Bayrou étrillé pour s’être rendu à Pau en pleine crise à Mayotte - C à vous : l’intégral -17/12/2024
François Bayrou Au micro : Anne-Élisabeth Lemoine, Patrick Cohen, Patrick Lescure, Elise Tran NguyenSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:01RelanceRéponse partielle
Les explications de F.Bayrou sur les régions des cercles de pouvoir à Paris vous ont convaincu?
- 6:00OuverteRéponse directe
F.Bayrou a-t-il été à sa place à Pau plutôt qu'à Mayotte?
- 7:00OuverteRéponse directe
F.Bayrou a-t-il été mal à l'aise lors de son intervention?
- 8:00OuverteRéponse directe
F.Bayrou a-t-il évoqué le cumul des mandats comme une priorité?
- 9:00OuverteRéponse directe
F.Bayrou a-t-il répondu à la question du cumul des mandats?
- 10:01OuverteRéponse partielle
Décrivez la scène du drame au lycée Rodin.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00E.CoquerelFait
« On lui parle d'un département où il y a peut-être plus de 1000 morts, complètement dévasté. Et sa réponse est de nous dire: "Vous dites ça car ma mairie n'est pas à Paris." »
- 8:00P.CohenFait
« Il a dit qu'il n'était pas fan des impôts, et que, si le bonheur des Français était indexé sur les impôts, nous serions le pays le plus heureux du monde. »
- 9:00E.Tran NguyenFait
« Cette obsession pour le cumul des mandats ne peut pas être une priorité pour les Françaises et les Français. »
- 10:01M.BouhafsiFait
« Un jeune homme de 16 ans est mort ce matin à Paris. C'est la désolation dans le 13e arrondissement. »
- 12:00M.BouhafsiChiffre
« Le nombre de rixes a doublé à Paris entre 2023 et 2024. »
- 16:00E.Tran NguyenFait
« Il ne faut pas que l'existence dans la politique l'emporte sur nos idées. »
- 18:00E.CoquerelFait
« Il a aussi répondu en prenant les raisons de la situation: "C'est à cause de la censure." »
- 20:01M.AribaudFait
« Je suis commerciale. Et dans la vie, c'est utile. »
- 22:00E.Tran NguyenChiffre
« En France, il y a 16 000 cas de cancers ORL recensés chaque année. »
- 24:00L.SénéchalChiffre
« 100 000 Mahorais vivaient dans des maisons de tôle avant le passage du cyclone Chido. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h, avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.
Votre choix ce soir? - E.Tran Nguyen: Un exploit médical.
M.Aribaud a dû lutter contre un cancer de la langue, elle peut à nouveau parler. Ils lui ont prélevé de la peau ailleurs dans son corps, et lui ont réparé la langue. - A.-E.Lemoine: Elle fait le récit de son expérience dans un livre numérique.
Elle sera notre invitée. - M.Bouhafsi: Un jeune homme de 16 ans est mort ce matin à Paris.
C'est la désolation dans le 13e arrondissement. Les chiffres explosent à cause des rixes. - P.Cohen: F.Bayrou pour la 1re fois ce soir devant les députés.
Ca devait être une prise de contact, mais ce fut un discours défensif au lendemain de son aller-retour à Pau. - A.-E.Lemoine: On en parlera avec le président de la commission des Finances, député LFI, E.Coquerel.
Merci de votre présence ce soir. - L.Sénéchal: Un attentat à la trottinette piégée à Moscou. - A.-E.Lemoine: Après 20h, J.Moore sera notre invitée, aux côtés de P.Almodvar.
Il l'a choisie pour son tout nouveau film, "La Chambre d'à côté". - P.Lescure: Des images fortes et colorées qui lui sont chères, mais il filme deux femmes, une condamnée qui veut en finir.
Est-ce que son amie l'assistera? A travers ce film, il évoque la fin de vie. Je pense qu'il évoquera aussi la mémoire de sa première muse: M.Paredes. - A.-E.Lemoine: Une rencontre au sommet à suivre, avec C.Cottin. - P.Cohen: Un Premier ministre sur la défensive, critiqué de toutes parts en pleine crise à Mayotte.
Un chef de gouvernement sans gouvernement. Il doit voir le président ce soir pour avancer sur la constitution de son équipe. Sans décisions ni arbitrages politiques annoncés, avec une déclaration de politique générale.
Elle est prévue le 14 janvier, dans un mois. Les travaux de l'Assemblée nationale sont suspendus pour 3 semaines, à partir de dimanche. Vacances parlementaires oblige.
On a eu cet après-midi un Premier ministre qui a dit son émotion de reprendre la parole dans un hémicycle qu'il a quitté pendant 12 ans. Mais, pour les méthodes, le calendrier et le contenu, il a renvoyé tout cela à sa prise de parole de janvier. Il a dit rechercher les voies de la conciliation. "On ne sera pas d'accord sur tout, mais je suis certain que le chemin existe pour que les uns fassent un pas, et les autres un autre pour s'approcher du consensus." - A.-E.Lemoine: Il n'a pas dit "l'atteindre", mais "s'approcher". - P.Lescure: Avec le tableau baroque d'un président venu diriger la réunion de crise au ministère de l'Intérieur, pendant que le Premier ministre n'y participait qu'à distance, sous le portrait d'Henri IV, depuis Pau.
Les enjeux semblaient bien subalternes au regard du drame national que représente le désastre mahorais. F.Bayrou a été fustigé, pas seulement à gauche.
Y.Braun-Pivet a dit ce matin sur franceinfo qu'elle aurait préféré que l'avion du Premier ministre l'amène à Mamoudzou plutôt qu'à Pau. Les présidents des groupes PS et LFI l'ont dit également à leur façon. - Vous n'auriez pas dû vous rendre à Pau pour conserver un mandat, mais à la réunion de crise de l'Elysée pour assumer votre nouveau rôle.
Le mépris a été prouvé, car la souffrance est là. - Je le dis avec gravité, votre place n'était pas à Pau. L'urgence n'était pas au retour du cumul des mandats, mais aux inquiétudes des Françaises et des Français, et des Mahorais. - P.Cohen: F.Bayrou a été interpellé plusieurs fois.
Et ce, dans une ambiance étonnamment plus calme que d'ordinaire. Il n'y avait pas le niveau sonore élevé qui est devenu la norme lors du débat et des questions polémiques. Réponse du Premier ministre. - F.Bayrou: J'étais à la réunion de crise avec le président de la République.
J'y ai participé de la première à la dernière minute. J'y ai participé par visio, comme le ministre de l'Intérieur, depuis l'île de La Réunion. Parce que je suis obligé de vous dire que Pau, c'est en France.
Il y a une rupture que peut-être vous ne sentez pas entre la vie de la province et le cercle des pouvoirs à Paris. J'ai présidé le conseil municipal de ma ville de 19h à 23h. Je considère que, ce faisant, j'étais aussi à ma place de citoyen.
J'ai l'intention de défendre cette idée que la citoyenneté ne se divise pas entre être à Paris et occuper ses responsabilités de citoyen sur le terrain. Ca va être un très grand sujet pour notre avenir. - P.Cohen: Sur la défensive et pas toujours heureux dans son expression, le président a annoncé qu'il irait à Mayotte.
Il y sera jeudi. Il n'est pas d'usage que le Premier ministre et président quittent en même temps le territoire national. Mais, Mayotte, c'est le territoire national.
Pau est en France, mais Mayotte aussi. F.Bayrou n'a pas pris la défense du rétablissement du cumul des mandats.
On ne peut pas être député-maire et sénateur-maire. Mais le Premier ministre peut être maire ou président de région, même si l'usage a été perdu depuis L.Jospin, en 1997.
Mais ce n'est qu'un usage. Le gouvernement de M.Barnier, comme le maire de Lorient et de Châteauroux, avaient gardé leur mandat de maire.
Ils ont bien fait, compte tenu de la brièveté de leur présence au gouvernement. - A.-E.Lemoine: On reviendra sur le débat du cumul des mandats.
Mais, d'abord, les explications de F.Bayrou sur le fait les régions des cercles de pouvoir à Paris. Ca vous a convaincu?
J'imagine que non. - E.Coquerel: Je ne connais pas F.Bayrou.
Il est parti il y a 12 ans, je suis arrivé il y a 8 ans. Mais j'ai plutôt une image de respect par rapport au personnage. Et là, je me suis dit: "On assiste à un crash en direct." - A.-E.Lemoine: Ca s'est fini avant même d'avoir commencé? - E.Coquerel: En tout cas, sur cette explication.
On lui parle d'un département où il y a peut-être plus de 1000 morts, complètement dévasté. Et sa réponse est de nous dire: "Vous dites ça car ma mairie n'est pas à Paris." Il est en décalage. - P.Cohen: Ce n'est pas son absence qui a retardé l'action de l'Etat. - A.-E.Lemoine: Il y a assisté en visioconférence. - P.Cohen: C'est une faute de communication, mais c'est tout. - E.Coquerel: Mayotte serait un département dans l'Hexagone, avec ce qu'il s'est passé, peut-être plus de 1000 morts, le Premier ministre n'aurait pas été à Pau. - A.-E.Lemoine: Parce qu'il ne considère pas les citoyens de Mayotte comme des citoyens français? - E.Coquerel: La situation, dans n'importe quel endroit en France, il ne lui serait même pas venu à l'idée...
Il a fait beaucoup de lapsus. "Le Premier ministre et le président ne s'éloignent pas en même temps du territoire national", il y a quelque chose aussi dans son inconscient, peut-être, car je crois sur parole qu'il considère que ce qui est arrivé est dramatique, mais qu'il est complètement déconnecté par rapport à la réalité. Aller à Pau pour les municipales, pour parler de non-cumul des mandats, du retour à une France des notables...
Il pense ce qu'il veut, mais c'est déphasé. Sa réponse n'est pas bonne. L'exercice de cet après-midi est raté sur la forme et sur le fond.
Ca a été l'épicentre du problème. Il s'est mis lui-même dans des pièges. Il a aussi répondu en prenant les raisons de la situation: "C'est à cause de la censure." Ce n'était pas son intérêt de dire cela. - P.Cohen: Il a été très applaudi à ce moment-là par son clan, par ses soutiens. - E.Coquerel: Sauf que, pour essayer de s'en sortir, ce qui ne sera pas possible, je pense...
Je pense qu'il ne terminera pas l'hiver. - A.-E.Lemoine: C'est votre objectif? - P.Cohen: C'est un pronostic? - E.Coquerel: J'ai dit dès fin août qu'il ne terminerait pas l'hiver.
Il hérite du même problème. Il se met lui-même dans les pas de monsieur Barnier en évoquant la censure. - A.-E.Lemoine: C'est ce que vous souhaitez à la France?
Autant de Premiers ministres en si peu de temps? - E.Coquerel: Il a été mal à l'aise cet après-midi, mais quel est le problème de fond?
Quand vous êtes Premier ministre d'un gouvernement aussi minoritaire dans l'Assemblée, avec aussi peu de gens qui vous soutiennent, ce n'est pas possible d'être à l'aise. - A.-E.Lemoine: Les seuls qui ont refusé son invitation à discuter avec lui, c'est LFI.
Tous les autres partis politiques ont accepté son invitation à dialoguer. Il a défendu le pluralisme positif. - E.Coquerel: Quand il parle de la censure, il se met dans les pas de monsieur Barnier.
Quand il répond à une question du groupe LR sur sa politique, sa réponse est dans l'épure des politiques menées par monsieur Macron depuis des années. Vous m'avez demandé si je souhaitais la stabilité. Je ne souhaite pas qu'une politique minoritaire et mauvaise s'applique, au prétexte que cela pourrait instaurer une instabilité.
Monsieur Macron a dissous l'Assemblée, il n'a pas respecté le choix des Français. Il mène une politique que les Français ne veulent plus. Monsieur F.Bayrou s'apprête également à faire cela.
Il ne passera donc pas l'hiver. - P.Cohen: Mais est-il souhaitable qu'une politique minoritaire comme celle défendue par le NFP s'applique et s'exerce? - E.Coquerel: Vous pouvez me rétorquer cela, sauf qu'elle est plus majoritaire. - P.Cohen: Vous êtes sûr de cela? - E.Coquerel: Une coalition est arrivée en tête.
Deux sont arrivés derrière. Je vous écoutais parler de l'Assemblée, en disant "elle représente peut-être presque une proportionnelle". Quand vous avez aussi peu de députés qui votent pour vous...
Leurs députés, on les a vus une fois, c'était pour voter contre leur propre budget qu'on avait réussi à modifier. Ils étaient entre 20 et 30. C'est pour ça que je vous dis que c'était tout sauf un socle commun.
Vous ne pouvez pas gouverner et appliquer un programme minoritaire en France avec cette minorité-là. - A.-E.Lemoine: A la moindre occasion, vous déposerez une motion de censure. - E.Coquerel: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Dès son discours de politique générale, en espérant que le RN ou la gauche vous suivront? - E.Coquerel: La solution pour ne pas le faire, c'est de faire un vote de confiance. - A.-E.Lemoine: S'il le soumet au vote de confiance? - E.Coquerel: L'Assemblée pourra voter.
A mon avis, il ne le fera pas, car il sait qu'il est minoritaire. Le groupe GDR-communiste a également dit la même chose. J'ai entendu avec les propos suivants: "A priori une censure de Madame M.Tondelier." Donc je pense qu'on ne sera pas isolés. - P.Cohen: Si, par hypothèse, les socialistes, une partie des élus de gauche s'abstiennent, F.Bayrou peut remporter le vote de confiance? - E.Coquerel: Qu'il le tente, on verra bien.
Ca va être compliqué pour une opposition de s'abstenir. - A.-E.Lemoine: Vous n'avez pas retenu ce qu'a dit F.Bayrou cet après-midi, en répondant aux questions.
Il a rappelé qu'il était un partisan acharné du pluralisme politique, qu'il était possible de débattre et de dialoguer. D'emblée, vous avez refusé les 2. Vous n'avez pas répondu à son invitation à tous les camps de l'Assemblée nationale.
Ca ne servait à rien de développer vos positions? - E.Coquerel: Traditionnellement, on va voir les Premiers ministres quand ils nous demandent de venir.
Mais, là, c'était discuter de coalition ou d'un pacte de non-censure. C'était ça, l'objet. On n'allait pas lui faire perdre du temps.
Nous, on le dit clairement: on n'ira pas non plus trouver des formules qui signifient une cohabitation. Une espèce de soutien sans participation à un gouvernement. - A.-E.Lemoine: Aller dialoguer, c'est soutenir? - E.Coquerel: Ce n'est pas le problème de dialoguer.
Monsieur F.Bayrou n'arrive pas de nulle part. C'est un des piliers du macronisme.
Ses députés font partie de ceux qui ont déposé le plus d'amendements pour ne pas voter l'abrogation de la réforme des retraites. Certains députés, comme J.-P.Mattei, ont taxé les plus riches, mais les autres, ce n'est pas le cas.
La politique va rester celle de la baisse des dépenses publiques, de continuer les politiques de cadeaux fiscaux, etc. - P.Cohen: Il a dit qu'il n'était pas fan des impôts, et que, si le bonheur des Français était indexé sur les impôts, nous serions le pays le plus heureux du monde. - E.Coquerel: Cela voudrait dire de ne pas revenir sur les cadeaux donnés aux ultra riches, qui expliquent nos déficits. - A.-E.Lemoine: Ils devaient être plus taxés dans le projet de loi de finances. - E.Coquerel: Les macronistes étaient tellement réduits qu'ils ne revenaient pas suffisamment sur les 60 milliards de recettes qui nous ont manqué en 2023.
Cela explique largement les déficits. Depuis 2017, la baisse des dépenses publiques est en dessous du PIB. Les recettes ont également baissé considérablement au profit des plus riches, allez voir les statistiques de l'INSEE, les 300 000 personnes les plus riches du pays.
Ca nous coûte des dizaines de milliards. C'est aberrant, mais c'est la réalité. pas à le faire. - E.Tran Nguyen: Vous anticipez la politique de F.Bayrou.
Tout ce que l'on sait, c'est qu'il souhaite revenir sur la question du non-cumul des mandats. Plusieurs lois interdisent d'être député et sénateur maire. - Je suis contre le cumul des mandats.
Lorsqu'on exerce une fonction, on doit l'exercer à plein temps. - Cette obsession pour le cumul des mandats ne peut pas être une priorité pour les Françaises et les Français. La question, aujourd'hui, c'est le pouvoir d'achat, l'accès aux soins, l'hôpital public, l'école... - A voir des responsables politiques qui disent "on pourrait cumuler des mandats", alors qu'il y a des gens qui aimeraient cumuler des salaires et avoir de quoi se nourrir...
Je veux qu'on apporte des réponses aux gens qui souffrent. - E.Tran Nguyen: Que des contres, on imagine comme vous.
F.Bayrou a parlé de la déconnexion des élus avec la société, du manque de confiance que l'on mesure aussi dans les sondages. Quel spectacle donnez-vous aux Français quand vous ne voulez même pas discuter? - E.Coquerel: Vous m'expliquez que quelqu'un qui va superposer un mandat de député...
Moi, ça me prend 80 heures par semaine. Peut-être que j'en fais beaucoup, mais mes collègues aussi sont très pris. Comment va-t-il être maire en même temps?
Expliquer que la personne qui va cumuler ses 2 mandats aura plus de rapport avec la population, c'est une plaisanterie. La France des notables, ce n'est pas bon du tout. On peut être député, au plus près de la population.
Je m'y essaye sans arrêt. Je suis ma circonscription en permanence, tout en étant à l'Assemblée. Etre maire est un des mandats les plus difficiles.
Laisser penser qu'un député doit être maire pour avoir des contacts, c'est le retour des notables politiques et ils s'écartent de la population. A un moment donné, elle vit de la politique. Je ne trouve pas cela.
On ne doit pas vivre de la politique. - P.Cohen: C'est plafonné. - E.Coquerel: Il ne faut pas que l'existence dans la politique l'emporte sur nos idées.
Je suis opposé à ce cumul. Ne pas cumuler les mandats, ça permet aux citoyens d'accéder à des mandats, à plus de citoyens. Je suis pour que de plus en plus de citoyens accèdent à ces mandats. - A.-E.Lemoine: Si F.Bayrou ne finit pas l'hiver, il aura eu le temps de voter un budget, donc on va vivre encore des mois avec le budget 2024 reconduit en 2025, avec la loi spéciale, et donc potentiellement des augmentations d'impôts? - E.Tran Nguyen: Ca rejoint ma question. - E.Coquerel: Je vais répondre sur les 2 choses.
Il vaut mieux attendre de discuter d'un budget que d'avoir un mauvais budget. Il y a des gens qui le font: les Espagnols. Ca fait 3 ans qu'ils ont le même budget. - A.-E.Lemoine: Donc 17 millions de Français qui payent plus d'impôts. - E.Coquerel: J'ai proposé un amendement dans la loi spéciale qui permet d'indexer les impôts sur le revenu, de façon à ce que l'impôt ne change pas de périmètre.
Il n'a pas été reçu, j'ai fait une proposition à C.de Courson. J'ai proposé à F.Bayrou de reprendre toutes les mesures qui ont fait consensus à l'Assemblée et au Sénat, qui ne sont pas des mesures de décaissement, mais de prolongation de crédit d'impôt, et de les faire passer rapidement à l'Assemblée. - A.-E.Lemoine: Quand on dialogue et qu'on propose, on risque d'être entendu. - P.Cohen: Il reste 3 jours. - E.Coquerel: Ca, vous pouvez le voter la semaine du 13 janvier. - P.Cohen: Il reste 3 jours avant la mi-janvier. - E.Coquerel: Il a la balle au rebond, et ça pourrait régler le problème des agriculteurs.
Il est en contact avec moi. Il a dit qu'il reviendrait bientôt vers moi. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous, on a d'autres sujets d'actualité à vous soumettre. - Je suis arrivé au lycée, j'étais en retard.
Je courais. Il y avait un groupe, 5-6 jeunes. Un était par terre, il était sans vie, clairement.
Il ne bougeait plus, il y avait du sang. Tout le monde autour criait, on ne comprenait pas ce qu'il se passait. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un fléau qui gangrène Paris et qui termine en drame.
Il était 8h du matin, à proximité du lycée Rodin, dans le 13e arrondissement. Un jeune homme a été mortellement blessé à la tête. Le concierge d'un bâtiment voisin a tenté de lui sauver la vie, en vain. - Je suis sorti.
J'ai vu une personne allongée au niveau du caniveau. Une infirmière était en train de faire un massage cardiaque. J'ai pris le relais.
Il avait une petite plaie au niveau du flanc gauche qui ne saignait pas. On n'a pas eu besoin de faire de point de compression. On s'est contentés d'un massage cardiaque, en espérant le maintenir.
Les pompiers et le SAMU sont arrivés. Ils n'ont pas réussi à le sauver. - M.Bouhafsi: La plupart des élèves étaient en cours quand l'alarme a sonné, avant d'être regroupés dans le hall de l'établissement.
Les autres l'ont découvert sur les réseaux sociaux, notamment sur Snapchat. D'autres ont été gênés par le gaz lacrymogène utilisé dans cette bagarre. Plusieurs élèves du lycée étaient encore choqués quelques heures après les faits. - Je n'y ai pas cru. - J'ai vu 4 ou 5 personnes autour d'une personne à terre. - C'est encore compliqué pour nous de se rendre compte de ce qu'il vient de se passer. - C'est une mauvaise image pour le lycée. - On a eu beaucoup d'alertes intrusion, pour des élèves qui ont essayé d'entrer armés. - Nos parents ont stressé. - C'est stressant. - Généralement, c'est dans d'autres arrondissements. - Je trouve ça choquant.
C'est hyper traumatisant. Il y a des élèves qui ont vu la scène, et qui sont encore en classe. Ca me choque. - M.Bouhafsi: L'adolescent de 16 ans qui a été tué n'est pas un élève du quartier.
Il serait issu du Val-de-Marne. Depuis l'été, la tension règne. Le nombre de rixes a doublé à Paris entre 2023 et 2024.
Selon le parquet de Paris, celle-ci s'inscrit dans le prolongement de bagarres de rue violentes dans le secteur. C'est la 9e depuis mai. Les habitants oscillent entre dépit et lassitude. - C'est un quartier très calme dans l'ensemble.
Ca fait 50 ans que je suis dans le quartier. - C'est surprenant. - Tous les jours, on apprend quelque chose comme ça. - On n'en vient pas à tuer pour des babioles, même si c'est un peu d'argent dû aux stupéfiants.
Ca devient dramatique. On n'est plus à l'abri de quoi que ce soit, malheureusement. - M.Bouhafsi: L'enfant de la conseillère municipale était scolarisé dans cet établissement.
Il a aussi été victime de harcèlement de bandes qui rôdaient autour du lycée. - Tout se passait très bien, il a démarré sa scolarité au lycée Rodin, jusqu'au jour où j'ai découvert qu'il s'absentait. Il a avoué qu'il se faisait harceler, poursuivre.
Un groupe de jeunes l'attendait tout le temps à la sortie. Et aussi quand il arrivait à l'école. Ils avaient son agenda.
Ils le bousculaient, le frappaient. Ce sont des jeunes qu'il ne connaissait pas du tout. Ils se passent des messages par les réseaux sociaux.
Ils décident de se retrouver à un point pour faire des conneries qui conduisent à la mort. - M.Bouhafsi: La Ville de Paris a lancé un grand plan de prévention contre ces rixes auprès des collégiens et des lycéens.
Les chiffres de la préfecture de police explosent: le nombre de blessés et de tués a bondi de 25 % et 33 % en un an pour un nombre de faits quasiment stables. Alors qu'avant les bagarres de rue se faisaient à coups de poing. Aujourd'hui, les jeunes sont armés. - On a eu du mal à récupérer l'identité du jeune.
On ne sait pas s'il était là, s'il était dans une bande, ou si c'était un dommage collatéral. - M.Bouhafsi: Il est encore trop tôt pour affirmer si la personne interpellée a été impliquée dans la mort de cet adolescent. - E.Coquerel: En 2024, deux jeunes ont été tués comme ça.
Un tout jeune d'un coup de couteau, et un autre à la sortie d'un lycée. Il n'était pas né dans le bon quartier. C'est plus violent, les plus jeunes.
Il y a la question de l'autorité, mais aussi de la présence dans les quartiers. Pour régler ces situations, il faut réfléchir à tout ce qui est encadrement psychologique. M.Barnier avait annoncé que ça devait être la grande cause de l'année.
Il a raison. Il y a trop peu d'encadrement dans les lycées. En Seine-Saint-Denis, c'est ridicule, comme le nombre de psychologues dans les établissements.
Les éducateurs diminuent à cause des politiques d'austérité. Il faut plus de présence à ce niveau-là de manière évidente. 3e axe: tout ce qui permet un encadrement scolaire plus important.
Je n'ai pas d'autres réponses à vous donner. Tout passe par des adultes référents qui ne soient pas seulement des policiers. Ils sont évidemment nécessaires, mais une police de proximité serait de bon aloi.
Ils doivent intervenir le plus tôt possible. Un môme de 12 ans qui plante un autre môme avec un couteau de 20 cm, comme dans le 11e arrondissement, c'est que quelque chose ne va pas. Il faut réagir sur ces dérèglements de plus en plus tôt.
Malheureusement, ça se dégrade. - P.Lescure: Une enquête a été ouverte à la suite de dégradations commises dans la résidence secondaire de J.-L.Mélenchon, dans le Loiret.
Les auteurs des faits se sont introduits dans sa propriété, en découpant une partie du grillage. Ils sont entrés par effraction dans sa maison. Une fois de plus, on voit le domicile d'un élu politique attaqué violemment. - E.Coquerel: Ca m'est arrivé aussi, des dégradations, il n'y a pas très longtemps.
Il faut que certains responsables politiques qui utilisent des mots très durs, voire calomniateurs, se disent que d'autres gens les prolongent en armes ou en actes violents. Il faut réfléchir à cela. - M.Bouhafsi: La tête d'O.Dussopt a été mise sur un ballon.
Il a été menacé de mort. - E.Coquerel: On a aussi des actes de violence physique. - P.Lescure: C'est une violence psychologique. - E.Coquerel: Aussitôt qu'il y a un député, par exemple du camp macroniste, qui a un problème de solidarité...
Plusieurs députés ont eu leurs permanences murées - A.-E.Lemoine: Parce qu'ils avaient voté la censure. - E.Coquerel: Donc c'est normal... - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas ce que j'ai dit. - E.Coquerel: J.-L.Mélenchon, à certains moments, il y a eu tout un attentat qui a été préparé contre lui, et monsieur Castanet, avec des gens qui imaginaient le tuer.
On est plusieurs à avoir subi des menaces de mort régulières. Si l'idée est de se dire que les Insoumis, dans l'Hémicycle, de manière symbolique...
On est loin d'être les pires, mais on nous regarde, nous, en général. Si vous dites cela, je ne vais pas vous suivre. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas le cas. - M.Bouhafsi: Vous avez vous-même mis en garde contre la violence des paroles politiques. - E.Coquerel: Certains nous traitent d'islamo-gauchistes, d'antisémites, d'alliés des terroristes.
Chacun a ses responsabilités. - A.-E.Lemoine: C'est l'histoire d'une prouesse médicale.
M.Aribaud a pu à nouveau rire, parler, manger. Elle est atteinte d'un cancer de la cavité buccale.
Elle a subi l'ablation d'un tiers de la langue, cet organe indispensable, mais que l'équipe du CHU de Toulouse a reconstitué, en prélevant un morceau de son avant-bras. - Ce sont des interventions lourdes. Ca peut durer plus de 10 heures.
Deux équipes chirurgicales travaillent en même temps. Il faut faire attention à plein de choses. Il faut que l'équipe qui enlève le cancer fasse attention à conserver les vaisseaux pour que l'autre puisse se brancher dessus.
C'est une coordination de l'ensemble de l'équipe qui prend en charge le patient. Il y a des lambeaux plus fragiles que d'autres. Sur le lambeau qu'elle a eu, le risque est faible.
Les vaisseaux sont de bonne qualité. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Vous êtes venue pour "Langue étrangère", un récit que vous avez auto-édité et qui raconte votre parcours médical. Vous avez pris la plume, car vous avez eu peur d'être privée de la parole, vous qui avez toujours eu la langue sacrément pendue. - M.Aribaud: Oui.
Je parle beaucoup. C'était la première peur que j'ai eue. Je me suis dit: "Si je n'arrive pas à reparler comme avant, comment vais-je faire dans mon métier?" Je suis commerciale.
Et dans la vie, c'est utile. - A.-E.Lemoine: Pour rire, pour parler, pour manger...
Vous vous êtes dit: "Tout sauf la langue!" - M.Aribaud: Je ne savais pas qu'on pouvait avoir un cancer de la langue.
Je pensais au sein. Je me demandais pourquoi la vie ne m'avait pas pris un sein. C'est nul, comme réflexion, mais avec un cancer à la langue, je me suis demandé ce que la vie voulait me dire.
Je parle beaucoup, je suis speed. Parler, c'est constitutif de ma vie. Veut-elle me mettre à l'arrêt?
L'écriture, on n'a pas le choix. On se dit que c'est ça qui va nous maintenir en vie. - A.-E.Lemoine: Vous aviez hâte de subir l'opération extraordinaire qui vous a permis de recevoir cette langue pas si étrangère que ça.
C'est un bout de vous qui vous sert aujourd'hui de langue. - M.Aribaud: C'est un bout de mon avant-bras qui a servi à reconstruire le bout de ma langue qui a été enlevé. - A.-E.Lemoine: Et que vous montrez fièrement. - M.Aribaud: Je l'adore.
C'est ma morsure de requin et j'en suis fière. D'un point de vue médical, c'est une réussite. Au début, je la trouvais moche. d'entendre.
Elle venait de réaliser une première mondiale en reconstruisant intégralement un nez, celui d'une de ses patientes, en imprimant en 3D des biomatériaux. Vous l'appelez "My Queen". - M.Aribaud: La vie m'envoyait un truc tout pourri, et à côté, elle m'a envoyé une reine.
J'étais sûre que ça allait fonctionner. Je n'en ai jamais douté. - A.-E.Lemoine: Pourtant, le résultat n'était pas garanti.
Mais il a fallu réapprendre à tout faire. Souvent vous dites, même si aujourd'hui, vous êtes rétablie, que parfois, votre langue se rebelle. - M.Aribaud: Elle est un peu reloue.
Il y a plein de choses qu'elle n'aime pas. Elle n'aime pas le trop sucré, le trop salé, le kiwi, le pamplemousse...
Mais j'ai décidé que c'est moi qui décide. Ce n'est pas grave si parfois, elle se rebelle un peu. - A.-E.Lemoine: Vous lui parlez, c'est votre meilleure amie.
Que lui dites-vous? - M.Aribaud: Je lui dis: "On va manger du kiwi, tu ne vas pas aimer, mais ça ira." Je suis reconnaissante.
Elle me permet de parler à nouveau. Parfois, c'est un peu plus complexe. Le soir, je suis épuisée.
Ca me demande beaucoup plus d'effort de parler convenablement. Mais c'est magique. Je parle avec une langue en 2 morceaux. - A.-E.Lemoine: L'objectif de cet ouvrage est de rappeler l'importance de la prévention.
Vous avez perdu du temps en pensant que vos douleurs et les points blancs qui apparaissaient sur les côtés de votre langue étaient les symptômes d'une angine. Vous pensiez que c'étaient des aphtes. Un médecin vous prescrit des bains de bouche.
Sauf que la douleur était devenue insoutenable. - M.Aribaud: A la fin, j'avais mal.
Je voyais ma tumeur en tirant la langue. Je voyais les points blancs qui tapissaient le côté droit de ma langue. J'ai vu mon dentiste pour un détartrage.
Il m'a dit: "Ce n'est pas très joli. Ce ne sont pas des aphtes." Et là, ça s'enchaîne, biopsie...
Et on comprend. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que vous appelez à être très vigilant.
Si le cancer avait été décelé plus tôt, les conséquences auraient été moindres. Il ne faut pas laisser le moindre symptôme? - M.Aribaud: Il faut être très vigilant, comme partout dans le corps, mais un symptôme qui dure longtemps, ce n'est pas très normal.
Dans le cas des cancers ORL, les aphtes, la gorge qui gonfle, les ganglions qui gonflent...
Ce n'est pas quelque chose de normal. Il faut le surveiller. Je m'en veux de m'être dit: "Des aphtes, ça doit passer au bout de 10 jours." - E.Tran Nguyen: En France, il y a 16 000 cas de cancers ORL recensés chaque année.
Les cancers de la cavité buccale sont de plus en plus nombreux, notamment chez les femmes, y compris chez celles qui ne fument pas et ne boivent pas. Voici une explication de la professeure qui vous a suivie. - On a montré qu'il y avait une augmentation de plus de 72 % du nombre de cas entre les années 1990 et 2018 chez les femmes de plus de 70 ans.
Pour l'instant, on ne sait pas exactement ce qui cause cette augmentation du nombre de cas. C'est ce qu'on voit dans notre pratique quotidienne. Des patients en facteur de risque ont des cancers de la bouche, des gencives, de la langue.
Ils ne fument pas et ne boivent pas. Parfois, c'est ça qui fait que certains professionnels de santé ne pensent pas d'emblée au cancer ORL. Il n'y a pas ces facteurs de risque. - E.Tran Nguyen: Plus 72 % du nombre de cas.
Vous êtes dans ces cas-là, un peu mystérieux. Vous avez arrêté de fumer il y a 10 ans. - M.Aribaud: Oui.
Je ne suis pas alcoolique, je ne suis pas très vieille. A priori, je fais partie de cette catégorie de la population qui est touchée, alors que j'ai une hygiène de vie plutôt bonne. - E.Tran Nguyen: C'est un peu la loterie. - A.-E.Lemoine: Merci, M.Aribaud. "Langue étrangère" est disponible.
Vous l'avez auto-édité. On remercie la chargée de la communication de France-Musique, qui est une compagne. - M.Aribaud: Elle a eu la même chose que moi en même temps que moi.
Elle porte ce livre et je l'embrasse fort. C'est grâce à elle que je suis là aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Elle est en coulisse.
Elle est contente de pouvoir embrasser et rouler des pelles à nouveau. - M.Aribaud: La parole, le goût et le baiser. - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est l'heure du Cinq sur cinq. La détresse des habitants de Mayotte. - L.Sénéchal: Vous allez voir une maman et ses 2 enfants.
La maman essaye de replacer la porte de sa maison. Ils sont tous les 3 au milieu d'une montagne de gravats, une colline entière qui est détruite. Ce sont les images du 13h de France 2. 100 000 Mahorais vivaient dans des maisons de tôle avant le passage du cyclone Chido.
Tout a été rasé. Des quartiers entiers rayés de la carte. Certains sinistrés sont déjà en train de reconstruire des habitats précaires.
Ils n'ont pas d'autres solutions car ils n'ont pas d'autre endroit où aller. Ils manquent d'eau, de lait pour bébé, de nourriture. Certains entrepôts ont été pillés.
Les supermarchés accueillent des clients au compte-gouttes. - Là, j'ai 2 heures de file pour entrer dans le magasin dans le noir, pour trouver des conserves, de la sauce tomate, des pâtes, des biscuits...
Ca se vide hyper vite. - L.Sénéchal: Attente interminable, rationnement aussi dans l'une des deux seules stations essence de l'archipel qui sont encore en fonctionnement.
Tout à l'heure, les esprits se sont échauffés. Les policiers et les forces de l'ordre ont dû intervenir. - Vous êtes là depuis longtemps? - Depuis hier soir.
On patiente en attendant que ce soit ouvert. - On a des enfants, des familles, on les laisse à la maison. On a besoin de carburant pour aller chercher à manger pour nos enfants. - L.Sénéchal: Les renforts ont commencé à arriver. 25 patients ont été pris en charge à La Réunion. 23 soignants ont fait le chemin inverse depuis La Réunion vers Mayotte pour prêter main-forte aux soignants mahorais débordés.
Et 2500 blessés, le bilan est provisoire. 40 sont en urgence absolue. La Croix-Rouge craint que 200 de ses membres ne soient portés disparus.
Le bilan sera lourd, sans doute des centaines de victimes. La solidarité vient de partout, même de communes qui votent les unes après les autres des subventions du urgence. La mairie de Paris, 250 000 euros.
La mairie de Pau, 25 000 euros. Rouen, 15 000 euros. Et une ville dans le Finistère de 6000 habitants... - Nous allons libérer ce soir en conseil municipal, 6500 euros.
La France est une République une et indivisible. Chacun des territoires doit pouvoir compter sur la solidarité des autres collectivités. - L.Sénéchal: France Télévisions se mobilise pour Mayotte.
Soirée exceptionnelle de soutien, de solidarité au profit de la Fondation de France, avec M.Lavoine, N.Leroy notamment.
Ce sera en direct sur France 2 à 20h50. - A.-E.Lemoine: Paul Watson est libre. - L.Sénéchal: Il était détenu depuis le 21 juillet au Groenland, territoire sous autorité du Danemark.
Le Danemark renonce à extrader P.Watson vers le Japon. Il a passé 5 mois en prison.
Il est libre et compte faire de son emprisonnement une victoire politique. ... - L.Sénéchal: P.Watson était défendu par des personnalités du monde entier.
B.Bardot a écrit: "C'est un cadeau de Noël." Elle s'était reconvertie dans la protection animale.
Elle était partie sauver les bébés phoques avec P.Watson. "Quel soulagement.
Je salue la libération de P.Watson après 149 jours de détention au Danemark. Bon retour à lui." Ces mots viennent de la ministre française de la Transition écologique. - E.Coquerel: On était à un rassemblement à Paris, il y a peu de temps.
Cette histoire est absolument incroyable. - A.-E.Lemoine: L'Ukraine élimine un très haut chef militaire russe. - L.Sénéchal: C'est le commandant des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique.
Il a été tué dans un attentat, ce matin. En sortant d'un immeuble résidentiel au sud-est de Moscou. Un attentat à la trottinette piégée revendiqué par les services secrets ukrainiens.
La bombe était dissimulée dans une trottinette qui avait été laissée devant l'immeuble. Il était notamment en charge de la défense contre les armes nucléaires. Il est surtout accusé d'avoir utilisé des armes chimiques en Ukraine, notamment accusé par le Royaume-Uni qui l'avait sanctionné pour ça.
L'Ukraine a lancé une véritable campagne d'assassinat. La semaine dernière, un directeur de prison du Donbass occupé a été victime d'une explosion dans sa voiture. 3 jours plus tard, un des principaux artisans du programme de modernisation des missiles et drones russes a été assassiné par balle près de Moscou.
La Russie a lancé une contre-offensive pour reprendre son territoire occupé par l'Ukraine, dans la région de Koursk. Les Nord-Coréens sont en 1re ligne. Ils apparaissent sur des vidéos mises en ligne par les soldats russes. ... - L.Sénéchal: Les Nord-Coréens ne veulent pas être reconnus.
Il y en a qu'on voit via les images de drones ukrainiens. L'Ukraine affirme que plusieurs milliers de ses soldats nord-coréens sont en train de participer à l'assaut russe, contre-offensive qui a déjà fait 2 victimes. 30 Nord-Coréens blessés ou tués selon l'Ukraine.
D.Trump s'installe le mois prochain à la Maison-Blanche. Il menaçait déjà de revenir sur le feu vert de J.Biden.
La Pologne se prépare - L.Sénéchal: La Pologne se prépare à tout, notamment en familiarisant les collégiens et lycéens au maniement des armes Les enfants manipulent et tirent avec ces hommes. ... - L.Sénéchal: On a un cas un peu extrême avec la Pologne, voisine directe de la Russie.
Faut-il continuer à aider l'Ukraine? Faudra-t-il continuer encore plus avec l'arrivée de D.Trump au pouvoir aux Etats-Unis? - E.Coquerel: Continuer à aider l'Ukraine à se défendre, oui. - L.Sénéchal: En envoyant des armes? - E.Coquerel: Il y a deux écoles dans ce conflit.
On ne peut pas courir le risque que ça devienne un conflit généralisé mettant en prise des puissances nucléaires. Ce n'était pas une bonne chose que des armes américaines servent à aller frapper le sol russe pour les raisons que j'explique. Je pense que personne n'a intérêt à une escalade encore plus grande, y compris les Ukrainiens.
Deuxièmement, il faut toujours essayer de créer les conditions. C'est comme ça que ça se terminera. V.Zelensky a appuyé, il y a peu de temps, cette volonté diplomatique.
Ce n'est pas vrai de dire que la Russie sera défaite. Si on se met à ce niveau-là, il faut faire en sorte que l'Ukraine ne le soit pas et imposer le fait qu'il y ait une négociation par ordre diplomatique. Je ne vois pas d'autres solutions.
Ce n'est pas un conflit généralisé qui le serait. - A.-E.Lemoine: La 1re étude de D.Raoult sur l'hydroxychloroquine a été invalidée. - L.Sénéchal: C'est l'étude fondatrice publiée par D.Raoult dans une revue scientifique.
C'est une revue qui revient aujourd'hui sur ses conclusions. Cette étude a été faite avec le non-respect de multiples règles, la manipulation et l'interprétation problématique des résultats. Le magazine retire cette étude et le fait qu'elle a été validée.
Ca arrive un peu tard. - P.Cohen: C'est un immense gâchis qui a fait des morts.
C'est un remède qui a fait des morts. L'hydroxychloroquine a tué. Ca aurait pu s'arrêter il y a 4 ans, si on avait écouté les scientifiques sérieux qui disaient dès le début qu'il y avait manipulation des résultats.
D.Raoult a réussi à hypnotiser des politiques, des animateurs télé, une partie des Français dans la désinformation dans une sorte de folie antisystème et complotiste. J.-L.Mélenchon: "D.Raoult est trop peu aimé pour ne pas susciter un intérêt." - E.Coquerel: A l'époque, beaucoup de gens s'interrogeaient sur la manière dont était gérée l'épidémie.
Les propos de D.Raoult ont pu sembler sonner des alarmes. Chacun a pu constater ce qui s'est passé.
Je ne crois pas que nous ayons soutenu les traitements qu'il indiquait. Vous pouvez en témoigner. - A.-E.Lemoine: Il y a une grosse responsabilité de cette revue scientifique. - P.Cohen: La revue n'a décidé de rien. - A.-E.Lemoine: L'éditeur a pris une grosse responsabilité.
Il a donné une légitimité scientifique à cette étude qui est non validée, 4 ans et demi plus tard. Merci, E.Coquerel.
Merci, M.Aribaud. "Langue étrangère", votre livre.