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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 15 avril 2024 40 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

ÉLECTION AU SÉNÉGAL, FRONDE DE L'AES, SÉJOURNÉ : COMMENT ACHEVER LE FRANC CFA (NDONGO SAMBA SYLLA)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Que pensez de la dernière sortie de Stéphane Séjourné sur le franc CFA ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Pourquoi la réforme de 2019 a-t-elle échoué selon vous ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les éléments concrets de la réforme de 2019 ?

  • 18:00FerméeRéponse directe

    La France a-t-elle vraiment quitté le système CFA ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la position du Sénégal sur le franc CFA ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Une sortie groupée du CFA est-elle possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Stéphane SéjournéFait
    « nous avons fait notre part du chemin en sortant de la gouvernance du CFA »
  • 9:00Emmanuel Macron et Alassane OuattaraPromesse
    « le Fran CFA va disparaître en 2020 »
  • 12:00Emmanuel Macron et Alassane OuattaraFait
    « la France ne fera plus partie des instances dirigeantes de cette monnaie »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le Fran CFA symbole contesté de la persistance du néocolonialisme français est-il condamné en tout cas sur le continent il cristallise le ressentiment de la jeunesse et l'élection au premier tour de Bassirou jom faille dont le parti a promis qu'il sortirait du franc CFA d'une manière ou d'une autre s'il était porté au pouvoir au Sénégal n'arrange pas les choses du côté de Paris dans cette période d'incertitude le discours est désormais le suivant ce n'est plus notre problème c'est le problème des Africains c'est ce qu'à en tout cas expliqué Stéphane ces journé à nos confrères de RFI de France 24 à la fin d'une tournée africaine on écoute Bachir diomf veut quitter cette zone une réforme a été annoncée en 2020 mais là échoué pourquoi bon d'abord sur le francefa euh nous sommes plus dans la gouvernance nous avons plus de réserves euh en France notamment pour le pour garantir la monnaie je je je j'ai aucun avis presque sur le sujet si les pays africains se mettent d'accord pour changer le nom organiser différemment leur leur organisation monétaire c'est de la souveraineté des États et nous voulons bien accompagner ce mouvement s'il s'agit uniquement du symbole du nom il peut être changé s'il s'agit d'une organisation différente de l'organisation monétaire elle peut également être changée c'est de la décision de la souveraineté des États africains et c'est pas à la France d'avoir avir un avis là-dessus nous avons fait notre part du chemin en sortant de la gouvernance du CFA c'est maintenant aux États africains de le décider avez-vous fait attention Stéphane ces journée n'a pas répondu à la question sur les annonces non suivies des faits d'Emmanuel Macron et d'alassan Ouatara en 2019 souvenons-nous c'est acté le Fran CFA va disparaître en 2020 historique historique c'est le mot qu'ont utilisé les deux présidents Emmanuel Macron et Alassan Ouatara à la sortie de leur entretien bilatéral lors de la conférence de presse trois principales choses vont changer premièrement et bien c'est le nom du Fran CFA il va devenir l'cho deuxièmement et bien les réserves de change ne seront plus obligatoirement logés au sein du Trésor français et puis la France ne fera plus partie des instances dirigeantes de cette monnaie en revanche la France va continuer à garantir cette monnaie et les la parité avec l'euro restera en effet il n'y a pas de quoi se vanter de ce qui a été tout au plus un moment d'enchantement qu'est-ce qui va se passer pass désormais à quoi correspond la nouvelle posture de Paris qui va au final assumer de fermer la porte et de passer à autre chose le CFA est-il condamné ou va-t-il perdurer pour répondre à ces questions j'ai sollicité l'économiste Ndongo sambaila donongo samba Sila est auteur avec Fanny Pigeot de l'arme invisible de la France-Afrique une histoire du Fran CFA paru aux éditions La Découverte et dont la version de poche vient de sortir mais également de la la démocratie en France-Afrique une histoire de l'impérialisme électoral faut regarder décrypter l'Afrique l'entretien si vous êtes intéressé ou passionné par l'actualité les enjeux africains vous pouvez vous abonner à la chaîne Youtube décrypter l'Afrique où vous retrouverez de nombreuses autres vidéos sur le [Musique] continent bonjour Nongo là bonjour théophil alors que pensez de la dernière sortie de Stéphane séjourné chef de la diplomatie française sur le franc CFA et son avenir en gros il explique que la France est déjà sortie et que dans le fond ce n'est plus son problème tout au plus elle peut accompagner les Africains dans leur volonté de réforme si elle existe en fait c'est une sortie qui est paradoxale pourquoi euh parce que tout d'abord euh comme vous l'avez rappelé hein plutôt il y avait la réforme de 2019 et euh quand la réforme a été annoncée on a vu dans les journaux français et cetera que c'était la fin du Fran CFA et quand on avait parlé de la fin du franc CFA souvent même la précision n'a pas été faite que la réforme concernait seulement l'Afrique de l'Ouest c'estàd les huit pays qui utilisent le franc CFA en Afrique de l'Ouest à l'exclusion des six autres qui utilisent le franc CFA en Afrique central et donc on avait parlé de la fin du franc CFA et aujourd'hui on voit ministre des Affaires étrangères euh nous dire que en fait bon euh c'est pas la France d'en parler on na pas vu euh la Chine on n'a pas vu les États-Unis on n pas vu on a vu aucun pays parler du francéfat seulement de la France et dans son discours le ministre des Affaires étrangères français a dit bon si les Africains veulent changer le nom ou l'organisation on peut les accompagner donc ça veut dire que il y a plus franc CFA mais nous y sommes toujours donc c'est un discours qui est très paradoxal et quand on parle des Africains en général que c'est le problème des africains en Afrique centrale ils ont toujours le Fran CPA il y a pas eu de réforme et la France contrôle toujours le Fran CPA que ça soit en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale donc la réforme de 2019 peut-être qu'on en parlera mais ce qui est certain c'est que c'est une monnaie qui est devenue politiquement illégitime et on le voit de jour en jour alors qu'est-ce qui s'est passé en 2019-2020 c'était quoi c'était abraakadabra le France CF a disparu quels ont été les éléments de cette réforme et en quoi cette réforme finalement euh a permis de changer ou de ne rien changer en fait le 21 décembre 2019 et qui correspond si je me trompe pas à l'anniversaire du président Emmanuel Macron et donc c'était à Abidjan et donc là à la surprise générale une réforme du franc CFA a été annoncée quand je dis à la surprise générale cette surprise inclut la banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest cette information a été donné donné par le rapport du député français Jean-François m qui dit bon dans son rapport la B pas été mise au parfum et donc qu'est-ce qu'il décide ce jour-là ils disent trois choses euh premièrement que la bciao était tenue jusqu là de déposer 50 % de ses avoirs extérieurs de ses réserves de change auprès du Trésor français et donc ce compte d'opération a été fermé depuis lors la deuxième chose ça a été de dire que il n'y aurait plus de représentants français dans les instances de la BCO euh dans les instances techniques et donc euh il y a eu Nou l'accord de coopération et donc cet accord dit que bon euh il y aura plus ces représentants mais il y aura une personne désignée par la France et les huit pays de l'Union économiqueement ouest africaine pour euh en tout cas assurer le reporting euh quotidien auprès du Trésor français ça veut dire que de ce point de vuel il y a pas eu il y a pas eu de de changement véritable donc les représentants sortent par la porte et un représentant voilà entre par la fenêtre et donc la dernière annonce a été dire que le C allait être renommé Cho parce que bon le CFA au départ c'est franc des colonies françaises d'Afrique et ça a été renommé franc de la communauté financière africaine pour l'Afrique de l'Ouest et donc ech bon ça a créé un problème parce que Cho au départ cétait c'est le nom que la CDAO comité économique destat de l'Afrique de l'Ouest qui ressemble 15 pays de la région dont les au deelà des pays francophone qui utilise le CF1 oui tout à fait donc 15 pays et donc ils avaient retenu quelques mois au pas avant le nom Cho diminutif de ch qui est le sigle anglais de la CDAO economic community et donc quand Macron et Watara ont décidé que le CFA a être renommé echo bon ça n'a pas plu au pays voisins et donc les banquiers centraux ministres des Finances de ces pays sont sortis au début de l'année 2020 pour dire que nous n'approuvons pas la démarche de Macron et quelques mois plus tard c'est le président nigérien de l'époque euh bhari qui qui s'est fendu d'un tweet pour dire que nous n'approuvons pas du tout cette démarche et si ça continue comme ça nous n'aurons pas le projet de monnaie unique CDAO et donc dans l'ensemble ce qu'il faut dire c'est que euh cette annonce était du bluff parce que bon on savait tous que le CFA ne pouvait pas être renommé Cho en 6 mois euh parce que il fallait qu'il y ait des procédures parlementaire pour renommer la monnaie le nom de la monnaie et cetera pour mettre en place de nouveaux signes monétaires les billets et les pièces ça demande du temps dans le cas de l'eau par exemple il a fallu un délai de 3 ans entre l'eau comme monnaie électronique et l'eau comme en tout cas signe fiduciaire he les Biet et les pièces donc il a fallu un délai de 3 ans 99 2000 et donc tout ça on savait que bon il nit pas avoir de l'cho l'cho annoncé Paron attara maintenant pour ce qui est de de la la fermeture du compte d'opération la question qu'on peut se posé c'est où est passé l'argent qui était sur les comptes d'opération et donc quand on regarde les états financiers de la BCO on se rend compte que l'argent qui était placé auprès du Trésor français dans les compes d'opération euh pour l'essentiel ça a été utilisé pour acheter des titres de dette souveraines en e c'est-à-dire pour acheter des dettes émises euh par des gouvernements européens et donc on peut supposer que bon la France en fait partie parce que le reporting de la B n'est pas du tout transparent donc une manière en tout cas d'expliquer cette chose c'est de dire que en fait on a fermé le compte d'opération mais l'argent est passé de la poche gauche c'est-à-dire du compte d'opération à la poche droite du Trésau français C argent il est probable que une bonne partie de cet argent n'it jamais quitté le Trésor français oui oui oui bien sûr bien sûr c'est pas transparent mais bien sûr mais dans tous les cas c'est que cet argent là bon tant qu'on maintient lappité fixe avec l'euro parce que la plupart des économistes qui critiquent le franc CFA il disent on ne veut pas de cet armage à l'au et ça ça n'a pas changé avec la réforme parce que cette réforme là également bon a entraîné renouvellement de l'accord de coopération et donc l'accord de coopération il dit bon la France est toujours là elle peut toujours intervenir à tout moment s'il y a une crise ou une perception de crise et donc la France maintient entre guillemets un rôle de garant et la parté fixe ne bouge pas la parté fixe avec l' ne bouge pas et le principe la libre transférabilité c'estàd la liberté de circulation des capitaux et des revenus en tout cas entre ces pays de l' moi et la France tout ça est maintenu et ça ça profite aux entreprises française entreprise française mais pas seulement en tout cas tout ceux qui opèent en eau et tout ceux qui veulent rapatrier leur euh profit dividend et cetera en bénéficie et donc du coup euh ce n'est pas une réforme monétaire hein c'est une réforme administratif pour s'occuper de ce qui a été appelé à l'époque les iritant politiques mais donc ça veut dire que c'est le statut quo rien n bouger fondamentalement depuis 2019 et dans cette réforme il est prévu que certaines mesures entrent en œuvre si bah il y a une crise monétaire dans les pays de de la zone CFA Afrique de l'Ouest et alors à ce moment-là l'ingérence devient encore plus forte que par le passé si j'ai bien compris tout à fait euh il est dit clairement que s'il y a une crise ou une perception de crise la France revient avec voix délibérative et cetera parce que le principe en fait qui gêne c'est la tutelle c'est que l'accord de coopération monétaire et qui s'est doublé d' une convention de garantie en fait euh tout ceci matérialise une tutelle une tutelle de la France sur la bcao sur les gions de l'union économique monétaire ouest africaine parce que la France est dit euh moi je m'engage entre guillemets à garantir la parité entre franpa et l'euro ça veut dire quoi à chaque fois que la BO n'a pas assez de moyen de paiement extérieur le Trésor français peut lui prêter des euros c'est ça le contenu de la garantie mais depuis 1960 jusque là en fait la garantie n'a pas été activée elle a été activée juste entre 80 80 durant la période de la crise euh crise de la dette internationale pour permettre au capitaux Fran de sortir et cetera mais à part ça ça veut dire que sur plus de 60 ans euh c'est généralement les banques centrales BO et la bag en Afrique centrale qui ont mis à disposition le réserve d'change au bénéfice du Trésor français et ce qu'il faut dire c'est que généralement ces réserves sont rémunérées mais les rémunérations ont été euh pas très avantageuses pour ces banques centrales pourquoi parce que en fait ces rémunération ont été soumises à ce qu'on appelle les taux d'intérêt négatif quand des taux d'intérêt négatif c'est-à-dire supposons qu'on vous dise euh on vous donne une rémunération de 5 % la banque vous donne une rémunération de 5 % sur vos dépôts mais le taux d'inflation est de 10 % donc ça veut dire qu'en terme de pouvoir d'achat vous perdez vous avez - 5 % et donc ça veut dire que comme disait euh l'économiste camerounais Joseph ch poemi dans son livre de 1980 en fait c'est comme si les banques centrales eux-mêmees en fait payent les trésors français euh pour qu'il le garde les réservve de change donc ça ça a été la situation ça veut dire que c'est un système qui ne comporte pas de coût économique pour le Trésor français et donc on peut comprendre pourquoi la France a toujours traîné les pieds pour dire voilà je ne sortirai jamais du CFA parce que pour faire taire les critiques la France aurait juste pour dire moi je me retire du système plus d'accord plus d'accord de coopération monétaire euh plus de garanties d'autant plus que la garantie est inexistante parce que ce sont les banques centrales qui mettent à disposition leur moyen de paiement euh au entre en tout cas au compte du Trésor français oui donc la tutelle elle a officiellement disparu mais je le disais en cas de crise elle revient encore plus fortement dans la nouvelle dans la dans le nouveau système en fait la la tutelle n'a pas disparu parce que elle est matérialisée par un accord de coopération monétaire et une convention de garantie parce que la tutelle elle se manifeste par l'arimage à l'euro et la France dit moi euh je peux euh vous donner en tout cas vous prêtez des os le Trésor français dit ça tant que vous acceptez la la parité fixe avec l' et donc c'est comme ça que ça marche et c'est iné donc il y a toujours une tutelle la réforme de 2019 n'a pas fait disparîre la tutelle la tutelle elle est là toujours là mais ce que je voulais dire c'est qu'il y a dans les nouveaux accords des dispositions qui permettent euh au trésors français de revenir plus plus fort que jamais euh dans l'administration du franc CFA en cas de de déséquilibre oui oui en cas de crise oui ou de perception de crise et donc ça veut dire que il y a plus formellement de représentants avec vois délibératif mais euh s'il y a une crise une perception de crise le Trésor français va revenir comme avant 2019 euh et voilà mais mais dans tous les cas en fait ce qui compte c'est le fait que c'est la France qui contrôle la BCO qui contrôle les intions de l' mois à travers cette coopération cet accord de coopération monétaire la convention de garantie et la meilleure preuve de cela ce sont les sanctions qui ont été infligées au Mali en janvier 2022 et au Niger depuis juillet 202 23 parce que ce qui s'est passé c'est que ces pays en fait ont été l'objet de PCH militaire et ces gouvernements militaires euh voilà n'était pas en très bon terme avec la France nous sommes toujours pas en très bon terme avec la France et la France a utilisé des pays comme le Sénégal et la Côte d'Ivoire pour activer des sanctions qui ont été endossées par la par la cdiao mais ce qui est intéressant par la bcao par la bcao mais mais aussi par la CDAO la comité économiqueat de l'Afrique de l'Ouest parce que si c'était seulement dans le cadre de l'UM moi on aurait pu dire que bon ça ça porte l'emprein de la France mais quand les mêmes sanctions sont endossées par la sriiao bon là on peut dire que bon la sriiao il y a le Niger il y a le Ghana ces pays-là ne vont pas en tout cas suivre ce que dit la France et cetera mais c'est c'était ça la suce parce que en fait euh la Guinée avait aussi un régime militaire à l'époque toujours régime militaire et donc les sanctions s'appliquaient dans le cadre de la Guinée mais la Guinée a sa propre monnaie nationale et on peut pas demander à la à la banque centrale guinéenne de priver l'accès du gouvernement guinéen à C propre compte mais dans le cas du Mali en janvier 2022 jusqu'en jusqu'à l'té 2022 c'était possible et dans le cas du nigère depuis juillet 2023 ça a été le cas c'est-à-dire que la bcao a illégalement privé l'accès de ses gouvernements à leur propre compte et leur a privé de la possibilité de se refinancer sur le marché financier de l'Union économique monétaire ouest africaine donc ces pays ont fait involontairement défaut sur le dett du fait du comportement de la BCO qui est contrôlé par le Trésor français et donc à l'air du N libéralisme les banques centrales sont supposé être indépendantes des des des gouvernements et donc là vous avez un une banque centrale qui viole de manière flagrante ces statuts et donc qui met en place des sanctions qui d'une certaine manière vont pénaliser des investisseurs et vont pénaliser des des gouvernements parce que c'était des c'est une forme d'asphixie financière qui a été opérée en tout cas contre ces ces gouvernements et donc tout ça est totalement illégal parce qu'il y a pas de base légale il y a pas de texte au sein de lu moi qui euh disent que il est possible pour la BCO ou pour les pays membres de sanctionner d'autres pays qui seraiit en tout cas euh l'objet de PCH militaire et cetera il y a il y a pas il y a pas ces textes d'ailleurs les textes disent que tout ce qui est entrave la liberté de circulation des signes monétaires au sein de cet espace tout gouvernement qui sait ça doit être exclu donc ça veut dire que tous les autres gouvernements devent être exclus sauf les gouvernements qui ont réalisé des PES militaires et donc ça ça montre clairement l'empreinte néocoloniale euh sur le système CFA qui est toujours contrôlé par la France alors Philippe Henri dakouritblé ancien gouverneur ivoirien de la bcao a dit de son côté que les jeunes générations ne veulent pas de réformes mais exigent une rupture alors c'est assez savoureux de la part de l'ancien gouverneur de la bcao mais c'est quoi la différence concrètement entre la rupture et la réforme du francfa bon je pense que ce sont des Nuan de vocabulaire en tout cas ce qui est sûr c'est que il y a différentes critiques qui ont été apportés au système CPA et de voir qu'un ancien gouverneur euh de la BCO euh prendre la plume pour dire que ce système est légitime je pense que c'est très significatif très très significatif parce que généralement une manière de dire que tous ceux qui critiquent le CFA sont des ignorants et cetera mais là on voit quelqu'un qui a été aux affaires qui dit que ce système ne marche pas pour les Africains quelque soit je veux dire son point de vue c'est quand même intéressant à à signaler et donc il y a il y a a plusieurs types de critiques apporté au système CFA et la critique la plus répandue et c'est celle qui a fait que les gens s'intéressent au CFA c'est la critique là en terme de souveraineté pour dire que nous ne voulons pas que la France fasse partie du système CFA que la France nous laisse seul avec notre monnaie en fait et cette critique de de souveraineté consiste à dire nous ne voulons plus euh déposer les réserves de change auprès du Trésor français nous ne voulons plus de représentants français le nom nous gêne l'acronyme nous gêne FCF fait penser à au Fran des colonies françaises d'Afrique et nous voulons nous-mêmes imprimer nos billets et pièces et pas que la Banque de France le fasse pour nous et cetera donc vous avez cette critiques en terme de souveraineté et la réforme de 2019 a tenté maladroitement de répondre à ça et évidemment ça ça a échoué parce que c'est pas une réforme significative et donc il y a une autre critique qui est la critique disons économique qui consiste à dire que cette ce CFA là ne permet pas le développement économique pourquoi déjà parce que la parité fixe à l'euro ne se justifie pas si on regarde l'évolution du commerce des pays qui utilisent le francfat euh et si on regarde aussi comment le monde évolue parce que maintenant nous commerçons de plus en plus avec la Chine l'Inde la Turquie d'autres pays et dans le cas des pays d'Afrique centrale par exemple parce que tout leur commerce extérieur est liblé en en dollar donc pourquoi des pays exportateurs de pétrole de gaz devrait fixer leur monnaie à l'eau ça n'a pas de sens deant plus que la garantie française elle n'existe pas de fait et donc on a cette crtique là économique qui n'est qui n'a pas été prise en charge par la réforme de 2019 mais dans cette critique économique également il y a une autre plus important c'està dire mais bon à quoi bon à partager la même monnaie si cette même monnaie n'a pas permis le développement des échanges vous prenez le cas de l'Afrique centrale les six pays de la SEMAC en 1995 et 2021 le commerce entre ces pays euh par rapport à à leur commerce extérieur total c'est 1,5 % en moyenne c'est-àdire que ces pays partagent le Fran CFA depuis 1945 et là on est en 2024 et le commerce en eux c'est 1,5 % et donc pourquoi ces pays devrai partager la même monnaie il y a pas de logique économique derrière c'est une logique politique parce que qui est associé à la logique disons hérérité du du colonialisme et donc on a ces différents types de critiques et qui donnent lieu à différentes en tout cas projections en terme de qu'est-ce qu'il faudrait faire pour sortir du statut monétaire colonial alors revenons un peu au Sénégal le pastef donc le parti de Bass ud MAIF et d'ousman TKO le Président le premier ministre sénégalais a annoncé les couleurs mais on sait que l'opposition ben le pouvoir ce n'est pas la même réalité mais les choix opérés pour composer le premier gouvernement de l'alternance peuvent être des indicateurs par exemple abdouahan SAR le nouveau ministre de l'Économie est-ce qu'il est le pourfondeur du franc CFA qu'on dit et est-ce qu'il y a d'autres signaux qui euh peuvent amener à penser que le nouveau pouvoir sénégalais entrera vraiment en confrontation avec le statut Coo monétaire oui en fait le nouveau gouvernement sénégalais dirigé par le président Bassir diom qui a choisi Ousman S comme premier ministre à basé sa campagne sur la souveraineté économique et monétaire mais aussi sur la transparence et la bonne gestion et donc dans leur programme ils ont dit nous voulons une monnaie nationale pour le Sénégal on va y travailler donc au départ c'est ça qu'ils avaient dit et quand il y a eu les premières critiques ils ont essayé un peu d'avoir un discours plus conciliant en disant dans un premier temps nous allons voir si on peut réformer si on peut aller vers la monnaie de la CDAO à de projet de monnaie à 15 la CDAO si c'est pas possible on va aller essayer de réformer euh lui et moi et si tout ça n'est pas possible on va aller vers une monnaie nationale et donc ce qu'il faut dire c'est que bon le projet de monnaie unique co ne verra jamais le jour hein je veux dire ils ont repoussé ça depuis 1983 euh ils avaient dit 2020 après c 2027 et donc en 2027 ils diront 2035 en 2035 diront 2050 il y a beaucoup de raisons qui expliquent que cette monnaie ne verra pas le si tôt mais on n'ura pas le temps d'en parler ici donc ça veut dire que la monnaie CDAO n'est pas une alternative au Fran CFA parce que elle peut pas exister et même si elle devait exister elle poserait des problèmes similaires au franc CFA et donc ça veut dire que soit c'est réformé lu moi si on pense que lu moi est réformable et euh soit sortir pour avoir une monnaie nationale euh le nouveau ministre de l'Économie abdahman SAR qui est a été au FMI pendant 15 ans et donc il fait partie des rares intervenants dans ce débat sur le franc CFA il connaît bien la question il connaît très bien la question parce qu'il y a beaucoup qui s'expriment sur la question sans la connaître vraiment beaucoup se disent spécialistes et cetera Abir Mar comprend l'importance du taux de change il a été au FMI donc il sait l'importance que le taux de change peut jouer pour amortir les chocs donc il comprend cela c'est pourquoi il a dit euh soit on réforme lu et moi le taux de change ne convient pas la RAL ne convient pas et si c'est pas possible le Sénégal doit avoir sa monnaie nationale ce qu'il a appelé sénip donc c'était ça sa position maintenant il faut voir dans quelle mesure sa position va être compatible avec celle du du nouau du nouveau gouvernement qu'est-ce qui pourrait donner à penser que ce ne sera pas le cas bon je ne sais pas parce que il y a il y a cette argument pseudo panafricaniste qui disent que qui dit que bon il faut maintenir les acquis de l'intégration mais je veux dire dans le cas du système CFA il y a pas desac et de l'intégration il y en a pas parce que un système qui vous a pauvr mais c'est un système don dont il faut se débarrasser rapidement il y a pas d'acqué de l'intégration dans le cadre du système CPA c'est-à-dire que si les gens pensent que le le CFA est réformable le moi est réformable c'est-à-dire que la première chose qu'il faudrait faire c'est de dire à la France de sortir du système CFA c'est-à-dire euh qu'il n'y ait plus euh d'accord de coopération monétaire qu'il n'y ait plus de convention de garantie et ça veut dire que maintenant les africains vont décider entre eux-mêmes ce qu'il faut faire et donc là c'est en préalable et c'est ce que c'est ce préalable là même que le président nigérien de l'époque Mohamed Bari avait exité pour la poursuite de l'écho il avait dit au pays CFA en Afrique de l'Ouest euh tant que vous ne coupez pas le lien avec le trésur français on pour pas aller loin donc la première chose que la France aurait pu faire de manière unilatérale est pour couper cours à toutes les critiques et cetera c'est de dire que voilà j'en ai assez et maintenant je sors débrouillez-vous donc ça ça aurait pu être la réponse responsable vraiment de la France mais la France n'a jamais voulu le faire parce que la France n'a rien à perdre avec la avec le maintien du système CFA d'un point de vue économique peut-être d'un point de vue symbolique son image va être écornée mais d'un point de vue économique la France n'a rien à perdre à mainten le système Sapa et donc supposons que la France sort du système CPA ça ne résoudrait pas le problème parce qu'après la question c'est quel taux de change il faudrait avoir et est-ce que ce taux de change serait bénéfique à tous les pays donc ça c'est un problème de fond et on n pas encore eu le temps d'en parler parce que justement on est toujours dans cet argument pro français antifrançais stabilité non stabilité et l'autre chose c'est que lu moi jusqu'à présent comme la SEMAC hein en fait ce sont des des euh en fait des cadres d'intégration qui ont tout fait pour que les pays membres n'ai pas de système financier autonomes c'est-à-dire que tout a été fait dans ces cadres-là pour que nous n'ayons pas nos propres banques pour que nous contrôlions nous-mêmes nos systèmes financiers nos nos marchés financiers euh en tout cas les le secteur de l'assurance et cetera donc tout a été fait pour qu'on ait des euh système financier extraverti c'est-à-dire contrôlé par l'étranger et donc ça aussi c'est un problème qui est totalement différent et on en a pas encore parlé et donc ça veut dire que si on met si même la France sortait les problèmes ne seraient pas résolus parce qu'il peut pas y avoir des développement économique s'il n'y a pas un contrôle du système financier un contrôle national du système financier et donc je pense pas qu'à l'échelle lu moi ce soit possible ça prendrait beaucoup trop de temps et beaucoup trop de temps ça veut dire qu'on qu'on continuera à infliger des misères à à nos populations et donc il y a tous ces éléments dans le débat sur le CFA et certains n'ont pas pu apparaître parce que jusque là on a été dans un faux débat prof français antifrançais stabilité économique versus inflation dans les pays voisins et cetera donc la question c'est comment avoir un contrôle national sur le système financier pour permettre l'allocation des ressources dans les secteurs qui vont permettre le développement qui vont permettre l'industrialisation avec des taux dechange qui soit en en phase avec le niveau de développement et les Carti économique des pays euh voilà chacun des pays alors euh le le Stéphane séjourné le ministre français affaires étrangère dit au fond les Africains doivent se débrouiller et nous dit et nous dire ce qu'ils entendent faire du CFA dans les fait les pays africains ne ne s'entendront pas il y aura pas de consensus surtout si si la France continue de peser sur certains d'entre eux qui sont un peu euh ses porte-voie euh sur la scène de l'Afrique de l'Ouest ou de l'Afrique centrale alors par exemple pour prendre le cas de l'Afrique de l'Ouest avec la l'arrivée du pastf au pouvoir en cas de désaccord entre les deux places fortes de la zone oa c'est-à-dire entre la Côte d'Ivoire et le Sénégal sur ce dossier du franc CFA qu'est-ce qui se passera bon on sait pas on sait pas l'année prochaine il y aura des élections en Côte d'Ivoire on va ce que ce que ça va donner mais la donne actuellement une donne importante c'est les trois pays de l'AS Mali Burkina Faso Niger qui sont dirigé par des régimes militaires ces pays ont formellement déclaré qu'ils voulaient sortir du francfa ils n'ont pas en tout cas notifier leur décision encore et il travaillent à avoir leur propre monnaie par peut-être que ce sera une monnaie unique ou alors c'est juste euh une menace ils ont annoncé cela euh ils ont général Dian a annoncé cela et déjà en décembre 2023 si je ne me trompe pas euh ils avaient misise en place une commission chargée de réfléchir sur ces question là c'est-à-dire comment aller vers la souveraineté monétaire et renforcer l'intégration entre ces trois pays et donc ça c'est une donne fondamental euh il faut en tenir compte et je pense que il est de l'intérêt de ces pays en tout cas de s'unir sur le plan monétaire et de sortir du système francfa parce que comme le disait en fait un économiste alizfar quand vous avez le franc CFA c'est comme si vous courez un marathon avec un frigo sur le dos et donc ces pays de là du Sael ils ont deux frigos sur le dos pour courir un marathon ça peut pas marcher et donc tôt ou tard ces pays doivent sortir c'est quoi le deuxième frigo sur le dos bon je veux dire parce que déjà pour les pays les plus avancés en tout cas de cette zone le Sénégal c'est déjà un frigo mais pour les euh pour les pays qui ont encore plus de défi les pays saaliens c'est un second frigo d'une certaine manière sur le dos donc ces pays ont encore plus de encore plus besoin de de de la souveraineté monétaire c'est pas que ce soit la panacée mais c'est que le système francfa les condamne à la la pauvreté éternelle d'une certaine manière la question que je voulais poser c'est euh que ce soit la réforme ou la rupture elle ne peut euh euh arrivver d'un point de vue institutionnel dans ce casadre du Fran CFA que sur la base d'un consensus euh j'imagine or il est probable que si la France ne veut pas qu'il ait de consensus en l'état actuel du développement politique de ces pays et ben il y aura pas de consensus en fait tous les pays peuvent sortir du système CFA euh vous prenez dire pour une sortie groupée la fameuse sortie groupée ou bien la fameuse réforme globale qui mettrait à distance l'ancienne puissance coloniale dès lors qu'on reste dans ce cadre il faut le consensus oui il faut le consensus et c'est pourquoi ça me paraît très peu probable d'un point de vue politique donc on aura juste de nouvelles réformes cosmétiques il faut changer le nom et il faudra dès qu'on change le nom il faudra de nouveaux siges monétaire ça va prendre du temps et ça ne résoudrait pas la question ça ne résoudrait pas la question et de toute manière c'est pourquoi en fait la monnaie est toujours un projet politique il y en a même qui parlent de projet constitionnel c'est en fait il appartient à chaque gouvernement de dire en fait quelles sont ses ambitions sur le plan économique qu'est-ce que ce gouvernement voulait voudrait faire et quel rôle la monnaie doit jouer parce que si c'est juste pour dire que le nom CFA ne nous plaît pas mais en fait ça c'est pas une critique hein parce que ça n fa mène nulle part sur le plan économique nulle part et donc si c'est pour juste dire voilà on va faire sortir la France et la France n'accepte pas et la France qu' dit de peser en manipulant certains certains état ça va être du stattico ça va être du sur place c'est pourquoi il me semble que la en tout cas la la forme de sortie la plus probable d'un point de vue politique c'est que certains états prennent les responsableabilité les trois états de la peuvent dire nous sortir et je pense que c'est prévu par le traité de lum mois article 36 donc tout État peut sortir et au bout de 6 mois la sortie elle est matérialisée et même bien avant si l'état vous sortir bien avant c'est également possible tout ça est prévu par les traités et donc un état comme le Sénégal lorsqu'il sera prêt pour dire moi aussi je sors et j'ai pas besoin de négocier avec qui que ce soit je veux dire il y aura une négociation bien entendu pour dire bon comment on gère les réserves ces choses comme ça les dettes qui existe mais tout État a la latitude de sortir de de l'UMI et il me semble que c'est beaucoup plus probable d'un point de vue politique que de dire que on va avoir le consensus au niveau de l' mois ou bien qu'on va attendre la monnaie de la CDAO qui n'arrivera même pas avant 2040 ou 2050 alors est-ce que le fait que la dette des pays africains soit souvent libelée en euros n'a pas un effet un peu anxiogène sur une éventuelle sortie du CFA sachant que le risque de change sur la dette est limité par la parité fixe CFA euro quand c'est une dette européenne enfin libulé en euro en fait le problème il est plus général que ça dans le sens où du moment vous décidez vous sor de sortir toute votre dette est en monnaie étrangère ce que les gens ne disent pas c'est que quand vous êtes dans une union monétaire la la monnaie que vous avez c'est une monnaie étrangère je veux dire ça c'est pas spécifique au franc CFA par exemple l'euro c'est une monnaie étrangère pour la Grèce c'est une monnaie étrangère pour l'Italie dans le sens où euh ces pays n'ont pas de contrôle sur la Banque centrale européenne c'est pas le banque centrale nationale et donc le moment où vous décidez de sortir toute votre dette est une dette en monnaie en monnaie étrangère et donc c'est une situation que vous devez gérer la particularité des pays de l' moi c'est qu'en fait des pays CFA de manière générale c'est que ce système a été créé pour permettre à la France de s'ajuster dans un monde dominé par le dollar c'est-à-dire les transactions financières les transactions commerciales et de manière générale les transactions courantes sont liblés en dollars partout et donc la France a voulu dire moi il faut il me faut m'ajuster c'estàdire acheter des euh des des importation euh dans ma propre monnaie le franc à l'époque et aussi pouvoir bénéficier des surplus extérieurs de mes colonies excolonies donc leurs dollars je les prends je les convertis en franc je leur dit vous déposez ça au près du compte d'opération et cetera et donc ça veut dire que les pays CFA sont dans un grand écart monétaire c'est-à-dire que la plupart de leur commerce et la plupart de leur dette extérieur est liblé en dollar mais leur monnaie est fixée à l'euro donc qu'est-ce qui se passe quand l'euro prend de la valeur par rapport au dollar ces pays perdent la compétitivité et donc et ça voilà et ça dégrade leur balance commerciale euh leurs produits ne sont pas compétitifs et et cetera et donc maintenant quand l'eau se déprécie par rapport au dollar et ça c'est arrivé par exemple au au début de la guerre russorénienne donc qu'est-ce qui se passe c'estàdire que la charge de la dette euh lib en dollar en monnaie CFA augmente euh et vous avez aussi de l'inflation importée donc ça veut dire que dans un monde qui est dominé par le dollar en fait il ça n'arrange pas les pays CFA de s'arrimer à l'euro il se sarrêmerait au dollar peut-être qu'il serait dans la zone dollar et voilà il vivrait les choses directement mais là ils sont dans un grand écart monétaire et c'est pourquoi c'est très compliqué pour ces pays il y a aucune conjoncture en fait finalement qui qui qui qui qui les bénéficie que la que le dollar s'apprécie ou baisse ils auront toujours des problèmes c'est pourquoi la réforme du taux de change elle est importante mais la France voilà dit non il faut rester avec l'eau parce que je donne une prétendue garantie en nouveau et cetera donc à un moment donné les pays qui voudront vraiment se développer comme par exemple le Sénégal qui va exporter des hydrocarbures vous pouvez pas avoir des recettes d'exportation en dollars et à chaque fois devoir convertir une partie en Euro et cetera pourquoi parce que c'est dans le système c'est pas tout cela arrive dans une période où les pays d'Afrique de l'Ouest sont en train de s'enrichir vraiment le Sénégal s'enrichit vraiment de manière inédite depuis son indépendance avec le développement des hydrocarbures notamment du gaz une période à la guerre avec l'Ukraine le Sénégal étant finalement assez proche des États-Unis et de l'Europe d'ailleurs et euh euh il y a également le Niger par exemple qui devient un gros producteur de pétrole et en réalité ça veut dire que ça fait des des euros encore en plus dans la gibessière du du Trésor français d'une manière ou d'une autre si on on en croit tes explications si on si on en croit vos explications alors est-ce que ça va se passer aussi facilement aujourd'hui là où enfin il y a peut-être 20 ans à la fin des années 90 ou bien pendant les années 90 il y avait une sorte de et même au début des années 2000 il y avait une sorte de disons de lassitude de certains observateurs européens pour l'Afrique qui ne se développeraient jamais aujourd'hui l'Afrique s'enrichit même si elle s'en rchi mal C les inégalités sont grandes et donc est-ce que là où on aurait pu abandonner en disant ils s'en sortiront jamais on peut encore avoir envie d'abandonner alors que le pactol grossit en fait il y a pas de raison d'être pessimiste si il y a un bon modèle économique il y a les instruments le budget la monnaie les instruments de la politique industrielle commercial les pays africains peuvent s'en sortir s'ils ont des dirigents sérieux mais euh bon l'Afrique ne s'est pas enrichi ces pays ne sont pas enrichis c'est ces pays se sont appauvris vous prenez le cas je parle je parle des des recettes euh euh pétrolièr et gazièr qui euh arrivent tout à fait oui il y a il y a ces nouvelles ressources mais ce que je voudrais dire c'est que par exemple en terme de revenu réel par habitant le le Niger par exemple en en 2022 son niveau de revenu réel par habitant était inférieur de 37 % au meilleur niveau de revenu réel par habitant de son histoire qu'il a euh atteint en 1965 donc ça ve dire que les Nigériens étaient beaucoup plus riches en 1965 que maintenant prenez le cas du Sénégal son m niveau de revenu par habitant réel par habitant c'était 1961 et le Sénégal na rattrapé ce niveau qu'en 2014 la Côte d'Ivoire n'a toujours pas rattrapé son m niveau de revenir par habitant qui date de 1968 donc ces pays se sont appouvés et la croissance récente qu'ils ont eu depuis 2012 c'est une croissance qui rattrape les mauvaises performances passées et ça on peut le comprendre parce que quand vous avez une crise économique dans le dans les dans le cas de ces pays où il y a des où il y a des taux de change fixe la seule manière de s'adapter mais c'est à travers ce qu'on appelle la dévaluation interne c'està dire que bon vous approvisez votre économie les entreprises fermes et cetera ça les Européens le savent avec ce qui s passé en Grèce c'est la dévaluation interne maintenant il y a des nouvelles il y a des nouvelles ressources économiques qui pourrai booster le développement de ces pays si ces pays ont le c'est là qu'on demande au tuteurs de partir oui oui c'est ça et donc si ces pays ont le contrôle sur ces sur ces ressources économique et que c'est les les recettes sont exploitées judicieusement euh je veux dire on nachète pas des diets privés mais on achète des équipement pour développer l'agriculture et cetera là ça peut marcher mais c'est pourquoi c'est toujours important de penser au modèle économique parce que la modèle la monnaie c'est un instrument au service d'un projet économique et si le projet économique c'est pour dire c'est pour les classes dirigeantes et c'est c'est pour l'extérieur la réforme monétaire bon n'accomplira pas de miracle donc c'est l'importance du du modèle économique mais là jusqu là ce qu'on a dit c'est que c'est pour les intérêts coloniaux extravertis les intérêts des classes supérieures et donc tant qu'on est tant qu'on est dans ce schéma bon bien vaut garder le CFA mais si on ament pour dire que nous ce que nous voulons c'est une accumulation de type un peu euh euh autocentré voilà augmenter disons le pouvoir de chat des masses élargir les marchés intérieurs dans ce cas il faudra quelque chose d'autre un autre type d'articulation économique économicmétaire et donc les les ressources nouvelles permettent d'aller vers cette permettre d'aller vers cette dynamique c'est-à-dire que ces pays ont beaucoup plus de de de munition mais ce qu'il faut dire c'est que ce système ne bénéficie pas seulement à la France parce que la France justement vu son déclin économique n'est plus en mesure de monopoliser le bénéfice extractif disons du système CFA ça également il faut le dire ça bénéficie donc à qui d'autre à tous les inêts extravertis y compris les intérêts des classes dirigeantes africaines merci beaucoup Nongo Sila en tout cas bon quelque part c'est une bonne nouvelle euh effectivement l'Afrique a connu la période la plus difficile dans les années 70 80 90 et peut-être 2000 et là avec les nouvelles ressources et également avec les compétences nouvelles des Africains qui sont beaucoup plus éduqués et peut-être aussi avec la jeunesse le vent de démocratisation qui souffle le moment est plus propice que jamais pour finalement s'affranchir on peut dire c'est ça la Bonne Nouvelle tout à fait c'est une très bonne nouvelle merci beaucoup Ndongo sambasila et merci à vous d'avoir regarder décrypter l'Afrique l'entretien [Musique]