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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 1 avril 2026 23 min

Pierre Moscovici est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nous recevons un invité exceptionnel ce soir dans toutes les politiques. Pierre Moscovici. Bonsoir.

Ancien président de la Cour des comptes. Vous êtes aujourd'hui membre de la Cour des comptes européennes. Ancien commissaire européen et ancien ministre de l'économie.

Donald Trump Pierre Moscovici va tenir cette nuit à 3h du matin française une allocution solennelle pour la première fois depuis le début de la guerre en Iran. Il pourrait annoncer la fin de la guerre. Est-ce que c'est souhaitable ?

Selon vous, franchement, avec Donald Trump, les choses sont totalement imprévisibles. Il peut annoncer c, il peut annoncer ça, il peut annoncer une chose, il peut annoncer son contraire. Un jour, il veut libérer le Trraormous, un autre jour il veut le laisser à l'Iran.

Attendons ce qu'il va dire. Et ce qui est clair, c'est que s'il s'exprime maintenant, c'est que nous sommes dans une forme d'impasse avoir pensé qu'on pouvait abattre un régime comme le régime iranien uniquement par des frappes aériennes ou en décapitant telle ou telle personnalité, être confronté au risque d'une intervention terrestre, je dis pas que c'est naïf, mais c'est extrêmement risqué. Et le résultat, c'est plutôt ce que je vois moi, ce sont des risques majeurs pour l'économie mondiale.

Ils sont déjà en train de se réaliser. Euh indépendamment indépendamment de l'économie mondiale, quand on voit la qualité des informations et des renseignements qu' avaient à la fois les services israéliens et les services américains et quand quand on nous a évoqué le l'argument du massacre de la population, est-ce que c'est ça se tentait pas ? Parce que l'économie c'est bien mais c'est pas forcément le résumé de vous saz la guerre c'est un arté quand même.

C'est pas que ça se tentait pas. Je suis pas en train de dire que le régime iranien est un régime sympathique. D'avoir tué 33000 personnes alors qu'il manifestait pour la liberté pour la démocratie.

Bon, c'est une horreur le danger nucléaire de l'Iran encore qu'on ne sait pas s'il est immédiat mais il faut le juguler et ça on le sait depuis missile balistique tiré en permanence sur Oui mais ça ces missiles balistiques on s'aperçoit qu'ils sont là et qu'on ne réussit pas à les arrêter d'ailleurs ils 60% comme ils ont l'air de dire oui enfin ils se sont quand même aussi tournés vers les pays du golf ils ont créé des dégâts assez considérables et et le résultat c'est que cette guerre n'est pas une guerre gagnable tout de suite. S'il annonce la fin cette nuit, comme certains le disent, c'est que par définition, on n pas pu arrêter. Et enfin, il y avait la question quand même des des des butes politiques.

Ce que vous dites serait plus recevable si le but avait été de rétablir la démocratie en Iran ? Et je n'ai pas l'impression que c'était le cas ni pour Israël, ni pour les États-Unis. Mais quand il dit Donald Trump, "Nous partirons bientôt et si la France ou un autre pays veut avoir son pétrole et son gaz, ils iront tout droit dans le détroit d'Ormous.

Ils se débrouilleront tout seul." Quelles conséquences ça peut avoir pour nous français européens si Donald Trump annonce cette nuit de manière unilatérale qui qui met un terme à cette guerre et qu'on se débrouille avec Hormouse. Il faudrait aussi qu'il annonce qu'il laisse le détroit d'Ormose aux Iraniens.

Non, écoutez, c'est pas la France qui va aller reprendre les trois d'ormos. On va pas nous se livrer à la guerre après que celle-ci finalement n'ait pas atteint ses buts s'il en avait et on les connaît toujours pas aujourd'hui. Euh non.

Ce qu'il faut constater, c'est bien encore une fois le choc économique que ça représente. Le D3 d'ormous, c'est c'est 20 à 25 % du passage de ressources en terme d' cardiure dans le monde. Et le résultat, on le voit, c'est un pétrole qui augmente.

Et on est confronté au fond maintenant à trois scénarios. Il y a un scénario où le pétrole descend vite entre 60 et 90 dollars, un autre où il reste haut entre 110 et 130 et un autre où il explose. Alors, c'est peut-être celui-là qu'on va éviter parce que justement, il faut que cette guerre cesse.

C'est 130 à 160 avec un dollar. plutôt avec un pétrole à 100 dollars le baril. Qu'est-ce que ça nous donne ?

Ça nous donne probablement 05 points de croissance en moins dans l'Union européenne qui est quand même très sérieux. Ça donne 02 points de moins de pouvoir d'achat ce qui est conséquent. Et ça veut dire aussi des finances publiques qui sont dans un très grand dommage.

Là aujourd'hui le prix du baril a baissé. Visiblement les marchés semblent rassurés par l'annonce possible de Donald Trump. On a l'impression que Donald Trump est un sorte de trader qui joue avec les marchés jour après jour.

Écoutez, on va voir. Euh mais je pense qu'on peut pas sous-estimer le le choc, ne serait-ce que parce que justement les missiles iraniens ont endommagé un certain nombre d'équipements dans les pays du golf producteur de pétrole et qui va falloir les réparer et donc que forcément pendant un moment la production sera moindre. Et qui dit production moindre et tout de même une hausse du prix du baril tendantiel.

Je veux je veux pas [raclement de gorge] euh puisqu'on est dans les scénarios, je je peux pas conclure sur ce que Donald Trump va dire cette nuit. Il est arrivé de dire une chose son contraire. Encore une fois, il est très imprévisible.

Je peux pas non plus conclure exactement sur euh les scénarios économiques, mais disons que les conséquences de cette guerre ne sont pas mineures et qu'elle n'a pas atteint ses buts. Dites est-ce que vous dites qu'il y a un choc pétrolier ? La semaine dernière, le ministre de l'économie Roland Liscur l'a dit et puis il a été obligé de rétropédaler en disant qu'il avait qu'il regrettait ses ses propos.

Visiblement, on estimait qu'il avait été un peu trop loin. Est-ce qu' a aujourd'hui un choc pétrolier et est-ce qu'il y en aura un quoi qu'il arrive, quoi qu'annonce Donald Trump puisque d'après ce que vous dites ce soir, les conséquences elles sont là, elles sont engagées. Alors il y a plusieurs sens ou choc.

Le choc, ça peut être quelque chose qui est immédiat et dans ce cas, nous avons un choc. Oui, le prix du bar augmenté, le climat des affaires a changé et surtout il y a une conséquence déjà très immédiate, c'est les taux d'intérêt les dernières émission pour le remboursement de la dette. Remboursement de la dette.

La dernière la dernière émission de AAT, l'émission du trésor, bon du trésor la semaine dernière s'est faite à 3,90 %. Ça fait 15 ans qu'on en avait pas eu aussi cher. Et évidemment quand on a des taux d'intérêt élevés, ça veut dire qu'on rembourse la dette un prix plus cher, ça veut dire que la charge de la dette annuelle augmente et qu'elle peut aller à ce rythme là assez vite vers les 100 milliards.

Et le problème que ça pose, c'est que derrière nous avons des investissements à financer, l'écologie, l'innovation, la recherche, la défense et que quand on passe son temps à rembourser sa dette, quand on consacre plutôt son argent à rembourser sa dette, alors on a moins de disponibilité pour investir dans l'avenir. Et et ça d'ailleurs c'est aussi le résultat d'une gestion de finances publiques qui n'a pas été prévoyante. Quand j'étais promis président de la Cour des comptes, je le disais.

Alors quand vous prévoyant, ça veut dire que si ça veut dire que quand on a des déficits élevés, quand on a une tête élevée, quand arrive un choc extérieur, bah disons qu'on est vraiment sous pression. On est sous pression de certaines demandes. Ceux qui disent "Bah, il y a qu'à faucons, assumons, payons ce choc, limitons les accises, baissons la TVA, ça coûte des milliards d'euros, on les a pas.

On les a plus, on n pas de marge de manœuvre si vous voulez. Ça c'est très ennuyé. Alors je reviens sur le choc.

Donc il y a le choc immédiat. Il y a eu un choc. Le choc pétrolier.

Si on entend parler des conséquences durables, on ne le sait pas. Et encore une fois, il y a trois scénarios. Je n'en exclus aucun.

Le scénario favorable après tout n'est pas impossible. C'estàd que le prix du baril redescend assez vite autour de 90 dollars. C'est moins par définition que 100 qui est moins que 130.

Et il y a un certain nombre d'économistes tout de même et aussi une forme de parole gouvernementale qui est dire c'est moins grave qu'au moment de l'Ukraine et ça sera moins euh un effet à à temps long. C'est-à-dire en gros ne nous paniquons pas d'ici 2 3 mois si les choses se règlent euh on s'en sortira sans trop de dommage. Est-ce que vous pensez que c'est juste une façon d'être docteur ?

Tant mieux en voulant calmer. Encore une fois, nous sommes dans une pleine incertitude. Ce qui frappe, c'est l'incertitude.

Évidemment, c'est pas la même chose que l'Ukraine. L'Ukraine, n'oublions pas que derrière, il y a eu une crise énergétique, que les trésors publics, les Français ont finalement à travers les finances publiques compensé les effets de l'inflation et de la crise énergétique que ça a coûté 40 milliards d'euros aux finances publiques. 40 milliards d'euros qui sont allés d'ailleurs pour l'essentiel dans les poches des énergéticiens.

à l'époque, j'avais totalement validé le quoi qu'il en coûte le Covid. Là, c'était des vies qui étaient en cause. Notre système de protection sociale, nos entreprises.

Il fallait vraiment mettre le paquet, pas n'importe comment, mais le mettre, le bouclier énergie, le bouclier inflation. Enfin, nous avons été un des seuls pays où on a compensé l'inflation avec de l'argent public. C'est surtout ce qu'il ne faut pas refaire maintenant.

Attention, ça je le dis, qu'il y ait des mesures ciblées qui soient prises. Elles peuvent aller jusqu'où ? Parce que par exemple, est-ce que vous considérez que pour les alors on reparle de les ademités gros rouleurs, on reparle d'un certain nombre de corps de métier qui pour l'instant ne sont pas aidés parce que vous pensez qu'on a on a dépensé 70 millions d'euros plus une are auparavant.

Vous pensez qu'on peut encore aller un petit peu plus loin quand même ? Écoutez, ça je ne sais pas exactement mais ce que je crois c'est que il y a deux démarches qui sont bonnes et une qui est mauvaise. Les deux démarches qui sont bonnes, c'est premièrement d'agir avec euh les compagnies pétrolières. pour que le prix à la pompe n'augmente pas trop.

Ça c'est ce que nous avons faire pression sur C'est possible. Pas une question de pression, c'est une question de concertation. Je me souviens qu'en 2012 quand j'étais ministre des finances, on avait eu déjà une augmentation forte à l'été du prix du baril et de prix à la pompe et on avait négocié avec les distributeurs qui d'ailleurs ont été plutôt ils ont joué le jeu et je crois qu'il le jou en ce moment.

Donc c'est limiter les prix à la pompe. Ça c'est une première chose. La deuxième chose c'est d'agir total pour l'instant par exemple. total le fait absolument et et donc ça si vous voulez c'est un premier mode d'action, il faut que ça continue justement en fonction de l'évolution des prix du baril de pétrole.

Bon première chose. Deuxième chose euh prendre des mesures spécifiques pour des profession alors agriculteurs, gros rouleurs euh qui sont plus touchés, infirmières et cetera. Ceux qui sont comme on dit professe de première ligne ou qui sont des gros utilisateurs, ceuxl doivent être en partie compensés. 70 millions, je sais pas si on peut peut faire plus, mais c'est c'est en tout cas il faut rester dans cet ordre de grandeur.

Et la solution qu'à mon sens, il faut exclure, c'est de recréer une sorte de bouclier pétrole euh et ou alors d'avoir des mesures fiscales massives comme pardon certains politiques le proposent, partis politique. Vous parlez de quoi ? parler de de l'envoquer qui veut qu'on baisse la TV et qu'on redonne de l'argent aux automobilistes.

Mais c'est pas possible ça. Ce que dit Marine Le Pen ou ce que dit je je ne vise personne. Non, c'est c'est le socialiste qui dit OLR, c'est pas possible.

Mais non, mais socialiste, pas socialiste, vous savez, je suis j'ai été premier président de la Cour des comptes, je commissaire européen, je suis membre de la Cour des comptes européennes. Je ne commande pas plutôt je n'agis pas en socialiste. Mon vote est secret et d'ailleurs, je ne suis plus membre du Parti socialiste depuis maintenant 6 ans, 7 ans, même si je reste, allez, on va le dire, un électeur de gauche, c'est c'est mon idée.

J'ai pas subi de grffe de cerveau. Enfin, je ne suis pas engagé dans la politique partisane. Je je ferme cette parenthèse euh en tout cas à l'heure actuelle, je ferme cette parenthèse pour pour la refermer euh et pour passer à autre chose pour dire que c'est pas parce que c'est Marine Le Pen ou le voquier ou c'est pas le problème, c'est que nous n'avons pas les moyens, nous n'avons pas les moyens financiers de procéder à des mesures fiscales massives.

Euh vous savez quand on regarde la baisse de notre déficit, le gouvernement a dit voilà notre déficit, on a une bonne surprise, c'était 5,1 pas 5,4 5,4 ou et vous savez pourquoi ? C'est les impôts. C'est les impôts.

C'est uniquement les impôts. Il y a eu aucune économie en dépenses. Il n'y a eu que de la fiscalité, que des prélèements obligatoires.

Et je crois qu'à un moment donné, on atteint quand même certaines limites d'abord et ensuite que bah voilà. Ralbol fiscal, votre ralbol fiscal, c'est pas ça. C'est que si vous si vous baissez la fiscalité de 10 milliards par exemple parce que c'est à peu près cette ordre de grandeur là, la baisse de la TBA ou les accis 10 milliards, c'est 10 milliards de déficit en plus. et [grognement] on remonte en déficit et donc on augmente encore notre dette et cette dette coûte de plus en plus cher et on est dans un effet boule de neige si vous voulez.

La boule de neige elle est là, elle est en train de rouler sur la pente la boule de neige de la dette. Ce qu'il faut éviter quand même c'est que se crée à un moment donné une avalanche qui emporte tout. On n'y est pas mais faisons attention quand même.

Et c'est la raison pour laquelle oui la France aujourd'hui se trouve dans une situation où elle n'a pas de marge manœuvre où elle n'a pas les moyens pas les moyens je pas du point de vue financier hein pas du point de vue politique de de faire des des mesures fiscales incroyables ou de faire des mesures budgétaires incroyables. Donc je redis négocier une stabilité relative des prix à la pompe autant que possible. euh prendre des mesures spécifiques pour des professions en difficulté, mesures fiscales globales, mesures budgétaires globales.

Franchement, de mon point de vue euh de ce que j'ai connu à éviter et je parle d'expérience à la fois comme ministre des finances, euh ancien ministre des finances et comme ancien président la Cour des comptes. Euh on va parler de 2027 et de la de la gauche. Mais d'abord, on voulait vous faire réagir à à une image, une des images du jour en politique, c'est le retour de Raphaël Arnaud, le député insoumis aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Bonjour monsieur, c'est le retour. Monsieur Arnaud, vous êtes prêt à retravailler ? Vous êtes prêt à retravailler monsieur ?

Bonjour, monsieur le député. Bonjour monsieur. Voilà, pas de déclaration aux caméra mais il a assuré euh dans un entretien médiia en ligne qu'il voilà qu'il entendait bien poursuivre son mandat de députés.

Pas question de démissionner donc comme certains l'y avaient appelés. Euh rappelons qu'on l'avait pas vu à l'assemblée Raphaël Arnaud depuis la mort du militant Quentin de Ran à Lyon il y a un mois et demi pour laquelle un certain nombre de ses proches ont été mis en cause. Votre réaction à cette image ?

Je suis un peu loin de tout ça. J'en ferai pas une énorme affaire. Franchement, je parle pas de la mort du militant.

Ça c'est considérable. C'estàd qu'un jeune meurt au nom de ses convictions, même si c'était des convictions quand même totalement extrémistes vu quand même qu'il avait sympathiz. Mais c'est pas une raison.

La violence en politique doit être réprouvée. L'assassinat d'un jeune pas l'assassinat la mort d'un jeune et quelque chose qui est atroce. que des proches de monsieur Arnaud soient impliqués, c'est possible.

Sinon, probable, c'est ce qu'on appelle la jeune garde. Après, il est député, c'est pas lui qui a tué ce jeune homme. Euh, il a pris un temps de pause.

Je dis pas que c'est normal, enfin bon, on va pas en faire un fromage non plus. Euh on démissionne euh ce qui était arrivé à monsieur Catnin, c'est encore ça pas été si facile euh quand on était soi-même condamné pour des faits personnels. Je crois que il y avait eu des violences conjugales.

Euh bon je je je désapprouve totalement euh le type de comportement qu'il y a derrière tout ça. C'est pas une personnalité qui m'est sympathique. Mais je n'attendais d'ailleurs pas cet incident pour voir qu'il était particulier tout de même.

Bon, il est député. les députés puisqu'on parle puisqu'on parle de violence en politique Pierre Muskovici quel regard portez-vous sur euh les derniers jours que l'on a vécu et notamment euh les propos racistes qui ont pu être tenus contre le nouveau maire de SNI Bali Bakayoko ? Il a annoncé son intention de de porter plainte.

Le premier ministre lui a porté son soutien en disant "L'État se tiendra, le gouvernement se tiendra à ses côtés dans cette plainte". Il a raison. Il n'est pas seul, hein.

Vous savez, il y a une vingtaine de maires noires qui ont été élus à l'occasion de ces élections. Ça veut dire quelque chose aussi. C'estàd qu'il y a une partie de la population qui ne s'est pas sentie représentée, qui a souhaité une représentation particulière.

Euh sommes toutes, bon. Alors, ça pose d'autres problèmes aussi. Le problème en amont, c'est pourquoi ne se sentent-ils pas représentés ?

Mais après, derrière ça, il y a un effet en retour qui est du racisme systématique contre eux et notamment contre ce maire de Saint-Denis. Euh c'est intolérable, c'est insupportable. Il a été élu par la majorité de la population, il est le maire légitime de cette ville.

Encore une fois, c'est pas une question de sympathie politique. Je je suis pas un militant à l'FI, hein. Je l'ai jamais été.

Je j'ai pas l'intention de le devenir, mais il faut respecter respecter le verdict des urnes, respecter les individus et le racisme, l'antisémitisme, c'est aujourd'h juive, ne sont pas des opinions, ce sont des délits qui sont d'ailleurs condamnés Oui. par la loi Gesso euh qui a été prise à la fin des années 90. Et donc franchement euh oui, il faut être au côté de ce ce jeune maire et et l'aider dans son mandat d'une certaine façon à aussi rassembler.

Alors justement euh comment quelle conclusion tirez-vous ? Alors je sais que vous êtes plus OPS que vous êtes en retrait. Ah ouais.

Bon alors on va y aller. Euh comment je je je suis plus membre du parti socialisme mais cette élection 2027 Oui, je parlais du 2uxè tour et des alliances cette élection 2027 qui est devant nous, je parle pas de ce qui est derrière nous, elle est très importante elle est majeure parce que au fond on a devant nous un monceau de problème comme on a rarement eu une dette énorme, une économie qui reste fragile, un système institutionnel qui est contesté, un système politique qui est explosé. Les Français attendent des réponses et des propositions et puis elle est aussi un peu inquiétante quand même parce que justement euh la physionomie de la politique française a donné à ce qu'on appelle les extrêmes euh près de 50 % des électeurs tout de même.

Il y a aussi une possibilité que le Rassemblement national l'extrême droite première fois vous pensez que c'est un fantasme le Mélenchon Bardella de 2è tour qui a l'air de d'épouvanter tout le monde sans pour autant donner des résultats d'ailleurs saz un je n'y crois pas je pense qu'il y aura quand même quelqu'un pour être devant Jean-Luc Mélenchon et deuxième chose écoutez les sondages sont extrêmement clairs voter Jean-Luc Mélenchon au premier tour c'est élire Jordan Bla au deuxè la seule chose qu'on sait la seule chose dont on est sûr c'est que s'il y a une personne qui peut pas être élu président de la République, c'est Jean-Luc Mélenchon. S'il y a une personne qui peut pas rassembler les Français, c'est Jean-Luc Mélenchon. Et encore une fois, c'est pas quelque chose de personnel, c'est que il s'est mis dans une position telle que il ne peut pas rassembler une majorité de Français et même euh il y aura une très forte majorité contre lui.

C'est pour [grognement] ça que pour moi c'est pas un vote utile. Oui, mais enfin on en est pas là encore. Alors tout simplement on a l'ure donc ça pour c'est oui c'est c'est un fantasme et deux c'est un cadeau.

Ouais. Euh, on a reçu Jérôme Gedge avec Sonia l'autre jour qui disait qu'il fallait se dépêcher parce que c'était proche quand même qui voulait parler qui parlait d'une maison commune. Alors une maison commune, ça serait une espèce de lieu où on parlerait entre centre droit, centre gauche pour essayer d'avoir une espèce de petite plateforme minimum pour se mettre d'accord et avoir éventuellement un candidat.

Qu'est-ce qu'il faut faire ? Faut changer Olivier Fort comme beaucoup le demandent. Non mais vous allez pas vouloir rentrer dans la cuisine.

D'accord. OK. Sauf que pour avoir un candidat, il faut le désigner.

Pour le désigner, il faut avoir une méthode et pour avoir une méthode, faut aussi avoir un programme. Ben, je vais vous dire quelques réflexions comme ça un peu à la file. La première, je vous ai dit quels étaient les dangers pour la France en 2027, quelles étaient les questions qui se posent, quels étaient les défis, quelles sont les mutations aussi ?

Des mutations, mutations écologiques, mutation démographique, une mutation géopolitique, tout ce qui se passe sous nos yeux [raclement de gorge] et ça implique aussi qu'on se son réarme. Euh bon, face à ces mutations, face à ces défis, qu'attendent les Français ? Une réponse.

D'accord. une offre politique à travailler dessus ou il faut travailler dessus avec qui ? Comment ?

Mais il y a les partis politiques qui le travaillent, il y a les individus qui le travail. Moi, je suis en train d'écrire un livre sur ces sujetsl pourquoi ? Parce qu'il m'obsèd.

Parce que je me demande ce qu'on peut dire au français. Je me demande ce qu'on peut dire au français. On a besoin de leur dire quelque chose.

Vous savez, l'extrême droite et l'extrême gauche ne sont pas là par hasard. Ce sont plus uniquement des votes de protestation. Ce sont aussi des offres politiques dans lesquelles des Français se reconnaissent.

Alors, elles sont simplistes, elles sont parfois violentes, elles sont à mon avis tout à fait fausses, mais là, il y a quelque chose. Ils ont un candidat, une offre. Les autres partis politique finalement n'ont pas grande offre et pas de candidat.

Donc la première chose à faire, c'est de travailler sur le fond. Deuxième chose à faire, non, je crois pas du tout à un candidat centre droite, centre gauche unique, ça n'a pas de sens. Il y aura un candidat euh de la gauche mélanchonniste.

Il faut qu'il y ait quelque part un candidat, je vais pas l'appeler centre gauche parce que c'est pas comme ça qu'on se définit mais disons de la gauche modérée de la gauche du centre la gauche réformite la gauche de vous la gauche la gauche qui vous savez j'étais moi très proche du Jospin il incarnait ça au fond c'est ce que j'appelle le réalisme de gauche une gauche qui est vraiment à gauche qui a fait des réformes très sérieuses mais qui est aussi très réaliste qui prend en compte les contraintes l'économie de marché la nécessité de réduire la dette et les déficit bon donc il faut qu'il y a un candidat qui appartiennent à cette famille et il faut qu'il y ait une offre politique. Et puis troisème chose quand on regarde cette élection finalement vous avez deux scénarios. Vous avez premier scénario l'élection du Jordan Bardella. il est président de la République.

Là, le rassemblée sociale peut obtenir une majorité soit tout seul, soit avec euh bah des des députés venus de la droite qui euh feraient le saut et qui réaliseraiit l'Union des droites. Dans l'autre cas de figure, quelqu'un a lu contre lui, un candidat de centre droit, un candidat de gauche réformiste, de gauche réaliste, comme vous voulez. Bon et ben là, il faudra bien qu'à un moment donné les gens se parlent.

C'est il faudra qu'on soit capable dans ce pays d'imaginer une chose que nous n'avons jamais construite, une logique de coalition. Euh aujourd'hui, on n'a pas une coalition, on a une assemblée qui est très difficilement gouvernable avec un premier ministre plutôt habile qui fait ce qu'il peut. Enfin, il navigue entre des partis dans dans son gouvernement qui a pour l'essentiel quand même des membres de Renaissance qui est un parti très minoritaire et donc une logique de coalition comme ça existe dans presque tous les pays européens.

Mais attention, la coalition ça se construit après l'élection, ça se construit pas avant. C'est pas un bricolage, c'est pas une confusion. la confusion droite et gauche, elle a déjà eu lieu d'une certaine façon.

En tout cas, c'est c'est ce qu'Amé Macron a voulu faire, c'est le dépassement. Puis finalement, ça n'a pas complètement convaincu les Français. Pierre Mosquit, si vous avez été, je l'ai dit en vous présentant, commissaire européen, ministre de l'économie, président de la Cour des comptes, compagnon de route de Lionel Jospin, dont dont la disparition ces jours-ci a bien montré la nostalgie qu'une partie de des des Français, en particulier ceux de gauche, pouvaient euh ressentir.

Est-ce que vous pourriez être cet homme ? ce que vous dites ce soir, je suis à la disposition de cette gauche centre gauche que vous décrivez ce soir si elle se cherche un candidat, si elle a besoin, c'est vraiment pas comme ça que je me pose la question. D'abord, il y a une phrase que j'avais utilisé dans un livre il y a une dizaine d'années que j'emprunte à Talran.

Je me dis toujours que je suis à la disposition des événements. J'aime mon pays. On peut peut-être les aider de temps en temps aussi, voyez.

Si ça on attend. Non, non, mais j'aime mon pays. Je suis aussi disponible pour l'action publique, pour la pensée, pour la réflexion.

Euh par ailleurs, je pense qu'il y a une chose que je sais faire et que j'aime faire, c'est réfléchir justement. Réfléchir à ce que un projet. On va pas ajouter une candidature aux candidature.

C'est pas comme ça que ça doit se passer. D'ailleurs, je pense que en réalité, il faut se hater lentement sur les candidatures. Il faut faire passer.

D'abord le premier candidat qu'on doit choisir, c'est les idées. La première chose qu'on doit construire, c'est l'offre politique. L'incarnation, à mon avis, elle viendra un peu plus tard.

Vous savez quand il faut que ça soit quand ? Juste parce qu'on a on a Je pense à à l'automne en vérité. Bah vous savez François Mitteran a été candidat contre le général de Gaulle 2 mois avant il a mis en ballotage il a fait 45 % et c'était le début une avi Sarkozy qui s'est pris trop tard donc vous voyez plein d'exemples.

Il a des exemples mais enfin là je pense qu'en l'occurrence comme c'est une élection où il y a plort de candidats qui sont pas tous impressionnants et assez peu d'idées il faudrait quand même commencer par des idées. Merci beaucoup Pierre d'avoir été notre invité ce soir. Merci Nathalie dans