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interview28 minutes - ARTE· 18 août 2025 46 min

Médocs : l’époque débloque / L’Europe peut-elle sauver l’Ukraine ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonsoir. Très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle semaine d'été, le cocktail 28 minutes bruiss dans les vers. Venez donc vous désaltérer et regardez un peu qui vous accueille la belle équipe de 28 minutes.

Bien le bonsoir chers amis. Et l'actualité du jour, c'est bien sûr la rencontre entre Donald Trump et Volodimir Zelins qui a la Maison Blanche qui a commencé et bien il y a un peu plus d'une heure avec ces mots du président ukrainien. Thank you very much.

Alors Volodimir Zinski n'est pas seul à Washington puisque se leaders européens sont sur place pour l'épauler. Mais que faut-il attendre de cette journée diplomatique à la Maison Blanche ? Donald Trump est-il prêt à céder à Vladimir Poutine ou les Européens peuvent-ils le convaincre de continuer à soutenir Kief ?

Nous en débattrons. En fin d'émission, nous retrouverons ceux qui ont tout donné durant le pont du 15 août. Jocari, plage, caro, épuisant et attendez chronique bien sûr.

Bonsoir Quentin Darmond Margerie Adelson. Alors au programme ce soir Quentin et bien hier symbole du sexisme aujourd'hui icône féministe. C'est le grand paradoxe de Barbie.

La célèbre poupée est au cœur d'une nouvelle polémique en France depuis quelques jours entre succès, critique et censure. Je vous raconte son histoire en fin d'émission. Et vous Marjis, on verra que la Floride fait face à une invasion de Python.

Pour réduire leur nombre, elle a décidé euh de mettre en place une méthode, un projet controversé, la chasse annuelle au Python justement. Et ben on vous retrouve en fin d'émission. C'est une phrase qu'on a tous prononcé hein, en ouvrant notre armoire à pharmacie.

Mais à quoi il sert déjà ce médicament ? Nos logies débordent de pilules, sirop et géules. Presque une vraie passion française.

Malgré certains scandales, les médoc restent au cœur de nos vies. Une relation avec laquelle bon on a du mal à prendre de à distance. Pharmacopholie.

Tel est le titre du livre d'Hervé Javelot pour décrire ce phénomène et on en parle tout de suite dans 28 minutes. [Musique] Bonsoir Herv Javelot. Bonsoir.

Alors vous êtes pharmacien docteur en neurosciences. Votre livre Pharmacopolie médicaments et société est publié chez Huma Science. Je vous présente l'équipe de 28 minutes.

Bonsoir Hélène Roussell. Bonsoir Jean-Mthieu. Bonsoir Triou.

Bonsoir. Alors Hervé Javelot, vous dites dans ce livre qui est le médicament et bien c'est un peu comme la musique finalement. Il y a des modes même pour le médicament et on pense à au psychédélique parle qui reviennent à la mode comme par exle LSD.

On parle même des vertus du LSD aujourd'hui pourquoi ça ? Oui, les psychadéliques qui caractérisent un petit peu ces effets de mode. C'est-à-dire qu'en fait ils sont arrivés en fait de dans la deuxième moitié du du 20e siècle.

Bon, il y a eu des découvertes qui ont qui se sont échelonnées sur sur quelques décennies, mais malgré tout, c'est vrai qu'à un moment donné, ça a été des substances qui ont fasciné. Elles ont été associées au milieu récréatif et puis elles sont tombées dans l'oubli aussi parce qu'on a favorisé un peu cela. C'est-à-dire qu'en fait, elles ont tellement été associées finalement au milieu récréatif qu'on en a fait des drogues finalement, des des substances, on pourrait dire indésirables et on les a chassé un petit peu de nos pharmacopé.

Et puis là depuis quelques années, on pourrait dire pratiquement 15 ans maintenant, elles reviennent sur le devant de la scène comme des stratégies médicamenteuses potentiellement désirable. Et ben on va parler de tout ça dans un instant, mais sachez-le avant ça Hervé Javel, vous avez le profil idéal pour être l'invité de cette émission et vous y figurez-vous et pour nous expliquer justement quelle relation on a avec nos médicaments et on voit ça tout de suite avec Olivier Boucreux. [Musique] Hervé Javelot, vous êtes docteur en pharmacie et psychopharmacologue.

Avec pharmacopholie, vous racontez les 1000 et une vies du médicament. Pour nous délivrer une bonne dose d'esprit critique sans ordonnance, vous avez le profil idéal. Comme vous savez, le QT, c'est ce qu'on retrouve sur notre ECG.

Le CG, on va voir nos différentes zones PQRST et donc on a notre intervalle QT qui nous intéresse particulièrement. Formé à Nancy à ce langage étrange pour nous, Novis, passé ensuite par l'incerme et l'hôpital, vous savez aussi vulgariser la pharmacologie et délivrer ses secrets. Vous rappelez dans votre livre la très longue histoire du médicament présent dès qu'il y a civilisation et ces symboles comme le serpent d'ascleios capable de guérir ou d'empoisonner.

Des camomilles mâchées par l'homme de Néandertal au psychobiotique exploré aujourd'hui vous montrer que le médicament accompagne l'humanité depuis ses origines. Vous racontez ses découvertes heureuses tel l'iproniazide devenu par hasard le premier antidépresseur et ses naufrages comme celui du médiator. Un médicament dangereux.

Au moins 500 personnes ont succombé à ces effets indésirables. C'est ce que les autorités sanitaires ont confirmé aujourd'hui. Vous déroulez un récit où l'âge d'or du médicament, ces décennies d'après-guerre où tout semblait possible, annonce la surconsommation occidentale ou la tentation transhumaniste.

Vous critiquez aussi les priorités mondiales, cherchez à rendre mieux ceux qui vont déjà bien plutôt que de lutter d'abord contre le sida ou le paludisme. Vous alertez aussi sur les influenceurs de TikTok, ces prescripteurs autoproclamés. Dernièrement, j'étais vraiment congestionnée, donc j'ai décidé d'essayer le truc de mettre des gousses d'ail dans mes narines.

Capable de donner des conseils médicaux sans aucune qualification, vous plaidez pour une ère de déprescription ? Acceptez qu'un rendez-vous médical se conclut par des conseils, une écoute, un temps partagé plutôt qu'une ordonnance. Car pour vous, le médicament ne soigne pas seulement un symptôme, il dialogue aussi avec nos peurs les plus profondes.

C'est un objet symbolique de nos angoisses de mort et à travers lui le rêve de repousser la faim, même si c'est très utopique. Voilà, Hervé Javelot. Alors dans votre livre Pharmacopholie médicament société, on apprend une chose, c'est que et bien le médicament n'est pas le propre de l'homme.

Il paraît que vous le dites que le chimpanzé est un très bon pharmacien. Oui, en fait alors c'est pas que le chimpanz en fait c'est en réalité c'est le monde animal dans son ensemble en fait qui a recours à des stratégies médicamenteuses. Les chimpanzés pour pour revenir à eux effectivement on s'en rend compte.

C'est-à-dire qu'ils ont par exemple à la saison des pluies qui sont des saisons qui vont les exposer par exemple à des infections parasitaires, on se rend compte qu'ils vont avoir recours à des stratégie dont on se rend compte en les étudiant secondairement quelles sont les stratégies médicamenteuses. H vous on peut difficilement parler du médicament sans parler de scandale. Vous en rappelez quelques-uns dans votre livre les années 50 60 avec ces enfants talidomes, ces enfants FOC, les enfants aussi dis-yben.

Est-ce que vous pouvez nous nous rappeler en quelques mots, nous raconter un peu en quelques mots qui étaient ces enfants ? Alors pour revenir sur ces deux scandales, en fait le talidom donc c'est un médicament qui est utilisé au départ dans des indications qui sont banales he pour juste resituer. Vous aviez par exemple le contergan qui était simplement un médicament pour lutter contre les insomnies.

Et puis ce qui se produit quelquefois c'est qu'il y a un dépassement d'utilisation. on va l'utiliser, des médecins vont l'expérimenter finalement pour lutter contre les nausées que peuvent connaître les femmes enceintes. Et en fait, c'est secondairement qu'on va se rendre compte de ces terrible incidence, c'est-à-dire en fait des effets ce qu'on va appeler les faucomélies ou les amélies, c'est-à-dire en fait des enfants qui vont naître sans membres ou avec des membres tronqués.

Et puis dans le cas du diété sterrol, là c'est le ce qu'on a appelé le scandale du hein, de l'acronyme. Et bien là, c'était quelque chose finalement qui était dramatique aussi sur plusieurs générations. C'est-à-dire qu'en fait ce médicament, il était utilisé pour lutter contre les fausses couches.

On pensait qu'elles étaient essentiellement d'origine hormonale et en fait ce traitement c'est un estrogène de synthèse et en fait on l'a utilisé pour lutter donc contre ces contextes là. Et c'est secondairement qu'on s'est rendu compte que non pas les patientes étaient directement concernées, elles avaient pas d'augmentation par exemple de cancer, mais que c'était les filles puis les petites filles, mais aussi les les garçons puis les petits garçons, enfin les petits enfants en fait. Donc une génération puis deux générations qui avaient des conséquences en terme de malformation et en terme de cancer.

On a évoqué à l'instant les effets de mode, mais il y a aussi des bestseller comme l'ospic, ce médicament pour pour maigrir. Est-ce qu'il y a pas aussi des risques d'excès dans nos consommations ? Si en fait c'est toujours ça, c'est-à-dire que quand il y a on va dire une focalisation sur une nouveauté, il y a toujours en creux cette inquiétude de se dire finalement est-ce qu'on va pas aller vers une dérive ?

Et typiquement l'Ousanque peut incarner cela aussi même si pour l'instant encore une fois on va dire les signaux sont ouverts puisqu'en fait on a affaire à une une molécule qui est avantageuse, elle fait perdre du poids, elle permet de lutter contre le fléo de l'obésité notamment aux États-Unis mais ce qui inquiète toujours, c'est de voir quand il y a un espèce de dépassement du cadre initial. C'est-à-dire que on a des médicaments qui sont fléchés vers une indication, par exemple l'obésité, mais on voit que subitement bah il y a des démultiplications et aujourd'hui on a une particularité, c'est les réseaux sociaux qui peuvent amplifier les choses. Et l'osampique par exemple est un très bon exemple he on se souvient d'Elon Musk qui avait posé en père Noël et qui disait qu'il était un père Noël souspique.

Donc on voit que quand on a des personnalités comme ça qui rela sur les réseaux, bien sûr ça peut donner des idées à beaucoup de gens. Le drame là-dedans, c'est d'avoir des gens qui n'ont pas d'obésité, pas de diabète et qui en viennent à l'utiliser juste pour perdre un peu tout. Voilà, à propos des réseaux sociaux, vous parlez de prescription TikTok he même c'est ce que vous utilisez dans dans votre livre.

Alors, il y a une expression qui s'est répandue alors dans les milio complotistes, mais bah pas que chez un peu aussi monsieur tout le monde, c'est l'expression big pharma. Vous la connaissez bien cette expression comme quoi finalement et bien un lobby de pharmaciens et de médecine et de laboratoires dirigeraient des pays. Qu'est-ce que vous en pensez de cette expression ?

Est-ce qu'il y a une part de vrai dans cette expression ? Ben c'est malheureusement on pourrait dire c'est tout le drame à chaque fois des penchants complotistes, c'est que ils sont bien sûr dans leurs démesures injustifiées et en même temps ils se nourrissent de réalité. La réalité de Big Pharma, si on veut caricaturer les choses, c'est vrai que le poids de l'industrie pharmaceutique est très conséquent, que les médications qu'il proposent envahissent finalement nos quotidiens et nos vies.

Donc c'est-à-dire qu'il y a toujours une nécessité face à cette représentation d'un monde industriel puissant, notamment par ces aspects financiers, d'avoir des systèmes, on va dire d'organisation étatique, des représentants comme par exemple notre agence du médicament, la NSM, qui puisse veiller en toute circonstan à ce qui est pas de de dévoiement de on va dire de de dépassement de fonction et que chacun reste à sa place. Alors, en ce moment, on en parle beaucoup euh des médicaments. On va voir avec vous Natacha qu'on est dans un contexte où le gouvernement et bien cherche à faire euh des économies, à freiner les dépenses de l'assurance maladie et les médicaments vont être impactés.

Oui, on l'a vu déjà ce weekend avec une grève massive des pharmaciens. On pouvait lire sur les deventures. Votre pharmacie ferme un jour pour ne pas fermer pour toujours. 90 % des officines françaises ont baissé leur rideau.

Ce samedi. Elle dénonce la hausse du prix d'achat des médicaments génériques qui constituent un pilier de leur modèle économique. Et puis du côté des patients, les médicaments risquent également d'être moins bien remboursés avec notamment l'augmentation de la franchise annuelle.

C'estd qu'aujourd'hui quand on achète une boîte, on met 1 € de notre poche. Euh bon, avec un plafond qui ne peut pas dépasser 50 € par an, le gouvernement envisage de doubler ces deux sommes. Selon la ministre Catherine Nouveau Votrein, cette mesure est censée responsabiliser les patients en rendant ainsi visible le coût de la santé.

Du côté des hôpitaux aussi hein, ils sont aussi appelés à faire des économies en optimisant par exemple leur achat de médicaments. Alors vous Hervé Herv Javelot qui êtes pour la déprescription, qu'est-ce que vous pensez de ce plan d'économie ? Comment vous regardez ça ?

Bah avec beaucoup d'inquiétude. C'est-à-dire que ce qu'on voit par rapport à ça, c'est la menace concrète. He, je voudrais pas parler à la place de mes collègues officinaux où moi je suis pharmacien hospitalier.

Mais malgré tout la menace de ce tissu économique que portent les pharmacies d'officine dans un contexte, il faut quand même le rappeler, où on a des déserts médicaux, c'est potentiellement l'appauvrissement de tout le tissu sanitaire au niveau national, les pharmacies, les médecins. Et quand on appauvrit, on va dire, respectivement ces deux domaines là, soit par des carences de personnels qui peuvent effectuer leur tâches dans le quotidien, soit parce que des pharmaci d'officine ne peuvent plus survivre, c'est bien sûr la santé dans son ensemble des Français qui risquent d'empattir. On on a cette sensation quand on lit votre livre quand même qui frappe beaucoup, c'est vous parlez du placebo et on apprend quand même que parfois le placebo bah ça marche.

Oui, c'est ce qui est toujours très étonnant. Oui, c'est assez étonnant et quand même le placebo. Donc un médicament qui n'en est pas un, c'est-à-dire qu'on fait croire au patient qu'on lui donne le médicament, en fait, c'est autre chose, c'est rien du tout.

Et et pour autant, il va il va certains vont guérir. Exactement. Alors, en fait, le placebo, il est on pourrait dire doublement magique.

Le premier axe par lequel il est magique, c'est qu'effectivement quand on le donne à l'insue du patient, le patient ne sait pas qu'il reçoit une substance qui est inactive et ça peut lui être profitable. Vous aviez des anciennes données des années 50 de 1955 qui avaient montré qu'en gros on pourrait avoir 35 % d'effets placebo. Donc c'est-à-dire 1/3 des effets qui pourrait être attribué au placebo, ce qui est déjà extrêmement conséquent.

Mais ce dont on se rend compte par des expérimentations plus récentes, c'est qu'en réalité le placeébo peut fonctionner aussi en ouvert. C'est-à-dire que quand on dit à la personne vous recevez un placebo, vous recevez une substance inerte, cela fonctionne mieux que de ne rien donner du tout. Autrement dit, notre cerveau va se mentir en étant consentant.

D'accord ? Et alors donc aujourd'hui on peut le dire au quand on un pharmacien nous dit toujours voilà j'ai le générique, j'ai pas celui qu'on vous a prescrit, c'est toujours ça, il est obligé de le dire ou pas ? Bah disons qu'il y a un principe d'honnêteté qui veut qu'on annonce, qu'on explique effectivement les choses.

Maintenant c'est vrai queil faut toujours se questionner sur vous savez qu'il y a l'effet miroir l'effet contraire de l'effet placebo qui est l'effet noébo. C'est-à-dire en fait c'est neutre mais ça peut conduire à des effets délétaire malgré tout et associé à ce qu'on appelle le placeébo. Il y a l'effet placeébo.

Donc on peut avoir l'effet noébo aussi. Autrement dit, quand on insiste trop en me disant c'est un médicament générique, c'est une copie, potentiellement il coûte moins cher, on ne sait jamais si cette démarche-là ne va pas ancrer dans l'imaginaire de la personne, ce qui pourrait être les germes d'un effet noébo, donc de quelque chose de contre-productif. Bien voilà pourquoi c'est passionnant de s'intéresser aussi au médicaments.

Merci beaucoup Hervé Javelot, pharmacopholie, médicaments et société chez publié pardon chez Humanissance. Merci beaucoup d'être passé ce soir par 28 minutes. Allez, passons à notre débat. second round après leur rencontre du mois de février à la Maison Blanche qui avait tourné à la dispute entre Volodimir Zelinski et Donald Trump, les deux présidents se retrouvent aujourd'hui au même endroit.

Sepad européens dont le président français et le chancelier allemand accompagnent le chef d'état ukrainien à Washington. Mais pour quel résultat pourront-ils faire infléchir un Donald Trump de plus en plus séduit par une paix immédiate favorable à la Russie ? L'Europe peut-elle sauver l'Ukraine d'un destin tragique ?

Nous en débattons juste après la mise au point d'Amira Silem. [Musique] Ces deux là ne s'étaient pas vu depuis 6 mois. Retrouvaille Trump Zelenski à la Maison Blanche aujourd'hui.

Il faut mettre fin à cette guerre et stopper la Russie. Nous avons besoin d'être soutenu par les Américains comme par nos partenaires européens. Sermoné vertement devant les caméras en février dernier, le président ukrainien n'est pas venu seul cette fois-ci.

Le français Emmanuel Macron, l'allemand Frédéric Mertz, le britannique Kharmer, l'italienne Georgia Meloni, la Van Derleyenne, la présidente de la Commission européenne et Marc Routeux, le secrétaire général de l'OTAN, ont tous y fait le déplacement jusqu'à Washington. Une image symbolique, celle d'Européens qui font front commun pour freiner le nouveau rapprochement russo-américain. 3 jours plus tôt en Alaska, Donald Trump et Vladimir Poutine ont devisé de l'avenir de l'Ukraine.

Nous avons eu un entretien extrêmement constructif. Nous sommes tombés d'accord sur de nombreux points. D'autres n'ont pas trouvé d'accord dont un en particulier, le plus important sans doute.

Mais nous avons de grandes chances d'y arriver. Des déclarations évasives, conciliantes. Il semble bien loin le temps où Donald Trump fixait un ultimatum de 50 jours ramené à 10 pour incesser le feu en Ukraine.

C'était le mois dernier. Il menaçait alors Moscou de sanctions très graves. Sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre, Vladimir Poutine sort de cette entrevue.

Nous partons du principe que Kiev et les capitales européennes prendront tout cela dans un esprit constructif et ne creront pas d'obstacle ni ne tenteront de saper les progrès par des provocations ou des intrigues en coulisse. La prochaine fois à Moscou. Ce matin encore, quelques heures seulement avant la réunion de Washington, une attaque russe sur Ky faisait au moins sep morts.

Alors, Vladimir Poutine a-t-il repris la main ? Face à un Donald Trump à nouveau aligné sur le maître du Kremelin, la force du nombre peut-elle faire la différence ? L'Europe peut-elle encore sauver l'Ukraine ?

Voilà. Et pour en parler, nous recevons ce soir Laurienton. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes maître de conférence à l'université Versailles Saint-Quentin, spécialiste des États-Unis. Donald Trump écoute souvent le dernier qui parle, dites-vous.

En venant en nombre, les Européens espèrent donc avoir plus d'influence mais attention, l'effet de masse peut braquer des gens comme le vice-président Jens. À votre côté, Nicolas Tenzer. Bonsoir.

Bonsoir. Euh, vous êtes enseignant à Sciencep, politologue, spécialiste des relations internationales. Votre livre, la fin de la politique des grandes puissances est paru aux éditions de l'Observatoire.

Euh selon vous, la Réunion euh qui se tient euh actuellement à la Maison Blanche sera un test hein pour voir si les Européens de demeurent unis face à Trump, mais aussi s'il pousse, dites-vous, l'Ukraine à faire des concessions territoriales, ce qui serait une catastrophe. Et puis Sylvie Koffman, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes éditorialiste international international au monde. Votre livre les aveuglés. Comment Berlin et Paris ont laissé la voie libre à la Russie et paru aux éditions stock.

Selon vous, c'est un événement majeur qu'autant de dirigeants européens arrivent en même temps à Washington. Ils s'y sont imposés en quelque sorte car ce n'est pas Trump mais Zelinski qui les a invités. Et pour entamer ce débat, c'est avec vous Hélène et le chiffre du jour. 330000 dans le détail 2500 soldats russes tués en Ukraine depuis le début de la guerre contre 80000 côté ukrainiens.

Alors, ce sont des chiffres à prendre avec des pincettes. C'est une évaluation car on le sait hein, les Russes ont tendance à minimiser les pertes et puis les Ukrainiens de leur côté ne donnent très peu voire pas du tout de chiffres. Le nombre de victimes russes quand même euh est expliqué selon l'américain Marco Rubio, le secrétaire d'État, parce que les Russes ont juste, dit-il, plus de chair à broyer.

Euh malgré tout, Nicolas Tenzer, est-ce que l'un des deux pays peut-être épuisé par par cette guerre, par ses victimes et finir par jeter l'éponges ? Alors, tout simplement, les Russes ne jetteront jamais les ponches parce que Poutine, même s'il devait sacrifier de ou 3 millions de ses hommes, continuera à attaquer l'Ukraine, continuera à attaquer l'Europe. Pour lui, de toute manière, la vie humaine, je dirais, n'a aucun sens, hein.

Il est quand même responsable de centaines de milliers de victimes, rappelons-nous, en Tetchenie, en Syrie, en Ukraine même, dans certains pays d'Afrique. Donc ça n'a aucune importance pour lui. Et il n'y a pas de révolte actuellement en Russie et il n'y en aura pas.

On le c'est quelque chose aussi qui est malgré tout extrêmement frappant. Côté ukrainien, évidemment, la situation est beaucoup plus tendue, mais vous savez récemment, il y avait une député ukrainienne qui disait "Si nous continuons à combattre, nous allons perdre des milliers des nôtres. Si nous cédons sur quoi que ce soit, nous allons en perdre des millions." Et donc, chaque fois que je suis retourné en Ukraine, j'ai vu la même détermination à combattre.

Il n'est pas question de céder quoi que ce soit à Poutine. Et je crois que pour les Européens, il n'en est pas question non plus. ligne ferme qu'ils doivent défendre.

Alors le weekend, est-ce que depuis la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump vendredi en Alaska, on peut dire que le président américain s'est aligné sur la vision russe. Il était déjà relativement aligné mais à temps partiel. C'est-à-dire que il avait montré, ce qui était assez rare, une certaine frustration en disant des gros mots à l'égard de ce que lui raconte Poutine.

Donc, on s'était dit tiens, il se rend compte qu'il se fait balader, donc il va peut-être être un peu plus un peu plus actif et peut-être lui rentrer dedans et montrer qui est le patron parce que c'est quand même le président des États-Unis après tout. Donc c'est quand même à lui de montrer qui est le leader du monde libre et puis c'est Trump. Donc il est quand même censé montrer de la puissance et puis finalement on a vu qu'il se rangeait quand même beaucoup derrière son ami Vladimir et il avait l'air quand même un peu déconfit dans la petite conférence de presse qui a suivi.

Il y a même pas eu de dîner et donc ça avait l'air d'être d'être une sorte de de fiasco donc d'alignement assez servil. Sylvie Koffman. Cette versatilité un peu de Donald Trump, on l'a vu changer effectivement de position plusieurs fois et encore vendredi hein.

Il menaçait de de sanctions et puis quelques heures après, on a vu la limousine, le tapis rouge pour Vladimir Poutine. Quel Trump les Européens et Zelanski ont ce soir face à eux ? C'est une bonne question, on va le savoir, j'espère, un peu plus tard.

Euh c'est impossible à savoir. C'est je crois que l'un d'entre vous disait tout à l'heure, c'est le dernier qui parle qui a raison avec lui. Vous vous souvenez dans pendant le premier mandat, on disait "Heureusement, il y a les adultes dans la pièce, hein." C'est-à-dire, il y avait des gens sérieux, quelques quelques personnages professionnels autour de lui, des anciens généraux, Jim Matis qui était le secrétaire de la défense et cetera et qui était censé le ramener un peu à la raison, le remettre dans les dans les rails quand il en sortait trop euh trop violemment.

Et là, il y en a plus. Et ben, j'ai l'impression que cette fois, c'est les Européens qui sont qui jouent le rôle des adultes dans la pièce. Euh ou du moins qui vont essayer euh de défendre à la fois leurs intérêts, de soutenir bien entendu Zelenski et d'essayer de le remettre dans le droit-chemin et d'avoir affaire à un chef à à un président des États-Unis qui soit un vrai président des États-Unis.

Pourtant, jusqu'à présent, les images que l'on voit actuellement, voilà, de la Réunion, on voit quelque chose de plus apaisé. Tout de même, Nicolas Tenzer que la dernière fois. Oui, c'est c'est difficile d'être plus violent que le 28 février dernier.

Ça, il faut il faut le reconnaître. Mais maintenant, il faudra voir effectivement pour l'instant en tout cas tout ce que Trump a dit avant la Réunion, c'était évidemment quelque chose qui était totalement inacceptable pour l'Ukraine et qui était totalement aligné finalement sur les positions russes quand il disait finalement il faut falloir que l'Ukraine renonce à la Crimée. Il va falloir que l'Ukraine renonce à toute adhésion à l'OTAN qui serait une violation d'ailleurs de la déclaration de Paris de 90 puisque chaque pays a le droit de choisir ses alliances y compris bien sûr militaires. tout ceci et puis on pourrait rappeler aussi même les propos de Steve Wkov qui parlait l'anti l'anti adulte don dont parlait Sylvie Koffman qui disait finalement Poutine va et tu accepte dire d'inscrire dans la constitution qu'il n'agressera plus personne.

Alors quand on sait que Poutine a violé plus de 100 traités internationaux évidemment c'est totalement risible. Et d'ailleurs le vrai sujet aussi c'est qu'on peut s'interroger sérieusement sur d'éventuelles garanties de sécurité éventuell voilà que les États-Unis pourraient accorder hein quand on connait la violation du mémorame de Viapes de 94 qui avait prévu en effet la démitérisation he de l'Ukraine enfin sur les sur les armes nucléaires notamment en attendant sept dirigeants européens actuellement réunis tout à l'heure réunis dans la à la Maison Blanche ça c'est c'est du jamais vu. Est-ce qu'ils se sont imposés ? du tout répond Marco Rubi le secrétaire américain je propose de le regarder Koffman ils ont été invités se sont imposés.

Comment ça s'est passé pour les Européens ? Quand on est bon diplomate, on arrange les choses comme ça. Effectivement, c'est est évident que ces leaders européens ne seraient pas venus si Trump avait dit "Je ne veux pas que vous veniez." Mais c'était pas du tout dans l'intérêt de Trump de dire "Ne venez pas".

C'est impensable. Donc mais c'est une bonne chose, je trouve. C'est effectivement sans précédent d'avoir ce ce groupe d'Européens qui ne correspond d'ailleurs pas à un cadre établi qu'on connaît institutionnel.

C'est pas l'Union européenne bien sûr il y a la présidente de la Commission Urs Vaneren, mais c'est pas des représentants de l'Union européenne en tant que telle. Il y a le secrétaire général de l'OTAN, il y a le premier ministre britannique, c'est intéressant, il y a le premier, il y a le président finlandais qui joue son propre rôle à lui parce que il a voilà donc c'est vraiment un groupe intéressant et je pense que c'est très important cette mission. Laur Kenton, un mot tout de même aussi sur cette vision que peut avoir Donald Trump ce soir.

On le sait, sa vision de l'Europe, il n'est pas trop fan de l'Europe, mais là il y a quand même sep chefs d'État ou ou dirigeants européens. Pour lui, c'est quoi ? C'est un signe de force ou de faiblesse ?

C'est un investissement. Il a envie que les Européens en fassent plus. Mais ça c'est ça, ça dépasse Trump.

Déjà Obama trouvé que les Européens en faisaient pas assez, que se tout le monde se reposait beaucoup trop sur les États-Unis. Donc, il y a une ligne continue depuis Obama pour faire en sorte que les Européens s'occupent davantage de leur protection. Là, l'idée c'est vraiment ça, c'est vous êtes là, vous êtes partie prenante, vous allez en faire davantage.

Il aime bien certains Européens, il aime bien Méloni par exemple, il avait une bonne relation avec Marc Routeux, le le secrétaire général de de l'OTAN, quand il était venu à la Maison Blanche dans le bureau oval, il avait eu un très bon accueil. il avait été très flatteur et quand Trump était venu au sommet de de l'OTAN, il avait été très enthousiaste. Donc il peut avoir des relations en Europe avec les Européens qui sont assez positives.

Donc finalement il il prépare peut-être l'avenir une sorte de glissement vers une responsabilisation accrue des Européens. Alors, vous avez parlé de Georgia Méloni, mais on va le voir Natacha qu'il y a un homme dans cette délégation qui a une relation toute particulière avec Donald Trump, c'est le président finlandais et oui Alexander Stub. Euh pourquoi d'ailleurs il fait partie de cette délégation ?

Ah oui, c'est vrai que sa présence comme ça peut paraître assez étonnante. La Finlande ne compte que 5,6 millions d'habitants et elle n'est que la 15e économie européenne. Mais la tout secret d'Alexand Stop, c'est le golf.

Là, grâce à ce sport, le président finlandais est devenu très proche de Donald Trump. En mars, on les voyait ensemble sur le green de Maralago, le fièvre de Trump en Floride. Depuis, il serait le nouveau meilleur ami de Trump, son New besties et les deux hommes échangent régulièrement par téléphone.

Alors, Alexander Stop est aussi un fervant allié de l'Ukraine. Oui. Alors, suite à l'humiliation de Zelenski en février, c'est lui qui aurait apaisé la colère de Trump en juillet.

Le président ukrainien a d'ailleurs remercié de l'avoir aidé à réétablir le lien avec les États-Unis. Stub conseille également à Trump d'être plus dur avec Vladimir Poutine. Faut dire que son pays qui partage plus de 1300 km de frontière avec la Russie a choisi de sortir, de quitter de sa neutralité pour rejoindre l'OTAN en mars 2023.

Sa présence dans la coalition des volontaires est donc un peu pensée comme un trait d'union entre l'Europe et les États-Unis. Sylvie Kosman, est-ce que les Européens ont tout intérêt ? on ont on raison de prévoir des amortisseurs face justement à la personnalité éruptive de Trump, des amortisseurs qui pourraient comme ça justement l'apaiser, le mettre en confiance.

Oui, bien sûr, bien sûr. Et euh vous avez parlé de Mélonie, c'est vrai qu'elle a cette elle a à la fois cette relation parce que politiquement elle est proche de lui, hein. C'est une elle est quand même euh la première ministre d'un parti d'extrême droite.

Euh elle a aussi une personnalité qui fait que elle parle facilement, elle parle elle parle anglais et cetera avec donc elle a une sorte de rapport avec Trump qui qui marche pas trop mal. Donc Alexander Stoub, le le le finlandais, il a aussi ce cette relation particulière avec le golf. C'est vrai parce qu'ils ont passé 7h dans cette séance de golf.

Ils ont passé 7h ensemble. Petit- déjeuner, golf, déjeuner. Donc et pendant ce temps, Tou briefé sur la sur la Russie et il a une vision de la Russie qui n'est pas tout à fait celle de Trump.

Donc c'était c'était vraiment un un entretien productif. C'est une séance de golf très productive. Euh il y a Merz euh qui a maintenant une assez bonne, le chancelier euh Mertz allemand qui a établi qui a réussi à établir aussi une assez bonne relation.

Il se téléphone régulièrement, je crois. Starmer, ça va aussi. Bon, c'est moins c'est moins chaleureux le premier ministre britannique.

Alors, je crois qu'avec Macron, ça a bien marché pendant longtemps et ça s'est un peu refroidi depuis le G7 du Canada et aussi évidemment à cause de la reconnaissance de l'État palestinien par la France. Un problème quand même, c'est que c'est que contrairement à Trump, les Européens ont beaucoup moins confiance dans la parole de de Poutine et demande avec Zelenski évidemment l'Ukrainien des garanties de sécurité. Nicolas Tzer, ça peut être quoi les garanties de sécurité ?

Ça peut être des Français, des soldats français au front russes demain il y a il y a deux questions dans une. C'est en cas d'agression, réagression. La première chose, c'est est-ce que le déploiement de force de sécurité d'un certain nombre de pays membres de l'OTAN en Ukraine, c'est quelque chose qui suit un accord de paix ou qui se fait indépendamment d'un accord de paix ou d'un même d'un cesser le feu.

L'hypothèse qu'Emmanuel Macron avait évoqué le 26 février 2024, évidemment, on n'était pas du tout sur une sorte d'accord de paix quelconque ou de cesser le feu avec la Russie. Et puis après la présence l'arrivée de Trump à la Maison Blanche, c'est devenu s'il y a un accord de paix, alors il va falloir déployer des forces de sécurité. C'est quand même quelque chose qui est très différent parce que si on a un accord de paix où l'Ukraine serait amenée par la force à céder des territoires, les forces de sécurité auront un travail beaucoup plus considérable à entreprendre parce queil faut savoir que ces territoires occupés évidemment par la Russie seront pas du tout des territoires démilitarisés.

Il y aura des forces. On sait déjà que dans ces territoires occupés au-delà des déportations, des assassinats, des tortures évidemment régulières par les Russes des populations, vous avez un des enfants, des adolescents, 1,5 million qui sont enrégimentés pour en force des faire des forces qui après seront destinées à combattre leurs frères et sœurs ukrainiens et un jour l'Europe. Bon, donc la question des forces de sécurité c'est admettons qu'on qu'on les déploie.

Là, hier Emmanuel Macron a dit "Oui, mais elles sont pas là du tout pour combattre. Elles sont là pour protéger. Oui, mais il y a quand même un vrai sujet qui est la question de la doctrine d'emploi.

C'est-à-dire que si demain les Russes attaque des soldats polonais, français, finlandais et cetera en Ukraine, il faut bien qu'ils aient les moyens de répondre. Et ça évidemment c'est quelque chose qui n'est pas traité et dont on ne parle pas pour des raisons d'ailleurs qu'on comprend assez bien. Lorenton ce soir, Donald Trump a dit que les États-Unis allaient s'impliquer dans la sécurité de l'Ukraine sans parler de l'adhésion à l'OTAN.

Bien sûr. Euh mais c'est est-ce que ça tranche pas un petit peu avec la position justement isolationniste de Trump qui ne voulait pas impliquer les États-Unis finalement dans d'autres conflits ? Alors complètement euh il voulait surtout mais ça c'est Obama était dans la même ligne.

Il y avait toute cette espèce de d'épuisement des guerres de Bush et donc George Bush avec euh l'Irak, l'Afghanistan et c'est une des raisons pour laquelle Obama à son époque n'avait pas voulu que il y ait la moindre intervention pour défendre la Crimée. On est en 2014 donc on est déjà dans cette matrice là. Là euh Trump était celui qui voulait arrêter toutes les guerres et faire la paix et surtout n'envoyait absolument personne sur le terrain.

Euh là l'équation était euh assez profitable pour les États-Unis. On envoie du du matériel militaire. Les usines au Texas en particulier état rouge républicain tournent à plein régime.

L'emploi se porte très bien et il y a pas un boy qui est tué au combat. Donc c'est vraiment la quadrature du cercle. Mais là en enfin là l'implication américaine, bah ça reste un énorme point d'interrogation.

Euh parce que en pratique, qu'est-ce que ça veut dire ? Et puis avec Trump, on sait que les choses changent très rapidement. Donc on va regarder la carte, on parlait des territoires et des concessions territoriales.

Il y a une carte des cartes qui sont très parlantes. On parlait de 2014, l'Ukraine de 2014, avant 2014, voilà. Et en 2014, c'est l'annexion de la Crimée.

Ça commence comme ça. Et puis ensuite, pendant 11 ans, jusqu'à 2025, jusqu'à aujourd'hui, vous allez voir toutes ces territoires du Front est qui sont peu à peu qui passent peu à peu sous le jou russe. Euh est-ce que finalement, s'ils veulent arrêter la guerre aujourd'hui, Sylvie Hoffman, les les Ukrainiens peuvent-ils éviter de perdre des territoires ?

Est-ce que c'est possible ? Officiellement, non. C'est très difficile pour un pays agressé de dire "OK, on va pouvoir céder des territoires." Bon, en réalité dans les dans les conversations privées, je crois qu'il y a une une conscience parmi les Ukrainiens, y compris au niveau politique que à un moment donné, il faudra, si on veut vraiment la paix, il faudra non pas céder des territoires mais reconnaître qu'ils sont occupés.

Il est pas question d'avoir une reconnaissance juridique de la présence euh russe dans ces territoire occupé hein. Il est pas question de dire voilà c'est une annexion, c'est OK. Y compris sur la Crimée d'ailleurs hein comme le il n'y aura pas et voilà mais on peut dire OK ils sont là on continue à revendiquer ces territoires.

On se les pays occidentaux peuvent dire pour pour nous ce sont des territoires occupés. on ne reconnaît pas l'annexion et cetera. ce sont des territoires ukrainiens.

Euh ce qui compte à ce moment-là pour que ce cette situation de fête soit acceptable, c'est que l'Ukraine ait ces fameuses garanties de sécurité dans le reste de l'Ukraine. Disons 80 % du territoire, 90 %, j'en sais rien, ça sera ça sera décisé dans les négociations. Il faut que le reste, le pays, l'Ukraine puisse être viable, être indépendant, être souverain et puisse être en capacité de dissuader la Russie, de réattaquer.

C'est ça, c'est ça qui est essentiel dans par garantie de sécurité mais Nicolaten ça veut dire que là, on a parlé des boys tout à l'heure. Alors si les boys n'y vont pas, ça veut dire que demain, il peut très bien y avoir des soldats français sur le sol ukrainien britannique également pour défendre l'Ukraine. Est-ce que vous pensez aujourd'hui l'opinion publique et les présidents et les chefs d'état prêts à faire cette démarche ?

Alors, je pense que l'opinion publique n'est pas quelque chose de comment dire de n'est pas un donné, c'est quelque chose aussi qui se travaille et sur lesquels les dirigeants des pays européens peuvent avoir aussi une influence. C'està-dire qu'il faut aussi parler de la réalité de la guerre. Il y a quelques semaines, le général Burcart par exemple, donc le chef d'état-major des armées sortant disait "Attendez, en 2030 la Russie peut attaquer un pays européen." Et il disait la même chose que ses homologues ou les chefs de renseignement d'autres pays européens.

Il n'est pas du tout isolé en Europe à faire ce constat et bien il met en garde si vous voulez vraiment les Européens en disant il va falloir s'armer de manière massive. Et mais c'est là aussi où vous savez les propos d'Emmanuel Macron qui étaient très juste en juin 2022 Rossatori où il disait il faut passer en économie de guerre, il faut que les pays européens passent en économie de guerre euh je veux dire sont un peu loin de la réalité. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a fait des progrès considérables et c'est très bien en matière d'armement, mais quand on a entendu le président hier, on se dit qu'il faut aller vraiment beaucoup beaucoup plus loin et plus vite.

Et c'est là où il y a un gros travail de préparation des opinions publiques. Dernier point, quand même, l'Ukraine n'est pas complètement démuni ou bien sûr. Ou il faut pas l'oublier.

Plus de 50 % aujourd'hui des armes utilisées par les Ukrainiens sont des armes ukrainiennes. Les Ukrainiens ont mis en place actuellement ont mis un nouveau missile capable d'aller très loin. plus de drones je veux dire on parlait la semaine dernière des gros succès russes des avancé russ elles sont quand même extrêmement limité là elles avancent un peu.

Quand on regarde encore la carte d'aujourd'hui, on voit quand même qu'il y a des a où ça avance. Il y a une une quinzaine de kilomètres là dans la région notamment de Donetque he toujours dans le Donbas cette région clé aussi bien pour les Ukraines que pour les Russes. Est-ce que Lori Kenton, on peut imaginer que Vladimir Poutine s'arrête là, il accepte que voilà l'Ukraine lui laisse 20 % de son territoire en disant qu'il s'est occupé par les Russes, qu'il y a plus de combat et qu'il s'arrête là.

Il faudrait qu'il y ait une raison de s'arrêter. Il faudrait qu'il ait une contrainte. Et la puissance c'est la l'exercice de la contrainte.

Il faudrait que quelqu'un lui dise "Tu t'arrêtes là." D'accord, je m'arrête là. Parce que sinon ça devient contre-productif pour moi.

Tant que il y a pas un cessé le feu ou des choses comme ça, il continue à avancer. On le voit tous les jours, il continue à pilonner et il est relativement peu contraint. Et donc c'est là que quelqu'un comme Donald Trump pourrait s'avancer un petit peu comme leader du monde libre, exercer la puissance et dire "Non, ça suffit" parce que il avait promis des sanctions sévères sur les partenaires économiques de la Russie.

Et donc il pourrait exercer la puissance de manière directe ou indirecte et dire à Vladimir ça suffit, on en reste là au moins. Mais pour l'instant ça n'est pas le cas. Alors une chose aussi euh Sylvie Koffman, on l'a vu, Donald Trump a refusé de sanctionner économiquement une nouvelle train de sanction contrairement aux Européens.

Alors là, ça va faire le 19e train de sanction. Parfois, on peut comprendre qu'on puisse se poser la question sur l'utilité à un moment de ces sanctions parce qu'on a pas l'impression. On voit en effet la Russie certes gagner des microbouts de de terrain mais tout de même progresser.

Donc ça veut dire que ces sanctions sont inutiles. Euh alors ell elles ont été moins efficaces qu'on l'avait espéré au début, ça c'est clair hein puisque depuis 2022 comme vous dites, on vient de on a on en est au on va bientôt on prépare le 19e paquet de sanction. Voilà donc ça fait beaucoup. euh on y est allé progressivement parce qu'au début on pouvait pas toucher au pétrole parce que on en avait besoin, il fallait pas que ça nous fasse du mal et cera donc forcément et puis l'économie russe avait des réserves.

Il y avait ce fond souverain par exemple qui était très important et dans lequel euh Poutine pouvait puiser pour financer son armement, son industrie de l'armement. Certains dirigeants de l'économie russe, notamment la fameuse présidente de la banque centrale russe sont très bien débrouillé. Donc en fait l'économie russe a a a survécu mieux que on l'avait pensé.

Mais maintenant, je pense d'après les chiffres, d'après toutes les études qu'on qu'on voit que elle est elle est vraiment dans un état de faiblesse qu'elle n'avait pas connu jusqu'ici. Donc c'est vrai que là, si les États-Unis se mettaient à imposer des sanctions, notamment ces fameuses sanctions secondaires et c pour empêcher les revenus des hydrocarbures de continuer à financer la guerre russe, ça aurait de l'effet. ça aurait un effet plus radical que ça l'a eu jusqu'ici.

C'est vrai. Merci beaucoup en tout cas à vous trois d'être venu ce soir débattre de ce sujet sur le plateau de 28 minutes sur qu'on continuera à parler bien sûr hein de ce sujet et la guerre en Ukraine. Allez dans un instant avec Quentin Armand et Marjor Adelson nous nous intéresserons à un autre sujet à Barbie.

Oui. Dont une projection du film a créé la polémique en banlieu parisienne avant de partir en Floride pour un concours de chasse au pyon. Et oui, alors on n'hésite pas à prendre des risous à 28 minutes.

Mais avant cela, rejoignons le Spider-Man de la culture générale. Il t sa toile pour vous rendre plus intelligent qu'au début de l'été et figurez-vous que ça fonctionne très bien. Et donc une nouvelle fois, Victor de Kiver vous le promet, ce soir vous dînerez moins bête.

Faut-il se travestir pour être utile à la nation ? La question vous paraît farfelue et pourtant. En 1914, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, Marie Marvin, surnommé la fiancée du danger par la presse de l'époque, ne supporte pas de rester à l'arrière pendant que les hommes se battent.

Cette Lorine de 39 ans, déjà célèbre pour avoir traversé la manche en ballon, a une idée. Elle se fait couper les cheveux, enfile un uniforme militaire et devient le soldat polieux du 42e bataillon de chasseur à pied. Pendant 47 jours, cette poêue aurait mangé de la soupe au Rutabaga, dormi dans la boue, affronté l'ennemi et dans les tranchées, personne n'aurait remarqué la supercherie jusqu'au jour où elle porte un message au colonel d'un régiment voisin qui se trouve être son propre cousin.

L'officier ne la reconnaît pas et lui offre même une pièce pour boire un verre. Marie, piqué au vif, aurait retiré son casque et lancé Ça ne se fait pas dans la famille. Imaginez un peu la tête du pauvre homme.

Selon son biographe, la mascarade n'aurait pas duré longtemps. D'autres officiers découvrent son identité, mais le maréchal Foche, impressionné par son courage, l'aurait autorisé à rester au front en tant qu'infirmière. Cette fois, Marie Marvin ne se cantonnera pas à ce rôle de garde malade.

Elle veut maintenant créer des avions ambulan pour sauver les vies sur le champ de bataille. Un projet révolutionnaire qu'elle finance elle-même, parcourant la France pour donner des centaines de conférences. Imaginez un peu un avion plongeant sous les tirs ennemis pour récupérer les blessés puis filant à toute vitesse vers les hôpitaux de l'arrière.

Une idée folle qui finira par s'imposer dans toutes les armées du monde. Et si certains historiens remettent en question quelques-uns de ces exploits, la ville de Nancy fait activement campagne pour son entrée au Panthéon. Dans un monde où les femmes sont invisibles, faut-il travestir un peu la réalité pour être utile à la nation ?

Vous avez 4h et en attendant vous dînerez moins bête. Merci Victor de Kiv. Mais quel régalade une nouvelle fois on est à Satiété.

Allez on y retrouve enfin Quentin d'Armond et Marjorie Adelson et Quentin on commence avec vous. Vous allez nous parler ce soir d'une très célèbre poupée au centre d'une polémique. Face aux menaces d'un petit groupe d'habitants.

Le maire de Noisilse en scè Saint a préféré début début août annuler la projection de Barbie. Les adversaires du film l'accusent entre autres de promouvoir l'homosexualité. Oui, Barbie fâche, Barbie dérange.

On lui fait dire un petit peu tout et son contraire et en même temps, elle est habituée hein, depuis sa naissance en 1959, elle détonne complètement dans le monde très masculin du jouet. Alors, d'abord parce que sa créatrice est une femme, mais aussi parce que cette dernière propose une rupture radicale avec la poupée traditionnelle qui est d'habitude et bien une mère ou un bébé. Et là en fait, il s'agit et bien d'une femme indépendante et comble de l'indessence en plus avec des seins et elle a montré aux femmes la porte de sortie de la cuisine selon l'autrice américaine Marie Gill Lord.

Alors ne nous emballons pas trop non plus. Euh quelques années plus tard, une version ados est vendue avec une balance et un livre de régime intitulé "Don't eat, ne mange pas sûr. Autrement dit, bah c'est l'histoire de rappeler qu'elle doit quand même se conformer aux injonctions sexistes de l'époque.

Et c'est là justement tout le paradoxe de Barbie, tantôt symbole d'émancipation, notamment quand elle devient par exemple femme d'affaires, astronaute ou même présidente des États-Unis, tantôt ramené à des stéréotypes féminins jugés discriminatoires comme en 1992 lorsqu'elle explique dans sa voix que les cours de math sont difficiles. Alors, on représaille un groupe appelé, c'est très sérieux, la Barbie Liberation Organization échange la voix de la poupée avec celle du Go, he sa version masculine et guerrière pour ensuite les remettre en rayon. On pouvait alors trouver en magasin une Barbie qui scando fort à moi la vengeance alors que le soldat américain lui se dit plutôt partant pour une virée shopping.

Alors Barbie par contre là est totalement réhabilité en 2023 puisque le film on va dire la consac comme une icône féministe presque une gérie féministe. C'est ça. Dans son film Barbie sort du monde parfait de Barbland pour se confronter au monde réel où elle découvre et bien des inégalités et surtout les limites imposées aux femmes par les hommes. véritable œuvre féministe engagée ou bien pub de géante déguisée en satire pseudoilitante.

C'est le débat de l'été 2023, rappelez-vous, chacun choisi son camp. Alors en tout cas, c'est un triomphe. Près d'un milliard et demi de dollars de recettes au box office.

Les ventes de poupées bondissent de 20 %. L'opération marketing a parfaitement fonctionné et Barbie plus que jamais réinventé. Alors Barbie est donc rentré dans une nouvelle ère.

Alors où est-ce qu'elle en est en 2025 ? Et bien figurez-vous figurez-vous que ça va pas fort. L'effet du film a fini par s'estomper. 25 % de vente de poupée en moins.

Et pour ne rien arranger, Barbie a également très peur des droits de douane de Donald Trump puisque les poupées sont fabriquées en Asie. Leur augmentation devrait provoquer une hausse des prix. Bref, Barbie ne voit donc plus vraiment la vie en rose bonbon, mais elle peut toujours se consoler en se disant qu'elle reste toujours à 66 ans un miroir de notre époque dans lequel chacun peut y déceler ses propres obsessions.

Merci beaucoup Quentin. Allez, Marger avec vous. Ben, on reste aux États-Unis, hein, puisque mais on va plus au sud, on va en Floride qui fait face à une invasion de Python Birmand nous dites-vous pour lutter contre ce fléau.

La Floride a donc mis en place un projet controversé, un concours pour les chasser. Oui, le pyon peut carrément avaler un alligator, hein. Alors, comment ?

Grâce à ses mâchoires, vous voyez l'image élastique, ces mâchoires lui permettent de gober un animal qui fait jusqu'à cinq fois sa taille. Bon alors, il va mettre plusieurs mois pour digérer mais voilà le message est clair. Ce serpent est dangereux, d'où l'idée de cette chasse.

Cette année, lors du concours annuel, un record a même été atteint. Presque 300 pythons ont été capturés dans le fameux parc naturel des Everglade en Floride. La gagnante de l'édition 2025, c'est elle, Taylor Stanbury.

À elle seule, elle a capturé et tué 60 pythons en 10 jours. Comment ? Très bien.

Grâce à un arsenal spécifique avec notamment un pistolet spécial d'abattage qui permet de tuer le serpent sur le coup. 50 dollars de récompense pour un pyon qui fait à peu près 1 m mais plus il est gros plus il vaut cher. La semaine dernière la gagnante a donc empoché 10000 dollars.

Au total plus de 900 personnes ont participé. Le tout sous l'g de l'agence publique de gestion de la faune et de la flore de Floride. Mais alors ce projet était vraiment nécessaire ?

E bien, c'est un petit peu euh la question hein parce que c'est vrai que le pyon c'est l'ennemi numéro 1 de l'écosystème en Floride. Certaines espèces, par exemple, comme les renards ou les lapins ont été éliminés par euh ces serpents à 95 %. Voilà aussi ce qu'on a retrouvé euh dans leur estomac, un usky, des chats, ça c'est pour les animaux domestiques, mais aussi des espèces protégées comme par exemple les graettes bleues ou le tental.

Bref, vous comprenez que le pyon n'est pas un invité difficile. Il aime manger de tout. Bien sûr.

Autre problème, ce serpent se reproduit très vite. Chaque femelle pont entre 50 et 100 par an. La situation devient donc rapidement hors de contrôle.

Surtout qu'un pyon peut vivre facilement jusqu'à 30 ans. Alors faut-il pour autant organiser cette chasse massive ? La question se pose et les associations euh et certains biologistes dénoncent une méthode barbare.

Officiellement, pourtant ce concours, il a des règles strictes. La cruauté envers un serpent entraîne la disqualification immédiate du chasseur. Mais difficile, vous comprenez, de surveiller tous les participants car il y a des pros comme la gagnante qu'on vient de voir.

Mais dans le lot, il y a aussi ce qui voilà une occasion de connaître quelques sensations fortes et ils y vont comme des bourrins, c'est-à-dire à la main en essayant d'étrangler ou d'assommer le serpent et ce pendant plusieurs minutes. D'assommer. D'accord.

Alors, est-ce qu'il existe d'autres solutions ? Marge ? Et bien, peut-être du côté de la mignonnerie hein, plutôt que de la barbarie.

Il y a quelques mois, des lapins robots en peluche ont été confectionnés et lâchés dans le parc naturel. Vous les voyez, ils sont dotés d'une caméra qui fonctionne à Lia. L'objectif, c'est d'attirer les serpents et d'alerter un agent pour le capturer.

Autre solution encore plus ambitieuse, cette fois, la génétique. Euh certains scientifiques suggèrent de modifier les gènes des pythons pour qu'il ne donnent naissance qu'à des mâes, limitant ainsi la reproduction. Le projet, toutefois euh s'envisage sur des années et d'ici là, bien le Python, il aura encore prospéré.

Et oui, je le crois bien. Merci beaucoup. Merci à vous.

Merci mes amis à suivre sur la palme d'or 1984 Paris Texas Vim venders une histoire d'amour au cœur du désert américain où les Mirages ne sont pas forcément ce que l'on croit et oui alors ça se rate évidemment pas où je sais c'est très beau. Nous on se retrouve bien sûr demain 20h05 pour un nouveau numéro de 28 minutes. Allez tus [Musique] [Musique]

Médocs : l’époque débloque / L’Europe peut-elle sauver l’Ukraine ? | 28 minutes | ARTE — Emmanuel Macron · Pourquijevote