Les Partis Pris : "Rima Hassan : le prix des mots ", "Immobilier : la fin des successions fratric...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Rima Hassan a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme. Pouvez-vous nous expliquer les faits reprochés ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Le tweet incriminé relayait des paroles d'un terroriste japonais. Est-ce une simple citation ou une valorisation ?
- 2:00RelanceRéponse directe
L'immunité parlementaire s'applique-t-elle dans ce cas ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Cette loi sur les successions va-t-elle vraiment mettre fin aux conflits familiaux ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Comment expliquer que la Hongrie agisse ainsi au sein de l'UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Journaliste (non identifié)Fait
« L'immunité parlementaire n'est valable que dans l'exercice des fonctions du député. »
- 7:00Pascal PériChiffre
« 40 % du foncier privé est piégé dans le cadre de l'indivision. »
- 8:00Pascal PériFait
« La nouvelle loi s'inspire d'une décision de la Cour de cassation qui date de 2013. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci de nous retrouver pour les parties prix. Routel Crièv pour la politique, Abnus Chalmani pour l'international, Pascal Péri pour l'économie. Bonsoir à vous trois.
Bonsoir. C'est vous qui commencez route votre parti prix politique. Rima Hassan le prix des mots.
La députée européenne a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme. Oui. La députée européenne LFI mais surtout agitatrice antisionniste sur tous les campus depuis le 7 octobre 2023.
Elle a été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme et cette mesure intervient dans le cadre d'une enquête menée par le pôle national de lutte contre la haine en ligne. Au cœur de l'enquête, regardez, c'est un tweet qui a été publié le 26 mars dernier qu'elle a supprimé juste après sa convocation et qui relayait des paroles et des photos du terroriste Kozo Okamoto. membres de l'armée rouge japonaise le 30 mai 1972 avait récupéré ses bagages qui contenaient des armes d'un feu et avait ouvert justement le feu en faisant 26 morts à l'aéroport Benorion à Telviv.
Plusieurs civils israéliens et 17 pèlerins catholiques portorcains y avaient trouvé la mort. C'est le député Mathias Renaud du Rassemblement national qui avait saisi la justice mais aussi et surtout je le précise parce que c'est devenu un argument des soutiens de Rima Hassan le ministre de l'intérieur qui a utilisé l'article 40 pour signaler un tweet qui pose problème et le tweet donc de ce terroriste japonais a été retweeté par Rima. C'était un tweet de l'époque.
C'est ça. C'est c'est un tweet c'est un tweet qui qui montre les montre et qui est une déclaration de ce de ce terroriste qui dit "J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestienne tant qu'il y aura oppression. La résistance ne sera pas seulement un droit mais un devoir." Alors le ministre de l'intérieur a donc utilisé l'article 40 pour dénoncer un message qui reprend une citation sans mise à distance ni condamnation mais à des fins d'inspiration.
La justice va donc décider si en effet cette publication est une simple citation ou si c'est la valorisation de l'auteur d'un attentat terroriste. On verra ça s'il y a une mise en examen dans les heures qui viennent. Par ailleurs, au cours de cette garde à vue, il y a une petite quantité de drogue de synthèse qui a été retrouvée dans le sac de Rimaassan, des cristaux d'un dérivé de la 3 MMC. euh ce qui a entraîné une autre procédure, une procédure incidente pour détention et transport de stupéfiant.
Je précise pour être absolument clair dans le casre d'une consommation personnelle. C'est ce que précise notre service police justice. Alors euh c'est Raphaël Maillochon qui nous l'indique.
Elle devrait sortir ce soir euh parce que demain elle est convoquée par la police judiciaire au 36 quai des orfèvres pour d'autres affaires. Pour une autre en plus des deux affaires dont vous parlez. Exactement.
Voilà. Et donc en fait ils sont obligés ce soir sans doute de la libérer, de la remettre en liberté. La question c'est de savoir si elle va être en mise en examen ce soir pour apologie de terrorisme et euh et et également pour des tensions et transport de de stupéfiant.
C'est c'est c'est la question qui va se poser. Alors, c'est pas la première fois que l'UR député l'objet d'accusation de d'apologie du terrorisme mais elle avait toujours été entendue libre jusqu'à présent. L'Armarda LFI est d'ailleurs mise en marche.
Jean-Luc Mélenchon non BR Math-il Pan Sopia Chikirou. J'en passe hein. C'est par dizaines hein.
Pas un n'a manqué à l'appel. Tous sont dénoncés. la police politique qui a convoqué Rima Hassan.
Il n'y a donc plus d'immunité parlementaire en France insupportable. C'est toujours donc le même procédé de vi victimisation et le reproche de la criminalisation d'un opposant politique. Alors, je vous précise tout de suite pour y répondre que l'immunité parlementaire n'est valable que dans l'exercice des fonctions du député.
Est-ce que c'est le cas ? Et puis surtout qu'il y a une exception à cette règle, c'est le flagrant délit. Et celui-ci il court sur 7 jours renouvelable et c'est Raphaël Maillochon toujours qui m'a absolument confirmé que cette audition a donc eu lieu dans le cadre du flagrant d'élit et donc elle est totalement légale.
Ça c'est pour répondre aux reproches. Après on le sait Rimassan, c'est pas la première fois qu'elle flirte avec la ligne rouge. Dans une séquence vidéo accordée au médias le crayon pour savoir si le Ramas menait une action légitime, elle avait répondu vrai.
Elle avait déjà une première convocation. Elle avait eu des tweets disant Israël est une monstrueusité deuxième convocation et cetera et cetera. Je vous l'ai dit, elle est convoquée demain au 36.
Alors alors c'est plus au 36 he la PJ c'est dans le 17eor mais c'est l'expression si vous c'est vrai mais c'est l'expression c'est c'est comme ça qu'on c'est à la PJ l'eur député est devenu depuis le 7 octobre légér moi je dirais non pas de la cause palestinienne mais plutôt d'une vision délétaire visant d'abord à la destruction de l'État d'Israël et de ce qu'elle suppose ses soutiens visant des personnalités juives et pas seulement mais aussi des journalistes ou des humoristes refusant comme elle d'utiliser le mot à partail de génocide et dénonçant la guerre de Gaza mais pour autant refusant d'utiliser les mots à partail de génocide. Alors, lorsqu'on connaît le climat de polarisation sur cette question, les menaces de mort qui suivent cette forme de ciblage, on peut dire qu'elle a contribué à alimenter le climat de violence politique et d'antisémitisme dans la société française depuis des années maintenant. Pour preuve, le slogan qu'elle arbore à chacune de ses prises de parole, From the River to the Sea euh pour définir le futur état palestinien de ses vœux, c'est-à-dire du Jourdain à la Méditerranée, cette phrase s'appelle assez même pas implicitement à l'éradication de l'État d'Israël qui se trouve dans cet espace- là.
Alors, qu'est-ce qui va se passer aujourd'hui ? Est-ce qu'il y aura une mise en examen ou pas ? C'est la question.
Euh, il faut signaler qu'hier, 31 mars, la Cour de cassation a publié un arrêt très intéressant. Il a jugé les propos d'un ancien ministre tunisien qui considérait que les dirigeants européens avaient été lâches puisque'après le 7 octobre, ils avaient, je cite, qualifié de terrorisme, ce qui était à ses yeux un acte de résistance évident. Et donc en cassation, c'est-à-dire au sommet de la hiérarchie judiciaire, après avoir épuisé tous les recours, la Cour a considéré qu'il s'agissait bien d'un délit d'apologie du terrorisme.
Est-ce que ça va être appliqué à cette situation ? C'est ce qu'on verra. En tout cas, c'est une nouvelle mauvaise nouvelle pour la militante qui a annoncé il y a quelques jours avoir été interdite d'entrer au Canada.
Euh la raison à voquer sans doute, c'est le trouble à l'ordre public parce que en effet en France aussi à chaque réunion où elle appelle au soulèvement, je cite, des manifestations en sa faveur ou contre elle suscitent des désordres. D'ailleurs, Sciencep Paris avait interdit son meeting et ça avait été conforté par le Conseil d'État. Mais al et je vous le rappelle, c'est à l'occasion d'une de ces réunions à Lyon que les groupes d'extrême gauche et d'extrême droite s'étaient affrontés et ça s'était fini par le tabassage du jeune Quentin de Rang qui était décédé de ses blessures.
Cette mises en examen avaient été prononcées dont trois concernent les proches de Raphaël Arnaud, le fondateur de la jeune garde qui est revenu hier à l'Assemblée nationale. Alors qu'elle avait été protégée à plusieurs reprises par ce service d'ordre notamment en juin 2024 mais aussi à Lyon donc en février dernier. Je précise pour conclure que Rima Hassan s'est empressé juste après le drame de prendre ses distances avec la jeune garde et même d'affirmer qu'elle n'en connaissait pas les membres bien que leur présence à ses côtés a été photographiée à de multiples reprises.
Bon, je sais pas si quelqu'un veut dire un mot. Elle devrait donc vous nous le dites ou de sortir de garde à vue ce soir parce il y a une manifestation qui est déjà prévue pour accueillir sa sortie, il faut le préciser. Euh bon, c'est façon de transformer évidemment un événement en événement politique.
Tout tout ce qu'a dit Route est juste et je souscris, c'est juste moi une question qui vraiment me m'obsède. Qui se rend dans un commissariat avec de la drogue dans son sac ? C'est vraiment un mystère.
Je crois que c'était des traces ou des restes ou bon. Oui, enfin honnêtement je vraiment c'est c'est c'est interroge. Alors est-ce que c'est ça dit un sentiment d'impunité ?
Je ne sais pas. Ça c'est intéressant quand même parce que vraiment c'est le bé àabas. Pas très Oui, c'est pas très malin.
Pascal, votre parti prix économique c'est un grand classique dans les successions immobilières, la guerre des héritiers, frères et sœurs, cousins, cousines, frateries. et une loi vient d'être votée. Vous dites c'est peut-être la fin des successions fratricides.
Oui. Vous vous savez à quel moment se révèlent les familles ? Moment de l'héritage évidemment.
C'est là que chacun est dans son rôle. Alors des centaines de milliers de biens, c'est la conséquence de ce que vous évoquez de biens d'habitation sont à l'abandon pris au piège précisément des règles qui étaient jusqu'à présent très contraignantes en matière d'indivision. Et c'est à ce titre donc qu'une proposition de loi euh vise à simplifier aujourd'hui euh ces ces règles pour sortir de euh l'indivision.
Alors, on attend aussi un décret dans le courant de cet été parce qu'il faut s'interroger sur les modalités, il faut fixer les modalités de d'application de cette loi, notamment sur une question qui est absolument centrale, vous allez comprendre pourquoi, c'est celle de la rétroactivité. Est-ce que les nouvelles règles s'appliqueront à des cas d'indivision passée ou est-ce que c'est pour l'avenir ? dans des régions comme la Corse et l'outre qui ont des particularités.
C'est vrai, mais 40 % du foncier privé est piégé dans le cadre de l'indivision. Donc pour qu'on comprenne bien de quoi il s'agit, ce sont des biens immobiliers dans l'immense majorité des cas qui sont à l'abandon qui sont perdus pour tout le monde. Des maisons des maisons, des appartements, des lieux de d'habitation.
Alors avant le partage, ça c'est la règle en matière de droit, les biens d'un défunt parce que il y a un décès, il y a des héritiers, les biens d'un défunt sont indivisis, c'est-à-dire considérés en indivision entre les les héritiers. S'il y en a plusieurs ou s'il y en a un, évidemment les choses sont tout à fait différentes, mais il y a en France chaque année 630000 successions qui sont ouvertes. Vous ajoutez à ça environ 430000 divorces.
Là aussi, il peut y avoir par effet de de longue traînes des des cas qui concernent l'indivision. Donc c'est pas un phénomène tout à fait marginal, c'est un phénomène important. La règle ancienne était celle de l'accord des indivisaires.
On les appelle comme ça, frères et sœurs, par exemple dans le cadre d'une succession. Alors, vous avez plusieurs cas de figure. Vous avez une famille avec quatre enfants, deux garçons ou deux filles.
Tout le monde est d'accord pour vendre le bien des parents des fins. Il y a pas de difficulté. Mais dans certains cas, il peut se produire en effet qu'il y ait des intérêts divergents.
La règle était jusqu'à présent, et c'est une formule de droit, nul ne peut être contraint de rester dans l'indivision. Donc cette règle, même si elle ouvrait la possibilité à des aménagements, a été considérée comme insuffisante. Il y a encore de nombreux obstacles et donc il fallait réformer. [raclement de gorge] Réformer pourquoi ?
D'abord pour réduire les conflits familiaux. Ensuite, pour réduire les instances judiciaires, éviter la paralysie des tribunaux et pour libérer tout simplement euh du foncier ou des logements qui sont euh vaants. Alors, comment la nouvelle loi s'inspire d'une décision de la Cour de cassation qui date de 2013 et qui déroge à la règle de l'unanimité ?
La règle, c'était, comme je vous l'ai indiqué par le passé, un accord complet de l'ensemble des héritiers. Donc premier point, un coup de de canif dans le contrat si je puis dire. On sort de la règle de l'unanimité. [raclement de gorge] Le nouveau dispositif reprend également des dispositions qui viennent de la loi chimie.
C'était un parlementaire, c'est toujours un parlementaire de l'outre mer qui permet de saisir la justice pour forcer la vente. Donc vous voyez qu'on commence à ouvrir un certain nombre de fenêtres dispositifs complété par d'autres dispositions législatives qui visaient à ouvrir la possibilité de vente de cession d'un bien en sortant de la règle de la majorité qualifiée au 2/3 pour aller vers la majorité simple. C'estàd que vous avez deux frères ou sœurs qui sont à 50,1 % dans un bien, dans un héritage, et bien on considère qu'on peut vendre le bien.
Enfin, le texte de ces deux parlementaires qui s'appellent Morel et Turquois brise la règle du silence en introduisant un nouvel acteur dans cette scène du désaccord, c'est l'avocat. L'avocat sera là au début de la procédure et en s'inspirant là aussi des règles du Concordat. qui vient d'Alsace et de Moselle, on pourra compter sur un juge pour prendre une décision.
Les collectivités, mairies et intercommunalités pourront également se faire transmettre à l'avenir des informations, des services fiscaux pour préampter un certain nombre de bien. Vous avez en France des villes et des villages dans lesquels il y a des séries de maisons qui sont abandonnées, mais pas depuis une génération. Vous avez des cas qui sont centenaires pratiquement.
Donc vous avez des ruines aujourd'hui, des espaces qui pourraient être construits. Je pense que c'est une loi qui est tout à fait utile, qui ne dépossède personne de son du, qui permet de limiter également euh la perte de bien sur le sur le marché, l'abandon de biens sur le marché. J'ai été très heureux d'ailleurs de pouvoir traiter ce sujet parce que pour une fois, je trouve que c'est une loi qui est extrêmement utile.
On voit que les parlementaires ont dans des domaines souvent très techniques du quotidien un rôle qui est un rôle essentiel. Abnous, votre parti prix international et attention morceau de bravoure parce que on a mis la main sur l'enregistrement des conversations entre le ministre hongrois des affaires étrangères qui si tôt les conseils terminés relataient tout le détail des conversations à son ami le ministre des affaires étrangères russes. Mais oui, imaginez un peu la scène.
Vous êtes là, réunion des ministres des affaires étrangères de l'Union européenne. Ça discute sanction contre la Russie, ça discute Ukraine, ça discute guerre, ça discute secret défense. Et puis il y a une pause, certains vont prendre un café.
Et ben que faisait le ministre des affaires étrangères hongrois Peter euh Si bah il téléphonait à son homologue russe Lavrov pour lui rapporter le contenu de la discussion et pas une fois régulièrement. Donc je crois qu'il y a un extrait de ces conversations qu'on peut entendre. Ah on va les entendre.
Oui, je les avais. Ah ben on les entend alors on peut l'écouter. [rires] Voilà.
Alors ça ça dit, vous avez complètement compris l'asservissement flippé du pas d'autres termes. C'était 1 heure seulement après son arrivée à Budapest en provenance de Saint-Pétersbourg le 30 août 2024. Il reçoit un coup de fil de euh de Lavrof et qui lui dit ça et vous entendez est-ce que j'ai dit quelque chose de mal ?
C'est extraordinaire. Et l'autre de le rassurer. Maintenant, tu as cartonné, tout va bien.
Dans un autre enregistrement, on entend "Je suis toujours à votre service", dit Peter Sarto, astronomologue russe. Et selon le mot d'un haut responsable du renseignement européen, c'est le lexique d'un contact entre un officier et son agent. Que voulez-vous ?
Et et je trouve que cet extrait quand même dit euh beaucoup de choses. C'est pour ça que certains analystes parlent déjà du plus grand scandale d'espionnage depuis la guerre froide. Alors, il faut savoir que ces enregistrements concernent des conversations téléphoniques.
Alors, c'est plusieurs médias d'investigation qui les ont mis à jour et ça concerne les conversations entre Lavrov et Sillarto entre 2023 et 2025. Alors, à quel point l'hongrois a-t-il été utile aux Russes ? Alors particulièrement en obtenant la levée de sanctions concernant plusieurs oligarques.
On l'entend dans le résistement très distinctement. Le ministre hongrois promett à Laavrov de faire pression pour que la sœur d'un mania minier proche du Kremelin soit retirée des listes des sanctions de lieu et ce sera chose faite. C'est ce qu'on peut appeler de la souscance.
Sartu n'est pas un ministre des affaires étrangères mais le représentant de Moscou à Bruxelles. Il est logé, nourri, financé par les contribuables européens. Je n'exagère pas.
C'est peut-être ça le pire. Pendant ce temps-là, Sarto, et ça je trouve ça assez drôle, c'est dit scandalisé par le fait que ces conversations ai été interceptées. Mais oui, moi je trouve que le scandale est là.
Et Orban, vous allez me dire mais alors qu'est-ce qu'il fait Orban dans cette affaire ? Et bien lui a fait ouvrir une enquête et là dit oh et ben non pas contre son ministre, contre le journaliste qui a dévoilé l'affaire. Il est soupçonné ce journaliste d'espionnage au profit de l'Ukraine, c'est Kafka à la sauce stalinienne.
Alors comment on est en arrivé là ? C'est quand même moi à chaque fois la question que je me pose. Comment on-on pu laisser siéger pendant des années autour des tables les plus secrètes de l'Europe un régime qui travaille activement contre elle parce que je n'ai pas d'autres mots.
Comment l'Europe a pu hausser les épaules invoquer le principe de souveraineté nationale, la guerre de la règle de l'unanimité, les subtilités du droit institutionnel. La règle de l'ananimité, c'est celle-là qui permet à un seul pays, à un seul État membre, en l'occurrence la Hongrie, de bloquer seul l'aide à l'Ukraine tout en continuant de toucher les fonds européens. On a quand même le sentiment d'avoir inventé un système où il suffit d'avoir une taupe qui fait bien son travail et toute évidence lui, il fait bien son travail dans la maison Europe pour paralyser les 27 pays.
Imaginez encore à chaque réunion de lieu, il y avait Moscou derrière la table déplore un responsable européen et c'est intéressant qu'ils aient tous voulu rester anonymes. D'ailleurs, nous avons élargi l'Europe avec une générosité admirable et une naïveté qui confine au délire. Car nous savions, puisque [raclement de gorge] Orban ne nous l'avait jamais caché, c'est ça le délirant, ses liens idéologiques, financiers et politiques avec Poutine.
Alors bon, maintenant que l'enregistrement existe, est-ce qu'on peut toujours continuer à se cacher derrière nos yeux ? Et bien oui. Qu'a dit la Commission européenne ?
Allez-vous, vous me demandez ? Elle a déclaré que c'était extrêmement préoccupant sans rire et qu'elle attendait des éclaircissements de Budapest. On a on n'est pas rendu hein, je peux pas être je peux pas le dire autrement.
Car il est simple de nommer ce qu'on voit un état autoritaire en l'occurrence la Russie qui utilise ses relais à l'intérieur de l'Union européenne pour la déstabiliser, la fragmenter et qui finance pour ça des partis, des hommes et des gouvernements entiers. Alors, mais même si Orban perd les élections à venir parce qu'il est en mauvaise posture le 12 avril prochain, la question même se pose comment construit-on une Europe qui ne peut pas être saordée de l'intérieur ? Et ça c'est pas une question institutionnelle, c'est comment faire pour ne pas offrir à ses ennemis parce que c'est nos ennemis un siège, un véto et surtout un accès illimité à nos secrets.
Et c'est là où il faut comprendre, c'est pas juste une réforme qui va changer ça, c'est une question de survie pour l'Union européenne. Donc faudrait quand même quand on a les yeux grand ouverts et ben faire quelque chose de ce qu'on voit. Il y a déjà des sanctions contre le régime d'Orban, hein.
Il y a déjà subventions qui sont pas Bien sûr. Non, mais justement, il y a il y a des sanctions, mais c'est vrai que on narrive pas et après c'est sont les les Hongrois eux-mêmes qui vont décider la semaine prochaine hein. Voilà.
Et est loin d'être acquise hein. Il gouverne depuis 2010 je crois en Hongrie. Donc ça fait 16 ans et mais là sa victoire est loin d'être acquise.
Et la et la Slovaquie de Robert Fissau fait et fait exactement la même chose avec la Russie. Donc maintenant, on a deux taupes. Merci à vous trois pour ces parties prix.
Rima Hassan