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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 28 février 2026 87 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsCulture, médias & sportNumérique

Audiovisuel public : audition des dirigeants de Mediawan - 26/02/2026 | La séance est ouverte !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 53 %Attaque 24 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que KKR est votre premier actionnaire ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous regrettez la décision de France Télévision de ne plus inviter de politiques dans vos émissions ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous l'augmentation de votre chiffre d'affaires avec France Télévision entre 2001 et 2015 ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Quelle est la part de chiffre d'affaires de Mediawan avec France Télévision aujourd'hui ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Avec quel autre groupe public étranger Mediawan a un chiffre d'affaires équivalent à celui de France Télévision ?

  • 18:00RelanceRéponse partielle

    Quel est le rôle réel de KKR dans votre capital et vos décisions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Fait
    « Je suis sincèrement très heureux de pouvoir m'exprimer devant vous aujourd'hui. »
  • 4:00Chiffre
    « En 16 ans, ce sont plus de 12000 artistes qui sont passés dans cet à vous qui est l'une des émissions les plus prescriptes de la télévision. »
  • 6:00Fait
    « Mediawan est devenu en quelques années un acteur majeur de la production européenne. »
  • 8:00Fait
    « Mediawan est un groupe français au sens juridique, fiscal et opérationnel. Son contrôle est français. »
  • 10:00Fait
    « KKR n'est pas l'actionnaire majoritaire de Mediawane. »
  • 12:00Chiffre
    « France Télévision représente moins de 5 % de l'activité consolidée de Mediawan. »
  • 14:00Fait
    « Les rédactions des émissions que nous produisons sont indépendantes. »
  • 16:00Fait
    « Nous n'avons jamais versé de dividende. Les résultats sont intégralement réinvestis dans la production. »
  • 18:00Fait
    « Aucun actionnaire, quelle que soit sa nationalité ou sa nature, n'est intervenu ni directement ni indirectement dans le contenu d'un programme. »
  • 1:00Fait
    « pour bénéficier des aides financières du CNC et pour bénéficier des crédits d'impôts, il faut des agréments, il faut respecter des critères »
  • 3:00Chiffre
    « 1 € investi jusqu'à 8 ou plus euros générés »
  • 5:00Chiffre
    « France Télévision finance en moyenne 60 à 70 % d'une œuvre »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte. Direction la salle la Martine pour suivre les travaux de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Nous sommes le 26 février.

Les députés auditionnent les dirigeants de la société Mediawan qui produit notamment HPI 10 % miraculous ou encore les émissions C'est à vous et c'est dans l'air. Certains de ces programmes sont diffusés sur TF1, d'autres sur France Télévision. Regardez.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, merci de votre invitation. Je suis sincèrement très heureux de pouvoir m'exprimer devant vous aujourd'hui. Je vais bien sûr vous parler de Mediawan mais aussi du parcours qui m'a conduit ici parce que je crois qu'il est clair ce que l'audiovisuel public représente non pas à titre individuel mais dans la structuration de notre écosystème créatif et dans la vitalité de la production française.

Vous l'avez rappelé, je viens de Trouville surmer d'un milieu bien éloigné de celui dans lequel j'évolue aujourd'hui. Je suis très fier et très attaché à mes racines. Mon grand-père était pêcheur.

Ma grand-mère travaillait à la poissonnerie en élevant ses 13 enfants. Ma maman était coiffeuse, mon père moniteur d'auto-école. C'est dans l'appartement HLM de ma grand-mère que j'ai découvert le monde à travers un écran.

J'ai appris à compter avec des chiffres et des lettres. J'ai ouvert mes premiers romans grâce à Apostrophe. J'ai façonné mon esprit critique devant le grand échiquier et j'ai découvert le cinéma avec la dernière séance.

Ce petit écran de télévision qui était mon lien avec le monde est devenu ma passion et mon rêve complètement fou. et inaccessible était dit travailler. Alors à 18 ans, sans connaître une seule personne à Paris ou dans ce secteur, sans capital et sans les codes, j'ai pris un billet de train pour Paris.

Avec la confiance et le soutien de ma mère, une détermination incroyable et surtout rien à perdre, j'ai foncé. J'ai commencé par un stage non rémunéré. Pendant 2 ans, j'ai effectué les tâches les plus ingrates.

J'avais un autre travail à côté pour pouvoir vivre. J'ai gravi les échelons les uns après les autres jusqu'à mon premier emploi salarié chez Canal Plus que je perds en 2002 lors d'un plan social. Alors avec mes indemnités de licenciement et sans réfléchir, j'ai créé ma première société 3è œil.

On m'a prêté un bureau dans un parking si à un moment où toutes les portes m'étaient fermées en passant des heures à faire le siège des groupes audiovisuels. Et puis un jour un dirigeant de TPS m'a offert la chance de ma vie et m'a donné son accord pour que je produise pour eux une première émission. Ça sera Starmag qui malheureusement s'arrêtera à cause de la fusion TPS Canal.

Le jour où je la prends, je suis proche du dépôt de bilan. Je dois licencier les 20 salariés de mon entreprise. Et c'est cela aussi l'is entrepreneur et c'est l'audiovisuel public qui a fait basculer le destin de mon entreprise.

Mais à nouveau, je tiens à le préciser, cela s'est fait ni par faveur, ni par relation, ni non plus grâce à la chance. En 2009, France Télévision lance un appel d'offre pour une émission en Access Primetime sur France 5 lors du lancement de la TNT en France. Je n'ai jamais travaillé pour France Télévision comme producteur.

Je ne connais personne et à ce moment-là, je n'ai jamais rencontré la direction. Nous sommes 65 sociétés de production en compétition mais notre projet est retenu contre toute attente. De là n c'est à vous.

Si ce projet a été retenu, ce sont pour des raisons précises. Nous avions la conviction qu'avec le service public, il fallait produire aussi bien que nos concurrents, mais avec des budgets contraints. Nous avons décidé de proposer quelque chose à prix réduit en optimisant chaque poste de dépense sans transiger sur l'ambition éditoriale ni sur l'exigence de qualité.

Nous avons été les premiers à avoir mis des femmes à la tête d'une émission d'Ax. Personne ne l'avait fait avant nous. Nous avons imaginé une articulation nouvelle entre culture et actualité, à la fois rigoureuse dans le fond et simple dans la forme, sans posture ni élitisme.

En 16 ans, ce sont plus de 12000 artistes qui sont passés dans cet à vous qui est l'une des émissions les plus prescriptes de la télévision. Nous avons trouvé notre public peut-être parce que nous avons toujours pensé à lui. Un de mes menteurs qui était une grande figure de l'audiovisuel public, Jacques Chancell m'a transmis une conviction qui est devenue un mantra.

Ne pas donner au public ce qu'il aime mais ce qu'il pourrait aimer. Sans cette audace qu'on eu un moment les responsables de l'audiovisuel public de parier sur un petit producteur indépendant, je ne serai pas devant vous. Depuis, le chemin parcouru a été considérable.

Mediawan est devenu en quelques années un acteur majeur de la production européenne. Un groupe indépendant présent à l'international rassemblant des dizaines de sociétés, des milliers de talents et un catalogue parmi les plus importants d'Europe. Aujourd'hui, vous l'avez dit, Media One fedère plus de 80 sociétés de production dans 13 pays.

En France, nous faisons travailler plus de 800 salariés permanents et 12000 intermittents. Nous sommes l'un des premiers employeurs culturels privés du pays. Et en tant qu'entrepreneur, être capable de créer autant d'emploi en France est une grande fierté.

Au fond, Mediawan est l'exemple qu'en France, il a été possible de bâtir un champion mondial capable de rivaliser avec les studios américains comme le fond Canal Plus ou Banij. Alors, c'est moi qui parle devant vous aujourd'hui, mais derrière moi, ce sont des centaines de producteurs et toutes les équipes de Media One que nous représentons et j'en suis particulièrement fier. Nos succès contribuent au rayonnement de la France à l'international, du compte de Monté Cristo à la Mourouf, de la série HPI au documentaire comme Apocalypse jusqu'au phénomène mondial d'animation Miraculous Ladybug.

Ce sont des œuvres françaises qui voyagent, qui s'exportent et qui s'imposent sur tous les continents. Et je suis heureux que cette commission d'enquête me permette de revenir sur le rôle des producteurs indépendants qui a peut-être l'air mal compris. Un producteur indépendant n'est pas un média.

Il ne porte pas de ligne éditoriale propre. Il travaille au service de diffuseur, aux identités différentes. Notre rôle est ailleurs, identifier des talents, développer des idées, structurer des projets et accepter une part de risque élevée.

C'est un métier d'initiative et d'incertitude. Sur 10 développements engagés, un seul aboutit à une production. Les autres s'arrêtent en chemin après des mois, parfois des années de travail.

Notre rôle est de proposer des programmes qui correspondent à la ligne de nos clients. C'est pour cela que j'ai pu aussi bien produire Zemour et Nolo sur Paris Première qu'enquête d'auteur sur avec Maarine Pingot. Nous produisons dans le monde entier et pour tous les diffuseurs public privés plateformes de la série Adolescence sur Netflix du film Formula One, l'émission Nouvelle école sur Netflix Netflix Hot One sur Canal Plus l'agence sur TMC Slor 6 sur Apple TV plus ou la série style actuellement sur Amazon. les papillons noirs sur je m'arrête là.

Cela a été rappelé à de nombreuses reprises dans cette commission d'enquête. Media One produit certains programmes importants pour France Télévision et j'aimerais préciser plusieurs points dans ce propeliminaire. Méiawan ne contractualise jamais directement avec France Télévision.

Ce sont les sociétés de production du groupe qui développent les [raclement de gorge] projets, négocient les contrats et assurent la production. Pour la plupart, elle travaillait déjà avec France Télévision avant de rejoindre Media One. Les budgets alloués ne sont pas d'échec en blanc pour les producteurs.

Ils servent à financer la production, payer les salaires des collaborateurs, des intermittents, des auteurs, des archives, des moyens de fabrication. Alors que notre chiffre d'affaires progresse entre 30 et 40 % avec d'autres diffuseurs en France, celui avec France Télévision stagne voire baisse depuis 5 ans. Notre développement ne repose pas sur le service public.

France Télévision représente moins de 5 % de l'activité consolidée de Mediawane. Notre groupe est diversifié, présent auprès de nombreux partenaires en France et à l'international. Pour les raisons personnelles que j'ai cité tout à l'heure, c'est un client très important pour moi, mais notre équilibre économique ne repose pas sur lui.

Les programmes que nous produisons pour le service public sont intégralement soumis à ses obligations et à son cadre éditorial. France Télévision conserve la supervisation, le contrôle de conformité et le final cut. Nous intervenons comme producteur indépendant dans le respect strict des cahiers des charges et des règles fixées par le diffuseur et dans le respect de l'indépendance de nos rédactions.

C'est strictement encadré par nos contrats. Quand nous connaissons des échecs, les émissions sont immédiatement déprogrammées. C'est la loi du secteur et nous la respectons.

Ces éléments permettent, je crois, de replacer notre relation avec l'audiovisuel public dans son cadre réel. Il s'agit d'une relation strictement contractuelle encadrée par des règles connues de tous. Dans un cadre normal de marché régulé, les décisions relèvent du diffuseur dans le respect des règles de la commande publique et sous le contrôle des autorités compétentes.

Les producteurs quels qu'ils soient, sont interchangeables en droit comme en pratique. Méiawan n'a ni position protégée ni garantie de volume. Chaque projet est remis en concurrence, discuter sur son contenu, son coût et sa pertinence éditoriale.

Nous pouvons être retenus comme nous pouvons ne pas l'être. C'est le fonctionnement normal du secteur. Je ne peux pas vous raconter toutes ces années comme producteur au service de l'audiovisuel public, mais l'année dernière, 46 millions de Français ont regardé nos programmes sur les antennes de France Télévision, que ce soit des magazines, des séries ou des documentaires.

Nous avons contribué au rayonnement de la France dans le monde entier avec la série 10 %. Nous avons revisité les plus grands procès de notre histoire et ravivé la mémoire démocratique avec le documentaire Les grands procès. Avec l'audiovisuel public et d'autres partenaires, des films puissants comme BCNOR ont pu rencontrer leur public et rassembler des millions de spectateurs en salle.

Avec l'audiovisuel public, nous mettons chaque jour en lumière les réalités sociales vécues par nos concitoyens. Avec ça commence aujourd'hui. Avec l'audiovisuel public.

Enfin, nous créons de l'emploi partout sur le territoire. Plus de 76 % des heures de tournage de nos séries sont réalisés en région. Alors évidemment sur des milliers d'or produites, il peut y avoir des erreurs, c'est la réalité du direct.

Mais nous sommes fiers de n'avoir jamais été sanctionnés par l'ARCOM, d'avoir toujours respecté les obligations qui s'imposent à nous et de continuer de le faire à la même exigence. J'ai presque terminé mais un dernier point important relatif à la question de l'actionnariat de Méiawan qui a fait l'objet de beaucoup de débats dans cette commission d'enquête et je veux vous dire d'emblé quatre choses importantes. Premièrement, Mediawan est un groupe français au sens juridique, fiscal et opérationnel.

Son contrôle est français. Cette situation a été examinée et validée par les autorités compétentes, notamment le CNC et l'autorité de la concurrence. Notre siège est à Paris, nos équipes sont en France.

Nos décisions stratégiques sont prises en France. Le groupe dans son ensemble est soumis au droits français, à la fiscalité française et aux obligations sociales françaises. Deuxièmement, en 2020, dans un contexte de crise majeur pour l'ensemble du secteur, je rappelle que les tournages étaient arrêtés pendant la pandémie, nous avons fait le choix de sortir de bourse afin de renforcer le contrôle français et de changer de dimension.

Nos actionnaires historiques au côté d'autres investisseurs internationaux ont apporté des capitaux pour accompagner notre développement. Cette ouverture n'a pas modifier la nature française du contrôle ni notre gouvernance. Elle a permis de consolider un acteur européen face à une concurrence mondiale extrêmement concentrée.

Refuser toute apport de capitaux extérieur reviendrait dans un secteur globalisé à accepter le décrochage. Quant à la gouvernance de notre groupe, les investisseurs présents au sein de notre capital, qu'il soit français ou étranger, n'ont pas le contrôle du groupe que je garde en main avec mes associés. Depuis 25 ans, je suis mon propre patron et cette indépendance n'a pas de prix.

Alors, je comprends que l'entrée d'un fond international puisse susciter des interrogations, mais la question pertinente n'est pas l'origine d'un actionnaire, c'est le lieu du contrôle, le respect des règles françaises et la contribution à l'écosystème national. Sur ces trois points, les faits sont établis et contrôlés. Troisièmement, contrairement à ce qui a pu être affirmé, nous n'avons jamais versé de dividende.

Les résultats sont intégralement réinvestis dans la production, l'acquisition de catalogues, le développement de talent et la croissance de nos sociétés. Notre logique est industrielle, pas spéculative. Nous prenons des risques de long terme dans un secteur où l'investissement précède largement les recettes.

Enfin, je veux être parfaitement clair. Les rédactions des émissions que nous produisons sont indépendantes. Les choix éditoriaux relèvent des équipes et des directeurs de publication dans le cadre fixé par le diffuseur.

Aucun actionnaire, quelle que soit sa nationalité ou sa nature, n'est intervenu ni directement ni indirectement dans le contenu d'un programme. Depuis le début de votre commission d'enquête, le secteur des médias a été secoué. J'arrive à ma conclusion.

La société de production SkyD a racheté Paramount. Netflix est en train d'essayer de racheter Warner qui est aussi la cible de Paramount. B Dance, la société qui détient TikTok, a lancé une IA capable de produire des films hollywoodiens en moins de 24 heures.

Canal Plus a bouclé la plus grosse acquisition de son histoire en Afrique et en même temps et en parallèle, le secteur de l'animation en France vit une crise sans précédent avec des sociétés qui déposent le bilan. Le marché de la publicité à la télé en France est en baisse et la désinformation et les contenus manipulatoires se diffusent à grande vitesse sur les réseaux sociaux. Autrement dit, nous débattons dans un moment de bascule industriel, technologique et informationnel sans précédent.

Dans ce contexte, le débat ne peut pas être posé en terme d'opposition entre service public et producteurs indépendants. Ce serait une lecture réductrice d'un écosystème qui fonctionne précisément par articulation des rôles. Partout en Europe, le modèle repose sur cette complémentarité au diffuseur la responsabilité éditoriale, la mission de service public et le lien direct avec le public. au producteur l'initiative créative, la prise de risque, l'identification des talents et la capacité à porter des projets dans la durée.

Ce sont deux métiers différents, deux responsabilités distinctes mais indépendantes. Affaiblir l'un reviendrait mécaniquement à fragiliser l'autre dans un moment où la concurrence est mondiale, où les plateformes disposent de moyens considérables et où la pression technologique s'accélère. La vraie question est celle de la solidité de notre modèle.

Notre responsabilité collective, elle consiste à préserver un service public fort, à maintenir un tissu de producteur indépendant dynamique et à créer des conditions pour que la création française continue d'exister, de circuler et de peser à l'échelle internationale. C'est un élément de soft power important. Je voudrais conclure, monsieur le président, dépassé les 10 minutes imparti.

Il me reste une phrase. Je m'exprime devant votre commission avec le respect dû à ses travaux et à sa mission de contrôle. L'entreprise que je dirige a été créée en France en partant de zéro au prix de risque personnel réel.

Aujourd'hui, elle emploie des milliers de professionnels, finance des œuvres françaises, investit et particip à son niveau au dynamisme de notre création nationale. C'est avec cet état d'esprit que je suis venu avec mes équipes répondre à vos questions et je vous écoute en espérant pouvoir répondre à l'ensemble de vos questions. Euh aujourd'hui, est-ce que vous pouvez nous indiquer si KKR est votre premier actionnaire, votre principal actionnaire ?

Je crois que c'est important pour la clarté des débats et pour qu'on parte, j'allais dire sur une base de discussion et ça permettra aussi au rapporteur d'adapter ces questions de moment venu. Je pense que c'est important au début de cette commission d'enquête de bien comprendre comment votre actionnariat est est organisé. Mediawan est donc en droit et dans les faits une société contrôlée par des intérêts français.

Et j'aimerais juste que sur ce point juridique qui ne fait pas débat, vous me l'accorderez, soit une fois pour toute entendu ici et qu'on dise plus dans le cadre de cette commission d'enquête que Mediawan est un groupe sous contrôle américain, ce qui n'est pas le cas. Mediawan un groupe sous sous contrôle français. Ma question était sur le statut de de de KKR.

Est-ce qu'aujourd'hui c'est votre premier actionnaire ? Est-ce que c'est votre principal actionnaire ? C'est pas exactement la même chose.

Principal actionnaire et premier actionnaire. Je pense c'est important d'apporter cette précision. Euh voilà et je le redis comme ça c'est très clair.

Euh je vais pas radoter. Je viens de rappeler le code civil, le code du commerce et la jurisprudence qui établit que la nationalité c'est le siège réel et votre siège réel est en France. Merci monsieur le président.

Je méiawan est une société non côté contrairement à Benij que vous avez reçu hier et la répartition du capital relève du secret des affaires. Toutefois ce que je peux vous dire très clairement parce que on a dit plusieurs fois ici que l'actionnaire majoritaire de Medawan était KKR. Ce n'est pas le cas.

Je suis sousant. Je peux donc vous dire que KKR n'est pas l'actionnaire majoritaire de Mediawane. Je vous rappelle que le plus important c'est le contrôle parce qu'il est français mais KKR n'est pas actionnaire majoritaire de Mediawane.

Il y a 70 actionnaires différents dans Mediawane. Le contrôle est sous ses fondateurs. Tous les producteurs qui se sont associés à Media One font partie des associés de Méia.

Sachant que la société n'est pas côté, vous permettrez, monsieur le président que nous gardions cette information sous le secret des affaires. Je vous le permets après, vous comprendrez comme vous êtes le premier la première société de production avec laquelle travaille France Télévision de savoir et puis il y a des avis différents. Enfin, moi ça ne me pose pas de difficulté qu'un fond d'investissement américain soit soit actionnaire d'une société de production française.

On a peut-être pas la même position que le rapporteur et c'est aussi ça le la richesse de notre assemblée. Je je j'ai du mal à à comprendre la la difficulté puisque tout le monde sait que KKR est actionnaire. Bon, je vois pas très bien en quoi le secret des affaires vous empêche de nous dire par exemple si KKR est le est le premier actionnaire.

On vous je vous ai pas demandé le le pourcentage qu'ils avaient mais mais je vois pas très bien la difficulté de nous dire est-ce que votre premier actionnaire c'est c'est vous ? Est-ce que c'est Mathieu Pigas ? Est-ce que c'est Xavierel ou est-ce que c'est Kaka ?

Je vous demande pas peut-être que le rapporteur le fera. Moi, je ne vous demande pas le pourcentage, je vous demande pas les montants, je vous demande pas la valeur. Je pense que c'est une information qui m'a paraît importante et intéressante et je suis pas certaine qu'elle remettent forcément en cause secret des saes de savoir si c'est votre premier actionnaire.

Voilà, c'est un j'ai envie de vous répondre que le premier actionnaire de Mediawan, c'est Xavier Niel, Mathieu Pigas et moi-même qui sommes les contrôlants de cette société et c'est une définition importante parce que rien ne peut se faire sans nous. Par ailleurs, Kak est un actionnaire important qui n'a ni le contrôle ni la majorité. Je sais que vous allez passer plusieurs heures cet après-midi avec certains des actionnaires.

J'en fais partie. Je suis un des actionnaires très importants de ce groupe mais ça révèle du secret des affaires, pardonnez-moi. Bon, comme je suis pas le rapporteur, je laisserai le rapporteur faire son travail tout à l'heure s'il a des questions complémentaires.

J'ai peut-être une deuxième question là. va est rapide, on on va plutôt changer, j'allais dire d'angle et traiter une question importante dans cette commission d'enquête qui est la question du pluralisme et qui est une question qui qui nous occupe de manière de manière régulière dans cette dans cette commission d'enquête. Vous produisez des émissions comme C'est dans l'air et c'est à vous qui sont diffusées sur France 5.

En 2025, l'ARCOM a adressé des lettres fermes, c'est-à-dire pour les Français qui nous écoutent pour dire des rappels à l'ordre la France Télévision. en considérant que le pluralisme politique n'avait pas toujours été respecté, qu'il y avait une surexposition des partis, une sous-exposition de certains partis et l'ARCOM a considéré que puisque France 5 diffusait à peu près 2 heures de d'émission qu'on pourrait qualifier de politique, il n'était pas normal que la représentation politique, le pluralisme politique ne soit pas garantie à chaque instant. D'autant plus que dans le cahier des charges de France Télévision, dans ce que demande l'État à France Télévision, il est dit très clairement dans différents articles que France Télévision doit garantir le pluralisme des courants de pensées.

L'État va même plus loin puisque en son article 46, il demande à France Télévision de produire de de diffuser pardon de diffuser des émissions régulières consacrées à l'expression directe des formations politiques. C'est-à-dire très clairement que France Télévision se doit de diffuser des émissions qui donnent la parole directement au responsable politique. Or, il se trouve que suite à ces lettres fermes, à ses rappels à l'ordre et dans la perspective des élections municipales, France Télévision a pris une décision qui a titre personnel m'émeux pour être modéré et et mesuré dans mes dans mes propos.

Mais je pourrais dire qu'il me scandalise si j'étais plus direct. euh qui revient depuis décembre à ne plus inviter d'invités politiques au sein des émissions de France 5. Et donc même s'il nous a été indiqué par France Tévision que cette interdiction avait été levée, j'ai pas eu le sentiment que les invités politiques étaient à nouveau dans dans vos émissions.

Et donc on va avoir une élection municipale qui est un rendez-vous démocratique majeur pour les Français qui va se dérouler sur France 5 et dans les émissions politiques de France 5 sans invités politiques. Je crois que c'est un problème démocratique important. Je voulais vous demander votre avis.

Est-ce que vous regrettez cette décision de France Télévision ? Et c'est une question directe et je vousi une réponse directe. Est-ce que vous regrettez cette décision de France Télévision de ne plus inviter de politique dans vos dans vos émissions ?

Et la question, j'allais dire connexe, est-ce que c'est plus difficile de garantir le pluralisme politique quand on est une société de production par rapport à des productions internes ? On a eu un syndicat et je pense que le rapporteur il reviendra et je vais le laisser très vite prendre la parole. Mais est-ce que comme nous l' indiqué un syndicat, c'est plus difficile de garantir le pluralisme politique quand on est une société de production plutôt que quand on produit des émissions politiques en interne ?

Pourquoi je vous pose cette question ? parce que l'ARCOM a a adressé une lettre de rappel à France 5 et il se trouve que France 5 externalise sa production à différents producteurs audiovisuel. Je vous laisse répondre et puis je cède la parole au rapporteur.

Je vais passer la parole à madame Plenchon mais juste un peu de contexte d'abord pour vous dire monsieur le président que nous pouvons de nouveau recevoir des invités politiques dans nos émissions sur France 5. On l'a déjà dit tous les médias nous l'a déjà dit il y a 15 jours. C'est pour ça euh je crois qu'il y a une ça a démarré, ça a repris samedi dernier.

Ouais. Ouais bien sûr il y avait une invité dans c'est dans l'air l'invité. D'accord.

Euh deuxièmement, Franc 5 dans sa globalité parce qu'il y a il y a un chiffre que vous avez cité tout à l'heure de 80 % de de programmes produits par Mediawan et tout méia on j'aime beaucoup Renault Levankim, il a énormément de talent mais on a aucun lien les uns les autres. Donc globaliser des chiffres en commun, je crois que c'est 30 % à peu près ce que représentent les émissions de Méia. Donc on parle de C dans l'air et de c'est à vous euh qui aujourd'hui pour la partie pluralisme pardon c'est on on respecte le gillet des charges données par France Télévision.

Vous savez qu'on est dans une période de municipale qui est assez complexe à gérer en temps en temps de parole et donc on souscrit à ce que fait France Télévision. Je pense que par ailleurs, il y a strictement aucune différence dans une gestion de temps de parole entre une société de production externe et France et ce que peut faire une rédaction appartenant à une chaîne de télévision. Et dans ce cadr-là, on respecte totalement les obligations qui nous sont données.

Je suis à titre personnel extrêmement heureux que les invités politiques reviennent dans cet à vous et dans c'est dans l'air d'invité. Je crois qu'on a un rôle majeur à un moment où le départ politique est très compliqué de de redonner la parole aux personnalités politiques. Je voulais juste vous souligner aussi monsieur le président que [grognement] il y a pas eu d'invités politiques sur tout le mois de janvier et que les audiences de cet à vous ont progressé.

N'y voyez aucun lien entre les deux. Mais c'est juste pour souligner aussi que quand on fait ça, c'est quand on reçoit des invités politiques, c'est pas pour chercher l'audience, c'est parce que vraiment on pense qu'on remplit un rôle de service public et que c'est essentiel de le faire. Une toute première question, monsieur Capton, j'aimerais revenir sur cette belle réussite entrepreneuriale.

Vous l'avez évoqué en propre liminaire, je pense qu'elle est à saluer puisque vous êtes avec Mediawan un acteur qui rayonne aussi à à l'international et on peut s'en s'en féliciter. En 2015, je vais revenir sur la Genèse. En 2015 avec vos partenaires monsieur Pigas et monsieur Niel, vous créez donc Media One sur la base d'un Spack, une opération boursière dont le but est d'attirer des fonds avec pour seule base quasiment la réputation des investisseurs.

Votre réputation, vous l'avez acquise notamment grâce à votre société 3è œil que vous avez créé en 2001. Vous aviez 26 ans à l'époque. C'est avec cette société notamment que vous avez proposé c'est à vous en 2009.

Lorsque vous créez Mediawan en 2015, vous continuez à gérer votre société personnelle en parallèle et ce n'est qu'en 2020 que vous décidez d'intégrer 3è œil à à Mediawane. J'imagine que parmi les facteurs qui ont pu influencer la réussite de 3è œil, il y a à l'évidence une instition entrepreneuriale que que vous avez porté, qu'elle soit d'ailleurs personnelle ou collective, mais il y a peut-être aussi un ter favorable. Euh comme vous le savez, je suis un ancien entrepreneur, je suis très curieux des facteurs de réussite de belles entreprises dans notre pays.

Est-ce que vous vouz Est-ce que vous pouvez nous expliquer en première question comment vous êtes parvenu à passer de 0 € de volume d'affaires avec France Télévision en 2001 à l'époque à 22 millions d'euros de contrats signés avec France Télévision en 2015 ? Quels ont été les facteurs principaux qui expliquent cette augmentation très importante ? Merci beaucoup monsieur le rapporteur pour pour cette question.

Euh cette accélération, elle a même été beaucoup plus rapide puisque 2001 et 2012 euh mon entreprise 3è œil faisait 0 € de chiffre d'affaires avec France Télévision. Je vais vous expliquer pourquoi et je vais pas revenir sur mon parcours, mais j'avais une détermination euh d'entrepreneur comme vous le comme vous l'avez dit, comme vous le connaissez. C'était un essentiel pour moi et crucial de travailler dans ce secteur.

Je pense que j'ai fait des choses dingues pour pouvoir travailler dans ce métier. Je racontais que j'attendais devant les immeubles des patrons de chaîne pour pouvoir signer des contrats. C'est le cas.

Et mon premier contrat, il a été signé avec TPS parce que je suis rentré dans l'ascenseur en même temps qu'un des patrons et il m'a signé un contrat à ce moment-là. J'ai appelé France Télévision régulièrement entre 2001 et 2012 et personne ne me répondait au téléphone. Personne.

Euh j'avais un bureau vraiment dans un parking. J'avais donné 30 % du capital de ma société pour pouvoir avoir ce bureau dans un parking et j'avais pas de rendez-vous avec France Télévision et puis j'appelais régulièrement et j'allais là-bas et personne ne me recevait. Et honnêtement, cet appel d'offre en 2010, si je dis pas de bêtises, pour c'est à vous, c'était le lancement de la TNT en France.

Franc 5 avait euh donc c'était France 5 jusqu'à 19h puis qui diffusait et pour la première fois ces chaînes avaient des canaux plein. Donc France Télévision voulait exister chercher une production low cost. Je crois que j'avais fait la différenciation et j'avais réussi à progresser parce que je faisais des émissions moins chères que les autres.

C'est un des points communs que j'ai avec Xavier Niel qui a a développé son entreprise dans le Tcom enant des forfaits moins chers. C'est la même chose pour 3è œil. Et quand il y a eu cet appel d'offre et j'ai tout donné.

Euh quand je vous dis que j'ai tout donné, c'est que je me j'ai perdu mon principal contrat avec TPS Star. J'ai appris un mardi que je devais virer tout le monde parce que euh Canal Plus arrêtaé mon contrat et que je n'avais plus d'émission. Et le lendemain, j'ai gagné l'appel d'offre de C à vous.

Ça a donc relancé mon entreprise euh et on a vécu avec toutes les équipes qui ont créé cette émission, Alexandra Sublé et et tous ceux qui ont mis la main euh 4 années incroyables à développer, à travailler. C'était pas gagné. Euh on disait beaucoup de mal de nous dans la presse pour que l'émission ne marche pas et euh et ça a été ma première réussite.

Et donc le chiffre d'affaires d'une quotidienne, vous avez les chiffres, monsieur le rapporteur, ils ont pas beaucoup bougé sur cet à vous depuis a permis à ma société de faire ce bon de chiffre d'affaires qui est simplement dû à une émission quotidienne qui a démarré à 40 minutes qui fait 2h si je ne dis pas de bêtises aujourd'hui avec un chif d'affair qui a très peu progressé dessus. C'est à vous. Je vous le dis maintenant et en toute transparence, c'est je le pense l'émission en rapport qualité- prix la moins chère du PAF. son budget est réduit.

On est dans un secteur très concurrentiel et sur les access tous nos concurrents et toutes les autres chaînes. France Télévision, on travaille dans une dans des budgets contraints et quand vous voyez les audiences de à vous ou de l'air et que vous les comparez par rapport à leur budget, cet ADN de produire moins cher que les autres est resté. J'en suis particulièrement fier et on pourra sans doute parler des budgets un peu plus tard.

Il y a une étude de NBC qui est rapporté qu'en 2023, Mediawan produisait 40 % de son volume pour France Télévision. Quelle est aujourd'hui la part de chiffre d'affaires que réalise Mediawan France avec France Télévision ? Alors l'étude dont dont vous parlez c'est NPR conseil.

Je sais pas où ils ont sorti leur chiffre par ailleurs. Le chiffre d'affaires de France Télévision au sein du groupe Méia One il est de moins de 5 %. Donc euh je vais vous répondre monsieur le rapporteur.

Je veux bien faire des réponses courtes et efficaces mais je vais juste essayer de sortir les mots de ma bouche. [grognement] Euh donc aujourd'hui, j'ai entendu parler hier de monopole, je crois par un monsieur un peu fou qui était là donc à moins de 5 % du volume d'affaires du groupe Media One et en France et donc il est largement en dessous des 40 % et il est en dessous du chiffre de celui de Banny J. Ça vous donne à peu près comme vous avez pas le droit de donner les montants normalement j'ai pas le droit de les donner non plus mais juste pour vous donner une fourchette je précise juste que B nous a donné les chiffres je veux pas qu'après on dise Banny J nous les donne mais c'est votre choix mais non je je vous donne en fait non je je veux être très clair parce que tout ça est très regardé je vous laisse le choix je vous indous a dit très précisément les montants France et les montants étrangers c'est vos droits de pas les donner je vous les donne je vous donne une indication je vous dis moins de 5 % ce qui est quand même c'est important parce qu'on parle de concentration Moins de 5 % dans le monde.

Ouais, du Exactement. Et en France, c'est moins que le chiffre qu'a donné Big hier. Euh, je sais pas si vous vous en souvenez, moi je m souviens. % c'est moins de 30 %. 30%.

Oui, mais moins 30 entre 0 et 30, il y a une Oui. Oui. Enf c'est moins de 30.

D'accord. Enfin, c'est c'est 25, c'est pas 5. Enfin, je veux dire, pardon.

Non, mais c'est moins de 30 %. C'est pour vous donner une indication. Enfin, bon là, enfin, enfin, monsieur Balanan, c'est pas un acharnement.

Enfin, je veux dire, c'est une société de production qui travaille avec le service public audiovisuel de savoir ce que représente France Télévision dans le chiffre d'affaires France d'une société de production. Ça m'apparaît pas le secret des affaires. Mais c'est pas D'accord.

Bah si vous voulez, excusez-moi, minutes, j'ai j'ai pas envie que vous disputiez. Non non, non, mais on a une différence de vision. Moi je moi quand quand c'est le secret des affaires, je suis assez ferme et je le dis au rapporteur, ça m'a été assez reproché.

Quand je considère que ça n'a rien à voir avec le secret à faire, je le dis aussi. Voilà, j'ess je voulais pas le donner mais je vais vous le donner parce qu'on est là en toute transparence et qu'on a rien à cacher. Il est de 25 % donc il n'est pas de 40 comme l'a pu donner NPA, pardonnez-moi.

Et juste le 5 % au regard du groupe, le moins de 5 % fait qu'on est bien loin d'une dépendance d'un côté comme de l'autre. On se parlera tout à l'heure de de la notion de évidemment dépendance, mais c'était important pour moi d'y répondre et accepter ma transparence et et ce que je fais et j'aimerais que de l'autre côté on puisse enregistrer et comprendre aussi mes réponses. Bon, il y a eu beaucoup de choses fausses qui ont été racontées ici dont certaines particulièrement choquantes hier soir euh qui ont fait sonner mon téléphone très fort hier soir avec des gens qui ont menti [raclement de gorge] devant la représentation nationale sous serment.

J'espère qu'on aura aussi l'occasion d'en parler et accepter cette transparence. Oui, je je j'indique effectivement je le dis parce que pardon sur la portage je précise juste cet élément. On m'a été remonté effectivement que que peut-être qu'hier il y aurait eu parjure euh encore une fois je vais l'analyser, je vais regarder, je vais demander des documents complémentaires.

Peut-être que le rapporteur vous posera des questions suite aux auditions d'hier. S'il y a eu par jour, je prendrai mes responsabilités. Je vous permettrai évidemment, et c'est bien normal, de réagir notamment aux accusations qui ont été formulées à votre endroit hier par la personne hier soir que nous avons auditionné.

J'aurai quelques questions qui vous permettront, je vous l'assure, de de répondre à tous ces éléments parce que c'est important et c'est aussi important, c'est le but de cette commission d'enquête, de donner une tribune et de permettre aussi aux personnes qui sont accusées parfois à tort d'y répondre. Donc comptez sur moi pour vous poser ces questions. Toute dernière question rapide sur ce sujet.

Euh vous nous avez donné donc le le montant euh de chiffre d'affaires réalisés pour France Télévision de Media One France euh à peu près 25 %. Avec quel autre groupe public étranger est-ce que Media One assure un chiffre d'affaires équivalent à celui que vous faites en France avec France Télévision ? Euh la réponse est oui largement.

Je pense que c'est à peu près la même chose en Allemagne. C'est un peu moins en Italie, mais dans les pourcentages de ce que représente le chiffre d'affaires de Mediawan avec les services publics européens, je pense qu'on est au même niveau. Je reviens juste pardon sur Banij.

La différence entre Banij et Mediawan, c'est que Bij est une société côté donc elle publie tous ses chiffres. Mediawan est une société privée, elle ne publie pas ses chiffres. et j'ai été côté pendant euh 3 ans donc et j'ai fait cet exercice de publier mes chiffres et c'est pour ça aujourd'hui monsieur le président que on n'a pas le même niveau de réponse parce qu'ils le font de manière euh obligatoire et légale.

Je le fais de manière transparente face à vous et j'ai énormément de respect pour Stéphane Courbi, pour Banij qui font un travail exceptionnel pour la production française. Merci merci pour votre réponse. On parle de pourcentage effectivement, mais vous confirmez que les éléments que nous avons pu avoir et qui ont été allègrement discutés dans le cadre de cette commission d'enquête, il y a le pourcentage mais il y a aussi le le montant facial, le volume.

France Lévion nous a indiqué que Mediawan réalisait, je crois avait un volume contractuel d'un peu plus de 110 millions d'euros par an qui vous place première société de production à bénéficier des contrats de France Lévision. Vous êtes d'accord aussi avec ces chiffres ? Vous les admettez ?

Euh oui, tout à fait. À une différence près, c'est que Media One, c'est pas une société qui contractualise avec France Télévision. Euh ce sont 20 sociétés de production indépendantes qui contractualisent avec France Télévision.

Certaines de ces sociétés travaillaient déjà, c'est le cas de Maximal Production qui appartenait au groupe la garderaire avec France Télé à l'époque. Donc quand elles ont rejoint Méia One, ce chiffre d'affair a continué. intéressant de noter aussi, je vous l'ai donné dans mon proposiminaire, le chiffre d'affaires de Mediawan en France a progressé entre 2020 et 2025 de 30 à 40 % en France et et c'est encore plus le cas dans d'autres pays.

Il a baissé de euh 5 % sur la même période avec France Télévision. en tant qu'entrepreneur et producteur, moi j'ai envie de produire plus et de faire plus parce qu'on a des équipes créatives formidables et et on a des programmes qui marchent dans les salles de cinéma sur les plateformes. Donc on est très heureux de pouvoir produire.

Quand je compare avec en pourcentage de ce que ça représente sur les autres pays européens, pardonnez-moi, j'ai les chiffres mais c'est 40 % en Allemagne à peu près ce que ça représente, 25 en Italie et 32 avec la télévision espagnole. Donc Media One fait si on compare et ça serait intéressant aussi de revenir dessus et je m'arrête là on se parle de service public européen entre la production indépendante et la production dépendante. Le niveau de production indépendante, il est le même dans tous les pays européens et les investissements dans l'audiovisuel public, ils sont beaucoup plus importants en Allemagne, [raclement de gorge] en Angleterre et ils font appel à la production externe de manière beaucoup plus importante.

J'espère qu'on aura l'occasion d'y revenir tout à l'heure parce que il y a une seule chose qui manque à cette commission de mon point de vue, c'est un peu une benchmark. C'est de savoir ce que coûtent les programmes sur les autres chaînes en France, sur les plateformes en France à l'international et aussi de voir les services publics européens. Je pense que c'est très intéressant pour vous dans ce moment très précis qui est un basculement dans le monde audiovisuel de s'y arrêter.

Euh je me suis fondé sur un article de capital et j'ai déjà posé cette question notamment aux représentants des syndicats de producteurs. Un article de capital qui était daté du 6 décembre 2021 qui est intitulé les astuces de Luc Besson et de Mediawan pour continuer à toucher des aides publiques. Fin de la citation qui explique que votre société méiawan aurait mis en place un montage financier lui permettant de continuer à bénéficier des aides du CNC malgré le poids prépondérant de fonds étrangers dans son actionnariat.

Donc KKR, on a auditionné le syndicat des producteurs indépendants il y a quelques jours qui a visiblement déposé un recours devant le tribunal administratif contre cette décision d'accorder des fonds du CNC estimant que la présence importante à votre capital du fond américain KKR qui est probablement même sûrement le premier actionnaire de l'entreprise ne répondrait pas aux critères permettant de recevoir ces aides. On les a entendu, ils ont confirmé leur démarche. Ils ont confirmé que selon eux, un tel poids d'un fond investissement étranger ne permettait pas d'obtenir ces subventions.

Je vais citer l'article. KKR détiendra la majorité du capital de Mediawan Alliance, mais la majorité des droits de vote et donc le contrôle, ce que vous avez expliqué, seront détenus par les trois fondateurs et là MA CF. Fin de la citation.

Question donc simple et vous êtes sousment. Le secret des affaires d'ailleurs n'est pas opposable à cette commission d'enquête, n'est pas opposable à l'article 6 de l'ordonnance de 1958. Quel est aujourd'hui la part exacte de détention du fond américain KKR dans le capital de Mediawan ?

Parce que je pense que le fait de répondre à cette question permettrait aussi peut-être d'éclairer le nombre des questions qu'on se pose et les trancher une bonne fois pour toutes parce que il y en a eu beaucoup depuis le début de cette commission d'enquête. Je vais laisser la parole à Guillaume Isabelle qui est le directeur général en chargé la stratégie du groupe. [raclement de gorge] Merci.

Et peut-être avant de de répondre spécifiquement à cette question, je voulais reprendre un peu de recul sur l'organisation générale de Media one. La société de tête du groupe qui s'appelle Mediawan Holding est une société française. Elle a été créée en 2020 à l'occasion des opérations qu'on conduit au retrait de la bourse permettant de sécuriser le contrôle français de Mediawan et d'assurer son développement ultérieur via l'accès à de nouveaux capitaux.

Le groupe comprend aujourd'hui plus de 200 sociétés incorporées dans différents pays en fonction de leur territoire d'activité. Mais je précise que la chaîne de détention depuis Media One Holding jusqu'aux sociétés de production française est faite exclusivement de société française. Mediawan est dirigé au quotidien et représenté par son président Pierre-Antoine Capton.

C'est lui avec l'équipe de direction qu'il a nommé qui prend toutes les décisions opérationnelles en ce compris les décisions relatives au contenu produit. Et euh pour ce qui revient des grandes décisions stratégiques, elles sont prises par le conseil de surveillance qui est composé de 14 membres dont neuf français avec la majorité des voix qui revient aux trois fondateurs, c'est-à-dire messieurs Capton Niel et Pigas. Euh le capital de Mediawan comme Pierre-Antoine Capton l'a rappelé tout à l'heure est dispersé depuis la sortie de la bourse entre plus de 70 actionnaires.

Tous les actionnaires significatifs sont connus et représentés au conseil de surveillance et le capital. Les seuls actionnaires qui ont un statut particulier sont les trois fondateurs qui ont un contrôle exclusif et incontestable sur la société de par la majorité des droits de vote en assemblée générale et la majorité des voies au conseil de surveillance. Comme ça a été rappelé, ce contrôle, c'est pas une notion subjective, c'est une notion de droit qui a été attestée confirmée par les autorités compétentes et notamment l'autorité de la concurrence dans son avis rendu public en septembre 2020.

Euh le cas auquel vous faites référence est un sujet de contrôle et c'est pour ça que le poids des actionnaires n'entre pas en ligne de compte. Néanmoins pour je dirais rétablir certaines vérités et éviter de de laisser courir certaines affirmations erronées qui ont été faites. Nous avons pris le soin de préciser, c'est ce que Pier-Antoine Capton a rappelé tout à l'heure, que aucun de nos actionnaires, ni KKR ni un autre ne détient la majorité du capital.

Je pense que c'est suffisant euh je dirais de manière conjointe avec le point le plus important qui est celui du contrôle pour confirmer qu'il n'y a aucun dispositif euh artificiel puisque c'est un contrôle réel euh constaté tous les jours euh qui euh qui soit dans notre structure et donc nous nous entenons là. Je vous remercie pour votre réponse mais à nouveau pourquoi et j'ai j'ai lu l'article du Figaroù vous avez répondu sur les soupçons qui pesaient sur le le poids de caca dans votre capitale. Pourquoi ne pas en transparence nous donner pour qu'on en ait un peu le le le la vérité et pour qu'on soit sûr de nous ?

Pourquoi ne pas nous donner aujourd'hui le pourcentage de détention de KKR au capital de Mediawan ? Pourquoi autant de autant de flou sur le sujet alors qu'il suffirait simplement de nous transmettre les documents même de façon confidentielle ? pas besoin de de les révéler mais nous transmettre les documents pour s'assurer que KKR n'est pas majoritaire au capital de Mégawane.

Sachant qu'à nouveau, on a entendu des représentants de syndicat de producteur il y a quelques jours qui ont déposé un recours de façon commune. On les a interrogé, ils nous ont dit "On maintient effectivement des subventions publiques, notamment celles du CNC, ne devrai pas être attribué à Media One parce que il y a un doute qui pèse sur le pourcentage de détention de Kakar fond américain à votre capitale Mediawane. Juste pour être précis, nous n'avons pas répondu aux questions du Figaro, pardon, qui a fait un article sur le sujet tout seul dans son coin après que plus d'une vingtaine de fois l'affirmation de Mediawan est un groupe américain été raconté ici.

Juste dire aussi que contrairement à ce qui a été dit de nombreuses reprises, jamais aucune dividende n'a été versée à un fond américain. C'est important. Ensuite, monsieur le rapporteur Mediawan, c'est une société non côté.

C'est la grosse différence. la répartition du capital, elle relève du secret des affaires. Euh en revanche, je peux vous redire de nouveau, mais euh [grognement] j'ai aucun problème pour le redire, le contrôle de Medwan, il est français.

Et puis si je fais un cran plus loin, euh je peux pas commenter la plainte parce que l'affaire est en cours de de la part des syndicats auprès du CNC. Mais je peux vous dire une chose, le fond derrière tout ça, c'est quoi ? c'est de laisser penser qui est un fond américain qui va expliquer à un producteur de cinéma en France, "Je veux que tu écrives le compte de Monté Cristo comme ça.

Je veux que tu écrives BNOR comme ça, je veux que tu fasses tel œuvre comme ça." Qui va aller parler à l'oreillette de Caroline Rou pour lui demander de poser telle question ? J'ai du mal à comprendre à partir du moment où juridiquement il y a il y a aucun sujet, est-ce que vous pensez qu'éditorialement, artistiquement on est, je vous l'ai dire, on est un groupe indépendant.

Est-ce que vous pensez que quelqu'un va venir pour faire ce travail-là ? Tous les producteurs qu'on a, Dimitri Rassam, Hugo Séignac, euh Clément Miserré, je peux tous les citer, ils sont totalement indépendants. Euh je veux dire, je lis pas les scénarios de leur film et je leur donne aucun conseil.

Donc de pouvoir fantasmer ce genre de choses, c'est pour moi assez surprenant. Je suis très content que voilà vous acceptiez monsieur le président l'entendu que le contrôle de Mediawan soit français que une fois pour tout on va plus dire ici que Mwan éit une société américaine. J'ai été très heureux de pouvoir répondre sousement que Kakar n'avait pas le contrôle de Media One, n'était pas un actionnaire majoritaire de Méia.

Ce sont des réponses fortes qu'on vous donne aujourd'hui. L'impression qu'on banalise un peu tout ça mais on vous donne des secrets, des affaires. C'est le cas.

Pour le reste, quand je vous dis que je prends les décisions en toute indépendance, c'est le cas. et si c'était pas le cas et je je dirigerai plus ce groupe. Si je vous pose ces questions, c'est bon le but d'une commission d'enquête, c'est aussi de de mettre l'accent sur des suspicions sur des sujets qui peuvent être problématiques.

C'est parce que on a des représentants de syndicat de producteur qui à l'unanimité nous disent on a un doute, on a déposé plainte, enfin on a fait un recours concernant la la société Méia One et aussi parce que France Télévision nous explique notre rôle c'est de soutenir la création et la production indépendante française. Le premier groupe de producteurs à en bénéficier, c'est Media one. Mais il y a aussi un doute sur la structure capitalistique.

Donc nous, tout notre rôle, c'est aussi de poser ces questions, de vous permettre aussi de faire toute la transparence sur le sujet. Et c'est la raison pour laquelle j'ai déjà posé deux questions, j'en poserai peut-être trois ou quatre au total dans cette audition. Ça vous permet aussi de d'y répondre.

Si je vous pose la question, vous vous parlez de structure capitalistique, il y a aussi une petite différence entre la façon dont s'exerce ce contrôle d'un fond comme KKR. J'ai pu lire notamment la note d'information transmise à l'AMF lors de votre OPA sur Media One en 2020 qui explique que la société Show Topco qui est contrôlée par Kak peut nommé donc trois membres sur 7 au conseil de surveillance de Mégawan Alliance. Kak dispose également d'un droit de véto sur des décisions majeures.

Par exemple, l'adoption du budget annuel dans certains cas, l'émission d'action, l'introduction en bourse, certains seuil d'acquisition, de session et d'investissement. Cette note aussi précise surtout l'existence d'une Golden Chair. C'est-à-dire qu'en cas de modification des règles d'attribution des aides du CNC par exemple, je cite "Les droits et obligations seraient inversés faisant de la société KKR l'actionnaire de contrôle de Mediawan Alliance." Donc lorsqu'on voit qu'un actionnaire, un fond d'investissement américain peut bloquer votre budget, peut interférer et bloquer vos décisions stratégiques et même partiellement prendre le contrôle de la société en cas de certains critères, est-ce qu'on peut réellement parler d'une indépendance ?

Est-ce qu'on peut réellement se dire que la société, queles que soient les conditions et les critères, restera française alors qu'on voit fait factuellement qu'une un fond d'investissement américain pourrait prendre le contrôle à certains critères ? toutes les raisons de mes questions. Quel est le rôle réel, l'importance réelle de KKR dans votre capital et dans vos décisions au quotidien ?

Alors Guillaume Isabelle va vous répondre en toute transparence. Je tiens juste à noter parce que j'ai l'impression qu'on est la seule société de production dont l'intégralité des actionnaires ont été convoqués. J'en suis par ailleurs surpris mais vous allez passer cet après-midi avec notamment le représentant français de CAC plusieurs heures.

Vous allez vous ennuyer parce que il a pas beaucoup d'information sur la société parce que éditorialement, artistiquement il s'occupe de rien. Je pense que ces questions techniques, vous pourrez les aborder avec lui mais j'aurais adoré vous parler qu'on prenne le temps de parler de fiction, de d'intelligence artificielle, de tout ce qu'on peut faire pour faire rayonner la culture à l'internationale. Mais Guillaume Isabelle va vous répondre.

Et encore une fois, on peut pas faire plus transparent que de venir pendant plus de 6 heures avec les actionnaires et les dirigeants. Euh je je voulais le dire Guillaume pour alors juste une petite correction, monsieur Capton, l'intégralité des des actionnaires de Méia n'ont pas été convoqués. Euh par ailleurs, le le rapporteur a souhaité auditionner les principaux actionnaires financiers des sociés de production.

C'est pour ça qu'on va auditionner les principaux actionnaires de Méyawan et qu'on va auditionner le principal actionnaire, enfin le deuxè après monsieur Courbi actionnaire de de Banijet. Et par ailleurs, Mathieu Pigas et Xaviniel ont peut-être une part limitée de votre capital, mais je crois que tous les trois vous êtes cfondateurs de cette entreprise. Donc ils viennent à la fois en tant que cfondateur de Mediawan, même si aujourd'hui ils sont des actionnaires minoritaires.

Je per juste cette précision parce que moi je garantis des règles universelles et et le rapporteur les a accepté. quand on convoque le principal actionnaire financier de Media One, enfin vous le contestez mais enfin en tout cas des informations que l'on a, on nous on nous dit que que KKR serait votre premier actionnaire financier. Euh en tout cas, c'est comme ça qu'on l'a établi et donc par conséquent et par parallélisme des formes, si vous me permettez cette expression, on auditionnera le rapporteur en a convenu, les membres du bureau également le principal actionnaire financier de Bijet fin mars.

Monsieur Isabelle, merci. Je [raclement de gorge] vais essayer de répondre au point que vous avez soulevé sur la sur la gouvernance pour vous expliquer comment est-ce que fonctionne la société au quotidien. D'abord, pour ce qui est la nomination du board, enfin des membres du board, Show Topco est une société qui regroupe les intérêts de plusieurs actionnaires dont deux sont représentés au bord, KKR etur.

Donc les trois membres auquels vous faites référence sont les trois membres qui siègent encore au bord aujourd'hui. Deux représentants de KKR et un représentant d'adquateur sur un total de 14 membres de notre conseil de surveillance. Aujourd'hui euh il y a certains seuils, certaines décisions qui nécessitent et c'est un droit de minoritaire classique euh qui nécessite en plus du vote favorable des fondateurs l'approbation de certains autres actionnaires.

C'est pas une spécificité de KKR, ça regroupe d'autres actionnaires importants comme BPI France ou Reign qui ont, je dirais un droit de véto sur certaines décisions qui vise à protéger, c'est assez usuel, leurs droits d'investisseur minoritaire et financier. Ça couvre des décisions extraordinaires qui viennent par exemple modifier les statuts de la société ou qui induisent un niveau d'investissement ou de risque qui soit qui serait en dehors du cours normal des affaires. En aucun cas, aucune de ces décisions ne peut être prise sans l'accord des fondateurs.

Donc c'est c'est un dispositif tout ce qui a plus classique. En l'occurrence, je vous confirme que ce l'approbation du budget ne fait pas partie de ces droits qui qui est soumis à l'approbation des actionnaires financiers. Euh c'est uniquement dans un cas de déviation majeur par rapport au plan de l'année dernière, ce qui n'est jamais arrivé et euh jamais arrivé pardon et qui euh n'est pas susceptible d'arriver dans notre industrie.

Euh le dernier point sur la l'action de préférence, elle est effectivement importante puisque c'est elle qui confère au fondateur de Méia One la majorité des droits de vote en assemblée. vous faites référence à une une conditionnalité de cette action de préférence à à des à des point de règlement du CNC, ça n'est pas le cas. Je vous je reconnais que ça a été envisagé à l'époque en 2020 lors de la lorsque nos accords ont été établis parce que le souhait par les fondateurs de sécuriser le contrôle de Mediawan était une condition essentielle du deal qui a donné lieu, comme vous en doutez à des échanges avec les investisseurs financiers.

Là encore, Kaker, mais pas seulement, les autres également. Euh et euh pour euh pour résoudre ce point, les fondateurs ont fait valoir la nécessité de rester dans le cadre des productions d'œuvres françaises et de se conformer au critères définis par le CMC. C'est pour ça que cette condition était initialement envisagée, mais je le répète, elle n'a pas été conservée et elle n'est plus attachée à l'action de préférence aujourd'hui.

J'ajoute pour finir que ce point prouve l'importance de l'efficacité de ces règles puisque ell elles aident à des entrepreneurs français à lever des capitaux tout en gardant le contrôle de leur société. Peut-être juste une précision. Euh rapporteur pose beaucoup de questions sur le sujet.

Certains pourraient dire qu'il est insistant, mais je je précise que s'il est et si nous le sommes, c'est parce que le secteur audiovisuel est un secteur réglementé. Je le dis pour les Français qui nous écoutent que pour bénéficier des aides publiques, des crédits d'impôts, il faut obtenir ce qu'on appelle un agrément et que dans les critères définis à la fois par la Commission européenne et le droit français, la question de effectivement des capitaux est importante. C'est pour ça qu'il y a un recours.

C'est pour ça que certains syndicats de production, pas tous, je corrige qu'à dire rapporteur, c'est pas de manière unanime, mais certains syndicats de production considèrent eux que si une société de production a comme principal, comme premier actionnaire un fond d'investissement américain, il remettent en cause étranger, pas américain, eux, ils remettent en cause le fait de pouvoir bénéficier des C'est pour ça qu'on pose ces questions parce que dans le débat public, dans cette comme c'est un secteur réglementé, c'est un secteur que la France et l'Union européenne considère comme stratégique, on regarde la question des investisseurs étranger avec un œil voilà serré, vif puisque c'est pas moi qui ai fixé ces règles là. Il se trouve que pour bénéficier des aides financières du CNC et pour bénéficier des crédits d'impôts, il faut des agréments, il faut respecter des critères et que la question des capitaux étranger est important et que aujourd'hui, je termine là, dans le débat public, certains, pas tous, mais certains considèrent, c'est leur droit et ça veut pas dire que j'y suis favorable, mais en tout cas eux, ils considèrent que si une société a comme principal actionnaire, comme premier actionnaire, un investisseur étranger, il ne devrait pas bénéficier d'aide. Encore une fois, c'est pas ma position, c'est la mienne, je la définirai au moment de la publication du rapport.

Mais je pense que c'était voilà, c'est pour aussi expliquer pourquoi le pourquoi on insiste là-dessus. C'est pas pour contester le fait que KKR soit actionnaire, puisse investir. Voilà.

Mais je je veux juste rebondir dessus parce que encore une fois, il y a les points techniques et et vous savez même pour moi, ça m'ennuie de rentrer dans ces détails là. Et puis après, il y a une réalité. Quand vous venez comme moi de de Trouville, pardonnez-moi, et que vous avez pas fait d'études, j'ai eu mon bac et tout, que vous avez envie d'entreprendre en France, et ben vous faites du mieux possible pour continuer d'entreprendre.

Le plus important, c'était mon indépendance. J'ai jamais eu de chef et j'en veux pas. Je veux continuer tout seul.

Je veux pas qu'on me donne d'ordre et je me fais confiance et je veux continuer d'entreprendre. J'ai créé plein d'emplois en France, plein. J'en suis fier.

Vous pouvez pas savoir à quel point coup du travail il est cher en France. Je suis content d'investir ici. Je suis content de pouvoir le développer.

J'ai rencontré sur mon parcours plein de gens qui m'ont aidé euh de Marc Olivier Foger à la Dominique Bestnear qui m'ont donné une chance de Xavier Niel et Mathieu Pigas qui m'ont permis à leur côté de monter ce spack qui m'ont permis de me développer et puis Kaker vous savez monsieur le rapporteur et monsieur le président Kaker par exemple ils ont donné 100 millions d'euros pour la reconstruction de Notre Dame. C'est un ça peut-être un détail pour vous, mais sans eux, à aucun moment, j'aurais pu continuer d'entreprendre en France. Euh, vous me croyez ou pas, mais ils me demandent rien.

Vous me croyez ou pas, mais ils sont pas là pour faire un truc, me demander des choses éditoriales, artistiques, financier. Ils me foutent la paix parce qu'ils me font confiance. Avoir des investisseurs, quelle que soit la nationalité, qui vous laisse le contrôle, qui vous pousse, qui vous permettent de créer de l'emploi en France.

C'est une chance, monsieur le rapporteur et monsieur le président. J'ai cette chance-là. Je suis fier de tous mes partenaires, de tous mes associés et j'espère que Media One va continuer un parcours en gardant son siège social en France, en restant français.

C'est le plus important pour moi. Essayons dans un moment où ça va mal d'encourager les entrepreneurs. J'ai plein de jeunes qui viennent me voir en me disant "Ton parcours il est génial." Mais pourquoi ?

Parce qu'on représente aussi une sorte de réussite. Faut encourager ces ces succès là. Faut encourager des fonds étrangers à venir investir en France.

Euh, j'ai pas trouvé de fonds français qui voul investir à mes côtés, sinon j'aurais été très content. Je n'en ai pas trouvé. Madame Calvel.

Merci monsieur le président. Euh, je souhaitais commencer par saluer les succès de Mediawan en France mais aussi à l'étranger et sa contribution au rayonnement de la création française. Vous l'avez dit aussi, la production audiovisuelle c'est un retour sur investissement pour les finances publiques, les fameuses aides publiques 1 € investi jusqu'à 8 ou plus euros générés. car rappelons-le, la production en France génère des emplois et donc des recettes aussi euh pour nos finances publiques via les impôts et via les cotisations.

Ma question portera sur la production indépendante. Celle-ci est définie dans l'article 71 de 1986 relative à la liberté de communication. On a cinq critères qui mêlent une approche capitalistique, la notion de contrôle et la part de chiffre d'affaires.

En 1986, nous avions très peu d'éditeurs différents. Il y avait très peu de chaînes. Alors, on avait posé des obligations aux chaînes de recourir à la production indépendante.

À l'heure de la multiplication des chaînes et des plateformes, en quoi ce rapport de force entre les éditeurs et les producteurs existe-t-il encore ? D'autre part, avec ces obligations de recourir à la production indépendante, n'a-t-on pas empêché la création de groupes audiovisuels qui investiraient les différentes étapes de la chaîne de valeur, aussi bien dans la diffusion que dans la production ? Enfin, plus récemment, la question de la répartition des droits d'exploitation des œuvres a été de nouveau souvée par une proposition de loi, celle de Laurent Lafond, dont le premier chapitre sur la réforme de l'audiovisuel public a fait plus parler lui que dans le 2è la 2è partie.

Mais dans cette dans celle-ci, il y avait l'article 13 qui proposait de modifier la définition de ce qu'est la production audiovisuelle indépendante afin d'en exclure des régimes de mandat de commercialisation pour et c'était le but affiché euh inciter les chaînes à investir davantage dans des productions susceptibles d'être davantage exporté et de participer ainsi au rayonnement de la création française. Moi, j'estime que le financement de l'audiovisuel public, c'est un investissement essentiel pour l'information, la culture, la cohésion de notre pays. Si ces ces financements peuvent d'autant plus participer au rayonnement de la création française tout en générant des ressources propres pour les éditeur, c'est un élément supplémentaire de consentement à ce que nous investissions davantage dans l'audiovisuel public.

Que pensez-vous de cette nouvelle répartition des droits entre producteur et éditeur de vos points de vue de producteur ? Dans quelle mesure ce dispositif pourrait atteindre son objectif ou au contraire le desserbir ? Madame la députée, merci pour votre question. vos questions, elles sont en vérité très riches et complexes parce qu'elles s'adressent en fait à l'ensemble de l'organisation de la production audiovisuelle en France.

Je pense que comme vous comme vous le rappelez d'abord, ce système, il a été mis en place en 1986. Je pense que si alors d'abord il a été très largement aménagé depuis 1986 par des décrets, par des conventionnements, par des accords interprofessionnels négociés entre les éditeurs, plateformes et et organisation syndicales de producteurs et également les représentants des auteurs. et elles ont permis, et je pense que l'audiovisuel s'en félicite, d'accompagner systématiquement au fur et à mesure des années l'organisation contractuelle entre les producteurs indépendants et les éditeurs en fonction de l'évolution des modes de consommation.

En effet, aujourd'hui, je prends un exemple. Par exemple, aujourd'hui France Télévision il y a il y a il y a 5 10 ans, France Télévision, il acquérait une série, il acquérait euh 10 %. Il acquérait pour trois diffusions sur 3 ans et demi.

Aujourd'hui, France Télévision acquière pour le même montant, en vérité moins parce qu'en vérité les financements ont plutôt eu tendance à baisser depuis et il acquiert ses droits pour pouvoir diffuser pendant 3 ans et demi autant de diffusion qu'il le veut en linéaire. et en non linéaire. Donc c'est un exemple mais qui montre d'une part que les choses ne sont absolument pas figées et que il y a eu une évolution et un accompagnement absolument permanent de la consommation par les producteurs dont c'est aussi l'intérêt finalement.

Même si je dois dire qu'à cet endroit-là, les producteurs audiovisuels ont toujours été mieux disant que les producteurs cinématographiques. Donc en fait c'est le système tout simplement de l'exception culturelle. C'est-à-dire qu'en fait si on veut, mais il suffit de regarder à ce moment-là à l'étranger, si on veut aller sur des systèmes plus simples, pour ne pas dire plus simpliste comme vous le dites, bah on va passer de 200 films de cinéma à 70, on va passer de 1000 heures de fiction à 300 et puis on va passer aussi de 3400 emplois à 100000.

Et tout ça au détriment de la souveraineté, de l'emploi et infiner puisqu'on en parlait tout à l'heure des recettes de l'État comme vous le disiez très justement. Donc c'est un élément qui à me semble me semble-t-il est crucial. Deuxièmement, vous parlez vous posez cette question qui est de se dire "Mais finalement pourquoi est-ce que les éditeurs de service n'ont pas n'ont pas choisi de devenir des champions internationaux ?

Pourquoi est-ce qu'ils ne l'ont pas pu ? Je suis désolé. La réglementation, telle qu'elle existe n'aura jamais empêché aucun éditeur privé France Télévision est un cas à part de devenir un champion international.

Ils ont juste, je suis désolé, je vais dire les choses comme elles sont, pris le train trop tard, voir pas pris le train du tout. Le seul qui l'a pris infiné et avec succès, c'est Canal Plus. Donc aujourd'hui, de mon point de vue, c'est ce sujet-là qui est important.

Et je rappelle aussi puisque effectivement, comme vous le rappeliez, j'ai été pendant près de 10 ans président de de l'Union syndicale des producteurs audiovisuel, j'ai été ici pendant des années devant la représentation nationale qui nous disait "Mais enfin, que faites-vous ? Comment se fait-il que France Télévision demande commande des projets à 300 producteurs et que nous n'avons aucun champion national de taille internationale en France ? avouer qu'il y a quand même une certaine illogique, je vais rester poli pour dire que aujourd'hui on se retrouve le groupe Média One Pierre-Antoine Capton devant la représentation nationale qui a fait ce que la représentation nationale les gouvernements successifs quel qu'il soit en disant mais pourquoi est-ce que avec notre système de régulation on ne peut pas avoir des champions nationaux de taille internationale et aujourd'hui on nous dit c'est pas possible c'est j'avoue que ça ça paraît quand même assez C'est absurde.

Et enfin, le dernier point pour répondre à l'ensemble de vos questions qui est le sujet de l'exploitation des œuvres, en fait, il est très simple, c'est que aujourd'hui les si on prend le cas de France Télévision par exemple, France Télévision finance en moyenne 60 à 70 % d'une œuvre. Est-ce que quand vous achetez, je vais être très très simpliste, est-ce que quand vous payez 60 à 70 % d'une paire de chaussures dans une boutique, vous prenez les deux ? Non.

Non. Et en fait, qu'est-ce qui se passe ? Ça revient au sujet dont on parlait tout à l'heure qui est passionnant.

C'est qu'en fait en réalité aujourd'hui en moyenne en France, on travaille à marge zéro. Miawan en fiction travaille à marge zéro. Travaille à marge zéro avec France Télévision.

Vous allez me dire "Mais alors c'est impossible, vous donnez quand même, vous faites pas ça juste pour le plaisir et perdre de l'argent." Non, parce que le seul et unique moyen et c'est un risque énorme que prennent que prend Mediawan mais que prenne l'ensemble des producteurs indépendants, c'est que c'est uniquement sur l'exploitation ultérieure des œuvres après la durée des droits en France et à l'international qu'il y a une possibilité pour les producteurs indépendants de gagner de l'argent. Et je ne dis même pas, et ça je pourrais vous le donner, Banij en a parlé hier, les millions les millions d'euros qui sont investi à perte parce que le rôle d'un producteur indépendant garant de la bonne fin d'une heure, c'est d'abord d'être en capacité de proposer 10, 20, 30, 40 projets qui sont tous de part l'encadrement de la réglementation et tant mieux que l'on doit payer à la fois à des auteurs mais également dans les sociétés de production qui sont à l'intérieur du groupe. en général pas plus de 5 à 10 % des projets qui sont pris.

Donc le tout le travail de recherche et développement, je reviens aux fondamentaux de de la production indépendante, mais tout ça semble être balayé aujourd'hui, mais en fait on est en face d'une d'une organisation qui est extrêmement complexe, mais il faut aller regarder les choses telles qu'elles sont. C'est-à-dire qu'aujourd'hui en réalité la vérité et c'est pour ça que je rends grâce et à Pierre-Antoine Capton et aux actionnaires qui viennent investir dans ce secteur. Aujourd'hui, vous rentrez dans le secteur de la production indépendante, en particulier avec France Télévision, vous avez beaucoup plus de chance de perdre de l'argent que d'en gagner.

Et du coup, pour aller au bout de cette question, si vous acceptez d'avoir zéro marge avec France Télévision sur la fiction, c'est parce que vous faites des marches sur le flux ou ça n'a rien à voir ? On pourrait se dire je je vais je vais laisser monsieur Capton ou madame Plenchon répondre sur le flux. C'est d'abord d'abord on travaille répondre sur le flux.

Ma question est très précise, c'est vous expliquez merci de votre transparence, il y a zéro marche dans dans la moyenne. Oui. Alors après bien sûr sur l'ensemble sur l'ensemble de la fiction c'est la marge est à zéro en fait voir même qu'on peut perdre de l'argent.

Donc la question c'est que j'ai précisé parce que c'est un sujet très très important qui effectivement comme le dit madame a été porté à un moment à la au parlement c'est qu'effectivement aujourd'hui on ne peut gagner de l'argent sur nos productions queen étant en capacité d'avoir les droits d'exploitation donc de distribution pour ensuite vendre ces mêmes projets en France et à l'international. Si on n pas ça aujourd'hui, l'industrie s'arrête. Et pour répondre à votre question sur le flux, j'imagine qu'on aura des questions sur les budget puisque vous avez accès à tous les contrats.

On y reviendra sans doute tout à l'heure, mais les marges, elles sont extrêmement réduites, voire quasiment nules pour certains programmes. Je vous le disais pour c'est dans les et c'est à vous qui sont des émissions quotidiennes qui existent depuis longtemps. Pour certaines, ouais, vous perdez de l'argent.

Après, c'est un choix, c'est un choix démocratique que de travailler avec France Télévision. On sait que leurs budgets sont contraints, on l'accepte. Euh on on parlera sans doute de la 5 des 5 % de baisses qui ont été euh demandées l'an dernier.

Mais euh c'est ça aussi de de travailler ici, de soutenir le service public. On pourra parler de son financement sur le long terme. Ce sont des sujets importants.

On pourra comparer par rapport aux autres services publics européens. Mais pour nous, c'est crucial de pouvoir créer euh des marques comme Dominique Bestard l'a fait avec 10 % et de pouvoir les faire rayonner à l'international, c'est aussi un très bon tremplin méia one de partir d'une œuvre française qui gagne pas d'argent et d'aller en faire des versions en Espagne, en Italie, en Allemagne. 10 % en Italie, c'est numéro 1 en audience.

C'est absolument incroyable. Monsieur Ban. Oui.

Merci euh monsieur le président. Merci pour pour ce début d'audition où vous remettez un peu un sujet qui qui n'a pas été donné depuis le début, c'est comment fonctionne la production audiovisuelle française. Et à l'heure où nous avons aujourd'hui un pillage, je le dis un pillage qui est même plus qu'un pillage, qui est le cas du siècle par les intelligences artificielles de toute cette production mondiale d'œuvre intellectuelle, à l'heure où vous avez des plateformes qui ont aussi pillé nos toute la régie publicitaire de la télé, de la presse, euh nous avons besoin et merci d'être là et merci de d'avoir monté cette société, de la faire vivre.

Nous avons besoin de de grandes de de sociétés qui qui tire l'ensemble du de du secteur culturel français. Je je le rappelle, le secteur culturel français, vous l'avez dit, c'est l'ensemble de la culture, c'est plus que l'audiovisuel et la pharmaceutique en France, en PIB, hein. C'est en plus d'être beaucoup d'argent, c'est notre capacité à porter les valeurs de notre démocratie.

Euh donc moi je ne comprends pas pourquoi on s'acharne contre vous depuis quelques heures. Quand on est un parti souverainiste, quand on est un parti qui veut défendre les valeurs de la France, on se félicite que votre société, pas plus tard que je crois dans il y a quelques mois fasse la une du New York Times en disant que vous alliez racheter cette société américaine importante. Donc voilà, qu'on qu'on vous contrôle, qu'on ait des questions, ça me semble logique, mais félicitons-nous que vous ayez cette capacité de tirer l'ensemble de la production audiovisuelle française.

Alors, j'ai quand même quelques questions justement parce que aujourd'hui et Céline Calvez qui est à mes côtés qui fait un travail remarquable sur l'intelligence artificielle et sur l'impact qu'elle a l'intelligence artificielle sur la connaissance et la création de contenu. Comment vous sur ces questionsl vous envisagez d'être offensif pour défendre vos droits, pour défendre les productions françaises ? Et vous l'avez dit tout à l'heure, une société appartenant à TikTok vient de produire des outils qui permettent de faire des films en 48 he bon d'une qualité tout à fait médiocre pour l'instant mais mais qui c'est pour l'instant je le dis et qui p qui ne fonctionne que parce qu'elle a pillé le contenu précédent.

Donc euh comment on règle ces questions-là ? Est-ce que là-dessus vous avez euh des pistes ? Je pense que vous en avez déjà parlé avec Céline Calvez.

Mais est-ce que vos actionnaires surtout euh sont prêts à à voir ces sujets-là aussi avec vous et à investir sur les sujets de cette révolution numérique qui est en train de en réalité euh d'atteindre la notre modèle démocratique et culturel européen. Merci beaucoup monsieur le député. Merci pour vos mots parce que tous les encouragements font du bien dans des mondes euh voilà d'entrepreneurs qui sont pas toujours faciles et dans un secteur qui est en ce moment extrêmement secoué et on le voit de toutes les chaînes de télévision en France, ça fait toujours du bien d'être encouragé. sur l'intelligence artificielle.

J'aimerais démarrer par un secteur qui en France et je je me souviens parce qu'on a on a des échange avec les députés régulièrement qui viennent sur les tournages et et je vous ai vu et on a eu l'occasion d'échanger notamment sur le secteur de l'animation. Le secteur de l'animation aujourd'hui et je vais vous donner un exemple, on produit un dans dessin animé qui s'appelle Miraculous Ladybug. Miraculous bug, c'est le programme français le plus vu dans le monde. 40 milliards de vues sur YouTube pour Miraculous Cadybug.

C'est numéro 1 au Brésil, c'est numéro 1 dans plein de pays asiatiques. Miraculous Ladybug. Donc on produit cette série.

Il y a beaucoup d'animateurs, c'est beaucoup d'emplois créés en France. On fabrique cette série ici à Paris avec des animateurs qui travaillent. L'animation c'est du temps long.

C'est une saison de Miraculous Ladybug ou un film, c'est des années de travail pour beaucoup d'animateurs en France. Évidemment, on a été sollicité par tout un tas de studios euh chinois, américains d'intelligence artificielle qui sont venus nous voir, qui nous ont sollicité pour vous dire "Bonjour, regardez, on a pris votre IP et on est capable de faire en 24 heures ce que vous faites en 6 mois." Quelle a été notre responsabilité ?

Bah évidemment de continuer de produire avec nos animateurs, de défendre l'emploi, de défendre la création. Mais le problème c'est qu'un jour cette intelligence artificielle sur ces métiers de fabrication, ça sera intenable. Comment on se protège de ça ?

Ça fait partie des sujets qui sera intéressant de de débattre dans le cadre de cette commission. Les métiers de la fabrication aujourd'hui sont en danger. Euh tout ce qui est fabrication à travers l'intelligence artificielle.

Euh il y a une société d'animation qui rayonnait il y a quelques années en France qui s'appelle Cybergroup Studio euh qui a déposé le bilan. C'est des emplois perdus. Le secteur de l'animation va très mal.

C'est important qu'on le soutienne, c'est important qu'on l'aide, c'est important qu'on l'accompagne. Et aujourd'hui, sur beaucoup de métiers techniques, bah vous remplacez des caméras d'intelligence artificielle. Il y a des caméras ici qui nous fil en ce moment.

Je sais pas si c'est réalisé par de l'intelligence artificielle ou par un caméraman qui est derrière, mais vous le voyez aujourd'hui que ces métiers de fabrication sont en train de disparaître avec de l'automatisation et de l'intelligence artificielle. Et puis pour la partie des droits sur le lia, je vais te laisser répondre Thomas. C'est c'est évidemment un sujet qui est crucial pour les raisons que monsieur Pierre-Antoine Capton vient vient d'évoquer, mais aussi pour des sujets, j'ai envie de dire presque philosophiques, qui sont ceux qui ont qui ont lien avec la création.

Aujourd'hui, par exemple, l'ensemble des organisations syndicales dont nous faisons évidemment partie et l'ensemble de nos sociétés ont passé, on va dire, des accords et des modalités de fonctionnement en particulier avec les sociétés d'auteur. Mais c'est vrai que sur le fond, on se rend compte et c'est pour ça que je trouve c'est pas inintéressant de l'évoquer aujourd'hui, qu'on est en réalité totalement dépassé. Euh donc aujourd'hui, de façon très logique, on a dit un producteur ne peut pas tout seul ou en tout cas avec l'intelligence artificiel créer une série et et qu'il n'y ait plus d'ayant droit hauteur.

Mais en même temps aujourd'hui dans la réalité, je pense que probablement plus de 75 % des scénaristes et auteurs et je pense qu'aucun ne viendra me dire le contraire, n'utilise pas l'intelligence artificielle d'une façon ou d'une autre quand il travaille lui-même sur des projets. Euh et quelque part, j'ai envie de dire, c'est bien naturel, c'est un petit peu malgré tout et c'est bien pour ça que c'est en vérité un sujet bien plus large. Effectivement, il est très important que que madame Calvez puisse puisse s'en occuper puisqueen fait la réalité de ça, c'est que c'est exactement comme si au début de Google, on avait dit bah il va falloir continuer à regarder dans l'encyclopédie Universalis et pas aller sur Google.

Donc je simplifie les choses à l'extrême mais la réalité c'est celle-là. Donc aujourd'hui par contre ce que je peux vous dire c'est que le groupe se conforme absolument à toutes les obligations envers les les auteurs, les éditeurs et tout ce que nous devons respecter. Et et pour répondre sur les actionnaires puisque c'était votre question comme vous le savez Xavier Niel est un des plus gros investisseurs aujourd'hui dans l'intelligence artificielle donc on a beaucoup d'échanges avec lui.

C'est c'est aussi ce qui est formidable d'avoir des entrepreneurs voilà qui qui pensent tout le temps. J'ai Xavier il a 15 casquettes. Son premier métier, c'est les télécomesti dans plein de choses, dans l'agriculture, dans les écoles, dans l'intelligence artificielle. de pouvoir échanger avec lui stratégiquement pour nous c'est une chance et je pense qu'on va pouvoir construire tous ensemble aujourd'hui euh une stratégie autour de l'a qui sera vertu pour les producteurs.

Les gens, ils veulent de de l'émotion, ils volent de l'humain et c'est toute l'importance de notre métier de création. Euh pour revenir sur euh pardonnez-moi Kaker et donc l'intervention euh américain, je vais revenir sur une chose. Il y a euh 3 semaines euh quand ou un mois, pardonnez-moi, j'ai un petit problème euh dans les dates, quand on a annoncé l'acquisition de North Road avec Media One, on a eu on a fait des interviews aux États-Unis avec l'agence Reuters si je ne dis pas de bêtises, et le New York Times.

Les questions étaient toutes les mêmes. Comment un groupe français [grognement] arrive à mettre la main sur un studio américain ? Là-bas, la question est inversée.

Je suis fier de ça très honnêtement sur l'intervention de Kaker, mais ça va de même pour Xavier Niel, Mathieu Pigas ou tout autre actionnaire, même s'ils sont contrôlants. En parlant de Xavier Niel et de Mathieu Pigas, ils n'ont jamais eu de rôle et ça n'a jamais été prévu comme ça de direction. Je suis le seul dirigeant de ce groupe.

Je suis le seul à prendre les décisions. J'ai une confiance totale dans mes équipes, que ce soit les rédacteurs en chef, les producteurs, les animateurs ou les animatrice, les journalistes, je pourrais tous les citer, mais le professionnalisme de Caroline Rou, d'Aurélias, d'Anellisabeth Lemoine, de Patrick Cohen, de de tous ceux qui travaillent avec Mediawan Anne Sophie Lapix pour M6, ils ont une totale indépendance éditoriale et c'est ça le plus important pour moi. Merci de cette pression, monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Je voudrais euh réagir à l'une des réponses que vous avez formulé, vous expliquer et [grognement] c'est ce que j'ai pu voir d'ailleurs que un certain nombre de vos marges sont assez réduites sur des émissions que vous produisez pour le service public. Vous expliquez que c'est aussi votre honneur de produire des émissions et des contenus à un coût relativement modique pour le service public.

J'aimerais vous interroger sur un point. Alors c'est c'est pas votre entreprise, je l'ai pointé depuis déjà un certain nombre de semaines. C'est aussi des marges réalisées sur un certain nombre de jeux produits pour le service public, certains animés et produit par Nagi.

On en a parlé hier avec la société Biget. Il y a des marges et des audits de production qui font état de marge à plus de 40 % près de 50 %. Quelle est votre conception à vous du service public de l'audiovisuel public ?

Est-ce que il est sain que certains fassent des marges aussi importantes alors qu'il s'agit d'argent du contribuable, qu'il y a une mission de service public, autrement dit, peut-on faire les mêmes marges sur le service public que sur des chaînes privées ? Euh en l'occurrence, je ne connais pas les marges de mes euh de mes partenaires euh producteurs. Euh donc je serai bien incapable de vous répondre à vos questions.

Euh ce que je sais d'une manière générale et pour travailler avec des chaînes privées, des plateformes et le service public, c'est que le les économies du service public, les les budgets du service public sont réduits. Euh tous nos programmes sont audités chaque année euh par des cabinets différents. on répond, c'est un travail extrêmement exigeant.

On adapte quand le service public a des baisses de budget, on répond, on les accompagne. Et donc je je pense qu'on est tous, j'allais dire logés à la même enseigne, mais je pense pas qu'il y ait de différence particulière pour les uns et pour les autres. Effectivement, hier nous recevions en audition le secrétaire général de la CGC qui est un syndicat de l'audiovisuel, monsieur Cordival, qui nous a expliquer que vous auriez privatisé le Maxim qui est un restaurant, une boîte de nuit parisienne quelques jours ou quelques temps avant la reconduction de madame notamment pour fêter par anticipation sa reconduction.

Est-ce que vous confirmez ces informations ? J'ai l'impression que vous vous avez dit depuis le début que c'était faux. Je vais vous laisser y répondre. et et vous avez expliqué que vous n'entretenez vous n'entreteniez pas de relation nature personnelle avec Delphine Arnut.

Est-ce que le fait de l'inviter une soirée peut-être privée qui vous concernait n'est pas nature à entretenir des relations personnelles avec elle ? Alors monsieur pardon, on est sur un sujet très important. Euh je l'ai dit, je vais le répéter hein parce que là c'est assez solennel comme exercice.

Je suis le garant des des propos qui sont tenus ici et l'ordonnance de 1958 impose au président de saisir le cas échéant, l'autorité judiciaire s'il y a des soupçons de de parjure. Le rapporteur vous pose une question importante. Je n'ai pas pu présider hier pour des raisons personnelles d'audition de la CGT, mais il m'a été remonté, mais le rapporteur vient de le confirmer, que sous serment, la CGC aurait indiqué, et je suis précis dans la citation parce que il faut le cas échéant que je puisse que je puisse avoir tous les éléments et prendre une décision.

Je cite très précisément ce qui a été dit par la CGC. C'était monsieur Cordival qui a tenu ses propos. Media One a invité madame Ernaut chez Maxime en privatisant le restaurant tout entier pour fêter un peu en avance et comme l'a dit le rapporteur, fêter un peu en avance, c'était fêté en avance à reconduction.

Voilà, je précise le CAD et je vous laisse maintenant répondre à la question du rapporteur. J'ai pas besoin de la reformuler, elle était très claire. Euh jeis assez choqué.

Euh vous savez c'est beaucoup de préparation pour nous aussi cette commission d'enquête et si on veut faire preuve de transparence, on vous a parlé de la taille du groupe Mediawan, on a beaucoup de choses à faire et donc on a préparé cette commission avec beaucoup de sérieux. C'est beaucoup de préparation et de travail. Euh hier soir, avant de me coucher, j'ai reçu sur mon portable un nombre de messages dingue euh qui arrivait via les réseaux sociaux euh sur votre publication, monsieur Along, des commentaires de ce monsieur Cornichal, Cornibal, Corni, je connais pas son nom, Cordival, pardonnez-moi, je le connais pas, je ne l'ai jamais rencontré. euh où nous aurions dirigeants de Mediawan privatisé un restaurant à Paris pour fêter euh avant euh son le process de nomination euh sa nomination en tant que présidente de France Télévision.

Évidemment, c'est faux. Vous l'imaginez bien. Comment on peut imaginer un seul instant qu'une société privée organise une soirée, paye une soirée pour fêter une nomination qui n'a pas eu lieu, c'est déjà complètement petit indiffamatoire.

Donc j'espère évidemment et que monsieur le président vous allez vous saisir de de ce mensonge. C'est important quand même. Aujourd'hui, on vient porter des sujets.

Votre commission d'enquête, elle est importante dans le débat et je pense qu'on ne peut pas dire n'importe quoi parce qu'on vous tend un micro. Donc j'espère que cette information sera démentie et que vous pourrez utiliser toutes les ressources que vous avez pour pouvoir ramener de la vérité autour de ça. Ensuitey alors attendez parce que juste sur ce point monsieur le rapporteur je vous demande parce que c'est vrai qu'on on là je vous le dis voilà avec tout le respect que je vous dois j'ai regretté votre tweet parce que vous avez parlé au début de votre tweet au conditionnel et c'est tant mieux parce que vous avez vous avez très précisément dit les dirigeants méiawan auraient privatisé Maxime et je vous remercie d'avoir parlé au conditionnel mais il se trouve ensuite dans le tweet que vous parlez au présent à l'indicatif en disant c'est ce que révèle sous serment Jacques Cordival.

Oui oui non mais c'est c'est factuel mais je pense que comme on auditionne aujourd'hui méia one et qu'il y a potentiellement par jure je pense qu'il faut qu'on fasse attention donc je vous si vous l'acceptez de pouvoir aussi relayer si vous acceptez parce que vos réseaux sociaux sont aussi très suivis de relayer la réponse de Pierre-Antoine Capton et pour ma part je demande très solennellement et je le dis s'il y a des journalistes qui nous écoutent au service de l'Assemblée de me sortir très précisément les extraits de monsieur Cordival hier on va ressortir très précisément les extraits que vous venez vous venez de de votre déclaration à l'instant et je demanderai au service de l'assemblée qui qui m'entoure d'analyser juridiquement ces propos et et voir si effectivement on peut caractériser un parjure et peut-être que pour nous aider à savoir s'il y a eu parjure peut-être que vous pouvez mais c'est peut-être la question du rapporteur nous dire quel était l'objet de je laisse peut-être le rapporteur vous interrog donc on comprend hein c'est c'est c'est important et vous avez raison ces propos sont sont graves. On comprend que vous avez pas privatisé ce restaurant là pour fêter la reconduction de Delphine Arnut. Visiblement, alors je crois qu'il y a eu un article du Canar enchaîné qui expliquait que c'était votre 50e anniversaire mais Delphine Arnut a bien été invité à cet événement.

Ça vous vous le confirmez ? Alors, je malheureusement j'ai fêté mes 50 ans euh en avril dernier. Euh c'était pas un moment de plaisir et il s'avère que 7 jours sur 7, 24h sur 24 euh je bosse.

C'est comme ça. J'ai rencontré ma femme dans le travail. Voilà.

Euh et mes amis, c'est des gens que j'ai rencontré par le travail. Et c'est comme ça quand vous venez de de province, que vous arrivez à Paris et que vous connaissez personne, c'est le cas. Euh madame euh euh Ernot a été invitée à mon anniversaire comme de nombreux autres acteurs de l'audiovisuel, producteur, diffuseur, talent et partenaire partenaire avec lequel je travaille depuis 25 ans.

C'est un événement privé réunissant un grand nombre de personnes du secteur. Il y a eu un article dans la lettre A qui n'a pas hésité à donner la liste précise des invités. Donc vous pourriez sans doute le retrouver.

Ce n'a évidemment aucun lien avec les relations professionnelles entre Media One et France Télévision qui sont encadrées par des procédures formalisé, transparente et indépendante. Ça n'a rien à voir avec l'organisation d'une soirée privée pour célébrer une victoire de madame Hernot 2 mois avant. C'est pour ça que je tiens à ce que cette diffamation soit retenue.

Je suis très attaché au respect de cette indépendance. Euh voilà, c'était important pour moi de le préciser. Et si je peux conclure juste sur un sujet, je voulais euh remercier parce que j'ai beaucoup parlé, on a beaucoup parlé aujourd'hui, mais c'est surtout expliqué que ce sont voilà les 85 sociétés de production, ce sont des producteurs de talent.

Euh Eric Enzo, Yan Shebi, toutes les hommes et les femmes qui composent ce groupe, tous les réalisateurs, les producteurs, les auteurs qu'on défend devant vous aujourd'hui. C'est grâce à eux qu'on a réussi à monter ce groupe incroyable et tout cet écosystème dont j'ai parlé, sans cette création française, il n'existerait pas. Voilà pour ce numéro de la séance est ouverte.

À très vite sur LCP.