Municipales : Le spectre d'un "cordon sanitaire" autour de LFI
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Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse partielle
Combien de temps vont durer les hausses des prix du carburant ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous faire un point sur la campagne à Pau ? Quelles sont les forces en présence ?
- 4:21OuverteRéponse directe
Nicolas, est-ce que François Bayrou est menacé ?
- 5:28OuverteRéponse partielle
Vous soutenez hier plusieurs meetings. Quels sont les enjeux à Paris ?
- 7:10OuverteRéponse partielle
Et ce qui se passe à Mulhouse ?
- 7:46OuverteRéponse partielle
Et à Agen, quels sont les enjeux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03InvitéChiffre
« le prix du gasoil a dépassé les 2 euros le litre à la pompe »
- 2:08InvitéFait
« Paris-Normandie rappelle l'existence des réserves stratégiques évoquées par Sébastien Lecornu, des stocks de pétrole un peu partout en France permettant de tenir trois mois en cas de pénurie »
- 3:27InvitéFait
« Et puis, on a une liste LFI »
- 4:07InvitéFait
« Et la question qu'on se pose, c'est est-ce qu'on sera sur un duel, comme la dernière fois, une triangulaire, voire une cadre angulaire, avec LFI, qui pourrait se qualifier comme le Rassemblement National »
- 4:33InvitéFait
« Il a choisi de lancer une jeune candidate de 26 ans, Margot Taillefer »
- 5:36InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de la France Insoumise, a appelé sur scène à battre, je cite, le fascisme mondain de la candidate Reconquête Sarah Knaffo »
- 5:51InvitéFait
« Depuis mon entrée dans la campagne, j'ai été la seule à connaître une dynamique. Madame Dati n'a ni gagné ni perdu de voix. C'est donc que j'ai apporté énormément de voix nouvelles à cette élection »
- 6:21InvitéFait
« J'offre enfin la possibilité de la victoire de la droite à Paris »
- 7:12InvitéChiffre
« Les habitants de Mulhouse auront le choix entre 11 listes dimanche »
- 7:49InvitéFait
« le petit bleu dévoile ce matin un sondage qui donne le maire sortant Jean Dionys du Séjour, soutenu par le Modem, Horizon et LR, assez proche du candidat de la gauche Laurent Bruno, en cas triangulaire, avec le candidat RN Sébastien Delbosque »
- 9:11InvitéFait
« Une victoire du Rassemblement national ferait de Marseille la plus grande ville de France dirigée par l'extrême droite »
- 30:44InvitéChiffre
« 68% »
- 31:12InvitéFait
« à quoi ça sert d'aller voter puisque avant j'arrivais puis je rayais ceux que je n'aimais pas et ceux que je voulais »
- 32:37InvitéFait
« C'est devenu au niveau local le premier sujet »
- 32:44InvitéFait
« et surtout dans les grandes villes dans les plus petites villes on n'est plus sur la question de l'accessibilité des services »
Temps de parole
- Présentateur32 %
- Invité20 %
- Invité 219 %
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- Invité 47 %
- Invité 54 %
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- Invité 72 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Du premier tour, page spéciale consacrée aux municipales. On vous emmène dans plusieurs villes pour voir les enjeux. On ira à Pau, François Bayroubrigue, un troisième mandat. On ira à Nantes, ville dirigée par les socialistes. Pourront-ils la conserver sans la France insoumise ? On ira également à Marseille, où la gauche dirige la ville. Mais le RN est en embuscade. Et avant de faire le point sur les dernières infos de la campagne, Stéphane, la une de nos quotidiens régionaux ce matin, c'est cette inquiétude des Français autour de la flambée des prix du carburant. Combien de temps vont durer les hausses ?
Oui, les mots qui reviennent le plus à la une de nos confrères des quotidiens régionaux, c'est jusqu'où les prix de l'essence vont grimper. Vous le voyez à la une du Télégramme ce matin. Vous le voyez aussi à la une de la montagne. Et vous voyez à la une du progrès que le prix du gasoil a dépassé, les 2 euros le litre à la pompe. Dans le Télégramme, dans les pages du Télégramme, on voit que le gasoil atteint en moyenne 1,98 euros le litre, 1,82 euros le litre de sans plomb. Un niveau élevé, nous dit le quotidien breton. La patronne d'une station de service funistérienne indique dans ses pages qu'elle a dû augmenter ses prix de 20 à 30 centimes entre deux livraisons de pétrole.
Forcément, ça fait réfléchir les automobilistes à la pertinence de leur trajet. Ce sont les mots de Laurent, interrogés par Paris-Normandie, à Montevilliers, en Seine-Maritime. Un autre, Sébastien, préfère rouler à 120 km heure plutôt que 135, dit-il, pour économiser du carburant. Alors jusqu'où ira cette hausse de prix ? La faute de la hausse de ses prix, c'est la hausse du prix de référence, le baril de Brent à cause de la guerre au Moyen-Orient. Donc tout dépendra des cours qui ont un peu diminué. Hier soir, après la conférence de Donald Trump, tout est très volatile.
Mais Paris-Normandie rappelle l'existence des réserves stratégiques évoquées par Sébastien Lecornu, des stocks de pétrole un peu partout en France permettant de tenir trois mois en cas de pénurie. Mais pour le moment, pas de risque de rupture d'approvisionnement, martèle le gouvernement. Ce sont les prix qui s'envolent. Alors un conseil de Paris-Normandie, regardez les prix à la pompe sur Internet avant d'aller faire le plein pour repérer les stations les moins chères.
Et on va suivre ce conseil. Allez, on parle des municipales. Allez, on va faire notre tour de France des enjeux dans les villes. On va à Pau. Bonjour Nicolas Rebière. Merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef de la République des Pyrénées. Nicolas Pau, c'est bien sûr le fief de l'ancien Premier ministre François Bayrou. Est-ce que vous pouvez nous faire un point sur la campagne ? Quelles sont les forces en présence ?
Alors, c'est une campagne qui ressemble un peu à celle de 2020, le Covid en moins. C'est-à-dire qu'il y a en compte sept listes. Cette liste, dont celle de François Bayrou, qui lui a fait l'union dès 2014 pour prendre la mairie de Pau, l'union au centre et à droite, puisqu'il est allié avec LR à l'époque où c'était beaucoup moins le cas. Et ses alliés restent fidèles à l'ancien Premier ministre et au patron du Modem. On a en face une gosse un peu moins divisée qu'avant, Jérôme Marbeau, qu'on avait déjà retrouvé il y a six ans au second tour. Lui conduit une liste PS, PC, Les Verts et d'autres formations comme l'après, par exemple. Et puis, on a une liste LFI.
Et puis, à l'extrême droite, on a une liste Rassemblement National et deux électrons libres. On va dire Philippe Araou, qui est un ancien proche de François Bayrou, mais sans doute déçu et qui a lancé sa candidature. Et ensuite, un autre électron libre qui s'appelle Pascal Boniface, qui a été adjoint de l'ancienne maire socialiste Martine Yercassou, puis de François Bayrou, puis qui n'a pas participé au scrutin en 2020. Donc, c'est un premier tour assez fragmenté qui va, a priori, voir beaucoup de dispersion de voix.
Et la question qu'on se pose, c'est est-ce qu'on sera sur un duel, comme la dernière fois, une triangulaire, voire une cadre angulaire, avec LFI, qui pourrait se qualifier comme le Rassemblement National. C'est là la vraie question. Comme il n'y a pas eu de sondage sur Pau, le suspense est entier là-dessus.
Nicolas, est-ce que François Bayrou est menacé ?
C'est un peu la question aussi. C'est-à-dire que tout dépendra du corps du Rassemblement National. À la peau, il n'est pas très fort. Il reste relativement contenu. Il a choisi de lancer une jeune candidate de 26 ans, Margot Taillefer. Et la question est de savoir si elle réussira à se qualifier pour le second tour, auquel cas François Bayrou aurait des difficultés de réserve de voix. L'autre question, c'est de savoir s'il y a une envie de dégagisme à Pau. Vous savez que François Bayrou a fait six mois à Matignon. Ça n'a pas été six mois de tout repos. Mais à l'époque, il a toujours dit qu'il souhaitait rester maire de Pau, ce qui avait créé la polémique.
Donc en fait, peu de gens voient François Bayrou menacé. Cela dit, il y a du suspense. Il y a du suspense notamment face à l'éparpillement des voix et également sur la question d'une triangulaire, voire d'une cadre angulaire.
Merci beaucoup, merci Nicolas Rebière. Et on suivra cette élection à Pau avec vous, avec la République des Pyrénées prise à la pompe en Béarnes. La facture est déjà salée, c'est la une de votre journal. Merci beaucoup Nicolas Rebière d'avoir été avec nous. On poursuit notre tour d'horizon des municipales. On fait étape à Paris cette fois-ci. Vous soutenez hier plusieurs meetings.
Oui, avec le meeting de la candidate LFI à Paris, Sophia Chiquirou, en présence de Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de la France Insoumise, a appelé sur scène à battre, je cite, le fascisme mondain de la candidate reconquête Sarah Knaffo. Elle était aussi en meeting hier au Dôme de Paris et elle s'est félicitée de sa progression dans les enquêtes d'opinion. Écoutez.
Depuis mon entrée dans la campagne, j'ai été la seule à connaître une dynamique. Madame Dati n'a ni gagné ni perdu de voix. C'est donc que j'ai apporté énormément de voix nouvelles à cette élection. Des abstentionnistes qui n'y croyaient plus, des électeurs écoeurés du spectacle politicien, des électeurs du RN qui ont été convaincus par mon message. Toutes ces voix, je peux les emmener à la victoire. J'offre enfin la possibilité de la victoire de la droite à Paris.
Sarah Knaffo a aussi accentué la pression sur Rachida Dati pour fusionner les listes au second tour et réaliser l'union de la droite et de l'extrême droite. Une union qui est pour le moment exclue par l'ancienne ministre de la Culture. C'est ce qu'elle disait hier au Figaro. Elle appelle plutôt à voter ce qu'elle dit, à voter utile pour elle. Elle l'a redit ce matin chez nos confrères d'ici Paris. Écoutez.
La question et l'enjeu est très simple. Est-ce qu'on veut encore cette gauche, qui a détruit quand même Paris pendant toutes ces années, et c'est la même équipe en pire ? Vous avez vu le scandale du périscolaire ? C'est un scandale inédit. Le sujet, ce n'est pas d'aimer ou pas d'aimer Dati, c'est de pouvoir. Est-ce que vous voulez que ça change à Paris ? Ou est-ce que vous voulez la même équipe en pire ? Et les élections municipales, elles sont source de division à Mulhouse ?
Oui, c'est raconté par l'Alsace ce matin. Les habitants de Mulhouse auront le choix entre 11 listes dimanche. 11 listes est un record pour Mulhouse. Vous avez une multiplication, notamment des listes de droite et du centre, dont celle de la mer sortante. La gauche unie hors LFI pourrait donc tirer son épingle du jeu, raconte le quotidien ce matin. Mais la grosse inconnue à Mulhouse reste la participation. En 2020, elle était très faible à cause du Covid. Mais en 2014, là aussi, près de la moitié des Mulhouseens ne s'étaient pas déplacés aux urnes. La mobilisation des électeurs pourrait tout changer, conclut l'Alsace.
On traverse la France. Les résultats du premier tour, ils sont aussi scrutés à Agen, où toute la gauche LFI, compris par LFI.
Oui, le quotidien, le petit bleu dévoile ce matin un sondage qui donne le maire sortant Jean Dionys du Séjour, soutenu par le Modem, Horizon et LR, assez proche du candidat de la gauche Laurent Bruno, en cas triangulaire, avec le candidat RN Sébastien Delbosque, en cas de duel, vous le voyez sur ce sondage qui s'affiche, en cas de duel au second tour, le candidat de la droite et du centre en sortirait vainqueur, que ce soit face au candidat de l'Union de la Gauche ou au candidat RN.
Et il y a un autre sondage. Et un autre sondage.
On regarde ce matin, qui est intéressant, Auriane, celui de Montauban qui est publié dans La Dépêche. Montauban ou Brigitte Barèche qui a occupé le fauteuil de mer pendant 25 ans avant d'être condamnée à de l'inéligibilité et qui a d'ailleurs rallié Eric Ciotti. Eh bien, Virgitte Barèche, elle pourrait voir son héritage politique voler en éclats. C'est ce que nous dit le quotidien ce matin car le sondage est très serré. Il pourrait y avoir une quinquangulaire au second tour. Tout se jouera dans un mouchoir de poche, vous le voyez, qui s'affiche sur votre écran. Même chose en cas triangulaire. Là aussi, les résultats sont très serrés.
Vous pouvez trouver candidat des têtes de liste dans La Dépêche ce matin.
Merci beaucoup Stéphane pour ce point très complet. On vous emmène au cœur de cette campagne direction Marseille, la deuxième ville du pays. À quelques jours du premier tour, rien n'est joué. Dans la cité fosséenne, en tête des sondages, Benoît Payan, le maire sortant de gauche, se voit talonné de très près par le Rassemblement national et son candidat, le député Franck Alizio. Une victoire du Rassemblement national ferait de Marseille la plus grande ville de France dirigée par l'extrême droite. Clément Guillaumeau.
Marseille, 880 000 habitants, a basculé à gauche en 2020 après avoir été dirigé 25 ans par la droite. Benoît Payan, le maire sortant d'hiver gauche hors LFI, est candidat à sa réélection mais il joue gros. Dans les derniers sondages, il est au coude à coude avec le candidat du Rassemblement national. La dernière semaine, on continue, on lâcherait rien. Tomber aux mains du Rassemblement national, c'est la première marche vers l'élection suprême. C'est la première grande défaite de la République. Je le prendrai pour moi comme un échec personnel mais aussi un échec pour Marseille et pour la République.
Il faut aussi une liste capable d'affronter les défis de demain, capable de proposer des choses, pas simplement d'être contre le Rassemblement national, pas simplement de faire barrage, même si je ne veux pas du Front national mais qui propose un avenir meilleur pour cette ville. Ce jour-là, dans les allées du marché Michelet du 8e arrondissement, bastion historique de la droite marseillaise, le député du Rassemblement national, Franck Alizio, candidat du parti à la flamme au municipal, fait campagne auprès des habitants qui pour beaucoup semblent déjà convaincus.
Je vous souhaite une excellente journée. Merci beaucoup.
Je vous remercie sur vous. Merci pour votre futur. Merci. Merci beaucoup.
Merci.
A bientôt. Il assure proposer une alternance politique réclamée par les Marseillais qu'il rencontre.
On sent cette dynamique monter, cette envie de changement, cette volonté de changement, cette prise de conscience des Marseillais que ça ne peut plus durer. Le terme qu'on entend, la phrase qu'on entend le plus souvent sur le terrain, c'est sauver-nous, sauver-nous, sauver Marseille, remettez de l'ordre, remettez de l'ordre de partout dans cette ville parce qu'avec l'ordre, on aura de nouveau la prospérité et de nouveau cette joie de vivre ensemble et d'être heureux
entre Marseillais. Plus de 15 points derrière Franck Alizieux et Benoît Payan dans les sondages. La présidente de la Métropole et du département, Martine Vassal, est la candidate de la droite et du centre. Quelques jours avant la journée internationale des droits des femmes, elle organisait une soirée dédiée à celles qui la soutiennent.
Madame la Présidente, vous n'avez que les femmes courantes, donc n'hésitez pas, soutenez-les à bord, n'oubliez pas, il y a deux urnes, une ligne pour le secteur et une ligne pour la mairie centrale.
À Marseille, le second tour est déjà dans tous les esprits. Franck Alizieux a tendu la main à Martine Vassal en vue d'une alliance pour tenter de battre la gauche. Selon la directrice de campagne de la candidate, à ce stade, il n'en est pas question.
Nous sommes une équipe cohérente, motivée et qui nous battons sur un programme qui est très clair pour les Marseillais avec une candidate qui a envie de faire bouger les lignes sur cette ville. Donc au soir du premier tour, nous allons attendre de voir notre résultat et sa position a été très claire, je me maintiendrai pour le deuxième tour.
Autre candidat marseillais qui pourrait se qualifier au second tour et jouer un rôle déterminant dans le résultat de l'élection Sébastien Delogu, député de la France Insoumise. Ce premier tour, c'est comme une primaire à gauche et puis ensuite, nous appelons bien évidemment tout le monde à gauche à faire union pour éviter justement que le Rassemblement national gagne cette ville. Mais il est clair que nous avons un programme de rupture qui va apporter des résultats concrets à une population, leur redonner le pouvoir, répondre aux besoins fondamentaux et aujourd'hui, ce n'est pas le cas avec la municipalité actuelle.
Donc c'est pour cela qu'aujourd'hui, nous présentons une très belle liste qui est aujourd'hui vraiment représentative de la population mais aussi renouvelée. C'est des personnes qui sont des gens qui font partie de collectifs, d'associations et qui tiennent à bout de bras cette ville. Le candidat insoumis appelle à l'union à gauche sans affirmer clairement qu'il se retirera au profit de Benoît Payan. Alors Marseille restera-t-elle à gauche ou au contraire deviendra-t-elle la plus grande ville de France dirigée par le Rassemblement national ? L'issue du vote devrait se jouer en grande partie dans les alliances et compromis pour le second tour.
Et on regarde la liste de l'ensemble des candidats à la mairie de Marseille avec, on le rappelle, un mode de scrutin particulier. Les Marseillais qui vont voter deux fois, ils doivent élire leur maire de secteur et pour la première fois, ils auront donc un deuxième bulletin pour élire le maire de la ville et le premier tour, on vous le rappelle, c'est dimanche. Et on va analyser cette campagne à Marseille et dans bien d'autres villes. Bonjour Adélaïde Zulfi-Karpazik, merci beaucoup d'être avec nous, directrice générale du Pôle Société pour l'Institut Ipsos BVA. Pablo Piovivien, bonjour, merci également d'être avec nous, Pablo, rédacteur en chef de la revue Regards.
On a vu la campagne à Marseille, Marseille-Ville actuellement dirigée par la gauche, mais on le voit talonner très fortement Benoît Payan par le Rassemblement national.
Oui, clairement, le journaliste l'a dit, on voit qu'il y a effectivement plutôt aujourd'hui un duel qui s'installe entre le maire sortant et le Rassemblement national, mais je dirais que Marseille est à l'image de beaucoup d'autres villes françaises. Rarement un scrutin municipal a été aussi incertain. Si vous prenez les dix premières villes de France, je pense qu'aujourd'hui, aucun des maires sortants ou son dauphin annoncé n'est certain d'être élu ou de regagner sa ville et c'est assez frappant. Et donc Marseille, le journaliste l'a dit très clairement, tout va dépendre de ce qui se passe entre deux tours, qu'est-ce qui va se passer entre Benoît Payan et la liste de LFI ?
Est-ce que Martine Vassal va accepter la main tendue de Franck Alizio et faire alliance avec le Rassemblement national ? Elle a fait d'ailleurs cette sortie assez critiquée sur Travail Famille Patrie. Est-ce que c'était une manière d'exister par rapport au RN ? Est-ce que c'était... Voilà, mais aujourd'hui, le jeu est très ouvert. J'ajouterais quand même, il y a des éléments qualitatifs que j'aime bien apporter pour donner un peu de nuance dans les sondages, dans les intentions de vote. On voit que Benoît Payan et Franck Alizio sont vraiment coude à coude au premier tour.
Il y a une espèce de vote utile qui semble se dessiner dans les sondages avec Benoît Payan, Franck Alizio haut et puis en dessous, Martine Vassal et Sébastien Delogu.
Mais quand vous regardez par exemple des questions un peu plus d'opinion sur qui ferait un bon maire pour Marseille et d'après vous, si telle personnalité était élue, est-ce que ce serait une bonne nouvelle ou pas pour Marseille ? Globalement quand même, dans ces cas-là, Benoît Payan fait la course en tête. Il est moins clivant. Je vous donne ce chiffre. 47% des Marseillais pensent que Benoît Payan ferait un bon maire pour Marseille. C'est le cas seulement de 29% des Marseillais pour Franck Alizio. Donc ça dit quand même quelque chose à mon avis.
Je ne m'avancerai pas plus que ça parce que tout va dépendre encore une fois de ce qui se passe dans l'entre-deux-tours mais ça dit quand même quelque chose de certaines lignes de clivage et de candidats qui peuvent être un peu plus clivants.
Et ce qui va se jouer, ça va se jouer aussi beaucoup dans l'entre-deux-tours aussi bien à droite qu'à gauche. C'est vrai que là pour le moment on a Franck Alizio du RN qui est plutôt en dynamique alors que Martine Vassal, la candidate du bloc central des Macronistes et des Républicains, elle est plutôt dans une dynamique négative depuis le début de la campagne.
Tout à fait et c'est à peu près la même chose de l'autre côté de l'échiquier politique. Vous avez Benoît Payan qui est en dynamique et puis Sébastien Delogu qui est quand même relativement loin derrière. Et c'est ça je trouve le plus marquant à Marseille comme dans beaucoup d'autres villes. C'est cette partition finalement en deux. Il y a quand même deux blocs qui s'opposent à in fine c'est d'une part la gauche et d'autre part la droite et l'extrême droite. C'est quand même important parce que ça c'est quand même une nouveauté et d'ailleurs on le voit Franck Alizio qui tend la main à Martine Vassal en disant viens on va faire ensemble on va diriger Marseille.
Enfin on peut envisager éventuellement une cohabitation une alliance une fusion technique ou que sais-je. Comme vous l'avez rappelé Martine Vassal qui dit travailler famille patrie est-ce qu'elle l'a fait à dessein pour essayer de parler à Franck Alizio du rassemblement national. Donc là il y a quelque chose qui s'est passé qui n'existait pas en 2020 et encore moins dans les scrutins précédents. C'est-à-dire véritablement une jointure une réunion des droites de l'extrême droite et de la droite dite républicaine traditionnelle.
De la même manière à gauche il y a aussi enfin la gauche il y a toujours depuis les années 60 au second tour il y a toujours eu soit des désistements lorsque c'était pour les députés soit des fusions de listes ou des retraits de listes pour faire gagner la gauche.
Là on voit que c'est un peu plus dur en ce moment il y a des tensions le parti socialiste au niveau national qui dit on ne veut pas de fusion mais bon on va quand même voir au niveau local la France insoumise qui dit on veut des fusions techniques ça veut dire qu'elle acte que sur le plan programmatique et sur le plan du projet il n'y a plus rien de commun avec le parti socialiste à Marseille je trouve que et Sébastien Delogu et Benoît Payan sont quand même dans une espèce de forme de conciliation c'est-à-dire que les deux laissent la porte ouverte enfin Sébastien Delogu de façon très claire a dit moi je ferai barrage au Rassemblement national donc je veux bien allié avec Benoît Payan enfin il le sous-entend très fortement et Benoît Payan n'a pas non plus totalement fermé la porte donc on imagine qu'au second tour il n'ira plus mais vous imaginez une alliance
ou un retrait
on verra ça ça va dépendre je pense énormément de ce qui va se passer au niveau national c'est-à-dire qu'on va ils vont voir je pense qu'est-ce qui se passe dans les grandes villes qu'est-ce qui se passe à Paris qu'est-ce qui se passe à Toulouse qu'est-ce qui se passe à Lille et ils feront en fonction de ça aujourd'hui c'est compliqué parce que le retrait ils veulent des élus la France Insoumise ils en ont besoin parce que derrière ils veulent des sénateurs et ils veulent avoir des petits groupes pour peser aussi localement alors après le problème c'est que s'ils intègrent sans faire partie de la majorité enfin ils intègrent la majorité mais ils ne font pas partie de l'exécutif ça veut dire que vous avez une partie de vos conseillers municipaux qui sont utiles pour faire voter par exemple des trucs comme le budget c'est quand même relativement important qui passent leur temps à vous taper dessus donc c'est assez compliqué en fait les fusions enfin les fusions de listes techniques moi je trouve ça un peu tendaxe pour des listes pour des listes municipales
Et Autreville où il va se jouer des choses à gauche notamment peut-être dans l'entre-deux-tours c'est Nantes dirigée actuellement par les socialistes on va y aller bonjour Bruno Geoffroy merci d'être là rédacteur en chef de Presse Océan Bruno d'abord est-ce que vous pouvez nous faire un petit point sur les forces en présence à Nantes la première chose qu'on peut dire c'est qu'on a une offre politique qui est assez large on a 8 candidats la seconde c'est qu'on arrive au terme d'un processus qui a été long avec une campagne qui a été longue non pas tant entre les 8 candidats parce que certains se sont déclarés ou ont constitué leur liste tardivement mais dans chacun des deux principaux camps à droite le candidat derrière lequel se sont rangés les Républicains Horizon et Renaissance Fouc Chambard de Lov n'est pas celui qu'attendait les personnalités locales de droite il s'est imposé il s'est imposé notamment au bénéfice d'une primaire dont ses personnalités locales pour la plupart ne voulaient pas et qui a été décidée par les instances nationales il a remporté haut la main cette primaire il est aujourd'hui le candidat de la droite et d'une grande partie du centre et puis à gauche ça n'a pas été si simple que ça non plus parce que l'union entre les écologistes et les socialistes dès le premier tour ça n'avait pas été le cas en 2020 elle n'était pas gagnée d'avance c'est réalisé et puis du côté de LFI on a eu un début de campagne calamiteux pour des raisons de dissension personnelle et le binôme qui se présente aujourd'hui aux électeurs n'est pas celui qui avait commencé la campagne Un petit mot on va revenir sur le second tour mais juste un petit mot peut-être Bruno sur les thématiques de campagne la sécurité je veux dire comme partout comme partout dans les grandes agglomérations peut-être encore plus un an qui traîne une mauvaise réputation à la matière et puis peut-être alors des thématiques qu'on retrouve partout mais en filigrane la question je crois de l'attractivité de la ville et là on voit pour reprendre un peu à propos on voit quand même clairement il y a toute une gamme de nuances évidemment mais on voit des propositions qui sont plus à droite ou des propositions qui sont de gauche est-ce qu'il faut continuer à œuvrer pour l'attractivité de Nantes c'est une vraie question parce que ça pose des questions de logement ça pose des questions de transport et là on a des réponses de droite qui disent oui il faut continuer à œuvrer pour l'attractivité économique de Nantes et le développement de Nantes même si ça pose des problématiques et il faut gérer ces problématiques et puis on a à gauche des réponses mais encore davantage à l'extrême gauche qui disent il faut arrêter il faut s'occuper des Nantais du mal-être et pour faire du bien-être pour mieux vivre à Nantes en termes de logement et en termes de transport On revient aux questions politiques Bruno vous nous en parliez Johanna Roland qui est la maire de Nantes et la numéro 2 du parti socialiste est-ce qu'elle a fi est-ce qu'elle est-elle une épine dans son pied dans la perspective mais en second tour ?
Oui sans doute sans doute il y a un caillou alors est-ce qu'elle sera un petit caillou un gros caillou on verra ça dimanche soir d'abord parce que la situation pourrait ne pas être tout à fait la même enfin pas tout à fait ne pourrait ne pas être la même à droite et à gauche à droite on a un candidat RN qui est un candidat parachuté qui a fait une campagne assez effacée on a le sentiment nous en Loire-Atlantique que clairement le Rassemblement National fait davantage de Paris sur certaines communes du littoral que sur Nantes elle-même donc le candidat de la droite et du centre donc Fouchon-Bardelop peut espérer raisonnablement ne pas avoir un candidat RN en situation de s'en maintenir au second tour à gauche c'est différent parce que Nantes est une ville qui a élu deux députés à l'EFI il y a des vrais réseaux il y a un vrai relais et l'EFI est très bien implanté dans la ville et donc le candidat de la France Insoumise William Ocant peut clairement raisonnablement ambitionner être en capacité de se maintenir et là qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on fait du côté de Joanna Roland qui est la numéro 2 du Parti Socialiste qu'est-ce qu'on fait dans le contexte actuel avec des relations qui sont très tendues entre LFI et entre le Parti Socialiste et évidemment je fais alliance et je m'expose à une incohérence avec le discours national je m'expose évidemment à de fortes critiques locales je ne fais pas alliance et je prends le risque d'une triangulaire tout ça va sans doute dépendre alors ce sera la grande question dimanche soir et tout ça va sans doute répondre de l'écart qui séparera les deux principaux candidats Merci beaucoup Bruno Geoffroy rédacteur en chef de Presse Océan pour ce point sur les municipales à Nantes et ces questions qui se posent autour des relations entre l'EPS et la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon en a parlé hier soir il était en meeting à Paris pour soutenir la candidate LFI Sophia Chikirou il a quelque peu taclé le Parti Socialiste on l'écoute
La décision du Parti Socialiste est d'une stupidité en même électorale et d'un danger politique absolu c'est la première fois qu'on voit une chose pareille ils ne veulent d'union ni au premier ni au deuxième tour nous nous avons des dizaines de raisons de ne pas avoir très envie de les voir mais par-dessus tout nous avons toujours été des êtres conscients nous avons réalisé un fait sans précédent dans l'élection de 2022 et de 2024 c'est l'union au premier tour
stupidité électorale danger politique absolu dit Jean-Luc Mélenchon est-ce que ces municipales vont être celles de la clarification voire de la rupture entre le PS et la France insoumise
la rupture je ne sais pas parce que l'arbitre de toutes ces élégances ou de ces inélégances ça reste les électeurs et on va voir ce que vont faire les électeurs on va voir si comme l'a rappelé d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon moi je rappelle en 2017 et en 2022 lorsque Jean-Luc Mélenchon se présente à la présidentielle la gauche n'est pas unie mais les électeurs de gauche ont décidé qu'ils allaient tous voter comme un seul homme comme une seule personne plutôt pour Jean-Luc Mélenchon donc c'est pour ça qu'il fait 19% et puis en 2022 il fait 22% là il va s'agir un peu de la même chose c'est-à-dire qu'au bout d'un moment oui on présente aux électeurs de gauche différents candidats mais pour des raisons électorales parce que la question de l'union de la gauche ça existe ça existe plus au niveau effectivement des appareils mais ça existe encore au niveau des gens qui votent à gauche au niveau des électeurs c'est eux qui vont décider si oui ou non par exemple on parlait de Nantes est-ce qu'ils vont dire bon ben il y a un risque que Nantes passe à droite donc même si nous avons plus d'affinités avec le candidat de la France Insoumise nous irons voter pour Johanna Roland parce que nous voulons donner de la force à sa candidature pour que Nantes reste à gauche il en va de même d'ailleurs pour Paris c'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont peut-être qui ont plus d'affinités avec Sofia Chikirou mais qui savent que pour battre Rachida Dati il va falloir donner sa voix à Emmanuel Grégoire donc voilà et ça c'est c'est le peuple de gauche qui décide c'est pas Jean-Luc Mélenchon Sofia Chikirou William Oquan ou les cadres du Parti Socialiste
Adélaïde est-ce que les électeurs de gauche ils sont encore dans cette logique d'union ou est-ce que depuis ces derniers mois les propos de Jean-Luc Mélenchon la rupture nationale entre le PS et LFI il y a désormais un électorat distinct entre le PS C'est compliqué de répondre
à cette question de manière radicale parce qu'effectivement la question du barrage républicain c'est quelque chose qui est quand même persistante et qui fait écho aux valeurs du peuple de gauche même si le peuple de gauche il est assez hétérogène et ça ne veut pas forcément dire quelque chose de très clair et il rejette
le cordon sanitaire anti-LFI le peuple de gauche
il le rejette pour partie encore une fois on ne peut pas je pense que ce serait un peu faire une erreur que de vouloir le caractériser de manière univoque en revanche ce qui est certain j'ai sous les yeux les chiffres de la dernière enquête électorale Ipsos BVS et des écoles d'ingénieurs qu'on réalise notamment avec le CEPOF et le Monde et quand vous regardez les résultats je rejoins complètement ce que vous avez dit sur le fait que in fine ce sont les électeurs qui vont être les juges de paix de tout ça donc on peut avoir des stratégies de parti se dire on va faire des alliances techniques pas techniques des retraites etc in fine ce qui va être le juge de paix ce seront les électeurs et quand vous regardez aujourd'hui l'image de la France insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon elle sait pour répondre à votre question quand même passablement détériorer ces derniers mois et ces dernières années aujourd'hui vous avez je vous donne ce chiffre 71% des Français jugent que la France insoumise est un parti dangereux pour la démocratie 71% pour le Rassemblement National c'est 51% donc c'est vraiment aujourd'hui c'est LFI qui stigmatise vraiment la question du danger c'est aussi LFI qui est jugé comme le parti qui attise le plus les violences là ça fait écho à la mort de Quentin Neuranc donc tous ces éléments vont être pris en compte par les électeurs et vous dire si bien sûr que certains électeurs par exemple plutôt socialistes vont se dire au second tour l'alliance peut faire sens pour faire barrage au RN mais d'autres clairement vont être rebutés donc il va y avoir vraiment des vrais cas de conscience je pense chez ces électeurs qui dans l'isoloir vont se poser des questions pas simples mais encore une fois tout ça sera vraiment en fonction de ce qui se passe au soir du premier tour vous parliez de Paris par exemple je me dis que pour un électeur socialiste et pour par exemple favoriser la victoire d'Emmanuel Grégoire ce serait plus simple que Sofia Chikiro bute à la barre des 9,5% et ne se qualifie pas comme ça il y aura un report d'une partie de son électorat naturellement vers Emmanuel Grégoire que si au soir du second tour il faut parler alliance ou pas ça risque d'être vraiment compliqué et je pense que les électeurs vont se faire un peu des nœuds au cerveau
et on va parler de ces électeurs Adélaïde il y a eu une enquête du Cevipof les français sont majoritairement intéressés par cette élection municipale
très intéressés le chiffre c'est plus de 80% ce qui n'est pas vraiment une surprise parce qu'on sait depuis un moment que l'échelon local est l'échelon vraiment privilégié par les français d'ailleurs le maire dans cette même enquête est l'élu qui suscite le plus de confiance et d'ailleurs c'est le seul élu qui suscite encore une confiance majoritaire chez les français 69% alors qu'on est à 49% pour son député 30% pour le gouvernement et je ne parle même pas du président de la république donc il y a une confiance encore pour le maire et il y a presque je dirais un repli aujourd'hui vers ce qui est un peu une valeur refuge le local c'est un peu la sphère sur laquelle on se reprit dans un contexte à la fois national et international extrêmement anxiogène il ne faut pas perdre de vue que depuis la dissolution il y a deux ans les français expriment une fatigue politique inédite on était déjà dans un état de crise de confiance à l'égard des politiques qui se manifestent notamment à l'égard des chiffres de la participation qui sont quand même globalement sur une tendance baissière depuis 30 ans je dis globalement parce qu'il y a eu un sursaut lors des législatives mais on a vu depuis deux ans qu'avec la valse des premiers ministres et depuis là quelques mois l'épisode le feuilleton tragicomique du budget c'est venu vraiment enfoncer le clou et les français sont un peu en mettant à distance le national se replient vers le local la question qui se pose c'est qu'est-ce que ces deux dernières années ont pu donner en termes de conséquences sur la participation est-ce que justement le fait local et sa force va être suffisante pour mobiliser les électeurs ou pas sachant que sans doute que la mobilisation sera plus forte là où il y a vraiment de l'enjeu on sait que les électeurs ont plus tendance à aller voter lorsqu'ils ont le sentiment que leur voix compte que les jeunes ne sont pas faits or on voit qu'il y a beaucoup de villes dans lesquelles c'est complètement incertain mais là on parle beaucoup des grandes villes il ne faut pas perdre de vue que dans les 35 000 communes françaises il y a une majorité de communes je crois 61% si je ne dis pas de bêtises où il n'y a qu'une seule liste 68%
qui effectivement peut faire chuter de facto la participation
on a un peu des élections à deux vitesses oui avec en plus c'est quand même important de le rappeler dans les villages de moins de 1000 habitants auparavant vous n'aviez effectivement souvent qu'une seule liste mais vous aviez la possibilité de barrer les noms que vous ne vouliez pas voir ou éventuellement d'en rajouter et bien aujourd'hui ce n'est plus possible donc moi j'ai des amis de la famille en fait qui habitent dans ces petits villages et qui disent mais en fait à quoi ça sert d'aller voter puisque avant j'arrivais puis je rayais ceux que je n'aimais pas et ceux que je voulais mais maintenant ça ne sert plus à rien donc ils ne vont juste pas aller voter en fait dans les villages de moins de 1000 habitants où il n'y a qu'une seule liste donc ça fait ça à mon avis ça va aussi jouer sur la participation même si ce n'est pas la majorité des français qui habitent dans des villages de moins de 1000 habitants
Oui mais 68% des communes où il n'y a qu'une liste effectivement ça risque de jouer sur la participation
Exactement forcément je ne vois pas pourquoi aller voter quand il n'y a qu'une seule liste ça n'a pas beaucoup d'intérêt juste sur la moi je trouve aussi que quand même cette campagne a été écrasée en fait par énormément d'actualités nationales et internationales qu'on ne l'a pas tellement vu exister alors peut-être je pense que là il y a des différences effectivement entre les grandes villes et les plus petites villes et villages où il est plus facile en fait de faire une campagne locale sans avoir de grand chose à faire de ce qui se passe au niveau international mais si je prends des villes comme Paris, Lyon, Marseille enfin toutes les grandes métropoles ce qui s'est passé en Iran l'actualité internationale le budget le machin ça bloque tout et on ne parle que d'ailleurs les programmes par exemple à Paris on ne sait pas ce qui se passe en fait dans les programmes par contre on sait juste que Sophia Sikirou n'aime pas Emmanuel Grégoire et vice versa
Un dernier mot Adelaide parce que la sécurité ça reste quand même le premier sujet pris en compte par les électeurs
C'est devenu au niveau local le premier sujet ce n'était pas le cas en 2020 C'est un peu le cas depuis le début de cette campagne c'est ça ? Oui complètement et surtout dans les grandes villes dans les plus petites villes on n'est plus sur la question de l'accessibilité des services la question aussi de la mobilité on a quand même des disparités en fonction de la taille de la commune
Merci beaucoup merci à tous les deux d'avoir été avec nous merci Pablo Pio Vivian et merci Adela X Zulfi Karpazic d'avoir été avec nous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat