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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 30 janvier 2026 27 min

En Seine-Saint-Denis avec Fabien Gay

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] [musique] Bonjour à Tous bienvenue dans 1000 pays pour demain. Bienvenue en scène Saint-Denis, au nord-est de Paris. Département que vous connaissez sûrement de nom ou de réputation, le fameux 93 comme certains l'appellent avec son histoire ouvrière, ses cités, la diversité des origines de ses habitants.

Mais je suis sûr qu'il y a tout un tas de choses que vous ignorez sur ce département. par exemple, qu'il est très dynamique et que près de 20000 entreprises sont créées ou reprises ici chaque année ou encore qu'il y a des pôles économique majeur dans le transport, dans l'industrie aéronautique, dans l'audiovisuel, dans la sidérurgie. Ici vous avez Arcelor Mital, Airfance, aéroport de Paris. représente des milliers d'emplois et des millions d'euros de chiffres d'affaires.

Et puis comme toujours et comme partout où l'on vous emmène dans cette émission, il y a des petits entrepreneurs méconnus mais plein d'idées et plein d'énergie. On va vous en présenter quelques-uns. On rejoint d'abord le sénateur qui va nous accompagner très attaché au département qu'il a accueilli après une jeunesse en Gironde. 1000 pays pour demain en scène Saint-Denni.

C'est parti. Bonjour Fabien Get, merci, merci de nous accueillir sur vos terres, la scène Saint-Yi, une terre d'adoption pour vous he puisque vous êtes né, vous avez grandi à Bordeaux. Vous êtes sénateur communiste, vice-président de la commission des affaires économiques.

On est dans un lieu un peu original pour un tournage. C'est une piscine. On est à Pentin.

C'est une piscine qui porte le nom d'une grande sportive, surtout d'une militante pour la reconnaissance du sport féminin au niveau international. Il s'agit d'Alice Mia. Donc on était à la piscine municipale d'Alice Mia à Pentin.

Est-ce que vous étiez déjà venu ? Est-ce que vous connaissiez ce lieu déjà ? Non, je n'étais jamais venu.

Elle a été refaite en 2022. J'avais pas une occasion. Et je trouve très important qu'on soit là parce que euh on est à 1 an après les Jo, les Jeux Olympiques et paralympiques qui ont eu lieu à Paris mais beaucoup en Saint-Sanis.

La Sainte Saint-Jie s'est profondément modifiée. Euh et on a un retard. Un enfant sur deux en 6e ne sait pas nager en Saint-Senni et on a un retard d'équipement.

Il y a encore beaucoup beaucoup de chemins à faire. Et ce département a vocation à mettre aussi en lumière des femmes parce que aussi ça c'est dans les noms que l'on donne au bâtiments publics aux rues. 85 % des bâtiments publics ou des rues sont des noms masculins.

Donc il y a une politique de féminisation et tant mieux. On va entrer dans le dans le vif du sujet Fabien Gayet. On va évacuer tout de suite les questions qui fâchent.

La scène Saint-Niste c'est un taux de chômage à plus de 10 %. Euh c'est l'un des plus élevés de France métropolitaine. Taux de pauvreté aussi important le plus élevé également.

Mais tout cela est en train de bouger. On a l'impression que c'est un département qui est extrêmement dynamique. Est-ce que c'est le cas ?

Est-ce que je me trompe ? Moi, c'est mon département, vous l'avez dit, d'adoption. Moi, je l'ai choisi ce département.

Qu'on le connaît pas, on en a une fausse opinion. Il est souvent stigmatisé. Beaucoup de priori hein, sur la prior stigmatisé, discriminé.

Moi, je suis un enfant des quartiers populaires à Bordeaux et quand je suis venu ici, je me suis trouvé à ma place. C'est un département monde. Il y a quasiment toutes les nationalités du monde qui sont ici représentées.

Ça fait un mélange extraordinaire. Puis c'est un département jeune, c'est un département dynamique, c'est un département qui se transforme. Il y a une énergie particulière notamment des entrepreneurs qui ont envie de défendre leur territoire et montrer que c'est autre chose que Oui.

Oui. C'est un département qui qui a une soif d'égalité républicaine. On demande pas plus qu'ailleurs, on demande l'égalité républicaine.

Alors Fabiener, on va commencer notre petit tour des entreprises de scène Saint-Denis. Et puisque le département regorge aussi de théâtre, de studio, de salles de spectacle, on s'est intéressé à un artisan qui participe activement à cette économie culturelle. Il s'appelle Alaric Chagnard.

Il fabrique des masques de scène en bois. Il sculpte toutes ses pièces à la main. Son savoir-faire lui permet de travailler avec plein de troubles de comédiens et des compagnies internationales.

Son histoire et son quotidien s'écrivent entre Pentin et Auberviller. Et lui aussi, il sait assurer le spectacle. On va voir ça ensemble.

Celui-là, voilà. Là, j'aime bien. C'est Batracos.

C'est ça, c'est un masque en bois, c'est un masque en chaîne. Euh voilà, qui a un masque entier qui va demander pas mal de travail et euh Ah non, après, il peut y avoir des d'autres personnages. Euh, par exemple, Raoul.

Voilà. Moi c'est Raoul, enchanté. Je suis très content d'être à Public Sénat en ce moment.

Alors euh bonjour au plateau, hein. Euh bonjour à monsieur le sénateur, à la journaliste. Voilà, ça c'est un masque en pain d'Aaroll.

Le pain d'Aoll, c'est un pain suisse et c'est le bois qui est utilisé pour le carnaval. Des choses beaucoup plus petites en terme de de masque mais qui qui fonctionne aussi. Ça c'est un un nez lèvre mais qui donne pas du tout la même chose.

Vous comprenez ? Nous ne sommes pas du même milieu social. Voilà.

Alors, je suis content d'être à Public Sénat également, mais pas pour les mêmes raisons. Je trouve que pour bien comprendre cet objet, il faut aussi le vivre de l'intérieur et on va d'autant mieux créer se dire tiens cette forme là, oui, ça marche. Peut-être que je peux aller plus loin en terme de de sculpture parce que je l'ai chaussé, j'ai vu ce que ça donnait. ou ouais ou le travail du créateur de masque, c'est aussi un travail d'interprétation du texte, d'interprétation du personnage.

Il est force de proposition. Ça c'est un masque que j'avais fait pour Richard 3. Voilà pour pour Shakespeare.

Donc ça c'est le méchant, le très très méchant. Voilà donc là ça c'est l'étape de la sculpture. C'est vraiment l'étape où où se fait le personnage quoi.

Voilà l'arcade sourcilien est toujours importante pour pour caractériser le personnage. Après, il faut le regarder avec la lumière, comment ça comment ça joue en fonction bon là sculpture est pas du tout terminée. Mais l'idée après c'est de venir faire un moulage comme ceci.

Hop, en deux parties en bande de plâtre, en plâtre ou en silicone. Et là, j'ai mon masque en négatif. Et de ce négatif, je vais tirer un positif qui sera pour le coup le masque définitif.

Voilà, ça c'est un masque que j'ai que j'ai tiré en positif. Alors pas sur celui-là, mais là on a on a la sculpture de base, on va dire. Maintenant, celui-là, il faut le je fasse les retouches.

Un petit pinceau. Hop. Donc ça c'est un demi-masque pour la compagnie Sublime Théâtre. pour le personnage de NYX qui est la déesse de la nuit et qui dans le spectacle est la vieille grand-mère qui raconte des histoires de la mythologie.

Je rajoute un petit jus assez clair autour des yeux qui va permettre d'éclairer un peu le regard du du personnage parce que c'est celle qui a tout vu, donc qui a été témoin d'un peu toutes les histoires mythologiques. Je travaille le papier, le bois, le tissu, parfois des résines thermoformables. En fait, je vais m'adapter un peu à l'esthétique du spectacle pour lequel je vais travailler.

Je mets au moins une bonne semaine de travail sur un masque en bois. Avec qui j'ai commencé à travailler ? Oh là là !

Ben je sais pas, moi je me souviens plus. C'était il y a longtemps. Euh, je dois réfléchir.

Je vais demander à mon copain. Lar, il a commencé dans les années 2010 à être dans le quartier. Moi, je me souviens.

Ouais. Ouais. Il est arrivé là avec ses petites gouges, son bois, ses pigments, tout ça. [rires] Et aujourd'hui, Alari, il est content de ce qu'il fait.

Ben, il est content. il est content de pouvoir faire ce ce métier qui est euh qui est beau qui est beau parce que il mélange plein de choses. C'est un métier qui a la frontière entre la sculpture et et le théâtre.

Après euh àic, il aimerait bien que ben alors que d'une part le métier soit davantage reconnu. Il y a pas de lieu véritablement de pédagogie où on peut apprendre l'art du les arts du masque, on va dire. Euh donc il manquerait ce ce relais-là qui va être à la fois un relais peut-être de préservation des savoir-fires et en même temps de transmission des euh des connaissance.

Sacré personnage hein ce Alaric Chagnard. Merci à lui pour toutes ces petites mises en scène. On le salue et puis on va lui répondre surtout.

Pas vraiment de lieux pour transmettre les arts du masque me dit-il. C'est vrai que ce sont des métiers assez confidentiels, hein, dont on entend assez rarement parler, qu'ils sont pas vraiment représentés dans les salons de l'étudiant par exemple ou que les conseillers d'orientation euh ne conseillent pas aux jeunes dans les lycées. C'est un peu dommage de pas orienter les jeunes aussi vers ces arts-là et ces métiersl.

Bien sûr, on a besoin de soutenir les les artisans de l'art et de la création. Ouais, c'est indispensable. Je redais tout à l'heure, je suis d'une génération, j'ai 41 ans où lorsqu'on on on se destinait à des métiers manuels, c'était finalement la voie de garage.

C'était mal vu. Les choses sont en train de bouger sur l'alternance et c'est tant mieux. Il il en faut de tout le monde et avoir un beau métier manuel c'est très bien.

La culture, les loisirs, le sport doivent être au centre de mes politiques sur la question de l'émancipation. Il y a un plan même he en scè Saint-Inie 4 2030 avec une enveloppe 50 millions d'euros. Bien sûr, mais il y a besoin de soutenir là juste à côté de la piscine, il y a le conservatoire Jacques Julien.

Donc les conservatoires, les théâtres municipaux, départementaux, rayonnement près de Paris aussi, j'imagine. Bien évidemment, mais on est dans un département qui fourmille et moi je je le redis, je viens d'une famille très populaire, ouvrière et d'avoir eu accès à la culture assez jeunes grâce à des politiques publiques ambitieuses. Ça change un parcours, ça change.

Évidemment, on ne changera pas le monde si chaque citoyen et citoyenne n'est pas émancité et ne pense pas par soi-même. Je voudrais maintenant vous présenter une entrepreneuse inspirante, elle aussi, Fatima Tassi. C'est une femme de conviction, inventive, déterminée.

Son engagement à elle passe par la création de vêtements et de maillots de bain. Les siens sont inclusifs et écesoresponsables. Donc même si on n pas les mensurations d'un mannequin, elle vous fabrique ce qu'il faut pour vous habiller.

Et cerise sur le gâteau, sa démarche c'est zéro stock et zéro déchets. Elle nous explique comment elle fait. Elle est à Montreuil.

Là, on est en plein cœur de Montreuil. Donc on voit le petit stand de pétanque là, les bancs un peu partout, le théâtre. Bon ça, il y a pas mal de théâtre sur Montreuil.

Je pense que de ce côté-là, on est servi. Et puis tous les petits cafés qui font le tour de la place. Je sors toujours un peu mon portant parce qu'après moi je vais travailler derrière, on me voit pas forcément et du coup les gens savent que la boutique est ouverte.

Je suis d'origine sénégalaise. Les femmes sénégalaises sont réputées pour leur chic, la mode et cetera. Donc moi déjà, je j'ai su très rapidement que c'est le métier que je voulais faire.

Je me suis installée à Montreuil il y a 18 ans et la boutique, je l'ai ouvert il y a 10 ans. Ça c'est bon. J'ai une commande pour une robe pour une cliente.

Donc en général, je me mets sur ma petite table là et puis je dessine 10 minutes, un quart d'heure. Je réfléchis toujours en terme de morphologie. Là par exemple, je pense que ça peut être joli d'avoir un Donu.

Elle a un petit buste et puis elle est grande. Ça, je cou que ça peut être pas mal. Et je vais réfléchir à une option moins découverte peut-être.

J'adore le corps de la femme. J'aime bien marquer ce qu'on a envie plutôt de cacher quand on grossit, les hanches, les fesses et cetera. Alors que je trouve que c'est c'est ce qui est le plus joli.

Pour moi, le zéro déchet, c'est que je travaille ma matière jusqu'au bout. Ça veut dire par exemple euh le l'exemple le plus le plus pregnant, c'est que pour les maillots de bain. Euh j'ai euh une fois que les usines ont coupé euh les une pièce, je leur demande de me garder les chutes.

Habituellement avant jeter les chutes de tissu. J'ai ma boîte de de toutes mes chutes de mes une pièce parce que moi après derrière je vais faire les triangles. Et ce que j'aime bien c'est les challenges. les challenges, ça par exemple, je tombe dessus, c'était des beach flag du département qui étaient suite à un événement, il savaiit plus quoi en faire.

Du coup, ils m'ont tout donné et moi j'en ai fait des pochons que j'offre aux clientes pour mes maillots de bain et à l'intérieur, j'ai mis un tissu imperméable. Donc ça, c'est un ancien pantalon que j'adore le tissu, c'est un bleu de travail. Je vais faire une banane plutôt sobre.

Elle pourra passer même pour un garçon. Par rapport à ce que j'ai coupé. Je regarde ce qui peut fonctionner ensemble parce que je pense à la doublure et à l'extérieur en fait.

Euh donc je prépare mes morceaux. Donc ça, hop, c'est mon devant. Il y a beaucoup d'étapes de montage.

Tac. Voilà, tout épingler. C'est ça qui est long dans la couture.

Donc ça, tac. Ensuite, je fermerai avec la doublure. Hop hop.

Alors, la partie que je préfère c'est ça quand on retourne tout. Hop. Donc, la doublure un peu plus rigolote.

L'intérieur, toujours deux tissus différents. Hop. et puis une poche.

Je rajoute toujours une petite poche en jean dans un jean que j'ai déstructuré. Me sourçant certaines fois dans des circuits de seconde main. Par exemple, j'achète des lots de bracelet que je recouvre de tissu.

Souvent, je les achète dans des organismes comme Emaus, des types de collecterie qui ne il y a pas de TVA sur ces achats là. Donc je peux pas récupérer cette TVA. Par contre, moi je suis imposée euh sur la TVA après avoir travaillé, transformé le donc c'est vrai qu'un des enjeux comme dans l'alimentaire ou comme dans certains secteurs du bâtiment, c'est d'avoir peut-être des TVA, de réfléchir en tout cas à une TVA moindre à la revente pour les acteurs de la seconde main.

Une TVA moins élevée pour les acteurs de la seconde main. Voilà une bonne remarque, je trouve de Fatima Tass. Qu'est-ce que vous en pensez ?

C'est impossible de d'abaisser la TVA pour ceux qui participent à l'économie de façon écesponsable ? Bon, vous savez que je suis l'auteur d'un rapport sur les aides publiques 211 milliards d'euros à travers plusieurs dispositifs notamment des dépenses fistales. Donc moi, je suis pour accompagner les petites et moyennes entreprises.

Je ne suis pas sûr qu'une nouvelle dépense fiscale soit le plus appropriée. Par contre, permettre à des jeunes entrepreneurs et entrepreneures, en l'occurrence de pouvoir avoir accès à du crédit, de pouvoir avoir accès à des locaux, de pouvoir ça, je suis plutôt favorable sur ça. Et en même temps, dans dans un contexte où on voit euh Chine euh s'installer installer des boutiques pérennes sur le territoire français, ils sont résilients nos artisans quand même pour résister à tout ça.

Mais non mais euh évidemment non mais ça euh c'est un combat aussi que je mène avec euh mon groupe. Franchement que que BHB et les galeries la Faillette ouvrent le leur boutique à Chile et je le dis insupportable et inacceptable. Je pense que nous avons collectivement besoin de faire la promotion de nos artisans.

Je préférerais qu'ils ouvrent des ce qu'on appelle des corneurs. Ah oui, à des jeunes entrepreneurs et entrepreneuses comme ça en leur permettant justement par exemple avec des loyers très modérés pendant un mois pour pouvoir avoir accès. Fabi c'est le moment de nous faire partager votre entreprise Coup de cœur.

Vous avez choisi de nous parler d'un restaurateur, je crois, qui est reparti de zéro à plus de 35 ans et son établissement s'appelle à la louche de phare. Pourquoi ? Pourquoi cette entreprise ?

Bon, d'abord c'est un homme, je le cache pas et c'est un c'est un jeune que je connais depuis extrêmement longtemps. Il a décidé à 35 ans d'arrêter sa carrière et de de de se lancer dans une formation pour être restaurateur. Il est reparti de zéro.

Et d'abord, je veux saluer ce parcours et il doit être inspirant pour plein de gens. C'est-à-dire qu'à tout âge, on peut se reformer et trouver une autre voix. S'offrir une seconde vie.

Oui. Et et mais il faut en avoir le courage et la volonté parce que il a tout laissé, il est reparti du CAP, il a tout réappris. On a besoin de valoriser celles et ceux qui font des produits locaux du fait maison plutôt que en vérité des conserves ou du surgelé.

Donc lui, il fait du bon, du bio, du local. Donc je trouvais que l'histoire était belle et le restaurant est bon. Donc je vous invite allez-y chapeau à lui et on le salue.

On va maintenant se plonger dans un univers qui tente à disparaître et je trouve que c'est assez dommage, c'est le tirage de photos argentiques. Une technique de développement de photos à l'ancienne qui passe par un processus photochimique. Je vous l'expliquerai pas hein mais bon.

Et bien sûr à l'heure du numérique très peu le pratique encore. C'est pourtant le cas de Diamantino Kintas. Il est le seul maître artisan tireur filtreur de France et il est à Bagnolet.

Son savoir-faire est tellement reconnu qu'il a travaillé avec des artistes comme Agnè Varda, JR, Raymond de Pardon. On vous le présente et on en parle après. Alors, ici nous sommes dans le quartier des coutures à Bagnolet.

Nous avons trouvé un espace magnifique avec toutes les conditions pour avoir un bel atelier. L'accueil, c'est important. Nous avons des clients qui viennent de très loin et euh que dès qu'ils franchissent le portail, ils se sentent déjà un peu comme dans une bulle.

Nous avons aussi des chats qui apportent un peu de douceur. Notre activité demande beaucoup de place pour faire du des très grands formats, faire de la couleur du noir et blanc. Donc je vais voir les tests qu'on a fait.

On va refaire un test avec Je suis bien accident. Oui, avec peut-être un milliard frag. On est contrainte de se mettre dans le rouge pour pouvoir travailler le papier parce que le papier il faut qu'il ne voit que l'image à développer.

J'expose le papier. La lumière va agir sur ces petits grains d'argent qu' a dans le papier. Et après ça se passe donc juste derrière dans le bac de de révélateur et c'est toujours un moment assez magique de voir l'image apparaître au fur et à mesure.

Passe au bain suivant. Le bain d'arrêt il sert comme son nom l'indique à arrêter le révélateur le temps précédent. Le fixateur, c'est un produit qui insensibilise le papier de la lumière.

Ça c'est bon. En la ceci donc ça c'est un travail que nous sommes en train de faire pour une artiste photographe danoise pour une exposition qui va avoir lieu dans un musée à Amsterdam. Nous recevons beaucoup de photographes bien évidemment français mais aussi beaucoup de monde qui vient de l'étranger.

Ça demande aujourd'hui pour pratiquer ces métiers de cette manière là, ça demande beaucoup d'implication. Voilà pu relancer ce test. Oui.

Et celui-ci ça là-bas s'il vous plaît. Et de mon côté je vais donc aller au grand format relancer le test. de ce tirage, nous allons non seulement jouer sur le côté technique de couleur et de densité, mais avec le but de créer une émotion, de créer un sentiment, de toucher le spectateur.

Je mets le passé vue dans la grande sœur. Maintenant, je vais faire une projection avec ce qu'on appelle de la lumière blanche avec un temps d'exposition de 30 secondes en pel long qui me permet ensuite de composer, de travailler la lumière en éclaircissant certaines zones qui sont trop sombres. Nous appelons cet outil que nous fabriquons nous-mêmes une badine.

Donc c'est vraiment quelque part un peu tailler la lumière en fait comme un tailleur, un tailleur de pierre, un tailleur de lumière. Je vais attendre euh l'artiste pour voir avec elle. On va collaborer, on va réfléchir aux couleurs, aux densités.

Donc donc donc voilà, ça c'était le premier h ça j'ai fait une correction. J'ai enlevé des magentas. H euh moi je préfère celui-là celui-ci.

Hm hm. Top. Est-ce que je sous là ?

Oui. OK. Je super.

Je pense qu'aujourd'hui le plus important pour que ce métier perdure vraiment que un jeune se sente aussi en sécurité c'est que on est des commandes publiques régulièrement. C'est vraiment pour faire appel à nous en tant qu'expert si il y a des négatifs qui sont dans les archives dans département d'une région pour faire une exposition. Ce n'est pas normal que ces négatifs soient numérisés, qu'ensuite ces institutions fassent euh des des des tirages numériques.

Parce que c'est un peu comme quand on restaure un monument, il faut des artisans qui savent comme là on a vu avec Notre Dame. Donc si on forme pas des des tailleurs de pierre, on pourra pas traver après on va dire on va faire de du béton de laavrique. Non.

Évidemment, très logiquement, Diamantino Kintas nous interpelle sur le numérique qui semble faire disparaître des savoir-faire comme le sien. Quel est votre avis sur le numérique ? Qu'est-ce qu'on fait ?

C'est vrai que tout le monde s'en sert, y compris les pouvoirs publics. Il le dit hein dans le reportage. Je pense que les pouvoirs publics ont un rôle de soutenir évidemment des artisans comme lui par exemple sur des grandes expositions.

Alors évidemment Anè Bardage hier dont on connaît évidemment le le la renommée nationale et internationale et donc il y aura toujours des expositions. On aura toujours besoin de musée, il y aura toujours besoin que la photo soit affichée. On aura toujours besoin de livres papier avec des photos.

Donc il y a toujours un espace mais il faut pas opposer les deux et c'est un très beau métier. Moi je me rappelle quand j'étais à l'école, on faisait ça avec des boîtes de chaussures. On développait à l'époque.

Bon on reparle de ça en maternel donc il y a plus de 35 ans. Euh mais c'est vrai que c'est fabuleux quoi, d'avoir le toucher la photo et il fait quand même des choses de très grande qualité. Il faut les souvenir.

Un dernier petit rituel avant de se quitter. Fabien Get, si vous deviez nous donner trois bonnes raisons de venir installer notre entreprise ici en Sensy, ce serait lesquels ? Euh, c'est un département jeune, donc avec une, comme je l'ai dit, une attractivité, une solidarité, une inventivité extraordinaire. de on a on est quand même au cœur de la France l'autoroute à 1 et à 3 aéroports le plus grand des France si Charles de Gaul et aussi l'arréoport d'affair un des plus grands avec le Bourger donc des infrastructures qui sont importantes pour l'économie réelle même si je plaide pour que les transports du quotidien notamment le RERB que je prends tous les jours soit assez rénové mais je pense que le grand paille express qui va permettre de les de relier l'ensemble en vérité des banlieux sera extrêmement important.

Et puis et puis c'est le dernier, c'est un département en pleine transformation. Les Jeux Olympiques ont beaucoup transformé. H je pense que son image euh change aussi et puis c'est un département monde.

Je le redis quand vous êtes ici vous êtes au cœur du monde en réalité avec toutes ces nationalités toutes ces cultures qui s'entremêent et bah vous voyagez en traversant les 3900 de la Sainte Saint-Inie. C'est pas partout le cas ailleurs. Donc si vous avez envie de voyage venez ici.

Magnifique. Plein de bonnes raisons de venir en scène Saint. Merci infiniment Fabien G de nous avoir accueilli sur vos terres.

Merci aussi aux équipes de la piscine Alice Mia de nous avoir accueilli, d'avoir accueilli ce vos équipes aussi qui vous empour. On les remercie, on les salue. Merci infiniment.

Et soin retrouvé en replay sur notre plateforme publiquea.fr. À très vite.

Merci.