Emmanuel Macron, «Mozart de la finance» ? Selon le journaliste Eric Revel, «l'égo du Président
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Heureux Europein soir weekend 2e heure. J'accueille mes débatteurs George Fenc ancien magistrat [musique] Bonsoir George. Bonsoir Stéphanie. [rires] Vincent Rois journée et séiste.
Bonsoir Vincent. Bonsoir. Alors on va parler de ce qui se passe en ce moment à l'Assemblée nationale.
Je suis un petit peu déconcentré parce que je regarde les écrans et toutes les 2 minutes, il y a autre chose qui tombe là. Le le dernier urgent c'était le le PS redemande le retour de l'impôt sur la fortune. On a l'impression d'être il y a quelques années en arrière.
Ça n'arrête [musique] pas. Effectivement après-midi houleuse avec le rejet de la taxe Zucman. On va en parler avec vous mon cher Éric Revel.
Journaliste, on vous voit régulièrement sur les plateaux de C News dans les studios d'Europin. Mais je vous invitais ce soir pour faire votre livre. C'est Mozart qu'on assassine les fi les fiascos de la décennie Macron aux éditions ellipse.
Alors Mozart évidemment c'est un certain Emmanuel Macron. Euh c'est c'est assez amusant ce ce livre, facile à lire, passionnant. Euh il prend le rôle d'une de quoi d'un héros d'opéra chaque chapitre à droite.
La la formule c'est Mozart qu'on assassine, elle est à double entrée si j'ose dire. C'est évidemment en référence à celui qu'on avait baptisé Mozard de la Finance. D'ailleurs dans une interview à Paris match, je crois que c'était en 2018, Brigitte Macron avait expliqué que quand elle écoutait son mari, quand elle le voyait réfléchir, elle avait l'impression d'avoir à côté d'elle Mozart.
Donc c'est évidemment le bilan du mozzard de la finance mais pas que du mozard de la diplomatie du mozard du mozzard du social mais c'est aussi une phrase célèbre dans la littérature française. C'est Mozart qu'on assassine. C'est le titre à l'origine d'un livre de Gilbert Sesbron qui avait été la formule avait été repris par Antoine de Saint-Exupéri et ces Mozart qu'on assassine.
Ça veut dire que dans chaque enfant potentiellement il y a un petit mozard qui sommeille. Mais les obstacles de la vie, les contradictions, les mensonges font que son potentiel se révèle plus ou moins bien. Et évidemment, tout ça, ça nous renvoie.
On a envie de vous poser la question alors qui a assassiné ce ce Mozart là ? Alors bah, je vais vous dire, moi ce qui me frappe, j'ai j'ai connu quelques chefs d'état beaucoup plus jeune. Je j'avais accompagné François Mitteran dans beaucoup de voyages présidentiels, des des sommets d'État, des sommets européens, des visites privées et cetera.
Il y a quelque chose qui me frappe chez Emmanuel Macron et qui explique peut-être l'accumulation de ces fiascos et de ses échecs, c'est que en général quand vous devenez ministre ou quand vous avez une fonction que vous donne la République, votre personnalité disparaît derrière la fonction que vous incarnez. Et bien l'ubrice d'Emmanuel Macron est tellement puissant qu'en fait pour moi, il a effacé le statut de président de la République pour mettre en avant sa personnalité. Vous vous dites d'ailleurs son ego a dévoré sa fonction.
Oui, c'est ça. C'est exactement ça. C'est c'est-à-dire que en fait quand quand euh quand quand vous le voyez euh quand quand vous l'écoutez euh quand vous avez des témoignages et j'en ai eu nombreux, euh n'importe quel expert sur des questions très pointues, au bout de 2 3 minutes euh le chef de l'État explique qu'en fait il en connaît plus que l'expert qu'il a en face de lui.
Donc en fait oui, il a un UBRIS très développé et cet UBRIS a gommé a gommé la fonction. Mais vous savez euh Claude Gubler qui était le médecin de François Mitterrand euh avec qui euh je bah il était dans tous les voyages de François Mitterrand auquel j'ai eu l'honneur de participer, il m'avait dit un truc qui m'avait marqué. Il m'avait dit un chef d'état, alors lui c'était un petit médecin de province hein, à l'origine qui avait soigné la mère de Daniel Mitteran et qu'il est et qui était devenu le médecin personnel avec tout ce qu'on a appris par la suite de François Mitteran et il m'avait dit en fait les chefs d'État ils ont quelque chose en plus ou en moins mais ils ne sont pas faits comme nous.
Ils ne sont pas faits comme nous. Alors Emmanuel Macron, on l'avait annoncé comme un prodige. H il faut bien reconnaître que d'où on se tourne aujourd'hui pardon.
Et c'est ce que j'écris dans le livre. On a quand même accumulé, il a quand même accumulé les échecs avec une originalité parce que c'est un livre à la fois politique et un livre de Méloman, c'est que chaque chapitre Oui, c'est ça. [rires] C'est ce que j'essayais de dire d'ailleurs.
Don Giovanni, le le séducteur in vétéré. Vous dites "Vincent roi." Oui, vous voulez.
Oui, moi j'avais une question parce que en réalité je trouve que bien souvent on ne s'intéresse pas assez. C'est vrai pour les écrivains, c'est vrai pour les musiciens, c'est vrai pour les philosophes et cetera. ne s'intéresse jamais assez au corps et c'est vrai pour les politiques.
Et moi, je trouve que euh monsieur Macron a un corps très particulier, une manière de l'utiliser extrêmement particulière. Il est d'abord extrêmement tactile. Bon al c'est c'est parfois très gênant quoi.
Il reçoit le roi de de je sais pas quoi, du Danemarc ou de il est extrêmement tactile, il est il est à tuer à toi. Il est extrêmement familier. Tu tois le pape il touche le pape il est il est alors qu'on a vu la dernière fois par exemple le le la reine d'Angleterre la reine qu'on sort arrivé arrivé en mentille [rires] le le le roi au contraire très en retour de la main comme on dit en province et notamment dans ma province c'estàd la Vienne mais là il est il est tout le temps alors d'où ça vient est-ce que est-ce que c'est à mettre en lien avec cette ubrise dont vous parlez c'est-à-dire le corps très en avant le corps très tactile est enveloppant il prend les gens par le coup même ceux que que qu'il connaît très peu il est très il est très familier, il a ce corps extrêmement mobile et il le projette j'ai l'impression du du corps des ch que en dis donc et et et il va très loin, je veux dire, il le projette en avant sur les gens comme s'il voulait à la fois avec son corps occuper l'espace et partant occuper l'esprit.
C'estàd que pour moi il y a a y il y a une forte incohérence. C'est-à-dire que à la fois il se situe toujours au-dessus de la mêlée et toujours au-dessus des autres et en même temps il il veut une grande proximité. Mais je parlais de François Mitteran tout à l'heure, je peux vous dire que dans un voyage évidemment j'étais plus jeune et plus impressionnable mais dans un voyage quand vous étiez au contact du président de la République François Mitteran, vous n'alliez pas et il n'allait pas vous toucher, vous serrer la main et s'il ne vous adressait pas la parole, vous lui adressiez pas la parole.
Jacques Chirac, c'était différent. Jacques Chirac, il avait un contact beaucoup plus beaucoup plus fort. Moi, je me souviens d'une anecdote que je je raconte aussi.
Je crois que c'est un voyage au Canada à l'époque où Jean-Chrétien est premier ministre et il venait souvent au contact des journalistes dans l'avion. Alors, il y avait une petite conférence de presse qui était organisée, mais moi j'avais jamais accès parce qu'il y avait les Paul Gilbert, les grandes signatures du moment, les Ralphes Pinteau, les Dominiques Bronberger. Donc moi, j'étais un peu en retrait et en fait, j'avais une technique, c'est que je savais par quel couloir il allait euh repartir pour aller à sa place et je faisais mon interview.
C'està-dire que je disais "Monsieur le président, j'ai pas pu mais est-ce que je peux vous venez venez venez venez." Donc je m'asseyais et au bout d'un moment et c'est là que c'est c'est une proximité familière mais dans le bon sens du terme, ce qui à mon avis pas Emmanuel Macron. Il ouvrait une petite trousse et il me disait "Vous savez à l'arrivée, je représente la France donc il faut que je dorme, je prends mes cachets." [rires] Ouais, c'était pas la même chose.
George Fenc. Oui, en vous écoutant Éric Robel, j'ai l'impression que c'est plus un mozzard qui s'est suicidé qu'on a assassiné son UBRIS si vous voulez, il a lui-même creusé sa propre tombe. On façon de parler bien sûr, mais je voudrais quand même peut-être alors jouer le rôle de l'avocat.
Allez-y. Est-ce que vous qui êtes un économiste reconnu, vous ne trouvez pas quand même quelque part dans cette décennie de malheur que vous décrivez euh quelques réussites, quelques avantages comme on pense notamment l'attractivité de la France dont il se prévoit à chaque fois ou l'avoir fait baisser le chômage. Il y a pas quand même quelques réussites par-ci parl si vous voulez.
Euh bon le chômage ça tombe mal parce qu'il est en train de repartir à la hausse. Alors il y a des raisons statistiques mais là il y a eu un + 1,6 %. sur l'attractivité.
C'est vrai que il y a eu des grand nation, vous appelez ça les noes de Figaro d'ailleurs, c'est le chapitre NOS de Figaro. Il y a il y a l'attractivité don président de la République se rengorge très souvent mais enfin il faut savoir quand même qu'aujourd'hui l'industrie française c'est 11 % du PIB français, c'est-à-dire en dessous du niveau de la Grèce. Donc je veux bien croire que la France est très attractive mais concrètement ça s'est pas traduit.
Il y a beaucoup de fermetures d'entreprise. Il y a eu encore 7000 faillites d'entreprise au mois de septembre dernier. Alors, il y a un point que moi je lui reconnais où il a été visionnaire, je trouve même si tout le livre hein, c'est un panflet, vous savez, c'est un genre littéraire du 17e siècle hein, que je réhabilite avec acide et drôlerie, avec acidité et drôlerie.
Il y a un point où je trouve qu'il a été visionnière, je crois que c'est en 2019 lorsque dans cette interview économiste, il explique que l'OTAN est en mort cérébrale. Je crois que ce sont ces termes et je pense que ça il avait bien vu parce que évidemment Trump avait commencé à à désengager en tout cas verbalement les États-Unis de l'OT temps et il avait compris que il faudrait peut-être réagir et avoir alors mais la défense européenne que veut Emmanuel Macron est resté l'être morte puisque les Allemands ils achètent du matériel militaire américain. Alors l'un des l'un des derniers opéras de de Améus Mozart mais en scène Titus qui vous dites qui aspirait à gouverner avec bienveillance et justice mais entouré de complot et de trahison Titus sombre.
Donc ça c'est c'est quoi ? C'est le dernier acte d'Emmanuel Macron. Bien sûr, c'est ce qui est exactement en train de se passer aujourd'hui pour Titus Macron. c'est que vous avez vu ce qu'a dit Gabriel Atal qui ne comprend plus le président de République.
Vous avez vu ce qu'a dit évidemment Édouard Philippe qui dit que ce n'est pas digne de rester. Ça veut dire que s'il reste, il est indigne. Donc là, ce sont des gens quand même qui l'a fait politiquement et qui le trahissent.
Et je pense que les Français n'aiment pas la déloyauté. Donc évidemment, j'ai trouvé qu'il y avait des parallèles entre les grandes œuvres de Volgwang Ahedous Mozart et l'accumulation de fiasco du Mozart de la finance qui méritait d'être souligné. Oui, vous parlez d'un compositeur qui devient une tragédie française.
Alors, c'est hasard du calendrier. Éric, vous venez pour la promotion de ce livre au moment où on entend le le Parti socialiste, je le disais en début de d'émission, qui réclame à nouveau le retour de l'ISF. Ça c'est vraiment l'un des derniers bastions qui tombe.
On est en train de parler de la suspension de la réforme de de retraite. Vous avez vu le déluge de taxe à l'Assemblée nationale. Alors bon là la taxe Zucman a été rejetée mais tout de même ben écoutez moi je vais vous dire ce que je pense de ce budget euh c'est que c'est un budget morné.
En réalité, quand vous voyez que le Premier ministre aujourd'hui, au-delà de l'appel de du Parti socialiste a reconstitué l'ISF, je rappelle que l'ISF n'a pas totalement disparu. La partie euh immobilière existe toujours. C'est la partie capitale qui a été supprimée, hein.
On appelle ça aujourd'hui life. Mais quand vous voyez le premier ministre qui euh qui lâche quasiment et tant mieux pour les gens qui en bénéficieront sur la question du gel des retraites, sur la question du gel des prestations sociales. Mais pardonnez-moi, mais où va-t-il trouver les économies qu'il a prévu ?
Donc en augmentant les impôts, il va avoir des pour les auditeurs he que Sébastien le cornus dit en effet favorable [rires] à dégeler les pensions de retraite ce soir. Non mais tant mieux pour les retraités et tant mieux pour ceux qui bénéficient de minim sociaux. C'est pas mon sujet.
Le sujet c'est qu'il a promis de faire des économies qu'il ne pourra pas tenir puisque euh le Parti socialiste euh n'a pas le pouvoir mais il gouverne. Je rappelle que cet après-midi euh Olivier Fort et le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale ont été déjeunés. Donc je pense qu'ils ont ils ont ils ils ont ils ont signé un contrat.
Mais si vous faites pas d'économique et que vous ne réformez pas la dépense publique, alors je vois pas du tout comment ce budget peut ressembler à ce qui avait été prévu au début. Mais moi ce ce qui va vous vraiment frapper cet après-midi quand j'ai entendu le premier ministre faire cet aveu terrible qu'il a répété à deux fois je suis un premier ministre sans majorité je suis un premier ministre s il a dit est-ce que j'ai l'air d'être le chef d'une majorité est-ce que j'ai l'air d'être une forme d'humour quand même c'est plus qu'une forme du c'est un humour quand même qui fait froid dans le dos quand les français Oui mais mettons-nous à la place de des Français qui regardent ça mais un premier ministre qui qui reconnaît avoir perdu le pouvoir. Et on peut se demander et tourner la tête dans tous les sens, mais qui détient le pouvoir dans notre pays ?
C'est qui ? C'est LFI, c'est le Parti socialiste, c'est le Rassemblée nationale, c'est l'Élysée, l'administration, la banque l'administration. Euh voyez, on est sur un navire qui t dangereusement en ce moment et qui n'a plus de capitaine surtout qui n'a plus de capitaine.
Il y a plus ou dans le capitaine s'intéresse s'intéresse assez peu à la trajectoire. Oui, parce qu'il n'a plus aucun pouvoir. Quel est qui est ou quelle est l'iceberg ?
Écoutez, on va le voir assez rapidement. Alors, évidemment, il a voulu faire plaisir au socialistes en supprimant le 493, mais s'il passe son budget par ordonnance, je vois pas en quoi ce serait, d'ailleurs, ce serait une première, hein, un budget par ordonnance sous la 5e. Je vois pas en quoi ce serait plus démocratique pour les députés de gauche que de passer par un 493.
Donc, en réalité ce budget, je je pense qu'il est morné. C'est-à-dire que les dépenses publiques, elles seront pas faites et les économies prévues, l'augmentation des recettes euh bah il lâche surtout en fait hein. Alors il y a eu le grand théâtre pendant des jours parce que en fait les amendements plus ou moins il y a eu tout et n'importe quoi.
Il y a eu à boire et taxation des haut revenus ciblant les holdings aujourd'hui hein dans la droite. Oui oui mais ce que je veux dire c'est que en fait il ne tient déjà pas les engagements qu'il avait prévu. Non, moi j'ai l'impression si vous voulez que Sébastien le Cornu promène le chien comme on dit dans ma charante natale.
C'està-dire que il promène le chien et en plus en se laissant guider par le chien. C'està-dire qu'il ne sait pas trop où il va. Il essaie de gagner du temps.
Il essaie Non, exactement. Il essaie de gagner du temps. Messieurs, restez avec nous.
On continue nos départs. Vous restez un petit peu vous passez en mode débatteur. nous accepte Geor on le fréquente donc allez on se retrouve dans dans quelques instants juste après la pub sur Europe P.
Emmanuel Macron