Les charcutiers face à la concurrence de la grande distribution
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Madame la sénatrice, on est ici à Sarbourg au sud-est du département de la Moselle. Oui. Et c'est chez vous ?
Et tout à fait, nous sommes en Moselle sud ici et nous allons découvrir maintenant une institution en ce qui concerne la charcuterie chez Philippe Reinart. [Musique] Monsieur Renart, tu a le patron qui est là. Bonjour Philippe.
Bonjour Catherine. Moi j'aime les charcutiers de village ou qui fabriquent alors que partout en France ils achètent hein. C'est c'est vrai Philippe je m'en absolument.
Beaucoup font de l'achat revente. C'est heureusement ce que moi je ne fais pas aujourd'hui. Tous mes produits sont fabrication maison.
C'est une question de santé publique aussi mes chers cutteries. On a réduit les additifs, on a réduit le gras, on est sur des produits qui sont de qualité infiniment différente que ce qu'on peut trouver aujourd'hui dans l'industrie et la grande distribution. Je veux dire, comment est-ce qu'on lutte contre d'autres formes de distribution ?
Parce que effectivement, une charcuterie village, c'est merveilleux, mais est-ce qu'on voit pas les clients gar les voitures sur les parkings des hypermarchés et aller chercher de la mauvaise charcuterie ? Il y a une part de clientèle qui recherche quand même la qualité des produits. Euh la question de pouvoir d'achat aussi.
Alors le pouvoir d'achat, je veux dire, on a déjà comparé les prix. Moi sur mon jambon cuit, je suis moins cher que la grande distribution. Les prix sont absolument concurrentiels par rapport à la grande distribution.
C'est un faux débat, un faux problème aujourd'hui, je pense. Quand la grande distribution s'est installé sur le territoire, on a quand même vu périclité un certain nombre de de petits commerces, de boucheries, de charcuterie en avait énormément ici, hein. Exement, il y avait 52 boucheries sur il y a 40 ans sur le territoire.
Aujourd'hui, il y en a encore une dizaine ou une douzaine, hein. Donc, la grande distribution a quand même euh fait un peu de nettoyage par rapport à ça. Il y a des contraintes administratives aujourd'hui qui sont extrêmement compliquées.
On a plus d'interlocuteurs, ça faut quand même être honnête. Aujourd'hui, avec la dématérialisation, ça devient une usine à gaz. On a encore des aussi des quelques petites lois locales qui permettent d'avoir voilà un régime particul et départementaux.
On a pu conserver le droit local. Vous savez que que la Moselle a a été annexée à plusieurs reprises. Donc on a gardé un certain nombre de droits et de lois allemandes qui permettent d'avoir certains avantages qu'on a pas ailleurs en France et notamment en ce qui concerne la sécurité sociale qui est beaucoup mieux remboursé.
On est à 90 % ici. On a 2 jours de congé supplémentaire. Effectivement, on a un certain nombre d'avantages qu'on essaie de garder et qu'on essaie de défendre au niveau national.
Bon alors excusez-moi mais il y a un truc qui m'obsède depuis que je suis rentré tout à l'heure, j'ai zoté le pâté Laurin. Je crois que j'ai très faim là maintenant. Il faut que je goûte.
Alors on va le goûter. Oh que c'est beau. Voilà.
Rappelez-moi ce qu'il y a dedans. C'est du porc. C'est du por oignon échalotte.
Oui. Un petit peu de vin blanc quand même. Que du vin blanc.
C'est bon. Trop bon. jo.
Catherine Belrhiti