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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 13 février 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Pesticides : la loi Duplomb revient en débat à l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    À qui profite vraiment cette loi ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça a servi vraiment à quelque chose ?

  • 8:00RelanceÉludée

    Est-ce que le gouvernement respecte cette mobilisation citoyenne ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a des solutions miracles pour certaines filières ?

  • 16:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la pression des lobbies agrochimiques influence ce débat ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous l'écart entre prix alimentaires et revenus des agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Elsa Mondin GavaFait
    « Elle ne profite pas à la population qui voit le nombre de malades à cause des pesticides augmenter chaque année. »
  • 6:00Elsa Mondin GavaChiffre
    « Une pétition signée par plus de 2 millions de personnes opposées à ce texte. »
  • 9:00Éric MartinauFait
    « J'ai voté pour la loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur parce que je suis agriculteur. »
  • 10:00Éric MartinauFait
    « On nous dit qu'on a des solutions par exemple dans certaines filières et bien moi, j'aimerais qu'on me les donne. »
  • 21:00Thierry CotillardFait
    « La matière première agricole doit être obligatoirement contractualisée dès la mont et intégrée de façon transparente. »
  • 24:00Victorin LurelChiffre
    « Les grandes surfaces, tout groupe confondu, la marge nette, c'est entre 1 et 3 %. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement Hebdo, l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement. Et vous connaissez la formule un débat entre un député et un sénateur. Aujourd'hui, nous accueillons Éric Martinau.

Bonjour, merci d'être avec nous. Vous êtes député mouvement démocrate de [musique] la SARC et agriculteur de profession. On le précise qu'avant on va parler de l'agriculture dans cette émission.

Face à vous, Victorin Lurel, bonjour. Sénateur socialiste de Guadeloupe et ancien ministre des outresemes. Et vous débatterez tous les deux de la loi du plomb votée l'an dernier par le parlement et qui autorisait un pesticide néonicotinoïde interdit en France.

Elle a fait l'objet d'une pétition signée par plus de 2 millions de personnes opposées à ce texte. Et cette pétition a donné lieu ce mercredi à un débat à l'Assemblée nationale, une première dans l'histoire de la 5e [musique] République. Et on parlera du prix de l'alimentation, comment expliquer qu'il augmente dans les rayons alors que le revenu des agriculteurs est toujours aussi bas.

La commission d'enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution a poursuivi ses auditions. Mais d'abord la loi du plomb qui s'est à nouveau invitée à l'Assemblée nationale, Elsa Mondin Gava. C'est la première fois que cette procédure est mise en œuvre.

C'est un trait d'union qui s'établit entre la société civile et la représentation nationale. Exercice inédit à l'Assemblée nationale. Le débat sur la pétition contre la loi du plomb a tourné à l'affrontement.

Une question doit doit guider doit nous guider dans ce débat. À qui profite vraiment cette loi ? Exactement.

Elle ne profite pas à la population qui voit le nombre de malades à cause des pesticides augmenter chaque année. Elle ne profite pas aux 400000 agriculteurs qui disparaissent d'année en année tenu à la gorge par les banques, l'agrochimie et l'agroindustrie. Vous dites responsable des cancers, la mort des enfants, l'empoisonnement du sol, l'effondrement de la biodiversité.

Voilà ce que vous dites aux agriculteurs aujourd'hui. Ça ça n'est pas possible. Les échanges ont également concerné la réintroduction de l'ACTAMIPRID censuré par le Conseil constitutionnel mais reproposé dans un nouveau texte par le sénateur Duplomb.

Aucun autre pays européen, laissez-moi terminer, que la France n'a jugé import d'interdire la cet ami pride. La France elle-même ne l'a pas fait sur la base de dangers avérés ou probables de cette substance, mais uniquement parce qu'elle appartient à la famille des néonicotinoïdes. Il n'y a plus de débat sur la dangerosité de ce pesticide et néonicotinoïde.

La quasi totalité du monde scientifique et médical s'oppose à la loi du plomb. Un débat sans vote et une nouvelle pétition contre une éventuelle nouvelle loi du plomb. Éric Martinau, la pétition contre cette loi du plomb a fait plus de 2 millions de signatures un record.

Ça n'a débouché ni sur un vote ni sur une remise en cause de l' du plomb. Mais vous dites quand même victoire de la mobilisation, victoire de la démocratie citoyenne. Tout à fait.

On doit pas nier ce qui s'est passé avec cette pétition. Euh après même moi je le dis hein, j'aurais pu la signer cette pétition mais pour moi oui. Mais il manque une phrase essentielle, c'est-à-dire et je m'engage à acheter français des produits de qualité en rémunérant les agriculteurs à la hauteur de mes exigences sanitaires et environnementales.

Et là, j'aurais signé parce que je trouve que cette pétition, elle a le mérite d'exister. Et pourtant vous avez voté pour la loi du plot en juillet dernier. Oui.

Alors, j'ai voté pour la loi visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur parce que je suis agriculteur, je connais aussi ces difficultés. On sait très bien qu'on nous dit qu'on a des solutions par exemple dans certaines filières et bien moi, j'aimerais qu'on me les donne parce que moi je les ai même réclamé à des scientifiques qui m'ont accusé d'être un limite un criminel en votant ce texte. Mais moi moi j'aimerais qu'on me dise voilà et bien Éric toi tu es producteur de pommes, tu dois faire ça contre les pucerons, enfin ou autrement ou autre chose.

Je ne suis qu'agriculteur, je ne suis pas scientifique mais je vais j'irais jamais dire que un pesticide est bon ou mauvais, c'est pas à moi de le dire. Moi, je ne suis qu'agriculteur. Pour moi, c'est aux scientifiques de le faire.

Victorin Lurel sur sur cette pétition, c'est pour la première fois dans l'histoire de la 5e République, une pétition a donné lieu à un débat à l'Assemblée nationale, mais un débat sans vote, un hémicycle très parsemé. Est-ce que ça a servi vraiment à quelque chose ? Oui, une mobilisation populaire et citoyenne.

Mais ce qui s'est passé il y a de jours à l'Assemblée nationale, c'est en fait c'est l'pilogue. la fin de la première séquence et c'est aujourd'hui, j'ose le dire publiquement, une utilisation astucieuse pour maintenir vivant, si j'ose dire, le débat, cliver la société et pour permettre au gouvernement de déposer sa loi d'urgence agricole avant le salon de l'agriculture et permettre à l'état de dire "Voyez, je présente un projet de loi et je mets pas la réintroduction des néonicotinoïdes." Là c'est pride il peut être le fluidon qui est un organocchloré et pour celui qui vous parle des autres mères clconces chlor c'est des organes chlorés que le chlore descon appartient à ça donc c'est une manière pour le gouvernement et pour les majorités parlementaires de réintroduire ce débat là de le maintenir vivant et de réintroduire par amendement cette réintroduction ça sera déposé probablement avant le salon en tout cas en conseil premier ministre déposer peut-être sur le bureau de l'Assemblée nationale ensuite au Sénat, le gouvernement dira "Vous voyez, je respecte cette mobilisation citoyenne historique qui est véritablement importante, mais pour la première fois on utilise un débat sans vote.

C'est la première fois qu'on l'utilise, c'est simplement pour dire 6 mois après la mobilisation pour dire que vous voyez c'est encore clivant et que le débat n'est pas fermé et que ça permettra de faire passer cette réintroduction. Est-ce que si jamais ces deux mesures controversées, ces deux néonicotinoïes revenaient par le biais d'un amendement comme le dit le sénateur, est-ce que vous le revoteriez parce que vous avez voté pour une première fois ? On rappelle qu'on rappelle qu'elles avaient été censurée par le conseil constitutionnel et que Laurent Duplom vient de déposer un nouveau texte qui autorise la cami du Conseil constitutionnel.

Mais est-ce que vous la revoteriez ? Honnêtement, aujourd'hui, je suis pas sûr. D'accord.

Pourquoi ? Parce que je vous l'ai dit là tout à l'heure en introduction, moi je veux faire confiance aux scientifiques. C'estàdire que si les scientifiques nous disent il y a pas de danger, c'est possible.

Pour moi, les journalistes scientifiques, faut savoir qui donne le feu vert. L'fsa, l'ANES pour moi, ce sont les deux référents ici, c'est l'agence sanitaire européenne et français. L'an c'est français.

Si les deux donnent un feu vert, pourquoi on s'y opposerait le politique ? OK, on doit tenir des craintes de la population, ça je l'entends. Après, ce que je vous ai dit tout à l'heure, je ne suis pas scientifique.

Ce que je trouve dommage, c'est que ça revienne par le biais d'un amendement où aujourd'hui on voit bien que pour moi ce que révèle cette pétition, c'est bien une méconnaissance aussi de l'agriculture et des problèmes en agriculture. Alors, je ne mets pas mais il y a ces craintes par rapport à ces deux substances. Donc, certaines études du CNRS disent qu'elles sont nocives pour la santé.

Tout à fait. notamment ce cousin du clore desconces là. Oui.

Ah mais alors je je vais pas je vais pas défendre je suis pas là pour défendre les pesticides he vraiment. Moi ce que je voudrais c'est qu'on enfin qu'on nous donne des solutions, des possibilités et ce qui est dangereux doit être interdit là-dessus. Il y a pas de sujet.

Par contre aussi après si nous on va au-delà de ce qui pourquoi enf ce qui est difficile à comprendre chez les agriculteurs. Imaginez c'est interdit en France c'est autorisé à l'étranger. Enfin à l'étranger en Europe.

En Europe. Donc dans ce cas-là faut qu'on ait le courage d'aller jusqu'au bout. Si c'est dangereux et bien dans ce cas-là, il faut qu'on arrête d'importer et tant pis si on manque parce que dans la Duplom, voilà, pardon de le enfin le nommer mais il y a pas uniquement les pesticides, il y a pas que ça.

Moi cette semaine là, je suis allé à un magasin dans le 6e arrondissement, il y avait pas d'œuf. Pourtant une moyenne grand surface les poulets de loué aujourd'hui, on narrive pas à construire des poulaillers en Sart. On narrive pas à construire des réserves d'eau, des réserves collinaires.

Ça c'est la duup aussi. Victor Lurel sur le fond de cette question des néonicotinoïdes, il y a quand même des filières françaises qui sont en difficulté, qui ne trouvent pas d'alternative à ce pesticide. Si on l'interdit, est-ce qu'on ne risque pas de faire disparaître ces filières et du coup d'importer des produits ?

C'est précisément ce qu'on veut faire revivre l'opposition de ce de ces deux visions. Ce qui est à mon sens infamant de dire que celles et ceux qui utilisent les pesticides, même de manière modérée, dans des itinéraires techniques que l'on peut comprendre, que ce serait des empoisonneurs. Tout à fait.

Bon, donc c'est pas acceptable. Et on voit fleurir des insultes. Je dis d'ailleurs euh monsieur Duplomb et mon collègue, c'est un expert qui connaît son sujet et qui est courageux.

Je partage pas son point de vue mais il est courageux, il il le dit. Donc euh on peut pas s'associer à à ses insultes. Ça c'est une première chose.

La 2uxème chose, contrairement à ce que j'entends, moi j'ai été directeur de chambre d'agriculture pendant euh 13 ans. Il y a des itinéraires techniques qui sont peut-être pas suffisamment efficaces, mais des alternatives existent. Euh alors, c'est vrai que j'ai appris que vous êtes producteur de pommes.

C'est vrai sur la betterraave, il y a des sujets. Sur la pomme, la cerise, les noisettes, il y a des problèmes mais il y a des itinéraires techniques. Et ensuite, lorsqu'il y a un doute scientifique, même si ici ou là on peut dire comme les FSA ou comme l'anesse, on s'est pas tout à fait avéré ni fiabilisé, lorsqu'il y a un doute, ça doit profiter à la santé. principe de pré et moi qui vis là-bas 92 % de la population en Martinique et en Guadeloupe sont touchés par des arroganchlorides donc le chlore.

Quand j'entends que le fluideone c'est appartient à la famille des organocchlorés. Je suis prudent. La prudence, c'est le principe de précaution et et c'est vrai qu'on peut trouver des alternatives.

Ensuite, il faut que la planification écologique, que le modèle agroécologique et que la préservation de la biodiversité notamment pour les pollinisateurs soit financé. On a sacrifié cette planification écologique. Je sais pas ce qui est dans le budget voté par 49 mais moi je suis corrapporteur pour les affaires agricoles rural là uneation et les affaires rurales.

J'ai vu euh la baisse même si on peut financer un certain nombre de ches. Je critique pas le gouvernement euh sur ça parce qu'on pouvait pas faire le budget de 2024 mais on a quand même sacrifié la planification écolique. Donc il y a des alternatives qui existent.

Il faut que le gouvernement prenne cons justement sur les alternatives et aussi sur l'autre modèle qui existe, celui de l'agriculture bio. Pourquoi ne pas privilégier ce modèle-ci ? Vous qui êtes justement producteur ?

Alors et voilà, je suis producteur et je suis aussi en agriculture biologique mais j'ai pas pu mettre tous mes vergers en agriculture biologique aussi parce que vous avez des variétés type ren des renettes où ça devient très compliqué parce qu'on a un gros problème de puceron et on est en droit de s'interroger y compris. Alors après, est-ce qu'on doit dire est-ce que toutes les vérités sont bonnes à dire, y compris au grand public ? Je vous pose une question et je vais vous apporter la réponse.

Si je commence à dire que nous aussi en agriculture biologique, on peut avoir besoin et sur contre les pucerons, mais oui, on on utilise des insecticides d'origine naturelle bien évidemment. C'est pour ça qu'ils sont ce sont des c'est des pesticides bio donc naturels. Naturel ne veut pas dire forcément non toxique.

Parquoi on a remplacé Moi, j'ai pas besoin d'acétamiprite dans mes vergers. Vous vous mettez quoi par exemple ? Non.

Et ben alors on utilise l'huile de Nîme. Oui, mais l'huile de Nîme c'est un insecticide non sélectif on va dire voilà qui tue tous les ins ah bah il est autorisé en France uniquement par dérogation 120 jours. Et si vous regardez les phrases de risque et bien écoutez la matière active c'est l'asractine ça peut inquiéter.

Voilà mais je ne suis pas là pour faire faire mal. C'est-à-dire que est-ce mais est-ce qu'on peut dire toutes les vérités aujourd'hui ? Moi ce que je regrette c'est qu'on dit agriculture égale pesticide égal cancer.

Moi je ne suis pas un criminel. Si quelqu'un veut me dire comment faire, je l'attends. Victor Laurel, il y a pas de solution miracle pour certaines filières ?

Euh il y a pas de solution miracle. Même la science a quelques quelques doutes, mais aujourd'hui des expérimentations ont été faites, des molécules sont autorisées, les renouvellements d'approbation sont faites. Moi, je m'en tiens à ce que dit les scientifiques, les savants, les instituts, les associations de de médecins autres professionnels pour dire qu'il y a une voie d'apaisement comme dirait Dominique Petier, de conciliation tout en préservant et en disant que la priorité reste encore quand même la santé.

Mais est-ce qu'il y a aussi le poids des lobby agrochimiques dans ce débat notamment au niveau européen ? Le la pression des des lobis agrochimiques pour autoriser certains pesticides ? Est-ce qu'on va nous opposer, j'ai entendu ça dans le débat à l'Assemblée nationale, c'est de dire que vous comprenez l'agriculture française est en train de sombrer, l'Allemagne est en train de nous dépasser et que nos concurrents européens peuvent utiliser la cétamitride et que les pays tiers peuvent venir.

Donc il y a des systèmes d'alerte avancé, des contrôles aux frontières. C'est vrai, ça prend du temps, mais c'est vrai qu'il faudra les activer. Ça c'est clair.

Ensuite, il faut donner les moyens aux chercheurs pour trouver des formules opérationnelles et opérantes très rapidement. Cela est possible. On fait des expérimentations partout.

C'est vrai que ça coûte plus cher euh le bio. Il y a des lois biocontrôles euh qui peuvent être mobiliser autrement que ce que fait le gouvernement actuellement. On peut faire mieux, c'est clair.

On peut mieux respecter la santé, on peut mieux préserver les ces choses-là qui se trouvent dans nos assiettes. On travaille pour les générations qui viennent. Oui, tout à fait.

On fait pas assez pour protéger la la santé des Européens de de manière générale. Il y a trop de pression des lobby de l'agrob. Non, moi je dirais pas ça parce que en tant que producteur il y a quand même un certain isolement et puis limite on se trouve tellement culpabilisé aujourd'hui je vous promets hein de de même y compris lorsque l'on traite bah les vergers bio.

Vous avez des gens qui vous prennent en photo parce que comme si on allait encore mais c'est tuer encore ou faire quelque chose alors que non on peut aussi enfin pourquoi on traite on retraite parce que bah il y a des maladies il y a des ravageurs. On on est sorti du jardin d'Eden, on n'est pas dans un il y a une réalité sur le terrain. C'est pour ça que je dis il y a une réelle méconnaissance.

Après, je comprends mais j'entends ces inquiétudes sur la santé. Moi le premier aujourd'hui, le plus le plus dangereux, c'est bien pour l'agriculteur. Donc celui qui prépare la bouillie, qui va la mettre dans la cuve.

Euh donc il faut trouver des des alternatives. On peut planter des des jachers, des bandes en herbé, des bandes fleuries. Sauf que même quand on met eth ben par exemple, on va avoir des lois quelquefois par exemple avec certains arrêtés pour protéger qui vont faire qu'on pourra même pas avoir de fleurs dans nos verger.

Allez, on continue à parler d'alimentation mais cette fois-ci de la question des prix puisque la commission d'enquête du Sénat sur les marges commerciales réalisées par la grande distribution a poursuivi ses auditions cette semaine. Cécile Sixou. Mercredi, la commission d'enquête sur les marges dans la grande distribution a poursuivi ses auditions au Sénat et c'est Thierry Cotillard, le président du groupement mousquetaire qui a ouvert le bal.

Selon lui, contrairement aux idées reçues, la grande distribution ne se porte pas bien. Elle est sous tension comme les autres maillons de la chaîne alimentaire. Je me dis en fait quand je vais le dire, ils vont ils vont avoir peine à y croire parce que c'est nouveau.

Euh et puis j'ai vraiment l'impression que c'est pas un ressenti, c'est une réalité économique. C'est une réalité économique parce que Cora a été racheté, vous le savez, Casino a été démantelé, Colreut a quitté la France et certains acteurs encore présents sont dans le rouge. C'est-à-dire qu'à la fin de l'année, ils sortent des résultats négatifs.

Thierry Cotillard pointe la responsabilité de certains grands fournisseurs de l'industrie agroalimentaire qui ne respectent pas la loi égalime et la sanctuarisation des prix des matières premières agricoles. La matière première agricole doit être obligatoirement contractualisée dès la mont et intégrée de façon transparente les conditions générales de vente. Alors vous allez me dire l'esprit de la loi c'était ça.

Mais dans la vraie vie dans la vraie vie et dans beaucoup de cas pour certains très grands industriels, les choses ne sont pas claires. On est dans un monde actuellement de transparence opaque. Le non respect des prix fixés, c'est aussi le reproche adressé quelques heures plus tard par les sénatrices de la commission d'enquête à Eurelec, la centrale d'achat européenne dont dépend le géant français leclerc.

Comme ces activités sont basées en Belgique, elle échappe à la loi française bien qu'elle fournisse les supermarchés lecler. La question qu'on vous pose, c'est est-ce que le Clercid qui sont achetés par votre centrale d'achat et qui sont destinés au marché français ne doivent pas respecter les règles françaises ? Nous avons fait valoir nos droits en terme de société belge et surtout le droit par rapport à nos contrats et fait reconnaître par le tribunal de Bruxelles l'applicabilité du droit belge sur nos contrats et surtout la protection du secret d'affaires.

Depuis 2024, l'administration française poursuit Eurélec pour son non respect de la concurrence et la sanctionné d'une amende de 38 millions d'euros. notamment de de nos Victor Leurel, on vient d'entendre le patron du groupe mousquetaire qui affirme que la grande distribution est aujourd'hui en crise, qu'elle ne réalise pas de marge financière suffisante. Vous le croyez ?

Non. Bon, franchement, je suis cache. Non, il y a comme dans toutes les filières des haut et des bas, on a connu le les difficultés de casino, ils n'en sont pas sortis.

Mais qu'est-ce qui se passe en moyenne dans l'opacité ? D'ailleurs, ce que je vous dis euh ce sont des des modélisations qui ont été faites. Les grandes surfaces, tout groupe confondu, la marge nette, c'est entre 1 et 3 %.

Mais dans cette affaire- làà euh on ne met pas les dividendes qui viennent des centrales d'approvisionnement et des centrales de services et de référencement. Ensuite, on ne met pas ce qu'on appelle les marges arrières. On ne compte là que les marges avant.

Entre 3 et 3 %. On ajoute tout ça, ils sont entre 5 et 7 % bien sûr qui parce que ce sont des groupes disons intégrés avec des intermédiaires avec des prix de session interne. C'est tout personne ne le sait au nom précisément de ce que j'ai entendu le secret des affaires, la liberté d'organisation interne et donc on n' pas les chiffres véritablement si ce n'est les résultats publiés.

Donc on a du mal euh à croire ça. Et dans les automères, c'est pire encore quand ici c'est entre 1 et 3 %. le groupe par exemple Bernard Rayotte ou Parfaite là-bas et ben vous disent que nous aussi c'est la même chose mais ils ne vous disent pas ce qu'ils prennent dans toute la chaîne de euh de de valeur depuis la mont jusqu'à la Val, c'est-à-dire à la distribution dans les rayons.

Éric Martinau, comment vous expliquez ce grand écart entre le niveau des des prix de l'alimentation qui augmente et le revenu des agriculteurs qui lui stagnent voir est est misérable parfois. Vous vous me donnez comme ça la la possibilité de de d'expliquer encore pourquoi on a voté cette loi visant à à lever les contraintes au métier d'agriculteur. Mais oui.

Pourquoi ? Parce que d'un côté on vous demande de produire encore différemment, d'être plus blanc que blanc, d'être mieux que les autres et d'être toujours payé moins cher, moins cher, moins cher. D'où cette phrase que je vous ai sortie en début d'émission où je veux mais il faut que les producteurs soient rémunérés.

Et aujourd'hui, moi je l'ai dit parce que va y avoir cette loi d'urgence agricole qui va sortir je sais pas quand ça je On rappelle que vous êtes producteur de pommes. Oui. Oui, tout à fait.

Mais euh on on voit bien qu'aujourd'hui la vraie faille, c'est bien la rémunération des agriculteurs parce que leur impose des normes et des et des contraintes, c'est normal quand vous allez au restaurant, vous exigez je veux ça, ça et même vous payez le supplément ou le supplément chocolat. Vous voyez, on part en agriculture. En agriculture, ça vient d'en haut.

Vous dites toc, vous livrez à la coopérative, vous savez pas exactement combien vous serez payé et puis vous le saurez à la fin. Imaginez donc vous vous venez au boulot et vous aurez votre fiche de paye, ben votre patron vous donnera ce qu'il veut. C'est c'est pas possible.

On peut pas continuer comme ça. Et et pourtant il y a des textes pour garantir et protéger le revenu des agriculteurs. C'est le fameux lousaille et le SRP + 10.

Oui. Il y a une chose qui n'est pas dans ces loisl et qui ne vous protège pas suffisamment, c'est que en amont vous avez des fournisseurs et ce qui c'est du business hein pour les engrais, pour les intrants, pour la mécanisation qui ne sont pas contrôlés et dans l'observatoire des prix et des marges que présidait à l'époque monsieur Chalmet, la fameuse commission Chalmet que personne ne lit d'ailleurs. un rapport de 500 pages chaque année ici à l'Assemblée nationale monsieur au sénat si vous voulez connaître les marges sur toutes les filières sur tous les produits y compris les pièces et les morceaux par exemple dans la viande les levages vous avez tout là même s'il y a quelques incertitudes et bien ça ne marche pas il y a pas suffisamment de contrôle au nom du secret des affaires.

Ouais encadré moi alors moi je crois en la structuration des filières c'est ce que je défends toujours. C'est-à-dire qu'il faut qu'on arrive à se réunir mais forcément quand vous voyez le nombre d'acheteurs qui sont même réunis maintenant à l'étranger pour contourner les lois françaises. Comment voulez-vous qu'un petit producteur, un producteur même de taille moyenne, même un moyen ou un gros producteur puisse y arriver ?

On tout de suite on va se faire attaquer dès qu'on se réunit nous les producteurs sur l'entente illicite des prix. Vous n'avez pas la puissance de négociation. C'est pourquoi ils se réunissent en centrale d'approvisionnement et en centrale de service de référencement.

Eurilc pour euh pour le clerc euh aura aujourd'hui il y a un contrôle exercé par l'autorité de la concurrence sur Concordis qui est une alliance d'achat et aura. Euh ils vous disent nous sommes obligés de le faire parce que en Europe on le fait. L'Allemagne le fait, la Belgique, les Pays-Bas le font, l'Espagne le fait.

En plus, on a la concurrence des hard discount. Bon, tout ça c'est la structuration du paysage commercial avec une puissance de négociation. Et vous avez entendu le président de je crois d'Intermarché ou de mousquetaires qui disait euh c'est c'est pas rentable euh et on est en difficulté.

Bien sûr, ils sont peut-être en difficulté. On sait que le modèle économique, c'est un volume important euh et des prix bas et donc que ça ensuite ils ajoutent bien entendu ce que je vous ai dit, les bénéfices de ces centrales qui sont euh euh en amont et qui est contourne parlementaire avec d'achat européen par exemple en Belgique et ben l'Europe le fait. Alors, j'ai entendu que non, c'est pour contourner les lois, la position française et j'espère qu'il y aura une jurisprudence, c'est de dire que c'est consommé en France, c'est les lois françaises qui s'appliquent.

Il le conteste en principe, c'est ça. Et jusqu'ici, je n'ai pas vu de jurisprudence ou de décision de tribunaux pour dire c'est la loi française qui s'applique. Donc, il y a un contrôle qui doit s'exercer sur ces contournements là.

Comment vous faites vous législateur pour empêcher ces groupes-l de contourner la loi française au nom du secret des affaires ? Alors, c'est pas si évident que ça. Oui, il faut essayer de faire alors c'est pas c'est c'est des vraies démarches personnellement que ce soit auprès du ministère de l'agriculture parce que moi ce que je rêve c'est qu'il y a un maximum d'agriculteurs en organisation de producteurs qui elle-même soit regroupé en association d'organisation de producteurs de telle sorte à pouvoir proposer un minimum enfin un prix qui soit décent pour les filières.

On peut pas leur imposer tout et et ne pas les rémunérer. On a le cas, je pense, à la filière tomate par exemple où on a eu un gros scandale quand même quand vous voyez la tomate marocaine à 99 centimes dans les rayons. L'association d'organisation de producteurs se met d'accord pour faire une tomate française à 1,29 €.

Tout le monde est d'accord, vous la retrouvez en magasin 1,95 1,99. Ça veut dire qu' une dernière question sur l'outre. Est-ce que les acteurs de la grande distribution de l'agroalimentaire qui travaillent sur les territoires ultramarins, ils font assez d'efforts pour bien rémunérer les agriculteurs et puis également lutter contre la vie chère en notre mer ?

Les grands groupes travaillent avec les agriculteurs même si c'est pas suffisant. On fait des reproches au groupe Bernard Aot GBH qui travaille avec les agriculteurs. Alors est-ce que c'est suffisant ?

Non parce qu'on paye sur les prix et sur les marges. C'est une évidence. Et les agriculteurs ne sont pas suffisamment organisés sauf avec un début d'organisation à l'île de la Réunion. mais leur puissance de négociation est faible.

C'est la raison pour laquelle dans ce que vous entendez sur les centrales d'achat européennes Eur Cora et et et les autres, on fait des discriminations qui devraient respecter la loi et la loi devrait être européenne. Quel est le problème ? Il y a des alliances d'achat qui sont aujourd'hui en cours au et je crois concord Concordice.

L'autorité de la concurrence ne peut pas intervenir en émettant un avis. Ça relève de la DGCCRFRF. Donc il y a des difficultés. ce qu'ils font aujourd'hui appelle un bilan concurrentiel un bilan concurrentiel mais il y a des limitations de la loi et qu'est-ce qu' devrait se faire c'est une harmonisation comme pour d'ailleurs les néonicotinoïdes et on devrait avoir là un texte harmonisé de l'Europe pour interdire sera le mot de la fin merci beaucoup Victor éc on mange français c'est la fin de cette émission est d'accord Ah.