Réforme des retraites : un compromis est-il possible ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que les négociations peuvent aboutir ce soir ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Que pensez-vous de la suspension de la réforme des retraites ?
- 4:00OuverteRéponse directe
LR a-t-il mal joué en rejetant l'offre de Lecornu ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Une démission d'Emmanuel Macron est-elle envisageable ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Comment concilier droite et gauche pour le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Fait
« Sans entente avec les Républicains, le seul choix sera un premier ministre de gauche ou une nouvelle dissolution. »
- 3:00Fait
« La menace de la dissolution a fait considérablement bouger les choses. »
- 3:30Fait
« La présidente de l'Assemblée nationale dit que Emmanuel Macron n'envisage absolument pas dans ces circonstances de dissolution. »
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Il ne reste plus que quelques heures au Premier ministre des missionnaires pour mener ses ultimes négociations et trouver un compromis pour la stabilité du pays. Selon Raphaël Gluksman, l'un de ses visiteurs hier, Sébastien Lecnu ouvrirait même la porte à une suspension de la réforme des retraites. Mais la guerre des parties semble pour l'instant prendre le pas. politique, on peut avoir des discussions mais un il faut acter le fait que le gouvernement soit dirigé par un homme qui ne soit pas proche d'Emmanuel Macron.
Deuxième chose, un homme ou une femme de gauche affaiblirait la France. Je connais leur programme. Leur projet c'est plus de dépenses, plus de matraque fiscale, c'est plus d'immigration et moins de sécurité.
Ça n'est pas possible. Sébastien Lecornu a fait savoir que sans entente avec les Républicains, le seul choix sera un premier ministre de gauche ou une nouvelle dissolution. Si ils veulent nous accorder leur non censure, je la prends.
Je pense que le temps est venu effectivement de passer à la gauche. On a essayé quand même trois premiers ministres de droite successifs avec les résultats que chacun connaît désormais. Mais Olivier Fort l'affirme : "Le gouvernement dans ce cas-là serait bien socialiste et écologiste pour lui, mais les droites et gauches profiteraiit mécaniquement au rassemblement national.
Selon la gauche, le président est le seul responsable. Quelque part, c'est à Macron qu'il faut poser la question. Est-ce que un moment il va comprendre qu'il va trop loin que plus personne le suit, même son propre camp ?
Le problème, peut-être que ça n'est pas nous et peut-être que c'est lui. Voilà. En tout cas, on va essayer d'être meilleur queux.
Marine Tondelier est prête à recréer le nouveau Front populaire de l'an dernier et à s'associer à la France insoumise. Lfiame toujours et uniquement la destitution d'Emmanuel Macron et ne participe pas aux négociations de Sébastien Lecornu. Pas de rendez-vous non plus pour le Rassemblement national qui lui a bocotté les discussions à Matignon pour le parti.
La dissolution de l'Assemblée nationale est la seule solution. Et on va en parler avec vous. Bonjour Ellisabeth Martichou, merci d'être avec nous, l'itorialiste politique et Pierre Jacquemin.
Bonjour Pierre, merci également d'être là directeur de la rédaction de politis. Alors on voit dernières heures de négociation pour Sébastien le Cornu qui reçoit notamment aujourd'hui une partie de la gauche puisque Raphaël Luxman a été reçu hier. Ça peut aboutir tout ça d'ici ce soir Ellisabeth ?
Oh là là, mais vous avez des ambitions considérables. Euh alors, il y a il y a des il se passe des choses. Comme dirait euh Raphaëlman hier soir, il y a des bougés qui aurait dit euh il y a encore quelques jours, quelques semaines, alors là quelques années, quelques mois que il y aurait l'évocation par Ellisabeth Born qui a porté la réforme des retraites, la suspension de cette même retraite, de cette même réforme.
Voilà, il se passe des choses manifestement la menace qui se précise d'une dissolution éventuellement inévitable fait que le Parti socialiste Emmanuel Macron, une partie de la Macronie menée par Gabriel Latal bouge sur certains sujets. Donc voilà, quel sera l'aboutissement ? Parce que beaucoup de questions demeurent.
Il y a eu l'abend du 493 par Sébastien Lecornu il y a quelques jours. Aujourd'hui, on parle de la suspension de la réforme des retraites. Il y a encore des éléments à négocier avec la gauche sur la réforme fiscale.
Mais à gauche, qu'est-ce qui se passe ? C'est quand même aussi le bazar parce que nous avons Olivier Fort ce matin, donc à 10h à Matignon, les écologistes à midi. Que font les écologistes ?
Si vous avez compris, vous me le dites. Ils veulent à la fois rester avec LFI et puis être quand même dans le game et dans le wagon du gouvernement. Ils doivent choisir les écologistes.
Tout le monde est face à des choix et encore une fois c'est la perspective de la dissolution évidemment qui fait bouger. Ouais. Et et avec c'est vrai des socialistes qui misent plutôt sur un accord que sur une dissolution voire sur une démission.
Est-ce que du coup les choses peuvent aboutir d'ici ce soir Pierre selon vous ? En tout cas, effectivement, comme le disait Ellisabeth, une chose est sûre, c'est que la menace de la dissolution a fait considérablement bouger les choses ou en tout cas fait se rencontrer des personnes qui n'avaient pas forcément envie de se rencontrer les trois blocs qui n'ont absolument pas envie d'une dissolution qui est le bloc central, les les socialistes et la droite sont en train de tout faire pour que justement il n'y ait pas cette dissolution. À l'instant, je crois la présidente de l'Assemblée nationale dit que Emmanuel Macron n'envisage absolument pas dans ces circonstances de dissolution.
Donc je pense que l'hypothèse de la dissolution est en train de s'écarter et qu'effectivement la la grande question et l'équation la plus improbable he celle qu'essaie de faire monsieur le cornu depuis plusieurs semaines et qui n'a pas réussi à faire et qui est quand même sur la table aujourd'hui, c'est de faire en sorte que les demandes de la droite et les demandes de la gauche puissent converger dans un gouvernement aussi court soit-il pour pouvoir porter un budget à l'Assemblée nationale qui est quand même l'urgence absolue du moment parce que je crois qu'il faut qu'il soit déposé a priori autour du 13 octobre pour un vote avant la fin de l'année. Et donc c'est ça l'urgence du moment, c'est comment concilier la droite, la gauche, le bloc central pour pouvoir faire aboutir à minimal ici à la fin de l'année ce ce budget là. Et l'équation est pas simple mais en même temps, bon, on l'a dit, Ellisabeth l'a dit, tout est possible.
Moi, je me souviens il y a encore quelques années, 2023, jamais au grand jamais, on reviendra sur la réforme des retraites. Jamais au grand jamais, il n'y aura de dissolution de l'Assemblée nationale. Jamais au grand jamais, Michel Barnier ne pourra être défit et censuré.
Bon, il y a beaucoup de choses qu'on l'on apprend dans notre constitution, dans notre vie politique qui sont en train d'émerger sous nos yeux. Donc, tout est possible. On entend parler quand même là aussi d'ici ce soir ou demain matin la possibilité à l'issue des exécutions et des négociations avec monsieur le Cornu de la du retour possible. on parle à chaque fois mais là ça pourrait être plus probable que jamais un gouvernement un peu technique, un premier ministre technique qui porterait ce budget et qui permettrait aux différents sans sans coloration politique trop trop identifié pour que ni la gauche ni la droite ne puisse censurer a priori peut-être c'est vers ça qu'on va aller.
Ça serait un accord assez décevant quand même je pense pour une partie des oppositions les plus farouches. Et vous le disiez, le gros bouget de ces dernières heures, c'est donc cette interview au Parisien d'Élisabeth Borne qui dit qu'il faut savoir discuter, qu'il faut savoir bouger et qu'il faut parler d'une suspension de sa réforme des retraites. Alors ça suscite pas un enthousiasme débordant dans le camp présidentiel.
On va écouter Yelle Brun Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale ce matin sur RTL. La question des retraites, on sait qu'elle est centrale, mais elle doit faire l'objet d'une négociation globale. Il ne s'agit pas de renoncer aux grandes réforme que nous avons faite.
Je rappelle quand même qu'en ce moment, nous sommes le pays européen où l'âge de la retraite est le plus bas et les pays et certains pays européens sont dans une pleine réflexion pour augmenter l'âge de la retraite. Moi ça me gêne et je considère que si on devait aller dans cette direction, c'est dans le cadre d'un deal global. Ouais, ça me gêne dit Pilé.
Est-ce qu'elle était un peu dans une initiative personnelle Ellisabeth Borne ou est-ce que finalement son camp va se raller à elle ? Alors et non et non, elle n'est pas dans une initiative personnelle. On a du mal à imaginer qu'elle ait pas évoqué la possibilité euh de cette interview avec l'exécutif euh Emmanuel Macron.
Euh mais euh je pense que quand vous posiez la question "Est-ce que ça peut aboutir ce soir Il faut quand même pas déborder d'optimisme parce que on entend déjà par exemple Roland l'escur, le ministre des finances des missionnaires expliqué que ça coûte plusieurs centaines de millions à court terme et ne serait-ce que en 2027 plusieurs milliards euh et il faut un budget à l'équilibre. Donc comment est-ce que on suspend une réforme des retraites ? D'abord techniquement techniquement je crois que la Clave ne sait pas faire.
Comment vous faites pour suspendre une réforme des retraites ? Par exemple, l'augmentation de 100 € des petites retraites, vous ne le faites plus, vous ne la vous donnez plus cette augmentation, les avantages à qui vous ne les euh donnez plus. On voit à peu près comment on peut arrêter le calendrier, mais en réalité euh il y a plein d'éléments dans la réforme des retraites.
Donc suspendre la réforme des retraite, c'est une espèce de mantra, c'est un slogan mais techniquement, on ne sait pas faire. Et ensuite, comment financièrement on peut arriver à un budget à l'équipe ? Vous avez bien sûr Patrick Caner qui disait sur votre plateau, c'est pas compliqué, on va prendre au riche.
Mais si ce qu'on prend en riche, on le met sur les retraites, comment on fait pour équilibrer d'autres dépenses qui par exemple une mesure pouvoir d'achat ? Donc tout ça est assez compliqué et par ailleurs ça n'aura pas ça ne peut pas avoir l'adhésion d'un certain membre d'un certain nombre de membres du bloc central et notamment de Renaissance. Euh, il va y avoir effectivement des défections au sein du groupe de Gabriel Attaque qui s'active.
On avait leur paronit qu'Edouard Philippe c'était n rouge. Non, mais je parle de renaissance, euh je parle même pas de d'horizon euh qui qui effectivement sera sera extrêmement froid. Il voulait 67 ans, on rappelle Édouard Film.
Donc euh donc je trouve que cette affaire, si vous voulez, on on sent qu'on avance, que euh il y a des bonnes volontés, mais dès qu'on va arriver à la technique euh pour finir, parce que vous parliez d'un gouvernement technicien, ce qu'on pourrait avoir c'est vraiment deux trois accords minimaux et puis un gouvernement technique, on fait passer un budget qui ne plaît à personne mais qui permet disons un minimum de stabilité et puis après les difficultés restent entières mais entières. Donc si vous voulez, on n'est pas au bout du chemin du tout. Ça bouge mais est-ce que ça débouche ?
Pas sûr. C'est c'est c'est une possibilité et effectivement c'est peut-être ce qui est aux yeux des Français pourrait paraître le plus raisonnable. C'est-à-dire que les grandes formations politiques s'accordent pour faire passer un budget.
Mais je je je pense que c'est c'est compliqué parce que il y a pas plus politique que la construction d'un budget. Je veux dire, quand on entend Patrick Caner ce matin à votre antenne dire que il a trois objectifs dans la construction de ce budget qui est la question fiscale, donc la question de la taxe des plus fortunés, qui est la question du pouvoir d'achat des Français, ça veut dire sans doute une réévaluation peut-être du SMIC, peut-être a-t-il ça dans sa tête et la réforme des retraites. Il y a un élément sur trois qui est aujourd'hui quasiment acté ou en tout cas qui semble être une garantie faite par monsieur le Cornu.
Si ça c'est accordé au socialiste, de l'autre côté vous avez la droite qui va être quand même profondément en colère. C'est pour ça que oui, dans l'idéal possiblement contenu de l'urgence, il faudrait que ces formations politiques s'accordent mais comme le budget est éminemment politique, c'est pas la même trajectoire si vous allez dans le sens de la gauche que si vous allez dans le sens de la droite. C'estàd quand la droite vous dit moi mon budget, je veux moins de dépenses, donc moins de recettes et que la gauche vous dit bah non, moi je veux un peu plus de dépenses parce que je veux soutenir les les bas revenus et cetera.
Donc ça veut dire plus de recettes dans les caisses de dans les caisses de l'État. C'est pas les mêmes orientations. C'est pour ça qu'on c'est c'est quand même la question qui est au cœur, c'est celle de la c'est celle du compromis.
On ne sait pas faire des compromis, mais on ne sait pas faire des compromis aussi parce qu'on a l'expérience de ce que ça provoque. C'estàd que les Français attendent des changements mais le compromis permet pas véritablement les changements. Ça fait des coalitions un peu molles et souvent ça déçoit.
Ça déçoit parce que euh parce que il y a pas de changement au final. Vous voulez pas dire à la fois Pierre, on ne sait pas faire des compromis sous-entendus, on en a jamais fait et anticiper sur l'effet que ça produit sur les Français. On ne sait pas, on en a jamais fait.
Ce qui la la réalité c'est que euh on a deux inconnus. Que va faire LR ? Imaginons qu'effectivement il y a un accord entre le gros le bloc central et euh les socialistes euh pour euh un accord minimal, suspension, temporisation, débat ouvert sur la réforme des retraites avec vote.
On sait pas très bien, c'est assez flou aussi hein finalement la demande des socialistes et ce que euh peut euh euh accepter le groupe Renaissance. Mais quelque chose sur les retraites effectivement le le 493 une une mesure de justice fiscale, une mesure de pouvoir d'achat tout ça dans un équilibre budgétaire qui serait techniquement acceptable par la cour des comptes et le conseil constitutionnel. Bref, on arrive à ça.
Que fait LR ? Est-ce que LR ne censure pas ? Est-ce qu'il sera pas d'accord ?
Mais est-ce qu'il accepte de ne pas censurer au moment du vote pour que le budget passe ? parce que les LR ils sont quand même attachés à effectivement le fait que la France soit au minimum crédible économiquement vis-à-vis des marchés et vis-à-vis de l'extérieur et de Bruxelles. Donc est-ce qu'à ce moment-là il ne censure pas et ensuite il continue à demander je ne le départ d'Emmanuel Macron des législatives anticipé, je sais pas du tout leur truc compte tenu de la faiblesse aujourd'hui dans l'électorat.
Donc voilà, mais passer ce cap du budget, est-ce que là il pourrait y avoir une indulgence ? Il reste euh les filles qui normalement devrait censurer à partir du moment où les socialistes euh font ami ami avec une partie du bloc central. Les écologistes, je l'ai dit, il faudra qu'ils sortent de leur ambiguïé et sortiront en penchant du côté de LFI parce qu'ils ont des municipales et que c'est crucial pour eux.
Et ensuite, il y a le Rassemblement national. Vous voyez l'équation, mais est-ce que le Parti socialiste peut-être quelques députés écologistes, tout le bloc le bloc central qui qui veut être réaliste un budget et une indulgence de LR, ça passe avec un rassemblement national qui lui censurera sans doute ? Voyez, on en est là.
Mais juste Élisabeth, sur la stratégie DLR euh avec allez 72 heur de recul, Bruno Retaillot, il a bien joué ou il a mal joué dimanche soir ? Il a mal joué. H il a mal joué.
Il aurait dû attendre quelques heures, passer un coup de fil à Sébastien Lecornu, lui dire "Écoute, là ça passe pas avec Bruno Lemire et puis euh il faut réintégrer Sophie Prima. Il faut euh et et il aurait peut-être voilà en 24 he il aurait dû sauter dans la voiture, aller à l'Élysée et dire votre gouvernement c'est pas possible, vous me le rééquilibrez ou je m'en vais." Là, on a le sentiment que euh le sénateur qu'on connaît bien ici, aujourd'hui ministre de l'intérieur peut-être un peu manqué de sang frroid avec le souffle de leur invoquer sur la nuque avec effectivement des remontées de terrain qui commençaient à grincer.
Non, il a il a mal joué parce que dans le fond, il a perdu le le crédit qu'il avait réussi à construire après plusieurs mois de gouvernement. Rien n'est jamais définitif en politique, mais c'est pas un épisode qui le sert politiquement. Pierre, c'est aussi Oui, je suis je suis d'accord avec Ellisabeth et puis surtout depuis euh euh depuis euh ce moment-là, on a le sentiment qu'il y a une partie euh de la droite, une partie du personnel politique de la droite dont les langues se délit de plus en plus.
C'estàd que on entend de plus en plus compte tenu de est ce qu'on peut appeler être un échec aussi stratégique politique de Bruno Rotaillot. Euh, j'entends Sophie Priva, j'entends ce matin le maire de Cann expliquer que bah possiblement compte tenu du fait que avec Emmanuel Macron, ça n'est pas possible de faire d'accord parce que on est d'accord sur à peu près rien, il est possible d'envisager des accords avec le Rassemblement national. C'est-à-dire que là, on est en train de franchir un nouveau pas.
On l'a vu sur la législative partielle de ce weekend dernier, la position un peu compliquée et un peu euh incompréhensible presque si ce n'est qu'il dit qu'il faut pas voter pour la gauche. Donc il soutient de manière plus ou moins implicite le candidat d'extrême droite qui est arrivé au second tour. Euh là il y a on est en train d'assister au-delà du bordel ambiant et de la difficulté politique dans laquelle on est et l'instabilité politique dans laquelle on est.
On est en train de de de d'assister quand même à à quelque chose d'important. Je pense d'une partie de la droite qui tend la main à l'extrême droite de Marine Le Pen et inversement, j'ai entendu Jordan Bardella qui lui-même tend la main à la droite, main qui a été refusé par Bruno Rotaillot hier sur le venteur. Mais quand même le fait que Bruno Retaillot ait échoué laissant quand même une porte ouverte ou en tout cas donnant presque raison finalement à la stratégie qui était celle de monsieur Vaquier et bien les langues se délient.
Vous savez l'électorat de de DLR est un peu réparti entre 3/3 un tiers qui veut une indépendance totale qui veut reconstruire une droite républicaine un/ers qui voulait un accord avec la Macronie et puis l'autre tiers qui est en train de grossir de plus en plus qui veut lui faire des accords avec Marine Le Pen et c'est à ça dont qu'on est en train d'assister. Donc c'est une c'est une difficulté de plus qui s'ajoute au bloc central de voir que les LR les leur échappent petit à petit pour aller du côté de Marine Le Pen. Ouais. et on a une forme de clarification hein à gauche les écologistes qui vont devoir choisir et LR aujourd'hui effectivement qui est confronté à à un choc des plaques tectoniques, une espèce d'épreuve de vérité à mesure que la perspective d'une prise de pouvoir par le Rassemblement national se rapproche et que et que l'échec du socle commun quand même est pas temps.
Donc voilà. Alors justement le socle commun qui se divise un peu notamment sur Emmanuel Macron après la bombe politique euh lâchée hier par Édouard Philippe, on va écouter euh le maire de Cann justement David Lissard euh membre des LR euh ce qu'il en disait ce matin sur TF1. Il faut retrouver de la stabilité et de l'efficacité.
La seule façon, c'est de remettre les choses en ordre, c'est-à-dire d'avoir une démission programmée pour qu'elle ait lieu euh avant l'été prochain. Une présidentielle aujourd'hui en un mois n'a aucun sens, mais une présidentielle après des législatives n'a aucun sens non plus. Parce que le président de la République, il sait au cas où il y aurait une dissolution à nouveau rater.
C'est pour ça que la dissolution n'est pas la solution. Voilà, c'est la petite musique qui monte y compris au sein du bloc central un départ d'Emmanuel Macron. Alors qui est pas soutenu par la gauche pour le coup, en tout cas pas par les socialistes. qui est pas soutenu par les socialistes euh qui est soutenu par euh Marine Le Pen qui dit elle plutôt des des législatives anticipées mais pourquoi pas si Emmanuel Macron devait démissionner et effectivement la France insoumise c'est vrai que les taux se resserrent quand même beaucoup sur Emmanuel Macron y compris parce que vous avez cité Édouard Philippe qui a on appelle à une présidentielle anticipée mais Gabriel Atal dans un tweet dimanche était quand même très très violent vis-à-vis du président de la République en disant qu'il ne comprenait plus ses choix et je pense qu'on est assez nombreux sur t ou sur TF1.
Ah oui, pardon, c'était sur TF1. Euh oui, c'est vrai, c'est tout à fait c'était dans le 20h. Euh où c'est quand même, on est quand même nombreux à partager cette idée que on ne comprend pas très bien les choix et surtout l'entêtement d'Emmanuel Macron qui semble ne pas vouloir comprendre la la situation politique.
Je rappelle quand même, même si la gauche n'a pas obtenu de majorité en juillet 2024, elle est sortie en tête des urnes et que quand même la gauche ne cesse de revendiquer. On a on ne nous a pas essayé. Laissez-nous tenter de voir si on est capable de faire voter un budget, de ne pas être censuré de manière aussi rapide.
Je vous rappelle que c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Emmanuel Macron n'avait pas nommé Luciasté, c'était parce que il était quasiment persuadé qu'elle serait la seule à pouvoir être à être censurée très très rapidement. Donc euh c'est vrai que comme les taux se resserrent autour de d'Emmanuel Macron, comme Emmanuel Macron apparaît de plus en plus seul, c'est pas illogique que quelque chose qui était impensable auparavant, c'est-à-dire demander la démission d'Emmanuel Macron, vous savez quand la France insoumise mais la destitution du président de la République, tout le monde sait que ça n'est pas possible et que ça n'aboutira absolument pas. Mais ça veut dire que c'est cette petite musique qui monte et qui rend crédible cette possibilité et cette option là. des voix comme Valérie PCR, comme le maire de Cann, David Lissard, d'autres comme Édouard Philippe.
C'est vrai que ça paraissait improbable que ces personnalités là on arrive à ce on arrive à là à ça. Moi je pense que effectivement ça pose une question institutionnelle. Je ne sais pas si ça met en difficulté les institutions qui sont déjà franchement instables aujourd'hui.
Je crois pas queon appelé au peuple ça ce soit contraire à l'esprit de nos institutions. Au contraire, on est dans une situation de blocage. Je je je pense qu'il serait tout à l'honneur du président de la République que de considérer qu'il est le problème et que donc du coup il doit remettre son mondat en jeu.
Est-ce que le fait que ça vienne de son camp ça ça peut renforcer justement ses ces demandes Elizabeth ? C'est la rigueur qu'il se dit ça vient du RN et de c'est ça qui est spectaculaire. Vous avez raison parce que la demande de de départ de l'Emmanuel Macron, c c'est un réflexe de du Rassemblement national et de Jean-Luc Mélenchon.
Là, le fait que ce soit Édouard Philippe qui le formule, alors il prend quelques précautions, il l'emballe un petit peu, c'est-à-dire d'abord un budget et ensuite on ne pousse pas la démission mais on demande à Emmanuel Macron de d'anticiper, de planifier l'organisation d'une présidentielle qui permettent, et c'est ça c'est important, qui permettent qu'une campagne dure plusieurs mois pour purger les fameuses les fameux débats de réforme structurelle euh qui donc les Français et le temps de comprendre quels sont les enjeux et qu'il les tranchent. Enfin, parce qu'une aujourd'hui une présidentielle anticipée avec une campagne pardon Rikiki, ça ne règlerait rien. Aucune des passions, aucun des débats ne serait réellement arbitré par les Français.
Donc c'est ça qui est important aussi dans la proposition d'Edouard Philippe, c'est une présidentielle par exemple dans un an. Et ça ça le fait qu'Édouard Philippe qui a été premier ministre d'Emmanuel Macron le formule, c'est un tabou extraordinaire qu'il brise d'abord parce que évidemment c'est une insulte faite du point de vue d'Emmanuel Macron à la chance qu'il a donné à à Édouard Philippe. Rappelez-vous, il procède de moi, c'est moi qui l'ai choisi, c'est moi qui l'ai viré aussi.
Et ça évidemment ça a beaucoup traumatisé Édouard Philippe. Édouard Philippe qui est l'homme des 60 des des 80 km de l'âge pivot à 64 ans. Voilà, il n'a pas fait que euh on va dire des il n'a pas pris que des initiatives politiques positives quand il était premier ministre.
Mais bref, c'est passé. Maintenant, encore une fois, il traumatise une partie du macronisme en en rompant de cette façon-là avec le président de la République qui encore une fois l'a nommé premier ministre. Mais est-ce qu'il a tort ?
Parce que c'est ça le plus important, est-ce que on peut s'en sortir dans le fond sans en passer par des des échéances précipitées ? Sachant que ce qui est intéressant, c'est qu'il ne faudrait pas qu'elle le soit parce que une dissolution ou une présidentielle avec une campagne très brève à mon avis ça peut ne pas aboutir et donc ce serait le remède serait pire que le mal. Donc réfléchissons à ça plutôt que une fin de quinquena qui qui soit un peu pourrissante si vous voulez une organisation de présidentiel où on prendrait le temps avec dans le fond moi je là je ne défends pas Édouard Philippe, je dis l'arrière-pensée, je pense un président qui sortirait aussi peut-être par le haut plutôt que d'être poussé acculé au pire pour lui.
Ouais. Et vous pensez qu'Emmanuel Macron il est dans dans cette stratégie ? Alors plus on pousse Édouard Philippe pardon Emmanuel Macron, moins il a envie de le faire mais à un moment il peut-être pas litter.
Je je partage ce que dit Ellisabeth et d'autant plus que on se souvient peut-être pas mais la campagne présidentielle a été la précédente campagne présidentielle on a été un peu frustré de ne pas avoir émergé un débat. Il y a pas eu véritablement de débat présidentiel. le projet d'Emmanuel Macron était assez peu lisible, assez peu clair et que ça a été un des problèmes de cette campagne présidentielle.
C'est aussi peut-être la grande confusion ou je sais pas comment le dire qui a eu qui a fait émerger le nouveau quinquen d'Emmanuel Macron. Mais mais écoutez, je vous l'ai dit tout à l'heure, on pensait pas que la réforme des retraites puisse être contestée, y compris par le clan présidentiel. On pensait pas non plus qu'Emmanuel Macron ou en tout cas on disait qu'Emmanuel Macron était absolument certain de ne pas vouloir dissou de l'Assemblée nationale.
Il l'a fait en en juin 2024. On pensait pas non plus que monsieur euh Barnier serait censuré. Enfin, je veux dire, il y a beaucoup de choses dont on pense qu' qu'il ne sait qu'il n'est pas possible.
On pense qu'il n'est pas possible qu'Emmanuel Macron un un premier ministre de gauche dans quelques jours. Bon, il semble voilà commencer à y réfléchir peut-être une personnalité qui pourrait satisfaire la gauche. Donc écoutez la démission si à un moment donné les taux est tellement resserré sur lui qu'il a plus aucun soutien nulle part et visiblement il va commencer à en manquer quand même des soutiens euh forcément la question se devra se poser.
D'autant qu'elle brun piv juste pardon une petite information Olivier Fort a dit il y a quelques instants que Sébastien Lecornu allait faire un point d'étape. Donc il est possible que le premier ministre prenne la parole en fait il prendra la parole avant les les réunions avec la gauchse. Voilà 9h30 exactement.
Je juste avant de recevoir le Parti socialiste qui est qui est donc reçu à 10h un peu comme il avait fait vendredi dernier le dernier jour des négociations et c'est là qu'il avait annoncé du coup renoncé au 493. Est-ce que ça veut dire qu'il peut annoncer la suspension de la réforme des retraite ? En tout cas, tic tac tic tac.
Il a jusqu'à ce soir cette mission impossible. Euh il peut annoncer la suspension de la réforme de l'pron euh des négociations euh sur la réforme des retraites. Euh la suspension si s'il procède de la même façon, il veut créer un électrochoc comme avec le 49.
Effectivement, il veut dire voilà nous on en est là, on prend nos responsabilités. Maintenant, il reste quelques heures. Moi, je suis un homme de mission.
Je suis un moine soldat. Euh le président de la République veut que ce soit tranché. Je vous prends un témoin.
Maintenant, c'est la gauche qui vient me voir et ce soir, on saura si on est arrivé à un accord. C'est intéressant pour lui effectivement de mettre chacun euh devant ses responsabilités. Il a passé les premières 24 heures, maintenant il va passer les dernières heures à négocier avec la gauche et ce soir, il en rendra compte à l'Élysée.
On imagine que le convoi partira de Matignon. Et ensuite, est-ce que Emmanuel Macron prendra la parole ce soir euh ou vendredi ou dimanche ? C'était un petit peu les rumeurs.
Pour l'instant, il veut pas apparaître comme mais on comme mettant les les mains dans dans le camboui. Mais on sait que de son côté aussi, il cherche une solution. Il cherche des hommes, il cherche le qui aussi pendant que Sébastien Lecorneu, lui cherche le quoi.
Mais quelle séquence quand même. Enfin, c'est quelle séquence politique on est en train de vivre. Et c'est vrai que moi je me pose quand même la question de qu'est-ce que la Constitution française, qu'est-ce que l'esprit de la 5e République n'a pas anticipé, n'a pas pensé pour qu'on en soit dans cette dans ces circonstances de blocage institutionnel, de blocage politique ?
Et c'est là où je me dis peut-être que l'année et demi qui nous reste euh jusqu'à l'élection présidentielle, s'il nevait pas y avoir de démission du président de la République devrait nous permettre, ça a été un engagement du président de la République d'ailleurs, devrait nous permettre de nous interroger sur notre sur nos règles institutionnelles. Je sais pas s'il faut passer à une 6e République, mais en tout cas repenser l'esprit de nos institutions, repenser les règles du jeu démocratique pourrait permettre justement là un esprit collectif des de l'ensemble des bords politiques de réfléchir à ces nouvelles règles parce que je pense que ce qui se passe là, je pense que c'était pas pensé pendant quand lorsque la la la la Constitution française a été écrite et je pense queon efface là justement à un blocage qu'on doit débloquer et que de nouvelles règles pourraient voir le jour à d'ici 2017. On suivra évidemment cette journée qui s'annonce encore riche hein politiquement.
Toutes les heures il se passe quelque chose. Toutes les heures vous êtes gentilabeth toutes les demi-heures il se passent il se passe quelque chose. On termine par l'histoire du jour.
On va dans la manche euh en ces temps de crise politique, de morosité, d'inquiétude. On va se détendre un peu. Est-ce que vous connaissez le yoga du rire ?
Ah non non moi non plus hein. Je vous l'avoue. Je vous explique à quoi ressemble une je vais vous expliquer.
Vous pouvez la faire chez vous si vous regardez. Euh c'est à Agneau, c'est une commune de la Manche. Alors, d'abord la règle du yoga du rire, c'est il faut pas attendre qu'on vous raconte des blagues.
Le but du jeu, c'est de rire sans raison. Pendant la séance, interdiction de parler. Premier exercice proposé dans cette salle de la manche, c'est se promener dans la salle et dès qu'on rencontre quelqu'un, faut simuler le rire avec la personne.
Vous pourrez essayer tout à l'heure sur le bateau. Et du coup, les faux rires se transformment en faux rire. La suite de la séance, c'est encore plus déconcertant.
Tout le monde s'allonge au milieu sur une salle dans la salle sur un tapis et là ça part carrément en soirée pyjama et comme on parle de yoga quand même ça se termine par une séance méditation et expression du ressenti. C'est super complet. Alors si on en croit les participantes parce qu'il y a 27 femmes et un homme c'est pas très très paritaire le yoga du rire ça fait énormément de bien.
Ça met de la lumière dans le cœur dis-elle. Et la conclusion est donnée par une participante. Le ridicule ne tue pas.
On essaiera. C'est quoi la première étape ? On croise et on on mar.
Ouais, on se marre et sans se raconter de blagues et et sans parler en fait. Voilà, exactement. On peut Allez, on teste ça tout de suite.
Pas besoin de rire. Exactement. Merci à tous.
Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Très bonne journée sur Public Sena. [Musique]
Sébastien Lecornu