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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 9 juin 2015 4 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSécurité

Stéphane Ravier sur le financement des lieux de culte et les collectivités territoriales

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Chapitres

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  • 0:18Invité politiqueFait
    « certaines continuent à utiliser des ressources publiques devenues rares pourtant pour financer des lieux de culte au mépris de la loi. »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « La question principale du financement des lieux de culte par les collectivités locales, c'est la pression communautariste exercée aujourd'hui sur nombre d'élus »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Je pense notamment au subventionnement de projets dits « mixtes », à la fois « cultuels » et « culturels » »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « Votre rapport lui-même reconnaît la fragmentation communautaire due aux liens persistants avec le pays d'origine. »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « RTL, dans un article en ligne du 6 avril dernier sur l'islam en France, prenez l'exemple de Marseille, où M. Abderrahman Goul, le vice-président du Conseil régional du culte musulman de Provence-Alpes-Côte d'Azur, déclare « Sur les 60 salles qui existent, seules 3 sont aux normes, et certaines sont même frappées par des ordres de fermeture. » »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « La viande à l'âle, par exemple. Les grandes boucheries paient une taxe. Avec elles, on peut avancer de grands projets. »
  • 3:15Invité politiqueFait
    « Là encore, Marine Le Pen est la seule à avoir eu le courage de mettre les pieds dans le plat, il y a déjà plusieurs années. »
  • 3:26Invité politiquePromesse
    « Pour conclure, dernier point, le financement étranger des lieux de culte. Votre rapport minimise le phénomène en se focalisant sur le financement officiel par les États, qu'il nous faut absolument interdire. »
  • 3:52Invité politiqueFait
    « Sur le terrain, il est souvent très difficile d'identifier précisément l'origine des fonds des porteurs de projets, notamment lorsqu'il s'agit d'espèces. »

Temps de parole

  • Stéphane Ravier100 %

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0:11
Stéphane Ravier

Madame la Présidente, Madame la Ministre, mes chers collègues, alors que bien des collectivités se plaignent de la baisse de leur dotation, certaines continuent à utiliser des ressources publiques devenues rares pourtant pour financer des lieux de culte au mépris de la loi. Sur ce sujet complexe, ne nous trompons pas de débat et sachons hiérarchiser les enjeux. La question principale du financement des lieux de culte par les collectivités locales, c'est la pression communautariste exercée aujourd'hui sur nombre d'élus, et la complaisance électoraliste de certains d'entre eux qui leur fait utiliser jusqu'aux limites de la légalité les nombreuses possibilités offertes par la loi française.

Je pense notamment au subventionnement de projets dits « mixtes », à la fois « cultuels » et « culturels », qui font tout pour promouvoir des identités étrangères, empêchant par là même l'accès à notre modèle républicain d'assimilation et même d'intégration. Voulons-nous que l'argent du contribuable français serve à financer des lieux cultureaux, cultuels, qui sont parfois des lieux de radicalisation pouvant mener jusqu'au djihadisme, et qui sont bien souvent des vecteurs d'influence étrangère ? Votre rapport lui-même reconnaît la fragmentation communautaire due aux liens persistants avec le pays d'origine.

Je pourrais vous parler longtemps du triste et ô combien emblématique feuilleton de la grande mosquée avortée de Marseille, avortée car elle n'était qu'un vaste champ de batailles et d'influence entre pays étrangers. Bataille relayée et menée par des acteurs locaux dont une était conseillère régionale, socialiste de surcroît. Un projet pourtant voulu, soutenu et défendu par le premier magistrat de la ville comme étant une vitrine de l'islam de France. D'autant que ce n'est pas tout de construire, ensuite il faut entretenir. RTL, dans un article en ligne du 6 avril dernier sur l'islam en France, prenez l'exemple de Marseille, où M.

Abderrahman Goul, le vice-président du Conseil régional du culte musulman de Provence-Alpes-Côte d'Azur, déclare « Sur les 60 salles qui existent, seules 3 sont aux normes, et certaines sont même frappées par des ordres de fermeture. » Dieu merci. La municipalité et les autorités ferment un peu les yeux, mais ça ne peut pas durer. Et M. Goul, de poursuivre, le financement des mosquées pose lui aussi problème. Il y a des ressources. La viande à l'âle, par exemple. Les grandes boucheries paient une taxe. Avec elles, on peut avancer de grands projets. C'est donc une autre grande question qui est posée, celle du financement involontaire, c'est-à-dire non souhaité des mosquées.

En effet, l'étiquetage à l'âle n'est pas généralisé, et que donc la plupart d'entre nous achetons de la viande à l'âle sans le savoir, et finançons donc potentiellement la construction de mosquées sans le savoir et sans forcément le vouloir. Là encore, Marine Le Pen est la seule à avoir eu le courage de mettre les pieds dans le plat, il y a déjà plusieurs années. Pour conclure, dernier point, le financement étranger des lieux de culte. Votre rapport minimise le phénomène en se focalisant sur le financement officiel par les États, qu'il nous faut absolument interdire.

Il y a une zone grise dont on devine l'ampleur quand on lit que les maires réclament un meilleur contrôle des flux financiers participant à la construction d'ouvrages cultuels. Sur le terrain, il est souvent très difficile d'identifier précisément l'origine des fonds des porteurs de projets, notamment lorsqu'il s'agit d'espèces. L'on connaît notamment l'importance des fortunes étrangères privées, qui peuvent parvenir jusqu'en France par divers canaux, notamment pseudo-caritatifs. L'enjeu d'aujourd'hui n'est donc pas seulement la laïcité, mais la souveraineté de notre pays. L'on ne pourra pas défendre l'une qu'en défendant l'autre.