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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 25 février 2026 18 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Sébastien Lecornu répond aux motions de censure défendues par le RN et LFI - 25/02/2026

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Sébastien LecornuFait
    « L'énergie n'est pas un sujet d'improvisation. Elle engage notre souveraineté, notre indépendance pour plusieurs décennies. »
  • 0:30Sébastien LecornuFait
    « une électricité souveraine, abondante, décarbonnée parmi les moins chers d'Europe. »
  • 1:00Sébastien LecornuChiffre
    « Les soutiens publics aux énergies renouvelables sont pour un scénario médiant de 30 à 50 milliards d'euros sur 35 ans. »
  • 1:30Sébastien LecornuChiffre
    « 6 EPR 2 engagés 8 en option. Aucun gouvernement depuis 50 ans n'a engagé un tel effort. »
  • 3:30Sébastien LecornuFait
    « 80000 emplois seraient menacés dans les énergies renouvelables alors que nous augmentons précisément les investissements dans les filières du secteur. »
  • 4:30Sébastien LecornuChiffre
    « La PPE va multiplier précisément par 3 la puissance photovoltaïque installée d'ici 2035. »
  • 5:30Sébastien LecornuFait
    « En 2011 et en 2012, à la suite de Fukushima, le RN proposait la réduction de la part du nucléaire pour à terme sortir. »
  • 6:30Sébastien LecornuFait
    « Le parc nucléaire français a été conçu dès l'origine pour moduler. Ce n'est pas une adaptation récente. »
  • 8:00Sébastien LecornuChiffre
    « Cela permettra de sécuriser la création de 125000 emplois sur les 5 prochaines années dans l'hexagone comme enremè. »
  • 9:00Sébastien LecornuChiffre
    « 60 % de notre consommation énergétique reste fossile. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, ces motions de censure portent officiellement sur un décret. En réalité, elle porte sur une stratégie. Elle porte sur une décision au fond assez simple, planifiée plutôt qu'improvisée.

L'énergie n'est pas un sujet d'improvisation. Elle engage notre souveraineté, notre indépendance pour plusieurs décennies. Elle engage notre industrie, elle engage le pouvoir d'achat des Français.

Je me suis replongé dans les débats de 1974 au moment du plan Mesmè. On y retrouvait déjà les mêmes accusations. Passage en force, dérive autoritaire, folie financière, surproduction inutile. 50 ans plus tard, nous savons ce qu'a produit cette prétendue brutalité. une électricité souveraine, abondante, décarbonnée parmi les moins chers d'Europe.

Pierre Mesmer n'a pas improvisé, il a tout simplement planifié. Aujourd'hui, le gouvernement fait humblement le même choix en se basant justement sur cet héritage. Et face à cela que nous oppose le Rassemblement national et la France insoumise non pas une stratégie alternative, nous l'avons entendu à l'instant, mais une succession d'improvisation.

La première improvisation est le procès en illégitimité démocratique. La programmation plurianelle de l'énergie est fixée par décret. C'est la loi qui le prévoit explicitement.

Les objectifs E ont été votés par le Parlement. Il y a eu depuis 3 ans concertation, consultation, débat ici même. En 1974 déjà le plan Mesmer fut adopté par une simple décision en conseil des ministres.

Était-ce une dérive illibérale ? Non, c'était gouverné tout simplement. Improviser une polémique juridico-politique ne change pas le droit, ni notre histoire dont certains veulent pourtant aujourd'hui être les pseudos héritiers.

La deuxième improvisation est plus lourde car elle concerne des chiffres inventés par le rassemblement national. D'abord, 300 milliards sont avancés, 50 % d'augmentation du gaz. Chiffre d'autant plus farfelu que nous parlons d'importation sur la base des aléas des marchés internationaux.

Des dizaines de milliards avancez-vous de pertes liées à la modulation nucléaire. Ces chiffres ne figurent nulle part dans la PPE. Nulle part.

Pire, ils ne correspondent à aucun document officiel. Ils ne résistent à aucune vérification. Ils sont même complètement fantaisistes pour ne pas dire inventer pour l'occasion de la pseudo démonstration.

Monsieur Tangi, répéter un chiffre infondé et même démenti plusieurs fois par les autorités légitimes ne fait pas une politique énergétique. Improviser des montants spectaculaires ne construit pas une stratégie. Assumons tout simplement la vérité.

Les soutiens publics aux énergies renouvelables sont pour un scénario médiant de 30 à 50 milliards d'euros sur 35 ans. Il faut y ajouter de l'ordre de 50 milliards d'euros de raccordement partiellement payés par les producteurs qui correspondent et vous le savez à des investissements réseaux qui sont utiles. Tout cela correspondant donc à un ou deux années tout au plus d'importation d'hydrocarbure.

Tout cela n'est franchement pas sérieux. par la France insoumise ensuite 80000 emplois seraient menacés dans les énergies renouvelables alors que nous augmentons précisément les investissements dans les filières du secteur avec en priorité celles qui sont désormais souveraines. Vous parlez de baisse des objectifs sur le photovoltaïque quand la PPE va multiplier précisément par 3 la puissance photovoltaïque installée d'ici 2035.

Là aussi tout cela n'est pas sérieux. La troisème improvisation est de faire croire que la PPE ferait exploser les factures. Là encore, c'est stupéfiant car la réalité est inverse.

Ce qui coûte cher à la France, ce qui coûte cher aux Français, ce sont les énergies fossiles importées. Des dizaines de milliards d'euros chaque année, plus de 100 milliards d'euros en 2022. Pendant ce temps, le chef de la France insoumise défend d'autres intérêts en proposant le 28 janvier dernier de remettre en route Nordstream pour, je le cite, d'un seul coup faire baisser le prix de l'énergie en Europe.

Rappelez-vous que notre dépendance au gaz russe aura coûté 72 milliards d'euros aux finances publiques pour financer le bouclier tarifaire rendu nécessaire par la flambée internationale du gaz suite à la guerre en Ukraine. C'est une proposition inepte pour le climat, pour l'économie et pour la patrie. Les députés du groupe écologiste devront, madame la présidente, prendre leur responsabilité dans quelques instants dans leur vote devant leurs électeurs.

La dépendance aux hydrocarbures, qu'ils viennent de Russie, des États-Unis ou du Moyen-Orient fait monter les prix tôt ou tard. Là où l'abondance d'électricité, nous le savons, décarboné produit domestiquement, les stabilise. Improviser un procès sur le pouvoir d'achat sans parler de l'abération climatique des importations fossiles, c'est ignorer la cause réelle du problème et c'est occulter ce qui justement n'est plus acceptable.

La 4e improvisation est d'opposer nucléaire et renouvelable. Le Rassemblement national réclame plus de nucléaires, mais il combat les renouvelables, il refuse la diversification, nous l'avons entendu, et en creux, il refuse l'électrification massive des usages. La France insoumise réclame plus d'énergie renouvelable, mais elle combat le nucléaire et elle assume préférer importer du gaz russe que de produire de l'électricité nucléaire des carbonées françaises.

Chacun de ces parties porte une vision simplifiée, sans mauvais jeune mot, à l'extrême. Aucune n'est viable. Aucune ne protège vraiment notre indépendance.

Le tout nucléaire est vulnérable. Le tout renouvelable est instable. Alors que nous le savons désormais tous, leur combinaison est robuste.

C'est du bon sens tout simplement. Pierre Mesmer et nos grands anciens ne raisonnaient pas en dogme. Ils raisonnaient en souveraineté avec bon sens.

Tentons aujourd'hui d'en faire de même. C'est ce que nous proposons. La 5e improvisation est tout aussi mensongère que paradoxale.

Elle est portée par le Rassemblement national qui prétend que la PPE ne serait pas assez nucléaire, avez-vous dit. C'est pourtant la programmation la plus ambitieuse depuis le plan Mesmer. Précisément prolongation du parc. 6 EPR 2 engagés 8 en option.

Aucun gouvernement depuis 50 ans n'a engagé un tel effort. Et permettez-moi de rappeler un fait. En 2011 et en 2012, à la suite de Fukushima, le RN proposait la réduction de la part du nucléaire pour à terme sortir, évoquant les dangers de cette énergie.

Je cite "C'est un fait, le nucléaire est dangereux", affirmiez-vous comme en écho de la position portée ce soir par la France insoumise. Aujourd'hui, vous nous reprochez de ne pas être assez nucléaire. Improviser une ligne énergétique au gré des circonstances politiques de l'actualité n'est pas une stratégie.

La constance en matière industriel et stratégique compte davantage que les repositionnements opportunistes successifs. Improviser un procès en faiblesse nucléaire quand on a soi-même plaidé pour en réduire drastiquement la place est pour le moins paradoxal. Quant à la France insoumise, elle propose de sortir du nucléaire, nous venons de l'entendre, sans proposer pour autant de trajectoire pour remplacer cette énergie dans notre mix énergétique.

Sinon, en s'aliénant encore un peu plus au gaz russe, nul besoin d'épiloguer. La 6e improvisation anime particulièrement les députés du rassemblement national sur les réseaux depuis quelques semaines. La modulation casserait les centrales nucléaires.

Ils affirment que l'augmentation de la part des renouvelables contraindrait le parc nucléaire à moduler au point de l'endommager, voire de le rendre non rentable. Là aussi, c'est faux. Le parc nucléaire français a été conçu dès l'origine pour moduler.

Ce n'est pas une adaptation récente, c'est une caractéristique industrielle intégrée dans sa conception. Dans les années 1990, lorsque l'électrification progressait que la demande variait fortement, la modulation annuelle a dépassé 50 tétraw certaines années. Aujourd'hui, nous sommes autour de 30 tétraurs.

Autrement dit, le parc a déjà modulé davantage qui ne le fait aujourd'hui. EDF l'a rappelé à plusieurs reprises. La modulation fait partie du fonctionnement normal du parc.

Elle est encadrée par l'autorité de sûreté nucléaire. Elle n'engendre pas les dizaines de milliards de pertes que vous évoquez. Si la modulation détruisait les réacteurs, il ne fonctionnerait plus depuis 30 ans.

La réalité est plus simple. Plus on électrifie les usages, moins le parc a besoin de moduler. Le véritable enjeu n'est donc pas de limiter la production une fois de plus, il est d'augmenter la consommation électrique décarbonée pour sortir des fossiles.

Là encore, vous simplifiez un système industriel complexe jusqu'à vous prendre les pieds dans le tapis. La 7e improvisation, elle n'est pas nouvelle. La France produirait déjà trop d'électricité.

C'est exactement ce que certains disaient également au début des années 1980. La réponse n'a pas été de réduire la production à l'époque. La réponse a été là encore d'électrifier les usages.

Aujourd'hui, 60 % de notre consommation énergétique reste fossile. Le problème n'est pas que nous produisons trop. Le problème est que nous n'électrifions pas assez.

Improviser une lecture statique d'un système dynamique conduit toujours à l'erreur. C'est précisément votre difficulté constante. Vous raisonnez à partir de la photographie d'hier pour contester l'investissement de demain.

Vous prenez les chiffres des dernières années pour invalider la trajectoire des 30 prochaines. Vous regardez la consommation actuelle pour refuser la production future. C'est une courte vision, une vision défensive, une vision qui arrive toujours après les événements.

Or, une politique énergétique ne ne se construit pas avec un temps de retard, elle se construit avec 10 ou 15 ans d'avance parce que les réacteurs que nous lançons aujourd'hui ne seront raccordés au réseau qu'à cette échéance. À chaque grande mutation industrielle, sanitaire, géopolitique, vous avez réagi. Or, nous devons collectivement anticiper.

L'énergie n'est pas un débat d'opportunité, c'est une architecture stratégique et sans vision de long terme, il n'y a ni souveraineté, ni puissance, ni indépendance. La 8e improvisation, c'est d'ignorer l'enjeu industriel. Les députés du Rassemblement national considèrent tout à la fois que la PPE contient trop d'électricité et qu'elle en contiendrait trop peu pour soutenir l'industrie.

Tout cela est logique. L'industrie a pourtant besoin d'électricité abondante, stable, prévisible, sans visibilité énergétique à 30 ans. Il n'y a ni acier, ni chimie, ni batterie, ni hydrogène, ni intelligence artificielle.

Contester la PPE sans proposer d'architecture alternative crédible, c'est improvisé une fois de plus, monsieur Tangi. Et c'est précisément pour développer nos filières industriels et protéger l'emploi dans nos territoires. Que cette PPE soutient l'hydroélectricité, le photovoltaïque, la géothermie, l'éolien en mer et la remotorisation des parcs éoliens terrestres.

Cela permettra de sécuriser la création de 125000 emplois sur les 5 prochaines années dans l'hexagone comme enremè. 28000 emplois supplémentaires dans l'éolien au mer à Cherbourg à Saint-Nazer ou au Havre. Donc oui, il y avait urgence à sortir du statut quo pour l'emploi et pour nos régions.

Je veux enfin dire un mot du moment où intervient ce débat. Mesdames et messieurs les députés, ces motions interviennent dans un contexte particulier, chacun le sait ici. Au moment où le pays est traversé par l'émotion suscitée par l'expression de la violence entre groupuscule politique venu des extrêmes au moment où l'unité et la responsabilité devrait primouvernement, j'avais indiqué la semaine dernière que la France insoumise devait faire le ménage dans ses rangs et dans ses idées.

Je le redis ici avec gravité. Quand une formation politique entretient l'ambiguité sur la violence, quand elle brouille les repères républicains, la priorité devait être à la clarification interne, madame Panot, pas à la déstabilisation institutionnelle comme vous le faites une nouvelle fois ce soir. Chacun appréciera donc l'opportunité de votre diversion, d'une motion de censure dans un tel moment.

Mais au-delà du calendrier, il y a le fond. La France insoumise considère que le gouvernement ferait trop nucléaire. et pas assez de renouvelable.

Le Rassemblement national affirme que le gouvernement ferait trop de renouvelable et pas assez de nucléaire. Deux deux diagnostics radicalement opposés, deux analyses incompatibles et pourtant deux motions de censure. Plus surprenant encore, l'une d'entre elles aurait pu être votée par les deux groupes.

À moins que toute honte bu, une gêne momentanée, un réveil trop tardif établir l'évidence pour certains. Autrement dit, sur l'énergie, l'un reproche au gouvernement d'être trop nucléaire, l'autre de ne pas l'être assez, mais il converge toujours pour censurer. C'est une alliance de circonstan qui ne repose ni sur une vision commune, ni sur un projet alternatif cohérent.

C'est une fois de plus la démonstration d'un désordre politique inutile, un désordre inutile alors que la guerre se poursuite en Ukraine, que le proche Orient demeure instable, que les tensions énergétiques mondiales restent vives, que la compétition industrielle s'intensifie. Un désordre inutile à la veille des élections municipales. Un désordre inutile au moment même où le pays célèbre ses athlètes et ses médailles olympiques dans un esprit de rassemblement.

Le décalage, mesdames et messieurs les députés est manifeste. Mais il y a plus, pendant 10 jours, le Rassemblement national aura tenté par réseaux sociaux interposés d'instrumentaliser ce débat dans une approche purement politicienne pour essayer de ramener à soi ou de fracturer la droite républicaine. Et finalement, au terme de cette séquence, il se retrouvera côte à côte avec le groupe de la France insoumise qui revendique la sortie du nucléaire.

Le parti qui se présente comme le défenseur exclusif de l'atome français s'apprêtait à voter la motion d'un mouvement qui en conteste le principe même la boucle est bouclée. Mesdames et messieurs les députés, les crises internationales exigent de la cohérence. Les enjeux énergétiques exigent de la constance.

La souveraineté exige de la clarté. L'improvisation est déjà une faiblesse. L'incohérence assumée devient un désordre.

Le pays mérite mieux que cela. Mesdames et messieurs les députés signataires des deux motions de censure. Votre schéma d'improvisation face au sujet complexe n'est pas nouveau.

Pendant la crise sanitaire, face à une pandémie mondiale, certains d'entre vous avaient successivement dénoncé la vaccination généralisée avant d'en défendre certains principes. Rejeter le passe sanitaire avant d'en proposer une version alternative. contester certaines mesures avant d'en exiger d'autres plus radicales.

À chaque étape, la simplification a précédé la contradiction. À chaque étape, l'improvisation a remplacé la cohérence. L'énergie est un système industriel infiniment complexe.

On ne le pilote pas à coup de slogan ou de tweet. On ne le pilote pas non plus en faisant une synthèse approximative des différents lobby ou contre lobby qui s'expriment dans le débat public. Une politique énergétique ne se construit ni sur la pression du moment, ni sur l'addition d'intérêt sectoriel contradictoire.

Elle se construit sur des données techniques, des scénarios industriels, des équilibres financiers et une vision stratégique de long terme. Simplifier à l'extrême comme vous le faites à chaque fois, agréger des revendications opposées pour en faire une position politique provisoire. Ce n'est pas arbitré, c'est improvisé.

Et gouverner, ce n'est pas improvisé. et gouverner s'est prévoir. En 1974, la France aurait pu hésiter, elle aurait pu tergiverser, elle aurait pu céder au peur, elle a choisi d'investir.

Aujourd'hui encore, le choix est clair. Subir ou décider, improviser, c'est subir. Planifier, c'est décider.

Renverser un gouvernement ne produira pas 1 MWh. Cela ne réduira pas d'un € notre facture d'importation. Cela ne construira aucun réacteur.

La France mérite une politique énergétique sérieuse. Elle mérite une stratégie. Elle mérite de la constance.

Nous faisons le choix de la souveraineté, de la planification et de l'investissement. Vous faites le choix là encore de l'improvisation. Mais au risque de vous surprendre, je veux d'une certaine manière pour finir vous remercier à certains égards vos deux groupes de s'être allié pour déposer ces motions de censure parce que les positions ont été clarifiées parce que chacun aura à voter en conscience y compris les groupes qui prétendent défendre l'indépendance ou la protection de la planète.

Sur les sujets énergétiques, les décisions ne produisent leurs effets que dans 10, 20 ou 30 ans. Mais les votes eux reste. Il restent dans les archives, il restent dans la mémoire institutionnelle, il reste comme marqueur d'une époque.

Il restera, mesdames et messieurs les députés, une trace de ce moment. Trace d'une stratégie de planification face à l'improvisation. Trace d'un choix d'investissement face à la prudence défensive. trace d'un paris sur la souveraineté face à une lecture courte.

Et en cela, ces deux motions ont eu une utilité démocratique. Car dans quelques années, lorsque les premiers EP2 seront engagés, lorsque l'électrification aura progressé, lorsque notre dépendance au fossil aura diminué, on pourra relire les débats de ce soir et l'on verra qui anticipé et qui est improvisé. L'Assemblée va se prononcer, la France, elle continuera d'avancer.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.