Harper's Bazaar, un centenaire bien français - L’Oeil de Pierre Lescure - C à Vous - 28/02/2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45InvitéFait
« L'idée, c'est effectivement d'adapter et de rendre pertinent sur le marché français. »
- 0:49InvitéFait
« Harper's Bazaar, qui est un monument de la presse américaine, presse de mode. »
- 1:02InvitéFait
« Bazaar, ça a toujours été une rampe de lancement pour les jeunes. »
- 1:28PrésentateurFait
« Colette, Malraux, Sagan, Simone de Beauvoir y ont écrit. »
- 1:31PrésentateurFait
« Charles Dickens, il a écrit une nouvelle dans le premier numéro en 1867. »
- 1:42PrésentateurFait
« Harper's Bazaar a été moderne et engagée, les premiers à proposer des dames en bikini, dans ses pages, mais pas que. »
- 1:49InvitéFait
« La première couverture qui figure un homme en une d'un magazine féminin, donc ça c'est Steve McQueen, 65 ans. »
- 2:11InvitéFait
« s'il n'y a pas un manifeste plus féministe que ça, ça c'est la preuve pour moi que c'était un magazine avant-gardiste. »
- 2:36PrésentateurFait
« Dès 1930 et les trouvailles techniques de la maison Kodak, Harper's Bazaar fait effectivement sortir les mannequins. »
- 3:34InvitéFait
« On a choisi de mettre en une les 4 mannequins étendards de leur génération. »
- 3:49InvitéFait
« Mario, ça a vraiment été son premier contrat, il l'est signé dans les années 90 avec le bazar américain. »
Temps de parole
- Invité41 %
- Présentateur41 %
- Invité 213 %
- Invité 35 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mais j'adore, moi, perso, les gens qui font des bras d'honneur à la fatalité, qui voudraient, par exemple, qu'on a la fin du cinéma ou la fin des magazines papier. De son côté, le cinéma commence à retrouver vraiment des couleurs et repart de plus belle. Et voilà que le plus ancien des magazines de mode et de luxe, Harper's Bazaar, vient de lancer son édition française. Vous me direz qu'il aura mis le temps, puisqu'il est né en 1867 à New York et qu'il existait déjà dans 28 pays, mais pas en France, contrairement à Vogue ou à Vanity Fair.
Eh bien, c'est fait, lancé par Prispa et dans une version qui sera complètement conçue par la rédaction française et que dirige Olivier Lalanne, venu de Vogue, justement, et que Myrtille Serre est allé rencontrer.
L'idée, c'est effectivement d'adapter et de rendre pertinent sur le marché français. Et aujourd'hui, Harper's Bazaar, qui est un monument de la presse américaine, presse de mode. L'idée, c'est effectivement de continuer à collaborer et avec des grands photographes, et avec des artistes, et avec des écrivains, alors contemporains, évidemment. Après aussi d'ouvrir Bazaar, parce que Bazaar, ça a toujours été une rampe de lancement pour les jeunes.
Moi, j'ai très envie aussi de pousser des jeunes photographes, des jeunes stylistes, voire même pourquoi pas des jeunes écrivains, leur donner leur chance, les fidéliser, peut-être faire d'eux sans aucune prétention, mais peut-être les grands de demain.
Harper's Bazaar, c'est un titre mythique, d'abord par sa réussite mondiale, plus que centenaire, plus de 150 ans, mais aussi sa modernité de toujours, magazine de luxe, de mode, de photo, mais de texte aussi. Colette, Malraux, Sagan, Simone de Beauvoir y ont écrit. Charles Dickens, il a écrit une nouvelle dans le premier numéro en 1867. Quant aux photographes, on y retrouve le Gotha, Richard Avedon, Man Ray, Peter Lindbergh ou Cécile Bitton. Harper's Bazaar a été moderne et engagée, les premiers à proposer des dames en bikini, dans ses pages, mais pas que.
La première couverture qui figure un homme en une d'un magazine féminin, donc ça c'est Steve McQueen, 65 ans. Et ça c'est probablement la couverture la plus copiée au monde, en une de magazines musculins. Alors c'est une photo qui date de 1972, c'est Faye de Noé, donc on la voit les photographier par Hiro, qui a été aussi un photographe qui a fait beaucoup beaucoup d'images pour Bazaar. Je me dis, s'il n'y a pas un manifeste plus féministe que ça, ça c'est la preuve pour moi que c'était un magazine avant-gardiste. Alors ça, ça c'est une photo vraiment iconique et emblématique de Bazaar.
Ce qui est intéressant c'est qu'elle a été faite par Richard Avedon, qui est un des plus grands photographes associés à Harper's Bazaar. Lui est sorti des studios, il a amené de la vie dans les séances de mode. Ça c'était photographié par exemple à Paris au Cirque d'Hiver. Elle a marqué parce que c'est probablement une des plus exubérantes pour l'époque et elle reste quand même d'une grande modernité.
Dès 1930 et les trouvailles techniques de la maison Kodak, Harper's Bazaar fait effectivement sortir les mannequins, mais c'est le roi en la matière, ce sera Richard Avedon.
Ce goût du mouvement ne l'a jamais quitté pour la mode ou le glamour. Le studio virevoltait toujours et lui parlait, sautait, mettait en condition le mannequin pendant que son assistant déclenchait. Presque à l'insu du modèle. J'ai vécu dans une famille de femmes, une sœur, une cousin, une mère, des femmes très puissantes. J'étais consciente d'elles, j'ai compris, j'étais un spi dans l'autre pays. J'ai juste regardé tout le temps, j'ai vu comment ils se mettent sur le make-up, j'ai vu comment ils se préparaient à présenter à ceux-là, à ceux-là, à ceux-là, à ceux qui étaient intéressés. Et je ne peux m'empêcher de vous montrer cette photo qu'il a prise en 1956 d'Audrey Hepburn.
Le premier numéro français vient donc de sortir avec au choix 4 couves.
On a choisi de mettre en une les 4 mannequins étendards de leur génération. Donc l'Olibaya, française, Rebecca, Jeanne Cadieux, française également, qui est basée à New York, et à Lato, photographiée par Mario Sorrenti. Mario, ça a vraiment été son premier contrat, il l'est signé dans les années 90 avec le bazar américain. Et donc je trouvais comme un clin d'œil qu'ils reviennent pour inaugurer notre premier bazar français. C'est assez drôle de boucler un peu la boucle.
– Je pense qu'Apple Bazar sera d'accord si vous achetez les 4. Vous y retrouverez une interview de Florian Zeller, un texte imaginé par Emma Baker et un autre de Catherine Millet. Je vous l'offre pour la femme que vous avez épousée en 1998. – Tout à fait, merci beaucoup. – Merci beaucoup.