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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 29 avril 2021 11 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Déclaration conjointe avec Janez Janša, Premier ministre de la République de Slovénie.

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  • 5:30Président françaisFait
    « La Slovénie, comme la France, a déjà ratifié le plan de relance européen. »
  • 7:15Premier ministre slovènePromesse
    « Nous souhaitons plus d'investissements directs de la France en Slovénie. »
  • 7:30Premier ministre slovènePromesse
    « Nous aimerions rendre plus flexible la législation du travail et supprimer les blocages bureaucratiques. »
  • 10:30Premier ministre slovèneFait
    « La France est pour la Slovénie un partenaire stratégique. »

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Bonjour Mesdames, Messieurs ! Monsieur le Premier ministre, cher Janez, je suis très heureux de vous accueillir aujourd'hui à Paris, en cette période si particulière pour la Slovénie. En effet, en juin, la Slovénie célébrera son 30ème anniversaire. l'indépendance de la Slovénie, décidée par référendum en décembre 1990, s'était accompagnée d'un élan de liberté, d'une volonté du peuple slovène de prendre toute sa part au projet européen.

Et il n'y a pas meilleur symbole, plus grande concrétisation de cette appartenance européenne et de cette volonté, que de prendre la responsabilité de la présidence du Conseil de l'Union européenne, que la Slovénie exercera à partir de juillet pour la deuxième fois, juste avant la présidence française qui commencera en janvier 2022. La présidence slovène et la présidence française se dérouleront dans un contexte qui évidemment n'a rien d'ordinaire, puisque, depuis maintenant un peu plus d'un an, nous affrontons une pandémie sans précédent, et nous efforçons dans le même temps d'éviter la crise économique qui pourrait en découler. Dans ce contexte, plus que jamais, une parfaite coordination entre nous est nécessaire, et c'est l'objet de l'échange que nous allons avoir.

Depuis plus d'un an maintenant, nous avons su imaginer une réponse européenne à cette crise sanitaire, économique et sociale. Sur le plan sanitaire, nous l'avons constaté de façon très claire, nous sommes forts contre le virus si nous restons unis. Nos campagnes de vaccination, en Slovénie, en France et dans le reste de l'Union européenne, nous permettent maintenant d'organiser les mois à venir, même s'il faut rester très prudents.

C'est cette même approche européenne qui, évidemment, a guidé nos politiques d'achats : près de 2 milliards et demi, désormais, de doses achetées pour cette année au niveau européen. Une Europe, aussi, qui s'est mise en situation de produire plus de 2 milliards de doses elle-même pour cette année. Et une Europe qui se met en situation d'investir sur l'avenir avec, entre autres, le programme ERAT pour les innovations de rupture et améliorer nos capacités de recherche et de production.

Concernant la situation économique, nous avons su aussi faire face avec des mesures massives de soutien et d'urgence, et cette relance européenne, qui s'est traduite par notre accord de juillet dernier, nous permettra justement d'aller plus loin avec nos plans de relance nationaux. La Slovénie, comme la France, a déjà ratifié le plan de relance européen. La Commission s'est mise en capacité d'emprunter.

Elle le fera, je l'espère, très vite, dès cet été, dès que tous les États membres auront fini de ratifier le plan de relance européen. C'est une avancée historique, là aussi, que nous aurons à consacrer à l'été. Nos agendas de présidence, slovène et française, sont donc bien évidemment marqués par les enjeux qui découlent de ce défi sanitaire et économique, et, pour y répondre, nous devrons poursuivre notre engagement collectif pour augmenter la capacité européenne de réaction en crise, pour développer cette autonomie stratégique de l'Union.

Nous échangerons également sur l'ensemble des sujets que la Slovénie placera parmi ses priorités pour sa présidence du Conseil de l'Union européenne. Nous échangerons aussi sur les sujets bilatéraux de tous ordres, économiques, sociaux, et nos grands projets ; sur les sujets aussi régionaux qui nous concernent, et sur lesquels nos échanges de vues avec Monsieur le Premier ministre sont à mes yeux très importants. Et je considère que les discussions que nous aurons sur toute la région, sur les Balkans occidentaux et le voisinage de l'Europe sont extrêmement structurants.

Merci encore, Monsieur le Premier ministre, cher Janez, d'être là aujourd'hui à Paris, et d'avoir accepté de venir échanger quelques mois avant votre présidence. Monsieur le Président, je vous remercie de votre hospitalité. Je suis très heureux de pouvoir être là aujourd'hui pour profiter de cet échange sur des questions si importantes dans le domaine bilatéral, sur les sujets importants pour l'Europe, et plus particulièrement pour l'année à venir où la Slovénie, puis la France, vont diriger l'Union européenne.

Ma visite est une confirmation de très bons rapports entre la Slovénie et la France. Nous coopérons dans bien des domaines, depuis l'économie jusqu'à la culture en passant par le sport. Dans le cadre de l'Union européenne, nous soutenons très souvent des positions communes, et la France est pour la Slovénie un partenaire stratégique.

Il y a dix ans précisément, nous avons signé un accord stratégique de coopération. Nous sommes dans une période où, en tant que partie de l'Europe, nous faisons face à un avenir où collaborer est très important. La France est un des partenaires les plus importants dans les échanges économiques, qui atteignait 3 milliards d'euros juste avant la période de Covid.

Je pense aussi aux échanges des prestations, qui atteignent un demi-milliard. Nous souhaitons plus d'investissements directs de la France en Slovénie. Nous aimerions rendre plus flexible la législation du travail et supprimer les blocages bureaucratiques.

En tant qu'État qui doit présider le Conseil de l'Union européenne, nous allons adopter le terme de résilience. Nous voulons une Europe plus résiliente lorsqu'il s'agit de faire face aux épidémies comme celle du Coronavirus, ou lorsque nous aurons à faire face aux attaques cybernétiques ou à toute autre menace stratégique. Nous sommes fermement avec l'idée européenne d'une Europe stratégiquement indépendante, autonome, parce que sans cette autonomie, il est impossible d'espérer une issue victorieuse face à ces menaces.

Comme l'a déjà dit Monsieur le Président, nous sommes dans une période où notre regard porte sur une victoire sur l'épidémie et sur la période après l'épidémie, la relance. C'est la période de la remise des documents sur la relance et la résilience, et nous tenons à ce que l'Union européenne les traite d'une manière flexible, efficace et rapide, parce que l'accord que nous avons obtenu l'année dernière au Conseil européen a besoin d'une concrétisation au plus vite. Les défis de notre présidence, parmi d'autres, auxquels nous avons à faire face dès maintenant : la Slovénie souhaite accélérer également une perspective européenne aux états des Balkans occidentaux.

C'est un des sujet dont nous discuterons, un sujet où il y a beaucoup d'obstacles. Mais néanmoins, la Slovénie considère que le sommet de Thessaloniki a, en 2003, garanti aux états des Balkans occidentaux une perspective européenne dès qu'ils auront satisfait aux critères. Je crois que c'est la seule solution possible et positive.

Devant nous, nous avons la conférence sur l'avenir de l'Europe. En fait, elle commence sous la présidence portugaise. Á l'époque de la présidence slovène, il y aura une grande partie des débats dans ce cadre qui se termineront sous la présidence française.

Nous souhaitons ouvrir les discussions à tous les participants et abattre le plus de travail possible, de manière à ce que la France, au début de l'année prochaine, puisse terminer avec succès les débats de la conférence. Nous allons trouver ensemble des solutions aux défis auxquels l'Union européenne fait face. Monsieur le Président, comme vous l'avez dit, la Slovénie célèbre le 30ème anniversaire de son existence en tant qu'état indépendant.

Nous sommes heureux de vous accueillir au mois de juin, lorsque nous célébrerons les 30 ans de notre indépendance, et en même temps le début de la présidence slovène. Nous serons heureux de vous saluer à cette célébration à Ljubljana. Il y aura d'autres événements, en Slovénie, qui compteront pour l'Union européenne, et nous serions très heureux de vous accueillir à tous ces événements.

Je profite de l'occasion d'aujourd'hui pour exprimer mes condoléances à la famille de la fonctionnaire de police de Rambouillet, Madame Stéphanie Montfermé. Une tolérance zéro envers le terrorisme, et envers toutes les idéologies ou religions qui soutiennent le terrorisme, est extrêmement nécessaire. C'est un but que nous essayerons d'atteindre ensemble.

Encore une fois, merci, Monsieur le Président. Merci beaucoup.

Déclaration conjointe avec Janez Janša, Premier ministre de la République de Slovénie. · Pourquijevote