Appel de Macron à Bardella : "Nous sommes la première force d'opposition", justifie Sébastien Chenu
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Cette grande initiative qui débute cet après-midi à Saint-Denis, vous la percevez comme une innovation inédite dans l'histoire de la Ve République ou comme un bidule ?
- 2:09OuverteRéponse partielle
Mais que lui a dit le président de la République ?
- 2:57RelanceRéponse directe
Et c'est d'ailleurs une question, c'est-à-dire que jusqu'à la début août, justement, la majorité présidentielle avait défini un arc républicain. Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?
- 3:09RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est passé cet été pour que le président change d'avis ?
- 4:12OuverteRéponse directe
Il reçoit cet après-midi tous les chefs de groupe parlementaires. Qu'est-ce qui explique l'absence des députés du Liotte ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37PrésentateurFait
« puisque rien n'est sorti des dizaines de consultations, réunions, commissions et autres dingueries que le Président nous sortait. »
- 0:43PrésentateurFait
« La réalité c'est qu'Emmanuel Macron cherche à retrouver une espèce de légitimité, une espèce d'audience qui lui manque aujourd'hui. »
- 1:12PrésentateurFait
« Et je pense que derrière cela, ça nous permet de porter les attentes de millions de Français, en particulier sur le pouvoir d'achat. »
- 1:40PrésentateurFait
« C'est le PDG de Carrefour, M. Bompard, époux d'une ministre d'ailleurs du gouvernement Macron, qui indique que les Français sont face à un tsunami de déconsommation. »
- 1:57PrésentateurPromesse
« D'immigration, c'est le référendum que nous réclamons, que nous appelons de nos voeux depuis un certain temps déjà. »
- 2:32PrésentateurFait
« Nous sommes la première force d'opposition. Nous sommes le principal parti d'opposition. »
- 2:43PrésentateurFait
« Mais en tous les cas, nous représentons des millions d'électeurs, contrairement à Mme Tondelier qui représente le rappeur Médine. »
- 3:20PrésentateurFait
« il se dit qu'il ne peut pas faire l'impasse des attentes que représentent, exprimées par le Rassemblement national et ses millions d'électeurs. »
- 4:58PrésentateurFait
« que donner la parole aux Français, tout simplement pour savoir quel est leur souhait en matière d'immigration, sur qui entre, qui a le droit de se maintenir, pour combien de temps, sur le territoire français, tout ça est assez sain. »
- 5:03PrésentateurFait
« Et un débat sur l'immigration éviterait probablement certains excès, éviterait... »
- 6:30PrésentateurFait
« parce qu'on considère que c'est un vêtement revendicatif d'un islamisme rigoriste, en tous les cas, qui heurte notre laïcité. »
- 7:38PrésentateurPromesse
« une proposition de loi déposée par le député du Loir-et-Cher, Roger Chudot, mais surtout, nous allons plus loin, ce qui permettra à chacun de prendre ses responsabilités. »
- 7:46PrésentateurPromesse
« Louis Alliot à Perpignan qui annonce aujourd'hui faire un test, en tous les cas souhaité, avec la communauté éducative, avec les parents d'élèves, sur la base du volontariat, tester le port de la tenue uniforme dans les écoles de Perpignan. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Sébastien Chenu23 %
≈ 7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 7h48, Sonia De Villers, votre invitée, vice-président du Rassemblement National, députée du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale.
Bonjour Sébastien Chenu.
Bonjour Madame.
Alors cette grande initiative qui débute cet après-midi à Saint-Denis, vous la percevez comme une innovation inédite dans l'histoire de la Ve République ou comme un bidule ?
Il faut dire que toutes les initiatives qu'a prises le Président de la République ces dernières années se sont révélées comme étant des échecs et en tous les cas comme un véritable aveu d'impuissance puisque rien n'est sorti des dizaines de consultations, réunions, commissions et autres dingueries que le Président nous sortait. Alors aujourd'hui, il a l'idée du préférendum qui en fait est juste un référendum qu'il ne veut pas perdre. La réalité c'est qu'Emmanuel Macron cherche à retrouver une espèce de légitimité, une espèce d'audience qui lui manque aujourd'hui.
Il n'empêche que Jordan Bardella y va.
Bien sûr, c'est tout à fait normal.
Et donc vous légitimez cette initiative d'une certaine manière ?
L'initiative, on va voir. Mais vous savez, nous quand on nous invite, on est des gens bien élevés. Vous m'avez invité ce matin, je suis venu. Jordan Bardella est invité par le Président de la République. Il viendra, il s'est même entretenu avec lui hier. Et je pense que derrière cela, ça nous permet de porter les attentes de millions de Français, en particulier sur le pouvoir d'achat. C'est ce que Jordan Bardella lui a dit. Il lui a demandé de prendre une initiative forte sur le pouvoir d'achat. Oui, ils se sont parlé à peu près un quart d'heure. Jordan Bardella lui a parlé du pouvoir d'achat. Il lui a dit, nous sommes en attente d'une initiative forte sur le pouvoir d'achat.
On a vu les dernières déclarations sur la déconsommation. C'est le PDG de Carrefour, M. Bompard, époux d'une ministre d'ailleurs du gouvernement Macron, qui indique que les Français sont face à un tsunami de déconsommation. Donc Bardella lui a demandé une initiative forte sur le pouvoir d'achat. Il lui a parlé aussi de ses visites dans les commissariats au moment des émeutes. Jordan Bardella a visité un certain nombre de commissariats. Il lui a demandé des initiatives fortes en matière de sécurité et d'immigration. D'immigration, c'est le référendum que nous réclamons, que nous appelons de nos voeux depuis un certain temps déjà.
On va en reparler. En réalité, ces thèmes ne sont pas une surprise, puisque Jordan Bardella les a publiés dans une lettre ouverte. Mais que lui a dit le président de la République ?
Le président de la République lui a dit qu'il allait écouter, qu'il allait faire finalement son miel de tout cela. Mais il ne lui a pas indiqué quelles étaient les pistes qu'il allait retenir. On verra.
Il y a très peu de chefs de formation politique qui ont été appelés par le président en amont de cette initiative via Éric Ciotti et Jordan Bardella. Marie-Dame Tondelier s'est étranglée de ne pas avoir été convaincue.
Oui, mais enfin, nous sommes la première force d'opposition. Nous sommes le principal parti d'opposition. Alors je regrette qu'il n'ait pas appelé Mme Tondelier, ça doit lui manquer Mme Tondelier, un petit coup de téléphone du président de la République. Mais en tous les cas, nous représentons des millions d'électeurs, contrairement à Mme Tondelier qui représente le rappeur Médine. Et par conséquent, nous comprenons que le président de la République nous traite avec différence.
Elle ne représente pas seulement le rappeur Médine, on est bien d'accord. Et c'est d'ailleurs une question, c'est-à-dire que jusqu'à la début août, justement, la majorité présidentielle avait défini un arc républicain. Ni la France insoumise, ni le Rassemblement national n'en faisaient partie. Vous n'étiez donc pas convié. Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?
Mais si vous voulez, la majorité n'a pas à définir un arc républicain.
Oui, mais qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?
Je pense que le président de la République, dans cette situation dans laquelle il s'est mis lui-même, il se dit qu'il ne peut pas faire l'impasse des attentes que représentent, exprimées par le Rassemblement national et ses millions d'électeurs. Je pense que ces attentes, elles sont cohérentes, et on le voit dans l'actualité, que ce soit sur la baïa, que ce soit sur l'immigration, sur le pouvoir d'achat, ces attentes...
Vous aurez une question sur la baïa, ne vous inquiétez pas, vous trépignez.
Qu'est-ce qui s'est passé cet été pour que le président change d'avis ? Je pense que le président ne peut pas être en tête à tête, permanent, avec des gens qui ne pensent que comme lui. Et c'est probablement lucide de sa part d'entreprendre cette démarche. Il ne peut pas passer sa vie à n'échanger qu'avec des gens qui lui sont ou soumis, ou qui ne pensent que comme lui. Alors évidemment, face à Jordan Bardella, il a quelque part un partenaire qui est exigeant. Il a un adversaire politique d'exigence. Mais je pense que dans une démocratie, c'est sain de parler à ses adversaires politiques.
Il reçoit cet après-midi tous les chefs de groupe parlementaires. Il se trouve qu'il n'y a pas Liotte, il n'y a pas les députés du Liotte.
Oui, et d'ailleurs je trouve que c'est anormal. Nous, vous savez, nous parlons à tout le monde, nous considérons que dans une démocratie, tout le monde doit être entendu, tout le monde doit être écouté. Le groupe Liotte est un petit groupe numériquement à l'Assemblée nationale, d'élus de territoire d'outre-mer, de Corse et du centre-droit, centre-gauche, qui a mené la bataille contre les retraites. Nous étions à leur côté, ils étaient à nos côtés, nous étions ensemble pour mener cette bataille contre les retraites. Il est normal de les entendre et de les recevoir aussi.
Un mot, vous revenez cet après-midi. Jordan Bardella revient cet après-midi avec une demande de référendum sur l'immigration.
Oui, parce que Yalgauss le rappelait, ça fait des années qu'on n'a pas consulté les Français. Et je pense qu'en matière d'immigration, nous pensons, avec Marine Le Pen, c'était dans son programme en 2022, que donner la parole aux Français, tout simplement pour savoir quel est leur souhait en matière d'immigration, sur qui entre, qui a le droit de se maintenir, pour combien de temps, sur le territoire français, tout ça est assez sain. Et un débat sur l'immigration éviterait probablement certains excès, éviterait... Je ne vous parle pas d'un débat, Sébastien Chemin, mais bien d'un référendum.
Et donc Marine Le Pen est arrivée avec un texte qui est celui d'un projet de loi qu'elle soumettrait au référendum des Français. C'est ce texte que nous proposerons au Président de la République.
Qui va se heurter contre l'article 11, et donc il faudra en passer contre l'article 89, et donc il faudra en passer par les deux assemblées.
L'important dans une démocratie, c'est de ne pas enterrer les sujets qui concernent la vie des Français, et de savoir les trancher. Ça fait des années qu'on tourne autour du sujet de l'immigration.
L'important dans une démocratie, c'est aussi de respecter la Constitution.
Oui, mais bien sûr. Mais la Constitution prévoit le référendum, et sur l'immigration, il est tout à fait possible.
Et on sait bien que, justement, les référendums prévus par la Constitution n'englobent pas le sujet de l'immigration. La BAYA, vous vouliez qu'on en parle ? Le ministre de l'Éducation nationale annonce une introduction de la BAYA à l'école. Dans la foulée, la France insoumise annonce son intention d'attaquer la mesure au Conseil d'État.
Oui, c'est un grand classique. On savait que la France insoumise ou que d'autres attaqueraient ceci au Conseil d'État. Nous, on porte cette volonté d'interdire la BAYA depuis un certain nombre d'années, de mois, parce qu'on considère que c'est un vêtement revendicatif d'un islamisme rigoriste, en tous les cas, qui heurte notre laïcité. Bon, il y a une chose qui est très simple. Votre laïcité ? Au global, notre laïcité française, celle à laquelle nous sommes attachés, celle qui permet à ces enseignants aussi de travailler, de faire vivre leur profession avec beaucoup de difficultés.
Vous savez, c'est le directeur de l'Observatoire de l'Éducation de la Fondation Jean Jaurès, qui disait que les principaux de collège s'auto-censurent en ce qui concerne les revendications ou les atteintes à la laïcité.
Ce qui se passe là depuis deux jours, justement, il y a un problème. C'est-à-dire que d'un côté, le gouvernement souhaite une clarification de la loi de 2004, et de l'autre, l'opposition pointe le flou juridique.
Non, mais il y a une façon de le résoudre. Si, par exemple, il était compliqué de définir ce qu'est une BAYA, parce que le sujet, c'est celui-ci. Moi, je crois que ce n'est pas compliqué, vous savez, on peut définir ça assez facilement. Mais bon, si c'était compliqué, eh bien, il y a une solution. C'est le port de l'uniforme. Et le port de l'uniforme, eh bien, nous, au Rassemblement National, nous le demandons, une proposition de loi déposée par le député du Loir-et-Cher, Roger Chudot, mais surtout, nous allons plus loin, ce qui permettra à chacun de prendre ses responsabilités.
C'est Louis Alliot à Perpignan qui annonce aujourd'hui faire un test, en tous les cas souhaité, avec la communauté éducative, avec les parents d'élèves, sur la base du volontariat, tester le port de la tenue uniforme dans les écoles de Perpignan. Ça va permettre de mettre le sujet sur la table, de voir pratiquement la façon dont tout ça peut évoluer, de mettre chacun face à ses responsabilités, je le disais, et puis d'ouvrir le débat qui va au-delà de la baïa, le port de la tenue uniforme. Je crois que c'est quelque chose qui...
Au-delà de la baïa, précisément. Oui. C'est-à-dire que qu'est-ce que le Rassemblement National cherche à obtenir à travers l'uniforme ? C'est une école uniforme ? C'est une France uniforme ?
Non, non, non, non. C'est simplement quelque chose qui permet d'abord de préserver la laïcité à l'école, avec la tenue uniforme. Moi, j'ai porté la blouse dans une école publique. Je ne suis pas si vieux. Je trouve que ça fait disparaître, au-delà des aspects religieux, aussi un certain nombre de marqueurs sociaux, qui sont très importants souvent dans les écoles, qui causent parfois, pas seulement, mais parfois du harcèlement, etc. Donc, essayons, tentons, expérimentons ceci. Je pense que, d'après ce qu'on lit, les Français n'y sont pas défavorables. Et je pense que c'est notre rôle...
Les marqueurs sociaux, c'est des signes de pauvreté ? Parfois.
Parfois. Vous savez, moi, je suis élu de Denain, une des villes les plus pauvres de France. Et c'est vrai qu'à travers, parfois, certaines tenues, certains accessoires, eh bien, on pointe du doigt des élèves qui n'ont pas les moyens de se les payer.
Mais ces familles-là, elles préféraient avoir les moyens de se payer une tenue...
Bien sûr. ...plutôt qu'un uniforme qui masque les disparités. Non, mais la tenue uniforme, elle permet de mettre chacun face à ses responsabilités aussi. Merci Sébastien Cheney. Merci Madame. Merci.
Sébastien Chenu