GILETS JAUNES : EN GARDE À VUE POUR UNE PANCARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Fait
« ils m'ont dit que le mot "Goebbels" était une insulte. »
- Fait
« la pancarte était interdite par le préfet de police. »
- Chiffre
« on est aujourd'hui autour de 5 à 6000 syndicalistes judiciarisés, notamment des camarades de la SNCF, suite à leur belle mobilisation de l'année dernière. »
- Fait
« Ce qui nous indigne, c'est qu'on ait perdu notre capacité d'indignation. »
- Fait
« les cellules en question ui sont quand même assez dégradées pour un commissariat qui n'est pas si vieux que ça, la moitié des cellules qui sont là ne peuvent même pas être utilisées parce qu'elles sont dégradées »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Elle sort parmi les applaudissements : Isabelle, professeure à la cité scolaire Paul Valéry à Paris, était entendu aujourd'hui au commissariat du douxième arrondissement, en audition libre. Son délit : avoir arboré cette pancarte lors de la dernière manifestation parisienne des gilets jaunes. Deux policiers en civil se sont présentés à moi, me demandant discrètement de procéder à un contrôle d'identité.
Donc, j'étais assez interloquée, et ils m'ont précisé que c'était par rapport à mes pancartes. ils ont continué à me dire que je ne pouvais pas exhiber ma pancarte, parce qu'elle était injurieuse, insultante. Et je leur ai demandé en quoi elle était insultante, car il n'y avait pas de mot grossier écrit dedans.
Ils m'ont dit que le mot "Goebbels" était une insulte. Voilà. Et ils m'ont dit que la pancarte était interdite par le préfet de police.
Isabelle a été placée en garde à vue avec son mari. Si elle a été libérée le samedi même, son mari n'est sorti que le dimanche. Comme mes collègues ont un réseau d'amis, on a pu faire intervenir le député de la France Insoumise, Alexis Corbière, que je remercie vivement.
Et suite à son arrivée, et à sa demande de visite du commissariat du douxième, peu de minutes après son entrée dans le commissariat, mon mari a été libéré, voilà. La veille, à la sortie de la garde à vue du mari d'Isabelle, il ne mâche pas ses mots sur ses conditions de détention. C'est très éprouvant, j'avais jamais vécu ça de ma vie, je pense que ceux qui mettent des autres en prison devraient passer 24 heures en prison pour voir ce que ça fait.
Je parle pas simplement du fait d'être en prison, comme ça, l'air de rien, mais psychologiquement, vous savez que je suis psychothérapeute, certains le savent, psychologiquement, le fait de savoir qu'on est enfermés de l'extérieur, qu'on ne peut pas sortir quand on veut, ça a été très dur, très très dur. J'ai passé des heures...
Par chance, je pratique beaucoup la méditation, mais malgré la méditation, ce sont quand même des choses enfouies dans notre petite enfance qui ressortent, c'est une épreuve extrêmement difficile. Je conseille aux gens qui mettent les autres en prison de faire l'expérience 24 heures, peut être qu'ils seront plus humains après. Les forces de police m'ont fait visiter le commissariat, j'ai vu les cellules en question ui sont quand même assez dégradées pour un commissariat qui n'est pas si vieux que ça, la moitié des cellules qui sont là ne peuvent même pas être utilisées parce qu'elles sont dégradées, donc il y a quand même des conditions, j'y étais, de détention, de l'aveu même des focres de police qui sont là, qui ne sont pas satisfaisantes.
Ce qui nous étonne, c'est que l'on s'en indigne plus assez. Voilà. C'est une certaine banalisation de la criminalisation ed l'action syndicale.
On est aujourd'hui autour de 5 à 6000 syndicalistes judiciarisés, notamment des camarades de la SNCF, suite à leur belle mobilisation de l'année dernière. Ce qui nous indigne, c'est qu'on ait perdu notre capacité d'indignation. Et qu'on ait laissé banaliser ce type d'intimidation, de pratique d'intimidation du pouvoir, qui ne supporte aucune contestation.
Je pense que j'étais en train d'exercer mon libre droit d'expression, voilà. Donc je ne pense pas avoir commis d'infraction, ou d'avoir commis des injures envers le président de la république. Moi, je suis pas du tout sur les réseaux sociaux, mais il semble que ça a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux, donc peut-être que certains de mes élèves sont au courant de ma mésaventure, je n'en sais rien, voilà, je verrai ça quand je retrouverai mes élèves avec plaisir.
S'ils veulent en savoir plus, je les renverrai vers Le Media TV, voilà, puisque je suis socio aussi, et si vous pouvez avoir plus d'abonnés, et de gens qui vous soutiennent, ce serait, ça me ferait plaisir de savoir que j'ai pu contribuer un petit peu, à avoir des socios supplémentaires pour que vous puissiez continuer de vivre. Nous sommes tous là pour Liberté, Égalité, et merci pour votre grande Fraternité. On est là, on est là, même si Macron ne veut pas nous on est là, pour l'honneur des travailleurs, et pour un monde meilleur, même si Macron ne veut pas nous on est là !