Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 4 août 2026 17 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Les idées de Alain Duhamel sur J. Bardella, M. Le Pen, N. Sarkozy

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Vous impressionne, Jordan Bardella ?

  • 0:40RelanceRéponse directe

    Pourquoi un rôle impossible ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Ce qui n'est plus le cas de Marine Le Pen, avec laquelle...

  • 2:29RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous avez quand même pris conscience que c'est dans la zone euro que la crise a été la plus grave ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous avez une phrase à son égard dans le livre, dans le chapitre que vous lui consacrez.

  • 5:26OuverteRéponse directe

    Dans votre livre, j'ai cherché, quand il est arrivé, j'ai cherché, je n'ai pas trouvé Ségolène Royal.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « il ne m'impressionne pas, notamment parce qu'il manque de culture »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « la dimension culturelle est quand même trop absente. Elle l'est d'ailleurs déjà chez Marine Le Pen, mais chez lui, ça va plus loin. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « T'as été aussi grave en Grande-Bretagne qu'il n'est pas dans la zone euro ? »
  • 3:33Invité politiqueFait
    « elle disait, la Grande-Bretagne va mieux. Dans la même interview, elle m'a soutenu qu'il y avait une demi-douzaine de gouvernements européens qui étaient en train de préparer leur sortie de l'Europe. »
  • 3:47Invité politiqueFait
    « Non, mais elle ment. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Je pense qu'elle n'a jamais rien fait de bien en politique sauf d'avoir trouvé quelqu'un susceptible de jouer un rôle que vraisemblablement, elle, ne parviendra pas à jouer. »
  • 5:55Invité politiqueFait
    « J'ai dit très souvent et j'ai pensé, par exemple, que Simone Veil avait tout à fait la carrière de quelqu'un qui pouvait être à la tête de l'État. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « elle incarnait la démocratie d'opinion. C'est-à-dire pas de rationalité, la spontanéité, le décalage permanent. »
  • 7:11Invité politiqueFait
    « je sentais bien que ce qu'elle incarnait, c'est-à-dire, non pas la rationalité politique, mais au contraire, l'émotion, et l'utilisation de l'émotion, et l'exploitation de l'émotion, et l'incarnation de l'émotion, ça allait être contagieux. »
  • 8:02Invité politiqueFait
    « il n'a pas le sens politique et il lui est arrivé de faire des choses ridicules, de se présenter à une élection en proposant un programme de 1000 pages, ou bien de se présenter dans une autre élection pour arriver à 2%. »
  • 10:19Invité politiqueFait
    « Il aurait détesté que cette maison soit confortable, et de ce point de vue, il a été vraiment servi parce qu'il était dans une chambre dans laquelle il y avait quand même des chauves-souris donnant sur une salle de bain qui fonctionnait quand elle voulait bien. »
  • 12:44Invité politiqueFait
    « Il me disait « Talleyrand, c'est l'horreur » et je lui disais que ça a été un génie. »
  • 13:58InvitéChiffre
    « ils sont 60% à trouver les journalistes clairs et faciles à comprendre. »
  • 14:27InvitéChiffre
    « Deux journalistes sur trois à 30 ans ne bénéficient pas de CDI. »

Temps de parole

  • Invité politique57 %
  • Invité14 %
  • Présentateur11 %
  • Invité 25 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %
  • Présentateur 22 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

vous impressionne, Jordan Bardella ?

0:02
Invité politique

Alors, il ne m'impressionne pas, notamment parce qu'il manque de culture et que c'est évident, mais il m'intéresse parce que c'est quelqu'un qui, contrairement à tous les calculs de probabilité théorique, a l'air d'être véritablement à l'aise dans un rôle impossible à son âge. Et ça, ça prouve qu'il a quelque chose. Ça ne fait peut-être pas plaisir, ça n'en fait pas une personnalité complète parce que, je répète, la dimension culturelle est quand même trop absente. Elle l'est d'ailleurs déjà chez Marine Le Pen, mais chez lui, ça va plus loin.

0:40
Invité

Pourquoi un rôle impossible ?

0:42
Invité politique

C'est un rôle impossible parce que, à l'âge qu'il a, alors évidemment, vous allez me dire, avec le vôtre, vous êtes mal placé pour parler de ça, mais à l'âge qu'il a, on lui demande à la fois une maturité, une autorité et une habileté qui se rencontrent rarement chez un, à peine, quasi-trentenaire. Je veux dire, pour trouver des hommes politiques de la même influence à qui on demande des choses, bon, la même influence... Y compris, on lui demande d'être présidentiel. C'est ça. Et aussi visible, sous le regard de tout le monde, pour trouver quelqu'un de cet âge-là, c'est très simple, il faut remonter à la Révolution. Et depuis la Révolution, non.

Depuis la Révolution, quand on a cet âge-là, on ne compte pas. Eh bien oui, lui, il compte. Donc, c'est quelque chose. Et s'agissant de lui, je ne suis pas suspect de partager ses idées, comme vous le savez, depuis longtemps, mais en ce qui le concerne, il a une capacité qui est à une chance, pour lui, à ressembler à ses électeurs, notamment ceux de son âge, évidemment, et des quartiers dont il vient, mais il leur ressemble.

2:01
Présentateur

Et les gens le sentent. Jean-Dane Bardala, que vous avez rencontré à plusieurs reprises. Oui, forcément. Ce qui n'est plus le cas de Marine Le Pen, avec laquelle...

2:11
Invité politique

Mais je ne l'ai jamais rencontré en tête à tête ou en déjeuner.

2:14
Présentateur

Indépendamment des plateaux de télévision. Absolument. Les relations avec Marine Le Pen sont devenues glaciales, notamment après cette interview en direct sur France 2. On est en décembre 2010 dans l'émission À vous de juger.

2:26
Invité

Monsieur... Duhamel. Duhamel. Est-ce que vous avez quand même pris conscience que c'est dans la zone euro que la crise a été la plus grave ?

2:37
Invité politique

En Europe ? T'as été aussi grave en Grande-Bretagne qu'il n'est pas dans la zone euro ? Non, monsieur. Si. Le Danemark, le Royaume-Uni... La Grande-Bretagne est dans un état totalement comparable au nôtre. Sans sorte... C'est pas la peine

2:49
Invité

de dire le contraire. Vous avez lu Der Spiegel qui vient de sortir et qui dit... Oui, excusez-moi, j'ai pas fait l'allemand. Ah bah oui,

2:55
Présentateur

si vous dites ça... Tout le monde est calme, je suis désolé, c'est comme ça. C'est l'un des extraits qu'on retrouve dans le documentaire qui sera diffusé dimanche. On vous sent hors de vous et depuis, vous ne vous parlez plus.

3:07
Invité politique

Oui, mais ça va vous paraître extrêmement candide de la part d'un journaliste de mon âge. Je déteste les menteurs. Et en politique, on en rencontre des menteurs. Jacques Chirac était célèbre. Mais elle, elle nie des faits, mais des faits en plus acquis mesurables que tout le monde peut connaître. Elle disait, la Grande-Bretagne va mieux. Dans la même interview, elle m'a soutenu qu'il y avait une demi-douzaine de gouvernements européens qui étaient en train de préparer leur sortie de l'Europe. Tout ça parce qu'il y avait des partis d'extrême droite dans ces pays qui souhaitaient la sortie de l'Europe. Non, mais elle ment.

3:48
Invité

Elle n'est pas seule à tordre les faits.

3:50
Invité politique

Elle ment avec un aplomb incroyable et avec en plus la prétention de la pureté idéologique. Les deux.

4:00
Présentateur

Vous avez une phrase à son égard dans le livre, dans le chapitre que vous lui consacrez. Et si finalement, la principale réussite politique de Marine Le Pen s'appelait Jordan Bardella ?

4:11
Invité politique

Oui, c'est ce que je pense. Je pense qu'elle n'a jamais rien fait de bien en politique sauf d'avoir trouvé quelqu'un susceptible de jouer un rôle que vraisemblablement, elle, ne parviendra pas à jouer. C'est très rare. Et c'est... Alors là, pour le coup, je lui rends grâce. Je reconnais que c'est rare et bien. Très rare et très bien. Parce qu'en fait, elle se prépare un dauphin qui régnera là où elle ne portera elle jamais la couronne. Et chez les personnalités politiques, ceux qui se préparent un dauphin comme ça, alors même qu'ils n'atteignent pas eux leurs objectifs, franchement, il n'y en a pas beaucoup.

4:55
Présentateur

Le choix des portraits est forcément arbitraire. Vous prévenez d'ailleurs vos lecteurs dès l'introduction. Parmi eux, les politiques, certains politiques chercheront vainement leur nom dans ce livre. En 2007, à la veille de l'élection présidentielle, vous aviez publié Les Prédendants. Ségolène Royal n'était pas présente dans l'édition originale de votre livre. Eh bien, elle s'en souvient encore. Alain Djamel écrit des livres, notamment avant la campagne présidentielle de 2007, sur les différents candidats possibles. Bien sûr, moi, il me zappe.

5:26
Invité

Dans votre livre, j'ai cherché, quand il est arrivé, j'ai cherché, j'ai pas trouvé Ségolène Royal. C'est original, ça. Où est-ce qu'elle est ?

5:33
Présentateur

Alain Djamel a du mal à imaginer qu'une femme puisse exercer les plus hautes fonctions. Mais il était en phase, d'une certaine façon, avec les éléphants du PS. Et il était en phase avec aussi mes adversaires politiques. Il me méprisait parce que j'étais une femme. Vous aviez du mal à imaginer qu'une femme puisse exercer les plus hautes fonctions.

5:53
Invité politique

Pas du tout ça. J'ai dit très souvent et j'ai pensé, par exemple, que Simone Veil avait tout à fait la carrière de quelqu'un qui pouvait être à la tête de l'État.

6:02
Présentateur

Simone Veil qui est présente, d'ailleurs,

6:03
Invité politique

dans ce livre. Donc, non, c'est pas parce que c'était une femme. C'est parce qu'elle incarnait face à ce à quoi moi, je suis attaché à tort ou à raison. Mais c'est-à-dire la démocratie représentative, elle, elle incarnait la démocratie d'opinion. C'est-à-dire pas de rationalité, la spontanéité, le décalage permanent. Bon, elle a, et d'ailleurs, je l'ai dans de nombreux livres, je l'ai écrit, et je le dis d'ailleurs dans celui-ci aussi, elle a beaucoup de talent au pluriel. Bon, mais elle a une façon d'aborder la politique qui, dit simplement, n'est pas du tout la mienne. Et que j'ai du mal, pas à digérer, parce que j'en suis plus là à mon âge, mais enfin, à laquelle j'ai du mal à m'habituer.

6:53
Invité

Elle a été précurseur, de ce point de vue-là. Oui, bien sûr. Aujourd'hui, la démocratie d'opinion, elle est partout, mais elle a été la première.

6:59
Invité politique

C'est exactement pour ça que je me rebellais. C'était que je sentais bien que ce qu'elle incarnait, c'est-à-dire, non pas la rationalité politique, mais au contraire, l'émotion, et l'utilisation de l'émotion, et l'exploitation de l'émotion, et l'incarnation de l'émotion, ça allait être contagieux. Et donc, je la regardais comme quelqu'un qui est un précurseur.

7:24
Invité

C'est ça. Ce qu'on voit aussi dans certains autres portraits, c'est que le talent ne suffit pas, le talent politique pur, il faut aussi l'habileté politicienne. Exemple, il y en a d'autres, j'imagine, Bruno Le Maire, qui rêvait d'être Premier ministre à qui le poste n'a jamais été proposé, il en avait l'envergure, mais pas le talent politicien, écrivez-vous. Oui. Et c'est un problème qui s'applique à d'autres, j'imagine.

7:48
Invité politique

C'est quelqu'un qui a un très bon cerveau, bien fichu, qui a de bonnes connaissances, qui travaille beaucoup, qui a du talent, qui écrit de bons livres. La nuit, mais ça, chacun a son style et sa préférence, mais il écrit de bons livres. Mais il n'a pas le sens politique et il lui est arrivé de faire des choses ridicules, de se présenter à une élection en proposant un programme de 1000 pages, ou bien de se présenter dans une autre élection pour arriver à 2%. Enfin, bon, je veux dire, il n'est pas réaliste en politique. Ce n'est pas un réaliste. Il a un très bon cerveau, mais le cerveau et l'intuition politique, ça n'est pas du tout synonyme.

8:34
Invité

Vous avez parfois des avis définitifs sur les hommes politiques, mais est-ce que vous savez que vos mots, votre regard ont beaucoup d'importance ? C'est ce que souligne en tout cas Nicolas Sarkozy. Quand j'étais plus jeune, je me suis souvent demandé qu'est-ce qu'il fallait que je change pour séduire ou convaincre des gens comme Alain Duhamel, qui représentaient une certaine élite intellectuelle. Alors que moi, j'étais un pirate, je n'ai pas fait l'ENA, je n'avais pas les codes de la vie politique. J'ai fait évoluer des choses dans la forme de mon expression après des discussions avec lui. Pas sur le fond, mais sur la forme.

Vous êtes conscient de cette influence que vous avez sur les politiques et vous la revendiquez ?

9:17
Invité politique

Non, alors, je ne la recherche pas. Bon, et je ne l'ai certainement pas toujours eu. Mais ce qui est sûr, c'est que je suis tellement vieux, j'ai fait tellement d'émissions, j'ai tellement commenté, je fais tellement partie du paysage, même si c'est un tableau qui palie et qui s'écaille. Et donc, il ne reste peut-être que le cadre, je n'en sais rien, mais que, bon, il y en a certains qui attachent de l'intérêt, je ne veux pas dire de l'importance, mais de l'intérêt à ce que je raconte dans les livres, dans les papiers, dans les éditos, dans les débats.

9:54
Invité

Il peut arriver que connaître bien les hommes et les femmes politiques, c'est aussi parfois leur donner le gîte et le couvert. C'est ce qui vous est arrivé avant l'élection de 1981. On le raconte dans le document qui vous est consacré. C'est ce qui vous est arrivé alors que François Mitterrand se préparait. Il n'était pas très loin de votre maison des Cévennes et un jour, il s'invite chez vous.

10:19
Invité politique

Voilà, c'est la chambre de Mitterrand. Il aurait détesté que cette maison soit confortable, et de ce point de vue, il a été vraiment servi parce qu'il était dans une chambre dans laquelle il y avait quand même des chauves-souris donnant sur une salle de bain qui fonctionnait quand elle voulait bien. Ce n'était pas quelqu'un de commode, François Mitterrand, mais il était, quand il était ici, d'un naturel et d'une décontraction absolue.

10:44
Invité

C'est assez joli et ça m'amène forcément, Alain, et on va en profiter, de vous poser la question. Bien sûr qu'il faut, pour bien connaître la stratégie, le fonctionnement de la pensée d'une femme ou d'un homme politique, c'est bien d'avoir par instant, par moment, qu'on décide, quand on est journaliste comme vous, d'avoir une proximité avec eux.

11:04
Invité politique

Je pense qu'on ne comprend rien à la politique si on ne connaît pas les hommes, mais on ne comprend pas non plus une course d'automobile si on ne connaît pas les pilotes. ça va de soi pour moi. Les journalistes qui se vantent et qui prennent un air noble en disant « moi, je ne rencontre pas les politiques », qu'ils fassent autre chose. Franchement, qu'ils soient professeurs de mathématiques ou d'éducation physique, par exemple. Mais, bien sûr qu'il faut les connaître. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut en être dupe et ça ne veut surtout pas dire qu'il faut en être dépendant. Bon, moi, avec François Mitterrand, je ne risque rien.

Je le connaissais par cœur, comme je crois que peu de journalistes le connaissaient. J'ai fait un livre avec lui. J'ai fait un livre avec lui qui a beaucoup compté pour lui. Oui, absolument. Bon, il est venu souvent chez moi. Je suis venu encore beaucoup plus souvent chez lui. C'était vrai à Paris. C'était vrai à la campagne. On n'était pas du tout du même avis politique. C'est notoire. D'ailleurs, on s'en amusait ensemble. Et avec lui, en même temps, il nous est arrivé de partir en week-end et de parler 20 heures de la diplomatie française en 1814. Le sujet du congrès de Vienne, pour nous, c'était inépuisable. Et on s'engueulait à propos de Talleyrand.

Il me disait « Talleyrand, c'est l'horreur » et je lui disais que ça a été un génie. En 1914, la France était... Ne comptait plus. La France était totalement marginalisée. La France risque et tout. Il est arrivé à lui faire obtenir ses frontières naturelles. C'est un génie. Et il me répondait « Il était pourri, c'était une horreur ». Et j'ai toujours suspecté qu'il y avait dans la moralité, en un seul mot, de Talleyrand et dans la moralité, quelquefois, de François Mitterrand, des toutes petites connexions qui l'auraient pilées.

13:02
Invité

Si il y avait un point commun entre les politiques et les journalistes, en tout cas, c'est la défiance qu'ils suscitent chez les Français et qui se vérifie cette année encore. C'est ce que révèle le 39e baromètre Lacroix-Vériant-Lapos sur la confiance dans les médias. Si plus d'une personne sur deux, 56% des personnes interrogées ont une bonne opinion des journalistes, il y en a 61% qui pensent qu'il faut se méfier de ce que disent les médias sur les grands sujets d'actualité. Et les Français ont aussi des reproches à faire aux journalistes. Et je commence par quoi ? Alors, vous préférez la bonne ou les mauvaises nouvelles ?

13:34
Invité politique

Moi, de toute façon, ça m'est complètement indifférent. Ah oui ? Et je regrette d'ailleurs le moment où, dans les enquêtes annuelles qu'on faisait sur l'information, il y avait une liste de journalistes en disant à qui faites-vous le plus confiance ? Et j'aimais bien. Ah oui ? J'aimais bien et... Vous étiez en tête de ligne. J'étais pas trop mal placé. C'est ça. En tout cas, je vais commencer par là.

13:54
Invité

Ah bah oui ! Par la bonne nouvelle parce qu'il n'y en a en fait qu'une seule, c'est qu'ils sont 60% à trouver les journalistes clairs et faciles à comprendre. En revanche, parmi les critiques, 54% les pensent éloignées des préoccupations des Français. Il ne sont que 33% à estimer que les journalistes sont capables de reconnaître leurs erreurs. Et ce qu'on retient aussi, c'est peut-être une piste pour donner confiance, c'est que la profession, en fait, elle est mal connue. Des Français et génèrent d'ailleurs pas mal de fantasmes. Exemple, pour 49%, on ne peut pas associer la notion de précarité au journalisme. Or, c'est l'inverse.

Deux journalistes sur trois à 30 ans ne bénéficient pas de CDI. Mais les connaissances qui s'expliquent aussi à cette question, avez-vous déjà échangé avec un ou une journaliste au cours de l'année écoulée ? Ils sont 79% à répondre que non, 66% à n'avoir jamais parlé à un journaliste de leur vie. Voilà qui devrait peut-être aussi nous interroger, nous, sur le manque de relations avec le terrain, le public, il y a cette fracture. Et oui, il y a une fatigue informationnelle pour 44% des Français, mais il y a 71% qui suivent encore l'actualité avec un grand intérêt.

Bon, c'était 76% en 2025 et ça s'est vérifié cet après-midi auprès des Parisiens qui Zidane Azouzi et Benjamin Delmas ont interrogé. Donc, ils ont rencontré

15:06
Présentateur

des journalistes ?

15:07
Invité

Voilà, ils ont rencontré des journalistes. Le journal TV le matin. La radio le matin,

15:13
Invité politique

lecture des journaux,

15:14
Invité

Le Monde, France Info, etc.

15:15
Présentateur

Plus aux médias traditionnels qu'aux médias, je pense sur les réseaux ou à TikTok par exemple.

15:19
Invité

TikTok, il y a pas mal de news qui viennent et quand j'ai envie d'aller chercher plus loin, je suis sur Internet. Beaucoup avec les réseaux sociaux. Les vidéos de Hugo Descript. Hugo Descript, Brut. Les médias sont peut-être, comment je pourrais dire, un peu, ont perdu un peu d'objectivité et souvent, ils ont des sensibilités qui leur sont un petit peu propres. C'est ce qui ressort aussi de certaines réactions de nos téléspectateurs. Certains qui nous disent moi je recoupe les infos, je fais confiance qu'aux médias réputés sérieux ou alors comédiens indépendants. Comment est-ce qu'on fait pour retisser ce lien de confiance Alain Duhamel ? Vous qui étiez une référence.

15:54
Invité politique

D'abord, les Français n'ont pas forcément raison quand ils disent qu'ils ne feront pas confiance aux journalistes. Après tout, c'est peut-être les journalistes qui pourraient dire qu'ils n'ont pas confiance dans leurs auditeurs ou dans leurs téléspectateurs. Sauf que ça soit bien perçu. Non, je suis sûr que c'est mal perçu. Mais ça peut être réciproque. Tout ça, la confiance, c'est réciproque d'ailleurs. Pour faire confiance, il faut qu'on soit confiant des deux côtés. Bon, donc voilà. Et puis, voilà, c'est un titre qu'en ce moment, c'est agaçant.

Et puis, les Français, je pense que ce qui serait intéressant serait de leur faire des exercices de comparaison avec le système médiatique dans d'autres pays. Pas des pays caricaturaux, bien sûr. Des pays comparables. Pour voir si finalement, ils mettaient les journalistes français aussi bas qu'ils croient pouvoir le faire.

16:50
Présentateur

Alain Duhamel, la retraite, moi, jamais. Voilà, c'est un formidable film qui sera diffusé dimanche à 23h sur France 5 et signé Fabrice Pierrot, Pascal Drapier. Très émouvant aussi, très touchant. Et puis, les politiques, portraits et croquis. Vous disiez qu'il ne restait plus que le cadre de votre expérience d'éditorialisme politique. C'est un cadre très asserré. en tout cas, une plume extrêmement précise, maligne, avec des punchlines, des phrases chocs consacrées à chacun des 63 responsables politiques dont vous dressez le portrait. de votre expérience. Et vous,

17:23
Locuteur

vous avez vu, vous avez vu, vous avez vu, vous avez vu, vous avez vu.