Coup de gueule suite aux incendies / Ces communes qui peuvent revenir chez elles
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Chapitres
Questions et réponses
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- 30:00OuverteÉludée
Est-ce que les soldes sont dépassés en France ? Faut-il les supprimer ?
- 40:00OuverteÉludée
La candidature de Thierry Breton est-elle crédible ?
- 50:00OuverteÉludée
Doit-on priver de parole les gens qui ne pensent pas comme nous ?
- 1:00:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conséquences économiques des incendies pour les entreprises ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
Comment les assureurs justifient-ils leur refus d'indemniser les pertes d'exploitation ?
- 1:20:00OuverteRéponse directe
Quelles mesures demandez-vous au gouvernement pour les entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00:00LaurentFait
« moi j'ai je suis patron d'une agence de voyage sur une commune qui a été évacuée. Euh donc euh bon ben j'ai un chiffre à zéro voire même négatif puisque j'ai des clients qui me réclament un remboursement. »
- 1:10:00LaurentFait
« les assurances, si votre entreprise a été brûlée, ben vous pouvez avoir une indemnisation de perte d'exploitation. Mais si, comme moi, vous êtes une entreprise qui est empêchée de travailler parce que sur une zone évacuée, votre perte d'exploitation, elle ne marche pas parce que vous avez pas été brûlé. »
- 1:30:00LaurentFait
« les assureurs jouent un peu sur le sens des mots et font en sorte de ne pas pouvoir déclencher certaines choses au motif que vous ne seriez qu'évacué et pas touché par les incendies »
- 2:00:00Stéphane DelperaFait
« c'est d'abord un soulagement parce que ça devenait difficile pour les personnes qui avaient été évacuées »
- 2:20:00Stéphane DelperaFait
« on est en train d'établir des attestations puisque l'État ne l'a toujours pas fait »
- 2:40:00Stéphane DelperaPromesse
« il faut absolument que l'État mette en place un service dédié à tout ce qui est autorisation »
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[musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu. [raclement de gorge] Bonjour à toutes, bonjour à tous.
Très heureux de vous retrouver sur Sud Radio pour 3h de conversation, [musique] 3h d'échange, 3h d'actualité, 3h de débat en votre compagnie amis auditeurs. Ça se passe au 0826 300. De quoi allons-nous parler aujourd'hui ?
Tiens, des soldes. Est-ce que vous les avez fait [musique] vous cet été ? fameux sols, les réductions.
On va dans les centresvilles, on va dans les centres commerciaux, on essaie de trouver la meilleure réduction [musique] tiens sur le maillot de bain de l'été, sur la perte de claquettes, sur les lunettes de soleil, sur le chapeau, sur la casquette ou autres vêtements. Mais il faut quand même s'apercevoir que d'année en année, les soldes fonctionnent de moins en moins bien. Est-ce que visiblement nous français, nous n'aimons plus tellement ça ? n'aimons plus tellement ça ou est-ce qu'il ne faut pas partir du principe quand même que en réalité les soldes on les fait déjà un peu toute l'année avec les réductions en ligne avec les promotions qui sont en réalité déjà un peu sur chaque vitrine en permanence et ce que les soldes sont toujours d'actualité en France même le ministre des TPE PME du tourisme et [musique] du pouvoir d'achat Serge Papin le dit ben c'est vrai qu'il va peut-être falloir repenser un peu le modèle vous l'entendrez tout à l'heure.
Nous la question qu'on se pose c'est est-ce que les soldes sont dépassés en France ? Est-ce que c'est un modèle à bannir ? Faut-il tout simplement tiens les supprimer les soldes 0826 300 300.
On se posera la question bien sûr et vous pouvez là aussi déjà participer au débat sur le site sudradio.fr, l'application ou les réseaux sociaux. On va parler également de politique 2027 qui approche et là vous dites "Ah non pitié, on va quand même pas nous remettre un candidat." Alors moi non.
Le modem dirigé par François Bairou, on sait à quel point cela peut être déterminant. François Bairou, on l'avait vu avec Emmanuel Macron, on l'a aussi vu en 2012 avec François Hollande et bien il est en train de plancher sur une candidature qu'on ait pas vu venir un certain Thierry Breton, ancien ministre de l'économie, ancien dirigeant de certaines grandes entreprises françaises. Est-ce que cette candidature est crédible ?
Est-ce qu'elle ne réunirait pas tiens à la fois l'ancien grand patron, à la fois le politique, quelqu'un qui s'exprime, qui connaît le monde et l'Europe ? La candidature de Thierry Breton est-elle crédible ou est-ce que vous allez nous dire qu'elle ne vaut pas un COPEC [musique] ? Ben venez nous le dire au 0826 300300 réseaux sociaux bien entendu ainsi que le site est le 0826 300300.
Et puis une femme dont le nom à la consonance russe fait le tour de l'actualité depuis désormais 24 heures. Xenia Federova qui est l'ancienne patronne de RT France qui était le média en charge de la propagande russe en France a été sommé de quitter le territoire français par le ministère de l'intérieur pour je cite atteinte aux intérêts fondamentaux de l'État. Elle est également un visage et une plume du [musique] groupe Bolloré sur ces news et dans les médias.
Est-ce qu'on doit priver de parole les gens qui ne pensent pas comme nous ? Certes, elle défendait Vladimir Poutine, certes, elle défendait la Russie, certes, elle participait à une forme de propagande, mais est-ce que ce n'est pas le doigt dans un engrenage un peu curieux ? Est-ce que on a dit pareil sur ceux qui défendaient l'Ukraine, Xigia Federova ?
Doit-on priver de parole les gens qui ne pensent pas comme nous ? Ce sera notre premier débat à partir de 10h30 pour le moment et les 106, notre premier fait du jour. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu. [raclement de gorge] Et pour ce premier fait d'actualité, alors que depuis quelques heures certes, on continue à être extrêmement concentré sur la situation des incendies, mais on est également concentré sur un élément qui sont les conséquences des incendies.
On a les conséquences économiques et les conséquences économiques, elles passent par moment aussi par ce qui se passe avec les assureurs et depuis quelques jours maintenant, on entend quand même une certaine pression se mettre sur les assurants en disant que beaucoup de ce qui va se passer dans les prochaines semaines de la rapidité va dépendre des assureurs. Et on voulait en parler avec vous Laurent. Bonjour.
Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous Laurent. Vous vous êtes concerné par la situation, c'est ça ?
Expliquez-nous. Oui. Alors, moi j'ai je suis patron d'une agence de voyage sur une commune qui a été évacuée.
Euh donc euh bon ben j'ai un chiffre à zéro voire même négatif puisque j'ai des clients qui me réclament un remboursement. Euh, j'interviens aussi parce que je suis membre d'une organisation qui s'appelle les entreprises du voyage et sur lequel on défend un petit peu nos notre profession et puis on essaie de regarder un petit peu ce qui se passe. Et aujourd'hui, j'ai un appel, je veux interpeller le ministre du tourisme parce que en fait il a dit publiquement que il fallait revenir en vacances en Gironde, que c'était bon et cetera.
Mais ça suffit pas en fait monsieur le ministre, il faut monter sur la table et puis défendre vraiment ces entreprises parce que on a même si on a des grosses pensées pour les les pompiers, les gens qui ont tout perdu et cetera, mais après le le désastre écologique, on va avoir un désastre économique. H vous c'est comme ça. C'est c'est c'est ce que vous observez là autour de vous actuellement, Laurent.
Ah oui oui, moi je j'ai beaucoup de contact avec des gens, c'est hyper problématique. Donc on porte trois revendications. Bon, il y a le chômage partiel qui est déjà en place, mais il va falloir augmenter un petit peu au-delà du légal.
Euh moi je on demande aussi euh à des facilités de trésorerie. Il faut que le gouvernement euh permette aux entreprises qui vont avoir des difficultés de trésorerie à venir de pouvoir accéder à des prêts bancaires, euh faciliter ses accès à ces prêtsbancaires pour pouvoir euh ben passer le cap et puis euh puis avancer quoi. H et le dernier point c'est ce que vous faisiez euh allusion sur les assurances.
Alors, il faut savoir que les assurances, si votre entreprise a été brûlée, ben vous pouvez avoir une indemnisation de perte d'exploitation. Mais si, comme moi, vous êtes une entreprise qui est empêchée de travailler parce que sur une zone évacuée, votre perte d'exploitation, elle ne marche pas parce que vous avez pas été brûlé. Donc, ça veut dire quoi ? que là actuellement les les les assureurs jouent un peu sur le sens des mots et font en sorte de ne pas pouvoir déclencher certaines choses au motif que vous ne seriez qu'évacué et pas touché par les incendies.
C'est ça exactement. Ouais. Donc c'est pour ça que le ministre de la des belles paroles, faut revenir en vacances en Gironde.
Il va falloir qu'il monte sur la table et qu'il exige des assureurs qui fassent cette prise en charge de la perte d'exploitation que subissent les entreprises. Ça c'est hyper important quoi. Mais ça veut dire Laurence, est-ce que vous vous avez par exemple dans les dernières heures, on imagine he que c'est c'est la course à tous les niveaux, mais vous avez déjà eu vous les conversations déjà avec des assureurs ?
Oui, oui, oui, oui. Alors, moi, j'ai eu des assureurs qui sont euh petits ou grands, il y a peut-être un assureur qui va ouvrir la porte. En fait, ils sont tous sur le guai.
Et euh moi ce que me disent un ce que me dit un assureur, c'est dès qu'il y en a un qui va ouvrir la porte, ben on va tous s'engouffrer dedans parce que sinon, on va perdre tous nos clients. Donc euh bah, il en faut un qui disent OK pour que tout le monde s'engouffre. Et ça c'est au ministre à forcer et il faut qu'il mette une scine pression sur les assureurs pour que euh on sauve les entreprises en Gironde.
Ça c'est essentiel. Alors à ce sujet-là, moi je vais écrire je vais envoyer un mail aujourd'hui à tous les politiques de la région qui sont concernés. Il y en a qu'on voit pas beaucoup hein qui s'expriment pas trop.
Donc je vais tous les les interpeller pour dire qu'est-ce qu'on fait pour les entreprises en Gironde comment on les accompagne et comment ça se passe. Donc ça c'est vraiment important. que il sent qu'il du soutien.
Donc nous au niveau de notre profession sur les agences de voyage, moi bon j'ai fait des postes sur les réseaux sociaux, ils sauront comment me joindre. Je peux les aider puis dans la mesure de ce que je peux faire mais c'est au gouvernement à passer à l'action et à être près des entreprises parce que quand on aura eu plusieurs décurent, tout le monde est dans la même mentalité autour de vous. Je veux dire, il y a il y a pas d'autres, je sais pas moi, d'autres assureurs qui ont fait des pseudos des exceptions.
Tous et tous et autour de vous sont dans cette mentalité en tout cas d'aller d'aller affronter la chose en en off. Ils me disent "Oui, il faudrait qu'on vous indemnise euh ça c'est". Ils sont persuadés, on a tous une paire d'exploitation.
C'est c'est évident quoi. Maintenant euh bah ils attendent que au niveau de leur siège bah ça ça envoie la note qui va libérer tout le monde. Hm.
Mais c'est vrai que les les assureurs de proximité, ils nous disent "Bah oui, nous en plus souvent ils sont comme nous, ils sont dans des commun qu'on comprenne bien eux quand ils refusent c'est quoi ? C'est uniquement parce que les textes quoi ne ne le permettent pas." C'est ça.
Ah oui oui. Les les contrats d'assurance vous indemnisent en période en en perte d'exploitation si vous avez eu des dégâts matériels. Oui.
Donc si vous êtes dans une commune comme moi qui est évacuée, qui n'a pas eu de dégâts matériel, vous avez le droit à rien. Oui. Donc en fait même beaucoup plus largement en réalité Laurent dès que possible il va falloir rechanger ce type de texte parce qu'on voit bien que certes il y a les dégâts matériel mais aussi les conséquences presque indirectes et qui là ne sont pas forcément matérielles et vous en faites partie.
C'est-à-dire que c'est c'est presque un changement de nature pour certaines assurances là. Ah bah tout à fait tout à fait. Et et moi j'ai j'ai une pensée hier je discutais au cours d'une réunion, on nous a présenté le cas d'un camping un camping 36 bangalou.
Tout tout le monde est a annulé les vacances et se retrouve à rembourser tout le monde et pourtant son camping est pas brûlé, il est juste dans une zone évacuée. Les gens ne peuvent pas y aller. Voilà.
Donc ce petit camping là bah ça va être hyper difficile quoi. Ouais. Alors, il y a le côté des assureurs.
Bah ouais, il y a le côté des assureurs et c'est aussi pour ça que je parlais de alors sans parler de PGE comme au Covid, on va pas refaire un Covid hein, mais au moins qu'on donne des facilités. Donc ça, ben il y a la Banque des territoires qui doit se mettre au boulot. Il y a BPI France qui doit se mettre au boulot et puis la CCI.
Hm. La CCI. Alors, je vais vous raconter une histoire. avant avant avant de si on était on était avec son son non on était avec son président il y a pas longtemps et je me souviens d'ailleurs de notre discussion Laurent qu'on a eu peut-être aller en en début de semaine on on est jeudi, je crois que on a dû savoir au téléphone peut-être lundi au mardi et déjà en effet vous évoquez vous cette cette volonté c'est-à-dire de dire on va certainement pas redemander de l'argent à l'État en revanche on va lui demander de ne pas nous mettre des bâtons dans les roues déjà commencer par ça exactement moi je je prône la simplification administrative donc j'ai appelé le numéro de cellule de crise de la CCI ce matin Ouais.
Ce matin où on m'a pris mon nom, mon prénom, ma date de naissance, mon email, l'adresse de mon entreprise et et où on m'a dit "Ben, je sais pas, on va vous rappeler." Ah oui ! Et là, vous ne pensez pas que on passe simplement dans la dans la fameuse dans dans dans on va dire dans le fameux cap où c'est c'est justement d'abord la prise d'information parce que on imagine que là la CCI de Bordeaux Gironde, elle est totalement débordée.
C'est de la gestion de crise tous les jours. Donc il y a peut-être d'abord un recueil d'information avant de de vous diriger vers les vers les bonnes solutions. Non, ça peut pas être ça selon vous ça.
Si c'est ça bien sûr, c'est normal. Mais après après je comprends de ce que vous me racontez Laurent, que quand on traverse la situation comme vous la traversez, avoir tout d'un coup un rendez-vous comme ça dans une situation de crise où on a l'impression uniquement par téléphone de de remplir un document administratif, ça doit être assez frustrant pour pas dire assez assez pénible. Et exactement, moi je peut-être qu'ils auraient pu dire "Bon ben dans un premier temps avant donc qu'on vous rappelle, on vous envoie un doc pour dire voilà ce qu'on peut éventuellement faire pour vous." H euh bon là il y a rien.
Puis le le site de la CCI relaye les informations sur le chômage partiel ou des trucs que tout le monde sait. Euh moi je le le président de la région aussi, j'attends aussi qu' qu' qu'il fasse une déclaration. Mais les entreprises, j'ai pas entendu. [grognement] Euh enfin, il y a des gens qui sont absents, quoi.
Hm. Donc, mais ça veut dire que là c'est vous parlez en votre nom Laurent, mais ça veut dire que plus largement vous trouvez qu'actuellement on ne on ne défend pas assez les entreprises là qui sont touchés. En tout cas, les personnes adéquates ne se ne montent pas, c'est votre expression, ne mont pas suffisamment sur la table pour vous défendre vous, le secteur économique.
Alors, moi je pense là au gouvernement parce que bon, moi comme je disais, je fais partie d'une d'une organisation patronale qui s'appelle les entreprises du voyage et pour lequel on est au côté de nos adhérents en fait. H donc nous on défend et c'est aussi dans mon rôle de d'interpeller ben les médias et puis aussi le le gouvernement et choses comme ça pour défendre ces entreprises. Donc ça nous et et la réunion à laquelle j'étais hier, il y a énormément de présidents de de chambre patronale, de chambre de métier et cetera qui défendent leur leur secteur d'activité.
Maintenant, c'est au gouvernement d'agir et qu'ils aillent au-delà des mots et monsieur Papin, le ministre, bah qui passe à l'action le dire faut revenir en vacances en comme vous dites, ça ne suffit pas. Il faut qu'il fasse son boulot. Il faut que là ce matin, il y a une réunion et il y a une réunion ce matin et ben il faut qu'il soit efficace et qu'il défendent nos entreprises en Gironde.
Que les ministres montent sur la table et que tous ceux concernés ou qui est qui ont un moyen d'agir sur le secteur économique à un moment de ce lieu-là en effet qui monte sur la table et qui s'impose pour défendre les entreprises. Merci beaucoup Laurent d'avoir été avec nous. 0826 300 300 c'était un témoignage fort pour commencer cette émission quand on on pense bien sûr à toutes les conséquences.
Les assureurs seront de fait sur le devant de la scène au front et on voit bien à quel point pour quelque chose qui devrait être simple en réalité ça risque de devenir une véritable guére. et Laurent, vous nous tenez au courant de la situation dès que ça se débloque, vous nous passez un coup de fil, vous faites comme ce matin, vous nous écrivez un mot, vous nous interpellez et on suivra évidemment cette situation en particulier ici sur Sud Radio. Dans un instant, alors qu'il est 10h16, on va parler de ces 84000 personnes autorisées, ça vient tomber il y a quelques secondes, autorisé à rentrer dans neuf nouvelles communes après que ces dernières aient été évacuées.
On sera notamment avec le maire de Saint-Médange qui avait vécu cette évacuation forcée de manière assez violente. On imagine bien sûr qu'il sera soulagé d'avoir l'autorisation de de retrouver sa ville qui avait été évacuée préventivement. On sera avec lui dans une poignée de seconde sur Sud Radio.
À tout de suite. 10h 13h Maxime Lied et à 10h18 sur Sud [musique] Radio, l'actualité qui s'accélère avec ce mégafeu en giron des 84000 personnes autorisées à rentrer dans neuf nouvelles communes. Donc après cette 3è nuit calme sur le sur ce front là, on le rappelle qui a ravagé quand même près de 42000 hectares, toujours stabilisé à l'heure où nous nous parlons.
Mais la préfecture qui autorise donc un certain nombre de personnes à rentrer dans neuf communes. Peut-être que vous êtes concerné, que vous n'avez pas encore la formation. Donc je vous les donne les neuf communes, que ce soit Mios, que ce soit le Barbe, que ce soit Cestas, que ce soit Saint-Jeanillac, que ce soit Martinnac Surjal, que ce soit Saint-Médal, Saint-Uin du Médoc, Salone et Saint-Hélène à savoir aussi he pour ceux qui sont concernés peut-être sur la route, la préfecture a annoncé la réouverture de l'autoroute à 63. ce sera à partir de 14h.
Mais justement, une commune qui avait subi cette évacuation de plein fouet, ce mégafeu de manière terrible, c'est la commune de Saint-Médangal et on est avec le maire Stéphane Delpera. Vincent, bonjour. Bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Votre première réaction après cette annonce pour ces neuf communes d'autoriser à nouveau, j'ai envie de dire d'accueillir à nouveau ses habitants. Comment vous avez réagi ?
Bah, c'est d'abord un soulagement parce que ça devenait difficile pour les personnes qui avaient été évacuées, qui l'ont fait avec beaucoup de calme et de et de civisme, mais malgré tout, ça a commencé à être très long. Euh, notamment pour celles et ceux qui étaient au parc des expositions de Bordeaux, malgré les efforts d'organisation de de la ville de Bordeaux et de la métropole, c'était quand même compliqué comme comme condition. H donc évidemment, j'étais avec eux hier soir, ils étaient extrêmement impatients.
Donc je suis très heureux que toutes les Saintmdard Saint-Mard puisse regagner leur leur domicile aujourd'hui puis vigilance parce que malgré tout on sait que ces feux durent longtemps malheureusement avant d'être complètement éteints. Donc il va [grognement] falloir être extrêmement vigilant pendant toutes les semaines qui viennent et puis surtout attentif aux consignes. ne pas jeter vos méga des voitures, ne pas faire de barbecue à proximité de la forêt, enfin toutes les consignes habituelles.
H et on imagine que pour la plupart des habitants, vous venez de l'évoquer, hein, c'est non seulement un soulagement, est-ce que il y a aussi dans les prochains jours des mesures justement quand vous parlez de vigilance que vous allez prendre vous dans la commune pour éviter justement d'évacuer à nouveau, pour éviter que d'une manière ou d'une autre le feu se rapproche ? Ben écoutez, oui bien sûr, on va être extrêmement ferme sur le respect des des consignes de sécurité. Euh euh s'il y a des imprudence, elles seront très durement sanctionnées.
On n'hésitera pas à avec les gendarmes à placer les personnes en garde à vue s'il y a des comportements euh détestables qui se qui se reproduisent. Après, ça ne dépend pas que de nous parce que le feu est extrêmement grand. Donc on a lutté ces deux derniers jours au camp de souche pour un feu qui est arrivé depuis Martinias Saint-Jeanque, enfin bref depuis le sud et et donc il faut espérer que le front étant extrêmement large, il y aura forcément des reprises de feu dans dans les jours qui viennent.
Malheureusement, c'est toujours le cas, mais les forces sont présentes pour pour maîtriser l'incendie et donc je suis relativement optimiste pour les jours et les semaines qui viennent. Hm. Ce qui est forcément une une bonne nouvelle.
Est-ce que en tant que maire aussi vous avez pu avoir des des réactions, des témoignages de tout ce qui se passe d'un point de vue économique ? On parle des campings, on parle de certains restaurants, on parle de certains hôtels qui sont aujourd'hui dans une difficulté euh croissante avec visiblement des assurances qui pour le moment ne peuvent pas ne veulent pas jouer de jeu avec toujours une paperace administrative qui est démentielle. Est-ce que vous en Oui.
Vous confirmez ? On est en train d'établir des attestations puisque l'État ne l'a toujours pas fait. Donc on on distribue des attestations d'évacuation à tous ceux qui nous le réclament.
L'attestation est d'ailleurs téléchargeable sur le site de la ville. Mais c'est vrai que je pense que dans ce type de crise à l'avenir, il faut absolument que l'État mette en place un service dédié à tout ce qui est autorisation notamment parce que beaucoup nous ont demandé pendant la crise de faire l'interface pour créer un parfeu à souge pour pouvoir utiliser un forage d'eau et cetera. Et donc en fait, il a fallu faire face à tout ce type de de questions.
J'en passe beaucoup bien sûr, mais il faut vraiment que l'État mette en place un service dédié autorisation euh parce que ça ça fonctionne pas bien aujourd'hui. H et on voit aussi à quel point même certains maires croulent encore sous la paperas pour prendre certaines décisions. Je crois qu'on était avec le maire de Sestas en début de semaine qui nous racontait à quel point même la paperace était quelque chose, on va dire au-dessus duquel on ne pouvait pas passer uniquement la on agit hein parce que sinon on s'en sort pas.
Donc voilà, on a fait les par feux point final et puis on fera les papiers au bout d'un moment. Oui, on fera les papiers plus tard. Stéphane del Per Vincent, je rappelle que vous êtes le maire de Saint-Médal.
Une question aussi parce que il y a quelques temps vous avez c'était il y a 3 qu jours vous avez contribué à cette tribune avec la philosophe Cynthia Fleury dans le monde où vous expliquer que aujourd'hui tout ce qui brûle n'est pas seulement une forêt mais c'est une manière d'habiter le territoire qui n'est plus possible c'est aussi frappant de voir une forme de résilience quand même chez les habitants de ces territoires qui depuis globalement plusieurs années maintenant sont en train de sont en train d'être ravagés ou alors par des inondations une certaine période de l'année ou par des incendies durant l'été Est-ce que ça veut dire que habiter en bord de mer, habiter près d'une forêt aujourd'hui, ça n'est plus envisageable, ça n'est plus possible ? Non, mais c'est vrai pour l'ensemble du territoire national, il y a un réchauffement climatique qui va vite. La France est encore plus impactée que le reste du du monde pour des raisons techniques sont trop longues à développer.
Mais moi, pour vous dire, depuis 6 ans, ma commune a été fermée pour le Covid avec des confinements, reconfinement. Ensuite, nous avons une tempête de grê qui a ravagé 1500 maisons en 2022 et maintenant ça ça veut dire qu'on est rentré dans un autre monde. Le climat tempéré en France, c'est fini.
Et donc, il faut s'y préparer avec beaucoup plus de de force qu'on l'a fait par le passé et arrêter de croire après chaque catastrophe que ça y est, on repart comme avant. Le comme avant, il n'existe plus. Le climat, il a changé.
Donc, il va falloir adapter nos fonctionnements, nos infrastructures, nos moyens de réaction euh pour la protection civile, pour euh pour toutes sortes de de services publics en France, pour les entreprises, pour l'agriculture. Donc c'est c'est une tâche énorme qui qui nous attend parce que le climat demain 2050, c'est c'est le sud de l'Espagne, c'est l'Andalousie. Donc il faut quand même se réveiller et s'y préparer.
H sachant qu'il y a aussi cette question pour s'y préparer, faut-il encore pouvoir tirer certaines leçons. C'est assez frappant de voir parmi les politiques locaux, de voir aussi parmi ceux qui subissent cette situation, on va dire que ce sont des personnes qui craignent réellement que à partir de septembre ce soit à quoi ? Un sujet qui n'existe plus.
Est-ce que vous en tant que maire de Saint-Médal euh c'est une crainte que à partir de septembre on rentre dans une grande amnisie générale sans tirer les leçons, sans prendre des décisions pour l'avenir ? Oui, absolument. Moi, j'ai honte du débat national politique français.
C'est un véritable scandale. On passe son temps à à divertir les gens des vrais problèmes en inventant des sujets qui n'en sont pas vraiment. Au lieu de s'attaquer au vrais problèmes, nos concitoyens, ils sont en danger aujourd'hui du fait du réchauffement climatique, du fait de la multiplication des catastrophes.
Notre agriculture est en danger, nos forêts sont en danger, notre économie est en danger parce qu'à + 3°gr, on sait pas comment on peut s'adapter. Euh vous l'avez vu aujourd'hui, toutes les entreprises sont à l'arrêt, le tourisme est à l'arrêt, c'est des conséquences absolument dramatiques et on nous amuse avec des débats secondaires. Donc moi, je lance un appel au président de la République, à l'ensemble des partis politiques d'arrêter avec ces cette politique spectacle qui vise à distraire les gens des vrais sujets et enfin se réunir pour aborder comment on planifie dans notre pays une vraie transformation de nos structures économiques, de nos services publics, de notre agriculture pour faire face à ce qui vient. sinon, on sera bientôt incapable de réagir aux catastrophes qui vont nous frapper, c'est-à-dire une véritable politique d'anticipation.
Politique d'anticipation, c'est que par exemple, on a vu encore pendant la canicule que les rails des trames par exemple, il ne ils peuvent bouger et fondre en raison de la température. Les trames sont à l'arrêt, les trains sont à l'arrêt aujourd'hui vers vers le sud de la région. Bon bref, il faut revoir l'ensemble de nos infrastructures.
Il peut y avoir des catastrophes de main si on ne le fait pas encore plus difficile parce que les réseaux électriques peuvent tomber, parce que les réseaux de transport peuvent tomber. Donc c'est des investissements énormes qu'il faut réaliser donc au lieu de pleurnicher toute la journée sur nos déficit qui certes existent, mais il va falloir une mobilisation nationale et européenne d'ampleur pour protéger nos concitoyens, protéger notre économie, notre agriculture dans les années qui viennent et on en est très très loin puisqu'on a des débats nationaux politiques qui sont absolument lunaires. H monsieur le maire, une dernière question peut-être et j'aimerais qu'on termine notre conversation de cette cette manière à Saint-Mind à Saintmdal he dont vous êtes le maire.
La commune avait été aussi endeuillée par la mort de de deux pompiers dans un incendie. On pense évidemment à Wilfri Schmiter et Anthony Bertom. peut-être un mot et une pensée pour eux à l'heure où euh dans les casern notre caserne a dû travailler euh dans ces conditions-là après avoir perdu deux hommes.
Donc je vais rendre vraiment un grand hommage au à nos pompiers, à toutes les forces de de sécurité qui ont travaillé dans cette période, surtout après avoir perdu de dleurs. En effet, c'est à peine après quelques heures après l'hommage que le feu est est reparti vers nous. Malheureusement et donc j'étais avec eux ce matin, ils ont évidemment lutté toutes leur force mais on pense à Wilfried et Anthony chaque jour.
On leur a rendu hommage et j'espère que la crise étant relativement maîtrisée, ils pourront avoir l'hommage national qu'il mérite. H ça en tout cas c'est dit et merci de l'avoir dit ici au micro de Sud Radio. Stéphane Delpera Vincent, maire de Saint-Médange et donc bon courage, prudence et un peu de joie quand même pour les prochaines heures et les prochaines minutes.
Il est 10h30 sur Sud Radio. Dans un instant, vos débats avec cette nouvelle qui est tombée hier dans la journée. Xenia Fedorova qui est une l'ancienne patronne de RT France accusée d'être la voix de la Russie en France habituée des médias boloré.
Elle a été visée hier par un arrêté d'expulsion. Doit-on priver de parole les gens qui ne pensent pas comme nous ou est-ce que sur des sujets comme celui-ci qui plus est quand on relate et quand on participe à la propagande d'un [musique] pays qui n'aime pas la France, est-ce que ce sont des décisions ? Est-ce que ce sont des prises de position qui dérangent et donc on doit prendre des sanctions et que l'État le fasse, c'est très bien ou quand même on peut s'interroger sur ce que c'est cela dit de la liberté d'expression.
Après tout, même si elle propage la parole de la Russie, après tout, c'est toujours important de savoir ce que pense un état même si [musique] elle parle sur les médias. Et peut-être aussi qu'un certain nombre de personnes pensent quand même, est-ce de l'atteinte à la liberté de l'expression ou est-ce une saine décision ? 0826 300 300 le cas de Zenia Federova doit-on la priver de parole les gens qui ne pensent pas comme nous ? va voir ce débat dans une poignée de seconde. [musique]
Stéphane Delpeyrat-vincent