Face à Face : Arnaud Rousseau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeÉludée
Est-ce que vous dites ce matin que la colère agricole est derrière nous ?
- 0:15OuverteRéponse directe
Quand vous dites 'en d'autres formes d'action', vous pensez à quoi ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Vous avez l'impression qu'il y a une prise de conscience au niveau européen ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Si dans 3 semaines vous n'avez pas de preuves concrètes, vous remettrez le couvert ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que ces simplifications ne vont pas mettre en danger la santé des agriculteurs ?
- 5:00RelanceRéponse partielle
Vous appelez à lever l'obligation -50% de pesticides d'ici 2030 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:15Arnaud RousseauChiffre
« 90 % des matières actives les plus dangereuses on ne les utilise plus »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
BFM TV face à face AP Pauline de Malherbe il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Arnaud Rousseau merci d'être dans ce studio ce matin peut-être pour la dernière fois de cette séquence est-ce que vous dites ce matin vous patron de la FNSEA ça y est la colère agricole est derrière nous ah non pas du tout pas du tout on a dit hier la colère agricole se se transforme parce que derrière ce ce mouvement d'ampleur qui encore une fois commencé au mois d'octobre et qui s'est poursuivi avec ce qu'on a connu depuis 10 jours on a dit que on levait les points de blocage mais que il fallait transformer cette colère en action très concrète pour les agriculteurs et on a dit dès la semaine prochaine au travail pour rendre crédible et palpable dans nos fermes ce que sera la simplification annoncée par le Premier ministre on va revenir dans les détails sur ce que vous avez obtenu et ce que vous espérez encore obtenir mais quand vous dites en d'autres formes d'action vous pensez à quoi bah là d'abord à une période de travail je je le dis parce que il suffit pas de de de revendiquer il y a un momentù faut faut passer aux choses concrètes on a cessé de le dire et donc ça c'est le travail maintenant et puis ensuite c'est dans 3 semaines le Salon de l'Agriculture pour lequel le gouvernement s'est engagé à nous apporter un certain nombre de réponses notamment avec un un projet de loi et dans ce projet de loi nous on veut y voir des choses sur l'installation sur la transmission des exploitations on veut y voir des choses sur la compétitivité de nos fermes parce que le prix est un sujet central de ce qui s'est discuté depuis quelques jours et enfin on veut y voir des des des choses sur la souveraineté alimentaire parce que le chapeau de tout ça c'est comment finalement on réaffirme que dans les années qui viennent la place de l'agriculture ce que nous mettrons dans nos assiettes demain est un sujet primordial la question des revenus on le comprend bien ça a pas été la priorité finalement dans les réponses qui vous ont été apportées mais avant justement d' d'y rentrer dans les détails euh il y a quand même un mot que vous nous avez prononcé qui est le mot action et j'ai toujours pas compris à quoi vous vous faisiez référence ça veut dire est-ce que vous dites au gouvernement bon il y a cette échéance du salon de l'agriculture dans 3 semaines si dans 3 semaines vous n'avez pas transposé par écrit vous n'avez pas des preuves sonnantes et trébuchantes que les engagements que vous avez pris devant nous c'est pas du vent on remet le couvert oui bien sûr on a dit que on voulait maintenant travailler avoir du concret donc il y a ces 3 semaines et on a écrit que on se donnait jusqu'au mois de juin pour avoir une loi en dur parce qu'on sait bien qu'une loi ça peut pas se faire en 15 jours mais évidemment si si finalement on nétait pas considéré ou si tout ça n'était qu'un feu de paille on remettra le couvert vous savez il y a pas le choix il y a pas le choix on est plus 400000 agriculteurs aujourd'hui et on voit pas la ligne qu'on veut se fixer on a compris qu'il y avait des sujets français d'urgence c'est ce qu'a dit le Premier ministre hier on a dit qu'il y avait des sujet européens et le président de la République s'estexprimé en disant d'ailleurs assez vertement que la manière dont ça fonctionnait n'était pas au rendez-vous il avait presque l'air d'être des vôtrres bah en tous les cas s'il est entendu les propos qu'on porte depuis quelques semaines on s'en réjou réveillé là-dessus vous avez l'impression je pense qu'il y a une prise de conscience oui il y a une prise de conscience que à la fois l'Europe auquel on est attaché mais comme si comme si lui-même demandait à l'Europe comme s'il regardait l'Europe presque de l'extérieur non non enfin je pense que il est clairement dedans enfin on l'a vu en T les cas sur sur le Mercosur on l'a vu prend une position très précise sur lequel il est assez esselé mais pourtant il a tenu me semble-t-il encore faut diret-il que ça tienne durablement sur sur le Mercosur puisque vous en parlez disons disons un mot en est en effet le président français affirme que cet accord ne sera pas ratifié jusqu'à présent comme vous le dites en effet il a obtenu gain de cause mais c'est vrai que quand on écoute nos confrères journalistes allemands ou espagnol c'est un tout autre son de cloche puisque là-bas que ce soit les Allemands ou les espagnol ils appellent de leur vœux ce Mercosur qui aura gain de cause écoutez je ne sais pas je je dis simplement que il faut tenir la diggue le sujet c'est pas de ne plus commercer le sujet c'est la réciprocité et c'est la loyauté des échanges on l'a dit des centaines de fois on peut pas produire en France avec des haut standards ou en Europe avec des haut standards de qualité et être mis en concurrence avec des gens qui n'ont ni nos règles ni nos normes je P que c'est assez simple à comprendre donc il faut absolument qu'on qu'on avance mais je vais revenir à la question européenne la question européenne pour nous c'est comment on donne de la vision vous savez l'Europe pour nous c'est c'est là où se décid toutes les politiques agricoles donc c'est un sujet essentiel aujourd'hui pour les agriculteurs français là la PAC c'est c'est c'est 9 milliards d'euros par an on peut pas s'en passer donc on a besoin de regarder comment on structure des choses qui corres aussi à la réalité de nos exploitations au bout de 5 ans de ce mandat européen parce qu'on avait aussi un commissaire à l'agriculture qui n'a pas fait son travail on est partout en Europe dans des situations extrêmement compliquées nous ce qu'on veut c'est reposer les choses sur la table dire que la souveraineté alimentaire en Europe c'est c'est absolument décisif pour tous les Européens pour la manière dont encore une fois demain on se nourrit demain on produit y compris je le dis parce que j'entends beaucoup de choses sur la question écologique que nous n'écartons pas encore faut-il pour ça garder des agriculteurs alors justement il y a beaucoup de points dont vous parlez et cette histoire de faire une pause dans la restriction de l'usage notamment des pesticides je voudrais que vous écoutiez un un agriculteur qui a témoigné ce matin sur RMC il est agriculteur en Vendé il fait de l'exploitation de viande bovine et lui il estime que cette pause dans l'usage des pesticides c'est plus pour les céréaliers que pour les agriculteurs en général écoutez ce qu'ils ont obtenu là il faut quand même savoir que c'est tout à fait ce qui demandait toute la partie céréal c'est eux qui vont bénéficier le plus de cela et c'est pas eux qui ont le plus gros problème de revenu moi je fais partie d'une association qui s'appelle le Samu social national agricole on aide les agriculteur en difficulté leur trouver des solutions et moi je peux vous dire que dans 90 % de nos dossiers ce sont des dossiers d'élevage ce sont pas les dossiers séréaliers il dit qu'au fond ce sont la partie séréalier vous hein notamment la FNSEA qui a gagné au détriment de d'exploitation comme la sienne je vudrais d'abord rappeler qu'à la fnsoa on regroupe toutes les agricultures tous les territoires et tous les profils d'exploitation que je suis pour ma part séalier que le premier vice-président Jérôme DESP et viticulteur que le deuxième est éleveur de viande bovine donc on a tous les profils donc je je je veux le rappeler parce que on est le premier syndicat agricole et encore une fois on a tous les types d'exploitation la deuxième c'est que vous voyez dans cette crise il y avait des demandes qui étaient très différentes beaucoup de gens ont dit non mais il faut refermer les frontières mais à fanessois nous avons des viticulteurs comment on fait en viticulture française demain si on ferme les frontières ça n'est pas possible à la fnso on a aussi des éleveurs je voudrais que ce monsieur regarde ce qui a été annoncé hier la mesure la plus importante qui a été annoncée hier mesure d'urgence elle concerne le monde de l'élevage bovin avec l'annonce de 150 millions d'euros annuels pérénisé d'un soutien à la valorisation du stock pour pouvoir permettre aux éleveurs qui ont des valorisation de stock qui fluctuent de ne pas être impacté dans leur trésorerie donc il faut regarder ce qui a été donné hier et puis il y a le sujet des des moyens de production parce que on parle des pesticides mais on peut parler de l'eau aussi il y a pas d'agriculture sans eau donc on a besoin de prendre tous ces sujets comme l'agriculture française elle est diverse on peut pas traiter avec une seule mesure l'ensemble des problèmes que l'on rencontre mais lorsque Gabriel hatal dit hier par exemple qu'il y a 10 normes qui ont été supprimées il fait référence à quoi alors on va regarder parce queil a parlé de décret et puis encore une fois moi je veux prendre les choses les unes après les autres je vous avoue que depuis quelques jours je n'ai pas eu le temps de regarder la la totalité de ce qui était décidé et notamment un certain nombre de décrets qui ont été signés hier mais on va le faire dans les toutes prochaines heures il y avait plusieurs thématiques il y avait tout ce qui concernait les délais beaucoup trop longs quand vous voulez faire un permis de construire pour un bâtiment d'élevage quand quand vous avez un recours qui dure plusieurs mois voir plusieurs années qui d'ailleurs décourage l'esprit d'initiative l'esprit d'entreprise des agriculteurs un certain nombre de de mesures qui concerne la la vie quotidienne sur le fiscal sur le social sur les normes sur les instion vous savez les agriculteurs ils sont habitués à remplir toute la journée des papiers et c'est ça donc a une partie qui dès maintenant dès aujourd'hui dès demain vont être effectivement supprimé dans ces dans c c médiobtif oui c'est l'objectif avec des décrets et puis dès la semaine prochaine à l'invitation des préfets dans tous les départements regarder département par département ce qui peut être simplifié parce qu'encore une fois si vous êtes au nord ou au sud ou à l'est ou à l'ouest de la France en fonction des typicités territorial vous pouvez avoir des simplifications qui ne concerneront pas tout le monde est-ce que ces simplifications ne vont pas mettre en danger d'abord la santé des agriculteurs alors je comprends pas cette question sur les normes sur les normes dont parlait d'ailleurs tout à l'heure Pascal est-ce que des agriculteurs ne vont pas être mis en danger parce que continuer à être exposés aux pesticides est-ce que vous n'êtes pas inquiet de cette responsabilité là mais je je je dis que je je vois bien le le le centrage sur les pesticides je vous donne un exemple de simplification bah c'est pas rien quand même dans les décisions qui ont été prises je vais vous en parler je vais vous en parler juste un exemple de simplification aujourd'hui quand vous êtes producteur de de moutons producteur et que vous récupérez la laine de vos animaux vous pouvez pas l'utiliser pour faire de la litière parce que la norme ne le permet pas parce que aujourd'hui c'est c'est pas possible demain ça va le devenir ça c'est de la simplification ça évite de dépenser de l'argent pour acheter la litière c'est très facile revenons au pesticides qu'est-ce qu'on dit d'abord un qu'on les utilise pas par plaisir de ce qui nous intéresse c'est de voir comment on évoluer on entend l'attente sociétale qui consiste à dire faut qu'on fasse attention mais je voudrais rappeler que d'abord les pesticides il peut y en avoir de manière naturelle ou de synthèse et queon on utilise y compris en agriculture biologique donc on a besoin d'un certain nombre de matière active pour pouvoir faire en sorte que quand une plante est attaquée par une maladie par un champignon elle puisse se défendre quand un auditeur met un pied de tomate ceris sur son balcon s'il a du Milu sur ses tomates et qui fait pas quelque chose il y a pas de tomate et donc si quand on produit il y a pas de produit à la fin il y a plus d'entreprise donc le sujet c'est de regarder quelle est la trajectoire d'évolution nous on est très demandeur parce que moi sur mon exploitation je n'achète pas des pesticides par plaisir je le fais parce que si quand j'ai une attaque de septorio sur mon blé par exemple je ne le protège pas et bien à la fin j'ai une récolte en très forte baisse quelle est la trajectoire quels sont les moyens quels sont les moyens de recherche nous ce qu'on veut là maintenant tout de suite c'est qu'on nous dise telle molécule elle peut poser problème de santé publique donc on met les meilleurs chercheurs autour de la table on se donne une échéance on y met les moyens et on trouve les solutionsch la pause pour l'instant elle ne dure que jusqu'au salon de l'agriculture j'ai bien compris euh oui la PE d'abord c'est semaines non mais là on a dit d'abord la pause c'est le le le fait de mettre à l'arrêt pour recréer de la confiance parce que je rappelle que ecofyo ça n'est pas nouveau oui c'est dire dans 3 semaines on fait quoi ça veut dire que là d'ici 3 semaines on regarde comment on construit les trajectoires que je viens de vous décrire qu'est-ce qui pose problème quels sont les moyens infectés quelles équipes on met en face et quelle est la durée pour essayer de trouver des résultats moi je suis pas chercheur dans tous les cas j'ai envie de trouver des solutions donc ça il faut qu'on le fasse tout de suite tout de suite après on sait que ça prendra un peu de délais c'est pour ça que je vous parle de trajectoire par que faut pas raconter n'importe quoi on va pas en un claquement de doigt ici trouver une alternative mais qu'est-ce qui se passe si comme c'est le cas jusqu'à maintenant on dit à un moment on interdit est-ce que la trajectoire telle qu'elle était définie c'est-à-dire - 50 % d'usage des phyos d'ici 2030 est-ce que cette trajectoire là elle est toujours la vôtre il faut qu'on qu'on la travaille moi je je je ne sais pas dire je me méfie toujours des chiffres incontatoire regardez ce qui s'est passé ce - 50 % donc on ne fixe pas cet objectif pour l'instant en tout cas vous ne voulez pas qu'on le fix non mais si mais si on peut aller plus loin allons plus loin mais au moment où on se parle moi je veux qu'on dise quelle moléculle quelles équipes quel moyen oui mais bien ou non mais il faut bien comprendre ce que voilà je je je dis que si on peut aller à 60 % ou 70 % pourquoi pas et peut-être que le bon chiffre c'est 30 je me méfie des déclarations parce que encore une fois regardons ce qui s'est passé mais ça veut dire qu'au moment où on se parle vous appelez quand même à ce qu'on lève cette obligation gravée dans le marbre 2030 - 50 % ça n'a pas marché dans les 10 dernières années alors enfin je voudrais être précis mais allons-y prenons le temps je voudrais qu'ensuite on parle de la loi égalie mais de la question des prixûr on a eu sur écofito déjà deux deux round si on peut dire qui n'ont pas fonctionné alors même que les agriculteurs ont fait des efforts substantiels mo-s 90 % des matières actives les plus dangereuses on ne les utilise plus Mo- 90 %. sur celle qu'on appelle les cmr2 on est à plus de moins 50 % 60 % donc on a fait des efforts jamais on nous donne acte de nos efforts on a l'impression que c'est toujours ça va pas ça va pas si on n'est pas capable de donner une trajectoire qui motive tout le monde à atteindre les objectifs alors on aura une forme de résistance et on y arrivera pas nous ce qu'on dit c'est soyons précis expliquons trouvons des alternatives moi ce que je veux pas et je je mets la ligne rouge ce que je veux pas c'est qu'on nous dise c'est pas possible en France alors qu'un producteur allemand là un producteur belge là ou des gens d'ailleurs parce queid Arnaud Rousseau la loi égalime faut-il la l'élargir à toute l'Europe faut-il la renforcer alors la renforcer certainement notamment avec un volet qui est très clair qui est que il faut d'abord négocier entre les organisations de producteurs et les industriels avant que les industriels négocient avec la grande distribution parce que c'est ça la construction VO même vous mettre tous les trois autour de la table c'est c'est d'ailleurs une des pistes de réflexion c'est actuellement on a on devient tous spécialiste de la loi égalim actuellement le l'industriel c'est celui d'Anon NESTLE et cetera négocie ses prix avec l'agriculteur puis il va autour de la table avec la grande distribution et les négociations commerciales ils ne sont plus que deux c'est-à-dire la grande distribution et l'industrielle est-ce qu'il faudrait mettre les TR autour de la table est-ce qu'il faudrait que l'agriculteur soit lui aussi assis dans cette pièce alors l'agriculteur peut avoir sa place évidemment mais il faudrais expliquer que c'est pas chaque agriculteur qui va aller faire le tour des non mais il faut organiser parce que tout le monde n'est pas organisé pour ça donc on a besoin d'abord d'organiser la profession agricole avec des organisations de producteurs que nous n'avons pas partout ensuite c'est intéressant qu'on soit à table des négociations parce que vous savez il y a une forme depuis des années on explique que c'est pas moi c'est l'autre bon mais ça ça tient plus évidemment et nous ce qu'on dit c'est que on a besoin de construire en marche avant à partir des coup interprofessionnel pour que on reconnaisse que il y a un coût de production il y a une rémunération et qu'ensuite on continue élargir à l'Europe oui ça peut avoir du sens parce queon voit bien que les choses sont pas non plus de même nature en Europe le coût du travail est pas le même quand vous êtes en Roumanie qu'en France donc il faut qu'on le regarde ce qui nous intéresse surtout au niveau européen c'est de s'assurer que sur le sujet des centrales d'achat on n pas de dérivation de contournement de la loi et puis l'histoire des contrôles puisque vous savez que seulement 3 % de ce qui rentre comme denré alimentaires en est contrôleré nous paraît aussi est dans le bon sens vous négociez où vous les prix des huiles leeurs alors d'abord je n'y participe pas à titre personnel puisque comme je l'ai déjà indiqué moi je suis président d' conseil d'administration non exécutif mais ce qui m'intéresse pour les agriculteurs c'est de s'assurer que le sur paye bien les graines aux agriculteurs avec la plusvalue qui correspond à la manière de produire ensuite elle se négocie comme tout le monde dans des boxes de négociation avec chaque distributeur ou représentant distributeur et au moment où je vous parle comme ça s'est clôuré avant soir avant hier soir j'ai pas encore le retour non non mais la question c'est quand vous dites des boxes les boxes ils sont physiquement sur l'hexagone ou ils sont en dehors de l'hexagone alors ça dépend ça dépend d'où c'est essentiellement dans l'Hexagone mais il peut y avoir des négociations ailleurs donc il y a une partie des négociations de vos huiles qui échappent à la loi Galim non aujourd'hui l'essentiel se fait sur le territoire national mais l'essentiel c'est pas tout oui j'ai j'ai pas ce degré de détail pardonnez-moi encore une FO en terme de volume est-ce que vous savez si je parle évidemment en l'occurrence de ce qu'il se passe par exemple avec les centrales d'achat de Leclerc avec les centrales d'achat d'uchan qui sont principalement au Portugal en Belgique en Pologne et qui sont une manière en effet de détourner de contourner même plus précisément la loi égalim puisqu'il n'y sont donc pas soumis est-ce que vous acceptez ça vous en tant que groupe avril avec les huules le siur par exemple je rappelle à ceux qui nous écoutent que outre la FNSEA vous êtes effectivement à la tête d'un des géants de l'agroalimentaire en France qui est donc le groupe avril qui produit les huiles lecieur et puuget avril c'est un groupe d'agriculteurs créé par des agriculteurs pour des agriculteurs et donc ce sera toujours des agriculteurs à la tête d'avril et ça changera pas même qu'on se sera plus mois ensuite avril ce qu' veut c'est valoriser la matière première des agriculteurs alors je vous ai dit qu'on était en européen donc le sens d'un égalisme Européen ça a du sens on peut pas dire que nous on veut réfléchir pour l'agriculture en européen et considérer que pour le reste il faut qu'on soit national donc moi je ne sais pas si les négociations se passent à Paris à Bruxelles à Madrid ça ça c'estd si si si vous vous montrez pas l'exemple on se dit bah qui d'où l'intérêt d'où l'intérêt de faire en sorte qu'on ait un cadre européen mais est-ce que vous seriez prêt à dire bah montrons oui l'exemple et nous le groupe avril nos huiles on les négociera que dans le cadre de l'exacon je vous pr de m'excuser en fait vous avez pas le choix vous avez pas le choix parce que le distributeur vous dit c'est là encore une fois sa pas où avril négocie je ne sais pas où avril négocie c'est si le négociateur c'estd si Lecler vous dit écoutez moi j'achète vos huiles mais je les achèterai uniquement si on se retrouve chacun avec notre petite mallette pour aller négocier les prix sur une table qui sera pas en France mais qui sera en Belgique ou en Pologne vous n'aurez pas le choix parce que vous serez obligé de vendre à le CL je je je ne sais pas concernant encore une fois le sur comment les négociation se passe je suis pas du tout pour me pour ma part à ce ça m'étonne que vous soyez pas intéressé à cette question là vous êtes au prèment mais je je je demande pas où ont lieu les rendez-vous pour rien vous cacher SAF que c'est ce qui change tout c'est ce qui change tout je vous être précis je dis que il est pas question qu'on dévie la loi égalim il est pas question qu'on dévie la loi égalime en profitant d'un cadre européen qui contournerait la loi française et c'est pour ça qu'on a poussé vous voyez là il y a de la cohérence on a poussé à ce qu'il y a un cadre européen d'galim pour faire en sorte que au niveau européen on construise le prix de de le revenu de l'agriculteur en marche avant c'est ça qui concerne et qu'après il y ait des entreprises avril ou une autre qui soit soumis à des contraintes c'est ce qu'on constate ce qui importe pour nous c'est comment l'agriculteur sur tout le territoire européen est justement payé du prix de son travail avec la construction du prix en March avant au moment où l'on se parle il y a encore quelques points de blocage peu mais quelques-uns et notamment ceux qui sont tenus par le 3è syndicat agricole qui est la Confédération paysane qu'est-ce que vous leur dites ce matin écoutez moi je moi je parle aux gens qui qui nous suivent la Confédération paysane elle elle fait ce qu'elle a à faire vous n'avez pas réussi d'ailleurs à créer une intersyndicale avec les trois syndicats c'est-à-dire la coordination euh euh la Confédération paysane la Coordination rurale et la fnsoa qui est le premier syndicat non enfin on se parle hein on se voit euh tout les je agriculteurs bien sûr qui pour le coup parle beaucoup avec vous il y a une sorte d'Inter syyndicale jeunes agriculteurs FN je pe on se voit régulièrement vous savez c'est aussi des agriculteurs moi j'ai j'ai du respect pour ça euh on a euh des positions qui peuvent être sensiblement différentes aujourd'hui nous on a pris nos responsabilités depuis le début en disant très clairement qu'on voulait pas de dégradation qu'on voulait du calme qu'on voulait porter une revendication claire auprès du con consommateurs auprès des Français qui massivement ont compris ce qu'on réclamait aujourd'hui c'est difficile hein après un mouvement comme ça de dire maintenant vous allez rentrer chez vous parce qu'il y avait beaucoup d'espoir qui avaent été créé moi je suis allé sur un certain nombre de points où on a eu des adhérents qui nous ont dit ça va pas ce que vous faites ça va pas voilà donc c'est c'est c'est pas c'est pas un moment facile mais c'est un moment de responsabilité et c'est ce qu'on a fait en disant il y a eu le moment de la revendication très fort très fort y compris avec des gens qui étaient avec nous qui qui qui qui n'étaient jamais sortis de leur ferme pour une manifestation syndicale euh maintenant c'est le temps du travail et de la responsabilité avec un retour comme vous l'avez indiqué avant le salon de l'agriculture et néchance au moin est-ce que est-ce que la responsabilité elle va jusqu'à payer les dégâts il y a 150000 € de dégâts sur certaines autoroutes jusqu'à 1 million peut-être en haut de Vienne notamment par le passage de ce convoi qui venait d'agin on a entendu Gabriel Atal qui disait tu casses tu salis tu nettoies est-ce qu'il faut que les agriculteurs participent aussi tout cela nous avons avec les jeunes agriculteurs demandé qu'on puisse avoir un état les lieux de de ce qui a été dégradé cassé en essayant quand même de cibler qui sont les responsable c'est important la responsabilité ensuite on a demandé que partout au moment de quitter les points de blocage la mesure du possible on nettoie parce que ça aussi c'est l'esprit de responsabilité qu'on veut faire mais je sais que pour notamment les gens qui gèrent les autoroutes il y a notamment des pertes d'exploitation puisque ça fait 10 jours que voilà donc tout ça on les verra j'en ai eu un certainombre au téléphone eu je je leur expliquais aussi que que que ce moment était un moment crucial pour nous parce que c'était notre avenir qu'on jouait je crois et vous app une forme de solidarité ou oui on va on va évidemment leur demander d'être compréhensif par rapport à ce qui s'est passé ce n'était pas eu la cible je crois qu'ils l'ont compris la cible c'était vraiment d'expliquer qu'il y avait un gros malaise euh donc on va regarder ça dans les prochaines journées et moi évidemment je me tiens euh à à leur disposition pour pour essayer de trouver les les voix qui permettront à tout le monde de de sortir proprement merci Arnaud Rousseau président de la FNSEA on l'a bien compris vous serez vigilant aussi dans les jours qui viennent sur l'application des mesures qui vous ont été annoncées hier avec cette échéance dans 3 semaines le Salon de l'Agriculture merci à vous