Plus de 2 000 enfants dorment dans la rue (UNICEF)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
finisse 2123 sur le terrain sur le terrain de nos rues nos rues en France nos rues où selon un dernier rapport de plusieurs association 2200 enfants et mineurs dorment dont plus de 500 de moins de 3 ans. En tout cas, ce sont des chiffres de la nuit du 18 au 19 août en France. Un rapport absolument édifiant.
Pour en parler avec nous, Adeline Azan, bonsoir. Président de l'UNICEF France. À vos côtés Anne Sénekier, bonsoir.
Auteur de vous êtes pédopsychiatre et auteur de l'anxiété de mon enfant aux éditions Mango. On va tout de suite voir sur le terrain euh les résultats de cette étude. Regardez ce reportage Florence Méo et Marc Félix sur justement ces enfants de la rue.
Regardez, avoir 10 ans et dormir sous une tente sur un rond-point, cela semble impensable. C'est pourtant la réalité de ces enfants albanais arrivés en France avec leurs parents il y a 4 semaines. Il y en a pas l'école, il y a pas de la maison, c'est il n'a pas mangé c'est là comme ça le plus petit un an et demi a été hospitalisé pendant les fortes chaleurs.
Des riverins apportent bien à manger mais pour eux aucune solution de logement. Sur des bancs ou dans la rue, les enfants sans abri de plus en plus nombreux en France. Au moins 259 ont passé la nuit dehors en août, dont 503 de moins de 3 ans, c'est 30 % de plus qu'en 2022.
Alors à 18h ce soir à Paris, des enfants et leurs parents font la queue. Tous sont appelés le 115, mais aucune solution ne leur a été proposée. L'association Utopia est leur seule chance de trouver un toit pour la nuit.
Certains petits dorment dehors depuis une semaine. Parfois j'ai froid, parfois j'ai faim, parfois c'est complet. L'État a pourtant l'obligation de trouver un hébergement à tous les sans-abris, mais les centres d'urgence sont débordés.
À quelques jours de la rentrée scolaire, les associations appellent à un sursaut. En 2022, le gouvernement avait promis zéro enfants à la rue. Adelineazan, vous avez avec une autre association, nous avez coréalisé ce ce rapport euh édifiant, révoltant, enfin comment vous avez pris ces ces ces chiffres c'est des humains derrière.
Évidemment, cela fait 7 ans depuis 2019 qu'avec l'autre association, en l'occurrence la la face fédération des acteurs sociaux, nous établissons ce barême des enfants à la rue et nous l'établissons de la façon suivante. Nous comptabilisons sur une nuit, au mois d'août en général, sur une nuit le nombre de personnes qui ont téléphoné au 115 dispositifs d'urgence et qui ont eu une réponse négative. Et cela veut dire que les chiffres que nous donnons aujourd'hui de 2259 enfants qui n'ont pas eu de réponse sont forcément sous-estimés puisque il y a ceux qui téléphonent pas qui n'appellent plus parce qu'ils savent que il y aura pas de réponse.
Et ce que je veux dire, c'est aussi que ces enfants, ils sont totalement invisibles finalement invisibilisés parce que si finalement le nous les associations, nous ne faisions pas ce décomte nous-mêmes, et bien on aurait aucune vision de qui qu'est-ce combien y a-t-il en France d'enfants à la rue et puis globalement d'enfants sans domicile parce que à côté des enfants à la rue qui est la évidemment la situation la plus dramatique, il y a les enfants centre d'hébergement et il y a les enfants en hôtel et tout cela là fait500 enfants qui n'ont pas de toit sur la tête. Et juste un un autre chiffre et je m'arrêterai sur les chiffres. En 2012, et ça ce sont des chiffres de l'INC mais il y a pas eu de décompte depuis en 2012 il y avait 300 enfants sans domicile.
Ça veut dire qu'on est passé entre 2012 et 2025 à une augmentation de 52 %. Et juste pour que nos téléspectateurs comprennent quand on parle d'enfants parce que et ça n'est ça n'est pas ce ne serait pas moins une un drame he mais des gens se disent bah des enfants ce sont peut-être des mineurs isolés de 16 17 ans des proches d'adultes. On voit bien, on compte pas les mineurs isolés là, justement, les mineurs isolés, les mineurs non accompagnés ne sont pas euh compris dans ce décompte.
Donc, on ne compte pas les mineurs isolés. Donc, c'est pour ça qu'on dit que ces chiffres sont à l'évidence à la fois dramatique mais complètement sous-estimé. Et si on en est là aujourd'hui, et c'est ça notre cri d'alarme euh pour la 7e année, euh c'est parce que ça n'est pas une volonté politique.
Il n'y a pas de volonté politique du gouvernement qui avait pourtant dit en 2022, il n'y aura plus un seul enfant à la rue, plan zéro enfant à la rue à la fin de l'année 2022. Et bien non seulement il y a 10 enfants à la rue, mais ça ne fait que euh croître. On reviendra sur les promesses politiques non tenues.
Anne Sénéquier, quand on est un enfant, qu'on dort dehors, euh je sais pas si vous avez rencontré dans le cadre de votre métier des des enfants dans cette situation là, mais comment accompagner déjà comment que peuvent ressentir des enfants comme ça dans la société quand même d'opulence qui est la nôtre ? justement ce cette différence ce chisme ce qu'il y a entre cette société d'opulence comme vous le dites et le principe de réalité de ses enfants. Après les conséquences, elles sont multiples et elles sont aussi en fonction de l'âge de l'enfant mais globalement on a une insécurité qui est globale et qui va impacter finalement tous les apprentissages de l'enfant.
Un enfant, ça grandit en explorant le monde autour de lui, en jouant, en interagissant avec les autres. Et c'est vrai que là l'interaction, elle paraît difficile parce que les parents sont en mode survie de trouver de la nourriture, de trouver un toit. Donc sont moins aussi disponibles pour les enfants qui demandent un regard, du langage, des jeux et et tout ça.
Finalement, cette insécurité, on le ressent aussi au niveau physiologique en fait avant d'arriver à la psychologie. au niveau physiologique, cette hypervigilance permanente de l'enfant va sécréter du cortisol en permanence et en fait va impacter euh les apprentissages, le développement psychomoteur des enfants et ce qui se passe aujourd'hui, c'est dramatique pour tous ces individus effectivement toutes ces familles. Mais je pense qu'il faut aussi déployer le continum espace-temps et se rendre compte que c'est aussi une génération qu'on est en train de sacrifier parce que ces jeunes enfants aujourd'hui sans refuge, sans possibilité de construire sur des fondations solides vont devenir des adultes qui n'auront absolument pas pu atteindre leur potentiel et qui auront peut-être des problèmes à tenir une famille, à tenir un emploi, à tenir une vie tout simplement.
Et donc aujourd'hui, on considère ça, on est choqué ce soir et je pense que tout le monde l' euh mais ça peut devenir un problème plus grand parce que ces jeunes qui grandissent dans la rue, il viendra un jour un adulte qui leur proposera une opportunité et qui sera tout probablement sauf dans le domaine du légal. Et ces jeunes seront très loyales envers ces trafiquants parce que ce seront les seuls et les premiers qui leuront proposé quelque chose de tangible. Et là, on aura un vrai problème et je pense qu'on l'a déjà dans ce qui se passe aujourd'hui.
Beaucoup de téléspectateurs qui nous écoutent doivent forcément se demander c'est quoi le profil social de ces de ces enfants, de ces mineurs qui dorment dans la rue avec y compris avec leur famille. Ce sont des Est-ce que ce sont des citoyens français ? Est-ce que ce sont des immigrés sans papiers ?
Encore une fois, ça n'excuse rien. Mais quel est le profil ? Alors nous à l'UNICEF et à la face évidemment aussi, on se refuse à distinguer justement les enfants étrangers ou les enfants euh de famille française.
C'est pas pour ça que j'ai dit hein. Mais j' pourquoi on ne fait pas ce distingu volontaire, mais je l'explique parce que il y a un droit inconditionnel pour les les enfants à être logés. L'hébergement d'urgence, c'est une compétence de l'État et la Convention internationale des droits de l'enfant, elle impose à chaque état d'avoir de l'hébergement d'ur de faire de l'hébergement d'urgence quelque chose d'inconditionnel, que les enfants soient en situation irrégulière ou régulière.
Et je voulais tout à fait aller dans le sens de ce que vous venez de dire et montrer euh je suis complètement d'accord, nous avons d'ailleurs en 2022 fait un rapport spécifique sur les conséquences pour les enfants de ne pas avoir de domicile qui s'appelle euh grandir sans chez soi. Et nous avons évidemment constaté toute une un éventail de droits qui ne sont pas respectés. le droit à la vie familiale, le droit à une à la santé comme en parcours de soins quand on est on est à la rue ou quand on est dans un centre d'hébergement, c'est évidemment quelque chose qui ne peut pas se faire de façon continue.
Et nous avons tout à fait pu noter que les enfants qui sont à la rue deviendront des adolescents ou des des adultes qui auront deux à trois fois plus de risque d'être anxiodépressif voire complètement dépressif. Et puis quand on sait, vous devez le savoir aussi bien que nous bien sûr, l'important c'est ça maintenant on le sait, c'est scientifique des 1000 premiers jours pour un enfant. Euh qu'est-ce que c'est que 1000 premiers jours, c'est-à-dire 3 ans quand on est à la rue ?
On a vu d'ailleurs toute la journée des reportages notamment sur sur vos vos antennes de d'enfants qui en plus ne voulaient pas dire qu'ils étaient à la rue à leurs à leurs camarades de classe et donc n'ont pas ce lien social qui fait grandir les petits et les plus grands. Mais pour que nos téléspectateurs comprennent bien, même si vous tenez pas de de statistiques, c'est tout à fait normal. Mais est-ce qu'il y a, j'allais dire pas toutes les catégories sociales, mais est-ce qu'il y a, y compris des citoyens français dont les parents ont été déclassé ?
On formule ma question. Est-ce que ça ne touche que notamment des immigrés en situation irrégulière ou pas ? Ou est-ce que ça touche ?
Ça touche beaucoup plus largement. Un point d'ailleurs tout à fait intéressant à signaler, c'est que le sansabrisme est en train de se féminiser énormément. Mais 1/3 là actuellement c'était vraiment pas le cas il y a quelques années. 1/3 des personnes sans abri sont des femmes, des femmes seules évidemment et des femmes avec enfant.
Ça c'est un phénomène qui devient de plus en plus important. Alors pourquoi il y a des causes ? Bien sûr, il y a des causes, elles se croisent, elles se cumulent.
Il y a d'abord l'augmentation très importante ces dernières années de la pauvreté. Ça aussi on ne le dit pas assez. C'est l'INC qui a publié des chiffres il y a quelques mois, juste avant l'été, et qui a montré à quel point la pauvreté dans un pays quand même riche comme la France a grimpé, c'est aggravé.
Donc la pauvreté qui fait que bah ces ces familles souvent elles sont expulsées, des dispositifs législatifs comme la loi Casbarian qui facilit l'expulsion locative. Euh tout cela en fait se cumule avec des des effectivement un certain nombre de personnes en situation irrégulière avec des mesures de plus en plus sévères contre elles et des difficultés de plus en plus importantes à obtenir des papiers à être régularisés. Et ce qu'il faut voir également, on le dit beaucoup dans le rapport, c'est que quand ces personnes sont hébergées en centre d'hébergement, ils ne sont plus dans la rue, évidemment c'est un petit plus par rapport à la rue, ça va de soi.
Et comme il n'y a pas de production de logements sociaux ou très sociaux en amont, elles embolisent le le parc d'hébergement à leur corps défendant évidemment alors que un certain nombre d'entre elles pourraient ont les critères pour demander des logements sociaux mais comme elles devraient attendre pendant des années mais du coup ceux qui sont en centre d'hébergement vont y rester des années et ne pourront pas accéder au logement social. Alors avant d' alors avant le logement social, il y a peut-être d'abord les centres d'urgence et c'est bien le problème. On va regarder justement un un extrait d'un reportage de Florence Bouquilla qui a été tourné il y a 2 ans mais qui est toujours évidemment d'actualité votre rapport le le prouve encore.
En tout cas voilà pourquoi quand on appelle le 115 alors que effectivement la la loi et le gouvernement doit trouver un hébergement d'urgence et bien pourquoi il n'y a parfois pas de place. Regardez l'extrait de ce reportage de Florence Bouillia. Une ambiance de fête, des vitrines qui saintillent mais devant les grands magasins parisiens chaque soir des enfants sans abri.
Cette femme et sa petite fille de 6 ans sont originaires de République tchèque. Elles dorment dans la rue depuis plusieurs mois. Je peux travailler ici, je peux tout faire mais j'ai juste besoin d'un endroit où dormir pour ma fille.
Elle va à l'école mais on est toujours à la rue. Ils sont des dizaines chaque nuit au cœur de la capitale, des familles et des enfants de tout âge. L'État a l'obligation de trouver un hébergement à tous les sans-abris, mais les centres d'urgence sont débordés.
En France, depuis peu, cette mère algérienne et sa fille ont d'abord été accueilli par des proches avant de se retrouver dehors. Depuis 15 jours, faute de place en foyer, elles dorment à la rue. Iba à 15 ans, elle est scolarisée en seconde.
C'est un peu difficile par rapport à les autres élèves parce que là je je peux pas concentrer avec le prof, surtout quand on dort dehors. D'ailleurs, quand je quand on dort de je dors pas vraiment, je reste je veille. Malgré que je suis allongée, mais j'ai toujours les yeux qui sont ouverts, je surveille et moi je suis avec elle, je la protège.
Je la protège le maximum. Je lui conseille de dormir. Moi, je reste éveillée.
La rue potentiellement dangereuse, c'est ce que les associations essayent d'éviter aux parents et surtout aux enfants. On veut juste dormir un jour ou de jours dans un hôtel ou dans un appartement mais comme ça, on a pas froid et on n'est pas malade. Quand ma mère, elle a pas de couverture.
Ta maman elle a pas de couverture. Ils ont volé les couvertures. Senqué, c'est toujours déchirant he d'entendre des des sans domicile fixe des SDF, mais encore plus là, on entend des voix d'enfant, des paroles d'enfant, c'est évidemment déchirant comment ces enfants dont beaucoup vont à l'école, on l'a dit, arrivent-il à à s'insérer, à faire l'appart d'une société avec, vous le disiez tout à l'heure, des camarades de classe, moi je rentre chez moi, ma maman, mon papa m'attendre et puis moi je vais à la rue y compris avec mes parents.
Effectivement et on l'entend bien dans cette hyperviléance et on le voit aussi dans votre reportage où ils vont s'installer devant le BHV parce que c'est éclairé, parce qu'il y a du passage et que du coup ils se sentent un peu plus en sécurité que dans un coin où il pourrait leur arriver des choses. Et cette hper vigilance c'est quoi ? C'est du sommeil en moins.
C'est une un temps une concentration diminuée le lendemain. Alors si c'est une semaine et bien ça peut se rattraper parce que ces enfants ont une résilience hors du commun. euh ils arrivent justement malgré tout à s'adapter mais ce coût de cette adaptation il le payent très cher et surtout plus ça dure plus ils risquent de le payer toute leur vie et c'est ça qui est problématique aujourd'hui.
Donc en tant que parent et on l'entend bien dans ce que dit cette mère, c'est "Je veux qu'elle dorme donc je veille moi." Mais comment voulez-vous que le lendemain elle puisse trouver une formation, trouver un travail, trouver un logement ? En fait, elle peut pas parce queelle comment la maman peut s'en sortir parce qu'elle veut d'abord protéger son enfant.
Il faut effectivement trouver des des solutions pour les mamans et on voit bien que souvent ce sont des mères encore une fois euh qui vont sacrifier leur bien-être ou tout simplement rester en mode survie pour permettre le minimum. Et je pense que ce qui est très important pour ses pour ses parents, pour ses mères, c'est de maintenir leurs enfants à l'école pour les sortir justement de ce dessin que tout le monde leur dessine alors que il y a aussi du potentiel énorme dans ces enfants. Et tout ce qui demande, c'est finalement de de le de le donner à la France aujourd'hui.
Concrètement, Adelineazan, on l'entendait le reportage, normalement le gouvernement a obligation de trouver des hébergements. C'est quoi le problème ? Des hébergements, il y en a pas assez. on a pas investi assez ou je vous pose cette question parce que j'avais fait plusieurs reportages sur les SDF, pas forcément les enfants et à l'époque on m'expliquait que euh 2000 SDF c'est pas égal 2000 places d'hébergement, il en faut beaucoup plus parce que il faut plus de souplesse, plus de lieux.
Donc il faudrait doubler tripler l'offre. Quel est le problème des centres d'hébergement ? Le problème des centres d'hébergement c'est qu'il n'y en a pas assez.
Il y a actuellement 203 places 203000 pardon places en centre d'hébergement. Tous les ans, ça manque de baisser. On se mobilise le secteur associatif pour que ça ne baisse pas.
Mais ne pas baisser, ça ne suffit pas. Il faut, nous avons calculé qu'il faut au moins 10000 places supplémentaires en centre d'hébergement aujourd'hui ou 10000 places chaque année parce que la pauvreté augmente déjà si on en a 10000 supplémentaires, il y aura un pas de fait. Le problème, c'est que là aussi le gouvernement annonce euh les 10000 supplémentaires comme il l'a fait au moment de la loi de finance euh initial en 2025, mais il ne met pas le budget en face.
Il y a eu une baisse de 250 millions sur le le l'hébergement d'urgence et on ne sait pas ce qui va se passer dans les semaines et les mois à venir mais en tout cas les coupes budgétaires qui ont déjà été annoncées elles sont absolument gigantesques dans le secteur et sur la ligne particulièrement solidarité inclusion et cetera. 1 milliard 7. Oui, ça ça allait être ma ma question.
Ça nous ramène au au début de notre émission évidemment, on on parlait de on parlait de de l'instabilité politique, de la de la crise, de la de la dette finances publiques, des choix peut-être difficiles qui vont être amenés à à faire par notre pays et nos futurs gouvernements. Est-ce que vous avez peur que voilà le sort de ces enfants, de ces femmes à la rue soit soit sacrifié ? Que les Françaises diront "On doit faire des économies, on a d'autres priorités." De manière générale, la santé euh a des difficultés à rester euh sur le devant de la scène et à rester une priorité sur le temps long.
Et c'est vrai que on est aujourd'hui acculé de d'actualités euh brûlantes, d'urgences qui sont toujours plus urgentes les unes que les autres. Et malgré tout, il faudrait quand même garder cet enfance, cette importance de l'enfance comme une urgence flottante, c'est-à-dire qu'il reste là quoi qu'il arrive parce que c'est la France de demain et elle est là. que ça soit les enfants euh dans la rue, que ce soi les enfants qui sont en décrochage scolaire sans pour autant être dans la rue, euh tout les violences sexuelles faites aux enfants, en fait, toutes ces thématiques qui touchent aux enfants aujourd'hui sont en complètement désérance.
Le système de santé vis-à-vis des enfants, que ça soit la pédopsychiatrie, la pédiatrie est dans un état lamentable aujourd'hui. Ben, on va faire des coupes. Je ne sais pas ce qui reste à couper en fait.
Concrètement là, ça devient un peu ridicule pour dire que un politique, il est là aussi pour penser demain. C'est pas juste un mandat et après peu importe ce qui se passe parce que en la matière Adelinazan ou Senek, en la matière les les budgets, les budgets quoi ? Ils sont gelés, ils baissent, ils baissent. du gouvernement de dire voilà ça va être la priorité des priorités national dire en 2022 on a dit le gouvernement a dit zéro enfants dans la rue et puis on a vu que ça évidemment que ça n'était pas le cas et quand on voit que pour 2026 dans les coûts budgétaires qui ont été annoncés les plus importantes sont justement la cohésion sociale solidarité et à côté d'ailleurs l'aide publique au développement et bien on en est on est obligé de de constater de le dire et de le critiquer que ça le le secteur social et notamment l'enfance n'est pas la priorité de ce gouvernement.
Donc nous, c'est pour ça qu'on alerte et on alerte pas seulement le gouvernement et puis onalerte pas seulement on fait des propositions mais on alerte aussi et on informe les parlementaires qui sont très très conscients de cette cette situation d'ailleurs qui ont pris une résolution au Sénat à l'unanimité pour qu'il n'y ait plus de sans-abrisme des enfants et on souhaite que ça soit la même chose à l'Assemblée nationale. Et puis moi, je voudrais aussi dire un mot pour terminer, c'est dire que la solidarité nationale, locale d'ailleurs et nationale, elle est absolument gigantesque. Quand on voit le nombre d'écoles et ça se reprépare là maintenant à la rentrée à la rentrée scolaire et ça a eu lieu pendant les vacances qui reste ouverte la nuit et pendant le weekend et pendant les congés pour héberger ses enfants. des enseignants, on en a vu ce matin pendant la conférence de presse, ce sont des enseignants qui viennent dormir dans l'école, des parents qui viennent dormir dans l'école pour que les enfants eux-mêmes puissent dormir dans l'école sans sans qu'il y ait de danger.
Est-ce que c'est normal alors que c'est une compétence de l'État ? Ça n'est pas normal. On reviendra, on réévoquera ensemble ce ce dossier avec peut-être une question, on vous réinvitera.
Comment font nos voisins européens ? On parlait de nos voisins européens sur la les finances publiques et la dette. on sera intéressé d'avoir un prochain débat avec vous sur comment font nos voisins européens pour résoudre ces problèmes.
Merci de nous avoir suivi.
Adeline Hazan