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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 10 octobre 2024 45 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileÉducation & recherche

Il est temps de remettre des règles ! - L. Jacobelli (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 63 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:56OuverteRéponse directe

    Laurent Jacobelli, première réaction face à ces images.

  • 9:57OuverteRéponse directe

    Non, non, là, c'est clairement un bras de fer meurtrier avec une guerre de territoire.

  • 10:49OuverteRéponse directe

    Et vous vous rendez compte que les policiers ont peur ?

  • 11:13OuverteRéponse directe

    Valérie Barney, oui, c'est des situations inadmissibles.

  • 12:18RelanceRéponse directe

    Éric Revelle, comment on peut avoir le courage de venir attaquer un commissariat ?

  • 17:11OuverteRéponse directe

    Interpellée hier par Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale, Anne Jeuneté a réagi.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:35PrésentateurFait
    « Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui ces narcotrafiquants, ils ont des narcomilices finalement qu'ils arrivent à agiter pour envoyer attaquer les policiers ? »
  • 8:55PrésentateurFait
    « Ils seront libérés même sous les applaudissements de certains hommes et femmes politiques à l'Assemblée nationale qui pensent que la police est néfaste et que les voyous ont des excuses. »
  • 10:00Invité politiqueFait
    « Non, non, là, c'est clairement un bras de fer meurtrier avec une guerre de territoire. »
  • 10:21Invité politiqueFait
    « Il faut apporter tout son soutien à la police qui doit faire son travail et qui n'est pas là pour être en frontal avec justement des groupes, des milices, comme vous l'avez dit, parce que c'est clairement des milices aujourd'hui qui agissent et qui mettent la pression pour marquer leur territoire et également aussi occuper le territoire. »
  • 12:32PrésentateurFait
    « Les policiers ont peur de se retrouver, eux, devant le tribunal. Ils ont peur, eux, de se retrouver en garde à vue. C'est ça qui se passe, s'ils ripostent. »
  • 14:18PrésentateurPromesse
    « Il faut des peines de prison, même courtes. Il faut remettre en cause dans l'affaire du gamin de 14 ans qui devient un tueur pour quelques dizaines de milliers d'euros, il faut remettre en cause l'excuse de minorité. »
  • 17:20Invité politiqueFait
    « Menacer un professeur, c'est menacer la République. Frapper un professeur, c'est frapper la République. »
  • 17:27Invité politiquePromesse
    « L'école de la République ne cèdera jamais sur la laïcité. »
  • 19:40PrésentateurFait
    « Dans l'école de la France, dans l'école de la République, on ne peut pas rentrer avec des signes ostentatoires religieux. »
  • 21:54PrésentateurFait
    « La société, c'est quoi ? C'est des règles, parfois des règles dures, qui font que ce n'est pas la loi du plus fort et ce n'est pas la loi du plus offensif. »
  • 23:28speaker_03Fait
    « Ils ont envoyé la police chercher des gamines qui portaient la baïa et en fait, on ne pouvait pas s'empêcher de remarquer que c'était aussi un moment où il n'y avait pas assez de profs à la rentrée. »
  • 29:33PrésentateurChiffre
    « Depuis la rentrée de septembre 2023, les atteintes à la laïcité ont doublé par rapport à la rentrée précédente. »
  • 30:01PrésentateurChiffre
    « Un sur deux déclarent l'avoir déjà rencontré. »
  • 30:46Locuteur 6Chiffre
    « Trois quarts des 85 policiers municipaux en exercice à Rennes ont répondu à l'appel. »
  • 31:00Locuteur 10Fait
    « Dès qu'il y a des coups de feu, on nous demande d'éviter le secteur. Pour moi, on nous demande de ne pas protéger la population directement. »
  • 31:06Locuteur 10Fait
    « Ils ont tous des couteaux, voire des armes à feu. »
  • 31:11Locuteur 10Fait
    « Pour moi, le pistolet à impulsion électrique, ce n'est clairement pas suffisant. »
  • 31:17Locuteur 10Chiffre
    « Sachant qu'il faut savoir que sur un équipage de 4 personnels, seulement 2 auront un pistolet à impulsion électrique. »
  • 31:31Locuteur 2Fait
    « C'est politique. La maire de Rennes ne veut pas faire évoluer l'armement. »
  • 38:20Locuteur 4Chiffre
    « Plus de 50 000 morts. »
  • 41:15PrésentateurFait
    « Le président de la République a commis une énorme faute politique. »
  • 41:25PrésentateurFait
    « Il a commis une autre erreur lorsque le chef du Hezbollah, groupe terroriste, a été abattu, M. Hassan Nasrallah. »
  • 41:42PrésentateurFait
    « Il a commis une autre erreur politique en voulant désarmer Israël alors qu'évidemment la France ne fournit pas d'armes à Israël. »

Temps de parole

  • Présentateur77 %
  • Laurent Jacobelli10 %
  • Locuteur 54 %
  • Locuteur 43 %
  • Locuteur 62 %
  • Locuteur 22 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi. Laurent Jacobili, bonjour. Merci d'être avec nous, député de Moselle et porte-parole du Rassemblement national. Éric Revelle, bonjour. Journaliste éditorialiste politique, Rachida Kahout, bonjour. Conseillère municipale ensemble d'Ivry-sur-Seine. Et puis Alérie Barny, bonjour. Président de Citoyens, responsable et conseiller municipal de Suren. Je vous l'ai dit, l'actualité ce matin, c'était il y a quelques instants quand on a appris que le commissariat de Cavaillon avait été attaqué cette nuit. Ça s'est passé en pleine nuit. Vous voyez les images.

Plusieurs véhicules de police ont été incendiés devant le commissariat. Un commissariat qui a dû être évacué pour assurer la sécurité des policiers qui étaient à l'intérieur. Sept personnes, dont une mère et son enfant qui habitent des logements voisins, ont été incommodées par les fumées. Elles ont été prises en charge par les secours. Mais leur État n'a pas nécessité de transport à l'hôpital.

Ce qui est important de noter, c'est que cet incident intervient alors que depuis une semaine, des opérations de police ont lieu dans certains quartiers de Cavaillon, puisque les policiers de Cavaillon, appuyés par ceux d'Avignon et de Paris, multiplient les opérations pour tenter de stopper les trafics de stupéfiants qui sévisent dans une des cités. Alors on ne sait pas pour l'instant, puisque l'enquête commence à peine si les deux affaires sont liées, mais on peut imaginer qu'il pourrait s'agir de représailles concernant ce qui se passe en ce moment. On va essayer de comprendre. On part tout de suite rejoindre Grégory Lorient, qui est délégué départemental du Vaucluse Alliance Police.

Bonjour. Merci beaucoup d'être en direct avec nous. D'abord, première réaction par rapport à ce qui s'est passé devant ce commissariat. Les images qu'on découvre en ce moment sont vraiment très spectaculaires et très inquiétantes, surtout. Oui, tout à fait. En fait, les collègues sont... Je veux dire, toute la journée, pour eux, c'est très compliqué depuis ces places nettes. Le soir, malheureusement, ils n'ont pas assez d'effectifs, comme on le fait sur le Vaucluse depuis pas mal de temps. On dit qu'il n'y a pas assez d'effectifs. Les opérations de places nettes, bien sûr, c'est très bien, puisqu'on fait mal aux délinquants. C'est un trafic de stupéfiants.

Mais ensuite, il nous faudrait les effectifs pour pouvoir rassurer la sécurité des citoyens et le pouvoir travailler convenablement. À savoir que si ça nous donne exactement en plus du travail au niveau judiciaire, ici, on est vraiment en manque d'effectifs. Il nous manque à peu près 4 effectifs au niveau judiciaire, plus 8 sur la voie publique. Est-ce que vous avez des détails sur la façon dont les choses se sont déroulées cette nuit ? – La requête est en cours actuellement, je ne pourrais pas vous donner trop d'éléments. Mais des individus sont venus juste devant le commissariat, comme on peut voir ici, mettre le feu quand même à 4 véhicules, 3 sérigraphiés, dont même d'analysés.

– Vous êtes devant le commissariat, visiblement. Est-ce que vous pouvez nous montrer un peu quelle est la situation ce matin devant le commissariat ? – Voilà, qu'on découvre un peu. On voit la façade noircie derrière vous, effectivement. Voilà, si vous pouvez vous rapprocher un petit peu, ce serait super. Pardon de vous demander ça, mais c'est vrai que vous êtes en direct sur place. Et c'est intéressant de voir à quel point l'attaque a été violente cette nuit, voilà, avec ces images en direct. – Et on a le sentiment, en voyant vos images en direct, qu'on a quand même frôlé le drame cette nuit. – Tout à fait. Les collègues se sont retrouvés à l'intérieur, enfermés par les flammes.

Elles ont été évacuées juste après. Des vitres de bureaux ont explosé suite à la chaleur produite par l'incendie. Donc effectivement, on a évité un drame. – Il y a des opérations, visiblement, qui sont réalisées, c'est ce qu'on apprenait, qui sont réalisées depuis plusieurs jours dans une cité en particulier de Cavaillon. On peut, même si l'enquête est en cours, bien évidemment, mais on peut logiquement imaginer que ça peut être des représailles par rapport à ce qui se passe ? – C'est absolument des représailles. Une dizaine de jours où il y a eu la place nette, comme on appelle ici, où il y a eu les collègues de CRS, on a eu les brigades de Canine,

3:58
Locuteur 3

où on a les GSP, les brigades d'intervention également, les polices secours qui interviennent, la whole team. Et bien évidemment, ils ont fait du chiffre,

4:07
Présentateur

ils ont ramassé du monde ainsi que du suppléfiant, des armes, de l'argent liquide. Donc effectivement, ce ne peut être que des représailles. – Dans quel état d'esprit sont vos collègues ? – Ils sont agacés. Ça fait des mois et des mois qu'on dit qu'on manque d'effectifs. Entre les effectifs, maintenant, il y a quatre véhicules brûlés. On pense bien que ça coûte énormément d'argent, plus se refaire la façade du commissariat. Les collègues, eux, sont sous-effectifs, donc ils sont fatigués. On parle en plus du judiciaire, comme on parle de partout en France. Et ça devient abominable pour les collègues réellement.

– Mais Grégory Lorient, ce qui est frappant quand même, c'est qu'on se dit qu'aujourd'hui, la peur du policier n'existe plus. Alors ce n'est pas la première fois qu'on le constate, on ne le découvre pas aujourd'hui à 10h54. Mais c'est vrai que c'est de plus en plus flagrant. C'est-à-dire que désormais, on attaque des commissariats, on met le feu à des voitures de police. Certains de vos collègues étaient à l'intérieur du commissariat, forcément. Ils ont dû être évacués pour leur sécurité. C'est-à-dire qu'on en est là quand même. – Oui, on en est là. Malheureusement, les délinquants se sentaient impunis.

Vous savez, ils rentrent, ils sont identifiés, on leur prend les empreintes, ils restent quelques heures au commissariat et puis ils sont convoqués six mois après. C'est toujours le même problème, Alain, la police nationale le dit depuis des années. Le problème avec la justice, c'est qu'en fait, les jeunes, on les ramasse, on les ramène au commissariat, les collègues sont volontaires, ils se donnent toute la journée, toutes les nuits, avec peu de moyens, un peu d'effectifs. Et malgré ça, ils ont quand même encore volontaires pour le faire, leur métier. Et quand ils rentrent ici au commissariat, ils ressortent.

Donc ils sont convoqués six mois après quand ils veulent bien s'y rendre, puis ils sont impunis, ils n'ont rien du tout. Donc voilà, malheureusement, on arrive quand même à faire venir des délinquants devant un commissariat, mettre le feu à des véhicules, en mettant des vies en danger. On est où là ? Voilà, il faut que ça cesse, il faut que ça cesse. – Je crois que ce que vous dites, c'est exactement ce qu'on ressent tous ce matin en voyant ces images, en écoutant ce que vous dites, c'est on est où ? Enfin, le problème, c'est que ce n'est pas la première alerte. Il y a eu déjà beaucoup d'alertes, il y a eu déjà des commissariats attaqués. – Malheureusement.

– Voilà, malheureusement, bien évidemment, on se rend compte que c'est quelque chose qui devient de plus en plus récurrent. Encore une fois, j'ai envie de dire, Dieu merci, il n'y a pas eu de victime cette nuit, mais le feu était quand même devant le commissariat. On peut imaginer que l'immeuble a été noirci. On voit encore une fois derrière vous, cet immeuble a été noirci. On peut imaginer que le feu aurait pu arriver à l'intérieur du commissariat, que les policiers auraient pu être pris. Voilà, je ne veux pas faire de scénario catastrophe, mais un jour, ça arrivera, hélas. Je suis désolé, mais un jour, ça arrivera. Et ce sera trop tard pour réagir.

– Bien sûr, c'est déjà arrivé en région parisienne. Nous, ici, on se trouve dans la banlieue marseillienne. Donc les délinquants montent jusqu'ici au Vaucluse, c'est à deux pas. On a une sortie d'autoroute ici à Cavaillon. En 20 minutes, ils sont ici. Donc malheureusement, ça arrivera. C'est déjà arrivé, je vous ai dit, la région parisienne, mais à Avignon et les alentours de l'Ovaucluse, on est consterné depuis des années avec toute cette délinquance qui est autour de chez nous, chez nous aussi en quai, et la banlieue marseillienne également. – Dernière question, Grégory Lorient. J'espère qu'elle ne va pas vous vexer, cette question, mais est-ce qu'aujourd'hui, vous avez peur ?

Est-ce que les policiers ont peur aujourd'hui ? – Les policiers, effectivement, ils ont peur de ne pas pouvoir revoir leurs amis en rentrant chez eux. Quand ils partent sur des missions qui peuvent être tout à fait banales, de base, sur des différences, etc., peuvent devenir à risque, bien éventuellement, parce qu'on ne sait pas sur qui on tombe quand on intervient. Mais là, en fait, on vient vous provoquer jusqu'à devant un bâtiment de l'État. On va où ? On n'arrivera pas. Donc bien sûr que les collègues, ils ont peur. Nous, on a des vidéos où les collègues se retrouvent enfermés dans le commissariat avec les flammes. Bien sûr, bien évidemment, nous sommes tous humains, donc ils ont peur.

– Merci beaucoup, Grégory Lorient. Merci, délégué départemental Vaucluse Alliance Police. Merci d'avoir été avec nous, de nous avoir montré ces images. On va peut-être rester un petit peu avec vous dans un instant pour continuer à voir quelle est la situation. Laurent Jocobili, première réaction face à ces images. On a vu les images des incendies, on a vu les images ce matin aussi, en direct, avec ce commissariat qui a incendié la façade Noircy. Encore une fois, je le redis parce que c'est important, on a frôlé le drame. – Mais c'est un miracle, un miracle qui n'est pas de blessés, un miracle qu'aucune famille n'ait été touchée.

D'abord, un premier message, si vous me permettez, Jean-Marc, de soutien aux forces de l'ordre, policiers, gendarmes, et on peut élargir aux pompiers aussi, qui aujourd'hui sont devenus des cibles. Voilà, les cibles des malfrats, les cibles de certaines banlieues qui sont attaquées finalement, comme un gang attaque un gang. Je pense que dans la tête des narcotrafiquants, aujourd'hui la police est un gang adverse, comme ça pourrait être un autre gang qui essaye de s'infiltrer sur le territoire. Et pourquoi est-ce que ça se passe comme ça ? Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui ces narcotrafiquants, ils ont des narcomilices finalement qu'ils arrivent à agiter pour envoyer attaquer les policiers ?

C'est parce qu'il y a ce sentiment, presque cette certitude de l'impunité. Le problème, c'est qu'aujourd'hui ils vont faire ça. Et qu'est-ce qui va se passer ? Effectivement, ils vont être arrêtés dans quelques temps, ils vont passer dans le juge quelques mois après. Et puis honnêtement, ils seront libérés. Ils seront libérés même sous les applaudissements de certains hommes et femmes politiques à l'Assemblée nationale qui pensent que la police est néfaste et que les voyous ont des excuses. Aujourd'hui, on est arrivé dans un état où l'autorité est une honte, la fermeté est devenue un vice et où on laisse tout faire.

Je crois qu'il faut maintenant réagir avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de vigueur. Parce que sinon, ces narcotrafiquants, ils vont prendre le pouvoir. Il y a des villes aujourd'hui, si c'est bien avéré, que c'est une vengeance. C'est l'hypothèse. Le policier avait l'air assez sûr de lui. Je précise que les images que vous voyez, c'est en direct en ce moment. C'est en direct de Cavaillon. Vous voyez l'état des voitures devant. Vous voyez l'immeuble également qui est noirci. Donc images en direct de Cavaillon. Aujourd'hui, les narcotrafiquants, ce sont parfois dans certains coins les premiers des employeurs, les premiers assistantes sociales. Ils ont des ramifications dans la politique.

Il faut le dire. Il y a des hommes et des femmes politiques qui se laissent séduire par ça. Et ils sont armés à tel point qu'ils peuvent attaquer la police. Jusqu'à quand va-t-on autoriser ça ? Jusqu'à quand va-t-on accepter ? Maintenant, il faut effectivement faire les opérations XXL. Mais il faut en plus derrière une fermeté absolue. Rachida Kahout.

9:57
Laurent Jacobelli

Non, non, là, c'est clairement un bras de fer meurtrier avec une guerre de territoire. Moi, ce qui me choque là, aujourd'hui, c'est qu'il faut quand même dire stop. Là, les bâtiments publics, ce n'est pas comme si on avait de l'argent à profusion. Il ne faut pas oublier aussi que ça, ça a un coût.

Au-delà de l'image qu'on a et en même temps du message envoyé, il faut apporter tout son soutien à la police qui doit faire son travail et qui n'est pas là pour être en frontal avec justement des groupes, des milices, comme vous l'avez dit, parce que c'est clairement des milices aujourd'hui qui agissent et qui mettent la pression pour marquer leur territoire et également aussi occuper le territoire. Donc oui, l'heure est grave. Moi, je me réjouis que le place XXL, donc les opérations qu'on mène, sont quand même, portent leurs résultats. Et il faut intensifier tout cela et rajouter des moyens.

10:49
Présentateur

Et vous vous rendez compte que les policiers ont peur ? Et je les comprends, moi, encore une fois, quand on voit ces images en direct, on voit l'immeuble, vous voyez les volets sur ces images en haut, les volets noircis. L'incendie aurait pu prendre à l'intérieur de l'immeuble. C'est déjà arrivé. Quatre voitures qui brûlent avec l'essence, avec le matériel. Les policiers qui étaient à l'intérieur, qui ont dû être évacués. On en est à évacuer les policiers des commissariats, Valérie Barney. Oui, c'est des situations inadmissibles. Alors, moi aussi, personnellement, j'apporte mon soutien total et indéfectible et sans réserve aux forces de l'ordre et à toutes nos forces de secours.

Parce que ce n'est pas que les forces de l'ordre. Quand on voit aussi qu'il y a des pompiers qui sont caillassés aussi dans certains quartiers alors qu'ils viennent se courir, là aussi, on peut se poser des questions. Moi, j'ai envie de vous dire aussi qu'il y a un problème aussi. L'État aussi ne protège pas. Il ne protège même pas nos forces de l'ordre. Vous savez ? Et là, ça devient très dangereux. Vous vous rendez compte qu'on en est à vouloir protéger les forces de l'ordre. Vous comprenez ? C'est là où le monde est à l'envers. Exactement. Mais je pense que c'est parce qu'on a un problème aussi de moyens pour nos forces de secours et nos forces de l'ordre. Un problème défectif.

Et c'est ça. Parce qu'il faut couper la tête du serpent. Moi, ce que j'ai envie de vous dire. C'est-à-dire que ces narcotrafiquants qui viennent sévir sur des bâtiments publics comme ceux-là, la réalité, c'est qu'il faut arrêter tout ça. Et voilà. C'est un homme de gauche qui vous parle. Mais à un moment donné, il faut avoir une gauche, comme vous le disiez la dernière fois, M. Moradini, une gauche intelligente, une gauche respectueuse des lois républicaines. Mais quand vous voyez l'état des voitures devant, quand vous voyez comment on peut avoir le courage, Éric Revelle, comment on peut avoir le courage de venir attaquer un commissariat. Mais ça veut dire qu'ils n'ont peur de rien.

Ils n'ont pas peur des sanctions. Ils n'ont pas peur des policiers. Ils n'ont pas peur d'une éventuelle riposte. Parce qu'aujourd'hui, de toute façon, les policiers ne riposteront pas. Pourquoi ? Parce que les policiers ont peur. Les policiers ont peur de se retrouver, eux, devant le tribunal. Ils ont peur, eux, de se retrouver en garde à vue. C'est ça qui se passe, s'ils ripostent. Est-ce qu'il y a pire symbole que de voir un commissariat attaqué ? Pire symbole de l'effondrement de l'autorité de la République. Pardonnez-moi. J'allais dire ce que vous venez de dire, Jean-Marc. C'est-à-dire que maintenant, il va falloir mettre des hommes pour assurer la sécurité des policiers. On en est là.

Pour assurer la sécurité des commissariats de police. Mais vous savez, les individus qui font ça, effectivement, ils n'ont peur de rien. Mais surtout, je rapproche ça du terrible fait d'hiver d'il y a deux jours où un gamin de 14 ans payé pour abattre quelqu'un finit par tuer un chauffeur Uber, comme vous l'avez vu dans la région de Marseille. Ça veut dire qu'en fait, il n'y a plus aucune limite. Il y a une contre-société qui s'est construite sous nos yeux, en réalité. Parce que si c'est bien des représailles, si c'est lié à l'opération Place Net dans un des quartiers de Cavaillon, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que vous avez un secteur de la drogue en France qui est en train de prendre le pas sur ce qu'est la République française avec ses codes, bien sûr, avec ses valeurs, entre guillemets, avec ses chefs d'entreprise, avec ses petites mains. Et tout ça échappe complètement, complètement à la République. Donc, ce que j'espère surtout, et je ne voudrais pas faire trop d'ironie sur le sujet, mais vous savez, hier, on a entendu le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée nationale ou la ministre de l'Éducation nationale nous expliquer par exemple que quand on touche à un professeur, on touche à la République.

J'espère qu'on n'aura pas une réponse du ministre de l'Intérieur qui consisterait à dire quand on touche à un commissariat, on touche à la République. Parce que ça ne suffit plus. Maintenant, il faut effectivement prendre des mesures. Pardonnez-moi, la prévention, c'est important auprès de ces jeunes s'il s'agit de jeunes. Mais il faut une répression, il faut des peines de prison, même courtes. Il faut remettre en cause dans l'affaire du gamin de 14 ans qui devient un tueur pour quelques dizaines de milliers d'euros, il faut remettre en cause l'excuse de minorité.

Parce que la société aujourd'hui est tellement violente que quelqu'un qui a 15 ans en 2024, ce n'est pas la même chose que quelqu'un qui avait 15 ans en 1927. Ça c'est clair. Mais il faut adapter la loi. On va en parler dans un instant parce qu'on va parler de la jeune fille voilée également. Je remercie vraiment Grégory Lorient, délégué départemental du Vaucluse Alliance Police grâce à qui on a eu aussi les images en direct que vous avez suivies. Donc merci à lui. On y reviendra tout à l'heure en 11h30. On fera un nouveau point sur les informations sur ce qui s'est passé.

Mais dans un instant, autre info qui nous est parvenue il y a quelques instants, c'est le parquet qui vient de confirmer la comparution immédiate cet après-midi de la jeune fille qui a attaqué sa prof. On va y revenir et on sera également en direct sur place. Vous restez avec nous. L'info, c'est ici,

15:14
Locuteur 5

Marc Atourcoing, l'élève soupçonné d'avoir giflé son ancienne qui lui avait demandé de retirer son voile a été déféré ce matin et sera jugé en comparution immédiate cet après-midi. Les cours ne sont d'ailleurs pas dispensés aujourd'hui. Le lycée reste fermé. Une bonne partie de la France a été placée en vigilance orange. 34 départements au total, vous les voyez. La dépression Kirk va balayer la France de la Vendée à la Champagne-Ardenne. Des vents forts sont également attendus sur les Pyrénées. Enfin, en Martinique, une trentaine d'organisations syndicales et politiques appellent à une Martinique île morte, c'est-à-dire une mobilisation générale contre la répression coloniale.

Depuis hier, 15 policiers et gendarmes ont été blessés et 18 individus interpellés.

15:58
Présentateur

Merci d'être en direct avec nous. On va maintenant partir à Tourcoing où les enseignants du lycée Sévigné, vous le savez, sont sous le choc après l'agression d'une de leurs collègues qui avait demandé à ce qu'une jeune fille enlève le voile. Cette jeune fille a attaqué ce professeur. On apprend à l'instant que le parquet vient donc de confirmer la comparution immédiate de la lycéenne. Cet après-midi, on va y revenir dans un instant et on sera en direct sur place avec Marie-Victoire Dieudonné, envoyée spéciale de CNews. Mais tout d'abord, le rappel des faits.

16:29
Locuteur 6

Il est 16h30 lundi lorsqu'une élève s'apprête à quitter le lycée Sévigné de Tourcoing. Encore dans l'enceinte de l'établissement, la jeune femme de 18 ans porte son voile et enfreint les règles de laïcité. Une professeure s'en aperçoit et lui demande de le retirer. C'est alors que la situation dérape, la lycéenne l'invective, la gifle et lui porte des coups. Une violente agression condamnée par presque tous ses camarades.

16:52
Locuteur 3

Nous sommes en France. C'est un pays pour tout le monde. Il n'y a pas de problème. Quand un enseignant demande de retirer quoi que ce soit, que ce soit ta veste, ton voile ou peu importe, on n'a qu'à répondre oui.

17:06
Locuteur 1

Elle aurait juste dû enlever son voile et le mettre à la sortie du lycée comme toutes les filles font.

17:11
Présentateur

Interpellée hier par Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale, Anne Jeuneté a réagi. La ministre de l'Éducation nationale a promis des sanctions fermes.

17:19
Laurent Jacobelli

Menacer un professeur, c'est menacer la République. Frapper un professeur, c'est frapper la République. L'école de la République ne cèdera jamais sur la laïcité. Elle ne cèdera jamais face à la violence et je ne laisserai rien passer.

17:35
Présentateur

Choqués et en solidarité avec leurs collègues, les enseignants du lycée Sévigné

17:39
Locuteur 6

ont exercé leur droit de retrait.

17:41
Présentateur

Alors nous partons tout de suite en direct à Tourcoing au lycée Sévigné où nous attend Marie-Victoire Dieudonné. Bonjour, merci. Vous êtes avec Laurent Célarier et visiblement les choses sont en train de bouger du côté judiciaire.

17:56
Locuteur 2

Exactement, l'élève a été déféré ce matin et sa comparution immédiate se tiendra donc cet après-midi au tribunal de Lille. La jeune fille en cours jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Pour rappel, l'élève est accusé d'avoir roué de coups et agressé une enseignante qui lui demandait de retirer son voile. Elle avait été interpellée lundi soir. Les cours, en tout cas ici au lycée Sévigné, n'ont pas lieu aujourd'hui. Mais les élèves qui se sont présentés ce matin ont bien été accueillis par un temps d'échange et de travail. Nous avons croisé également de nombreux professeurs qui se rendaient à la réunion ce matin. Aucun n'a voulu s'exprimer sur le sujet.

Le climat était plutôt tendu et fermé. De son côté, la ministre de l'Éducation nationale a demandé de la fermeté dans l'application des sanctions disciplinaires.

18:39
Présentateur

Merci beaucoup Marie-Victoire Dieudonné, envoyée spéciale de CNews à Tourcoing avec les images de Laurence Ellarié. Éric Revelle, on a une ministre qui demande de la fermeté. C'est le moins qu'on puisse attendre. C'est pour ça que je reprenais la petite phrase que j'avais entendue de la part de la ministre. Attaquer un professeur, c'est attaquer la République. So what ? Et alors ? Et on fait quoi ensuite ? Vous auriez aimé qu'elle dise quoi ? J'aurais aimé qu'elle dise par exemple avec le ministre de l'Intérieur ou le ministre de la Justice. On peut rêver. L'actuel ministre de la Justice, j'aurais rêvé qu'elle dise écoutez là, on a un sujet qui n'est pas seulement un sujet de communication.

Pardonnez-moi, mais quand M. Attal a été ministre de l'Éducation, il était beaucoup dans la communication. D'ailleurs, tous les postes qu'il a eus, M. Attal, il est resté suffisamment pas longtemps pour qu'on juge son bilan. Vous voyez ? Bon, la baïa, ça devait être une affaire réglée. Ça ne l'allait pas. Ce que les jeunes doivent bien comprendre, c'est que la laïcité, c'est un bien commun de ce pays. Ce n'est même pas la République, c'est la France. C'est la France. La laïcité, ce n'est pas empêcher une religion plus qu'une autre. C'est dire que dans l'école de la France, dans l'école de la République, on ne peut pas rentrer avec des signes ostentatoires, religieux. C'est ça, la laïcité.

Le problème, c'est que vous avez une classe politique dans ce pays d'extrême-gauche qui explique qu'en fait, la laïcité serait braquée contre une religion, contre la religion musulmane. Et à force d'insinuer ça dans l'esprit des plus jeunes, vous avez des provocateurs, des provocations qui disent puisque certains le disent au plus haut niveau, au niveau national, pourquoi est-ce que je ne vais pas tenter ? Il faut arrêter ça. Il faut vraiment, vraiment, je ne sais pas ce que risque cette jeune fille, je n'en sais rien, mais il faut vraiment que les gens comprennent. Je ne sais pas si ça passe par des cours, Jean-Marc, je n'en sais rien.

Le problème, c'est que c'est tolérance à l'école et qu'à la maison on leur explique autre chose. On leur explique autre chose à la maison ou qu'on leur explique autre chose dans certains partis politiques. Et je pense à la France Insoumise, si vous voulez. Et ça rejoint un peu ce qu'on a vu tout à l'heure avec cet incendie devant le commissariat de Cavaillon. Quand on dit que la police tue ou quand on dit que l'État, on aurait après une religion, comment est-ce que vous voulez que des gens qui n'ont pas encore tout à fait formaté leurs réflexions ne prennent pas pour argent comptant ce qu'on leur explique ? Donc tout ça est extrêmement dangereux. On est en crise politique.

On a un pouvoir extrêmement fragile. Si on ne préserve pas la laïcité dans ce pays et notamment dans l'école française, je pense que le pire est devant nous. Laurent Jacopédi. Pour préserver la laïcité, il faut faire jouer la loi. Et finalement, la ministre l'a dit pour le coup, même si les phrases étaient convenues. Moi, ce que je vois aujourd'hui, c'est que ça a l'air exceptionnel, mais la jeune fille de 18 ans va passer très vite immédiatement devant le juge. Ça ne devrait pas être l'exception, ça devrait être la norme. Vous disiez, M. Revelle, qu'ils n'ont pas la notion de la laïcité. Si, ils ont clairement la notion de la laïcité et ils veulent la défier.

C'est-à-dire que c'est volontaire. Il y a des attaques aujourd'hui de l'islam radical qui passent à travers des jeunes filles, qui passent à travers des propos, qui passent à travers des prêches, qui viennent attaquer, saper les fondements de notre République. C'est vrai dans des clubs de sport, c'est vrai dans des classes au lycée, c'est vrai dans des universités, mais c'est volontaire, ce n'est pas par ignorance. C'est un défi à la République. Et finalement, je ferai un lien, vous me permettrez de le faire avec ce qu'on a vu précédemment sur la police, il n'y a plus d'autorité. La société, c'est quoi ?

C'est des règles, parfois des règles dures, qui font que ce n'est pas la loi du plus fort et ce n'est pas la loi du plus offensif. Celle protège tout le monde. On voit bien aujourd'hui, les narcotrafiquants sont plus forts que les policiers. Alors, ils attaquent et certains qui mélangent politique et religion, comme l'islam radical, se sentent plus forts que ceux qui sont les vigis de la République. Alors, ils attaquent. Et bien maintenant, il faut montrer que les plus forts, c'est nous.

En France, la femme, elle n'est pas voilée parce qu'on n'a pas à avoir honte d'être une femme, on n'est pas inférieur à l'homme et que ceux qui veulent vivre comme ça, qu'ils aillent en Arabie Saoudite, mais pas ici. Et donc, il faut maintenant faire jouer la loi à plein, faire jouer le règlement à plein et arrêter les petits accommodements dans les cantines avec les menus séparés, dans les piscines avec les heures séparées et avec ce sentiment permanent de la France insoumise qu'il nous donne d'être des chlamophobes et qu'on est là.

La France insoumise, c'est intéressant parce que je voudrais qu'on écoute Alma Dufour qui est députée LFI et c'est intéressant parce qu'elle, elle explique que quand on fait des polémiques comme ça, c'est nous, enfin pas nous, nous, puisque là, vous allez voir, elle s'en prend à Gabriel Attal, mais que c'est les politiques qui instrumentalisent tout ça et qui créent la haine. C'est intéressant. Elle était chez un influenceur qui s'appelle Sabzira. Elle accuse Gabriel Attal d'avoir lancé la polémique sur la baïa, par exemple. C'est pas la baïa le problème.

Pour elle, le problème, c'est Gabriel Attal qui fait une polémique sur la baïa et c'est très intéressant parce que c'est un état d'esprit et c'est pour ça qu'on en est là aujourd'hui. Écoutez-la.

23:14
Locuteur 4

Je prendrais l'exemple quand même de Gabriel Attal à la rentrée dernière qui avait lancé la polémique de la baïa, du port de la baïa au collège, au lycée, enfin dans les établissements scolaires. C'est évidemment ça qu'ils ont enfreint le règlement. Ils ont envoyé la police chercher des gamines qui portaient la baïa et en fait, on ne pouvait pas s'empêcher de remarquer que c'était aussi un moment où il n'y avait pas assez de profs à la rentrée. Il manquait des profs dans les classes. Enfin, il y avait plein d'heures de cours qui n'étaient pas assurées. Et là, encore une fois, on jetait des polémiques sur les musulmans pour ne pas parler d'autres sujets qui concernaient tout le monde.

23:49
Présentateur

Vous vous rendez compte quand même, Rachida Kahout, le raisonnement qu'elle a. C'est-à-dire qu'on jette des polémiques sur les musulmans pour ne pas parler d'autre chose. C'est ces discours qui sont des discours haineux en réalité. Oui, ce sont des discours inadmissibles et en même temps qui portent préjudice aussi à la communauté musulmane qui n'a rien demandé. Vous avez dit à juste titre

24:09
Laurent Jacobelli

et là, pour le coup, je vous remercie d'avoir pointé l'islam radical qui est complètement différent de ces musulmans qui pratiquent leur religion. Et elle, elle n'a pas fait la différence,

24:18
Présentateur

vous avez vu ?

24:18
Locuteur 4

Elle n'a pas fait la différence, effectivement. Après, vous êtes partie un petit peu en vrille vers la fin en disant qu'en fait, le voile n'a pas sa place en France. À l'école. À l'école. À l'école. J'ai entendu qu'ils rentrent chez eux pratiquer leur religion.

24:33
Laurent Jacobelli

Non, je n'ai pas dit ça. Je n'ai pas l'entendu. Non, non, non, d'accord.

24:36
Présentateur

Vous avez surinterprété peut-être ?

24:37
Laurent Jacobelli

Non, non, pas du tout. Non, non, je pense que ça ne va pas. C'est pas grave. En tout cas, je pense que c'est très important de dire qu'il y a une différence entre l'islam radical qui effectivement provoque la République et qui ne respecte pas les lois de la République. Donc aujourd'hui, ce qui se passe à Tourcoing, déjà, je pense que la priorité c'est de se tenir auprès de ses professeurs, de ses enseignants qui n'ont pas à subir, si vous voulez. Donc cette jeune fille, moi je me réjouis que pour une fois, aujourd'hui, le gouvernement agit tout de suite dans l'immédiat.

25:06
Présentateur

Et la justice surtout. C'est là, c'est plutôt la justice.

25:08
Laurent Jacobelli

Il y a également, en fait, actionné parce que c'est une règle qu'on vient de mettre en place pour dire et tout. Eh bien, non, combattons l'islam radical qui gangrène aujourd'hui notre société, la France et qui augmente aussi tous ces actes que nous voyons aujourd'hui, que ce soit antisémite ou autre.

25:23
Présentateur

Mais moi, je peux vous dire que je suis très curieux de savoir à quoi va être condamnée cette ICN cet après-midi. Je suis très curieux et on va le suivre avec attention. Parce que si c'est un stage, les stages à la con, excusez-moi, mais c'est ça, je crois que tout le monde pense ça. Si c'est stage bidon, etc., ça ne sert à rien. Ça ne sert à rien. Cette jeune fille, aujourd'hui, si elle résiste, si elle veut mettre son voile, ça veut dire qu'il y a un endoctrinement dans sa tête.

25:48
Laurent Jacobelli

Il y a également l'éducation des parents. Donc, on a deux problématiques. On a donc ces enfants qui parfois ne comprennent même pas pourquoi ils mettent le voile quand vous leur demandez. C'est juste parce que, bon, il y a probablement un endoctrinement au sein du milieu familial. La cellule familiale, justement, c'est là également qu'on doit actionner et trouver des solutions.

26:07
Présentateur

Et c'est parce qu'ils entendent ces députés insoumis qui leur disent vous avez raison, vous êtes des victimes, on vous en veut, l'État ne vous aime pas, les Français ne vous aiment pas. À force de leur répéter ça à des gamins, et c'est presque pas leur faute. C'est-à-dire qu'ils sont endoctrinés, ces gamins, ils sont endoctrinés, certains, par leur famille, mais également par des gens comme ces insoumis qui, à un moment donné, viennent leur dire vous êtes des victimes et on vous déteste. Donc, eux, ils réagissent. Et voilà.

26:31
Laurent Jacobelli

Je peux vous parler de jeunes étudiantes là où je suis élue, à Ivry-sur-Seine, qui portaient le voile. Et en fait, je les ai retrouvées un jour en discutant devant un parc. Et donc, elles n'avaient plus le voile. Et puis, à un moment, je leur dis

26:45
Présentateur

il est passé où votre voile ? Et puis, vous savez ce qu'elles m'ont dit ? Oh, bon, vous savez, j'ai changé d'avis, en fait. Et puis, la copine qui dit la même chose. Donc, en fait, en même temps,

26:53
Locuteur 5

il y a ce volet où il faut voir qu'il y a aussi ce phénomène, en fait, de mode provocatrice au sein des quartiers. C'est totalement ça. C'est totalement ça.

27:03
Présentateur

Mais, Rachida, est-ce que quand vous étiez jeune... Ce ne sont pas des convictions rigueuses. Est-ce que quand vous étiez jeune, vous avez vu des jeunes filles vouloir venir avec un voile à l'école ? Non.

27:11
Locuteur 4

Alors, je vais vous dire, nous, on n'avait même pas le droit de mettre des casquettes.

27:13
Présentateur

Ben, voilà.

27:15
Locuteur 4

On arrivait, on arrivait, donc les casquettes, je vais vous dire,

27:18
Laurent Jacobelli

à mon époque, le survêtement, les baskets, ça se portait au sport. Et encore, vous mettiez ça dans votre sac pour aller faire du sport. Donc, je pense qu'effectivement, une des solutions, et je n'arrête pas de le répéter, c'est de revenir à une éducation. C'est ça. En fait, à des règles. Le laxisme nous tue.

27:33
Présentateur

Moi, je n'arrête pas de le dire. Le laxisme, le pas de bague, le fait de reculer sur tout. Les repères. Je suis d'accord avec vous. Je suis entièrement d'accord. Donc, une jeunesse,

27:41
Laurent Jacobelli

ça s'éduque. Bien sûr. Une jeunesse, on lui montre la direction. Et ensuite, vous allez voir, la société, j'ai bon espoir pour que justement, nous retrouvions... C'est trop tard. Non, non, non,

27:51
Locuteur 4

on ne va pas tomber dans le fatalisme. Non, mais c'est trop tard. C'est trop tard. On a tout lâché. On a tout lâché.

27:55
Présentateur

On a ouvert toutes les vannes. C'est trop tard. C'est trop tard. Valérie Barney, un mot encore là-dessus. On félicite quand même la justice qui va vite. Bien sûr. On va voir ce qui va en sortir parce que ça, c'est la deuxième étape. Mais au moins, la justice va vite puisqu'on vous le rappelle, on l'a appris il y a quelques instants. La lycéenne sera en comparution immédiate dès cet après-midi. Bien sûr. Et on soutient surtout nos enseignants. Bien sûr. Ça, c'est la base. Et la réalité, c'est que oui, effectivement, il y a la loi. La loi, on doit la respecter. On est dans un pays, on est dans un état de droit.

Donc quoi qu'on en dise, et en plus, d'autant plus à l'école, je l'ai dit dernièrement que l'école est un sanctuaire où on doit protéger toutes nos valeurs républicaines. C'est important. Mais la vérité, c'est que moi, je pense qu'il ne faut pas aussi faire l'amalgame, et je le dirais avec beaucoup de puissance, entre toutes ces femmes qui décident de porter le voile volontairement, parce que vous parliez dans l'espace public. Là, l'école, ça n'a rien à voir. Je suis tout à fait d'accord avec vous parce qu'il y a la loi. Mais dans l'espace public, toutes ces femmes peuvent porter le voile. Parce que, comme vous le dites, comme on le dit si bien, nous sommes dans un pays laïque.

Donc la réalité, elle est là aussi. Et j'ai envie de vous dire, moi, je ne suis pas critique de mode. Et je le dis avec beaucoup de puissance. Mais ce n'est pas de la mode. Non, c'est là où vous vous trompez. Excusez-moi. Non, mais ce n'est pas de la mode. C'est grave ce que vous dites, Valérie Barnier. Parce que ce n'est pas de la mode. C'est du prosélytisme. C'est souvent du prosélytisme. Souvent. Ne parlez pas de mode. Honnêtement, ne parlez pas de mode. Parce que c'est diminuer le problème que de dire que c'est de la mode. J'entends ce que vous dites. Ce n'est pas du tout de la mode. Mais ce n'est pas partout. Il y a des femmes qui le portent volontairement. Mais pas par mode.

A la limite, si elles le portent volontairement, c'est par croyance, parce qu'elles y croient. Mais ce n'est absolument pas de la mode. Je pense qu'il y a des chiffres, en fait. Allons à la réalité. Depuis la rentrée de septembre 2023, les atteintes à la laïcité ont doublé par rapport à la rentrée précédente. S'il veut bien dire que, contrairement à ce que dit la députée insoumise, ce n'est pas un sentiment, ce n'est pas une islamophobie rampante. Non. Les atteintes à la laïcité, c'est refuser de faire une minute de silence pour une victime du terrorisme. C'est refuser d'écouter le cours sur la Shoah. C'est d'imposer sa tenue en classe. Donc ce sont des vraies atteintes.

Et puis le nombre d'instituteurs ou de professeurs qui ont été victimes d'agressions verbales, physiques, est-ce que vous y savez combien c'est ? Un sur deux déclarent l'avoir déjà rencontré. Donc il y a un double problème. Un problème d'autorité et un problème de laïcité. Tant que le laxisme sera la règle, tant qu'on expliquera que l'enfant est roi, tant qu'on expliquera que celui qui critique l'islam radical est un islamophobe, eh bien voilà ce qui se passera. Il faut remettre des règles dans la société. Parce que sans règles, on s'entre-tout. Remettons des règles et remettons de l'autorité. Je voudrais vous parler des policiers. On en parlait tout à l'heure. Mais regardez les policiers.

Par exemple, la Rennes, les policiers municipaux sont en train de protester parce qu'ils veulent être armés. La mairie ne veut pas qu'ils soient armés. Si on les arme, ils sont plus respectés. On a peur d'eux. Aujourd'hui, ils sont insultés, les policiers municipaux quand ils ne sont pas armés. Parce que personne n'en a rien à foutre. Regardez notre reportage.

30:43
Locuteur 6

La mobilisation est à la hauteur de la colère. Trois quarts des 85 policiers municipaux en exercice à Rennes ont répondu à l'appel. Première revendication, une arme létale pour travailler. Les municipaux craignent pour leur sécurité et se sentent bridés dans leur mission.

31:00
Locuteur 10

Dès qu'il y a des coups de feu, on nous demande d'éviter le secteur. Pour moi, on nous demande de ne pas protéger la population directement. Ils ont tous des couteaux, voire des armes à feu. Pour moi, le pistolet à impulsion électrique, ce n'est clairement pas suffisant. Sachant qu'il faut savoir que sur un équipage de 4 personnels, seulement 2 auront un pistolet à impulsion électrique.

31:17
Locuteur 6

4 fusillades ces 10 derniers jours dans la capitale bretonne. Rennes n'échappe pas au règlement de compte sur fonds de trafic de stupéfiants. Depuis 2016, le syndicat Force Ouvrière réclame à la maire socialiste de Rennes une arme de poing.

31:31
Locuteur 2

C'est politique. La maire de Rennes ne veut pas faire évoluer l'armement. Les fusillades aujourd'hui ont lieu sur tout n'importe quel quartier Rennes et sur tous les quartiers où interviennent les policiers municipaux. Donc, tôt ou tard, de toute façon, ils seront exposés.

31:42
Présentateur

Et l'un de nous tombera tôt ou tard, de toute façon, sous les balles. C'est une évidence. C'est juste une question de temps.

31:46
Locuteur 6

Dans ce contexte, les policiers municipaux Rennes demandent une hausse de leur salaire et l'embauche d'une vingtaine d'agents supplémentaires.

31:54
Présentateur

En fait, tout ça, c'est transformer nos policiers municipaux en cibles. Valérie Barny, vous êtes un élu local en plus à Surel. Bien sûr. – Ça devient des cibles quand ils ne sont pas armés. – Ah oui, oui, complètement. Et puis parfois, dans certaines villes, ils manquent d'effectifs. Et le problème, il est là aussi, beaucoup de policiers municipaux. – Mais là, ce n'est pas le problème. – Je suis d'accord. – Mais ça veut dire que l'idéologie tue dans tous les sens. – Bien sûr. – Elle tue quand elle est extrémiste, mais elle tue parce que par idéologie, on décide de ne pas armer ces policiers municipaux. – Bien sûr. – On les met en danger et ça risque de les tuer. – Bien sûr.

Et puis j'ai envie de vous dire que c'est les policiers qui sont le plus proche de la population. La plupart du temps, ils font aussi le travail de police nationale. Alors, ils n'ont pas les mêmes prérogatives. C'est une réalité. Mais il est vrai qu'aujourd'hui, il faut armer davantage nos policiers municipaux pour les protéger. Et moi, c'est ce que je vous dis. C'est qu'on ne le sait, elle sera de le dire. Aujourd'hui, on a un État qui ne protège pas. Et que ce soit qui ne protège pas nous, qui ne protège pas les Français, et qui ne protège personne. – Et faire cette conservation, c'est incroyable. – C'est dramatique. – La gauche est devenue folle. La gauche est devenue folle.

– Oui, mais il est de gauche. – Mais je sais, mais pas tous. – Il est de gauche. – Je dis pas tous les agents de gauche. J'ai dit la gauche en général. – Il est devenue folle. – Oui, il faut pas dire générale. – Je viens de le dire. – Vous avez dit en général. – Les partis et les États-majors, en tout cas, et les cadres dirigeants, comme certains maires, sont devenus fous. Mais j'assume mes propos. Ça veut pas dire tout le monde. Mais quand on voit que là, qui ils mettent en danger ? Mais les plus fragiles, finalement. Parce que qui souffre le plus de l'insécurité dans certains quartiers ? C'est les Français les moins favorisés.

Les policiers municipaux, eux-mêmes, ne gagnent pas des milliers d'essants chaque mois. Donc cette gauche-là, qui était censée protéger les plus fragiles et les plus faibles, elle les expose. – Elle est là. – Elle les expose par idéologie. Mais imaginez ces policiers municipaux à Rennes, dans leur feuille de route, il y a harcèlement des trafiquants de drogue. C'est dans leur feuille de route. Donc on va dire à ces policiers municipaux, vous allez harceler des gars qui, eux, ont des milices armées, et vous, vous y allez en slip. C'est pas possible. C'est pas possible. C'est les envoyer au casse-pipe. Et ça, c'est à cause de l'idéologie.

Cette idéologie infâme qui fait qu'aujourd'hui, certains ont abandonné leurs valeurs. Je vous le concède. Moi, j'ai beaucoup de respect pour la gauche des années 80 et 90. – Ah oui, la gauche de papa. – J'étais pas d'accord. J'étais pas d'accord. – C'est ce que j'aime dire. – J'étais pas d'accord. Mais il y avait du respect. Mais aujourd'hui, c'est une gauche électoraliste. Elle se dit, finalement, si j'envoie le signal que les petits trafics et tout ça, ça peut continuer, j'aurais peut-être des électorals supplémentaires. – On a plus souciable. – Bien, c'est indigné. – Mais vous savez, ce qui fait du mal aussi, c'est en même temps. – Oui, oui, oui.

– Excusez-moi, Rachida, parce que je sais que vous êtes fan du président de la République, mais c'est ça en même temps qui tue, en fait. À force de vouloir dire, ah oui, mais on veut plus de police municipale, mais on les arme pas. Ça, en même temps, il est en train de nous bouffer, en fait. On peut pas. À un moment, il faut quelqu'un qui ait de l'autorité. Il faut quelqu'un qui décide. C'est blanc ou c'est noir, mais c'est pas gris. Voilà, il faut arrêter avec ça. Je voudrais, justement, à ce propos du « en même temps », nous faire écouter Alain Jakubowicz, que vous connaissez, qui est avocat et qui était ce matin sur ces news. Et lui dit le « en même temps » d'Emmanuel Macron.

C'est un autre débat, c'est sur Israël et les palestiniens, mais c'est en même temps d'Emmanuel Macron, j'en peux plus. Voilà. J'en peux plus, ça suffit à un moment. Il faut se positionner. Il faut avoir des... Voilà, il faut en avoir. On écoute... Des convictions. Des convictions, bien sûr, c'est à ça que je pensais. Maître Jakubowicz, ce matin, écoutez, c'est très fort ce qu'il a fait ce matin. Une partie de moi est morte parce que, oui, je me pose des questions.

Évidemment, lorsque je vois les abdications de mon pays, lorsque je vois les aterremements de mon président de la République, que je ne peux plus entendre, je ne peux plus l'entendre avec cette voix fausse dans ces déclarations, un coup, comme on disait à l'époque, pardon, le propos vous semblera peut-être excessif, une fois pour Hitler, une fois pour les Juifs. C'est insupportable. Et c'est vrai que j'y ai perdu mes repères. Comme bon nombre de Français et Juifs, on y perd nos repères. Et moi, ce séisme-là, je ne pense plus à moi, franchement. Moi, je ne quitterai jamais ce pays. Jamais. C'est mon pays. C'est au salaud de partir. Pas à moi. Jamais je partirai.

Mais qu'est-ce que je dois dire à mes enfants et à mes petits-enfants ? Qu'est-ce que je dois leur dire ? Lorsqu'on leur a expliqué, comme on m'a expliqué, vous savez, mon premier voyage en Israël avec mes parents qui m'avaient éduqué en petit français, je suis allé en Israël en 1964 avec mes parents parce que mes parents voulaient que je vois d'où je venais. Et ces gens qui encore en 1964 embrassaient le sol et se retrouvaient souvent des anciens déportés qui se retrouvaient encore et qui embrassaient la terre. Je n'ai jamais oublié ce qui ne m'empêche pas d'être français. Totalement français. Et on pensait effectivement que jamais ça se reproduirait. Moi, je l'ai juré.

Mes parents me l'ont juré. Moi, je l'ai juré à mes parents. On ne peut pas comprendre ce qui s'est passé de 7 octobre. On ne peut pas comprendre ce que des gens qui étaient très éloignés, Arthur l'a dit, étaient très éloignés de tout ça. On l'a ramené à ça. On l'a ramené à ça. Et je sais ce que je vais me prendre dans la figure moi aussi sur les réseaux sociaux après tout ça. Voilà. Eh bien, je suis seulement triste. Alors que les choses soient claires, dans ce que certains m'ont dit, vous baissez les bras, vous ne battez pas, bien sûr que je vais continuer à me battre. Bien sûr que je vais continuer à me battre. Mais j'ai besoin de mes concitoyens pour le faire. Voilà.

Parce qu'encore une fois, disons-le clairement, soyons honnêtes, ces grandes manifestations qu'il y a eu le 7 octobre, etc., c'était toujours les mêmes. Il ne faut pas se raconter des histoires non plus. Il ne faut pas se raconter des histoires non plus. Maître Jacques Lévovitch ce matin, chez Pascal Praud, Rachida Kahout.

37:11
Laurent Jacobelli

Non, mais vous savez, Israël a le droit de se défendre. Mais il n'a pas... Non, non, mais je ne voudrais pas qu'on fasse le débat sur Israël.

37:20
Présentateur

Le débat, il n'est pas sur Israël. Il est sur le double discours du président de la République. Il est sur le en même temps.

37:26
Laurent Jacobelli

Mais c'est pour ça que je... En même temps, surtout... Je vais vous expliquer. Israël, en fait, a le droit de se défendre, mais n'a pas le droit d'exterminer. Je pense que le président de la République, quand il a pris, en fait, si vous voulez, cette position qui est très courageuse, et d'ailleurs, c'est ce que j'ai dit sur les réseaux sociaux, il l'a fait parce que, eh bien, il faut arrêter la guerre. Il y a un moment, en fait, il y a trop de morts. Il y a trop de... Ça part, vraiment, c'est une poudrière en même temps qui est en train d'exploser et qui est en train de nous éclatiser.

37:52
Présentateur

Est-ce qu'il était obligé de le faire le 5 octobre ? Ah non, absolument pas. Le jour avant la date anniversaire du pogrom qui a eu lieu en 2023, le 7 octobre 2023 en Israël.

38:00
Locuteur 4

Tout le monde parle de pogrom, mais est-ce que vous savez ce que c'est qu'un pogrom ? Non, mais relativisez pas. Je crois que c'est pas le moment. Non, non, non, attention, parce qu'un pogrom, je suis désolée, les Juifs sont dans leur pays.

38:08
Laurent Jacobelli

Donc on ne parle pas de pogrom. Pogrom, c'est quand les Juifs étaient donc en Ukraine ou ailleurs. C'est pour ça qu'en fait, le terme a vraiment beaucoup d'importance. Aujourd'hui, je crois que, en fait, tout le monde doit prendre ses responsabilités

38:19
Locuteur 4

et dire que, oui, plus de 50 000 morts, je suis désolée, nous sommes vraiment dans l'escalade. Alors, moi, c'est les chiffres

38:27
Laurent Jacobelli

que j'ai sur les dernières statistiques qui ont été publiées par... Non, non, non, par Médecins Sans Frontières. Qui cite l'Amasse. OK, maintenant...

38:35
Présentateur

Ça ne veut pas dire qu'ils sont faux. Je vous dis juste que c'est important de savoir quels chiffres on s'y et d'où ils viennent.

38:40
Locuteur 4

Les images avec Gaza rasé, j'imagine que, quand il reste 20% du territoire, on se demande si, effectivement, on n'est pas dans les 50 000 morts. Maintenant, c'est... Vous savez qu'il y a aussi d'autres images qui circulent.

38:50
Présentateur

On voit des marchés à Gaza, par exemple, voilà. Vous savez qu'il y a un peu de tout qui circule. Mais ce n'est pas le débat. Le débat, c'est... Osons prendre des positions claires. Et je trouve qu'Emmanuel Macron n'a pas une position claire. Alors, moi, je trouve qu'Emmanuel Macron a été courageux de prendre une position claire

39:05
Laurent Jacobelli

qui est celle, justement, d'arrêter de fournir des armes parce qu'aujourd'hui, ce sont les deux peuples. On n'entendez pas. Vous avez les Libanais qui se font... Mais vous trouvez qu'Israël n'est pas attaqué, mais Rachida Kahout, il ne faut pas dire n'importe quoi. Encore ce matin, mais Rachida Kahout,

39:18
Présentateur

mais Rachida Kahout, juste arrêtons. Rachida, mais Rachida Kahout, non, c'est pas ce qu'il a dit tout à fait. C'est pas tout à fait ce qu'il a dit. Il a dit... Attendez, juste un mot. Rachida Kahout, un mot. Vous savez qu'Israël est attaqué tous les jours. Vous le savez, ça ? Oui, comme en fait, le Liban est attaqué tous les jours. Mais pourquoi ? Pour se défendre. Vous pouvez pas... Vous pouvez pas aller mettre... Mais il n'y a pas des gens du Esbola au Liban. On va prendre le problème... Tous les jours, Israël est attaqué par des dizaines de missiles. S'il n'y avait pas le dôme de fer, s'il n'y avait pas le dôme de fer, Israël serait rasé aujourd'hui.

C'est pas parce qu'Israël arrive à se défendre, mais c'est ce qu'ils font. Il n'extermine pas au Liban, il n'y a pas d'extermination. C'est hyper ciblé au Liban. Éric Rebelle, Éric Rebelle. Je vais vous dire une chose et je vais vous dire avec beaucoup de gravité. La façon dont vous venez de relativiser... Ah, j'en ai... Si, si, si. Attendez, est-ce que je peux me permettre de continuer ? Je vous en prie. La façon dont vous avez relativisé ce qui s'est passé le 7 octobre en Israël, pour moi, qui ne suis pas juif, est un scandale absolu. Et je vais vous dire pourquoi. Est-ce que vous avez visionné les images de ce qui s'est passé ? Moi, je les ai visionnées. Je les ai visionnées.

Je n'imaginais pas... D'abord, les images, elles existent parce que les terroristes du Hamas, elles ont filmé. Attendez, je n'imaginais pas voir sur ces images ce que j'ai vu de cruauté et de barbarie. Je n'imaginais même pas qu'un être humain puisse faire ça. Vous savez, vous avez sans doute des enfants, j'ai des enfants. Quand vous voyez les images de Supernova, c'est très parti. Ou vous voyez ces gamins qui étaient là pour manifester pour la paix, se faire tirer comme des animaux dans un safari quand ça existait. Et heureusement que ça n'existe plus en Afrique. Vous ne pouvez pas soutenir de telles images. Vous ne pouvez pas... Attendez, je termine. Je termine.

Donc, le président de la République a commis une énorme faute politique. Une énorme faute politique. Il l'avait commise en refusant de venir à la manifestation antisémite. Il a commis une autre erreur lorsque le chef du Hezbollah, groupe terroriste, a été abattu, M. Hassan Nasrallah. Il n'a même pas rendu, alors qu'il est chef désarmé, il n'a même pas rendu hommage aux 58 parachutistes français qui sont morts en 1983 dans l'immeuble Dracar. Il a commis une autre erreur politique en voulant désarmer Israël alors qu'évidemment la France ne fournit pas d'armes à Israël. Israël produit ses armes et sinon le reste ce sont les Etats-Unis.

Et cette triple faute politique à mon avis marquera longtemps et d'ailleurs ça doit être un des débats en interne chez vous à l'EPR on appelle ça l'EPR le nouveau groupe ça doit être un débat parce que en fait j'imagine que bien des gens qui ont entendu le président de la République avoir cette position sur Israël être écœuré par ses déclarations et je ne parle même pas du timing je ne parle même pas du timing il fait cette déclaration à l'ouverture du sommet de la francophonie parce qu'en face de lui il a peut-être des dirigeants qui pensent que mais madame faire ça à deux jours ou à un jour de la commémoration du 7 octobre ce n'est même pas une faute de goût c'est une faute politique majeure mais majeure est-ce que le président de la République décide seul ou est-ce qu'il est mal conseillé mais si vous laissez ce qui s'est passé là à mon avis marquera pour longtemps l'histoire des relations entre Israël et la France on va faire une pause on va se retrouver dans un instant on continuera à en parler on parlera de Rima Hassan hier qui est justement à ce propos à menacer les journalistes de BFM TV on va en parler dans un instant on fait une pause on se retrouve juste après en direct à tout de suite on fera le point sur Cavaillon aussi à tout de suite les loups-garous de tiers ce lieu on aime tous ce jeu et ben je crois qu'on a créé la meilleure partie de tous les temps on a 13 profils uniques le village s'endort il y a vraiment un village qui s'endort on le fait sur plusieurs jours la partie

43:26
Laurent Jacobelli

est-ce que ce jeu va nous rendre fou ? je suis manipulé depuis le début

43:33
Présentateur

qui sont des loups-garous qui sont des loups-garous

43:40
Laurent Jacobelli

quand je l'ai rencontré

43:41
Locuteur 4

sur 10 ans de main je ne savais pas qu'il était influenceur qu'il était si blagueur

43:47
Laurent Jacobelli

et protecteur mais je savais qu'on avait le même rêve

43:55
Présentateur

sur 10 ans de main rencontrer des célibataires de plus de 50 ans qui partagent le même rêve

44:00
Locuteur 5

au coeur du matin plusieurs véhicules de police ont été incendiés devant le commissariat de Cavaillon les personnes qui étaient en garde à vue dans le commissariat ont été évacuées l'incendie des véhicules pourrait être la conséquence d'une importante opération antidrogue qui s'est déroulée la semaine dernière il y a presque un an les agriculteurs commençaient à retourner les panneaux des communes en signe de mécontentement cette nuit en région parisienne des panneaux de ville ont été décrochés ou retournés une centaine d'agriculteurs étaient mobilisés pour interpeller le gouvernement enfin l'ouragan Milton est repassé en catégorie maximale catégorie 5 la Floride est sur le qui-vive l'ouragan devrait toucher terre ce soir ça pourrait être la pire tempête à frapper cette péninsule en un siècle selon le président Joe Biden

44:55
Présentateur

11h35 sur CNews merci d'être en direct avec nous on va continuer à parler de la situation et justement du rôle des insoumis parce qu'hier on a quand même assisté à une situation totalement surréaliste en fin d'après-midi puisque Rima Hassan était chez nos confrères de BFM TV elle n'a pas hésité à menacer les journalistes en leur disant qu'ils auraient des comptes à rendre Gauthier Lebrecht bon