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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 février 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Charles de Courson est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous estimez que Raphaël Arnaud a toujours sa place à l'Assemblée nationale ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous considérez qu'une personne fichée S peut être éligible ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Jean-Luc Mélenchon devrait exclure Raphaël Arnaud du groupe LFI ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la violence de l'extrême gauche et de l'extrême droite se valent ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Faut-il abandonner le Front républicain ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les objectifs de la commission sur la taxation des hauts patrimoines ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Charles de CoursonFait
    « Seule une décision de justice peut vous retirer votre éligibilité ou votre inéligibilité. »
  • 2:00Charles de CoursonFait
    « Moi, je pense que il y a des situations dans lesquelles il faut mieux se mettre en congé de son groupe. »
  • 4:00Charles de CoursonFait
    « La violence qu'elle vienne de groupe d'extrême droite ou de groupe d'extrême gauche ne vaut pas mieux l'un que l'autre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous a rejoint sur ce plateau Charles Decourson. Bonsoir. Bonsoir pour notre grand entretien à 19h30 avec Nathalie Saintcric.

À mes côtés, vous êtes député Liotte de la Marne. On va parler avec vous de la la commission d'enquête que vous avez obtenu sur l'imposition des plus hauts patrimoines en France parce que les finances publiques, c'est votre spécialité. Mais tout d'abord, nous voulions revenir sur l'actualité avec vous et le le meurtre de de Quentin de Ran et ses conséquences politique.

Euh tout d'abord, du côté de de la France insoumise et de son député Raphaël Arnaud dont deux assistants ou assistants ou ancien assistants parlementaires sont mis en examen dans le meurtre de ce jeune nationaliste. Est-ce que vous estimez que Raphaël Arnaud a toujours sa place à l'Assemblée nationale ? Il a été élu par les Français.

Il est député du VCLUS de mémoire. Bien. Exactement.

Le problème de cet assassinat c'est que parmi ceux qui sont mis en examen figurent trois personnes, deux assistants et un stagiaire auprès d'un député du Faucluse qui a été à l'origine de la création de la jeune garde. La jeune garde qui veut lutter contre les fascistes et y compris en en venant aux main par la violence. Et ça c'est pas démocratique ou et je suis de ceux qui disent depuis des mois aux collègues ou certains des collègues de la France insoumise qui ont une violence dans leur propos et non seulement violent mais ils ne parlent pas ils hurlent dans l'hémicycle dans l'hémicycle pas que dans l'hémicycle mais surtout dans l'hémicycle je leur dis mais votre violence verbale c'est l'anticipation de la violence physique parce que vous justifiez par ce comportement après la violence physique pour vous, il y a un lien entre la violence verbale de la France insoumise et la violence physique dans la rue qui a pu mener à la mort de ce jeune bien sûr mais bien sûr.

Qu'est-ce que c'est qu'un système démocratique ? Système démocratique c'est respecter les gens qui ne pensent pas comme vous. Sinon, il y a plus de démocratie. respecte ce système démocratique avec des élus en participant à des élections.

Non, la démocratie c'est pas simplement ça. C'est respecter les gens qui pensent pas comme vous et de les écouter parce queils ne disent pas forcément toujours des choses inacceptables. Si je suis persuadé que j'ai la vérité révélée surtout et que les autres doivent être écrasés, et ben vous aboutissez à la violence verbale puis physique. toute petite euh est-ce que vous considérez quelqu'un qui est fiché s pour l'instant on peut être fiché s est-ce que vous considérez que c'est quelque chose qui est normal des gens qui ont été surpris de voir que une personne parce qu'alors faut dire qu'il y a beaucoup de choses dans fichier s beaucoup de degrés oui mais est-ce que ça peut être compréhensible par quelqu'un qui découvre ça c'est vrai que ce député du vaus qui est inscrit et les filles était fiché s avant d'être Vous ne pouvez pas, si on va jusqu'au bout de votre assnement, faut-il interdire, c'est-à-dire retirer l'éligibilité à quelqu'un qui est fiché s réponse est non.

Seule une décision de justice peut vous retirer votre éligibilité ou votre inéligibilité. Non non, ça c'est pas possible parce que c'est l'administration hein, qui euh qui fiche les gens et parfois il peut y avoir en plus des erreurs et de toute façon, c'est pas euh des fonctionnaires ou un ministre qui peuvent interdire à quelqu'un de se présenter. Seule une décision de justice peut le faire.

Est-ce que Jean-Luc Mélenchon devrait décider d'exclure Raphaël Arnaud du groupe de la France insoumise ? Parce que ça c'est une possibilité qu'il ne puisse plus siéger. euh au sein du groupe, même si ce serait juste symbolique comme décision.

Mais euh monsieur Mélenchon euh n'est pas n'est plus euh député, donc c'est le groupe euh c'est le groupe et les filles qui pourraient prendre une telle décision et personne. Vous attendez vous cette décision là ? Vous trouverez qu'elle était qu'elle serait essentielle, importante en tout cas pour le débat ?

Moi, je pense que il y a des situations dans lesquelles il faut mieux se mettre en congé de son groupe, ne serait-ce contaminer entre guillemets, le groupe auquel vous appartenez. Mais c'est pas moi qui en décide, c'est les membres du groupe et les filles qui en décident et personne d'autre. On assiste à une sorte de de modification des choses.

Dans un premier temps, il y a eu l'émotion autour d'effectivement du fait du lynchage de ce jeune homme. Et puis après, il y a une espèce de comment dire de non pas de revanche mais de changement de stratégie des LFI et un certain nombre de personnes considérant que c'était insupportable de faire un signe égal entre les mouvements de droite extrême d'ultradroite et ceux d'ultra gauche en disant quand même quand on est antifasciste, antinazi, c'est quand même pas la même chose que les autres. Est-ce que vous vous faites vous considérez que dans les deux cas quand on sort de la loi et qu'on utilise des méthodes violentes, c'est également condamnable ?

Absolument. Absolument. La violence qu'elle vienne de groupe d'extrême droite ou de groupe d'extrême gauche ne vaut pas mieux l'un que l'autre.

Elle est tout aussi condamnable parce que ceux qui pratiquent cela, quelle est leur inspiration philosophique ou politique ? C'est de s'emparer du pouvoir par la violence. Et ça c'est la négation d'un système démocratique.

On combat pas par la violence les opinions que vous condamnez chez les autres. On les condamne par le combat politique et un un combat politique, c'est d'argumenter et c'est le peuple qui décide et personne d'autre. Voyez, ces petits groupes qui voudraient s'emparer du pouvoir par la violence, ils sont fondamentalement antidémocratiques.

Le débat qui agite aussi la classe politique française, c'est y a-t-il une forme d'utilisation, voir même d'instrumentalisation politique de ce drame ? Je voulais vous montrer cette décision, cette photo que Laurent Voquier a affiché, a choisi d'afficher sur l'hôtel de la région Ronap, la photo donc de Quentin de Rank. Réaction de la part d'Olivier Fort X, le patron des socialistes qui lui y voit dans dans ce choix.

Euh voilà, il dit "La violence en démocratie est inadmissible mais l'opération de réhabilitation des ligues fascistes et tonteuses. Est-ce que euh vous vous avez l'impression qu'il y a ce mouvement-là aussi une forme de réhabilitation par la droite de certains cropuscules d'extrême droite ? Non, c'était la violence des uns et des autres des mots du tour tourpitudin on disait en latin.

C'estàd les turpitudes des gens euh ne justifient pas les turpitudes des autres. Voilà hein. Et bien c'est la même chose.

Ça ne vaut pas mieux he la violence de l'extrême gauche ne vaut pas mieux que la violence de l'extrême droit. D'ailleurs, ils s'alimentent les uns des autres, hein, bien entendu. Ça a toujours été comme ça.

Reprenez l'histoire de l'Allemagne entre les deux guerres, hein. C'était alors à l'époque c'était les communistes qui voulaient s'emparer du pouvoir par la violence, hein, qui se battaient physiquement avec des morts face à la montée euh des Hlériens. Voilà euh que ça vienne d'un côté ou de l'autre, ça finit toujours mal.

Non, mais quand par exemple on voit les déclarations de Dominique de Villepin euh qui lui laisse entendre que euh qu'il est difficile à situer idéologiquement aujourd'hui, enfin depuis quelques temps et qui considère que c'est une façon, je le cite hein, de euh de lég de délégitimer une partie du spectre politique et de victimiser l'extrême droite triomphane. C'estàdire en gros comme la la le jeune homme qui est victime et quelqu'un qui faisait partie de l'extrême droite, on montre les ordres et et qu'en gros, je reviens sur mon mon très égalité, lui par exemple considère qu'il qu'il n'y a pas à faire et qu'il y a un combat qui est plus justifié que l'autre. Qu'est-ce qui arrive à Dominique du Villepin de se situer ?

Je sais pas, peut-être que c'est pour il faut l'interroger lui. C'est pas à moi de commenter les propos de Domic de Vilpin. Moi, je prétends que il faut combattre les deux, voilà, les deux extrêmes.

Voilà. et et pour le plus grand salut de la démocratie. Voyez quand je vois l'attitude de certains députés LFI à l'égard de nos collègues socialistes, on croit revivre les années 30 quoi.

Alors les sociaux traîtres voilà une violence verbale et qu'on entend pas dans l' retransmission parce que les micros sont disposés. Je dis ça pour nos téléspectateurs, les micros sont disposés de telle façon que ce que vous vous vivez en étant dans l'hémicycle, nous on l'entend beaucoup moins. Oui, peut-être mais enfin moi je l'ai entendu si vous voulez.

Et puis il y a des déclarations hors hémicycle hein qui sont assez clair en effet contre le Parti socialiste. Est-ce que vous êtes d'accord avec Bruno Rotaillot et Laurent Voquier aussi pour qu'aujourd'hui existe un cordon sanitaire ? C'est aussi ce que demande Jordan Barbella par rapport à la France insoumise.

Est-ce que l'utilisation de ce terme qui à la base était plutôt enfin était même utilisé contre l'extrême droite, vous l'utilisez vous aussi aujourd'hui. On voit là, on voit qu'une partie de la droite dure voire du Rassemble national utilise cela pour s'alimenter en disant regardez comme nous nous sommes des gens sages et cetera. Donc ils s'alimentent l'un l'autre.

C'est pour ça que je vous interrogé tout à l'heure sur l'instrumentalisation et la France mais comme toujours et quand il y a eu euh des commandos d'extrême droite qui ont tué parce que c'est arrivé qui ont tué des militants de gauche voir d'extrême gauche, il y a eu une instruisation dans l'autre sens. Ça ça c'est inévitable. Voilà mais mais ça il ne valent pas mieux l'un que l'autre.

Est-ce que vous êtes pour terminer sur ce sujet pour abandonner le Front républicain qui la droite l'oublie peut-être un petit peu vite mais dans son histoire récente lui a aussi servi. On peut regarder juste les élections de 2024, il y avait 26 candidats LR qui avaient bénéficié du retrait d'un candidat de gauche pour faire barrage au Rassemblement national. Aujourd'hui, selon vous politiquement ce front républicain n'a plus lieu d'être.

Mais si vous êtes une fine observatrice de ce qui s'est passé entre les deux tours des dernières élections législative, il y a pas eu de front républicain. Il y a la gauche qui a fait bloc et qui a fait élire des députés républicains surtout parfois centristes quand il y avait une menace de l'élection du Rassembl national. La réciproque n'a pas été n'a pas été la même, y compris dans le corps électoral.

On considère que grosso modo 80 90 % des électeurs de gauche ont voté pour des républicains ou des centristes quand il y avait un danger d'élection des d'un rassemblement national. Mais la réciproque n'a pas été vraie. Et d'ailleurs, vous remarquerez que par exemple l'envoqué n'a jamais appelé à voter pour des candidats de gauche.

Non, moi je l'ai fait dans d'autres élections. Alors et vous le referiez aujourd'hui ? Ah ben je je le ferai s'il y a un péril.

Oui parce que je suis démocrate et je pense que les démocrates actuellement vont du Parti socialiste et même les verts a de tout. Voilà et même les communistes aujourd'hui voilà sont dans les négociations et et joue le jeu démocratique jusqu'au républicain ou parce que vous ne ris vous ne risquez pas d'être démenti à l'occasion des municipales par les électeurs c'estàd qu'on a l'impression que dans le la cuisine locale il y a l'Union des droites est en marche. Même s'il y a un certain nombre de leaders comme vous, comme Xavier Bertrand, comme Copé qui considèrent que c'est la même philosophie qu'avant, beaucoup d'autres et beaucoup des lecteurs quand on voit ça dans les sondages se disent qu'en gros s'il y a deux personnes qui sont entre le parti de MIoti, un peu de RN et un peu de LR, bah tout ça au deuxième tour finalement ça se ressemble.

Alors, si vous voyez les deux côtés de du spectre politique du côté de la gauche, on voit bien que la stratégie de la France insoumise c'est de faire perdre le Parti socialiste. D'ailleurs par madame Chikirou ouvertement, elle a dit, elle l'a dit de toute façon si je passe 10 % je me maintiens. Mais vous avez la même stratégie du côté du Rassemblement national.

Rassemble nationale veut avoir un groupe euh sénatorial qui l'aura d'ailleurs euh si on en croit les prévisions électorales et donc il veut avoir le maximum de grands électeurs dans les grands départements d'ù l'importance des élections municipales plus on a de grands électeurs don des maires on peut avoir des sénateurs dans les grands dans les grands départements où il y a beaucoup de de sénateurs à élire donc si vous voulez c'est ça leur jeu donc c'est pour ça qu'on va avoir beaucoup de triangulaires de quadrangulaires voire de quincaculair et c'est pour ça que le résultat des élections municipales va être euh très difficilement surprenant et et très difficile à à prévoir à prévoir et à anticiper. On va avancer, on va aborder un de vos dossiers. Euh je le disais, vous êtes un des députés euh les plus capés sur le sujet des finances publiques et vous venez donc avec votre groupe Lui Lot d'obtenir une commission d'enquête sur euh la taxation des plus hauts revenus euh des plus hauts patrimoines et leur contribution au financement euh des services publics.

Euh déjà tout simplement pour nous présenter cette commission d'enquête, c'est quoi l'objectif ? C'est quoi même la raison d'être de cette commission d'enquête ? Alors le l'objectif de cette commission d'enquête euh puisque notre groupe a une très forte majorité puisque nous c'est très démocratique, on avait x thème et euh c'est ce thème-là qui l'a emporté de très loin, c'est d'objectiver ce débat sur les hauts patrimoines et les revenus.

Il y a souvent une confusion entre haut patrimoine et revenus. Or, on voit que des gens qui ont un gros patrimoine parfois ont très peu de revenus et réciproquement. Mais ça veut pas dire qu'il manque de liquidité.

C'est très compliqué. Euh l'objectif c'est un de quel est euh l'état du donné qu'on arrête ces débats euh vous voyez complètement abstrait, idéologique en disant euh euh les grandes fortunes ne contribuent à rien euh ou euh les traits aux revenus ne contribuent à rien. Quelle est la réalité de cela ?

Mais déjà ça c'est un enjeu parce que en effet avoir les données précises aujourd'hui n'est pas une évidence. Je vous rappelle et je rappelle à nos à nos téléspectateurs la polémique y a eu voilà avec Éric Lombard qui dans Libération avait dit la direction des finances publiques avait regardé parmi les personnes les plus fortunées des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro il ne payent aucun impôt sur le revenu et en effet Nathalie Saintcr de compléter Améline Montchalin qui avait dit non ce n'est pas vrai c'est pas vrai oui dit quelques pas quelques dizaines de milliers ce qui fait factuellement n'est pas entièrement faux parce que quelqu on a l'impression qu'il y en a 100000 ou hein alors Alors que là manifestement dans les chiffres qui ont été obtenus par le Sénat, il y en aurait c'estàd entre 10000 et 20000. Est-ce que vous considérez qu'elle a menti ?

Elle a pas dit la vérité. Non mais mais ce qui a été diton devant la représentation nationale, c'est problématique. Ce qui a été dit est plus compliqué que cela, c'est que les patrimoines immobiliers les plus élevés, certains payent peu ou pas d'impôt sur le revenu.

C'est forcé. Prenez euh une dame qui est veuve et et qui avait un un mari qui a bien gagné sa vie et qui ont acheté un appartement à Paris euh il y a il y a 30 ans 40 ans. Elle se retrouve puisque le seuil c'était un million et demi hein dans leur estimation.

Elle se trouve avec un patrimoine immobilier euh élevé et souvent il a peu ou pas de revenus. Charles Lec de Courson, c'est comme l'exemple des propriétaires terriens à l'île de Ray euh dont euh les ter Oui, mais ça existe mais ça n'explique pas tout. Non, mais ça explique une partie des revenus.

Les gens confondent patrimoine et revenus en faisant s qu'on confondent pas. Est-ce que je recommence ? Est-ce qu'elle a donné cette explication en pleine conscience ou parce qu'elle n'avait pas les chiffres ou en pleine naïveté ?

Écoutez ça interroger madame de Monchalin. Ce qu'elle a dit est inexact et ce qu'a dit monsieur Lombard est imprécis puisqu'il aurait dû dire euh moi des services parce qu'on l'a interrogé, on dit mais d'où vient cette information ? Ah ben j'ai eu des discussions avec les services qui m'ont dit comment ça se fait quand ça passe que les haut patrimoines immobiliers hein et c'était pas les patrimoines immobiliers plus mobiliers.

Or les très hauts patrimoines c'est pas les patrimoines immobiliers c'est les patrimoines mobilier. Mais Charles le Courson, c'est ça qui est intéressant avec votre commission d'enquête et et c'est ça dont on parlait, c'est-à-dire c'est aussi le problème de transparence de ces informations car aujourd'hui si on peut parler aussi nettement de ces haut patrimoine qui ne payent pas forcément d'impôts sur le revenu, c'est parce que ces sénateurs ont obtenu cette note de Bery. Mais ça n'a pas été simple.

Est-ce que Bercy est aveugle ? Est-ce qu'il y a un brouillard statistique qui pose donc un problème politique ? Oui, parce que traditionnellement, si vous voulez, ceux qui ont lesqu à les données statistiques en matière de revenus et de patrimoine, c'est les services fiscaux.

Bien sûr. Alors, vous savez que les services fiscaux, ils sont couverts par le secret fiscal. Euh, on peut pas imaginer qu'un ministre alors qu'on sait qu'on est dans les la polémique sur la taxe du man sur payer les riches sur les riches qui qu'en plein en plein milstrom de cette nature avec un sujet aussi sensible, il y a pas eu à un moment donné quelqu'un qui disent bon maintenant vous allez me donner les voyez c'est c'est non mais attendez en tout cas [rires] c'est difficilement compréhensif pour le grand public bien sûr et bien cette commission d'enquête elle va établir la vérité et pas simplement la confusion que font souvent les gens entre patrimoine et revenu Mais quelle est leur contribution d'ailleurs ?

Qu'est-ce que c'est quel est au patrimoine ? Est-ce que c'est le 1 %, le 1 mè ou le 10 milliè ? On va en discuter.

Notre commission d'enquête est constitué mercredi he on va en discuter. Moi, je voudrais qu'on prenne les trois niveaux si vous voulez. Les 1100è, c'est quasiment les milliardaires, c'est 400 familles.

Voyez, les 1 % c'est 40000. Voyez, les 1è, c'est 4000 et les 11 millè c'est 400. Vous voyez ? de de d'avoir les trois et de voir d'avoir les trois profils très très riches, très riches.

Voilà. Et de voir quelle est la réalité de leur contribution. Et vous avez rappelé l'intitulé de la commission d'enquête, c'est pas simplement de constater l'ensemble des impôts qu'il payent.

Ouais. Mais c'est aussi de voir les contreparties, c'est-à-dire que de ne pas regarder que les recettes, regarder les dépenses. Est-ce queil bénéficie de beaucoup des services publics gratuits ? par exemple, voyez, puisque les travaux qui ont été faits par l'INC montrent qu'il y a eu une augmentation des inégalités en France sur les 20 25 dernières années, pas considérable mais il y a une hausse mais que après contre après contrepartie et ben c'était grosso modo stable et c'est intéressant.

Alors, est-ce que ce qui est vrai sur la masse de la population est que 57 % des Français avaient plus de contreparti que d'impôt que que d'impôt contre aussi des préconisations en matière de lutte contre la suroptimisation fiscale. Par exemple, au moment de la loi du trail et de la remise en question de la loi du trail qui permet de léguer un bien à ses successeurs sans entreprise pardon une entreprise un bien professionnel. quand on bijou euh est-ce que attention parce que vous avez le spécialiste fin, je l'ai déjà eu comme prof il y a il y a 30 ans.

Euh c'est vrai. Voilà. [rires] Et euh est-ce que ça veut dire que aujourd'hui par exemple, il a été question d'enlever euh de biens professionnels, par exemple un avion qu'on lourait, on posséderait, qu'on l'ouerait de temps en temps ou un ya qu'on fait rentrer dans bien professionnel alors que ça fait partie de Est-ce que vous allez faire des suggestions pour toutes ces choses qu'on peut faire actuellement en se mettant dans les failles qui étaient à l'origine des bonnes failles parce qu'on a cité le boulanger qui liait sa boulangerie à son fils et que c'est devenu finalement autre chose.

Est-ce que vous allez serrer la vie sans qu'il va y avoir ? Je constate et je préconise sur le du travail, les deux modifications, c'est-à-dire l'allongement euh d'une part et la suppression des biens qui ne sont pas liés à l'entreprise, c'est moi-même qui l'ai proposé et c'est moiême qui l' fait voter. C'est sûr vous l'avez gardé, c'est bon, c'est passé.

Voilà. J'étais étonné d'ailleurs que le premier ministre, parenthèse, saisisse le conseil constitutionnel qui a voté en touch constitutionnel. Oui, mais ça ça passe.

Ils ont Non, non, ils ont voté en touche. Vous avez vu la décision du conseil qui qui a qui a dit je suis un peu étonné. Je traduis en terme compréhensible, voilà hein.

Et et il il n' il n'a jugé que sur la forme. Il est dit puisque le premier ministre n n'a pas soulevé quels étaient les motifs d'une éventuelle anticonstitionnalité. Est-ce qu'il y a d'autres choses sur lesquelles vous allez vous pencher parce que finalement entre les modifications du budget qu'il y avait à l'origine et ce qu'on a eu, c'est pas exactement tout ce qui avait été prévu qui a été fait.

Oui, mais sur le deuxième problème, la taxation des plusvalues de session, c'est je suis aussi à l'origine de cela et nous avons améliorer le dispositif sur les holdings. C'est passé puisque il y a des trous. Oui, mais enfin les holdings qui a été voté ne résout aucun des problèmes entre nous.

Bien, ne soyons pas trop techniqu et donc ce qu'on voudrait si vous voulez c'est pas simplement faire le constat, deuxièmement faire des comparaisons internationales. Comment se situe la France par rapport aux autres grandes démocraties et est-ce qu'il y a des contreparties faibles ou importantes en terme de service public ? Si vous avez cinq enfants tous brillants et que vous faites partie de ces ces ces grandes fortunes qui vont à l'université quasiment gratuitement.

Bon le Courson pour bien saisir pour bien saisir l'état d'esprit de cette commission d'enquête. Charles le Courson pour bien saisir l'état d'esprit de cette commission d'enquête déjà c'est faire la transparence savoir exactement quels sont les dispositifs fiscaux qui existent quel est l'état du patrimoine et des revenus des très très riches. Mais vous quelle est votre conviction finalement ? c'est que les riches sont maltraités dans notre pays, qu'il payent beaucoup d'impôts et qu'on n'est pas très reconnaissant ou au contraire qu'il y a un problème démocratique aujourd'hui avec de la suroptimisation fiscale comme a parlé Nathalie Saintcrc dont a parlé Nathalie Saintcric qui pose aujourd'hui un problème où on voit ces chiffres qui sortent avec des gens n'anticipons pas sur les travaux de la commission parce que mon sentiment c'est que la situation elle est beaucoup plus complexe que Alors, il nous reste une minute.

Donc, vous allez faire un exercice de simplification de la complexité euh pour nous dire quel est qu'est-ce que vous allez chercher avec cette commission d'enquête sur les plus revenus qui posent aujourd'hui un problème démocratique qui est au cœur discussion sur des bases solides. Deuxièmement, qu'on ait une comparaison internationale, voilà, mais qu'on arrête de fabuler en disant on va redresser les finances publiques en faisant payer des très très riches puisque ça a été ça. Vous pensez quand même que vous allez lever des lièvres si j'ose dire.

Ah bah j'espère oui. Bah si c'est une petite idée à l'avance. Bah oui mais enfin euh attendons euh nos travaux euh pour en avoir le cœur net.

Pour conclure un dernier mot, Améline Monchalin qui a été donc nommée à la tête de la la Cour des comptes. Euh votre réaction, c'est un profil inédit, hein, c'est la première femme. Euh elle est très jeune par rapport à ses prédécesseurs mais aussi elle est euh et elle a dit quand même qu'elle se déporterait de tout ce qui concerne les parce qu'elle était précédemment ministre du budget et qu'elle est dans une position quand même assez particulière.

Alors, vous savez que il y a une bizarrerie, c'est que le premier président de la Cour des comptes, on peut nommer n'importe qui. Il n'y a aucune règle. D'ailleurs, il y a nos collègues socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour encadrer la nomination.

Et sa nomination pose deux problèmes. Problème de son âge. Elle a 40 ans.

Vous savez, j'ai regardé les cinq derniers. Enfin, c'est pas parce que Non, non, attendez. Depuis 200 ans, ils ont 80 ans que Non, non, non. parce que l'âge vous êtes inamovible une fois que vous êtes nommé, je rappelle et l'âge de départ à la retraite, c'est 68 ans à la Cour des comptes.

Donc ça veut dire qu'elle est première présidente pendant 28 ans. Bon, je vous donne les âges des cinq derniers qui ont été nommés, hein. 59, 65, 60, 57, 63, moyenne 60 ans.

C'est raisonnable. Ça veut dire qu'en moyenne ils ont été 8 ans. Donc là vous craignez qu'elle ne soit ce poste pendant trop longtemps. problème.

Le deuxième problème, c'est le conflit d'intérêt c'està-dire quand vous voyez des nominations très rapidement à quatre des cin derniers, c'était des gens qui étaient sortis [musique] à la cour des comptes qui ont fait les NAS qui étaient sortis à la Cour des comptes qui étaient une certaine il y a une exception Didier Migo Charles de Courson obligé de s'arrêter là merci d'avoir été notre invité dans un instant votre rendez-vous de décryptage de l'actualité les informer et tout d'abord c'est le JT C'est bon.