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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 12 mars 2024 43 min

Culture populaire : Rachida Dati aura-t-elle les moyens de ses ambitions ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

j'ouvre notre second débat consacré à à cette promesse restez en place s'il vous plaît restez en place quelques secondes cette promesse faite par Rachid adati quand elle a été nommée au ministère de la rue de Valois je je veux être la ministre de la culture populaire mais au fait c'est quoi la culture populaire comment la promouvoir comment sortir d'un parisianisme dominant avant d'en débattre on revient en image sur cet engagement avec Fabien REER c'est une ambition affichée dès sa prise de fonction propulsé ministre de la Culture Rachid hadti entend défendre la culture populaire il nous faut bâtir une nouvelle culture populaire pour tous c'est pas un B mot ce ne sont pas que des mots des quartiers à la ruralité des quartiers à la ruralité de déplacement en prise de parole Rachid adati Martelle son message jusque dans une émission de rap diffusée sur le réseau social twitch je m'étais engagé à venir ouais et je trouve que on est bien accueilli ouais vous êtes la culture populaire la ministre veut parler aux jeunes mais aussi aux rur éloigné de l'offre culturelle des centres urbains comme à notron la Sous-Préfecture de la Dordogne le 22 janvier il faut le ministère de la Culture désenclave il faut qu'il s'ouvre voilà la culture c'est pas Paris même si je suis élu parisienne un volontarisme affiché qui n'est pas pour déplaire à ce sénateur membre de la commission de la culture du Sénat c'était peut-être pas elle qu'on attendait sur la question de la culture dans la ruralité mais c'est plutôt une bonne surprise moi qui qui en tant qu'élu local et et beaucoup porter des des sujets comme comme ce ceuxa je suis content qu'un ministre de de la culture puisse lui aussi les les les aborder et les mettre sur le sur la place publique mais encore faut-il que la ministre ait les moyens de ses ambitions Bercy vient d'annoncer 200 millions d'euros d'économie pour le budget de la culture de quoi laisser scepti certains élus locaux on est en attente en dialogue ouvert en attente et un peu inquiet par rapport à ces questions de budget dans lequel il y a une annonce d'une baisse d'annonce de 200 millions d'euros sur le budget du ministère de la Culture si on veut construire une culture plus populaire et il faut construire une culture qui soit une culture plus populaire il faut et là-dessus la ministre a raison plus de métissage plus de de culture en territoire rural mais c'est pas simplement de la réorientation de crédit de mois après sa nomination Rachida Dati est désormais attendu sur des actions concrètes pour apporter la culture à tous les publics justement comment construire une culture populaire on en débat avec auréie philippetti bonsoiro ancienne ministre de la Culture vous êtes directrice d'affaires culturelles de la ville de de Paris Rachid ouradam bonsoir et bienvenue vous êtes directeur de chayot théâtre national de la danse guimette ododyicino bonsoir et bienvenue journaliste et chef de la rubrique cinéma à téérama avec nous également en duplexe Patrick Chenu qui est directeur général des MJC de France des Maisons des Jeunes et de la Culture bienvenue à vous et Chaouch évidemment est rester à mes côtés l'itorialiste politique on va commencer par essayer de définir c'est quoi une culture populaire que vous inspire ces mots philippeti d'abord la culture populaire je CIS que c'est c'est une manière d'essayer de trouver un programme quand on en a pas parce qu'il y a pas un seul ministre de la Culture qui n'est pas voulu faire une politique culturelle qui s'adresse à tout le monde et je dois dire que en France quand on entend cette espèce de mantra qui consiste à dire la démocratisation culturelle est un échec ça c'est vraiment un cliché parce que on a la chance d'avoir dans not pays depuis au moins 1959 un ministère de la Culture qui a finalement su construire dans tous les territoires un réseau à la fois d'établissement d'institutions mais aussi un réseau vivant d'acteurs de compagnie et cetera tout à fait exceptionnel et soyons un peu cocardiés unique au monde et ça a porté ses fruits donc évidemment c'est jamais assez évidemment il faut toujours aller conquérir de nouveaux publics surtout les jeunes et cetera et cetera mais dire que le ministère de la culture c'est un ministère parisien parisianiste par ailleurs surtout quand on est une élu parisienne du 7e arrondissement je suis désolé mais c'est vraiment caricatural Rachid Adam pour promouvoir la culture populaire ça fait partie d'mion d'un directeur de Chaillot oui ben le théâtre de Chaillot est héritier hein du Théâtre National Populaire de jeanvillard après je crois qu'effectivement il faut tout de suite dire ce qu'on entend par populaire parce que le populaire ça se revisite ça se revisite dans l'histoire c'est pas toujours très vertueux le populaire à un moment où on on avait des grandes utopies pour la place de la culture dans la société où on construisait on avait des expositions universelles et où on construisait le théâtre de chillot dans ces expositions universelles à la même époque on continuait d'organiser des des des EOS humains et c'était très populaire que de faire ça il y avait des il y avait ce rapport de domination culturelle donc voilà ce qu'on appelle populaire dans les années 30 c'est pas le populaire des années 60 de jean-villard où on essayait de de de rendre accessible une certaine culture faire venir on était plutôt dans une une dialectique classe bourgeoise classe ouvrière et puis puis aujourd'hui dans les années 2020 on est on est dans une société du digital les références sont très interculturel on a connu des vagues d'immigration post-coloniale qu'on qu'on qu'on fait de notre pays un pays multiculturel qui a d'autres couches de tout ce qui fait culture populaire donc quoi d'abord populaire il faut il faut toujours le le redéfinir VO ce qu'on met dedans et puis et oui à chayot ça a toujours été dans l'idée de quand même d'aller vers plus d'interconnaissance que ce soit jeanvard que je citais ou Antoine vitesse par la suite qui lui parlera d'un théâtre élitaire pour tous on peut se dire bon c'est un oxyort si on parle d'é et en même temps lui il le mettait vraiment dans un enjeu de démocratisation culturelle c'est-à-dire d'essayer d'amener peut-être une complexité des propos des œuvres à tous on verra quel moyen pour pour y arriver guillemet ododyin en anglais on parle de pop culture et oui euh et en français alors est-ce que est-ce que culture pop est-ce que voilà est-ce que ça ça ça rentre dans cette définition d'après vous mais mais mais je suis assez d'accord culture populaire ça veut tout dire et rien dire parce que c'est pour ça que j'ai commencé par Esser oui c'est ça le problème ou alors il faut retourner à Bourdieu hein on a et on a pas 3 heures devant nous mais est-ce que la culture populaire c'est la culture qui s'adresse au plus grand nombre est-ce que c'est la culture de masse donc ça veut dire quoi la culture de masse est-ce que c'est la culture pop donc ça c'est encore autre chose c'est-à-dire et à juste titre dire que certains goûts disons très très largement partagé y compris par la jeunesse comme les superhéros c'est aussi de la vraie culture aujourd'hui donc c'est ça la culture pop ou est-ce que c'est faire en sorte que la culture supposée élitiste soit de plus en plus accessible ACC qu'est-ce que ça veut dire aussi la culture supposée élitiste en fait tout ça je pense que tout ça ce sont plus le digital avance plus la culture elle est justement partageable par le plus grand nombre alors faudrait pas que ça devienne non plus que des histoires d'écran d'ordinateur mais mais plus la culture elle peut être reçue par le plus grand nombre et plus cette histoire de populaire pas populaire élitiste pop et ça c'est en train de perdre complètement son sens c'est en ça que c'est un peu dépassé et même le côté ruralité on a l'impression que que en France en provinces les gens ont pas accès à la culture c'est quoi cette histoire ça pour le coup c'est une vision très parisianiste entre gu oui c'est c'est drôle en fait de de de donner à croire queon va démocratiser la culture mais avec des termes qui qui en fait sont assez élitiste même oui enfin je suis certain qu'il y a des il y a des téléspectateurs téléspectatrices qui nous regardent qui sont dans des dans des petits villages qui se disent c'est quand même plus difficile pour moi d'accéder à la culture pard bien sûr non mais bien sûr non mais toute façon ça manque partout de cinéma de mais après il y a il y a il y a un travail dans dans les dans les dans les provinces il y a un travail je n pas ce travail dans les banlieux il y a un tissu culturel qui est fou évidemment il faut encore plus de moyens encore plus développer encore plus ce tissu culturel mais il existe en tous les cas on peut pas dire que la France soit complètement exentete de culture dans la ruralité je vous propose un exemple on va essayer de s'appuyer sur des exemples apporter la la culture dans dans des lieux où elle n'a pas forcément elle est pas forcément habituelle où elle peut surprendre c'est aussi ça je pense la culture populaire l'idée par exemple de ces deux pianistes regardez ces images puis on va écouter aussi on va les écouter jouer un peu il jouent dans un tram en ouverture de la 29e édition de La Folle journée à [Musique] Nant et alors c'est c'est drôle parce que ils sont obligé de de de s'adapter parce que de de pas tomber avec les avec les mouvements du tram on écoute l'un de ces pianistes équilibristes il faut apporter la musique là où on l'attend pas parce que tout le monde n pas la chance comme nous nous l'avons eu quand nous étions enfants de d'avoir accès à la musique de découvrir cet univers et finalement de de l'investir au point d'en faire un jour notre métier mais pour nous maintenant ça semble tellement évident la musique fait partie de notre vie c'est une deuxième nature mais beaucoup de gens n'y ont pas accès et peut-être qu'aujourd'hui on sait pas peut-être qu'il y a une personne un enfant un jeune retraité je sais pas qui va qui va peut-être avoir un choc il y a peut-être une naissance de voocation ce ce jour-là par exemple la fois le journée de Nant ça existe depuis assez longtemps je une vingtaine d'années je je pas dire de bêtises et la question la notion de l'art dans l'espace public ça c'est vraiment quelque chose de très important pour la démocratisation de l'accès à Paris c'est pas possible le bus seré bondé vous êtes là franchement beaucoup à Paris il y a beaucoup d'autres manière finalement de de mettre la culture dans l'espace public on a des œuvres et on on fait aussi des concerts dans l'espace public on fait il va y avoir par exemple pendant les Jeux Olympiques en parallèle de toutes les compétitions sportives il y aura une programmation culturel de grande qualité et dans chacun des arrondissements avec des scènes de proximité tout sera gratuit et des spectacles qui seront à la fois de qualité du point de vue artistique et puis ouvert à tous je pense que ce qui est très important c'est de ne jamais sacrifier la qualité artistique la liberté euh des des artistes la liberté de de création et la capacité d'innovation parce que effectivement sinon quand on dit culture populaire on a l'impression que parfois certains entendent ça comme ah ben en fait il faut se mettre au niveau des gens qui n'ont pas eu d'éducation artistique moins d'ambition artistique et et je crois que c'est tout à fait le contraire on n' pas encore entendu Patrick Chenu donc je me tourne vers vous une première fois est-ce que c'est c'est MJC c'estes maisons des jeunes de la culture c'est pas elles sont pas par définition bah voilà ce les maisons de la culture pour tous donc cette culture populaire dont on parle les uns et les autres là on définir je pense peut-être en complément de ce qui a été de ce qui a été dit précédemment ça dépend l'angle qu'on prend pour considérer cette question de la la culture populaire c'est c'est notamment comment est-ce qu'on considère des personnes porteuses de culture c'estàd que peut-être la la la différence d'approche qu'on peut avoir c'est de se dire que la question finalement c'est qu'est-ce qui va être reconnu comme relevant du domaine de la culture et comment est-ce qu'on va créditer des cultures dont les personnes peuvent être peuvent être porteuses qui peuvent être qualifié de populaires on l'a vu on l'a vu avec le le le phénomène des cultures urbaines du hiphop l'émergence dans les années 80 qui étit des cultures de la marge des cultures de la banlieu qui se revendiquaient même dans une forme de d'opposition et qui progressivement sont devenus des des culture accrédité qui ont nourri qui ont transformé ne serait-ce que la pratique de la danse contemporaine donc je crois que peut-être que l'approche dans laquelle on peut on peut se se se reconnaître dans les propos de la dans les propos de la ministre c'est celle-là finalement comment est-ce qu'on va considérer c'est ce que dis les droits culturels que chaque chaque individu est porteuse et porteur de culture et que c'est à partir de cette culture qu'on peut finalement travailler vers ce quiévoquent vos invités sur le plateau qui va être la rencontre des œuvres et des artistes et là c'est peut-être effectivement un autre un autre chemin mais moi je dirais qu'il faut déjà qu'on s'intéresse peut-être à la personne en elle-même c'est c'est comme ça que fonctionne les les MJC c'est chacun peut arriver avec avec sa culture son expérience culturel son idée bah c'est l'idée c'est c'est on est des lieux on dit d'accueil inconditionnel donc ouvert ouverte à tous et à tous et on va avoir si on prend les les les époques récentes des des gens qui vont arriver avec des demandes de de de qu'on qualifierait d'extrêmement populaire mainstream quand vous avez des jeunes qui arrivent avec un projet on s'intéresse au K-pop on s'intéresse au kpoc pardon qu'est-ce qu'on peut faire qu'est-ce qu'on peut faire ensemble bah comment vous recevez finalement cette interpellation est-ce que vous dites bah ça c'est bon pour la c'est c'est bon pour pour la télé mainstream c'est pas pour nous c'est pas considéré comme un projet culturel ou est-ce que vous travaillez avec eux à partir effectivement de ce qui les intéresse des esthétiques auxquelles ils vont ils vont être sensibles et que là vous allez travailler à les faire rencontrer bah des danseurs vous allez leur faire rencontrer d'autres esthétiques ils seront venus pour quelque chose ils repartiront peut-être pour pour autre chose de de la structure je pense que c'est peut-être ça la la la différence d'approche qui peut nous qui peut nous intéresser en tout cas dans cette notion de culture populaire et bien évidemment faut l'interroger en je partage les interrogations ont été faites sur le plateau alors est-ce que la culture populaire c'est forcément ce qui marche ce qui R cre le succès ce qui rencontre le public alors on s'est amusé à sélectionner des exemples mais alors c'est totalement subjectif ça va faire hurler certainement une partie je sais pas pourquoi on s'est lancé dans cette idée parce que ou mais c'est impossible donc vous allez voir parce que c'est vraiment totalement subjectif on a fait par exemple on a choisi des film donc on a c'est totalement subjectif mais on s'est amusé donc on a choisi iti pourquoi pas on a choisi moi j'adore on a choisi le Père Noël est une ordure je pense que ça a été mon film de je faet pendant pendant mon adolescence qu'est-ce que ça a donné comme comme adulte je ne sais pas ce ce qu'il faut en dire on peut choisir la boom aussi par exemple ou ça qu'est-ce que ça a donné comme oui oui aussi ou alors par exemple un touchable l'un des plus grands succès du du cinéma français évidemment juste après bienvenue chez chez les chti ensuite on va voir quand même encore d'autres images par exemple les séries friends euh je fais un clin d'œil à ma fille qui vient de se voir pour la peut-être 4 ou 5e fois la saison complète bref chaque pelon et bottes de cuir ça c'est ma génération évidemment 10 % c'est beaucoup plus récent c'est du France Télévision ou encore Dallas Dallas qui ne se dans ma génération ne se souvient pas de Dallas série américaine les livres allez on y est allé Guillaume Musseau évidemment Agatha Christi Astérix Harry Potter on en a oublié des millions mais c'est pas grave et chez les chanteurs et puis on va voir des images il y a Johnny ALID forcément Ayana camoura qui est en pleine polémique mais j'avais pas envie d'en parler ce soir pour pas faire de la pub à ceux qui l' l'ont mise en avant Dalida ou encore vianet c'est quoi le critère vous voyez bien c'est totalement subjectif guet c'est le nombre d'entrées ah non non ah je savais bien que ça allait vous faire réagir non enfin ce que vous montrez là au bout du bout du banc ça finit par être le nombre d'entrée ou le nombre de lecteurs ou le nombre de mais au départ ce que vous avez montré pour la plupart sont des projets en fait très personnel si vous regardez bien pas tous mais on prend le Père Noël et uneordure quand le Père Noël est uneordure sort alors que pour le splendide a déjà eu des succès un peu auparavant mais ils s'attendent à faire beaucoup plus d'entré que ça un peu déçu à ce moment-là pour le film ils sont un peu déçus il ils s'attendent à faire un carton et en fait non ça va ça va faire un mini carton et après ça va devenir allez le mot culte bon donc mais ça prend du temps pour que tout d'un coup tout le monde se retrouve autour de ce genre d'humour noir et tout Harry Potter pardon c'est l'histoire d'une dame au début qui est au chômage et le manuscrit est refusé par qui écrit dans un salon de thé qui dont le manuscrit refusé partout mère mère solitaire voilà mère célibataire et tout et tout d'un coup le miracle mais même intouchable évidemment que toledéanakache maintenant on dit ils ont le ils ont la recette tout tout ce qui touche ça devient de l'or mais à l'époque personne pense que au Marcy dansant sur de la du disco ça va révolutionner la France ENF et et et et ramener 20 millions de person fait viané enfin vous comparez Johnny et viané c'est quoi il y a rien rien n comparer entre les deux mais à un moment il y a quelque chose qui va toucher h dans sa singularité même qui va toucher le plus grand nombre en fait il faut partir du tout petit souvent c'est un joli nombril qui touche le monde entier c'est comme ça ce sont des miracle très jolie définition je je pose je je lis quand même ce ce dans notre débat la question de de de culture populaire à la question du succès et finalement aussi du nombre d'entrées ou de livres vendus parce qu'on a parfois le sentiment que je par exemple pense au César la cérémonie des César il y a rarement les films qui font le plus d'entrées qui sont qui sont récompensés r philipi est-ce que c'est un peu une forme de mépris ou de dédain pour ce qui marchent mais d'abord pour les Césars il y a un jury qui est très large qui est composé de gens qui sont des professionnels de la profession comme on dit alors là pour le coup c'est une organisation une association qui est totalement indépendante ils organisent leur leur sélections et leurs élections ensuite comme il comme ils l'entendent il y a toujours la question par exemple de savoir pourquoi les comédies ne sont pas ne sont pas récompensés pour enfin souvent en tout cas les les films plus tragiques sont davantage récompensés bon vous y voyez pas une forme de de dédain justement des professionnels eux qui votent pour bon bah ça marche donc finalement ils ont pas besoin de nous quoi non moi je je crois que je crois que les gens cherchent aussi ce qui provoque en eux justement une émotion et moi j'ai aucun enfin je je considère qu'il faut avoir aucun dédain ni dans un sens ni dans l'autre c'estàd il faut pas avoir de dédain pour les pour les je sais pas les les livres qui sont des bestsellerir mais il faut pas non plus dans l'autre sens oui toujours finalement avoir une espèce de mépris inversé pour les gens qui essayent des choses qui prennentqu des risques enfin en tout cas qui cherchent des des esthétiques qui cherchent à défricher des territoires encore inconnu qui qui voilà qui qui se plonge là-dedans avec la passion et et aussi avec une certaine exigence artistique et je crois que ce qui est très important c'est de considérer que finalement la richesse de la culture c'est la diversité et que c'est la diversité de l'offre qu'une politique culturelle doit offrir au plus grand nombre ça veut dire à la fois des choses très grand public et des choses beaucoup plus exigeantes parce que si on ne fait que du grand public et si on considère que tout ce qui est exigeant compliqué et cetera et bien finalement ça c'est trop élitiste on arrive pardon mais ça c'est les régimes totalitaires qui font ça bien sûr bien sûr c'est d'ailleurs extrême droite le fascisme le populisme à quoi il s'attaque en premier à la culture un mot rapide mais vous auriez pu aussi mettre amiline tombe dans vos vos bcellerir par exemple et on pourrait dire que elle c'est quand même exigeant son son écriture il y a aussi des bestcellerir enfin les prixoncours se vendent comme des petits pains et ah bah il y en a certains si très bien donc ça dépend bon je vais le citer parce qu'autrement je peux pas anatomie d'une chute et enfin est n'est pas qu'un carton en terme critique avec des prix des Oscars la palme d'or et cetera ça en France ça ça a quasiment fait 2 millions d'entrées il y a des comédies réalisé par des fauseurs qui rêveraiit faire 2 millions d' je voudrais qu'on parle des a prioris peut-être que et que parfois on se on se met nous-même quoi vous voyez ce que je veux dire Rachid ourouradam est-ce qu'il y a beaucoup de Français qui se disent voilà mais chot la danse c'est pas pour moi c'est trop élitique et comment vous combattez ça oh ben toujours mais en même temps tout à l'heure on a eu des exemples de danse de de de K-Pop de voging non je pense que c'est marrant de voir comment il y a ce qu'on appelle la culture et combien des choses qui se définissent au début comme étant des contrecultures deviennent les standards de la culture dans le temps et vous l'avez dit hein quand vous avez parlé de quelque chose qui devient populaire dans le temps qu' est pas au début non aujourd'hui euh c'est bah il y a évidemment on on a on a tout le temps des préjugés on est tous pétris de préjugés donc la question qu'on doit se poser c'est comment on crée des des chemins vers les œuvres comment on fait rassemblement comment on comment on crée euh un goût pour la pour la complexité pour la pour la curiosité donc ça veut dire aller vers des publics qui spontanément n'iraient pas à CH moyen de les toucher mais c'est pour ça parce que tout à l'heure quand vous citiez euh attention à pas confondre effectivement succès et populaire par que c'est c'est là qu'on peut se perdre en tout cas oui oui la notion de diversité elle est primordiale je crois que ce qu'on peut attendre de de d'un lieu d'art et de culture c'est de c'est de créer la rencontre de l'inattendu ce goût pour la découverte et qui fera qu'à un moment donné parce qu'on est suffisamment baigné de de référence parce qu'on est suffisamment baigné de connaissance on se met à AD li à à une culture un courant artique plus qu'un autre donc aujourd'i je pense à ça pardon n interrome parce que je connais une jeune actrice qui qui a réalisé un court-métrage sur le harcèlement de rue et qui est allé le présenter à des collégiens et à des lycéens voilà dans un département très peu peuplé et et la première réaction des jeunes qui lui ont parlé c'est dire oh là là mais le cinéma c'est pas pour nous on pourra jamais faire ce métier c'est c'est vous voyez ce que je veux dire et finalement elle a dû passer son temps à à leur dire mais si osez allez-y c'est pour vous aussi écoutez je vais vous donner un exemple là par exemple en fin de semaine on a une artiste qui s'appelle la sendra ninja qui est trans qui est une personne qui est qui est référente dans ce qu'on appelle une maison de vogging une la house of Ninja la maison du ninja et c'est elle elle vient de cette communauté donc c'est des pratiques qui sont plutôt populaire on organise ce que ce qu'on appelle un Ball en vogging c'est un une safe zone c'est d'abord d'ord une pratique partagée où les corps viennent librement s'exprimer et c'est plutôt rattaché aux communautés cuir euh c'est juste de la pratique partagée au début c'est même une pratique plutôt communautaire et mais de ça de cette pratique partagé et populaire dans ce dans dans cette communauté une personne décide de faire œuvre donc et alors qu'on s'y attend pas au début on ne sait pas que cette personne va finalement faire des spectacles va piocher dans ses référen donc je crois qu'il faut il faut tout le temps se donner les moyens de considérer tout à l'heure j'entendais la culture d'une personne la culture la culture elle est partout après il y a des cultures dominantes il y a des accès à la culture mais la culture elle est partout et c'est laquelle on veut valoriser à un moment donné laquelle on veut accompagner alors je vous redonner la parole évidemment il nous reste 20 minutes dans dans ce débat mais un gros mot je vais parler d'argent et on va parler de budget tout de suite avec avec vous pour rachidti ça s'annonce peut-être un peu plus compliqué que prévu comme souvent il y a les bonnes attention et puis à la réalité budgétaire l'éternelle question des arbitrages et peut-être en train de refroidir les espoirs de l'ancienne garde des saau on en a beaucoup parlé sur ce plateau Thomas Bruno Le Maire et ses fameux 10 milliards à trouver il va peut-être commencer par des ministères qu' l'estime entre guillemets je vais me faire lincher secondaire et dans la presse on évoque donc une perte de 200 millions d'euros pour le ministère de la Culture ce qui est considérable qu'en pense Rachid hadti et bien on a retrouvé un débat qui a eu lieu le 27 février devant les étudiants de Dauphine elle est interrogée par une étudiante mais c'est une étudiante qui met les pieds dans le plat BR le maire a annoncé un retrait de 10 milliards de crédit dont 200 millions à la culture quels sont les secteurs de la culture qui vont être touchés justement c'est des arbitrages qui ont eu lieu la semaine dernière on n sont pas totalement stabilisés à ce jour moi je suis alors j'ai pu récupérer une petite somme c'est aussi de la négociation et euh là c'est pas totalement stébalisé je suis en train de regarder effectivement en fonction des direction des missions et des objectifs qu'on peut assigner à ce ministère et à son administration elle joue un peu la montre on attend de voir ce qu'elle pourra sauver mais bon la tendance est à la coupe budgétaire assez nette c'est une déception pour le milieu de la culture car on avait loué les capacités de Rachid hadti à sauver son budget àer chercher les crédits en pleine crise Bruno Lemer n'a donc pas fait d'exception culturelle pour ach alors est-ce qu'on sait déjà quels secteurs vont être affecté j'ai pris mon téléphone j'ai appelé le cabinet et le service communication de la ministre on m'a donné de précision mais quelques pistes ont fuité serait concerné je mets du conditionnel le patrimoine moins 100 millions d'euros on parle aussi de la création les établissements publics nationaux comme le Louvre ou la Villette qu'on peut associer à la culture populaire pourrait souffrir de ces sacrifice les initiatives promises également en faveur de l'accès à la culture dans les zones rurales sont aussi en danger la ministre de la Culture va devoir redéfinir avec clarté en fait ses priorités avec ce budget amoindri refixer la place de la culture populaire et forcément ça va comment cette décision atelle été prise est-ce qu'elle a été concertée al c'est l'Élysée matinon et by qui ont fait ça en trio alors est-ce une trahison d'Emmanuel Macron qui avait érigé fièrement Rachid hadti en prise de guerre contre l'lr en réalité chacun semble y trouver son compte Emmanuel Macron montre en fait qu'il priorise en temps de crise Rachid hadti garde elle de son côté son objectif premier en tête la mérie de Paris et on l'a vu au meeting de renaissance dans sa nouvelle famille politique elle est un peu comme un poisson dans l'eau Rachid adati et d'après les derniers sondages elle est la ministre la plus populaire ben voilà on on réemploie ce ce mot les arbitrages budgétaires je me tourne vers votre expérience parce qu'ils sont pas forcément faciles à gagner euh je quand quand vous étiez ministre de la Culture vous aviez commandé un un rapport sur le poids économique de la culture on était en 2013 est-ce que c'était une façon finalement de peser sur ces arbitrages absolument c'était une manière de répondre à ceux en particulier à à Bercy euh ceux qui considèrent que le ministère de la Culture est un ministère dépensier et uniquement dépensier or en fait la culture en France c'est notre plus grand richesse c'est notre richesse évidemment d'un point de vue d'abord humain et d'abord de la sensibilité et de la richesse que ça nous apporte du point de vue justement de de de l'émotion de la liberté de l'émancipation mais en fait c'est aussi pour tous les territoires absolument extraordinaire en ce que cela crée comme activité économique comme comme comme emploi aussi he il y avait 800000 emplois en 2013 qui avaient été identifié par par ce rapport et puis dans le rayonnement international de la France ça joue aussi énormément donc vraiment le l'aspect économique de la culture il est pas à négligé parce que de l'autre côté pour faire une politique culturelle on a besoin d'argent et là je pense que tous les ENF tout tout tout ce qui a pu être raconté sur la nouvelle ministre vient s'échoué sur le le rock de la réalité parce que 200 millions d'euros ça va dire des coupes franchesp c'est énorme disons on va voir comment fait mais de toute façon oui 100 millions par exemple million sur le patrimoine ça serait 10 % du budget du patrimoine idem pour la création en fait c'est une baisse de l'augmentation prévue en fait ça avait été annoncé av une qui avait été augmenté non mais je je donne factuellement plus loin ça pardon excusez-moi je vous coupe mais ça va plus loin que la que la suppression de la hausse qui avait été annoncée par RA abdoumac c'est-à-dire que en tout on va arriver sans doute à peu près à une baisse sèche de 5 6 % du du du budget de la culture donc c'est énorme donc ça veut dire que en gros tout ce qu'ensuite elle peut raconter pardon mais ça sera du vent dans les dans dans les branches Rachid ou ramedame pardon d'avoir écorché votre votre nom depuis le début de cette de de de cette émission quand vous entendez ça votre budget comment ça marche il est il est garanti pour j'imagine l'année en cours vous savez pas à quelle so vous allez être manger l'année suivante comment ça se passe oh oui bah il faut savoir marcher sur cette ligne de crête nous on a été informé hein de la Coupe qu'on allait avoir quoi de la réduction et euh donc euh on peut évidemment pas l'absorber sur l'année en cours vous le savez on travaille sur des saisons on s'engage sinon les artistes ne peuvent pas se projeter donc on apprend qu'on aura moins d'argent que prévu sur 2024 mais c'est c'est ce sera le contrecût c'est quoi c'est entre 5 et 10 % de moins c'est euh c'est c'est 500000 € sur un budget de 20 million euh voilà et c'était une c'est beaucoup de projets que vous avez non c'est sûr ben oui parce que si vous voulez il y a des choses qui sont dans un établissement comme celui-là il y a des choses qui sont incompressibles et après il y a il y a ce qu'on appelle la la la tout ce qui est des volumes artistiques euh et c'est et c'est vrai que c'est l'endroit où on essae de ne jamais toucher parce que bah c'est en effet domino vous imaginez bien le la créativité française dont vous parliez tout à l'heure euh on a une responsabilité vis-à-vis de ces artistes qui ont traversé la crise sanitaire y a déjà beaucoup de dégâts et on essa tout le temps tout le temps de préserver la marche artistique pour pouvoir les accompagner donc on est encore dans le fait de recevoir la nouvelle et on n'a pas encore rebondi sur comment rebondir effaser mais c'est de toute façon on est obligé de reporter on n'est pas en capacité de réagir donc là on creuse et on voit après comment on arrive à réagir Patrick Chenu quel conséquen ça ça aura pour pour les les les Maisons des Jeunes et de la Culture ce cette réduction budgétaire est-ce que vous le savez déjà non c'est c'est très compliqué c'est très compliqué à dire aujourd'hui ce qu'on ce qu'on peut par contre partager c'est qu'on est dans un moment où les MJC sont des associations des associations locales ont été très fortement très fortement touché par par l'inflation qu' on vu aussi légitimement leur masse salariale augmenté on a des des revalorisations des des salaires fort heureusement ces deux dernières années c'est à peu près de l'ordre de l'ordre de 10 % malgré tout he sur des augmentations mécaniques qui s impose et avec des des associations dont le les principaux financeurs c'est le bloc communal on va dire voilà l'état peut intervenir en second ou en second ou en 3è dans les subventions publiques sachant qu'on a des réseaux qui sont autofinancés entre selon les territoires on va dire entre 40 et 60 % quoi euh ce qui veut dire qu'aujourd'hui ça ça risque de faire peser un peu plus la charge sur les cotisations que vont payer les membres pour les pratiques un moment qu'ils vont pouvoir faire au sein des au sein des au sein des m JC et je pense on peut partager un exclure une partie des pardon n interrompre ça va exclure une partie des publics de l'accès le problème c'est que ça va retomber sur les sur les familles à un moment ou un autre si on doit rééquilibrer parce que dans le meilleur des cas les collectivités elles aussi maintiennent les subventions à niveau sans parler des conséquences de la de la crise énergétique de leur difficultés financières propre donc là n on se retrouve à peu près entre le marteau et l'enclume donc s'il y a des éléments d'ambition partagés avec ce que peut ce que peut porter la la ministre il va quand même falloir à un moment mettre des moyens en face parce que ça va être très compliqué pour les réseaux d'éducation populaire alors dans dans ce débat il faut forcément parler du passeculture qui a été créé enfin expérimenté en 2019 et on va tirer le bilan grâce à Quentin Quentin Calmet qui me rejoint de nouveau sur ce plateau donc expérimentation 2019 élargie en 2021 quel bilan Quentin oui pour rappel le Pass Culture mis en place par le gouvernement est une application mobile qui relais des offres cultures ou artistiques elle permet à des jeunes de 15 à à 18 ans de disposer d'un crédit à utiliser c'est 20 € quand on a 15 ans 30 € à 16 ans 30 € à nouveau à 17 ans et 300 € à 18 ans utilisable dans les 24 mois cela fait donc un total de 380 € sur 4 ans pour la culture est-ce que beaucoup de jeunes ont utilisé ce Pass oui c'est ce qu'on lit dans un rapport sénatorial de juillet 2023 3 millions de jeunes ont créé un compte sur laapp mobile depuis sa généralisation on est à 76 % de taux de couverture pour les jeunes de 18 ans autour de 50 % pour les jeunes de 15 à 17 ans vous voyez l'objectif c'est d'augmenter de 5 points pour les 5 à 17 ans d'ici 2025 et comment est-il utilisé ce passeculture c'est là que ça devient intéressant voilà voyez l'exemple de deux lycéennes rencontré par Audrey vetaz notre reporterire c'était en juin dernier c'est un extrait de notre émission avoir 20 ans sur public sa présenté par Tam tranu écoutez comment elles ont utilisé leur pass j'ai pas forcément tout mon argent à dépenser pour les festivals donc du coup j'étais hyper contente de pouvoirir le Pass Culture pour pouvoir payer enfin pour pouvoir y aller en fait parce que j'adore ça j'ai choisi un truc que je voulais depuis très longtemps que je pouvais pas m'acheter parce que c'est un peu cher dans le lot il y a un micro il y a une tablette de mixage et il y avait l'antipop donc qui servait à pas faire de bruit derrière le micro bah du coup tout ça je l'ai eu pour 300 € donc j'ai mis tout l'argent dedans c'est un choix que j'ai eu du mal à faire mais je me suis dit que ça valit le coup voilà donc un festival en solid dayss et un micro les 300 € dans dans le micro si on prend l'exemple des qu premiers mois de 2023 le passculture a été utilisé à 17 % pour des concerts chez les jeunes de 18 ans 24 % pour le cinéma et surtout pour les livres à 38 % c'est la première utilisation du passeculture beaucoup de jeunes qui ont utilisé le passculture j'avais lu ça il y a il y a quelques semaines pour acheter massivement des mangas est-ce que c'est vrai ça mais c'est vrai que c'est ce qui s'est passé au début effectivement mais pas seul seulement a les mangas écoutez ce deuxième témoignage d'un libraire indépendant à monreuil c'est toujours au micro de drvuetaz alors on va vendre par exemple des livres à caractère scolaire ou universitaire des grands classique on vend de la philo avec le Pass Culture on vend Nietzsche le gay savoir on vend HS voilà reste à voir comment développer maintenant à l'utilisation du Pass au-delà des livres du cinéma et des concerts mais pour inciter les jeunes aller dans les musées suivre des conférences ou aller voir des spectacles tout ce qui est permis par l'appli encore faut-il que ces offres culturell elle soit développé partout sur le territoire et c'est ce que dit aussi le rapport sénatorial de juillet 2023 il y a des zones blanches en France pour les jeunes merci beaucoup merci Quentin calm pour pour toutes ces informations bonne idée a phipti vous auriez aimé la voir je suis pas sûr moi parce que de toute façon cet argent enfin évidemment quand on donne de l'argent à des jeunes en le disant vous devez le cibler sur voilà bon mais on aurait pu utiliser la même somme pour faire un peu des par exemple investir davantage sur l'éducation artistique dans les écoles les pratiques dans les écoles et cetera voilà moi je je reste je reste sur cette idée làà bon après euh mais graphique il est intéressant quand même de voir on n s'est regardé on était un peu étonné on dit le livre en numéro 1 moi je m'attendais à avoir peutêre des vidéos je sais pas mais franchement oui mais c'est c'est c'est uneidée évidemment que le cliché selon lequel les jeunes on lit moins on lit tous moins mais le cliché surelon lequel les jeunes ne ne liraient pas c'est c'est pas vrai évidemment ils lisent donc si on leur donne une petite enveloppe pour acheter de la culture ils vont acheter des livres et c'est très bien et moi j'ai pas de non plus de de mépris pour la bande dessinée ou quoi la manga donc voilà c'est c'est très bien simplement je disc m diversité quand même des produits culturels mais par exemple avec la même somme bah qu'est-ce qu'on aurait pu faire autrement c'est ça c'est toujours des choix d'opportunité voil votre avis moi je trouve ça quand même assez comment dire euh assez beau que que que des jeunes puissent choisir eux-mêmes avec un portefeuille queil y ait cette espèce de liberté de choix sur l'objet culturel après ce que je vois c'est qu'en fait les les les trois premières consommations culturelles sont des consommations assez évidentes il y a pas besoin de pub pour aller acheter des livres enfin Nietzsche n'a plus besoin de publicité enfin j'espère le cinéma c'est pareil et tout ce que je trouve un peu dommage effectivement c'est l'accès à une culture peut-être un petit peu plus enfin pas compliquée mais pas compliqué dans la dans la dans l'accès intellectuel mais dans l'accès géographique et tout et que le passe culture que je trouve ce qui manque c'est de la comme c'est-à-dire dire il y a tel spectacle qui est important il y a tel ce n'est pas c'estez relayé il devrait y avoir en même temps vraiment des pratiquement un guide culturel qui aille avec pour pour montrer aux jeunes ce qu'ils peuvent faire avec ces 300 € et après je suis tout à fait d'accord que plus on met de budget aussi c'est pas que le ministère de la Culture qu'il faut interroger en c'est pas que la 5è ministre de la Culture il faut interroger ENF 5 ça fait quand même beaucoup là d'ailleurs enfin bon ça c'est le message est passé mais c'est le ministère d' l'éducation effectivement vraiment le premier accès le premier Pass Culture au sens large c'est l'école c'est ça qui aussi ouvre les chakras et qui donne envie de de de déguster une culture auquelle on aurait pas forcément pensé je crois que votre journaliste en a pas parlé parce que il y a eu l'épisode 2 du Pass Culture c'est que justement et c'est ce qui est intéressant parce que euh quand même le le pouvoir d'achat évidemment c'est une entrée pour ce pour avoir accès à la culture mais il faut aussi se poser la question des personnes qui sont pas dans ce dans cette disposition d'aller vers une offre culturelle et nous on le voit souvent parce que quand on fait des euh politiques tarifaires préférentielles c'est parfois les on en fait bénéficier aux personnes qui viennent déjà chez nous en fait donc après nous on doit se poser la question de mais ceux qui donc le prix c'est pas seulement c'est pas le seul l mais pas que ça sa bien dans le monde de la culture on voit bien combien quelqu'un est prêt on vous aviez une une étudiante là qui est prêt à mettre énormément sur une chose ou Mo donc parfois on est on peut économiser pour pendant très longtemps pour aller voir une seule show on a on a plutôt envie de fragmenter sa pratique cultur donc mais c'est on est déjà en fait dans un mouvement de consommation culturelle est-ce que ce Pass Culture vous a amené du public alors c'est là c'est là où je voulais envenir c'est qu'il y a eu un épisode 2 c'està-dire qu'en fait on s'est rendu compte que peut-être il fallait accompagner ces jeunes et on l'a rebasculé et aujourd'hui les professeurs peuvent bénéficier peuvent bénéficier c'est impasse collectif et et amener à des vres prof deviennent prescripteurs d'une certaine façon jeis Conseil accompagne ça c'est un crédit par classe en fait et je crois alors là j'ai pas les chiffres mais il me semble que d'ailleurs ça a été beaucoup plus consommé par ces pratiques accompagné de professeurs que par une pratique spontané des jeunes parce que Patrick Chenu je reviens vers vous le risque c'est que finalement il est d'abord permis au enfin les jeunes ont fait des choix qui les sortaient pas de leur univers culturel habituel est-ce que c'est un peu le premier bilan qu'on a fait de ce passculture oui je crois que enfin comme comme comme les autres invités je pense que le passculture à partir du moment où on donne des des moyens à des jeunes pour accéder à des biens culturels à des pratiques à une offre on peut bien évidemment que le saluer après la question que ça pose c'est vers quel type de pratique vers quel type de bien on va entre met naturellement aller et et là si on n pas si on n pas un travail de médiation qui est fait si on n pas un travail d'accompagnement de découverte finalement d'autres formes de pratique on va finalement reproduire des éléments de pratique qu'on évoquéit tout à l'heure c'est qu'on va pas créer la rencontre avec d'autres esthétiques d'autres artistes et cetera dans dans le réseau des MVC le Pass Culture est très utilisé par les associations pour permettre l'accès aux pratiques aux ateliers aux spectacles et cetera mais la partie collective qu'évoquait Rachid wamdam et et chez nous particulièrement et particulièrement bien accueilli et et notamment sur je prendre un exemple on a on a un réseau dans lequel c'est extrêmement utilisé pour permettre l'accès à des expositions des pratiques de culture scientifique et technique par exemple voilà les classes sont largement parer de ça et ça permet de faire bénéficier ces classes donc je dirais que nous le Pass Culture oui mais quid à un moment du nécessaire travail de de médiation et et d'accompagnement voà aur philppiti ça ça veut dire que le le je reviens sur le prix parce que le prix d'une place de cinéma enfin bon c'est c'est quand même un un un frein est-ce que je ve poser la question est-ce un frein quand même à l'accès à la Cult c'est un frein mais c'est pas le seul frein et surtout parfois par exemple il y a des politiques de gratuité pour les jeunes de moins de 25 ans tous les musées nationaux sont gratuits en France tous tous les musées nationaux les musées de la Ville de Paris sont gratuits pour tout le monde dans les collections permanentes ça je tiens à le dire quand même donc on a une expérience là-dessus on sait c'est formidable mais ça ne suffit pas c'est gratuit pour les jeunes qui vont aller qui vont aller dans pas seulement pour les jeunes mais mais même pour des pour des gens qui ont pas l'habitude d'aller au musée c'est pas parce que c'est gratuit qu' vont y aller et donc il faut développer des politiques de pas seulement de médiation mais vraiment bah ce qu'on appelle l'éducation artistique et culturelle et c'est vrai que pour moi c'est vraiment l'école parce qu'avec l'école on touche tout le monde on touche tous les enfants toutes les classes sociales tous les quartiers et cetera et ça ça c'est indispensable mais c'est valable aussi pour par exemple des associations qui s'occupent de personnes en difficulté nous à Paris on a par exemple on a un partenariat une convention avec la CAF avec la caisse d'allocation familiale et c'est donc la CAF qui amène vers les établissements culturels de la ville bah les publics qui bah touch par exemple des familles monoparental il nous reste 20 secondes gu un dernier mot on parle beaucoup de d'amener le public en général les jeunes vers la culture je pense qu'il faut aussi que la culture aille vers eux et d'une manière concrète c'estàd d'une manière physique vous parliez tout à tout à l'heure de cette jeune réalisatrice qui éta allée dans une école pour montrer son court-métrage et le se du courant oui mais oui mais le seul fait de sa présence a peut-être éveillé effectivement deux ou trois envies chez ses jeunes de faire du cinéma ou au moins d'en voir ce serait magique il faut que les acteurs de la culture aussi aillent à l'école fassent des choses dans les écoles fassent des enfin que ils aillent à la rencontre les festivals pour ça dans la France entière c'est très important et ben voilà on termine là-dessus merci à tous c'était passionnant merci d'avoir participé à ce débat je vous dis à bientôt sur ruque Sénat et je vous donne rendez-vous demain 18h22h notez enfin que l'invité de la matinale sera Nicolas DUP pontignon le député de lessonne et préant debout lafance bonne [Musique] soirée

Culture populaire : Rachida Dati aura-t-elle les moyens de ses ambitions ? — Rachida Dati · Pourquijevote