts à revenir de nos coups de main, mais il y a aussi des volontaires qui sont plus en activité pour des raisons diverses qui sont prêts à à venir renforcer les équipes au cas où il y ait de l'épuisement professionnel et de l'exclusion parce que justement contamination. Vous avez parfaitement raison madame.
En effet, il y a des médecins retraités par des associations qui viennent aider. très précieux parce que bien souvent ils ont ils ont une humanité que des fois quand on est né dans le guidon, on a un peu oublié. D'accord.
Deuxièmement, je profite de votre remarque pour saluer le travail qui sont fait et la mobilisation qui est faite par les associations de secouristes type Croix-Rouge, protection civile, ordre de malte et cetera parce qu'en effet tout le monde vient vient renforcer. Mais si vous voulez, pour faire suite à ce que vous dites madame la députée, c'est que il faut pas que le politique là on va jouer la partie, on est tous dans le même sens, on travaille et cetera, il y a pas il y a il y a pas de problème, on est solidaire, on est tous derrière le chef et cetera. D'accord, faut pas l'oublier après.
C'est-à-dire qu'après faut pas nous la jouer. Non, mais vous savez ce qui compte le plus, c'est l'économie. Parce que quand on vous dit qu'on manque de lit, qu'on manque de moyens, j'étais hier soir pour éviter la fermeture de l'hôpital de Dourdans en Esson qui est un hôpital de proximité et cetera.
Voilà, c'est là où on vous attend. C'est là on a besoin de dire "Oui, vous avez raison. On a un très bon système.
Vous mobilisez quand le pays souffre et ben vous vous l'entendez." L'appel, il est passé et vous avez au fond message reçu. Je ne suis pas aux affaires sociales, mais j'ai bien entendu, je l'entends suffisamment de la part de mes collègues et je ne manquerai pas de le relayer une fois de plus.
Il fait jamais mauvais effet de le relayer de nombreuses fois. On va sortir un tout petit peu de de l'hexagone. On le dit, on le répète, l'épidémie, on peut dire le mot voir pandémie, hein.
C'est elle est devenue mondial. Donc regardez cette carte, c'est quasiment l'ensemble de la planète qui est touchée à différents degrés. Bien sûr dans les pays qui sont en jaune tout clair, il y a moins de 100 cas, parfois quelques à peine une dizaine.
Au-delà de 5000 cas, vous le voyez en rouge évidemment, il y a la Chine 79000 cas avec déjà près de de 3000 morts. Le coronavirus Alex, il fait évidemment la une de de toute la presse mondiale, en tout cas européenne. Comment elle traite cette presse, ce virus, cette maladie, cette épidémie ?
Mais alors c'est depuis de jours c'est c surtout en Europe chacun pour soi c'est à se demander pourquoi une espèce de d'entité continental genre je ne sais pas moi une Union européenne serait g pourit s'occuper de ça mais donc regardez l'Italie le pays le plus touché en Europe il y a un débat justement madame en ce moment sur la transparence vous voyez donc la une de la stampa est-ce qu'il faut publier les données tout de suite où est-ce que ça donne mieux à des fake news mais il y a aussi des papiers est un peu plus suriste par exemple aujourd'hui sur la la magie du silence de Venise. Donc avec des images jamais vu sur la place sa marque avec 60 % moins de touristes pas de recettes. Vais les Suisses Les Suisses viennent ce matin d'interdire le salon de l'auto.
C'est un truc énorme en terme d'économie. Donc pas de salon de l'auto. Euh pas de salon de de l'horlogerie au mois d'avril non plus.
Ça a été décidé. Tout rassemblement de plus de 1000 personnes ce matin est est interdit en Suisse. Sinon que font les Suisses ?
Ils font ce qu'ils font d'habitude. Dans ces cas euh ils se réfugient dans leur hut avec les consignes gouvernementales. C'est assez amusant sur les trucs qu'il faut acheter avec alors du fromage, des médicaments, des noix, de la graisse, de l'huile, 3 L d'eau par personne et surtout nature liche du chocolat.
Ça c'est l'esprit allemand ça. Voilà. Voilà.
Naturliche Midas des mesures plus dures. C'est ce que réclame ce matin la presse espagnole avec un ministre de la santé qui n'écarte pas l'idée de mieux contrôler davantage toutes les agglomérations touchées. L'Allemagne, l'Allemagne qui vient de mettre en quarantaine une ville au nord du pays.
C'est ça. Alors déjà en normal le journal populaire Bilt ne lésine pas sur les points d'exclamation. Là c'est encore pire, c'est la totale panique. 1000 personnes en quarantaine donc à Heinsberg. avec 14 cas diagnostiqués euh depuis 2 jours et surtout le journal demande pendant qu'on était en train de danser de de chanter habillé en clown dans le carnaval combien d'entre nous allemands avons été contaminés les target titons journal pose quand même la question de savoir s'il faut devenir associal et oui à moitié 2e degré ce qui est déjà visiblement le cas en Roumanie où j'ai trouvé cette photo dans un journal une dame qui prend des transports tout caresse tout pour le moment il aucun extraordinaire attention à l'étouffement en arrêt cardiaque 2h après [rires] sci la Grande-Bretagne alors le coronavirus a réussi quelque chose d'inoui c'est-à-dire d'écarter des une de la presse britannique toutes les insultes à l'égard de Bruxell croire que il y en disent que ça vient de de Bruxelles.
Le télégraphe va jusqu'à affirmer aujourd'hui que le coronavirus changera le monde tel qu'on le connaît. Les Belges comme toujours c'est une excuse de sangue entre Wallons et Flamon. Est-ce qu'il va y avoir enfin un vrai gouvernement demande ce monsieur Johaim Cohens la coalition corona pour la bière ou c'est pour et puis pour finir j'aurais j'aurais pu enchaîner sur une trentaine d'autres pays mais pour finir ce virologue au Pays-Bas où il y a le premier cas noté ce matin alors là c'est une vraie catastrophe.
Est-ce qu'on va donc interdire cette année l'Eurovision parce que c'est à Rotterdam dans 2 mois avoir des gens qui viennent partout. C'est ce qui est marqué. C'est [rires] ce qui est marqué.
Alors je vous interd il faut interdire les Césars [rires] en face une bonne nouvelle peut-être du coronavirus. Je vous interdit de le dire parce que je suis fan. Oui, vous êtes un fan de l'Eurision.
Merci beaucoup Alex pour cette revue de presse européenne spéciale coronavirus. Merci. vous partiz à Venise à priest avec nous parce que c'est vrai que la crise Venise oui vous partiriez à Venise avec un masque et puis voilà bien sûr bien sûr bien sûr vous iriez à Venise demain le seul souci que j'aurais par ce moment je vais pas dans ma circonscription pourquoi j'y vais pas c'est pas du tout parce que j'ai peur c'est parce que si je reviens il va on va me demander de rester 14 jours chez moi et ça j'en ai pas du tout envie bon allez le vous avez envie de rester à l'assemblée pour siéger peut-être sur les retraites justement monsieur Pelou Merci à tous.
On le dit, on on parle des retraites à présent si vous voulez bien Frédéric Salban parce que le coronavirus n'a pas empêcher le débat de se poursuivre. C'est le point retraite tout de suite. Et c'est un point retraite avec Stéphanir Despierres qui nous rejoint dans un instant avec un échange qui a marqué les discussions dans l'hémicycle hier soir.
Regardez. Au total, il nous reste 30700 amendements. Combien de sous-amendements ont été portés à votre connaissance ?
Et est-ce que la proposition de loi que nous allons examiner dans quelques moments va encore retarder nos travaux ? Ça fait 3 jours que ça dure. Vous devriez au moins changer l'horaire.
Une fois passé 23h, ça démarre, la machine se met en route et comme il faut continuer à créditer la thèse d'un 493, et bien on commence les injonctions. Monsieur le président, au secours, dites-nous où nous en sommes. Bon, clairement, ça suffit.
Réactualisez un peu la stratégie euh coach le gendre. entre euh le marquage en défense, les attaques du numéro 10, monsieur Casneu et à 23h le démarrage des rappels au règlement sur le thème de l'obstruction parlementaire, je vous suggère une petite réactualisation de votre stratégie. Voilà, petite réactualisation de votre stratégie.
On va en parler de de cet échange, mais je salue l'arrivée de nos joyeux chroniqueurs du vendredi, Géraldine de Vosner du quotidien du magazine Le Point, Bertrand Dical qui va nous faire chanter ces chansons qui font l'actu de France info et Camille Saferis, vous allez découvrir les députés autrement, vous allez le voir, j'en suis sûr. Frédéric Salman, cette séquence de quoi s'agit-il ? C'est drôle, c'est drôle.
C'est un échange. La France insoumise accuse en fait la République en marge de l'accuser en permanence d'obstruction. Donc c'était la réponse du berger à la bergère.
Alors, hier soir Stéphanie euh nous nous sommes laissés à l'article 2 euh du débat sur les retraites. Et qu'est-ce que j'apprends ce soir ? On en est à l'article 7.
Mais il avance ce débat en fait. Ne faut jamais désespérer Myiam. On en est donc à l'article 7.
Bon, rassurez-vous, il en reste 65 et encore 30000 amendements, mais les députés débattent des militaires, des régimes spéciaux, des fonctionnaires. Il y a les discussions de fonds, des accélérations et évidemment des temps morts. L'opposition et la majorité reprennent régulièrement leurs valses à deux temps.
La France insoumise et les communistes cherchent à ralentir les débats. La République en marche dénonce l'obstruction. C'est ce qu'on voyait dans l'extrait.
Hier, les communistes ont dégainé une nouvelle arme de procédure. Allez, hop, 25 minutes. À ne pas parler du projet de loi en lui-même.
Mais la France insoumise et les communistes prennent soin d'alterner les coups de tension à base de procédures et les vraies questions de fond car ils ne veulent pas porter le chapeau en cas de 493. Oui, ça on le sait, c'est la bataille de l'opinion qui se joue hein sur sur ce sur ce 493. Rassurez-moi, les insoumis, ils ont ils ont pas cessé de se faire entendre hein, même s'il y a de la stratégie, il continue l'obstruction.
Bien sûr qu'il continue. Ce matin, ils ont fait trois rappels au règlement d'affilé, trois en moins d'une heure. Alors, c'était en fait une passe d'armes très politique.
La France insoumise n'était pas convaincu par les justifications de Jacques Mire. Alors Jacques maire, c'est ce député de la majorité qui est rapporteur d'une partie du projet de loi. Jusqu'en 2012, il a travaillé pour l'assureur AXA.
Il a d'ailleurs toujours des actions à hauteur de 400000 € départ qu'il avait mentionné dans sa déclaration de patrimoine. Mais depuis le début des discussion les insoumis l'accusent de conflit d'intérêt. Ils estiment que la réforme des retraites va favoriser l'épargne individuelle.
Donc les assureurs donc le portefeuille du rapporteur. Alors Jacques maire a demandé l'avis de la sage de l'assemblée, la déontologue et ce matin, il a lu sa réponse dans l'hémicycle. On va l'écouter.
Y a-t-il un conflit d'intérêt avec ma fonction de rapporteur ? Sa réponse est clairement non. Elle en conclut, je le cite, "Vos intérêts au fin financiers au sein du groupe AXA ne vous interdisent pas d'exercer les fonctions de rapporteur du titre 2 dès lors qu'aucune des dispositions de ce titre ne concerne directement l'épargne retraite et que par conséquent vos intérêts privés ne sont pas susceptibles d'interférer avec vos fonctions de rapporteur." Bon, c'est une mise au point.
Mise au point. Jacques Mire peut donc rester rapporteur mais pour couper court à la polémique, il dit qu'il ne prendra pas part au vote sur trois articles liés donc à l'épargne retraite. Ça s'appelle se déporter.
Alors c'est une procédure prévue pour éviter qu'un député soit juge et parti. C'est une procédure encore très peu utilisée. Jacques M est seulement le deuxième à s'en servir officiellement.
Les lois de 2013 et 2017 ont permis des avancées en matière de lutte contre les conflits d'intérêt sans éteindre. On le voit bien aujourd'hui tous les débats sur la transparence. Merci Stéphanie. la suite et nos points retraite continuent la semaine prochaine.
Toujours pas de 493 en vue. On passe au blocne tout de suite. Frédéric Salman, je suis sûr que vous avez adoré nos chroniqueurs du vendredi.
C'est Géraldine Vesner qui commence avec le salon de l'agriculture. Vous avez passé la semaine complète et ce grand débat national lancé à cette occasion, un débat sur l'avenir de la Pâque de la politique agricole commune. Ouais, ça vous manquait he un grand débat national avec site internet des réunions publiques. 140 citoyens vont être tirés au sort pour dessiner la stratégie agricole du pays.
C'est un vrai challenge. Il a été lancé cette semaine par la présentatrice Karine le Marchand, très populaire l'Amour et dans le prix. Vous connaissez ?
Attention, il va y avoir une opération inédite. C'est la première fois qu'on va interroger les Français sur l'agriculture française. Vos points de vue sur l'écologie, la maltraitance animale, la place [musique] de l'agriculture biologique en France.
Les enjeux écologiques sont énormes. Donc il faut aussi qu'on fasse entendre nos voix. Je [musique] sais pas si on va être entendu, mais au moins on aura essayé.
Bon alors là, on ne parle pas vraiment de la PAC, de la politique. Non, mais c'est bien le problème et c'est ce qui a ulcéré les agriculteurs que j'ai croisé au salon cette semaine. Ils comprennent pas à quoi va servir ce débat.
Sinon, à mieux comprendre les attentes de la société, mais enfin, on les connaît déjà. Elles veulent la société, elle veut moins de pesticides, moins de souffrance animale, des jolis paysages, que tout le monde soit bien payé, ça on le veut tous. Euh sauf que le le l'objectif d'une politique agricole euh c'est pas ça.
C'est plutôt que tout le monde aide à manger à un prix abordable. Et ce qui est pas du tout dans le collimateur de ceux qui est que bah puisque la PAC c'est leurs impôts, ils ont leurs mots à dire. Euh en fait la PAC c'est pas une subvention aux agriculteurs, c'est une subvention à l'alimentation.
Ça compense le fait qu'on ne paye pas notre nourriture à son juste prix. Ça s'explique pour un tas de raisons politiques, économiques, géostratégique même. Mais ces raisons-là, on va pas les comprendre en 3 jours seulement et c'est le temps qu'on va laisser avec les experts.
Un grand débat, c'est l'occasion euh de comprendre et d'apprendre, non ? Alors, évidemment, il faut espérer que ce soit l'occasion d'apprendre. Je suis allé visiter le site internet de ce débat.
Je vous invite à le faire. Il est très bien fait, très complet, bourré d'informations. Il y a deux problèmes quand même.
Je ne sais pas qui va aller lire les 240 pages du projet de diagnostic rédigé par les experts et surtout il manque quand même des informations capitales pour connecter les thèmes. Je prends un exemple concret. Les citoyens, ils vont devoir se prononcer sur les priorités de la future PAC à budget constant voire moindre puisque la Grande-Bretagne va sortir.
Et ben qu'est-ce qu'on priorise hein ? le prix des aliments, les rendements, l'export, moins de pesticides. Si c'est moins de pesticides par exemple, nulle part, il n'est écrit dans aucun document que les rendements du blé en bio c'est 50 % de moins.
Nulle part, on parle des surcouts liés au matériel, à la main d'œuvre. Donc donc c'est un peu des mago quoi. Ben, on se dit s'ils choisissent cela conséquence c'est avec quoi on paye parce que le budget actuel de la PAC ne suffira pas.
Autre exemple, la moitié de la production en céréales française est exportée. Elle nourrit notamment le nord de l'Afrique. On toute une partie aussi de ce qui reste, ça ça va pour la nourriture des animaux.
Donc si on décide demain que les aides de la Pâque, elles sont conditionnées à un meilleur usage, à moins d'usage de pesticides, à des règles environnementales plus fortes, les accompagner les agriculteurs et de mettre des moyens. les marchés que comment euh comment les la l'Afrique du Nord notamment pourra acheter euh ces productions. Euh voilà, un débat, il suppose qu'il soit éclairé pour être utile.
Je ne suis pas certaine que ce soit le cas. Le mauvais point de Géraldine Vesner. On va chanter si vous le voulez bien Frédéric.
C'est très bon pour la santé hein de chanter. Et par rapport aux retraites, j'ai une question. Est-ce que c'est bon pour la santé la retraite ?
C'est à vous de me le dire. Je suis pas sûr. En 3 semaines de vacances, on perd 20 points de caution intellectuelle. déjà qui dit pas vacances interdite.
Alors quand on laisse les muscles au repos, ils font à toute vitesse. Si je plâte vos deux jambes pendant 2 mois, ça fond. Vous savez, on est comme des montres automatiques, on se recharge dans le mouvement.
Bon, écoutez, alors retraite, on oublie et on fait de l'activité et on reste passionné avec vous. Bertrand, vous nous parlez de nom de famille cette semaine. Mais oui, parce que vous avez vu ce qui s'est passé en début de semaine dans une réunion électorale d'Annie Dalgot.
L'humoriste Christophe à l'évêque a fait un jeu de mot, un jeu de mot niveau maternel, faut bien le dire. Busin l'abuse. Agnès Busin doit être poursuivi par ce jeune mot depuis depuis sa petite enfance.
Néanmoins, ça n'a pas provoqué un vrai scandale mais plutôt beaucoup de gênes de tous les côtés, y compris du du dans dans le camp de la mer de Paris. Parce que se moquer du nom d'un d'un responsable politique, c'est quand même quelque chose qu'on ne fait pas. Euh surtout pas au micro, surtout pas quand on est proche de l'oreille du responsable politique en question ou de ses partisans.
Donc dans en public euh parce qu'on risque une réplique symétrique parce qu'il n'y a à peu près aucun nom en France, aucun nom patronymique qui ne puisse être victime d'un calendre. C'est sûr. J'en sais quelque chose.
Donc nous [rires] on va aller boire un un kawair. Oh non, on vous l' fait [rires] déjà. On vous l'a fait.
Incroyable. On se concentre. Et c'est pour ça que c'est quand même rare dans la chanson et dans la culture populaire qu'on s'amuse avec le nom d'un responsable politique.
Mais Myiam, vous êtes certainement bien trop jeune mais surtout trop éloigné de la culture de l'ultra gauche pour connaître [rires] une des rares exceptions à ce principe là. Cela date de 1972. Écoutez, il règne sur la France une sublime transparence que [musique] c'est Jean Jonas, vous nous l'avez fait connaître il y a quelques semaines je crois.
Oui oui oui oui. Vous avez bonne mémoire. Jean Jonas c'était un un militant de la Fédération anarchiste en même temps qu'il était chanteur de variété.
Et en 72, George Pompidou est président de la République et il fait cette chanson Pompi Pompi que dal chanson qui attaque Pompidou, l'homme, le système, la 5e République, la France, les Français, tout ça. Mais c'est une exception dans la chanson parce que dans la chanson, quand on s'amuse avec le nom de famille de quelqu'un, c'est pour en faire un usage un usage positif. Le calembour n'est pas un calembour, il l'attaque pas.
C'est un trône. Et on a un exemple évidemment avec France Gall sur un texte admiratif et habile de Michel Berger. Et là pour Ella Fit Geral et oui évidemment et là Fit Girald.
Alors bon, c'est un mot tout, c'est un jeu de mot tout simple, un niveau CM1 lui aussi et là mais c'est un céit quand même voilà la chanson est sortie en 1987 beaucoup des auditeurs de France Gal se sont dit mais qui est cet et là mais c'est la fidal ils ont acheté une compilation ils ont découvert l'œuvre d'une des plus grandes voies de l'histoire du jazz et c'est pour ça finalement que de temps en temps les calembours sont intéressants. Mais en général, jouer avec les noms de famille, c'est quand même à la première personne que ça se fait le mieux. C'est là que c'est le plus facile, le plus admis, mais aussi le plus efficace.
Écoutez. Et ouais, c'est moi 15 bar. Comme il y a eu 15 pour et 15 bars, [musique] il y a le Renault et le Renard.
Là-bas, il est devenu mythique ça. Légende est vérid génial. Bon ça moi j'ai tout reconnu personnellement il y a du beau monde.
Et oui Nougaro New York ça fait Nouaayor. Ginsbourg qui devient Ginsbar et donc symétriquement Renault qui devient renard et puis ce jeu de mot improbable sa légende et véridique Dick. Il fallait que Dick [rires] Rivse le chante.
C'est un texte de Michael Furnon de Mickey 3D. Ça nous confirme bien que si on veut faire des calambs de famille et pour que ceci soit vraiment admis, faut qu'il soit reconnu, bah il faut que ce soit nous-mêmes qui les faisions, pas les Ça c'est sûr. On termine avec vous Camille.
On va prendre un verre avec qui ce soir ? Avec aujourd'hui Elodie Jaquier Laorge. C'est une députée modem de Liser.
Elle est très concernée par la pénibilité du travail mais celle des députés en fait. Donc elle s'est elle s'est intéressée à la elle a œuvré pour la fin de séance de nuit à l'assemblée et cetera. Voyez, elle est elle est très elle trouve que les journées sont longues surtout en ce moment et puis qu'on se couche tard.
Et c'est vrai qu'en ce moment, on se couche tard. Alors, elle a fait notamment voter un texte pour la suppression des emplois familiaux. Ça ça n'a rien à voir avec ce que je disais avant.
C'est-à-dire donc l'interdiction d'engager des membres de sa famille comme collaborateur. On connaît bien le le sujet. Mais alors, est-ce que c'est pas un peu dommage finalement ?
Admettons qu'on ait par exemple quelqu'un dans sa famille qui soit euh hyper compétent, ben on peut pas on peut pas l'engager parce que c'est la vous par exemple, vous avez personne dans votre famille de compétent ? Non. Personne [rires] dans votre famille, ils sont pas compétents pour la politique.
C'est ça. C'est dommage. Non, mais j'ai embauché personne de ma famille non plus.
C'est vrai. Oui, c'est vrai. [rires] Dans les yeux, attention, dans les yeux, vous pouvez me le dire.
Ah oui oui oui si vous allez sur le site de l'assemblée vous avez le nom de mes collaborateurs donc enfin vous c'est enfin je même si je joue pas on joue pas à ça ou alors faudrait pas être très vous l' sticotez un peu he bah oui c'est c'est un peu le principe. J'essaie [rires] de Alors Elodie Jaquy la forge elle a toujours une tenue différente au perchoir. C'est très marrant parce que elle a d'incroyables changements de look.
Parfois elle a une une veste stricte une veste verte une veste rouge avec le chemisier blanc même le perfecto hein parfois. Euh et alors on se demande finalement si elle n'est pas un peu une sorte de Barbie députée. [rires] Je pense que vous me regardez pas assez.
Ah bon ? Ouais parce que vous verrez que j'ai toujours le même [rires] perfecto, la même veste orange et la même veste verte. D'accord.
Ça tourne en fait. Bah c'està dire qu'il faut quand même laver les vêtements. C'est ça.
Enfin après chacun là aussi fait comme il veut [rires] ça. Chacun fait comme il veut. Vous êtes pas comme les grands comme souvent les les actrices de cinéma qui sont prêté des tenues pour aller dans une soirée pour aller dans Non mais là je fais donc un appel. ceux qui voudraient me prêter des tenus, d'accord, sachant qu'il faut quand même une tenue de travail.
Alors, évidemment, question rituelle, tous les députés ont un hobby, hein, on le sait, une passion, un loisir pour se vider la tête. Donc là, depuis le début de la saison, on a eu celui qui avait la cabane dans les arbres, celle qui fait de la chorale, celui qui aime se déguiser en tortue ninja. Souvenez-vous, il y en a il y en a une qui de l'équitation.
Voilà. Alors, donc, j'ai évidemment posé la question rituelle à Elodie Jacky La Forge. Quel est son hobby ?
Alors moi j'adore la brocante. La brocante ? Ouais.
Alors l'avantage, c'est que je peux en plus concilier ça avec mes activités de parlementaire. Donc par exemple parce qu'il y a beaucoup de vieilleries à l'assemblée ou parce qu'il y a beaucoup de manifestations locales. Ah oui [rires] d'accord, j'ai pas compris.
La foire aux chèvres de Saint. Je suis invitée par le maire. On fait un petit discours.
Il y a le préfet qui parfois est là. D'accord. Et alors qu'est-ce que vous aimez particulièrement ?
J'avais fait une petite fixation sur les tableaux de fleurs euh nature morte quoi. Les Voilà d'assiettes euh de verre enfin je veux dire je que des choses un peu de mamie quand même hein globalement. Ouais mais je dois être très mamie moi. [rires] Et d'ailleurs peut-être si j'en trouvais une en brconte je sais pas comme j'ai plus les miennes.
Ah oui d'accord. [rires] Voilà. Mais mais vous êtes incroyable dans cet exercice là.
Non vous êtes trouvé hein vous avez réussi quelque chose. C'est il fallait attendre cette émission. Bravo Camille.
Et voilà, c'est la psychanalyse très vite un peu un peu, il y a quelque chose de ça. Merci beaucoup Frédéric Salman d'être venu sur le plateau d'CP. Je rappelle le titre de votre On n'est jamais mieux soigné que par soi-même.
Quel titre en ces temps de coronavirus. Merci les amis, à vendredi prochain, c'est le weekend. Profitez bien à la semaine prochaine.
He.
Anne Genetet