La pétition de Philippe de Villiers obtient 1 million de signatures
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 1:00OuverteRéponse directe
Nicolas Pouvreemont, dites-moi, directeur l'observatoire, je le rappelle, de l'immigration et de la démographie. Au fond, c'est extraordinaire. C'est j'allais dire c'est le le le but, le diapason de tous les fantasmes, toutes les réalités de l'immigration.
- 5:00OuverteRéponse directe
En fait l'immigration c'est une conjonction de plusieurs canaux parallèles. Donc on n pas un seul chiffre officiel de l'immigration. C'est ce qui fait parfois toute la difficulté et puis aussi le un peu le jeu d'enfumage he sur les statistiques.
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que globalement comme disait George Marchet est-ce que l'immigration du point de vue économique est globalement positive ou c'est le contraire ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que légalement juridiquement quelle peut-être la possibilité de passer au stade supérieur ?
- 20:00RelanceRéponse directe
C'est pas pour cantonner. C'est parce que aujourd'hui si donc si je vous ai bien suivi, s'il y a pas un député qui se dit 'Oui, je vais aujourd'hui se saisir de cette pétition puisque c'est celle-là en tout cas qui est en jeu aujourd'hui qui a fait le nombre de signatures qu'on sait, je vais me saisir de cette pétition pour la présenter au Parlement pour présenter un projet de loi basé sur voilà un projet de loi référendeur comme vous dites.'
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Nicolas PouvreemontChiffre
« L'an dernier, on a atteint un record de 3400 premiers titres de séjour accordés. »
- 7:00Nicolas PouvreemontChiffre
« Le nombre de bénéficiaires du droit d'asile en France a triplé en 10 ans. »
- 9:00Nicolas PouvreemontChiffre
« On a en France à peine la moitié, 56 % des étrangers extraeuropéens en âge de travailler qui occupent un emploi. »
- 11:00Nicolas PouvreemontChiffre
« Le plus faible taux d'emploi des immigrés et descendants d'immigrés sur deux générations en France représente un manque à gagner pour l'économie de l'ordre d'environ 100 milliards d'euros par an. »
- 12:00Nicolas PouvreemontChiffre
« L'impact de cette immigration à quelque chose de l'ordre de 40 milliards d'euros par an. »
- 13:00Nicolas PouvreemontChiffre
« Le montant annuel moyen des prestations sociales perçues par les immigrés en France est deux fois supérieur à celui des personnes sans ascendance migratoire. »
- 17:00Pierre GentilletFait
« La loi d'Armanin, voyez, qui est la loi début d'année 2024 je crois. »
- 19:00Pierre GentilletChiffre
« Le taux d'exécution des EQTF est glorieusement remonté à 10 % l'an dernier. »
- 21:00Pierre GentilletFait
« La région Auvergne Ronalpe subventionne une association qui gère actuellement une dizaine de centres pour migrants en ruralité. »
- 22:00Pierre GentilletChiffre
« On parle de millions d'euros et on parle effectivement de sommes qui ont été allouées de dizaines de milliers voire plus pardon mais je crois que ça dépasse la centaine de milliers d'euros alloués par la région Auvergne Ronalpe de monsieur Laurent Voquier. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Sud Radio Berkov dans tous ces états, le fait du jour. Sauvons la France, exigeons un référendum sur l'immigration. Philippe Devilet lance sa pétition. 1 million de signatures, plus plus d'un million de signatures depuis 10 jours en 10 jours, pardon.
Alors Nicolas Pouvreemont, dites-moi, directeur l'observatoire, je le rappelle, de l'immigration et de la démographie. Au fond, c'est extraordinaire. C'est j'allais dire c'est le le le but, le diapason de tous les fantasmes, toutes les réalités de l'immigration.
Alors on on a longtemps cacher la poussière sous le tapis. On se refie de la patate de choses. Non non non, on en parle pas.
Non non, il faut pas en parler. D'autres disaient au contraire. Quand on parlait même de grands remplacements, c'était tout de suite on était à la droite d'Aldolphe Hitler.
Enfin, il y avait tous ces fantasmes. Donc la réalité c'est quoi le réel ? Écoutez, je pense que le le succès apparent de la pétition de Philippe Deviller met le doigt sur une tension majeure.
D'une part, les Français, l'opinion publique, la société française n'a jamais été aussi opposé à l'immigration dans son ampleur et dans ses formes contemporaines. Voyez, on a maintenant un sondage par mois sur le sujet et on a toujours entre 2/3 et les 3/4 des sondés qui estiment que les niveaux d'immigration reçus en France sont trop élevés d'une part et d'autre part, il n'y a jamais eu autant d'immigration en France qu'aujourd'hui et et ça c'est le cas quels que soient les indicateurs comprends. Alors juste un mot parce que l'immigration en France aujourd'hui c'est combien ?
C'est quoi et qui vient clandestin illégaux illégaux ? Expliquez-nous un peu. Vous avez des chiffres aussi ?
Non bien sûr. En fait l'immigration c'est une conjonction de plusieurs canaux parallèles. Donc on n pas un seul chiffre officiel de l'immigration.
C'est ce qui fait parfois toute la difficulté et puis aussi le un peu le jeu d'enfumage he sur les statistiques. Quels que soient les indicateurs qu'on prend. Si on prend les principaux, nous en sommes à des niveaux historiques.
Si on prend par exemple l'indicateur classique de l'immigration légale qui est le nombre de premiers titres de séjours qu'on accorde chaque année, ce nombre annuel de primotites de séjour a été multiplié par 3 depuis la fin des années 90. Par 3 absolument 25 ans, c'est ça multiplié par 3. L'an dernier, on a atteint un record de 3400 premiers titres de séjour accordés.
Euh les pays d'origine sont globalement toujours les mêmes. Maroc, Algérie, Tunisie, beaucoup de pays d'Afrique sub-saharienne également. L'immigration irrégulière, par définition, elle est plus difficile à approcher.
Mais si on prend un indicateur qui sert souvent de proxy, qui est le nombre de bénéficiaires de l'aide médicale d'État, l'AME, qui est donc comme vous le savez réservé aux étrangers en situation irrégulière sous conditions de ressources. Oui, c'est étranger en situation irrégulière, c'est ça. En situation irrégulière sous conditions de ressources.
C'est essentiellement des profils inactifs qui sont concernés. Euh le nombre de ces bénéficiaires de l'AME a triplé en 20 ans. Triplé en 20 ans.
Donc ça atteste de la dynamique plus globale de l'immigration clandestine. Euh et il y a d'autres canaux d'immigration dont on parle peu qui sont un peu à la lisière des deux et qui sont aussi en très forte croissance. Pour ne citer qu'un exemple, le droit d'asile.
Euh le nombre de bénéficiaires du droit d'asile en France a triplé en 10 ans. Partout en Europe. C'est le canal d'immigration qui a le plus augmenté sur la décennie.
C'est triplé presque partout dans tous les à tous les états. C'est ça. C'estàd qu' en l'espace de 10 ans Oui, c'est ça.
Triplement partout. triplement de de l'immigration clandestine mesurée par la ME, triplement du du du nombre de bénéficiaires de l'asile, des primotites de séjour. Et donc cette dynamique, elle est elle est absolument spectaculaire.
Elle concerne en vérité une large part du continent européen. Mais c'est vrai qu'en France, il y a quand même des éléments assez particuliers sur la nature de l'immigration reçue parce que l'accélération migratoire, on la voit aujourd'hui partout en Europe, ce qui ne veut pas dire qu'elle est inéluctable. Ce qui veut dire qu'il y a des choix politiques faits partout en Europe qui tentent à considérer que c'est soit une fatalité, soit quelque chose de de souhaitable.
Les spécificités de notre immigration, elles sont d'abord géographiques. C'est-à-dire que l'immigration reçue en France est de loin la plus africaine du continent européen. On a la moitié des immigrés vivants en France qui sont originaires d'Afrique.
Donc 6/ 10 viennent du Maghreb. Mais la part qui augmente le plus au sein de l'immigration africaine, c'est l'immigration sub-saharienne qui a plus augmenté depuis les années 2000. Euh, on a aussi une immigration qui compte parmi les les moins intégrés sur le marché du travail de toute l'Union européenne.
Euh, voyez, si on prend le les les chiffres du chômage sont les plus forts là. Ouais, c'est ça. C'estàd que si vous prenez par exemple le taux d'emploi, c'estd la part des gens qui sont en âge de travailler et qui occupent effectivement un emploi, on a en France à peine la moitié, 56 % des étrangers extraeuropéens en âge de travailler qui occupent un emploi.
C'est 14 points de moins que les Français et c'est l'un des taux les plus bas de toute l'Union européenne. Et pour finir sur cette ce rapide panorama des chiffres, ce phénomène de difficulté d'intégration sur le marché du travail, en vérité, il est encore plus marqué sur l'immigration récente. C'est-à-dire que si vous prenez tous les immigrés entrés en France en 2023 qui est la dernière année pour laquelle on a des données à peu près fiables, vous en aviez à peine un sur trois qui occupait un emploi au début de l'année 2024.
Et donc il y a à la fois un enjeu quantitatif et un enjeu de nature de l'immigration qui est chez nous spécialement marqué. Oui. Donc il y a et tous ces chiffres là les Français réagissent par une inquiétude.
Oui. C'estàd qu' il y a un sentiment de je pense de de manque de confiance dans la capacité du politique à agir et de lassitude. Voyez ce que je vous disais des deux tiers au 3/4 des sondés qui est qu'il y a trop d'immigration qui se déclare favorable à une mesure restrictive ou à une autre.
En vérité c'est très consensuel entre les différents électorats. C'est-à-dire que c'est évidemment 95 % de l'électorat du Rassemblement national. C'est cohérent mais c'est aussi de tiers voire plus de l'électorat du bloc central.
C'est une petite moitié de l'électorat à gauche bien sûr et il y a une forme de tension et à gauche et à gauche c'est combien à gauche alors voyez typiquement même par exemple pense que la France sou qui est quand même plutôt favorable mais voyez la semaine dernière par exemple il y a eu un sondage CSA sur une proposition restrictive qui était instaurer des quotas d'immigration par nationalité 75 % d'approbation générale dont 50 % d'approbation chez les électeurs et lesfit dont une petite moitié chez les électeurs PS et en vérité il y a vraiment une une asymétrie entre d'une part le caractère de plus en plus majoritaire pour ne pas dire consensuel des aspirations à un plus fort contrôle de l'immigration dans l'opinion et d'autre part le caractère toujours très clivant de ce sujet dans le débat parlementaire et puis dans le commentaire médiatique. Oui. Et on le voit effectivement et et de toute et ça exacerbe et ça enflamme.
Mais en revanche dans l'opinion française enfin en tout cas tel que les sondages le révèlent, il y a quand même un consensus à 60 70 % et cetera. Et au fond cette histoire pour vous, elle est politique d'abord. Enfin, c'estàd que on a l'impression parce qu'on a parlé de de beaucoup de choses hein.
Euh est-ce qu'on peut dire aujourd'hui oui une question parce qu'on dit oui mais regardez ce qu'apporte les migrants, l'immigration et cetera. Euh ceux qui travaillent évidemment payent des impôts et cetera et ça bon est-ce qu'aujourd'hui les chiffres parce qu'on entend tout sont contraires. Est-ce que globalement comme disait George Marchet est-ce que l'immigration du point de vue économique est globalement positive ou c'est le contraire ?
Qu'est-ce qu'on peut dire là-dessus ? Alors, il il y a deux certitudes là-dessus. Il n'existe pas une seule bonne estimation à l'uprès du bilan budgétaire ou économique de l'immigration.
Beaucoup de choses dépendent des hypothèses, du champ de dépenses qu'on retient et cetera. Mais il y a un autre fait qui me semble tout aussi certain, c'est qu'il ne peut pas exister aujourd'hui de scénario sérieux dans lequel on considère que l'immigration reçue en France rapporte au pays. Pourquoi ?
Est-ce que je vous le disais, on a l'une des immigrations les moins en emploi de toute l'Europe. On a l'une des immigrations les plus pauvres en terme de pauvreté relative par rapport à la société d'accueil de toute l'Europe. Voyez, on a presque la moitié des étrangers extraeuropéens qui vivent sous le seuil de pauvreté.
C'est quatre fois plus que les Français. Et nous, on a pu estimer que le plus faible taux d'emploi des immigrés et descendants d'immigrés sur deux générations en France représente un manque à gagner pour l'économie de l'ordre d'environ 100 milliards d'euros par an. Ça fait 3,4 % du PIB.
Euh en terme d'impact budgétaire, parce qu'on parle beaucoup de budget et on va beaucoup en parler ces prochaines semaines, on a pu estimer euh l'impact de cette immigration à quelque chose de l'ordre de 40 milliards d'euros par an euh dont plus de 80 % sont en fait imputables à une catégorie particulière qui est celle des étrangers extraeuropéens hors emploi parce que quand on ne travaille pas, d'abord on ne côtise pas, on paye pas peu d'impôts et par ailleurs, on consomme beaucoup de prestations sociales et vous voyez le le montant annuel moyen des prestations sociales perçues par les immigrés en France est deux fois supérieur à celui des personnes sans ascendance migratoire quand on met de côté les prestations de retraite hein qui sont corrélées à l'âge même les prestations de chômage qui sont la contrepart les prestations sociales des immigrés non employés enfin non non sans emploi sont quoi le triple à peu près de ce que des prestations sociales que touchent bah les Ouais quand quand on prend le critère des prestations sociales noyau dur c'està-dire vraiment écartant les prestations de retraite et même le et même les allocations de chômage ça et même les allocations de chômage dans lesquelles les immigrés sont sur représentés mais ça veut dire qu'ils ont cotisé he le chômage on l'a quand on a cotisé on a effectivement un rapport de de 1 à deux c'està-dire deux fois plus de prestation sociale en moyenne perçu par les immigré quasiment le même montant chez les descendants d'immigrés ça montre que notamment les difficultés de d'intégration sur le marché du travail ne se résorbent pas naturellement à la 2è génération deux fois plus donc que chez les personnes qui ne sont ni immigrées ni descendantes d'immigrés très intéressant Pierre Gentiller bonjour bonjour vous êtes vous êtes avocat euh on vous reçoit souvent et toujours avec plaisir. Pierre Gentiller, on va revenir à juste et on va reparler ensuite avec vous et Nicolas Pau Monti de ce qui se passe sur le l'état de l'immigration que vous avez très bien tracé. Euh est-ce que cette pétition on en est à 1 million donc cette pétition de Villier on en est à plus d'un million de signatures.
Alors la question référendum c'est une migration. On sait très bien que les référendum depuis un certain année 2005, on naime pas beaucoup ça dans un certain nombre de milieux he les référendums. La Constitution européenne nous a donné une leçon que certains n'ont pas envie d'oublier.
Euh est-ce que légalement juridiquement quelle peut-être la possibilité de passer au stade supérieur ? Ça veut dire la discussion à l'Assemblée nationale ? Euh dites-nous.
Bah, c'est-à-dire que il appartient maintenant en fait au députés aussi de saisir de cette pétition. Mais si vous voulez encore une fois, il faut pas appréhender les choses uniquement d'un point de vue juridique. C'est avant tout sur le plan politique dont il faut se saisir maintenant de ce sujet.
Ouais, cette pétition, elle a dépassé le million de signatures. Vous avez dit, je crois, 1000 signatures. Oui, à peu près.
Relevait euh hier le tweet très juste de Pascal pro qui rappelait que cette pétition, malgré effectivement le nombre de signataires considérables, ne fait pas l'écho, hormis sur votre antenne et sur quelques antennes dont a bénéficié par exemple la pétition de la loi du plomb. Voyez ? et et souvenez-vous hein, on avait eu effectivement un grand nombre de chaînes publiques et privées qui avaient relayé cette pétition.
Donc c'est à la fois aux acteurs euh je dirais du du jeu démocratique, aux médias et aux politiques de saisir cette affaire. Et ensuite bien sûr, on peut tout à fait envisager un référendum sur l'immigration par la voie parlementaire. Les parlementaires peuvent se saisir de cette de cette pétition pour la transformer en un projet de loi et le mieux étant ici en un projet de loi référendaire ou alors c'est directement au président de la République par le biais de l'article 11 de la Constitution de soumettre directement sans le filtre parlementaire ou au référendum un projet de loi sur l'immigration.
Mais encore une fois, la question justement c'est quelle question quelle question posée au français ? Oui. Alors, quelle question posée au français mais pas en Pierre Gentilier.
Non, mais vous venez de dire en filigrane quelque chose. C'est pour ça que je reviens à la légalité. C'est pas pour cantonner.
C'est parce que aujourd'hui si donc si je vous ai bien suivi, s'il y a pas un député qui se dit "Oui, je vais aujourd'hui se saisir de cette pétition puisque c'est celle-là en tout cas qui est en jeu aujourd'hui qui a fait le nombre de signatures qu'on sait, je vais me saisir de cette pétition pour la présenter au Parlement pour présenter un projet de loi basé sur voilà un projet de loi référendeur comme vous dites. Et si donc un je aucun député ne s'en saisit pour des raisons X et Y à ma connaissance en tout cas ça n'a pas été encore fait. Ça reste l'être morte, ça reste une pétition même si Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout.
Effectivement, une pétition. Alors là, vous me prenez un peu de cours effectivement, mais il me semble qu'il y a dans la constitution ou en tout cas dans la loi organique, je je pourrais vérifier après et en faire état sur les réseaux sociaux, mais effectivement si une pétition dépasse un certain seuil, le bureau, il me semble de mémoire que c'est le bureau de l'Assemblée nationale qui doit s'en saisir. Mais alors attention, le bureau est souverain et le bureau de l'Assemblée, ce n'est pas toute l'Assemblée nationale.
Encore une fois, c'est une petite représentation. Je rappelle que dans le bureau de l'Assemblée nationale, voyez, par exemple, euh et ben il y a des représentants de différents partis politiques, mais je pense pas qu'il y a un consensus au sein de ce bureau pour un référendum sur l'immigration. Mais effectivement, sans cela, l'assemblée n'est pas saisie.
Quand je dis l'assemblée, c'est tous les myycles n'est pas saisi automatiquement. Bien sûr. D'accord.
Alors, dernier Attendez, André Berkov. André Berkov, je sais que vous êtes venu sur la légalité mais enfin finalement le plus important c'est qu'on voit qu'il y a plus d'un million de personnes qui ont signé cette pétition. Donc de facto le parlement est quasiment obligé de se saisir.
Rappelons qu'il y a pas une activité extraordinaire dans le parlement surtout depuis les 9 derniers mois de d'endormissement général de monsieur Baou. Oui mais Pierre Gentill, vous le savez aussi bien que moi que si pour des raisons euh à la fois de démission de on va pas garder le cornu et compagnie et on est on est occupé par autre chose que la migration. Vous pouvez parfaitement avoir des députés qui même s'ils sont intéressés font la sour d'oreille pour des raisons de politique politicienne pour le moment.
C'est-à-dire moi ce que je constate, pourquoi je vous pose la question, c'est pas c'est pas seulement légal, c'est que je vous je voudrais savoir et je je parle pour tout le monde enfin et et je j'interpale presque tout le monde, c'est que si on fait une pétition, ça réunit 1 million, 2 millions, 3 millions de personnes mais au fond ça peut rester lettre morte, pas pour jouer les avocats, pas pour jouer les grincheux des fétistes, mais quand même. Mais vous savez, André Berkovs, c'est la raison pour laquelle euh il y a un mouvement citoyen depuis un certain nombre d'années qui milite pour le RIC, pour le référendum d'initiative citoyennes et une pétition euh aussi utile soit-elle ici puisque la preuve, on en parle, l'utilité déjà de la pétition, c'est pas suffisant mais déjà effectivement c'est que les médias sont proximement obligés d'en parler mais ça ne se substitue pas à un R, c'est-à-dire, je le rappelle, un référendum d'initiative citoyenne. Ouais. qui est un dispositif qui n'existe pas encore dans notre Constitution, qui j'espère arrivera qui permet si un certain nombre de citoyens signent bah ici par exemple une pétition de soumettre directement sans filtre parlementaire la question à référendum.
Tant qu'il n'y aura pas de ric et ben effectivement on restera dans le stade antérieur de la pétition. C'est pour ça que je milite moi par exemple depuis des années pour un ric. Il me paraît très sain et normal, je en tout cas c'est mon opinion personnelle hein qu'il y ait effectivement que s'installe le ric et que et que et que les gens puissent s'exprimer comme un certain pays qui s'appelle la Suisse qui est pas aussi loin de chez nous d'une manière ou d'une autre.
Juste on va rester à discuter avec vous deux. Mais Nicolas Pevromont, qu'est-ce que vous en pensez vous de de cela ? le fait que on est aujourd'hui effectivement c'est très bien on en parle on parle et puis vous vous vous émigrez les chiffres vous pardon vous étz épelé les chiffres de l'immigration mais qu'est-ce que qu'est-ce que vous en pensez de cette situation écoutez il me semble que il y a un besoin de de décision politique sur ce sujet et la vraie difficulté c'est que dans dans l'ordre du juridique que vient d'écrire maître Gentillet euh les marges de manœuvre migratoires du pouvoir politique se sont restreintes de manière absolument spectaculaire ces dernières années.
C'estàd que j'évoquais le nombre record de titres de séjour l'an dernier. En vérité, il n'y a qu'une moitié de ces titres sur lesquels le pouvoir politique a aujourd'hui un corps la main. Ce sont les titres d'immigration professionnelle.
Donc c'est un titre sur 6 l'an dernier et c'est l'immigration étudiante. L'immigration étudiante où par ailleurs, on a fixé des objectifs quantitatifs un peu absurdes. C'est c'est un autre sujet.
Mais sur tout le reste, les grandes masses de l'immigration, le droit d'asile, l'immigration familiale, tout cela aujourd'hui est protégé à différents niveaux. Donc au niveau constitutionnel, au niveau du droit de l'Union européenne, au niveau de la Convention européenne des droits de l'homme pour le droit d'asile au niveau de la convention de Genève de 51 qui a été conçu à une époque où les réalités migratoires n'avaient rien à voir avec les nôtres. Et donc pour déverrouiller ces ces blocages, l'arme du référendum, elle a un sens si elle va à mon de mon point de vue sur le plan constitutionnel.
C'est-à-dire que si on veut traiter ces questions, il faut les traiter sur le plan constitutionnel à la fois en écartant un certain nombre de jurisprudence du Conseil constitutionnel assez lunaire de ces dernières années. Ça ça se fait par une modification constitutionnelle et puis aussi en remettant notre ordre juridique à l'endroit et en permettant par exemple que les lois nationales que le parlement voterait en matière d'immigration puissent être supérieures à des traités antérieurs et donc ça ça implique effectivement plutôt un référendum constitutionnel. Sans parler de l'obligation de quitter le territoire français.
Restez avec nous. Euh Pierre Gentillet, Nicolas Pouvrontti, on va continuer cette discussion, c'est passionnant et puis ça c'est c'est vraiment au cœur euh du réacteur. Et puis si vous avez signé cette pétition ou en tout cas si le sujet vous intéresse vous interpelle 0826 300 ou alors envoyez un SMS au 720 18 avec le mot Berkov suivi de votre message.
À tout de suite. Sud Radio Sud Radio Berkov dans tous ces États midi 14h. André Berkov.
Vrai ou faux problème ? L'immigration éléphant dans le salon pour les uns, alibi de droite pour les autres. On en parle depuis la pétition de Philippe Devilier.
Encore une fois plus d'un million de signatures 1300000 presques. On en parle avec Nicolas Pouvre Montiervatoire de l'immigration et de la démographie et avec l'avocat Pierre Gentiller. Oui Pierre Gentilier, vous vouliez répondre un peu à à ce que suggérait Nicolas Pouvre Monti.
Oui oui tout à fait. C'est-à-dire que ce que ce qui ce qui a été dit justement par Nicolas Pouvre Montier est très juste. Il faut bien comprendre aujourd'hui que nous avons depuis longtemps en fait une hiérarchie des différentes normes.
Les normes constitutionnelles, après les normes internationales et à l'intérieur les normes européennes et après les normes légales et les normes réglementaires. La loi est donc une norme légale. Si demain nous décidons simplement de légiférer sur l'immigration, et bien qu'est-ce qu'on voit ?
C'est que la par exemple la loi d'Armanin, voyez, qui est la loi début d'année 2024 je crois. Et bien il y a quelques jours encore et j'ai alerté là-dessus sur les réseaux sociaux, le Conseil constitutionnel a censuré une partie de cette loi immigration. On voit aussi qu'il y a un autre mouvement qui nous vient cette fois-ci des conventions internationales à la fois du droit européen et des traités de tout types de traités que nous avons signé avec d'autres États par exemple d'Algérie qui introduisent des exceptions des restrictions.
Donc la seule manière efficace souveraine d'agir en matière migratoire aujourd'hui le l'étage je dirais juridique le plus sain et le plus efficace qui nous reste l'étage constitutionnel. Si demain un référendum par exemple sur des quotas migratoires ou sur la suppression, admettons du droit du sol ou sur la réservation de prestation sociale aux Français plutôt que aux Étrangers intervenaient et emportait la majorité des Français par suffrage, alors aucune norme juridique, aucune instance supranationale ne pourrait empêcher l'application de ce résultat. La constitution est la norme juridique fondamentale et la plus importante de notre ordre juridique.
C'est le dernier outil qu'il nous reste. Vous voulez dire que la constitution dans ces cas-là est supérieure à tous les autres traités obligations que nous on signé et à toutes les autres conventions fustell européennes ou autres. André Berkov euh c'est un point qui ne fait aucun débat en droit.
Il y a toujours la supériorité de la Constitution. La preuve c'est quand on a voulu entrer des dispositions de droits européens, par exemple le traité de Lisbonne, il faut d'abord adapter la Constitution puisque c'est la constitution qui prime Oui. En toute circonstances la constition s'impose sur tout type de traités.
Ça c'est un point qui ne souffre mais d'aucun et bien c'est un point d'information important parce que je crois que beaucoup de personnes ne le savent pas et c'est très important de savoir où est vraiment où se situe si vous voulez euh le niveau. Une précision si je peux faire une précision, excusez-moi André Verkov, je sais que c'est un peu technique mais c'est important parce que les auditeurs sont exigeants là-dessus. Je le vois.
Bien sûr, bien sûr. Le fait que il y ait dans la constitution des dispositions par exemple qui soient en contravention avec les traités européens ne veut pas dire pour autant que dans l'ordre interne français, c'est le droit européen qui va primer. Si demain il y a une disposition dans notre constitution qui dit noir et les traités qui disent blanc, alors les juges français et le Conseil constitutionnel lui-même, tous ces juges appliqueront en priorité la norme constitutionnelle parce que c'est elle qui prime quand bien même qu'il il y ait une contradiction.
Voilà. Non mais c'est un point important. Juste reste avec nous Pierre Gentill Nicolas pouvement menti au fond aujourd'hui ce qu'on constate et je même pas on n pas parlé des Oqutf et des obligations de quitter le territoire français n'en parlons pas on sait très bien que 6 % des OQTF sont effectivement actés mais pour revenir au tableau général au fond on est dans la situation où justement c'est pour ça que cétait très bien et que vous et que Pierre Gentiller disent les choses au fond on revient à Là, c'est politique d'abord et c'est à savoir comment peut-être.
Donc, il s'agit soit d'un changement majorité, soit d'une élection quel qu'elle soit législative, présidentielle ou autre qui fera qu'on change la constitution parce que sinon on en restera au même point. Ce qui est certain, c'est que les obstacles dressés sur ce chemin sont tellement nombreux qu'il faudra un mandat politique clair pour agir et il faudra une volonté politique pour mettre en offre ce mandat. Vous évoquez la question de l'éloignement des clandestins qui est un vrai sujet.
Alors le le taux d'exécution des EQTF est glorieusement remonté à 10 % l'an dernier. Il n'en demeure pas moins qu'il est deux fois inférieur à la moyenne de l'Union européenne. Euh les obstacles typiquement pour appliquer l'exécution des des OQTF, ils sont à la fois internes et externes.
La politique doit agir sur les deux. Interne parce que on y revient, il y a un gouvernement des juges en la matière qui est de plus en plus pregnant. Voyez euh si on prend ne serait-ce que les étrangers qu'on a réussi à placer en centre de rétention administrative, donc ceux qu'on veut vraiment éloigner puisque maintenant 90 % des profils placé en CR sont connus pour des troubles à l'ordre public, des condamnations pénales récentes.
La doctrine, c'est de privilégier l'éloignement de ces profils-là. Et ben, en vérité, on arrive seulement à éloigner 40 % d'entre eux, y compris quand ils sont dans ces centres de rétention. Et quel est le motif principal d'échec ?
Ça n'est pas la non délivrance des laisser passer consulaire, même si c'est un vrai sujet. Ce sont les libérations ordonnées par les juges pour un motif ou l'autre. Donc là, typiquement, il s'agit de revoir notre ordre juridique interne et évidemment et il y a ensuite toute la question qui existe néanmoins, des rapports de force diplomatiques avec les pays d'origine.
Il s'agit de faire de cette question de l'immigration une priorité y compris pour la diplomatie française qui a eu tendance jusqu'à présent à la considérer comme une question subsidiaire ou ou un caillou dans la chaussure des relations. Nous avons eu quelques exemples avec l'Algérie et notamment Boem Sans sal pour ne pas le citer. Merci Nicolas Pouvre Monti Pierre Gentill justement mais c'est tout est lié c'est intéressant vous avez vous avez publié un tweet là il y a 2 jours ou hier il y a de jour vous avez fait un str sur X pour expliquer le double jeu alors disons-le de Laurent Voquier intéressant parce que vous disiez vous dites selon vous la région de Vaquier donc la la la région Auvergne Ronalpe subventionne une association qui gère actuellement une dizaine de centres pour migrants en ruralité, il s'agit de vil ou je sais pas dit vil tais ou v ville taï voilà qui jouit de subvention allant jusqu'à 31 millions d'euros d'argent public comme le relève un rapport de chambre régionale des comptes de 2022 la région donc au verdealpe la région que préside leur boquier euh oui subvention depuis des années cette association ville taï d'ailleurs le directeur général ville taïannque et et conseiller régional de Verodalpe.
Alors, vous avez vous avez fait ce sera parce que vous estimez que il y a vraiment une contradiction au moins, c'est le moins que l'on puisse dire chez LR là. Alors oui, alors juste une petite précision André Berkov, ce tweet est toujours d'actualité mais en réalité ce tweet je l'ai vu dans mes mentions ce matin et remonter parce que effectivement vous l'avez vu ce tweet a touché des centaines de milliers de personnes. J'ai vu ça sur les réseaux sociaux et c'est un tweet que j'avais déjà fait il y a quelques temps et qui est remonté.
Euh effectivement aujourd'hui, mais il est tout à fait d'actualité. Pourquoi ? De quoi parlons-nous ?
Nous parlons d'une association, c'était à l'époque où je me battais contre l'installation d'un centre de migrant à Bélabre et souvenez-vous justement nous avons réussi à obtenir Gun. C'est un petit village, j'en ai parlé chez vous au centre de enfin dans la région centre dans l'Indre d'où je viens et il se trouve qu'effectivement en ayant recherché un petit peu et ça c'est toujours d'actualité donc c'est pour ça que vous êtes tout à fait dans le 1000 cette association ville taï qui n'est pas une petite association de quartier hein quand les gens en tant d'association ils s'imaginent que c'est un petit budget. Non non, on parle de millions d'euros et on parle effectivement de sommes qui ont été allouées de dizaines de milliers voire plus pardon mais je crois que ça dépasse la centaine de milliers d'euros alloués par la région Auvergne Ronalpe de monsieur Laurent Voquier.
Et effectivement on voit qu'avec les républicains, c'est toujours la même chose. C'est toujours pareil. C'est-à-dire que ces gens-là dont je rappelle aujourd'hui le patron c'est Bruno Rotaillot ont des discours soi-disant très fermes sur l'immigration sont aux responsabilités hein parce que ces gens-là veulent nous faire croire qu'ils sont l'opposition et en même temps ils sont au gouvernement.
Mais en attendant, les records d'immigration continuent. Et deuxièmement, s'agissant effectivement, c'est ça ce qui est le plus scandaleux et je j'en ai été, je veux pas dire surpris mais effectivement toujours aussi déçu avec les LR, c'est de voir qu'ils financent au moyen des postes qu'ils occupent et au cas particulier ici la région des associations qui gèrent non pas 1 2 mais 5 6 7 8 9 10 centres de migrants s'agissant de l'association viltalis. Donc moi, ce double discours de la droite qui depuis 30 40 ans a mené ce pays dans le mur, je n'en peux plus.
Il faut qu'on le dénonce et c'est ce que j'ai voulu faire sur les réseaux sociaux. Je voudrais que les gens et en particulier les gens de droite sincère arrêtent de se faire arnaquer en permanence. Ces gens nous ont conduit dans le mur.
Ils ont ils nous ont fait atteindre les records d'immigration. Il est temps de changer radicalement. Voilà ce que j'ai voulu dire.
Merci. Merci Pierre Gentillet. Écoutez, on veut continuer, c'est un sujet qui n'est pas du tout épuisé.
C'est le moins que l'on puisse dire.